Un sexagénaire drogue sa femme et la fait violer par des inconnus

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ven. 6 novembre 2020

Selon les premiers éléments de l’enquête, une cinquantaine de viols auraient été commis depuis 2015 sans que la femme s’en aperçoive.
Selon les premiers éléments de l’enquête, une cinquantaine de viols auraient été commis depuis 2015 sans que la femme s’en aperçoive. 

À Carpentras, un homme de 68 ans endormait sa femme et contactait des hommes sur des sites de rencontres pour qu’il la viole. Voyeuriste, le mari filmait les ébats. 

C’est une petite affaire de voyeurisme qui a mené la police à une véritable série de viols collectifs. Au supermarché Leclerc de Carpentras dans le Vaucluse, un homme de 68 ans est interpellé le 12 septembre dernier pour avoir filmé sous les jupes de trois femmes. Il reconnaît les faits mais la police se rend tout de même à son domicile, saisit son caméscope, son appareil photo, son ordinateur et ses téléphones portables.

Une expertise psychiatrique conclue une déviance sexuelle de type voyeurisme, sans plus. Le sexagénaire est relâché. Pas très longtemps puisque le matériel numérique révèle des films où il abuse de sa femme endormie. Pire, les policiers découvrent des inconnus dans le lit conjugal.

Au moins 50 viols

Interpellé à nouveau, le vieil homme reconnaît les faits. Selon les premiers éléments de l’enquête, une cinquantaine de viols auraient été commis depuis 2015 sans que la femme s’en aperçoive. Pendant au moins cinq ans, elle aurait été droguée au Temesta avec des doses sur-puissantes, qui auraient pu être mortelles. Le vieil homme contactait les hommes sur des sites de rencontre et partageaient le récit de ces nuits macabres sur Internet.

Il a été déféré au pôle criminel du tribunal judiciaire d’Avignon et mis en examen pour viols aggravés et administration de substances nuisibles. L’enquête se poursuit et une information judiciaire a été ouverte. La victime a été prise en charge par un psychologue.

Il utilisait de faux profils sur des sites de rencontre pour violer et escroquer ses victimes homosexuelles

jeu. 5 novembre 2020

L'homme donnait rendez-vous à ses victimes chez elles ou à l'hôtel.
L’homme donnait rendez-vous à ses victimes chez elles ou à l’hôtel.

L’homme avait mis au point un stratagème particulièrement travaillé pour piéger ses victimes.

Le profil de Sofiane C. reste une énigme, même pour les psychiatres. Ce nantais de 32 ans serait un grand manipulateur, un escroc et un criminel sexuel selon l’enquête policière. Pendant 4 ans, de 2013 à 2016, il aurait manipulé et abusé neuf jeunes hommes homosexuels. La Cour d’Assise de Loire Atlantique va le juger à partir de jeudi après-midi de viols aggravés, agressions sexuelles, contrefaçon ou falsification de chèques, vol et escroquerie en récidive, rapporte le Parisien.

Tout commence par des conversations sur des sites de rencontre gay. Sofiane C. crée un faux profil d’un jeune homme au physique avenant qu’il appelle au choix Brian, Nathan ou Antoine. Après de longues discussions où la proie semble bien accrochée, Sofiane C. donne alors un rendez-vous à sa victime chez elle ou dans un hôtel. Là, le bel éphèbe prétexte un empêchement mais envoie son meilleur ami : Sofiane C. Bien moins avantagé physiquement, en net surpoids, Sofiane C. joue le bon ami. Il s’invite même à dormir chez les personnes et auraient alors profité de leur sommeil pour les violer.

En délit de fuite, il attaque ses victimes

Connu des services de police, l’accusé purgeait une peine de prison d’un an ferme pour escroquerie en 2016. Il devait se rendre à la maison d’arrêt de Nantes mais il a fait un autre choix. Il aurait attiré et violé à de multiple reprises un Toulousain de 20 ans en lui soutirant 7000 euros. Un autre jeune homme de 18 ans aurait aussi croisé sa route avant que Sofiane C. ne soit arrêté. “L’accusé a réussi à cibler des hommes jeunes, fragiles, vulnérables, à la recherche d’une relation amoureuse sérieuse, souligne Me Francesca Satta, avocate de l’une des victimes. Ensuite, il est parvenu à créer une relation de confiance et s’est engouffré à l’extrême dans les failles personnelles des uns et des autres”.

Sofiane C risque 20 ans de prison. Il se dit hétérosexuel et nie les accusations de viol et d’agressions sexuelles. S’il s’en serait pris à des jeunes hommes gays, c’est parce que “les femmes étant plus méfiantes”, selon lui.

Val-de-Marne: une femme acquittée du meurtre de son conjoint au nom de la légitime défense

F.B.jeu. 5 novembre 2020 à 11:38 PM UTC+1

Justice (Photo d'illustration) - AFP
Justice (Photo d’illustration) – AFP

Elle comparaissait pour avoir tué son compagnon alors que ce dernier assénait des coups de poing à sa fille: condamnée en première instance, une femme de 43 ans a été acquittée ce jeudi soir par la cour d’assises du Val-de-Marne au nom de la légitime défense.

À l’annonce du verdict, Adriana S. est tombée à genoux, en pleurs, et remercié Dieu à plusieurs reprises avant de rejoindre ses proches venus la soutenir.

« Justice a été rendue pour cette femme qui va pouvoir se reconstruire sur une base de justice », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) son avocat, Me Quentin Dekimpe. « C’est un message qui est envoyé à toutes les femmes victimes de violences conjugales, il y a un espoir pour elles de sortir de cette situation et de savoir qu’on les écoutera ».

Adriana S., condamnée à sept ans de prison en première instance, était poursuivie pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

Deux coups de couteau

Dans la nuit du 19 au 20 novembre 2015 à Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne), son compagnon de 31 ans, sous l’emprise de l’alcool, s’en serait pris verbalement et physiquement à Adriana et à sa fille, âgée de 20 ans, qui avait tenté d’intervenir pour protéger sa mère.

Adriana S. avait exhorté son conjoint de cesser de violenter sa fille, en vain. « Désespérée », elle s’était emparée d’un couteau de cuisine et lui avait porté deux coups, dont l’un mortel.

Lors de son réquisitoire, l’avocat général Rémi Crosson du Cormier avait estimé que la fille de l’accusée n’était pas en « péril imminent de mort » et avait demandé aux jurés de rejeter la légitime défense, compte tenu de la « disproportion » entre l’agression initiale et la réaction de l’accusée. Il avait requis cinq ans de prison, dont trois avec sursis.

Des militantes féministes mobilisées

Jugée sans trop de médiatisation en 2019, cette affaire a mobilisé cette année autour d’elle des militantes féministes à l’image du collectif Les effronté-e-s, dont la pétition en faveur d’Adriana a recueilli plus de 43.000 signatures.

Dans une récente tribune, d’autres collectifs avaient prévenu qu’ils ne « toléreraient pas » une « seconde affaire Jacqueline Sauvage« , une femme condamnée en 2014 pour le meurtre de son époux violent et devenue symbole des violences conjugales. Elle avait été libérée en décembre 2016 à la faveur d’une grâce présidentielle.

« Aujourd’hui, je défends une victime » car « quand on se défend, on n’est pas coupable », a martelé lors de sa plaidoirie l’une des avocates d’Adriana S., Me Lorraine Questiaux, dénonçant « une erreur judiciaire ». « Mme S. était une victime le 19 novembre et avant ça elle était victime, victime de violences conjugales, de violences morales, psychologiques ».

« Là, c’était trop »

Au cours des trois jours d’audience, les témoignages de plusieurs proches du couple ont permis d’esquisser à gros traits le portrait d’un homme buvant beaucoup et ayant l’alcool mauvais. Certains ont rapporté avoir entendu Adriana se plaindre de violences, verbales et physiques, de la part de son compagnon.

« J’ai toujours tout accepté mais là c’était trop, c’était ma fille », a raconté à la barre la quadragénaire brésilienne, qui comparaissait libre, veste noire et cheveux tirés en arrière.

« J’ai essayé de l’arrêter, je suis montée sur lui, je l’ai pris par la ceinture mais ça ne servait à rien, j’étais désespérée, j’ai vu le couteau, je l’ai pris, j’avais juste envie que ça s’arrête », a-t-elle ajouté entre deux sanglots.

« Je connaissais la puissance de mon mari, je l’ai vu se déchaîner sur mon enfant, j’ai eu peur qu’il la tue », a-t-elle poursuivi. « Je n’ai jamais voulu tuer mon mari, j’ai juste voulu défendre mon enfant ».

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