Vous vous souvenez de cet abruti qui nous disait que l’Algérie c’est merveilleux et qui payait les amendes des horreurs bachées ?

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Algérie : Depuis la prison, Rachid Nekkaz interpelle le ministre de la Justice

Par Mohand Ouamar 1 décembre 2020

Rachid Nekkaz

Depuis la prison de Koléa (Tipaza) où il est incarcéré depuis près d’une année, l’activiste Rachid Nekkaz a adressé une lettre au ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati. Dans sa missive rendue publique, ce mardi 1er décembre, par ses avocats, Nekkaz interpelle le ministre de la Justice pour sa remise en liberté. 

« En qualité de ministre de la Justice, vous avez la charge de l’action et de la gestion des juridictions ainsi que du bon fonctionnement de la justice dans notre pays », entame Nekkaz sa correspondance. Et de poursuivre : « Par conséquent, je vous demande de faire annuler la décision illégale et infondée du juge de la chambre d’accusation en date du 11 novembre 2020, de prononcer sa suspension ou révocation pour faute et non-respect de la loi ».

L’activiste politique sollicite donc le ministre pour sa remise en liberté : « Je souhaite que ma remise en liberté soit ordonnée immédiatement par votre ministère pour vice de procédure », précisant que « ce n’est ni une faveur, ni une grâce » qu’il demande, mais « simplement et uniquement l’application de la loi en vertu de l’article 128 du Code de procédure pénale ». Car pour lui, il est victime d’une « injustice flagrante ». « Je suis arbitrairement et injustement détenu, depuis 8 mois, au centre pénitentiaire de Koléa, situé dans la wilaya de Tipaza », a-t-il rappelé, clamant que « conformément à l’article 128 du Code de procédure pénale, (sa) détention est illégale ».

« Je suis victime d’une injustice flagrante »

Dans la même lettre, il fait savoir que lors de sa demande de remise en liberté, « un juge de la chambre d’accusation de la cour d’Alger a violé la loi, notamment l’article 128 du Code de procédure pénale qui interdit de prolonger un mandat de dépôt de façon rétroactive avec 24 heures de retard ».

Dans le même sillage, il a rappelé que « le renouvellement de ma détention provisoire devait avoir lieu dans un délai de quatre mois à partir de la date de mon incarcération le 4 décembre 2019. Ce mandat de dépôt de renouvellement a été signé le 05 avril 2020 alors qu’il aurait dû être signé le 04 avril 2020 ».

Pour rappel, Rachid Nekkaz a été arrêté le 4 décembre 2019. Il est poursuivi pour « incitation à porter des armes contre des représentants de l’Etat » et « incitation à attroupement non armé et publication Facebook pouvant porter atteinte à l’intérêt national ».

Algérie : Nouvelle condamnation pour « offense à l’islam »

Par Mohand Ouamar1 décembre 2020 20 h

Encore une condamnation pour « offense à l’islam » en Algérie. Le condamné est un certain Mourad Mecheri qui a écopé d’une peine de deux ans de prison, dont une année ferme. Le verdict a été prononcé lundi 30 novembre par le tribunal de Boumerdes, a rapporté le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) sur sa page Facebook.

La même source indique que Mourad Mecheri, qui est en détention préventive à la prison de Tidjelabine (Boumerdes) depuis le 9 novembre dernier, est poursuivi pour « offense au prophète » et « dénigrement du dogme ou des préceptes de l’Islam » Le Comité national pour la libération des détenus a indiqué qu’à l’issue de son procès, qui s’est tenu le 23 novembre dernier au niveau du tribunal de Boumerdes, le parquet avait requis 4 ans de prison à son encontre.

Les faits retenus contre ce jeune sont pratiquement les mêmes que ceux reprochés à l’activiste et militante politique algérienne Amira Bouraoui, qui a été condamné, faut-il le rappeler, à trois ans de prison ferme. La peine a été prononcée dimanche 8 novembre dernier par le tribunal de Dar El-Beïda, à Alger. Selon les des sources concordantes, Amira Bouraoui a été jugée par contumace.

Cette activiste politique algérienne est poursuivie en justice après la diffusion, sur sa page Facebook, de publications jugées « offensantes au prophète ». Des écrits qui ont suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Certains sont allés jusqu’à porter plainte contre elle. Une démarche judiciaire décriée et dénoncée par beaucoup d’autres activistes politiques algériens, invoquant le droit à la liberté d’expression. Il importe de noter que ce n’est pas la seule action en justice intentée contre la militante algérienne, qui a été arrêtée à plusieurs reprises.

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