Une fuite de documents Top Secret montre que la Chine a menti dès le début de l’épidémie

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Par Gauthier Vincent – 01/12/2020 Facebook Twitter

Une grosse fuite de documents récemment divulgués explique la mauvaise gestion par la Chine des premiers jours de la pandémie, notamment en ne publiant que des données peu fiables sur le coronavirus et en mettant des semaines à diagnostiquer les nouveaux cas.

Les 117 pages de documents internes obtenus par CNN décrivent comment les responsables de la santé de la province de Hubei, où le virus a été détecté pour la première fois, ont été gênés par une pénurie chronique et un manque des moyens entraînant des lacunes dans le personnel et les équipements de test.

Il est clair qu’ils ont fait des erreurs – et pas seulement des erreurs qui se produisent lorsqu’on a affaire à un nouveau virus – mais aussi des erreurs bureaucratiques et politiques dans la gestion du virus“, a déclaré Yanzhong Huang, un responsable de la santé mondiale au Conseil des relations étrangères.

Les documents, émanant du Centre provincial de contrôle et de prévention des maladies du Hubei, révèlent des incohérences entre ce que les fonctionnaires savaient au début de l’épidémie et ce qu’ils ont publiquement rapporté.

Les responsables chinois “semblaient en fait minimiser l’impact de l’épidémie à tout moment“, notamment en n’incluant pas le nombre de cas suspects dans le total au début, a déclaré William Schaffner, professeur de maladies infectieuses à l’université Vanderbilt.

Un rapport de Hubei portant la mention “Document interne, top secret” montre que les autorités sanitaires locales ont signalé, le 10 février, 5918 nouveaux cas de coronavirus alors que le nombre de cas déclarés officiellement n’était que de 2478.

La Chine avait une image à protéger au niveau international, et les fonctionnaires de rang inférieur étaient clairement incités à sous-déclarer“, a déclaré Andrew Mertha, directeur du programme d’études sur la Chine à l’université Johns Hopkins.

Les documents révèlent également qu’il a fallu en moyenne 23,2 jours pour diagnostiquer les cas au cours des premiers mois de l’épidémie, ce qui a amené le gouvernement à utiliser des chiffres dépassés pour déterminer la réaction face à la crise en cours.

On regarde des données qui datent de trois semaines et on essaie de prendre une décision pour aujourd’hui“, a déclaré le Dr Amesh Adalja du Centre de sécurité sanitaire de Johns Hopkins.

Les dossiers montrent que les responsables de la santé n’ont pas réalisé l’ampleur de l’épidémie ni qu’elle allait évoluer vers une crise mondiale.

Ils ont eu à faire avec une véritable ruée sur le système médical. Ils étaient dépassés“, a déclaré Dali Yang du Conseil des relations étrangères.

Si la Chine a menti et faussé les chiffres, avec la complicité de l’OMS, en février et mars, pourquoi tout d’un coup les estimer crédibles aujourd’hui?

Source: NY Post/ CNN

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