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TUNISTAN. Moncef Merzouki : « L’idiot utile et le pantin des islamistes »

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Chemseddine Chitour taille un costume sur mesure à Moncef Merzouki : « L’idiot utile et le pantin des islamistes » 
Très documentée et bardée de références comme seuls les scientifiques émérites savent en tisser, située à la lisière de l’ironie et le ton badin de celui qui s’adresse à un incorrigible petit garnement, la contribution de Chemseddine Chitour adressée à Moncef Merzouki, a eu ceci de positif qu’elle a sur tailler un costume sur mesure à cet individu, pour expliquer sa haine viscérale à l’endroit de l’Algérie et le jauger, in fine, à sa juste valeur.
A savoir, de la nullité intégrale faite homme. 

à gauche,  Marzouki, alias “Tartour”
(en arabe: personnage insignifiant, de décor)

L’individu, né au Maroc, donne ainsi l’air de n’avoir jamais rompu ce cordon ombilical.[1] Pour qui connait l’extrême générosité du Makhzen à l’endroit de ses plus vils et plus dociles serviteurs, on peut comprendre mieux les attaques de ce quidam contre notre pays.
Dans sa réponse le ministre algérien lui rappelle qu’il n’a pratiquement jamais vécu en Tunisie. Marié à une française, pays où il a accompli le plus clair de sa carrière professionnelle, ses enfants aussi sont parfaitement adaptés à la vie hexagonale.
Mais, l’ironie voudra que ce partisan de la gauche-caviar, soit devenu le plus sûr allié des islamistes d’Ennahda, grâce à qui ils accèderont au pouvoir. Elu président (fantoche), il est traité d’idiot utile par les partisans de Rached Ghennouchi.
Maintes fois humilié dans ses pouvoirs régaliens de chef d’Etat, il se fera fort d’oublier les précieuses aides algériens apportées sur les plans sécuritaire et économique lorsque l’état tunisien était au bord de l’effondrement. Qualifié de « tartour » sur les réseaux sociaux par tous les tunisiens, il le deviendra vraiment, de renom, puis de nom, dans une célèbre dépêche de l’AFP.
En excellent scientifique, sans complaisance aucune, Chitour dissèque le parcours atypique et chaotique de ce défenseur des droits de l’Homme, à géométrie variable, qui, même en clamant à qui supporte encore de l’entendre radoter sur cet Algérie dont il renie les aides et les bienfaits.
Cet homme politique off-shore, comme le dépeint Chitour dans cette remarquable et très documentée contribution, est en fait dépourvu de charisme et d’entregent. D’où sa haine viscérale pour tous ces grands hommes qui lui font de l’ombre, et qu’il doit jalouser secrètement.
Fruit vicié du hasard, face à une nature qui a horreur du vide, il n’a sans doute jamais digéré le fait d’avoir tout « foiré » en devenant président tunisien par… défaut
“Il faut reconnaître à MoncefMerzouki d’avoir saisi sa chance qu’une place était à prendre même au prix de compromis et de compromission qui vont le faire adopter une position diamétralement opposée à celle qu’il prétendait défendre, les droits de l’homme, en s’acoquinant aux islamistes, pourvu qu’il ait une visibilité même celle d’un président d’opérette, comme nous le verrons avec la prise de pouvoir réelle d’Ennahda des principaux postes régaliens.
L’épris de lettres françaises, de laïcité, franchit le Rubicon et s’associe avec les islamistes quitte à renier tout ce qu’il a tenté de faire croire pour être adoubé en Occident », 
écrit par exemple Chitour dans sa contribution.
Jamais pris au sérieux quand il était encore président, il le sera moins encore, une fois revenu aux proportions congrues qui n’auraient jamais dû cesser d’être les siennes…
« Avec Marzouki, on est chanceux, puisqu’il va pouvoir nous expliquer comment des députés européens, de droite, de gauche, des ‘‘Verts’’, de l’extrême droite, qui ne s’accordent sur aucune des politiques engagées par le Parlement et les Etats de l’UE, se sont spontanément rassemblés comme un seul ‘‘homme’’, sans hésitations, sans réticences, le 28 novembre, pour porter le même bulletin de vote d’une résolution en faveur du ‘‘Hirak des bananistes’’ en Algérie [2] ? Au moment même où les «Gilets jaunes» se faisaient éborgner, mutiler, lapider, presque sous les fenêtres du Parlement européen.
(…) Au moment où je rédige cette contribution, j’apprends que dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 novembre 2020, pas moins de 21 incendies se sont déclarés ‘’spontanément’’ et simultanément aux alentours de grandes villes algériennes, touchant pas moins de dix wilayas (régions) du pays », s’indigne encore le ministre algérien.

Par Mohamed Abdoun8 décembre 2020

NOTES :
[1] Maghreb. Moncef Marzouki, nouveau soldat recruté par Rachad
–  Il y a 7 ans/ Un voyou à la tête de la Tunisie
–  MARZOUKI, Super Menteur et agent de l’étranger
–  Les Bouffons de la Ripou-blique : Marzouki-la-Honte
–  Tunisie : Moncef Marzouki amnistie les terroristes et enterre leurs victimes
–  Tunisie. HAUTE TRAHISON. Moncef Marzouki aidait les terroristes contre l’Armée Nationale

–  Dans France / Maghreb. Les goumiers de la République ,
nous avons écrit :
Après les indépendances, le Maroc a été le seul pays à ne pas poursuivre les goumiers (pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité) et en a intégré un certain nombre dans l’armée royale. Il a même accordé la nationalité marocaine aux Tunisiens et aux Algériens qui avaient peur de retourner dans leur pays pour y être jugés. Ainsi, le papa de Moncef Marzouki, le président provisoire de la Tunisie, resta au Maroc où il avait obtenu la nationalité marocaine, ses enfants aussi. 
Donc Moncef Marzouki, notre “Tartour” président, est Marocain, ce qui est contraire à la ConstitutionLe jeune Moncef a suivi ses études secondaires à Tanger jusqu’à l’obtention de son baccalauréat au lycée Regnault en 1964. Et pendant qu’il poursuivait ses études de médecine en France, en tant que marocain, sa sœur continua ses études de droit au Maroc, pour devenir avocate au barreau de Casablanca. Lors de sa visite récente au Maroc, Moncef est allé se recueillir sur la tombe de son père à Marrakech.
Comme son papa goumier, Marocain d’adoption, ce pseudo-président alcoolique, déteste aussi bien l’Algérie que la Tunisie. Il préfère le Qatar et l’Arabie Saoudite, qui sont, c’est bien connu en Occident, des modèles arabes de démocratie et de droits de l’Homme.

[2] Harki et Hirak sont des anagrammes (Est-ce un hasard ? ) venant de la même racine haraka (حرك , bouger). 
Rappelons, dans le même ordre d’idées, le terme japonais « Hara-Kiri », qui désigne le suicide pour déshonneur. Le déshonneur serait bien le qualificatif adapté aux deux mots : hirak et harki.

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Tunistan. Commémoration du 9 avril 1938 : Des héroïnes oubliées de la lutte nationale aux matraques des flics

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Le 9 avril 1938, la Tunisie fait un premier pas vers la revendication de l’indépendance. Mais ce jour marqué d’une pierre blanche a été précédé d’une mobilisation féminine sans précédent la veille. L’occasion de revenir sur certaines actrices oubliées de la lutte nationale. 

Le 9 avril 1938 est inscrit dans les mémoires comme la première grande manifestation où les Tunisiens ont réclamé un parlement et des réformes. En somme, un premier pas vers l’indépendance du pays sous protectorat français depuis 1881. L’histoire officielle a retenu la mobilisation populaire, la répression sanglante et la détermination de leaders de la lutte nationale tels que Ali Belhaouane ou Mahmoud El Materi.

Positions avant-gardistes

Mais elle oublie que les événements du 9 avril, qui ont fini dans un bain de sang et avec un coup de filet qui a tronqué la direction du Néo-Destour, ont débuté la veille, le 8 avril. Ce jour-là, pour la première fois de leur histoire, des Tunisiennes issues de tous les milieux ont défilé dans les rues et scandé les mêmes slogans que les hommes à leurs côtés.

Elles ne disposent alors que de peu de droits et sont maintenues en marge de la vie publique malgré quelques suffragettes qui soulèvent la question de l’émancipation de la femme en s’appuyant sur les positions avant-gardistes du penseur et syndicaliste Tahar Haddad.Son ouvrage, Notre femme dans la législation islamique et la société, qui démontrait en 1930 que le Coran ne s’oppose pas aux droits et libertés des femmes, avait suscité un tel tollé qu’il fut contraint à l’exil.

N’obéissant qu’à elles-mêmes, ces femmes sont aux premiers rangs de la mobilisation et brandissent le drapeau tunisien

N’obéissant qu’à elles-mêmes, le 8 avril 1938, ces femmes sont aux premiers rangs de la mobilisation et brandissent le drapeau tunisien. Dans les foyers, leur présence est abondamment commentée et suscite l’admiration.

Le lendemain, le 9 avril, du haut des balcons et des terrasses des femmes aideront les manifestants, de nouveau dans la rue, en leur lançant des ustensiles ménagers pour qu’ils puissent se défendre contre les forces de sécurité.

Dans cette atmosphère bouillonnante d’un entre-deux-guerres où la Tunisie n’espérait plus rien du Front populaire au pouvoir en France, les courants d’idées émancipatrices constituent alors le socle d’une lutte nationale devenue plus déterminée après la répression d’avril 1938.

Il faudra attendre le début des années 1950 et la structuration de la lutte nationale pour voir de nouveau les femmes dans la rue, comme à Béja en 1952, où Wassila Ben Ammar (future Madame Bourguiba)préside un meeting féminin après l’appel de Bizerte de Habib Bourguiba.Rôle clé

Manifestation pour la lutte nationale, le 9 avril 1938.

Mais certaines n’ont pas attendu que les associations et les mouvements féminins les mettent à contribution : sans être forcément érudites, ces anonymes ont joué dans les coulisses un rôle clé dans les actions des militants pour l’indépendance.

Ces militantes de l’ombre ne cherchaient ni la postérité ni la fortune

Mais d’elles, il reste peu de traces. « On les retrouve dans les mémoires familiales mais l’histoire officielle est plus masculine. Elles ont surtout été écartées sous l’effet d’un patriarcat qui n’accordait aucune considération aux femmes », commente l’historienne Kmar Bendana. De toute évidence, ces militantes de l’ombre ne cherchaient ni la postérité ni la fortune mais agissaient en patriotes. La mémoire populaire se souvient encore de quelques-unes de ses valeureuses.

Om Saad Ben Yahia abritait des fellagas ou des réunions clandestines d’activistes et entreposait des armes chez elle.
Om Saad Ben Yahia 
en imposait même à Bourguiba
qui la qualifiait de « zaïma », la leader

Om Saad Ben Yahia (1898-1972), native d’El Metouia (Sud-Est), est le symbole féminin de la lutte nationale malgré les violences de son époux. C’est dans la chambre que sa famille occupait dans une oukéla – un logement collectif – à Bab Souika, un faubourg de Tunis, qu’elle abritait des fellagas ou des réunions clandestines d’activistes et entreposait des armes. Elle contribuait à la logistique de certaines opérations et a été arrêtée plusieurs fois sans jamais dénoncer ses camarades. Elle en imposait même à Bourguiba qui la qualifiait de « zaïma », la leader.

Majida Boulila (1931-1952), arrêtée à 20 ans pour ses activités au sein du Néo-Destour, est une figure emblématique de Sfax. Enceinte, elle n’en subit pas moins les violences policières et sera transférée dans un camp pénitentiaire. Ses conditions de détention et les sévices vécus l’empêcheront de survivre à son accouchement.

Un viol collectif devant sa famille, une manière de briser les fortes têtes selon les forces coloniales

Fatma Ben Boubaker (1919-1993), fille des montagnes de Bargou (Centre), a participé à la bataille qui a fait rage dans ce massif le 13 novembre 1954 et a été condamnée à trois mois de prison pour avoir transporté des armes dans son panier à légumes. Mais avant ce verdict, elle a été victime d’un viol collectif devant sa famille, une manière de briser les fortes têtes selon les forces coloniales.

Mabrouka Belgacem (1918-1990), native du Sud, a vécu aux côtés des fellagas et en a sauvé un bon nombre en déjouant une tentative d’empoisonnement d’un puits. Celle qui a été de toutes les manifestations à Remada et Tataouine, où la présence militaire française était importante, transportait des armes en les dissimulant sous les plis de son habit traditionnel.

Hania Latif a abrité chez elle les résistants échappés de la prison de Tunis en 1941 et 1951

Hania Latif (1918-1987), militante politique dès l’âge de 19 ans, a abrité chez elle les résistants échappés de la prison de Tunis en 1941 et 1951 et a assuré des livraisons d’armes et de médicaments aux fuyards. Aux côtés de Mosbah Jarbou – leader de la résistance armée dans le Sud – et de ses compagnons, elle participe aux manifestations de 1951, consécutives à la proposition française d’une souveraineté conjointe.

Mabrouka El Gasmi (1922-2002), née à Nefza (Nord), a mis au service de la résistance sa connaissance d’un terrain où les colons régnaient en maîtres. Agent de liaison entre les dirigeants du Néo-Destour et les résistants, elle a aussi contribué à leur fournir des caches et de la nourriture.09 avril 2021   | Par  Frida Dahmani  – à Tunis  
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Une « Journée des martyrs » sous les matraques et les gaz lacrymogènes 

Un manifestant face à des policiers, à Tunis le 9 avril 2012.

La commémoration de la « Journée des martyrs » – en souvenir de la répression sanglante par les troupes françaises d’une manifestation à Tunis le 9 avril 1938 – devait être pacifique. Mais la capitale tunisienne a connu des scènes de violences comme elle n’en a pas vu depuis plusieurs mois.

C’est vers 10 heures que tout a commencé avec un rassemblement sur l’emblématique avenue Bourguiba de plusieurs centaines de personnes, alors que toute manifestation y est interdite depuis le 28 mars par le ministère de l’Intérieur. Objectif des manifestants : réclamer la levée de cette décision en profitant d’une date symbolique.

Des jeunes gens, enroulés dans des drapeaux tunisiens ont remonté l’avenue en courant et criant : « Ni peur, ni terreur, l’avenue appartient au peuple ». La foule comptait des manifestants de tous âges. « C’est nous qui avons libéré la Tunisie, ils n’ont pas le droit d’interdire des marches pacifiques », a déclaré un septuagénaire, Mohsen Ben Henda. Puis les tirs nourris de lacrymogènes ont commencé à pleuvoir. Après des mouvements de panique, des groupes se sont rapidement reformés et la répression est encore montée d’un cran.

« Dégage! Dégage! »

« Dégage! Dégage! », ont alors scandé les manifestants en colère. « C’est affreux ce qui se passe aujourd’hui », s’est offusqué une avocate, Yamina. « Nous sommes pacifiques, et ils nous interdisent l’avenue Bourguiba alors qu’ils l’ont livrée aux salafistes », a-t-elle déclaré, au bords des larmes, en faisant référence aux récentes manifestations islamistes, dont les incidents ont justement conduit à l’interdiction des rassemblements sur l’avenue Bourguiba. Samedi déjà, une manifestation de diplômés chômeurs avait été violemment dispersée.

« Je suis consterné. Les gens que la révolution a amenés au pouvoir sont aujourd’hui ceux qui nous empêchent de manifester. C’est une journée vraiment triste », a ajouté de son côté l’ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, Mokhtar Trifi. « Regardez, c’est ça la Tunisie de la liberté, la Tunisie d’Ennahdha », lâchait un manifestant, dégoûté.

Journalistes molestés

Fumées de lacrymogènes, charges à moto ou en camion de policiers casqués et armés de matraques, manifestants interpellés brutalement, voire frappés… Deux journalistes, la correspondante de l’hebdomadaire français Le Point et la rédactrice en chef du site tunisien Kapitalis, ont été elles-aussi molestées par des policiers.

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Tarrouche, a paradoxalement invoqué la menace de troubles pour justifier l’interdiction de manifester. « On ne va pas laisser s’installer le chaos. Les gens ont la possibilité de manifester ailleurs que sur l’avenue Bourguiba », a-t-il dit. Selon lui, en tirant des lacrymogènes, les forces de l’ordre « voulaient éviter de pires affrontements ».09 avril 2012 Par  Pierre-François Naudé 
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2 commentaires:

  1. Joset10 avril 2021 à 18:04Le leader des salafistes possède une fortune de 2’700 milliards de dinars, il voyage en avion privé, a des voiture de luxes, bref une vie de pacha. L’économie de la Tunisie descend la pente vers la faillite, mais les joutes politiques aux parlement ne cessent pas. Un président du pays qui dit non à tout. Voilà le résultat de la révolution du printemps arabe, c’est maintenant l’automne et bientôt l’hiver pour les habitants tunisiens, que fait l’armée rien tout comme en France.RépondreRéponses
    1. Hannibal Genséric10 avril 2021 à 19:10Tout ce vous dites est exact. Mais la masse des déplorables qui soutiennent les islamistes et leur calife drogué, sont éduqués par les chaines satellitaires saoudiennes / qataris/ etc. pour les convaincre que, pour entrer au Paradis, il faut être fataliste. Si tu es pauvre et démuni, c’est la volonté d’Allah. Si d’autres sont multi milliardaires, c’est aussi la volonté d’Allah. On formate ainsi des “Jacques le fataliste” à la sauce arabo-islamiste, qui voteront islamiste quelles que soient les calamités qui leur tombent sur la tête…Ceux-ci constituent un 30/35% incompressible de TOUS les Tunisiens. Ce sont les mêmes qui, lors de leur décès, lèguent tout ce qu’ils ont à la construction de nouvelles mosquées. Vous connaissez la suite : on la constate en Libye, en Syrie, en Irak, …

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La Kahéna, reine et résistante numide

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Plus l’histoire d’une femme rebelle est ancienne, plus la légende se mêle aux faits. C’est aussi le cas pour la Kahena. Savoir qui elle était se révèle particulièrement difficile, car sa vie est racontée par des historiens musulmans du Moyen Age qui écrivaient plusieurs siècles après les faits. Rien que le nom de cette reine berbère ne fait pas l’unanimité : différentes sources lui attribuent le nom de Dyhia Tadmut (en tamazight : belle gazelle), Damya (en tamazight : devineresse) ou Dihya. L’historien Ibn Khaldoun l’appelle la Kahena (en arabe : prêtresse), un surnom qui lui reste dans la grande majorité des œuvres historiques, littéraires et folkloriques.

Au septième siècle de notre ère, l’Afrique du Nord est habitée par des chrétien/ne/s qui adhèrent pour la plupart à l’Empire byzantin, par des juifs/ves et des tribus pratiquant l’animisme. Différentes ethnies investissent la région, dont un groupe important est formé par les Berbères qui habitent entre autres l’Ifriqia (à peu près la Tunisie actuelle). Après que le califat des Omeyades a conquis l’Egypte, il lance dans les années 640 des raids vers l’ouest pour étendre le territoire musulman. Les Berbères s’opposent d’abord à l’expansion arabe, puis des conflits internes divisent la résistance, certains s’alliant aux Arabes pour mieux résister à l’empire byzantin qui tente de préserver sa mainmise sur les régions côtières. Dans les années 680, les Berbères se rallient autour du leader Koceila pour repousser les Arabes. Après de premiers succès berbères, la chance tourne, et les Arabes avancent de nouveau, tuant Koceila à Kairouan.

La Numidie entre deux mondes | Jahiliyya : ignorance ou trésor ?

La Kahena fait partie d’une tribu berbère de la région montagneuse des Aurès, les Zénètes. Certaines sources disent qu’elle était juive, d’autres la croient chrétienne, d’autres encore animiste, et plusieurs lui attribuent des pouvoirs magiques de divination. En tout cas, elle est la fille unique du chef de sa tribu, et à la mort de son père, elle lui succède, ce qui est un fait exceptionnel pour la culture berbère. Après la mort de Koceila, elle est la seule des leaders berbères à encore s’opposer aux Arabes. Elle appelle les autres tribus à l’unité pour résister à l’avance omeyade, et son appel est entendu. Elle rassemble des troupes et unit des tribus, régnant pendant six ans sur l’Ifriqiya.

Elle mène avec succès les Berbères à la bataille contre les Arabes. Le gouverneur omeyade Hassan Ibn Numan lance une première attaque, probablement en 698. La Kahena croit que les Arabes veulent s’emparer de la forteresse de Baghaï et la fait démolir. Mais les troupes omeyades se dirigent directement contre elle, et dans une bataille acharnée, à Nini ou à Miskiana selon les sources, elle arrive à les mettre en déroute. Cette première bataille est gagnée grâce à ses stratagèmes. La bataille doit avoir lieu dans une vallée désertique. Pendant la nuit, la Kahena cache ses guerriers dans la montagne entourant la vallée et peut ainsi prendre en embuscade les troupes arabes qui sont obligées de reculer sous les flèches berbères.

Différentes sources la décrivent de manière pittoresque : elle aurait été d’une grande beauté, aux yeux bleus et cheveux roux. En bataille, elle serait montée sur un cheval noir, son armure recouverte d’un burnous rouge, luttant avec la hache et l’épée et haranguant ses troupes. On dit d’elle qu’elle était sans merci et qu’elle ne faisait pas de prisonniers. Mais ses ennemis ne permettaient pas de compromis possible, c’était la soumission ou la mort.

Après cette cuisante défaite, Hassan se retire pendant cinq ou six ans et se concentre sur Carthage, et ce n’est que quand des renforts arrivent du califat de Damas qu’une nouvelle attaque est lancée. Et c’est là que la Kahena commet une erreur stratégique – probablement en désespoir de cause, car pour un guerrier berbère arrivent cinq soldats arabes. Pour décourager les Arabes d’avancer, elle fait détruire les cultures, les arbres et les villages, elle fait détourner les eaux. Les populations d’origine byzantine ne goûtent pas cette politique de la terre brûlée et se rallient à Hassan. La Kahena ne peut désormais plus compter sur le soutien populaire, au contraire : des villages entiers se soumettent aux Omeyades pour se préserver d’elle. Devineresse ou non, on dit que la Kahena prévoit sa déroute et appelle ses deux fils pour leur dire qu’elle va mourir en bataille, mais qu’eux doivent se rendre pour sauver leur vie.

Statue de la Kahena

Dans un dernier grand affrontement militaire, Hassan emporte la victoire dans une bataille sanglante à Tabarqa. La Kahena se bat jusqu’au bout, est capturée, puis décapitée près d’El-Djem. Sa tête est renvoyée au calife Abd al-Malik en trophée, et les Omeyades demandent aux Zénètes comme condition de paix 12.000 guerriers pour les soutenir dans la conquête de l’Andalousie. Les fils de la Kahena commandent cette troupe et règnent sur le territoire d’Aurès.

Le personnage de la Kahena a été repris dans le folklore berbère et, comme c’est souvent le cas pour des figures mi-historiques, mi-mythiques, il a été utilisé à des fins politiques. Dans son cas, c’est d’abord la politique française coloniale qui s’empare de son mythe pour renforcer les rivalités entre berbères et arabes et fait porter des valeurs occidentales à la Kahena pour encourager l’assimilation berbère. Mais aussi la diaspora judéo-maghrébine et le mouvement féministe voient en elle un modèle qu’il faut propager, et le mouvement berbère l’élève au rang d’emblème. En 2003, une statue a été érigée à Baghaï.

Pour en savoir plus :

  • Baya Jurquet-Bouhoune : Femmes algériennes : de la Kahina au Code de la famille : guerres-traditions. Jacques Jurquet, 2007
  • Gisèle Halimi, La Kahina (roman), Plon, 2006
  • Noureddine Sabri : La Kahéna. Un mythe à l’image du Maghreb.

———————————————————————————————————Reine et résistante d’Ifrîqiyâ 

Que ma parole coule comme un ruisseau d’eau claire, je vais raconter l’histoire d’une Reine au temps des hommes libres. Que celles qui m’écoutent en soient dignes. Elles aussi sont des princesses qui vont vivre et témoigner à leur tour. Écoutez et retenez !1

Le film Fadhma n’Soumer (2014) de Belkacem Hadjaj est souvent accompagné par cette illustration généralement considérée comme la représentation de la Kahéna. En réalité, cette image est du peintre français Émile Vernet-Le compte, et elle représente non pas la Kahéna mais une Femme berbère (1870)

Mille et un noms, et une femme

Dihya2 ⴷⵉⵀⵢⴰ (en berbère), également surnommée al-Kāhina ou Kahéna (qui signifie “devineresse”) en raison de ses dons sybillins. On raconte qu’elle prévoit l’avenir à travers ses rêves prémonitoires. On dit, par exemple, qu’elle voit venir la trahison de Yazīd3 (un otage que certains pensent son fils adoptif et que d’autres considèrent comme son amoureux caché). La légende dit que ce dernier−captif mais très bien traité, espionne la reine pour le compte du gouverneur Hassān Ibn N’umān. Yazīd écrit une lettre qu’il remet à un messager dans une galette de pain. Le messager à peine parti, la Kahéna, cheveux au vent, effarée, sort et prévient ses fils que leur perte se trouve dans ce que mangent les gens4). Voilà pour sa prévoyance qui suscite autant d’admiration que de crainte superstitieuse.

Fille de Thabet, chef guerrier de la tribu de Djéraoua, Dihya est une reine berbère qui aurait perdu sa mère et son frère dans un incendie. Reniée−raconte-t-on− par son père qui, à sa naissance, se sent battu et impuissant parce qu’il s’attendait à avoir un garçon et pensait qu’une fille ne peut accéder au trône. Et “PARCE QUE C’EST UNE FEMME”, elle apprend toute seule à manier l’épée. On n’en sait pas plus sur sa vie ou la manière dont elle règne. On raconte qu’elle aurait aimé Koçeila, qu’elle a deux fils (l’un de père berbère, l’autre de père grec), ou trois− si l’on croit à l’hypothèse de Yazīd comme fils adoptif.

De toute évidence, son surnom a pris le dessus car elle est presque toujours désignée par la « Kahéna », aussi bien dans les textes historiques que littéraires. On pense que « Dihya » vient de « Tacheldit »,  « belle » en chaoui. Les Berbères l’appellent aussi « Dihya Tadmut » ou « Dihya Tadmay », deux mots qui signifient « gazelle ». Elle serait ainsi, probablement, la « belle gazelle ». En arabe, « dāhiya » veut dire « habile, rusée » ; quant à son surnom « Kahéna », on raconte qu’il serait une dérivation de « kohn, kohen » qui signifie « prêtre » en hébreu et en arabe5.

La Kahéna compte à son actif une longue liste de sur-pré-noms. Une chose est sûre (enfin peut-être !), l’historien Ibn Khaldoun (1332-1406) avance l’hypothèse du surnom al-Kāhina comme conséquence de la capacité de la reine à prédire l’invisible. C’est à lui aussi que l’on doit l’indication sur son âge : elle aurait 127 ans au moment de sa mort. En revanche, on ignore toujours sa date de naissance. Alors Dihya, Damya, Kahina, 127 ans, païenne, adoratrice de Gurzil6, juive ou chrétienne ? Nous ne le saurons peut-être jamais. Il y a un point sur lequel historiens et commentateurs me semblent d’accord : le courage de la reine et son statut de cheffe politique qui a marqué d’une pierre blanche l’Histoire de l’Afrique du Nord.

127 ans, cheveux miel et (re)belle

C’est la tête haute et le pas décidé qu’elle se retrouva dans les ruelles de Kairouan. Les badauds la suivaient du regard, certains lui emboitaient le pas, séduits par les ondulations de ce corps élancé, l’élégance et la noblesse de sa silhouette, intrigués surtout par l’étonnante liberté qu’affichait toute sa personne, si insolite dans une ville dominée par le pouvoir des hommes. Consciente des regards de convoitise suscités par son passage, elle ne se laissait pas troubler7.

La Kahina © Dessin de Noureddine Zekara

 Si les témoignages abondent et divergent à propos de ses dons de prêtresse (d’autres diront magicienne ou sorcière) ou encore sa religion, les indications sur son physique se font très rares. On la dit aux yeux lavandes, aux cheveux couleur de miel. Les historiens la disent belle (beauté à comprendre parfois au sens péjoratif dans la mesure où pour certains, elle se sert de son charme pour « ensorceler » les gens). Et c’est presque tout. Je pense que c’est dans l’étendu champ de la littérature qu’elle se fait vraiment belle non seulement par les couleurs des mots mais aussi par les différents « personnages » qu’elle incarnera (enfantera, dirai-je).

Entre la fibule et l’épée: portrait de Dihya en Amazone

Nous sommes au VIIe siècle8−« et PARCE QUE C’EST UNE FEMME QUI SAIT MANIER L’ ÉPÉE », et une figure hors pair de la résistance intransigeante, Dihya tient tête aux Omeyyades lors de la conquête musulmane du Maghreb.

Kahéna succède à Koçeila, chef des Ourébas (tribus berbères de l’Aurès9occidental) mort en 688, lors de la bataille de Mammès contre les Omeyyades dirigés par Zohaïr Ibn Qaïs. Chevauchant à la tête de ses armées, elle réunit, sous son commandement, sédentaires (de l’Aurès occidental) et nomades (de l’Aurès oriental dont elle est originaire) et demande main forte à tous les Berbères. Elle mène une bataille d’un bras de fer, dans son fief, sur l’oued Nini appelé « Nahr al-balā’ » (Fleuve des supplices) contre Hassān Ibn Nu’mān. Celui-ci quitte l’Égypte, en 698, pour chasser les Byzantins et marcher sur Carthage. On raconte qu’à la question de Hassān sur l’ennemi le plus redoutable, on lui avait répondu :  Dihya “Kāhinat el-barbar” (La Kahéna des Berbères). On parle d’une pluie de flèches, de chevaux mais encore de guerriers cachés derrière les chameaux ; c’est ainsi que la reine, rassemblant son peuple sous sa bannière, inflige une défaite aux armées omeyyades et réussit à repousser Hassān Ibn N’umān et ses troupes vers Tripolitaine. C’était la célèbre « bataille des chameaux ». C’est dès lors, semblable à Massinissa ou Jugurtha, que Kahéna règne sur Ifrīqiyā. Mais cela ne dure pas longtemps.

Craignant les représailles et pensant que seule la richesse du butin accapare l’ennemi, elle applique−pour arrêter ou tout au moins retarder ses adversaires− la stratégie des « terres brûlées ». Une politique désapprouvée par son peuple et qualifiée par ceratins d’ « erreur fatale ». Car oui, les Berbères vivant essentiellement d’agriculture s’opposent pour la première fois à la reine. Affaiblie, Dihya voit sa fin frapper à la porte de ses songes. La légende dit que tout  ce qu’elle a pu faire c’est de conseiller ses fils de s’allier aux Arabes. Ce qui adviendra.

Ayant eu des renforts envoyés par le calife Abd al-Malik Ibn-Marwān, Hassān Ibn N’umān10 reprend la route et contre-attaque à Tabarqa (en Tunisie), d’autres diront à Tebessa (en Algérie). Et c’est ainsi que finit l’histoire.

Mémoire saccagée, mémoires tatouées

Ce n’est pas une légende. C’est une histoire. C’est l’histoire, répond Yma en détachant bien ses mots. Une histoire, ça permet de marcher la tête droite, de ne pas avoir le dos voûté. Dans la vie, si tu ne sais pas où tu vas…ça, on ne sait pas toujours où on va dans la vie, eh bien cette histoire te dit d’où tu viens et ça, ce n’est pas rien 11

La Kahina (gouache sur papier) ©Hamsi Boubeker

PARCE QUE C’EST UNE IMMORTELLE, Kahéna est morte plusieurs fois. Tout simplement. Non, je rectifie. Elle est toujours vivante aussi bien dans le corps des femmes tatouées (dans les pays du Maghreb) que dans les mémoires. Kahéna, n’a pas été oubliée des siens ; elle est aujourd’hui considérée comme le symbole de l’amazighité, figure représentative de l’Histoire comme de l’identité des Amazighs12  En Algérie, une statue a été construite au centre-ville de Beghai (à Kenchela) en 2002, par le sculpteur algérien Ali Bouteflika. Une statue qui a été vandalisée en 2016 mais très vite restaurée par des jeunes chaouis pour qui Dihya est plus qu’un simple amas d’acier corten. PARCE QU’ELLE EST PLUS QU’UNE FEMME, Dihya a aimé. Son peuple avant toute chose. Celui qu’elle a réussi à unifier (nomades et sédentaires). Celui qu’elle a défendu pendant trente-cinq longues années (vérité historique ou fiction ?) Elle a aimé. Ses deux fils : Ifran et Yazdia. Un otage : Yazīd. Aujourd’hui, en Afrique du Nord, on se proclame d’elle (l’exemple des féministes). Certains l’appellent Yemma Kahéna (mère en berbère). C’est dire la charge affective qu’elle condense et transmet à des générations qui y voient le symbole de la liberté et l’incarnation d’une femme au destin exceptionnel.

Statue de la Kahéna, à Kenchala © Ali Bouteflika


NOTES

  1. Derri Berkani, La Kahéna de la Courtille, L’Harmattan, Paris, 2002, pp.30-31. []
  2. Il importe de rappeler que les historiens ont du mal à la situer chronologiquement. Une chose est certaine : la Kahéna est une réalité historique. Elle a bel et bien existé. Mais les informations sur la date de sa naissance, son âge ou sa mort changent selon les versions. La synthèse de toutes les dates avancées peut nous permettre de la situer entre 585 et 712 ou encore entre 961 et 703. Le premier texte sur la Kahéna remonte à Wâqidî (822) mais ce texte est rapporté par Ibn al-Athīr (historien du XIIe siècle). Voici ce qu’en dit Ibn al-Athīr : « Wâqidî rapporte que la Kāhina se montra courroucée à cause de l’assassinat de Kusayla. Elle a gouverné Ifrîqiya et a infligé à ses habitants des actes horribles [les historiens arabes ont essayé de salir la mémoire de la Kahéna]. Elle les brutalement opprimés. Après la mort de Zuhayr Ibn Qays en 67 (héjire), les Musulmans de Qayrawân subirent de forts dommages.  Abd al-Malik désigna Hassān Ibn N’umân en Ifrîqiya. Celui-ci marcha avec une armée considérable contre la Kāhina. Ils combattirent, les Musulmans furent battus, et plusieurs entre eux furent tués. Vaincu, Hassān regagna les environs de Barqa et s’y installa en 74. Abd al-Malik lui envoya une armée énorme avec l’ordre d’attaquer la Kāhina. Hassān attaqua la Kāhina Il la battit et la tua ainsi que ses fils. Il retourna ensuite à Qayrawân », Ibn Al-Athīr, Al-Kâmil fî al-târîkh, Beyrouth, 1965, vol IV, p. 371. []
  3. Khalid Ibn el-Yazīd, certains pensent qu’il serait le neveu du général arabe Hassān Ibn N’umān, pour d’autres, il serait son petit-fils. []
  4. Ibn Abd al-Hakam, Futûh misr wa al-maghrib, Charles. C. TORREY (éd.), New Haven, Yale University Press, 1920 (traduction française d’Albert Gâteau, Conquête de Afrique du Nord et de Espagne avec le texte arabe annoté, Paris, Carbone,l 1947, p.79. []
  5. Nahla Zéraoui, Les différents statuts de la Kahéna dans la littérature française, thèse de doctorat (551 pages) soutenue en décembre 2017 à l’Université de Franche-Comté, pp. 10-12. []
  6. Dans la mythologie berbère, Gurzil ou Agurzil est le dieu du tonnerre, représenté par une tête de taureau. []
  7. Didier Nebot, La Kahéna, reine d’Ifrikia, éd., Anne Carrière , 1998, p. 108. []
  8. Les traces écrites de cet épisode datent du IXe siècle ; ce qui veut dire que « textuellement la légende n’a commencé qu’un siècle et demi plus tard » (p.667). Abdelmajid Hannoum, « Historiographie et légende au Maghreb : la Kâhina ou la production d’une mémoire », Annales. Histoire, Sciences Sociales. 54 année, N. 3, 1999. pp. 667-686. []
  9. Massif montagneux de l’Atlas saharien dans le Nord-Est de l’Algérie. []
  10. On dit qu’il a été informé, par Yazīd, de la situation préoccupante des Berbères plus que jamais divisés et de plus en plus éloignés de leur reine. []
  11. Derri Berkani, La Kahéna de la Courtille, p.40. []
  12. Traces de la Kahéna : Amphithéâtre d’El Jem, (situé dans l’actuelle ville tunisienne d’El jem), également appelé “Colisée de Thysdrus” ; on dit qu’il a servi de citadelle à la Kahéna. On pense qu’elle y a installé son commandement.Le rocher de la Kahéna (Aurès)
  13. Sophie Rabau, Carmen pour changer. Variations sur une nouvelle de Prosper Mérimée, Anacharsis, 2018. []
  14. Al-Bakrī, Kitâb al-mughrîb fî dhikr ifrîqiyya wa al-maghrib, traduit et édité par l’orientaliste William Mac –Guckin De Slane, sous le titre Description de l’Afrique septentrionale, 1857, nouvelle édition, Adrien-Maisonneuve, 1965, p. 121. []
  15. Mouldi Zouari, Tabarka, une princesse nommée corail, Éd. Centenaire de la Municipale de Tabarka (1892-1992), 1992, p.19. []

 par  Nessrine Naccach · Publié 17/07/2019 · Mis à jour 11/09/2020Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur TwitterPartager sur FacebookPartager sur Pinterest

1 commentaire:

  1. nicolas bonnal10 avril 2021 à 16:09Quelle beauté et quelle belle histoire ! La Boadicée de Tunis.Répondre

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TUNISIE

Tunistan : les ” déplorables” à la rescousse des fascislamistes ;

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Le parti islamofasciste Ennahdha a, selon son habitude, affrété des dizaines de cars, et a acheté “des manifestants” des fins fonds du pays, en leur offrant soit un bon d’achat de 80 dinars (24 Euros) auprès de ses magasins, soit 50 Dinars cash (15 Euros), pour chaque déplorable acceptant de manifester à Tunis. Rappelons que la chaîne de magasins Aziza est financée par le Qatar, le suzerain des Frérots dans le monde entier, du Maroc au fin fond de la Chine. Qui sont donc ces déplorables à la sauce tunisienne ? Ce sont des personnes qui, selon la définition de Bourguiba, sont “prêts à vendre leur propre mère pour une cigarette”.   Lors de cette manif “tout à fait spontanée”, le Mamamouchi des islamistes, paradait en voiture décapotable, en tendant sa main pour que les lécheurs la lui baisent… Ghannouchi, le premier recruteur mondial d’islamo-terroristes, se prenait ainsi pour le roi d’Arabie ou pour l’émir du vilain petit Qatar, ces grands parangons de la démocratie.    H. Genséric

Le parti islamiste a organisé un grand rassemblement à Tunis ce 27 février. Objectif : soutenir le gouvernement Mechichi dans son conflit contre le président Kaïs Saïed. 

Si certains observateurs tentaient de trouver des signes d’apaisement entre le président de la République, Kaïs Saïed et celui de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) Rached Ghannouchi, ils savent désormais qu’il n’est pas encore question d’une paix des braves. La marche de soutien au pouvoir organisée le 27 février 2021 par Ennahdha, premier parti au parlement, apparaît comme une nouvelle passe d’armes entre Carthage et le Bardo, qui tour à tour prennent le peuple à témoin.

Démonstration de force

Ceux qui comptaient sur le recul d’Ennahdha dans les sondages et doutaient de ses capacités à drainer des manifestants ont été largement démentis : selon les forces de l’ordre, au moins 25000 personnes — 60000 selon les organisateurs — ont parcouru l’avenue Mohammed V au centre de Tunis en scandant des slogans pro-gouvernementaux.

La marche de soutien au pouvoir organisée le 27 février par Ennahdha apparaît comme une nouvelle passe d’armes entre Carthage et le Bardo.

Selon des témoins, certains manifestants ont surtout été attirés par la promesse de 50 dinars, quand d’autres, venus de loin, ont profité de l’occasion et du transport gratis pour passer la journée à Tunis. Faisant fi de la pandémie, Ennahdha marque un point avec cette mobilisation qui tient de la démonstration de force. « C’est une manière d’exposer la capacité du mouvement à descendre dans les rues en grand nombre et à utiliser tous les moyens habituels pour cela » souligne l’ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Faouzi Abderrahmane.

à lire Tunisie : entre Kaïs Saïed et Hichem Mechichi, la querelle devient crise institutionnelle 

Le parti au pouvoir — majoritaire à l’ARP — lance un appel à manifester pour soutenir son propre projet et le système constitutionnel qu’il a lui-même mis en place. Pour le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi « elle s’inscrit également dans le cadre du renforcement de la démocratie et des institutions légitimes de l’État conformément à la Constitution de 2014 ». « Ce sont les dictatures qui organisent des manifestations pour diffuser leur propagande » dénonce un ancien député qui constate que « l’opposition tunisienne est muette et peine à se réunir ».

La marche est aussi un double pied de nez. Représentant le pouvoir, elle défile devant l’ancien siège du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) fondé en 1988 par l’ex-président Zine El-Abidine Ben Ali. Trente-trois ans plus tard, Ennahdha prend sa revanche contre un parti qui l’a exclue. L’occasion de tacler le Parti destourien libre (PDL) et sa présidente Abir Moussi, issue du RCD et ennemie jurée des islamistes. C’est aussi une réponse, par manifestation interposée, aux mouvements de soutien à Kaïs Saïed.

Ghannouchi s’impose

La riposte d’Ennahdha passe par une rue qui lève haut le drapeau national, efface ses couleurs partisanes et reprend à son compte le fameux « le peuple veut » mis en avant par Kaïs Saïed, depuis sa campagne électorale, slogan supposé stimuler un rapport direct entre le président et la population. Rached Ghannouchi le décline sur tous les tons et en fait la matrice du discours qu’il tient pour clore la manifestation. Le président de l’ARP, que l’on disait usé, s’est mué en ténor. Une prouesse facilitée par un auditoire tout acquis qui acquiesçait par des « Allahou akbar » (« Dieu est le plus grand »).

« Ils vont échouer et l’histoire témoignera de leurs mensonges. Ils ne méritent même pas qu’on leur prête attention » réplique le président tunisien

Par ce tour de force, Ennahdha s’impose comme incontournable. Elle a montré ses bonnes dispositions et tout fait pour faire entendre raison au président de la République qui persiste à refuser tout dialogue avec le président de l’ARP et le Chef du gouvernement. En cause, un remaniement ministériel que Kaïs Saïed refuse en accusant de corruption certains des nouveaux ministres. Une fin de non-recevoir qui montre que le chef de l’Etat estime qu’il peut, à partir de ses prérogatives, bloquer le cours des choses.

à lire Tunisie – Ennahdha : la (petite) ouverture de Rached Ghannouchi 

Une situation inextricable depuis six semaines, durant lesquelles Kaïs Saïed a eu l’occasion de se positionner au-dessus de la mêlée. « C’est difficile pour un homme qui méprise les institutions en s’inspirant du livre vert de Mouammar Kadhafi » commente un de ses détracteurs. Sans les désigner, le locataire de Carthage dit de ses adversaires que « leurs calculs ne nous concernent pas. Ils vont échouer et l’histoire témoignera de leurs mensonges. Ils ne méritent même pas qu’on leur prête attention ». Il lui faudra quand même, en tant que président de tous les Tunisiens, tenir compte de cet avis opposé au sien.

Source : Tunisie : face à Kaïs Saïed, Ennahdha montre ses muscles
01 mars 2021 à 11h05 | Par Frida Dahmani
Jeune Afrique
 le 01 mars 2021 à 11h09

Urgent : un cas du variant anglais du virus détecté au parlement tunisien

Stupeur générale à Tunis après l’annonce par l’institut Pasteur de la découverte d’un cas importé du nouveau variant anglais du Covid-19 au Bardo et, plus précisément, à l’Assemblée des Représentants du Peuple. Réputé pour sa forte contagiosité (jusqu’à 70% de plus que l’ancienne souche), ce nouveau variant aurait été transmis dans la plus pure tradition britannique par l’intermédiaire d’un sujet suspect ayant séjourné en Angleterre jusqu’en 2011.

Un journal hindou publie une caricature montrant un coronavirus en tenue  musulmane!
Plantu et la "fashion ceinture" explosive : une caricature limite ? | LCI
Plantu et la “fashion ceinture” explosive

Découverte sur le tard, cette contamination aurait touché une bonne centaine de parlementaires, des milliers de fonctionnaires et près d’un million de citoyens à travers le pays, tous portant des symptômes allant de la simple diarrhée verbale jusqu’à la sécrétion chronique de discours haineux avec une perte remarquée des sens du devoir et de la responsabilité.

Les autorités tunisiennes craignent que ce nouveau variant soit responsable de la dégradation des services de santé, de l’économie, de la qualité de vie, de la rationalité et même de l’unité territoriale du pays du fait des persistances de symptômes et du refus des personnes atteintes d’appliquer l’isolement, la distanciation sociale ou même de fermer leurs gueules ne serait-ce que pour un petit moment.

“Le ver est dans le fruit” comme dirait l’expression consacrée, ce qui nous pousse à croire qu’éradiquer cette affliction ne sera pas facile et que la Tunisie devra payer un lourd tribut humain pour voir ces cas réimportés disparaitre de nos contrées.

La Rédaction

Source : LerPesse

La mère juive de Bourguiba.
Le leader Bourguiba
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Le Combattant Bourguiba lors de son emprisonnement en France
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Les présidents Bourguiba et Kennedy

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1 commentaire:

  1. Joset3 mars 2021 à 14:04En Tunisie ce n’est pas comme dans le sport, car c’est l’inverse avec Ennahdha qui paie ses supporters pour manifester à son spectacle. Le syndicat UGTT a aussi une lourde responsabilité dans la dégradation de la situation dans ce pays, qui vient d’obtenir la démission de la Directrice de Tunisair.Répondre

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