Vaccins : pourquoi tant de haine

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Bien qu’impliqué depuis des années dans des débats publics qui excitent les passions — tel l’écologisme comme idéologie politique — j’ai rarement vu autant de haine dans l’argument que sur le thème des vaccins anti-COVID. Disclaimer (comme on dit dans la presse anglo-saxonne) : après une étude approfondie du sujet, je suis favorable aux vaccins anti-COVID sur une base volontaire (sans obligation). Une position pas si évidente à tenir, sachant que la grande majorité des « antivaxx » — c’est ainsi que se définissent 22% des Américains, leur terme, non le mien — sont plutôt de « notre » bord.

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Alors, prenons les anti-vaxx au sérieux. Examinons leurs arguments.

1 «Les vaccins tuent plus que le virus. » Variante de cet argument : « Le COVID n’est pas plus dangereux que les vaccins. » Prenons l’exemple du Royaume-Uni : 130.000 morts du COVID, quelques dizaines des vaccins. La proportion est comparable dans tous les pays qui fournissent des données. Cette « théorie » ne mérite pas davantage de considération.

2 «Les vaccins empiètent de façon inacceptable sur la liberté de l’individu ! » Un argument quel tout libéral digne de ce nom doit considérer avec attention. Relevons qu’il n’existe à l’heure actuelle aucun pays occidental qui ait imposé les vaccins. Aucun ! Tandis que nombre de vaccins sont imposés depuis des années à certaines catégories de population (par exemple, en milieu hospitalier), les vaccins anti-COVID ne sont pas obligatoires pour 99% des Européens et des Américains (il existe un débat, réel et pertinent, sur la vaccination obligatoire en milieu hospitalier).

La seule stratégie mise en œuvre par les 200 pays de la planète face au COVID, avant l’arrivée des vaccins, était l’enfermement (sous le nom plus doux de « confinement », « lockdown » sonne plus clair en anglais). Dès lors, question aux partisans de la liberté — dont je suis, sur le mode Braveheart — entre l’enfermement et les vaccins, votre cœur balance-t-il ? Quelle est cette troisième voie que vous semblez discerner — sans jamais la formuler — et qu’aucun des 200 pays de la planète n’a choisi d’emprunter ? Dans le monde réel, les vaccins sont pour l’heure, et très littéralement, le passeport et la condition du retour à la liberté.

Le régime totalitaire chinois fait évidemment moins de manières et choisit de privilégier, jusqu’à ce jour, l’enfermement : quand il confine, les gens ne peuvent plus sortir de chez eux. Du tout. Même pas pour promener le chien (le pauvre). On les voit le soir à leur fenêtre : pas pour féliciter le personnel hospitalier, mais pour supplier qu’on leur amène à manger. Le confinement est total, jusqu’à l’éradication complète du virus dans la zone concernée. Est-ce l’alternative aux vaccins que nous proposent les partisans de la « liberté » ?

3 «On ne connaît pas les effets secondaires de ces vaccins ! ». Relevons que si les nouveaux vaccins ont été conçus dans un délai record — c’était l’objectif de l’administration américaine ! — l’intégralité des protocoles scientifiques les plus exigeants ont été scrupuleusement respectés. Constatons qu’avec trois milliards de personnes vaccinées, on commence à discerner de façon claire l’absence d’effets de bord significatifs. Alors bien sûr pourraient surgir des effets de long et très long et très très long terme. Mais cette proposition est irréfutable : on ne peut pas prouver le contraire, aussi vrai que le surgissement d’un effet quelconque — tel Godot — est toujours théoriquement possible. Ce qui ne prouve rien.

Il est d’ailleurs piquant de voir des libéraux qui démontrent depuis 20 ans l’inanité du « principe de précaution » pris au sens strict, en exiger l’application la plus maximaliste et théorique dès lors qu’il s’agit des vaccins anti-COVID.

4 Quand on constate que nombre d’arguments antivaxx sont complotistes au sens strict — fondés sur l’existence supposée d’un complot mondial entre 200 pays + Big Pharma pour la bonne mesure — on répond « La différence entre une thèse complotiste et la vérité ? Sept semaines en moyenne ! ». Une réponse qui a le mérite de l’humour, ce qui est assez rare dans ce débat pour être salué.

La presse classique s’est fourvoyé sur tant de sujets, se faisant plus militante qu’en recherche de vérité, que la défiance à son égard est compréhensible. Ainsi la thèse de Trump « agent russe », qui a fait les titres de la presse mondiale pendant trois ans (sic) s’est-elle avérée complotiste au sens strict — n’ayant jamais reposé sur aucun élément matériel.

Toutefois, le complotisme n’est ni de droite, ni de gauche : il est simplement une erreur intellectuelle. Ce n’est parce que des thèses taxées de complotistes se sont avérées exactes, que cela valide toutes les thèses complotistes. Souvenons-nous que la plus grande théorie complotiste de l’époque moderne — le Protocole des Sages de Sion — était un faux grossier, qui a excité les passions meurtières contre les Juifs pendant des décennies, jusqu’à l’abomination absolue de la Shoah. Prendre le complotisme à la légère est une faute.

Poser une question ce n’est pas être complotiste. La critique rationnelle se fonde sur des questions — dont on cherche la réponse, dans les faits et par la démonstration rationnelle. Le complotiste ne pose pas une question dont il cherche la réponse : la question est sa finalité. Le soupçon est la source, l’horizon et l’objectif ultime de la posture complotiste.

5 Le « pass sanitaire » des personnes vaccinées excite mêmement les passions. Passons sur ceux qui exhibent une étoile jaune, se figurant qu’en tant que non vaccinés ils sont désormais comme les Juifs pendant la guerre : parce qu’il faut éviter de singulariser le plus extrême, technique d’argumentation bassement démagogique du type Schopenauer (L’art d’avoir toujours raison). Les plus « modérés » comparent le « pass sanitaire » — qu’il soit européen ou français — à l’Ausweis, pensant que c’est quand même nettement plus acceptable que l’étoile jaune imposée aux Juifs pendant la guerre. L’Ausweis était la carte d’identité allemande délivrée aux Français pendant l’Occupation, attestant principalement du fait qu’ils n’étaient pas juifs. La comparaison n’est donc pas vraiment « modérée ». Elle est surtout fausse : le but du « pass » n’est pas d’entraver la mobilité, il est de la faire renaître. Soyons clair : pour se déplacer, notamment en avion, l’alternative est actuellement entre le pass et le test PCR. Test PCR qui suscite lui aussi la haine des antivaxx. Pourtant, la question est simple : l’avion est un milieu essentiellement clos et hyperfavorable à la circulation du virus. Aucun être humain sensé qui a vu mourir des gens du COVID — quatre millions de morts, souvent dans des conditions atroces — n’ira se fourrer dans une boîte de Pétri, ni n’y fourrer ses enfants, s’il n’existe aucun contrôle à l’entrée. Le pass doit être compris comme une simpe alternative au test PCR — ce qu’il est.

Un mot tout de même à ceux qui arborent l’étoile jaune. À vous qui colportez ces comparaisons, je propose la simple expérience suivante : se mettre quelques instants dans la peau d’un Français juif en 1941, votre sexe, votre âge, votre région : votre quartier, et pourquoi pas votre appartement ? Vous êtes Français, juif, en 1941. Que ressentez-vous ? Vous ne pouvez sortir en rue qu’en arborant l’étoile jaune, infamie qui vous désigne à la vindicte de vos compatriotes — les crachats vous sont un moindre mal, car en fait vous n’avez plus aucun droit, vous n’êtes plus rien — et vous singularise comme en sursis, car tout le monde sait ce qui vous attend. Vous vivez dans la terreur — pas la peur, la terreur, car ce n’est qu’une question de temps que des Français — vos anciens voisins ? — viendront vous arrêter : vous, votre conjoint, et vos enfants — les Français de Vichy ont insisté pour rafler les enfants, que les Nazis allemands ne demandaient pas — ensuite vous parquer dans un wagon à bestiaux, destination l’immolation. Wagon à bestiaux au sens propre : il y a la paille, on sent encore l’odeur des vaches et des porcs qui vous ont précédé. Si vous survivez au trajet, à la pestilence absolue d’un amas de chairs qu’on animalise à dessein, vous émergez — vous ! — dans un camp de concentration, en attente de votre extermination. Tout cela, vous le savez, car on savait tout depuis le début — la récente publication du Journal de Morand, ministre à Vichy, en atteste pour la énième fois — vous connaissez l’inexorable séquence qui s’est enclenchée depuis le premier accrochage de l’étoile jaune au revers de votre manteau. Maintenant posez-vous sincèrement la question : la comparaison entre les obligations documentaires qui vous sont faites dans le domaine sanitaire et l’étoile jaune vous paraît-elle fondée ? Je suis libéral. J’exècre ces obligations documentaires, surtout quand elles émanent d’un gouvernement aussi incompétent que celui de M. Macron. Mais les comparaisons avec les Juifs en 1941 blessent la mémoire des morts.

6 Les mêmes qui nous expliquaient que le COVID était une « gripette », face à laquelle les gouvernants ont réagi de façon totalement dispoportionnée, car en réalité il ne fallait rien faire du tout — soigner les malades, même s’il n’existe en juillet 2021 aucun protocole validé à cet égard, seulement des pistes prometteuses — se montrent aujourd’hui convaincus que les nouveaux « variants » du COVID sont si virulents qu’aucun vaccin n’en pourra jamais venir à bout. Limitons-nous à constater qu’à ce jour, cette thèse est fausse : aucun variant ne s’est développé qui tienne les vaccins en échec. Ce qui ne garantit pas l’avenir — cfr. l’argument 3 ci-dessus — mais dit la réalité de ce qui est. Par ailleurs, les nouveaux vaccins — ils ne sont pas seulement nouveaux parce qu’ils viennent de sortir, ils reposent sur une technologie novatrice — sont essentiellement adaptables aux variations de la souche virale.

7 Vient la crucifixion morale : on vous pousse sous le nez la photo d’un jeune d’une vingtaine d’années mort après l’administration d’un vaccin anti-COVID. Certes, la corrélation n’est pas la causalité et il serait sage d’attendre le rapport médical sur les causes du décès avant d’instrumentaliser l’image de la personne décédée. Mais il faut dire le vrai : les vaccins anti-COVID, comme toute médication, ont des effets de bord. Oui, parfois le vaccin tue, principalement lorsqu’il suscite une réaction allergique. C’est un fait. Le nier serait absurde. Mais il faut regarder l’image globale, car rien de ce qui est humain n’est pur comme les mathématiques. Les vaccins ne sont pas magiques, ils ont beau être des prouesses de science et de technologie, ils n’en sont pas moins imparfaits. Aucune médication n’a jamais pu ni ne pourra jamais prétendre à la perfection, 100% d’efficacité, 0 effet de bord. Reprenons l’exemple du Royaume-Uni : 130.000 morts par COVID, quelques dizaines du vaccin. Chaque mort est insupportable. Précisément.

8 Enfin, il y a le grand mélange : ceux qui vous taxent de vouloir « piquer » les nouveaux-nés parce que vous avez constaté l’efficacité factuelle des vaccins. Ou d’être stipendié par « Big Pharma ». Ou d’être sous l’empire du graphène soi-disant présent dans les vaccins, ce qui vous conduit à la position « délirante » d’être favorable aux vaccins. La liste est longue. Les effets de bord des vaccins méritent d’être soigneusement étudiés, mais pas sur le mode de l’amalgame, « pire des malhonnêtetés intellectuelles » (Raymond Aron). Dit autrement, ce n’est pas parce que « Big Pharma » a limité sa responsabilité contractuelle que les vaccins vont tuer des dizaines de millions de personnes, comme on le lit. L’intelligence distingue, en commençant par le principal et l’accessoire.

De façon plus générale, il faut s’inquiéter de ce que révèle la haine dans le débat, légitime et nécessaire, sur les vaccins. D’abord, la défiance à l ’égard de gouvernants perçus comme n’étant plus représentatifs — ce qui est souvent exact. Le « complotisme » quant à lui — dans lequel ne versent pas nécessairement les antivaxx, seulement la majorité — mérite une étude plus approfondie. J’y décèle un mélange puissant, extrêmement puissant de tribalisme et de négation du réel.

La raison est le propre de l’homme.

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500031 COMMENTAIRESle plus ancien en premier 

PAOLO

PAOLO 6 heures plus tôt

donner le choix ente lockdown ou vaccin est hypocrite. Le lockdown est reconnu désormais comme la mesure qui fait plus de dégâts du virus même. Le vaccin n’est pas obligatoire ? Très bien, il faut qu’il le reste. C’est la seule chose qui demandent les « anti-vax ». Ce que les gens veulent est etre laissée maitre de leur décisions. Si vous coupés le salaire du personnel qui ne veut pas se faire piquer, vous l’obligez de facto.5 Répondre

Jean-Patrick Grumberg

Jean-Patrick Grumberg Répondre à  PAOLO 3 heures plus tôt

Rendre le vaccin obligatoire serait scandaleux, mais dans un pays comme la France où les Français acceptent depuis si longtemps que le gouvernement décide tant de choses pour eux, et exige de lui qu’il les prenne en charge, je ne serais pas étonné que cela arrive.2 Répondre

briniou

briniou Répondre à  PAOLO 2 heures plus tôt

Je trouverais bien plus honnête de rendre le vaccin obligatoire plutôt que de (je cite) « pourrir la vie » de ceux qui ne le font pas, tout en mettant en place des outils de flicage high tech:. Au moins c’est clair et compréhensible:. Ils ont pu vacciner 11 fois les bébés et x fois les soignants (mais également les thanatos, et autres professions en contact probable avec des malades) alors qu’ils prennent leurs responsabilités, qu’ils fassent un choix et l’Histoire jugera, mais stop l’hypocrisie 

Quant à la question posée en titre d’article, il faut noter que l’hystérie est de toutes parts, déjà, la mauvaise foi, aussi, et que ce genre d’articles 100% partisan et à charge (non tous les anti passeport intérieur ne s’identifient pas à des déportés sur le quai de la gare) n’aide pas à rendre le débat serein, surtout lorsque le chapeau de l’article laisse présumer que la suite sera équilibrée:. 

Au risque de me répéter, si un des buts de ces lois était de diviser, c’est gagné2 Répondre

Bernard Martoïa

Bernard Martoïa 6 heures plus tôt

l’auteur fait-il le jeu des tenants de la tour de Babel en niant les deux traitements reconnus que sont l’hydroxychloroquine et l’ivermectin. S’en rend-t-il compte ? Je ne le pense pas. 

Hormis son rappel de l’anachronisme concernant le port de l’étoile jaune, c’est un article qui alimente, une fois de plus, la confusion des esprits.

Regardez la conférence de l’anthropologue de la santé Jean-Dominique Michel au lieu de perdre votre temps avec des articles inutiles.

https://www.youtube.com/watch?v=WUkcsSnVzl0&t=2736s14 Répondre

John Galt

John Galt Répondre à  Bernard Martoïa 6 heures plus tôt

Effectivement, je rejoins votre avis à 100%. J’y ajouterai ceci. En ce qui concerne la haine, je n’ai pas vu de haine sinon envers l’intrusion étatiste qui est devenue insoutenable car perdurable mais non-recyclable. On n’écoute pas les opposants en démocratie car celle-ci s’arrête dès qu’on n’est plus d’accord et surtout si les campagnes de comm’ destinées à convaincre d’aller dans un sens ou l’autre ne fonctionnent pas ou très mal. C’est ça qui ne va pas et qui exaspère, y compris sur ce site (dans une certaine mesure). Quant à l’étoile jaune, pourquoi devrait-on parler ou s’exprimer en prenant des précautions dignes des circonlocutions hypocrites de l’Eglise belge face à l’interdiction du culte en période de confinement ? Lorsque l’on entend les critiques venant des étatistes envers les non-vaccinés qui refusent obstinément le vaccin (tiens, ou pourraient parler de « refuzniks » aussi) et ils en ont le droit car la personne est inviolable et n’appartient à personne et surtout pas à l’état, je ne vois personne se scandaliser de cette opprobre malfaisante. Pourtant les termes utilisés sont souvent bien plus vachards qu’une comparaison avec l’étoile jaune qui rappelle surtout une forme de stigmatisation qui peut y faire penser. Je n’entends personne se scandaliser lorsqu’on compare carrément Le Pen à Hitler parce qu’il est ouvertement xénophobe alors que tout le monde l’est. C’est curieux ce deux poids deux mesures. Et c’est justement ça qui instille la haine et l’agressivité. Cela s’appelle l’injustice et il ne s’agit évidemment pas de social (bien commun, justiche chochiale, intérêt général et autres balivernes) mais de morale. PS: je suis vacciné et suis content de l’être. Je l’ai fait égoïstement dans mon seul intérêt personnel à moi tout seul. Comme dirait Polnareff, je me fous de la société.6 Répondre

Jean-Patrick Grumberg

Jean-Patrick Grumberg Répondre à  John Galt 4 heures plus tôt

Utilisez le bonnet phrygien, comme symbole ! L’étoile jaune est un choix aberrant car il ignore l’extermination des juifs pour minimiser le symbole à des « restrictions ». Les juifs n’avaient pas le choix de porter l’étoile jaune ou pas, les gens ont le choix de se vacciner ou de faire un test. Et on ne les extermine pas.3 Répondre

John Galt

John Galt Répondre à  Jean-Patrick Grumberg 1 heure plus tôt

Attendez un instant. Ce n’est pas moi qui utilise l’étoile jaune et je ne participe même pas à ce mouvement de de près ni de loin. C’est juste parce que vous en parlez. Cependant, je m’aperçois que la tolérance est tout à coup à sens unique. Je ne vois toujours pas pourquoi toute comparaison avec l’étoile jaune devrait être interdite ou à proscrire. Encore une fois, ce n’est pas la comparaison que moi j’aurais choisie. Mais pourquoi vous attendez-vous à ce que les gens soient informés et fassent un meilleurs choix de leurs repères alors que nous passons notre temps à dénoncer exactement le contraire? Vous semblez parler de moi alors que je n’ai vraiment rien à voir avec ces personnes. Mais leur révolte est cependant tout-à-fait compréhensible. c’est tout ce que je voulais dire. Pour le reste, vous avez raison, l’étoile jaune et la vaccination ne « jouent » pas du tout dans la même cour. Mais là, au fond, n’est pas la question.1 Répondre

Jean-Patrick Grumberg

Jean-Patrick Grumberg Répondre à  Bernard Martoïa 3 heures plus tôt

Cher Bernard, les médicaments, dont Raoult a très tôt dit qu’ils marchent, c’est pour le cas où l’on attrape la maladie, ce n’est pas comparable au vaccin qui évite la maladie (relativement).1 Répondre

Bernard Martoïa

Bernard Martoïa Répondre à  Jean-Patrick Grumberg 1 heure plus tôt

Cher Jean-Patrick,

merci pour ce rappel de bon sens mais il ne faut pas oublier que les progressistes mondialistes ont d’amblée exclu tout traitement, une première dans le monde médical, en s’attachant à ce que tout débat ne concerne que la vaccination. C’est faire le jeu de notre ennemi que d’entrer cette polarisation stérile entre tenants et opposants de la vaccination. 

Saul Alinsly rule number 13 

« Pick the target, freeze it, personalize it, and polarize it. « 2 Répondre

Jean-Patrick Grumberg

Jean-Patrick Grumberg Répondre à  Bernard Martoïa 53 minutes plus tôt

A mon avis, s’ils avaient voulu inciter les gens à se méfier du vaccin au point de totalement le rejeter, ils s’y seraient pris exactement comme ils le font.0 Répondre

Winston

Winston 6 heures plus tôt

Remarques :

  • vous n’évoquez pas l’existence de traitements efficaces en phase précoce
  • force est de constater que les « complotistes » annoncent souvent la réalité à venir , juste avec quelques mois d’avance , le pass sanitaire en est un bon exemple
  • les non vaccinés que je connais n’ont rien de complotistes , pourquoi dites vous que la majorité l’est ?

A ces remarques près , il est vrai  » qu’il faut s’inquiéter de ce que révèle la haine dans le débat  » , car si la haine en temps que telle n’est pas condamnable à mes yeux ( je hais tous les terroristes par exemple ) elle ne devrait pas exister dans les débats de la vie normale .8 Répondre

Edmond Richter

Edmond Richter Répondre à  Winston 3 heures plus tôt

Je suis non-vacciné, je n’ai pas de haine envers les vaccinés, par contre j’ai eu à subir leur fureur à mon egard. Souvenez-vous de ce journaliste économiste qui voulait aller chercher les non-vaccinés « avec les dents », avec des menottes et avec deux gendarmes. Ou était la haine ?9 Répondre

Jean-Patrick Grumberg

Jean-Patrick Grumberg Répondre à  Edmond Richter 3 heures plus tôt

Ne me dites pas que vous ne voyez pas la fureur et la haine de certains antivax !1 Répondre

Kristiane

Kristiane Répondre à  Edmond Richter 2 heures plus tôt

Pour lire la haine contre les vaccinés, il suffit de lire le site où vous écrivez où haine des vaccinés, des juifs se mélangent de sinistre façon.
Votre fidélité d’écriture sur les deux sites m’étonneront toujours !3 Répondre

Kristiane

Kristiane Répondre à  Kristiane 1 heure plus tôt

sorry : votre fidélité d’écriture ….. m’étonnerA ……1 Répondre

Freddie

Freddie 6 heures plus tôt

Au sujet de la limitation de responsabilité, souvent énoncée comme preuve de malveillance, on peut donner un autre motif. La société se judiciarise. De plus en plus de médecins, dès qu’une famille n’est pas satisfaite des résultats d’un traitement, subissent des procès qui peuvent même dissuader les jeunes de se lancer dans la profession. On n’accepte plus que la médecine ne soit pas une science exacte. Et aussi, on veut des indemnités. Alors, vous imaginez des labos qui ont vacciné des milliards de personnes, soumis à des millions de procès à chaque fois qu’une personne a un problème après le vaccin, même si ce n’est pas lié au vaccin ? On peut tout de suite ranger la lutte contre la pandémie au placard et arrêter la recherche scientifique.2 Répondre

Freddie

Freddie Répondre à  Freddie 6 heures plus tôt

Quant à la justice déjà engorgée, elle ne pourrait plus rien traiter d’autre.1 Répondre

aymare

aymare 5 heures plus tôt

juste une precision. 110000 morts du covid qqe dizaines du vaccin c est vrai. mais il faut prendre les stats a partir du moment ou les vaccins existaient. la proportion 110000/dizaines n est pas pertinente. il faut compter a partir du debut de la vaccination soit mars ou avril. et la la proportion change. ce n est aussi valable que pour la france, mais des pays ont des situations differentes3 Répondre

Jean-Patrick Grumberg

Jean-Patrick Grumberg Répondre à  aymare 4 heures plus tôt

Je ne vous donne pas totalement tort sur la date chronologique, et c’est même plus compliqué du fait que 3 semaines séparent les deux doses, et qu’il y a forcément une periode impossible à étudier si on n’entre pas dans le détail, celle pendant laquelle les gens se font massivement vacciner.

Ceci étant dit, le nombre de morts par le vaccin qui ont été confirmé est microscopique, comparé aux morts du coronavirus. Et le nombre de morts, c’est l’arbre qui cache la forêt : les gens contaminés qui vivent avec des séquelles de la maladie.1 Répondre

Tahar Tagul

Tahar Tagul Répondre à  Jean-Patrick Grumberg 4 heures plus tôt

Oui, pour l’arbre qui cache la forêt. Ce qui vaut également pour les effets néfastes du vaccin chez certains qui ne meurent pas (maladies autoimunes, myocardites, etc).

Concernant l’argument corrélation/causalité développé dans cette article et ailleurs, il peut aussi être employé par les deux camps.

Merci pour votre travail et pour les discussions passionnées que je trouve très enrichissantes. Je ne pense pas que les convictions changent fondamentalement mais la tolérance en sort certainement gagnante2 Répondre

Jean-Patrick Grumberg

Jean-Patrick Grumberg Répondre à  Tahar Tagul 3 heures plus tôt

En effet, il y a aussi des effets néfastes et des complications du vaccin. Il y a même hélas des gens qui meurent du covid alors qu’ils étaient bien vaccinés. C’est un sujet complexe et douloureux dont je constate qu’on ignore encore beaucoup de choses, même si des progrès énormes ont été faits. Quelqu’un disait que les sommes d’argent phénoménales qui ont été mises sur la table pour développer le vaccin en si peu de temps vont faire faire un bond énorme à la recherche et au progrès scientifique en matière de médicaments. Cela me paraît crédible.2 Répondre

Delaye

Delaye Répondre à  Jean-Patrick Grumberg 1 heure plus tôt

Le bon énorme sera surtout pour les fabricants de « vaccins »!1 Répondre

Jean-Patrick Grumberg

Jean-Patrick Grumberg Répondre à  Delaye 1 heure plus tôt

Rien n’est tout blanc ou tout noir : d’un côté, les labos ont un historique de corruption et de condamnations record. Il ne doit pas y en avoir beaucoup qui font « mieux » dans les autres industries. Mais de l’autre, les labo produisent les médicaments qui soignent et sauvent des vies.0 Répondre

Claire

Claire Répondre à  Jean-Patrick Grumberg 1 heure plus tôt

Des gens contaminés qui vivent avec des séquelles…. Parce-que on leur a refusé les soins dès le début !1 Répondre

Jean-Patrick Grumberg

Jean-Patrick Grumberg Répondre à  Claire 1 heure plus tôt

Vous mettez la charrue avant les bœufs ! D’abord les gens tombent malades. Ensuite, on les a soignés où pas, et ils ont guéri tous seuls. Cette maladie laisse des séquelles pour peut-être 30% des gens contaminés. Si je vous ai mal compris, et que vous affirmez que l’absence de soin est la cause des séquelles, ce qui est possible, est-ce de votre part une supposition, où une étude qui a mis cela en valeur.0 Répondre

aster

aster 1 heure plus tôt

Comment peut-on être sûrs des statistiques concernant les morts par vaccination en Chine ou en Inde par exemple ? Beaucoup de ces trépassés seront classés selon certaines causes de morbidité comme « thrombose, emphysème, réactions allergiques fulgurantes », etc…mais jamais  » décès suite à la vaccination » !1 Répondre

Jean-Patrick Grumberg

Jean-Patrick Grumberg Répondre à  aster 1 heure plus tôt

En Chine, on peut être sûr que le nombre de morts du coronavirus est aussi vrai que les résultats des élections qui donnent la victoire à un dictateur par 99,8% des votes. En Inde, je dois vous dire que je me pose souvent la même question que vous : immense pays, 1,2 milliards d’habitants, qui vivent essentiellement dans des zones rurales avec peu d’infrastructures. Sont-ils seulement capables – ne parlons pas de malveillance – de connaître au jour le jour le nombre de morts et de malades ?

Pour les morts certaines du vaccin, c’est encore plus compliqué : il y a les morts du vaccin, et les morts avec le vaccin. Là, si un gouvernement donne l’ordre aux hôpitaux de tricher, seuls les lanceurs d’alerte – il y en aura – le révèleront.0 Répondre

Andre GOEUSSE

Andre GOEUSSE 29 minutes plus tôt

Je suis étonné par la croisade menée par JPG.
J’ai été vacciné contre pratiquement toutes les maladies (je ne suis pas anti-vaccin). Parce que j’avais confiance. Ce que j’ai vu du monde médico-scientifique affirmant tout et son contraire. Ce que j’ai vu du mon médiatique reprenant à l’infini le même refrain monocorde. Ce que j’ai vu du monde politique fermant toutes les portes des soins au seul profit d’un vaccin non validé et très rentable. Enfin la censure plus ou moins déguisée des opinions divergentes. Tout cela m’a fait perdre confiance.
 
Mon corps s’est débrouillé jusque là, avec quelques aides, pour me permettre de vivre encore et j’ai plus confiance en lui qu’en cette manœuvre tellement bien orchestrée sur le plan mondial pour me rendre totalement dépendant des diktats du pouvoir. Déçu par JPG. 
Je suis, bien entendu, totalement complotiste. Donc inutile de m’en accuser.0 Répondre

Christian Martin

Christian Martin 18 minutes plus tôt

Lorsque vous apprendrez ce qu’est un vaccin, que vous comparerez avec le injections proposées, vous commencerez à comprendre que vous êtes dans l’erreur de jugement, hypnotisés par ce détournement des connaissances si bien organisé et depuis si longtemps. Détail de l’histoire, Béchan est l’inventeur du vaccin, Pasteur, dés le départ, n’en est que l’exploiteur et le bénéficiaire. On ne vous a pas appris cela à l’école, normal, trop d’intérêts en jeu. On m’a aussi soutenu, a la maternelle que le lait était bon pour ma santé…0 Répondre

Jean-Patrick Grumberg

Jean-Patrick Grumberg Répondre à  Christian Martin 7 minutes plus tôt

« Lorsque vous apprendrez ce qu’est un vaccin » : sauf que vous n’apprenez pas ce qu’est le vaccin si vous n’avez pas fait les études scientifiques en relation. On n’apprend pas ça en quelques mois sur internet, et certainement pas dans le climat de folie qui règne autour du vaccin !0 Répondre

Saskia

Saskia 5 minutes plus tôt

Etant en France, Monsieur, je poserais la question ainsi:
« Pourquoi tant de haine de la part de nos gouvernants »?
Car il ne vous aura pas échappé que le gouvernement
Macron a constamment agi CONTRE le bien public: destruction
de notre économie (« La France à la découpe », de L. Izard), contre
notre culture, contre notre histoire, contre la réussite scolaire de nos
enfants, et, depuis 19 mois, contre la santé des Français qu’il HAIT.
Alors, par retour, s’explique le sentiment de haine que vous percevez
de la part de gens qui manifestent contre le pass sanitaire, lequel est
perçu pour ce qu’il est: un instrument inespéré et bien commode de
contrôle et de traçage des Français.
Et la santé dans tout ça?
Si Macron s’y intéressait vraiment, il organiserait la lutte contre l’obésité
(et la « malbouffe » des Mac Do et autres gargotes de restauration rapide);
encouragerait e sport…
Et il laisserait les médecins soigner.
Au lieu de cela, il place la population française entre les griffes des labos
dont on a bien compris l’insatiable esprit de lucre.
Si leurs trouvailles —tjrs en phase expérimentale: jusqu’en 2022 pour les
unes, 2023 pour les autres— sont appliquées sur des « populations-cobayes » volontaires, il faut se réjouir des succès obtenus; et déplorer
les « effets de bord ».
Cependant, tous n’entendent pas servir de cobayes: sont-ce de mauvais
citoyens?
J’ai lu un article, récemment, montrant les extraordianires clauses des
cotrats Pfizer ligotant les états qui seraient désormais dépourvus de toute
possibilité de recours contre ce labo en cas d’EI ou d’EIG*: glaçant!
Par ailleurs, un article du blog de Thérèse (Zrihen Dvir) traitait, avec bcp
d’inquiétude, des « enfants-cobayes » en Israel, de 5 à 11 ans. cela laisse
vraiment perplexe.
*Effets indésirables — graves ».0 Répondre

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