VIDÉO – Pourquoi l’essor des voitures électriques menace l’avenir des garagistes

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AUTOMOBILE – Moins de pièces à entretenir, moins de pannes… la voiture électrique est une aubaine pour les consommateurs. Mais ce nouveau mode de conduite écologique pourrait entraîner la dégringolade des revenus des garagistes. 

06 mars 07:30 – Léa LUCAS

Elle pourrait devenir « l’ennemi » des garagistes d’ici 2035. La voiture électrique à la réputation de rarement tomber en panne. « Dans l’ensemble, il y a moins de pannes sur une voiture électrique que sur une voiture thermique », se réjouit Stéphane, adepte de véhicules éco-responsables depuis quelques années. En plus, « elle coûte deux à trois fois moins chère » à l’entretien.

Courroie d’entraînement, compresseurs, système de refroidissement, radiateur, pompe à eau, filtre à air… Un moteur classique, composé de cinq fois plus de pièces qu’un moteur électrique, est susceptible de se détériorer régulièrement. Et plus les réparations sont nombreuses, plus le porte-monnaie des consommateurs en prend un coup.

Alors que dans le moteur électrique, « il y a moins de pièces d’usure, donc moins de panne potentielle », nous confie Philippe Debouzy, gérant d’un garage Citroën. « Un parc automobile qui sera composé de beaucoup plus de véhicules électriques entraînera moins d’après-vente dans nos ateliers ». 

Jusqu’à -25% de chiffre d’affaires d’ici quinze ans

Ce constat pourrait conduire de nombreux garages à perdre jusqu’à 25% de leur chiffre d’affaires d’ici quinze ans. Outre cette baisse de recettes, ils devront dépenser davantage pour s’adapter aux nouvelles exigences des modèles électriques, de plus en plus plébiscités par les consommateurs. Plusieurs garages anticipent en opérant d’ores et déjà cette transition verte. 

Le patron de Le Group Edouard Schumacher dresse un état des lieux. Renouveler son matériel a représenté des centaines de milliers d’euros. L’achat d’une seule borne électrique et son installation équivaut à environ 30.000 euros. Parmi les nouveaux outils nécessaires, le concessionnaire a dû également se procurer une vingtaine d’adaptateurs à 1.600 euros l’unité. Ensuite, vient la formation professionnelle d’une partie des salariés. En former deux revient à débourser 4.000 euros. 

« La somme des investissements est énorme, résume-t-il. Ce sont des coûts qui vont de 70.000 à 120.000 euros par établissement ». Le dirigeant voit les choses en grand puisqu’il prévoit des investissements similaires dans ses 50 garages d’ici 2025.

Pour amortir ces nouveaux coûts, certains garages devront fusionner, proposer de nouveaux services comme la location de voitures, de scooters ou encore de vélos électriques. Sinon ils risquent de disparaître.

Achat de voiture électrique : à quelles aides avez-vous droit et est-ce rentable à l’usage ?

Achat de voiture électrique : à quelles aides avez-vous droit et est-ce rentable à l'usage ?

AUTOMOBILE – Coûteuse à l’achat, la voiture électrique n’est pas à la portée de toutes les bourses. Néanmoins, grâce à plusieurs aides, il est possible d’en acheter à moindre coût. Et de faire des économies sur la durée.

03 mars 2021

Les Français sont de plus en plus nombreux à s’y convertir. Il faut dire qu’ils peuvent toucher des aides lors de l’achat d’un véhicule électrique. C’est le cas notamment du fameux bonus écologique, qui peut atteindre les 7.000 euros pour l’acquisition d’une voiture électrique neuve. Ensuite, il y a la prime à la conversion. Celle-ci vous incite à investir dans un véhicule plus propre et de mettre l’ancien à la casse. Elle peut aller jusqu’à 5.000 euros. À noter que ces deux primes sont cumulables et vous permettent ainsi de recevoir environ 12.000 euros.

Il existe également des aides régionales qui sont aussi cumulables dans la majorité des cas. Le Centre-Val de Loire verse, par exemple, une prime aux particuliers de l’ordre de 1.000 euros pour l’achat d’une voiture électrique. On s’interroge néanmoins sur la rentabilité de ces véhicules sur le long terme. D’après notre journaliste Alexia Mayer dans la vidéo en tête de cet article, « ça dépend si vous êtes un gros ou un petit rouleur ». Pour le calcul, il faut compter deux euros dépensés en électricité pour 100 km, contre dix euros en essence pour cette même distance.

Chère à l’achat, économe sur la durée

Mais qu’en est-il du taux d’amortissement de ce véhicule électrique ? Cela dépend encore une fois des kilomètres roulés. Ainsi, une Zoé électrique achetée 36.000 euros, comparée à une Clio essence achetée 25.000 euros, sera « amortie » en 23 ans si le propriétaire du véhicule ne roule que 16 kilomètres par jour. En revanche, si la distance parcourue quotidiennement est plus importante, de l’ordre de 60 kilomètres, la différence de prix entre les deux véhicules sera « amortie » en seulement six ans.

Alexandre Courtois, interrogé par TF1 dans le reportage ci-dessous, a ainsi acheté 28.000 euros son véhicule électrique grâce aux aides. Mais c’est ailleurs qu’il fait le plus d’économies. Ayant installé un point de recharge devant son lieu de travail, Alexandre ne paye que cinq ou six euros pour un plein de 400 kilomètres d’autonomie, même si ce dernier peut durer plusieurs heures. En comparaison, lorsqu’il utilisait une voiture dite thermique, il payait un plein d’essence en moyenne 50 ou 60 euros.

Voitures électriques : des ventes record en 2020

Bien que coûteuse à l’achat, la voiture électrique peut être abordable grâce au bonus écologique qui peut atteindre les 7.000 euros pour l’achat d’une voiture hydride et électrique. Néanmoins, cette prime est censée prendre fin le 30 juin prochain, sauf prolongation du bonus pour les mois à venir. C’est peut-être donc le moment ou jamais de sauter sur l’occasion.

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