Web : L’improbable histoire de cette star de la télé-réalité qui a monté une arnaque autour de la Fondation Bardot

La candidate de télé-réalité Maddy Burciaga est menacée de poursuites par la fondation. En cause : un prétendu partenariat organisé avec sa marque de cosmétiques. Une nouvelle polémique qui révèle un peu plus le business caché derrière les activités des influenceurs.

Ils font partie intégrante de nos écrans. Les influenceurs, issus de la télé-réalité, de YouTube ou encore de Instagram, parviennent à fédérer de nombreux abonnés sur les réseaux sociaux. C’est le cas de Maddy Burciaga, apparue pour la première fois à l’écran dans l’émission Qui veut épouser mon fils ?, avant d’investir le tournage des Marseillais Vs Le Reste du Monde. Forte de plus de 2 millions d’abonnés sur Instagram, elle jouit d’une certaine visibilité qu’elle utilise entre autres à des fins commerciales. Pour de nombreux influenceurs, le recours aux partenariats et aux placements de produits est ainsi devenu coutume, au point de s’attirer les foudres des internautes qui se retrouvent parfois assaillis par un business semble-t-il bien fructueux derrière l’écran.

maddyburciaga

Dubai, United Arab Emirates

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maddyburciaga

Vérifié

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25% des bénéfices reversés

La candidate de télé-réalité, comme beaucoup d’autres, a pu lancer sa propre marque. Avec Mlips Cosmetics, Maddy Burciaga propose alors la vente de produits de cosmétiques. Mais l’enseigne est devenue le centre de toute l’attention ces derniers jours. En cause : la bannière du site. Maddy Burciaga y apparaît portant un lionceau sauvage dans ses bras pour présenter son partenariat avec la Fondation Brigitte Bardot, à qui elle reverserait 25% des bénéfices de ses ventes.

Problème : la fondation a publié un communiqué de presse dans lequel elle dément toute association avec la jeune femme. « La Fondation Brigitte Bardot tient à préciser qu’elle n’a jamais autorisé une telle exploitation de son nom et de sa réputation, pour laquelle elle n’a d’ailleurs jamais été sollicitée, ni évidemment rémunérée », affirme le groupe sur son site, puis sur Twitter.

Fondation Brigitte Bardot

@FBB_Officiel

#INTOX 

Une « influenceuse », qui se fait appeler « Maddy Burciaga » et se met en scène avec des animaux sauvages (!), tente de propulser sa gamme de cosmétiques en communiquant sur un prétendu partenariat avec la #FBB (1/3)

Fondation Brigitte Bardot

@FBB_Officiel

La FBB tient à préciser qu’elle n’a jamais autorisé une telle exploitation de son nom et de sa réputation, pour laquelle elle n’a d’ailleurs jamais été sollicitée, ni évidemment rémunérée. (2/3)

« Il fallait oser ! »

Il n’en fallait pas plus pour faire réagir Hugo Clément, particulièrement investi dans la cause animale, qui a dénoncé la situation sur son compte Instagram le 3 novembre. « Tenter de vendre du rouge à lèvres en utilisant abusivement un lionceau et une association de défense des animaux… Il fallait oser ! », lance-t-il. Le journaliste avait déjà interpellé, quelques jours plus tôt, le couple de télé-réalité Manon et Julien Tanti après leur visite dans un zoo à Dubaï.

ATTENTION ARNAQUE ! 

Une influenceuse suivie par plus de 2 millions de personnes (@maddyburciaga) vend du maquillage de sa marque (@mlipscosmetics) en posant avec un lionceau captif et en présentant cela comme un partenariat avec la @fondationbrigittebardot, prétendant lui reverser 25% des bénéfices. 

C’est faux ! La Fondation vient de publier un communiqué (troisième image) indiquant qu’elle n’avait « jamais autorisé une telle exploitation de son nom et de sa réputation, pour laquelle elle n’a d’ailleurs jamais été sollicitée ou rémunérée ». La Fondation, qui lutte contre la maltraitance infligée aux animaux, dénonce des « allégations mensongères ». 

Tenter de vendre du rouge à lèvre en utilisant abusivement un lionceau et une association de défense des animaux… il fallait oser !

Face à l’ampleur de la polémique, Maddy Burciaga s’est décidée à répondre dans une story Instagram postée le 4 novembre. Après avoir affirmé que son site reverse bien régulièrement des dons à différentes associations depuis sa création, la jeune femme concède la maladresse de sa photo avec le lionceau. Pour autant, elle pointe du doigt l’attitude de la fondation qui n’aurait eu aucun problème avec la présence de la bannière annonçant leur partenariat sur son site. D’après elle, l’association lui aurait tourné le dos après cette fameuse polémique du zoo de Dubaï, comme si les actions du couple aurait entaché sa propre image, et alors que les fonds étaient bien reversés.

Des poursuites en justice ?

Ces affirmations ont été reprises par Hugo Clément qui a publié la story de Maddy Burciaga sur son compte Instagram, le 4 novembre. Sous les vidéos, il tient à rappeler les faits et estime ensuite que l’influenceuse ment. Le journaliste explique alors que la Fondation Brigitte Bardot a mis en demeure la jeune femme le 29 octobre par lettre recommandée « pour lui demander de supprimer toute référence à l’association », précisant qu’aucun virement n’avait été fait à ce moment-là.

Il précise que c’est seulement le 3 novembre, soit juste après l’explosion de la polémique, que Mlips Cosmetics aurait fait « un virement de 200 euros sur le site de la fondation […] censés représenter les bénéfices réalisés au cours du mois d’octobre ». Estimant ensuite que la marque gagnerait, au total, environ 800 euros par mois.

ATTENTION MENSONGE ! 

Après avoir vendu des cosmétiques en posant avec un lionceau captif et en inventant un faux partenariat avec la @fondationbrigittebardot, l’influenceuse @maddyburciaga se justifie en mentant ce matin dans sa story instagram. 

Elle assure avoir bien versé les « fonds », que la Fondation aurait « accepté ». 

Voici la réalité : alertée sur ce partenariat imaginaire, la Fondation envoie une mise en demeure à @maddyburciaga le 29 octobre par lettre recommandée pour lui demander de supprimer toute référence à l’association. À cette date, aucun virement n’avait été effectué. Il a fallu attendre hier, à 13h32, alors que la polémique montait sur les réseaux sociaux, pour que la marque @mlipscosmetics fasse un virement de 200 euros sur le site de la Fondation. 200 euros, versés à la hâte, six jours après la mise en demeure ! Ces 200 euros sont donc censés représenter 25% des bénéfices réalisés au cours du mois d’octobre par sa marque @mlipscosmetics. Le bénéfice total de la marque pour octobre serait ainsi de 800 euros.

Reprenons ses déclarations en détail : 

« Le problème n’est pas le reversement des dons puisque ça a été fait depuis quelques temps déjà » : c’est faux, le virement de 200 euros a été fait hier après-midi, six jours après la mise en demeure de la Fondation.

« Ce que je ne comprends pas c’est que pendant un mois, tout va bien, les fonds sont reversés, la vie est belle… » : c’est faux, aucun virement n’a été fait avant celui d’hier et la vie n’était pas « belle » puisque la Fondation n’était pas au courant et est tombée des nues lorsqu’elle l’a été. 

« Les fonds ont été reversés avant même qu’il y ait ce bad buzz, d’ailleurs c’est pour ça que je ne vois pas l’interêt d’avoir accepté les fonds pour derrière me l’enfoncer » : rappelons qu’elle parle de 200 euros… La Fondation n’a pas « accepté » ces « fonds », versés en urgence hier après-midi, puisqu’elle n’a à aucun moment été mise au courant de ce partenariat imaginaire et qu’elle a envoyé une mise en demeure le 29 octobre pour le dénoncer.

De son côté, la Fondation Brigitte Bardot exprime sa colère et ne devrait pas en rester là. « Une telle utilisation afin d’assurer la commercialisation de cosmétiques est d’autant plus préjudiciable que ceux-ci ne sont en aucun cas certifiés « vegan ». La Fondation Brigitte Bardot se réserve le droit d’entamer toutes les poursuites qu’elle jugera nécessaires », assure-t-elle sur Twitter.

En réponse à @FBB_Officiel

La FBB tient à préciser qu’elle n’a jamais autorisé une telle exploitation de son nom et de sa réputation, pour laquelle elle n’a d’ailleurs jamais été sollicitée, ni évidemment rémunérée. (2/3)

Une telle utilisation afin d’assurer la commercialisation de cosmétiques est d’autant plus préjudiciable que ceux-ci ne sont en aucun cas certifiés « vegan ».La FBB se réserve le droit d’entamer toutes les poursuites qu’elle jugera nécessaires (3/3)

Attention, faux partenariat avec la FBB – Fondation Brigitte Bardot

Une influenceuse met en avant un faux partenariat avec la Fondation Brigitte Bardot… à des fins commerciales !

fondationbrigittebardot.fr

Bien que Maddy Burciaga a affirmé qu’elle n’était pas rémunérée pour ce prétendu partenariat et que sa démarche ne relève que du bon cœur, sa version est fortement contestée, notamment par les internautes qui déversent leur indignation sur les réseaux sociaux. Pour autant, une telle polémique interroge un peu plus sur l’ampleur et la nature du business générés par les influenceurs. Dans ce cas précis, l’influenceuse risque en tous cas d’avoir affaire à la justice.

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