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TRUMP LE MAGNIFIQUE N° 5

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Le président Trump et sa femme Melania
Le président Trump et sa femme Melania © REUTERS

Le président Trump et sa femme Melania testés positifs au Covid-19

Le président américain Donald Trump a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi qu’il avait été testé positif au Covid-19, tout comme sa femme Melania, et qu’il se mettait en quarantaine.

“Ce soir, la Première dame et moi-même avons été testés positifs au Covid-19″, a tweeté le président de la première puissance mondiale, âgé de 74 ans. “Nous allons entamer notre quarantaine et le processus de rétablissement immédiatement. Nous nous en sortirons ENSEMBLE!”, a-t-i

Annulation d’un déplacement en Floride

Dans un courrier rendu public par l’exécutif américain, le médecin de la Maison Blanche a précisé qu’il s’attendait à ce que le président continuerait à exercer ses fonctions “sans perturbations” et qu’il resterait à la Maison Blanche pendant sa “convalescence”. 

“Le président et la Première dame vont tous les deux bien”, a précisé le Dr Sean Conley dans ce bref courrier.

La Maison Blanche a dans la foulée annoncé l’annulation d’un déplacement en Floride prévu vendredi pour un meeting de campagne à l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre.

Une proche conseillère testée positive

Quelques heures plus tôt, le locataire de la Maison Blanche avait confirmé que Hope Hicks, sa proche conseillère, avait été testée positive.

Hope Hicks était à bord d’Air Force One avec le président américain lorsqu’il s’est rendu mardi à Cleveland, dans l’Ohio, pour participer au débat face à Joe Biden. Elle a également voyagé avec lui mercredi lorsqu’il a effectué un déplacement dans le Minnesota pour un meeting de campagne.

“Elle porte souvent un masque mais elle a été testée positive”, a-t-il ajouté, précisant qu’il passait “beaucoup de temps avec Hope, tout comme la Première dame”. Le président américain a laissé entendre que sa conseillère pourrait avoir contracté le virus au contact de soldats ou de membres des forces de l’ordre.

“C’est très, très difficile quand vous êtes avec des membres de l’armée, ou de la police, qu’ils viennent vers vous; ils veulent vous embrasser parce que nous avons vraiment fait du bon boulot pour eux”, a-t-il affirmé. “Elle sait qu’il y a un risque, mais elle est jeune”, a-t-il ajouté.

Cercle rapproché

Les collaborateurs qui travaillent au sein de la “West Wing” sont testés quotidiennement, comme les journalistes qui se rendent sur place ou voyagent avec le président.

Hope Hicks, qui avait rejoint très tôt l’équipe de campagne du magnat de l’immobilier en 2016, fait partie du cercle rapproché du président.

Après avoir occupé le poste prestigieux de directrice de la communication de la Maison Blanche, elle avait quitté un temps son poste pour rejoindre le groupe Fox, qui chapeaute la chaîne Fox news, avant de revenir sur Pennsylvania Avenue.

Discrète dans les médias mais très influente en coulisses, cette ancienne mannequin, qui avait travaillé pour Ivanka Trump à New York, a toujours eu l’oreille du président qui n’a – fait notable – jamais émis la moindre réserve à son égard.

Vives critiques

La pandémie a fait à ce jour plus de 207.000 morts aux États-Unis, de loin le pays le plus endeuillé au monde.

La gestion de l’épidémie vaut à Donald Trump de très vives critiques, de la part de ses adversaires mais aussi de scientifiques et de certains élus de son propre camp.

Il est accusé d’avoir envoyé des signaux contradictoires et confus, mais aussi d’avoir manqué de compassion face aux ravages provoqués par ce virus.

Sondage après sondage, une très large majorité d’Américains jugent sévèrement son action sur ce front.

TRUMP homme Positif 

L’intérêt donne toujours de l’esprit. Mes fermiers m’ont toujours attrapé quand ils ont voulu, pour deux raisons : la première, parce qu’ils connaissaient mieux que moi la matière dont il s’agissait, et que cette connaissance est la base de l’esprit ; la seconde, parce qu’ils avaient plus d’intérêt à m’attraper que je n’en avais à ne l’être pas, vu qu’ils étaient gueux et moi riche. Pensées et réflexions, in Oeuvres Complètes  Paris, 1818

Charles Consigny : “Je ne trouve pas que Trump soit un diable”

Dans l’émission “Passion classique” d’Olivier Bellamy sur Radio Classique le 12 novembre, Charles Consigny tient des propos intéressants sur “l’idéologie dans les oeuvres” et le fait que les films, livres actuels etc… sont souvent des instruments idéologiques (de la gauche progressiste) dont la critique est peu tolérée. Il évoque ensuite le débat violent qu’il a eu sur le plateau d’On n’est pas couché” sur la GPA ainsi que l’idée qu’il se fait de Donald Trump.

Ce compte Facebook parodique est pris au sérieux par des millions de fans de Trump

«Plus on est extrême, plus les gens nous croient», explique Christopher Blair, qui a créé un compte parodique très populaire chez les pro-Trump.

America’s Last Line of Defense, la dernière ligne de défense de l’Amérique, est un compte Facebook parodique créé en 2016 par un blogueur qui voulait se moquer des excès du conservatisme trumpien. Un avertissement indique clairement que «rien sur cette page n’est vrai» et les faux titres sont particulièrement absurdes. Ces derniers mois, Christopher Blair, le créateur de la page, a écrit que la Californie avait institué la charia, que Barack Obama allait lancer une version 100% afro-américaine de La Petite maison dans la prairie sur Netflix et qu’une chaîne de supermarchés avait décidé de renommer les fruits vendus par leurs noms arabes pour promouvoir la diversité.

«Partagez si vous êtes indignés!», enjoint souvent Christopher Blair en fin de post. Et à chaque fois, plusieurs internautes s’enflamment sans voir le second degré.

Blair produit aussi de nombreux mèmes parodiques pro-Trump dignes de la Corée du Nord, comme celui-ci: «Vous savez ce que c’est? Des standing ovations pour Trump à travers le monde. Partagez pour montrer à quel point le monde aime notre président.»

Jusqu’à six millions de visiteurs

Selon le Washington Post, cette page Facebook est désormais la plus populaire du réseau social parmi les conservateurs pro-Trump de plus de 55 ans. Certains mois, la page attire jusqu’à six millions de visiteurs et peut générer jusqu’à 15.000 dollars en revenus publicitaires. Ses mèmes sont souvent réutilisés sur des sites de fake news russes ou macédoniens.

Les fans de ce compte Facebook sont un mélange de conservateurs qui ne voient pas la parodie et d’internautes qui trouvent la parodie amusante. Blair intervient souvent dans les commentaires pour expliquer aux pro-Trump que tous les mèmes, citations et titres sont faux. Les liens vers les faux articles ne fonctionnent même pas, mais cela n’empêche pas certains fans de les partager.

Pour Blair, ce qui avait donc commencé par être une blague a fini par révéler un inquiétant brouillage des frontières entre mensonge et réalité sur les réseaux sociaux.

«Malgré le niveau impressionnant de racisme, d’intolérance et d’abusrdité de nos contenus, les gens continuaient de nous lire, a écrit Blair sur un blog. Quelle est la limite? Y a-t-il un moment où les gens se rendent compte qu’on leur raconte des conneries et décident enfin de revenir à la réalité?».

Famille Trump

La famille Trump est une famille américaine d’origine allemande ayant fait fortune dans l’immobilier.

Origine ; La famille Trump est originaire de la région du Palatinat du royaume de Bavière. L’ancêtre connu le plus ancien est Johann Philipp Trump (1667-1707). Son descendant à la cinquième génération Frederick Trump est né à Kallstadt, dans la région du Palatinat du royaume de Bavière, de Christian Johannes Trump et Katharina Kober1,2.

Personnalités notoires ; La famille Trump se compose de plusieurs personnalités notoires issues de Frederick Trump, homme d’affaires allemand né à Kallstadt en 1869, dont :

Frederick Trump (1869-1918), homme d’affaires allemand puis américain. Il épouse en 1902 Elizabeth Christ (1880-1966), femme d’affaires allemande1. De ce mariage naissent quatre enfants, dont :

John George Trump (1907-1985), ingénieur électricien, inventeur et physicien américain.

Fred Trump (1905-1999), homme d’affaires américain.

Maryanne Trump Barry (1937), juge fédéral américaine.

Donald Trump (1946), homme d’affaires américain et 45e président des États-Unis. Il épouse (1) Ivana Zelníčková (née en 1949) puis (2) Marla Maples (1963) puis (3) Melania Knauss (née en 1970).

(1) Donald Trump, Jr. (1977), homme d’affaires américain. Le 12 novembre 2005, il épouse Vanessa Haydon3 dont il divorce le 15 mars 20184. De ce mariage, naissent cinq enfants :

Kai Madison (née en 2007)5 ;

Chloe Sophia (née en 2014)5 ;

Donald John III (né en 2009)6 ;

Tristan Milos (né en 2011)7 ;

Spencer Frederick (né en 2012)8.

(1) Ivanka Trump (1981), femme d’affaires américaine. Le 25 octobre 2009, elle épouse le promoteur immobilier Jared Kushner9. De ce mariage, naissent trois enfants :

Arabella Rose Kushner (2011)10 ;

Joseph Frederick Kushner (2013)11 ;

Theodore James Kushner (2016)11.

(1) Eric Trump (1984).

(2) Tiffany Trump (1993).

Famille Trump

La famille Trump est une famille américaine, dont font notamment partie :

Frederick Trump (1869-1918), homme d’affaires allemand puis américain ;

Elizabeth Christ Trump (1880-1966), femme d’affaires allemande, épouse de Frederick Trump ;

John George Trump, (1907-1985), ingénieur électricien, inventeur et physicien américain, fils de Frederick et Elizabeth ;

Fred Trump, (1905-1999), homme d’affaires américain, fils de Frederick et Elizabeth ;

Maryanne Trump Barry (née en 1937), juge fédéral américaine, fille de Fred Trump et Mary MacLeod Trump ;

Frederick « Fred » Junior (1938-1981), qui meurt avant son père de complications liées à l’alcoolisme.

Donald Trump (né en 1946), homme d’affaires américain et 45e président des États-Unis, fils de Fred Trump et Mary MacLeod Trump ;

Ivana Trump (née Ivana Zelníčková en 1949), première épouse de Donald Trump ;

Melania Trump (née Melania Knauss en 1970), troisième épouse de Donald Trump ;

Donald Trump, Jr. (né en 1977), homme d’affaires américain, fils de Donald Trump et Ivana Trump ;

Ivanka Trump (née en 1981), femme d’affaires américaine, fille de Donald Trump et Ivana Trump ;

Eric Trump (né en 1984), homme d’affaires américain, fils de Donald Trump et Ivana Trump ;

Tiffany Trump (née en 1993), fille de Donald Trump et Marla Maples.

Barron Trump (2006-), fils de Donald Trump et de Melania Trump.

Bâtiments

Bâtiments nommés d’après Donald Trump qui en fut le promoteur :

Trump Tower, immeuble de New York, domicile de Donald Trump, siège social de The Trump Organization ;

Trump Building, immeuble de New York ;

Trump World Tower, immeuble résidentiel de New York ;

Trump International Hotel and Tower, immeuble de Chicago ;

Trump International Hotel and Tower, immeuble de Toronto ;

Trump International Hotel and Tower, immeuble de Vancouver ;

Trump Las Vegas, immeuble de Las Vegas ;

Trump Taj Mahal, casino d’Atlantic City ;

Trump Marina, immeuble d’Atlantic City ;

Trump Ocean Club International Hotel & Tower, immeuble de Panama.

Divers éléments liés à Donald Trump

The Trump Organization, conglomérat de Donald Trump, anciennement Elizabeth Trump & Son

Tour de Trump, une ancienne course cycliste américaine, sponsorisée par Donald Trump et devenue le Tour DuPont

Donald Trump’s Real Estate Tycoon, un jeu vidéo de simulation de spéculation immobilière, sorti en 2002

Université Trump, un organisme de formation aujourd’hui disparu

Trump Steaks, une marque abandonnée de steaks et autres viandes

Trump par Trump, titre français du livre Trump : The Art of the Deal, publié en 1987

Donald Trump, né le 14 juin 1946 à New York, est un homme d’affaires, animateur de télévision et homme d’État américain, président des États-Unis depuis le 20 janvier 2017.

Fils du promoteur immobilier Fred Trump, il travaille dans l’entreprise de son père pendant ses études à l’école de commerce de Wharton. Il prend en 1971 la tête de l’entreprise familiale, qu’il renomme The Trump Organization.

À partir des années 1970, il se constitue un empire immobilier et une notoriété grâce à des bâtiments prestigieux qui portent généralement son nom. Une partie de ses immeubles — dont plusieurs gratte-ciel, parmi lesquels la Trump Tower — se trouvent dans l’État de New York, mais il en possède également dans d’autres pays. Propriétaire de casinos, de résidences de luxe et de terrains de golf, il réalise par ailleurs de nombreux investissements dans divers domaines (sports, médias et concours de beauté notamment). Célébrité médiatique aux États-Unis dès les années 1980, impliqué dans le secteur du divertissement télévisuel, il est de 2004 à 2015 l’animateur de l’émission de téléréalité The Apprentice.

Il commence à s’impliquer en politique dans les années 1980, et s’affilie alternativement au Parti démocrate, au Parti républicain et au Parti de la réforme, dont il brigue l’investiture pour la présidentielle de 2000 avant de renoncer. À nouveau affilié au Parti républicain à partir de 2012, il s’oppose avec virulence à Barack Obama, dont il met en doute, pendant cinq ans, la citoyenneté américaine.

Candidat aux primaires républicaines de 2016, il voit sa personne et son discours cristalliser d’importantes oppositions et une vive attention médiatique. Malgré l’hostilité de l’appareil républicain, il remporte les primaires. Il mène une campagne atypique en s’appuyant sur une équipe réduite et en développant un usage intensif des réseaux sociaux. Se présentant comme un adversaire de l’establishment et du politiquement correct, il emploie un ton belliqueux, multiplie les contrevérités et les déclarations controversées, en particulier avec des propositions radicales visant à réduire l’immigration (construction d’un mur le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, moratoire sur l’entrée des musulmans aux États-Unis). Son discours est généralement considéré comme populiste, réactionnaire, nationaliste, isolationniste, protectionniste et climato-sceptique.

Lors de l’élection présidentielle de 2016, la victoire de Donald Trump face à la démocrate Hillary Clinton déjoue la plupart des pronostics. Lors de sa prise de fonction, il devient le président américain le plus âgé et le plus riche de l’histoire, ainsi que le premier à n’avoir jamais exercé précédemment de fonction politique ou militaire.

Pendant la première moitié de son mandat, il prend une série de décisions controversées, dont la signature de décrets restreignant l’immigration, le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat et de celui sur le nucléaire iranien, ainsi que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. En matière économique, il réduit les prélèvements obligatoires et lance une « guerre commerciale » visant notamment la Chine. Son style de gouvernance inhabituel — en particulier sa communication offensive et fondée sur Twitter — contribue à alimenter quasi quotidiennement les polémiques sur les plans national et international.

Origines et jeunesse

Famille

Article connexe : Famille Trump.

Donald John Trump est né dans le quartier de Jamaica, dans l’arrondissement du Queens à New York. Il a été baptisé et confirmé dans l’église presbytérienne de son quartier3. Quatrième d’une famille de cinq enfants, il est le fils de Fred Trump (1905-1999) et de son épouse Mary Anne Trump née MacLeod (1912-2000)4,5. Il a deux frères et deux sœurs : Maryanne Trump Barry, Fred Jr., Elizabeth, et Robert. Fred Trump Jr., frère aîné de Donald Trump mort en 1981 en raison de son alcoolisme, ce qui a poussé Donald Trump à endosser le rôle d’héritier et à s’abstenir de toute consommation d’alcool ou de cigarettes6.

La famille paternelle de Donald Trump est d’origine allemande tandis que sa famille maternelle est originaire d’Écosse. Ses grands-parents paternels venaient de Kallstadt. Frederick Trump, grand-père de Donald Trump, a fait fortune en gérant des restaurants et des pensions dans les villes champignons de Seattle et du Klondike. Fred Trump, père de Donald, né dans le Bronx, fait carrière comme promoteur immobilier sur la Côte Est7,8 tandis que Mary Anne Trump est née à Tong, sur l’île écossaise de Lewis9. Donald Trump est par ailleurs le neveu du scientifique John George Trump, qui a joué un grand rôle dans le développement de la radiothérapie10.

Scolarité

Donald Trump à l’âge de 17 ans, pendant sa scolarité à l’École militaire de New York.

Donald Trump grandit dans une maison de style néo-Tudor dans le quartier chic de Jamaica Estates. Il est élève de la Kew-Forest School11,12. À l’âge de treize ans — alors qu’il est, de son propre aveu, un adolescent difficile — il est envoyé par ses parents, qui espèrent ainsi canaliser son énergie, à l’École militaire de New York (New York Military Academy, ou NYMA)13,14.

Il est ensuite élève de l’université Fordham, dans le Bronx, à compter d’août 1964 et pendant deux ans. Puis il s’inscrit à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie, qui est à l’époque l’un des rares établissements américains à proposer un cursus spécialisé dans l’immobilier15,16. Pendant ses études, il travaille pour l’entreprise familiale, Elizabeth Trump & Son, qui porte le nom de sa grand-mère paternelle17. Il obtient en mai 1968 un Baccalauréat universitaire en économie16,18,19.

Trump n’est pas envoyé sous les drapeaux pendant la guerre du Viêt Nam20. Durant ses études, de 1964 à 1968, il obtient trois reports d’incorporation21. Puis, après avoir été jugé bon pour le service en 1966, il est réformé en octobre 196822. Dans une interview accordée en 2015, il affirme avoir été réformé en raison d’une épine calcanéenne au talon23. En 1969, il obtient un chiffre élevé à la loterie organisée pour la conscription, ce qui lui aurait de toutes manières permis d’échapper au service22,24,25.

Carrière d’homme d’affaires

Article connexe : The Trump Organization.

Immobilier

Débuts

Pendant ses études, Donald Trump travaille pour l’entreprise de son père26, Elizabeth Trump and Son27, qui se spécialise dans la location de logements destinés à la classe moyenne new-yorkaise, dans les arrondissements de Brooklyn, Queens et Staten Island. Toujours pendant ses études, il collabore avec son père pour rouvrir un complexe d’appartements à Cincinnati28.

Au début des années 1970, il devient président de l’entreprise familiale, tandis que son père prend le poste de président du conseil d’administration. Il rebaptise ensuite la société The Trump Organization29,30. En 1973, les Trump père et fils sont visés par une enquête du Département de la Justice, portant sur des soupçons de discriminations envers les aspirants locataires noirs. L’entreprise Trump signe finalement un accord par lequel elle accepte d’héberger des locataires présentés par la National Urban League31,32.

Expansion de ses activités

La façade de la Trump Tower à Midtown Manhattan.

Dans les années 1970, Donald Trump se lance dans une carrière de promoteur immobilier indépendant en se concentrant d’abord sur le marché de Manhattan. Pendant sa campagne présidentielle, il explique avoir commencé avec « un petit prêt d’un million de dollars » accordé par son père, qu’il a ensuite remboursé à ce dernier avec des intérêts33.

En 1978, il réalise sa première affaire importante en achetant des parts dans le Commodore Hotel à New York. L’hôtel, alors en partie vétuste, est rénové à grands frais, le chantier étant en grande partie financé par un prêt de 70 millions de dollars négocié par Fred Trump avec le groupe Hyatt. L’établissement rouvre ensuite sous le nom de Grand Hyatt Hotel34,35.

La patinoire Wollman à Central Park.

En 1978, il termine les négociations pour construire la Trump Tower, un gratte-ciel de 58 étages (202 mètres) situé à Midtown36. L’immeuble, achevé en 1983, héberge le penthouse qui sert de résidence principale à Donald Trump, ainsi que le siège social de la Trump Organization37,38 et un studio de télévision. La Trump Tower sert plus tard de décor à l’émission The Apprentice39.

En 1986, Trump rénove la Wollman Rink, célèbre patinoire à ciel ouvert de Central Park dont le chantier de rénovation connaissait des retards désastreux ayant englouti 13 millions de dollars en six ans. Trump reprend le chantier et termine les travaux en trois mois, en économisant 750 000 dollars sur un budget de 3 millions40. Il y gagne le droit d’attacher son nom aux activités du site41. À partir de 2003, The Trump Organization y obtiendra la concession d’un parc d’attractions saisonnier, les « Victorian Gardens (en) ».

En 1988, Trump acquiert pour 400 millions de dollars le Plaza Hotel, dont il confie la gestion et la rénovation à son épouse de l’époque, Ivana42,43. Bien qu’importantes, les rentrées d’argent de l’hôtel s’avèrent insuffisantes pour compenser les dettes liées au coût des travaux44. En 1995, Trump le revend pour 325 millions de dollars au prince saoudien Al-Walid ben Talal45.

Au fil des années, Donald Trump construit ou rachète de nombreux autres bâtiments — immeubles de logements ou de bureaux, hôtels de luxe et autres — y compris en dehors de New York (Trump World Tower, Trump Building, Trump International Hotel and Tower, Old Post Office Pavilion, etc.)46.

En 1985, il fait l’acquisition à Palm Beach (Floride) de la résidence de luxe Mar-a-Lago, pour la somme de 5 millions de dollars auxquels s’ajoutent 3 millions de dollars pour le mobilier. Il en fait à la fois sa résidence d’hiver et un club privé dont l’abonnement annuel s’élève à 150 000 dollars. Il achète à la même époque à Palm Beach, en association avec le PDG de Chrysler Lee Iacocca, un immeuble d’appartements qu’il rebaptise Trump Plaza of the Palm Beaches47.

Il développe progressivement ses activités immobilières en dehors des États-Unis et investit, avec un succès inégal, dans de nombreux pays comme le Canada, Israël, l’Inde, la Turquie, les Émirats arabes unis, le Panama, le Qatar, la Corée du Sud, l’Uruguay, le Royaume-Uni, l’Irlande, les Philippines, etc48,49.

Casinos à Atlantic City

L’entrée du Trump Taj Mahal à Atlantic City.

Dans les années 1980, Donald Trump investit le secteur des casinos d’Atlantic City, dans le New Jersey. Le groupe Holiday Corp finance la construction par le groupe Trump de l’hôtel-casino Trump Plaza, ouvert en 198450. Trump en gère l’activité « jeux ». Dès la première année, les mauvais résultats de cet établissement entraînent de vives tensions entre Trump et Holiday Corp51. Trump fait également l’acquisition à Atlantic City, pour la somme de 320 millions de dollars, d’un immeuble dont la construction avait été commencée par le groupe Hilton. Le chantier est achevé en 1985, et l’hôtel-casino-marina, dirigé par l’épouse de Donald Trump Ivana, ouvre sous le nom de Trump’s Castle (rebaptisé ensuite Trump Marina Hotel Casino)52.

En 1988, toujours à Atlantic City, Trump achète le casino Taj Mahal, alors en construction53. L’établissement, rebaptisé Trump Taj Mahal, rouvre en avril 1990 après un chantier dont le coût s’est élevé à un milliard de dollars, ce qui en fait à l’époque le casino le plus cher jamais construit54,55. Financé à hauteur de 675 millions par des junk bonds56 avec un taux d’intérêt à 14 %, l’établissement dépose le bilan l’année suivante57. En outre, le Trump Plaza comme le Trump’s Castle sont victimes de la concurrence du Trump Taj Mahal, et doivent négocier en 1991 une restructuration financière avec leurs créanciers58.

Le Taj Mahal redresse sa situation en octobre 1991 lorsque Trump cède 50 % de ses parts à ses créanciers, en échange d’une réduction de ses taux d’intérêts et d’un délai pour payer ses dettes59. Il est également contraint de vendre sa compagnie aérienne Trump Shuttle et son yacht Trump Princess56,60,61. L’établissement est racheté en 1996 et réorganisé sous la bannière de Trump Hotels & Casino Resorts61 (rebaptisé ensuite Trump Entertainment Resorts), une filiale que Trump préside de mi-1995 à début 2009, et dont il occupe le poste de PDG de 2000 à 200562. Trump Entertainment Resorts dépose le bilan en 2004 avec 1,8 milliard de dettes, puis à nouveau en 2009 avec 500 millions de dettes. Un nouveau plan de restructuration permet à Donald Trump de conserver 10 % des parts du Trump Taj Mahal et de ses autres casinos61 : il continue en échange à accorder aux établissements l’utilisation de la marque Trump63.

Le Trump Marina Hotel Casino est revendu en 2011 au groupe Landry’s64. Victime de la crise du secteur des casinos d’Atlantic City, le Trump Plaza ferme ses portes en septembre 201465. Après des années d’exploitation déficitaire, le Trump Taj Mahal est revendu en février 2016 à Carl Icahn, qui doit le fermer en octobre de la même année66.

Terrains de golf

Une vue du Turnberry Hotel, dans l’Ayrshire en Écosse.

La Trump Organization gère plusieurs terrains de golf, aux États-Unis et dans le reste du monde ; le magazine Golfweek recense en 2015 dix-huit terrains possédés ou gérés par le groupe67. Pour l’année 2015, Trump a déclaré à la commission électorale fédérale un revenu personnel d’environ 382 millions de dollars lié à ses activités dans le golf68. Donald Trump, lui-même grand amateur de golf, a déclaré que ces investissements représentent la partie de ses affaires à laquelle il est le plus attaché69.

En 2006, Trump fait l’acquisition de 570 hectares à Balmedie dans l’Aberdeenshire, en Écosse. Il y crée un terrain de golf, malgré l’opposition de certains habitants de la région70, sur une zone pourtant déclarée site d’intérêt scientifique particulier71,72. Cette histoire fait en 2011 l’objet du documentaire You’ve Been Trumped, qui tourne autour du conflit entre Trump et les résidents73. L’homme d’affaires promet alors la création de 6 000 emplois locaux grâce à son terrain mais en 2016, il reconnaît n’en avoir généré que 20074. En juin 2015, il intente une action en justice pour empêcher la construction d’un parc éolien à proximité de son terrain de golf, mais il est finalement débouté par la cour suprême du Royaume-Uni75,76.

En 2012, il acquiert à Miami le Doral Golf Resort & Spa, qu’il rénove et rebaptise Trump National Doral ; ce terrain accueille le WGC-Cadillac Championship, tournoi annuel des World Golf Championships77. En 2015, il déclare qu’il s’agit de l’une de ses entreprises les plus rentables : le chiffre d’affaires du Trump National Doral est estimé, pour l’année 2014, à 49,4 millions de dollars78.

En avril 2014, Trump fait l’acquisition du complexe sportif Trump Turnberry, dans l’Ayrshire en Écosse, qui accueille régulièrement l’Open britannique hommes79,80. Après un important chantier de rénovation, le complexe rouvre en juin 201681.

Autres investissements

Sports

Trump assistant à un match de baseball en 2009.

En septembre 1983, Trump fait l’acquisition des Generals du New Jersey, une équipe de football américain membre de l’United States Football League (USFL). Trump essaie alors de faire une concurrence directe à la National Football League et de forcer une fusion entre les deux championnats pour augmenter la valeur de ses investissements82. Après la saison de 1985, son équipe fusionne avec l’équipe des Gamblers de Houston, mais connaît d’importants problèmes financiers. L’USFL finit par cesser ses activités en 198683.

Malgré son échec dans le football américain, Trump continue d’investir dans les sports, notamment dans le golf83. Il accueille par ailleurs plusieurs matchs de boxe au Trump Plaza d’Atlantic City, parmi lesquels, en 1988, le combat de Michael Spinks contre Mike Tyson, dont il est pendant un temps conseiller financier83,84,85.

En 1989 et 1990, Trump donne son nom au Tour de Trump, une course cycliste qu’il voudrait équivalente au Tour de France et au Tour d’Italie. Il abandonne après la seconde édition, du fait des difficultés financières que connaissent alors ses principales entreprises. La course continue pendant plusieurs années sous le nom de Tour DuPont86,87.

En 2014, il tente sans succès d’acheter l’équipe des Bills de Buffalo après la mort de leur précédent propriétaire, Ralph Wilson88.

Concours de beauté

De 1996 à 201589, Trump a été le propriétaire des concours de beauté Miss Univers, Miss USA, et Miss Teen USA90. Insatisfait des conditions de diffusion de ses concours sur CBS, il les transfère en 2002 sur NBC91,92.

En 2015, au début de la campagne présidentielle de Trump, NBC et Univision mettent fin à leur relation avec le concours Miss Univers, en raison des propos polémiques tenus par le candidat sur les immigrés clandestins mexicains93,94. Trump attaque alors Univision en justice, réclamant 500 millions de dollars à la chaîne pour rupture de contrat et diffamation95,96. Le 11 septembre de la même année, Trump annonce qu’il est désormais le seul propriétaire de Miss Univers après avoir acheté les parts de NBC, avec laquelle le conflit a été réglé à l’amiable97,98. Il revend peu après ses parts à William Morris/IMG. Le litige avec Univision est également réglé à l’amiable en février 201699.

Agence de mannequins

Donald Trump crée en 1999 une agence de mannequins, Trump Model Management, domiciliée dans le quartier de SoHo à Manhattan100. En liaison avec une autre société de son groupe, Trump Management Group LLC, l’agence fait venir après 2000 près de 250 mannequins étrangers pour les employer dans l’industrie américaine de la mode101. Dans le courant de l’année 2016, Trump Model Management traverse de graves difficultés, plusieurs mannequins et collaborateurs la quittant au moment de la campagne présidentielle de Donald Trump. La Trump Organization finit par fermer cette filiale en avril 2017102.

Transports aériens

En 1989, Trump lance la compagnie aérienne Trump Shuttle, qui propose à ses clients un service de luxe103. L’entreprise ne parvient cependant pas à devenir bénéficiaire104. Dès 1992, il doit revendre cette filiale, en raison notamment des difficultés financières du casino Trump Taj Mahal103. En 2008, la Trump organization s’associe à la compagnie Sentient Flight Group pour proposer un service de jets privés105.

Université Trump

Article détaillé : Université Trump.

En 2005, Donald Trump crée avec ses associés Michael Sexton et Jonathan Spitalny un institut de formation professionnelle, Trump University LLC, qui propose des cursus dans l’immobilier106 facturés entre 1 500 et 35 000 dollars107,108. L’État de New York lui ayant enjoint de cesser d’utiliser l’appellation « université », la société est rebaptisée en 2010 Trump Entrepreneurial Institute109. Trump est en outre personnellement mis en cause pour n’avoir pas demandé la licence nécessaire à l’ouverture d’une école110.

En 2013, l’État de New York lance une procédure en justice en réclamant 40 millions de dollars à l’université Trump pour publicité mensongère109,111. Deux actions collectives en justice sont parallèlement lancées contre Trump University LLC par d’anciens étudiants qui estiment avoir été floués112. Pendant sa campagne présidentielle, Trump proteste plusieurs fois contre le magistrat chargé des dossiers, le juge Gonzalo P. Curiel, qu’il accuse de partialité en raison de ses origines mexicaines113,114,115. Il revient ensuite sur ses déclarations en expliquant que ses doutes sur l’impartialité de Curiel sont dues non pas aux origines de ce dernier mais à son traitement de l’affaire116,117.

Le procès de la Trump University, prévu à San Diego le 28 novembre 2016118, est finalement annulé, les parties ayant trouvé un accord à l’amiable dans les trois dossiers peu après la victoire de Trump à l’élection présidentielle. Bien que niant avoir commis un délit quelconque, Trump accepte, pour échapper à un procès qui se serait déroulé avant son investiture à la présidence des États-Unis, de verser 25 millions de dollars aux 6 000 plaignants et de payer 1 million de dollars d’amende pour avoir enfreint les lois sur l’éducation119,120,121. L’accord est trouvé une heure seulement avant l’audience du tribunal qui devait statuer sur une demande de report du procès déposée par Trump122.

Commercialisation du nom Trump

L’un des traits les plus connus de Donald Trump, en tant qu’hommes d’affaires, est sa tendance à baptiser ou rebaptiser de son nom la plupart des lieux, entreprises et produits qui lui sont associés123, et à commercialiser sous cette étiquette les biens et services les plus divers. La marque Trump — déclinée en parfum Trump, thé Trump, vodka Trump, cravates Trump, matelas Trump, voire Trump Steaks — lui rapporte ainsi 9,5 millions de dollars de royalties pour la période allant de début 2014 à mi-2015124. En 2011, des experts financiers de Forbes ont évalué la valeur de la marque Trump à 200 millions de dollars. Trump a contesté cette analyse et affirmé qu’elle en valait treize milliards125.

Par ailleurs, de nombreuses entreprises paient pour bénéficier de la notoriété de la marque Trump126, avec pour résultat que le nom figure sur des immeubles n’appartenant pas au groupe Trump. Selon Forbes, l’aspect licensing de l’empire Trump — géré par les enfants de Donald Trump — représente une valeur d’environ 562 millions de dollars126.

Faillites

Donald Trump ne s’est jamais déclaré en faillite personnelle, mais six de ses hôtels et casinos, surendettés, ont fait faillite entre 1991 et 2009, afin de pouvoir renégocier leurs dettes envers les banques et les actionnaires127,128. Il s’agit du Trump Taj Mahal en 1991, du Trump Plaza Hotel and Casino en 1992, du Plaza Hotel en 1992, du Trump Castle Hotel and Casino en 1992, du Trump Hotels and Casino Resorts en 2004 et du Trump Entertainment Resorts en 2009129,130,131. Les entreprises de Donald Trump ont utilisé les dispositions du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, ce qui leur a permis de continuer leurs activités pendant les négociations. Trump a revendiqué en 2011 avoir joué des possibilités légales en matière de faillite, afin de réduire ses dettes132,133.

À l’approche de l’élection présidentielle de 2016, le magazine The Economist134, analysant la carrière d’homme d’affaires de Donald Trump, juge que ses résultats ont été globalement médiocres par rapport au reste du secteur immobilier et du marché boursier new-yorkais. Le journal rappelle que les informations sur l’empire financier de Trump sont lacunaires, du fait de son style de management à la fois opaque et très personnel. Il met par ailleurs en doute les capacités de Trump à gérer une organisation plus importante que son groupe123. The Washington Post qualifie la carrière de Donald Trump de mélange de rodomontades, d’échecs et de véritables succès, et souligne que, s’il possède un véritable don en ce qui concerne l’immobilier, ses expériences dans d’autres secteurs ont été moins convaincantes. Le journal conclut que le « génie » de l’homme d’affaires a consisté en premier lieu à créer une mythologie autour de sa personne et de son nom135.

Fortune personnelle et impôts

Donald Trump en 2000, en compagnie du président Bill Clinton.

La liste Forbes des Américains les plus riches évalue en 1982 le patrimoine personnel de Donald Trump à environ 200 millions de dollars, en incluant sa part d’héritage de la fortune de son père137. Il est absent de cette liste entre 1990 et 1995 en raison d’importantes pertes financières137.

Le 26 juin 2015, lors de l’annonce de sa candidature, Trump a publié un document estimant sa fortune à 8 737 540 000 dollars138, commentant à cette occasion qu’il était « vraiment riche »139. Forbes a mis en doute ces chiffres, et estimé sa fortune réelle à 4,1 milliards140.

En 2015, les déclarations controversées de Trump sur les immigrés clandestins lui ont fait perdre, selon Forbes, pour environ 125 millions de dollars de contrats avec des entreprises comme NBCUniversal, Univision Network, ou Macy’s141. Sa campagne présidentielle a également eu un impact négatif sur son patrimoine, certains consommateurs ayant boycotté les produits et services de ses sociétés pour marquer leur opposition à sa candidature142. La fréquentation des hôtels et des casinos détenus par Trump a fortement baissé en 2016143,144.

En novembre 2016, Forbes estime son patrimoine personnel à 3,7 milliards de dollars et le classe 324e plus grande fortune mondiale et 113e fortune américaine145.

Trump a, de manière répétée, refusé de rendre publique l’intégralité de ses déclarations fiscales146,147, y compris pendant sa campagne présidentielle de 2016. Il est le premier candidat à l’élection présidentielle américaine à s’y être refusé, depuis 45 ans148.

En octobre 2016, les médias américains révèlent que Donald Trump a déclaré aux impôts en 1995 avoir perdu 916 millions de dollars. Causées par les faillites de trois de ses casinos et de sa compagnie aérienne, ainsi que par le rachat hasardeux du Plaza Hotel à Manhattan, ces pertes financières cumulées lui ont permis une déduction fiscale, échelonnée sur une période de dix-huit ans sur ses revenus imposables. Il a pu ainsi réduire fortement, voire annuler, les sommes qu’il devait à l’administration fiscale149. Trump a reconnu la véracité de cette information, mais a refusé d’indiquer quelles années étaient concernées150. Interrogé pendant un débat présidentiel sur la déduction fiscale dont il a bénéficié, il répond que le fait d’avoir eu recours à cette disposition prouve son intelligence151.

En mars 2017, MSNBC publie les deux pages principales de la déclaration d’impôts du couple Trump pour l’année 2005. Celles-ci indiquent qu’il a payé 38 millions de dollars d’impôt fédéral sur le revenu cette année-là, soit un taux effectif de plus de 25 %152, en raison de l’application de l’« alternative minimum tax » (impôt minimum de remplacement), visant à empêcher que des contribuables profitent de niches fiscales pour payer peu ou pas d’impôt, et que Donald Trump souhaite faire supprimer153. Cette information ne répond toutefois que très partiellement aux interrogations soulevées dans les médias pendant la campagne présidentielle, concernant l’opacité maintenue par Trump sur sa situation fiscale pour 18 années consécutives154.

Le 2 octobre 2018, le New York Times publie une enquête selon laquelle, loin de la qualité de « self-made-man » qu’il revendique, Donald Trump aurait tiré le début de sa fortune personnelle de manœuvres d’évasion fiscale initiées par son père. Selon le quotidien, Donald Trump et ses frères et sœurs auraient, depuis leur enfance, bénéficié de versements par l’entremise d’une société écran créée par Fred Trump dans le but de dissimuler au fisc les dons à ses enfants. L’enquête conclut que les sommes versées à Donald Trump par son père, loin de se limiter à un prêt d’un million de dollars pour se lancer en solo, se monteraient à 413 millions de dollars dont une partie auraient été perçus dans le cadre d’une évasion fiscale. Le service des impôts de l’État de New York annonce l’ouverture d’une enquête. Les faits, s’ils sont établis, ne sont relèvent pas du pénal en raison de la prescription des faits, mais ils pourraient entraîner une amende au civil155,156.

Médiatisation et carrière dans les médias

Donald Trump se distingue, en tant qu’homme d’affaires, par une recherche constante de la publicité123 : sa stratégie de communication se signale en outre par un goût prononcé pour l’hyperbole, qui l’amène à annoncer chacun de ses projets à grand renfort de superlatifs48. Depuis les années 1980, il fait l’objet aux États-Unis d’une forte médiatisation qui lui a permis de devenir une figure très familière du public américain. Les médias s’intéressent à lui dès la première moitié de la décennie : en mai 1984, il fait la couverture du magazine GQ157,158. En novembre 1987, il publie Trump: The Art of the Deal, un livre co-signé avec le journaliste Tony Schwarz (en) mais dont il n’aurait pas écrit une ligneb. L’ouvrage, un mélange d’autobiographie et de conseils pour les affaires, connaît un énorme succès de librairie et reste pendant treize semaines en tête de la New York Times Best Seller list. C’est avec ce livre, dans lequel il vante ses qualités de businessman en se présentant comme un modèle de réussite à l’américaine, que l’homme d’affaires devient une célébrité nationale aux États-Unis157,158.

Par la suite, sa notoriété lui vaut entre autres de faire des apparitions dans douze longs-métrages de cinéma et quatorze séries télévisées159, généralement dans son propre rôle. On le voit ainsi dans des films comme Maman, j’ai encore raté l’avion (1992) ou Zoolander (2001), ainsi que dans des épisodes du Prince de Bel-Air (1996), de Sex and the City (1999), etc. Il a également joué un rôle secondaire dans le film Les Chenapans (1994) où il interprète un magnat du pétrole. Ses rôles lui ont permis de devenir membre de la Screen Actors Guild et de recevoir une pension annuelle de plus de 110 000 dollars160,161. Fréquemment imité et parodié par les humoristes et caricaturistes américains, il anime par ailleurs pendant un temps sa propre émission de radio, intitulée Trumped!162,163.

Il est en outre souvent comparé à Charles Foster Kane, le personnage principal de Citizen Kane, chef-d’œuvre d’Orson Welles qu’il présente comme son film préféré164.

Donald Trump en compagnie du joueur de basket-ball Dennis Rodman pendant la participation de ce dernier à The Celebrity Apprentice, en 2009.

Articles connexes : The Apprentice et The Celebrity Apprentice.

En 2004, Trump devient le producteur exécutif et l’animateur de l’émission de téléréalité The Apprentice, diffusée sur NBC et dans laquelle des candidats s’affrontent pour obtenir un poste de cadre supérieur dans l’une des sociétés du groupe Trump. Les candidats sont tour à tour éliminés du jeu par Donald Trump lui-même, dont la phrase fétiche dans l’émission est « You’re fired! » (Vous êtes viré !). La première année de The Apprentice rapporte à Trump 50 000 dollars par épisode (soit environ 700 000 dollars pour l’ensemble de la saison) mais, du fait du succès de l’émission, il est ensuite payé un million par épisode. L’émission donne également lieu à un spin-off, The Celebrity Apprentice165. Elle vaut en outre à Trump de recevoir en 2007 son étoile sur le Hollywood Walk of Fame pour sa contribution au divertissement télévisuel166,167. Trump anime quatorze saisons de The Apprentice, de janvier 2004 à février 2015. En 2016, son étoile du Hollywood Walk of Fame est vandalisée pendant sa campagne présidentielle168.

World Wrestling Entertainment

À partir de la fin des années 1980, Donald Trump alimente sa notoriété médiatique en s’associant aux milieux du catch. Il loue à la World Wrestling Federation (WWF) le Trump Plaza d’Atlantic City pour l’organisation de WrestleMania IV le 27 mars 1988, puis pour WrestleMania V le 2 avril 1989169. Au cours de ces deux éditions, la réalisation fait des gros plans sur lui au premier rang169. Le Trump Taj Mahal à Atlantic City a ainsi accueilli le championnat de la World Bodybuilding Federation, qui appartenait à l’époque à la World Wrestling Entertainment (appelée alors World Wrestling Federation)170.

Trump apparaît en personne dans diverses manifestations de la WWE, notamment en 2007 lors de la WrestleMania 23 pour les besoins d’un match appelé The Battle of the Billionaires (La Bataille des milliardaires). Au cours de cet évènement, il soutient Bobby Lashley tandis que Vince McMahon soutient l’adversaire de ce dernier, Umaga, chacun des deux hommes d’affaires ayant promis de se faire raser le crâne si son champion perdait le match. C’est finalement McMahon qui s’y plie, après la victoire de Lashley171.

En 2009, Vince McMahon annonce qu’il vend RAW à Donald Trump172 ; ce dernier devient alors propriétaire du spectacle de catch WWE Raw, qu’il rebaptise TRUMP RAW. Mais la semaine suivante, McMahon rachète Monday Night Raw le double du prix vendu. En 2013, Trump devient membre du WWE Hall of Fame en reconnaissance de son rôle dans la promotion de la World Wrestling Entertainment173. En 2016, Linda McMahon, épouse de Vince McMahon et longtemps directrice de la WWE, verse 6 millions de dollars à Donald Trump pour sa campagne présidentielle. Elle se voit nommée à la tête de la Small Business Administration (SBA) après sa victoire174.

Ascension politique

Premiers engagements

Le président Ronald Reagan et Donald Trump, en 1987 à la Maison-Blanche.

D’abord affilié au Parti démocrate, Donald Trump devient ensuite un fervent partisan du président Ronald Reagan. Il s’engage alors au sein du Parti républicain.

En septembre 1987, peu avant la sortie de son autobiographie, il achète dans plusieurs grands journaux une page de publicité pour publier une « lettre ouverte » adressée « au peuple américain », dans laquelle il prône une politique isolationniste pour relancer l’économie des États-Unis175. Dans la foulée du succès de son livre, il songe à se présenter à la présidentielle de 1988 en formant un ticket avec Oprah Winfrey comme candidate à la vice-présidence176. George H. W. Bush, vainqueur du scrutin, aurait un temps envisagé de constituer un ticket avec Trump177.

Par la suite, Trump envisage à plusieurs reprises de se présenter, mais sans jamais aller au bout de ses projets de candidature178.

Affiliation au Parti de la réforme

Il quitte le Parti républicain en 1999 et rejoint le Parti de la réforme des États-Unis d’Amérique, fondé par Ross Perot179. Il cherche à en obtenir l’investiture en vue de l’élection présidentielle de 2000, mais il renonce à son projet de candidature alors qu’il était crédité de 7 % d’intentions de vote au niveau national s’il venait à remporter l’investiture du parti180,181.

Présidence de George W. Bush

Entre 2001 et 2009, sous la présidence de George W. Bush, il est à nouveau enregistré comme électeur démocrate182.

Il se montre critique envers la guerre d’Irak en mars 2003, tout en évoquant les intérêts économiques que les États-Unis peuvent tirer du conflit183,184. Jugeant que Saddam Hussein avait au moins le mérite de « tuer des terroristes »185, il désavoue publiquement la guerre d’Irak à partir de 2004183. Lors de la campagne présidentielle de 2016, malgré la popularité de George W. Bush dans l’électorat républicain, Donald Trump s’oppose aux néoconservateurs et qualifie l’intervention de 2003 de « désastre en matière de politique étrangère », dépeignant plus généralement la présidence Bush comme un échec186,187. En vue de la présidentielle de 2016, George H. W. Bush déclare voter pour Hillary Clinton tandis que George W. Bush affirme voter blanc188.

En 2005, Donald Trump se définit comme un « mix » de démocrate et de républicain189. En 2008, il contribue au financement de la campagne pour l’investiture démocrate de Hillary Clinton190. Durant la campagne présidentielle, il déclare que George W. Bush aurait dû être destitué en raison de la guerre en Irak mais, fervent partisan du Parti républicain, soutient John McCain, dont il assure qu’il « ferait un grand président »191.

Présidence de Barack Obama

En 2009, il s’inscrit au Parti républicain, et s’y réinscrit en 2012 après un interlude de plusieurs années sans affiliation politique182. En 2015, Donald Trump déclare qu’il « [se] reconnaît démocrate par certains aspects » et explique son tropisme démocrate antérieur par l’influence de la vie à Manhattan, réputée pour être une terre historiquement démocrate182.

Après avoir envisagé une candidature en tant qu’indépendant à l’élection présidentielle de 2012, il apporte son soutien au candidat républicain Mitt Romney192. Après la réélection de Barack Obama, il appelle à « marcher sur Washington et arrêter cette mascarade »193. Des journalistes supposent que Trump a envisagé de se présenter à l’élection présidentielle après le dîner des correspondants de la Maison-Blanche de 2011, durant lequel Barack Obama se moque à plusieurs reprises de Donald Trump194,195,196.

À partir de 2011, Donald Trump reprend à son compte une théorie selon laquelle Barack Obama ne serait pas né sur le territoire des États-Unis, mais au Kenya, ce qui aurait pour conséquence de le rendre inéligible au poste de président des États-Unis197. Il déclare aussi que les notes d’Obama étaient insuffisantes pour qu’il intègre la faculté de droit de Harvard198. L’universitaire Gregory Benedetti juge que le fait d’avoir alimenté cette polémique a alors permis à Trump de devenir « le porte-drapeau d’une branche ultra-conservatrice désireuse de présenter Obama comme un étranger, un Autre culturel et identitaire »199. Trump soutient cette théorie du complot pendant cinq ans, au travers notamment de nombreux tweets200. En septembre 2016, il déclare qu’Obama est bien né aux États-Unis201.

Élection présidentielle de 2016

Primaires républicaines

Articles connexes : Primaires présidentielles du Parti républicain américain de 2016 et Make America Great Again.

Trump annonce sa candidature aux primaires républicaines le 16 juin 2015, avec le slogan « Make America Great Again ! » (« Rendre sa grandeur à l’Amérique ! ») — utilisé jadis par Ronald Reagan202, en se présentant en sauveur d’une Amérique moribonde, minée par la corruption de ses élites et par un système électoral inique203,204,205.

Quelques jours après l’annonce de sa candidature, alors créditée de moins de 5 % dans les enquêtes d’opinion, il effectue une percée inattendue dans les sondages, même si Jeb Bush reste considéré comme le favori206,207. À partir du mois de juillet, les sondages le placent en tête des intentions de vote aux primaires, avec un soutien estimé entre 17 % à 40 % à l’échelle nationale208,209,210,211. Durant l’été 2015, il figure en tête des personnalités faisant l’objet d’une recherche sur Google et citées sur les réseaux sociaux206. Cet « effet Trump », inattendu, médiatise les primaires : le premier débat entre les candidats républicains, le 6 août 2015, est focalisé sur sa personne et rassemble 24 millions de téléspectateurs, huit fois plus qu’en 2011206,212,213. Les doutes sur la pérennité de sa candidature disparaissent à la fin de l’été 2015206 mais la plupart des commentateurs continuent de prédire sa défaite214,215. Dès sa déclaration de candidature, il se singularise en utilisant Twitter de manière très polémique, notamment pour attaquer, voire insulter, quiconque lui déplaît. En octobre 2017, le Washington Post recense 385 personnes, groupes, lieux, organisations, institutions, etc., insultés par Trump sur Twitter, parfois à plusieurs reprises216.

Dès le début de sa campagne, il revendique un discours « politiquement incorrect », notamment sur l’immigration. Il soulève une polémique en accusant les immigrés mexicains d’être des « criminels » et des « violeurs » que le gouvernement mexicain enverrait « activement » aux États-Unis et en proposant la construction d’un mur le long de la frontière mexicaine — mesure phare de son programme217,218 —, provoque un autre tollé en préconisant « l’arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux États-Unis » et se voit globalement reprocher des déclarations jugées sexistes, ou racistes219,220,221,222,223,224. La campagne de Trump attire rapidement l’attention des médias internationaux, du fait de sa personnalité atypique et de ses déclarations fracassantes : il écrit ainsi sur Twitter que le réchauffement climatique est une invention des Chinois pour miner l’économie américaine, suggère que la journaliste Megyn Kelly s’est montrée agressive avec lui parce qu’elle avait ses règles, ou moque publiquement le handicap d’un autre journaliste dont les questions lui avaient déplu225.

En février 2016, après un score jugé décevant lors du caucus de l’Iowa (24,3 % des suffrages), il arrive largement en tête à celles du New Hampshire (35,2 %), de Caroline du Sud (32,5 %) et du Nevada (45,8 %), renforçant ainsi son statut de favori226,227. Lors du Super Tuesday du 1er mars 2016, il conforte son avance en remportant sept des onze États en jeu228. Tandis qu’il est notamment attaqué par Mitt Romney et John McCain, des comités d’action politique lancent une campagne contre lui en diffusant des publicités négatives s’élevant à plusieurs dizaines de millions de dollars229. Marco Rubio, l’un de ses principaux adversaires, se retire de la course le 15 mars230.

Il reçoit ensuite les soutiens de diverses figures républicaines. Après Sarah Palin en janvier, Chris Christie se rallie à Trump231,232, suivi de Jeff Sessions – premier parlementaire républicain dans ce cas -233, de son ancien concurrent Ben Carson, puis de Rudy Giuliani234,235.

Dans l’histoire récente des primaires pour la présidentielle américaine, Trump fait partie des favoris des sondages ayant le moins dépensé d’argent236,237. À la date du 10 mars 2016, il est ainsi, parmi les candidats républicains et démocrates, celui qui a dépensé le plus petit budget de campagne électorale, à savoir 27 millions de dollars (85 millions pour Marco Rubio, 96 millions pour Bernie Sanders, 104 millions pour Ted Cruz et 188 millions pour Hillary Clinton)238. Il dépense beaucoup dans ses courriers aux électeurs et ses produits dérivés, mais ne commande aucun sondage (alors que Hillary Clinton a dépensé 896 000 dollars dans le domaine pour le seul mois d’avril)239 et dépense très peu en publicité ou en action militante sur le terrain, misant sur de grands meetings et un fort temps d’antenne dans les médias grâce à ses déclarations polémiques240,241 — il est probablement le candidat le plus suivi de l’histoire des campagnes politiques américaines242.

Le 19 avril, il l’emporte dans l’État de New York, avec près de 60 % des voix243, devenant ainsi le seul candidat capable de recueillir les 1 237 délégués nécessaires pour obtenir l’investiture dès le premier tour lors de la convention du Parti républicain en juillet244. Ses deux concurrents encore en lice, Ted Cruz et John Kasich, concluent ensuite un accord prévoyant le retrait de l’un des deux lors de certaines primaires en mai et juin pour éviter une dispersion des voix et faire barrage à Trump245. Mais sa large victoire (53 %) lors de la primaire de l’Indiana, le 3 mai suivant, conduit Cruz et Kasich à suspendre leurs campagnes, assurant ainsi à Trump la nomination246,247,248.

Reince Priebus, président du Comité national républicain, appelle alors le parti à s’unir derrière lui249. La quasi totalité des autres participants aux primaires républicaines se rallient ensuite à Trump250. Néanmoins, une cinquantaine de grands donateurs du Parti républicain décident de ne pas lui apporter leur soutien239. Par ailleurs, l’ancien président George H. W. Bush ainsi que ses fils, l’ancien président George W. Bush et l’ancien gouverneur de Floride Jeb Bush, font savoir qu’ils ne le soutiendront pas251.

Le 25 mai, il dépasse le nombre de délégués requis pour obtenir l’investiture252. Dans la perspective d’un duel face à Hillary Clinton, une série de sondages le donne alors vainqueur ou à égalité253. Après s’être attaché les services du spin doctor Paul Manafort en mars, il remercie en juin son directeur de campagne, Corey Lewandowski, ce qui témoigne d’une « professionnalisation » de sa campagne selon Reince Priebus254.

Le succès de sa candidature contredit la tactique envisagée par les stratèges du Parti républicain, pour qui les défaites successives de John McCain et Mitt Romney devaient pousser à davantage de modération afin de ne pas s’aliéner l’électorat hispanique, en pleine croissance255. Soufian Alsabbagh, spécialiste de la droite américaine, estime que Donald Trump incarne l’aboutissement d’un « mouvement de radicalisation » du Parti républicain après les candidatures successives de George W. Bush, John McCain et Mitt Romney256. D’après le politologue Alix Meyer, « il faut remonter à Barry Goldwater, en 1964, pour trouver un tel décrochage entre le candidat investi et l’appareil du parti dont il se réclame »255 ; son confrère Marc Landy évoque quant à lui les profils de William Jennings Bryan en 1896 et de George McGovern en 1972257. Il faut remonter à la candidature de Dwight D. Eisenhower en 1952 pour voir un novice en politique remporter l’investiture républicaine258,259. Le politologue Marc Landy souligne que Donald Trump pratique « un populisme de divertissement, à la manière de Silvio Berlusconi, qui n’est pas dans les habitudes américaines », à travers « un niveau d’incivilités habituel dans beaucoup de médias, mais peu courant dans le domaine politique »214, en insultant fréquemment ses adversaires260,261,262, en leur donnant des surnoms (Ted « le menteur », Bush « le mou » ou « le petit » Marco) ou en alimentant des rumeurs à leur sujet comme la participation du père de Ted Cruz à l’assassinat du président Kennedy214. En août 2016, il est accusé d’appeler implicitement au meurtre de Hillary Clinton lors d’un meeting263. Par ailleurs, des affrontements entre ses partisans et ses opposants émaillent régulièrement ses meetings264. Le 18 juin 2016, alors qu’il est en meeting à Las Vegas, il échappe à une tentative d’assassinat de la part d’un Britannique de 19 ans qui avait tenté de s’emparer de l’arme d’un agent de service265.

Campagne face à Hillary Clinton

Article connexe : Élection présidentielle américaine de 2016.

Donald Trump et son colistier Mike Pence en août 2016 dans l’Arizona.

Le 16 juillet 2016, Donald Trump annonce que le gouverneur de l’Indiana, Mike Pence, initialement soutien de Ted Cruz, sera son colistier à l’élection présidentielle266,259. Le « ticket » est officiellement investi par le Parti républicain le 19 juillet 2016, lors de la convention de Cleveland. Donald Trump se félicite alors d’avoir obtenu « le plus grand nombre de voix jamais obtenues dans l’histoire du Parti républicain »267 (plus de 14 millions268). De façon inattendue, Ted Cruz, arrivé en deuxième position de la primaire, refuse d’apporter son soutien au candidat républicain et appelle les électeurs américains à voter « selon leur conscience » lors de son discours à Cleveland269. Dans son discours d’investiture comme candidat, il dresse un tableau très sombre des États-Unis270,271,272 et une rhétorique à la fois nationaliste et populiste273. La première soirée de la convention est un fort succès d’audience pour les télévisions qui la retransmettent, CNN bénéficiant notamment d’un gain de 200 % par rapport à celle de 2012274.

Peu après son investiture, les sondages continuent de donner Trump au coude-à-coude avec la candidate démocrate215,275 alors que l’un et l’autre souffrent d’une mauvaise image dans l’opinion276. Les enquêtes d’opinion du mois d’août sont défavorables à Trump277 à qui ils donnent entre 6 et 8 points de retard278,279. Dans le même temps, Paul Manafort démissionne de son équipe de campagne en raison de sa mise en cause dans une affaire de corruption en Ukraine. Trump crée alors un poste de « directeur général de campagne » qu’il confie à une personnalité à la fois atypique et controversée, Steve Bannon, responsable du site d’extrême droite Breitbart News280. Dans le même temps, il promeut Kellyanne Conway, dont le profil est consensuel au sein de l’appareil républicain, à celui de directrice de campagne277,278. Peu après, il exprime des « regrets » pour ses propos qui ont « pu blesser des gens personnellement »281 et infléchit pour la première fois une de ses propositions contre l’immigration illégale282. Le 31 août 2016, à l’issue d’une visite au Mexique où il s’exprime aux côtés du président Enrique Peña Nieto, il réaffirme sa ligne dure sur l’immigration283. ,284. En parallèle, il tente d’élargir son audience au sein de la communauté afro-américaine, traditionnellement très favorable aux démocrates285. Les sondages de septembre 2016 voient les intentions de vote en sa faveur se rapprocher de celles pour Hillary Clinton286.

D’abord en net retard par rapport à Hillary Clinton, le rythme de sa récolte de fonds connaît une brusque hausse à l’été 2016, grâce à un nombre massif de petites donations de quelques dizaines de dollars réalisées en ligne, et tend ainsi à combler l’écart287. Tandis que les banques américaines refusent de lui prêter de l’argent en raison de ses mauvaises relations avec elles en tant qu’entrepreneur, ses plus importants donateurs sont des oligarques russes proches du Kremlin288. Les principaux bailleurs de fonds pro-républicains s’abstiennent de le financer et préfèrent soutenir les candidats aux élections législatives à venir289. Si Donald Trump bénéficie du soutien de la majorité des donateurs de Marco Rubio et surtout de Ted Cruz, ceux de Jeb Bush, John Kasich et Chris Christie financent davantage la campagne de Hillary Clinton290.

Donald Trump en campagne dans l’état-clé (swing state), de Pennsylvanie, en 2016.

L’équipe de Donald Trump diffuse ses premières publicités dans le cadre de l’élection générale en août 2016, alors que celle de Hillary Clinton y a déjà consacré 61 millions de dollars et que les deux autres candidats, Jill Stein et Gary Johnson, ont eux aussi réalisé des spots240. La majeure partie de ses dépenses est alors destinée aux déplacements et aux frais liés aux événements240, tandis que son équipe demeure extrêmement réduite289. Il préfère s’assurer une publicité gratuite sur les réseaux sociaux et dans les médias, ou se reposer sur les infrastructures du Parti républicain pour la logistique et la collecte de fonds289. À la mi-septembre 2016, Donald Trump a dépensé 18,7 millions de dollars en spots télé, alors qu’Hillary Clinton a dépensé 109,4 millions, et il a levé 205,8 millions de dollars de fonds, alors qu’Hillary Clinton en a levé 516,7 millions291. Il recueille le soutien de seulement 6 journaux, contre plus de 200 pour Hillary Clinton, d’après un décompte réalisé par Politico qui estime qu’« aucun candidat n’avait jamais reçu aussi peu de soutiens » dans la presse292.

Certains observateurs font un rapprochement avec l’élection de 1996 au regard du retard pris très tôt dans les sondages par le candidat républicain Bob Dole et du fait que la plupart des candidats du parti au Congrès pour les élections suivantes considèrent également la présentielle comme perdue d’avance293,289.

Le 27 septembre, le premier débat télévisé entre les deux candidats est dominé par Hillary Clinton294. Dans les trois semaines précédant le scrutin, la campagne de Trump se radicalise295 et il laisse entendre que les élections sont truquées, notamment en raison du parti pris des médias contre lui296. Cette attitude lui attire des critiques de la part de Barack Obama297,298,299.

Accusations de sexisme et d’agressions sexuelles

À quelques jours du deuxième débat qui doit opposer Donald Trump à Hillary Clinton, le Washington Post diffuse une vidéo, datant de 2005, dans laquelle on entend Trump — enregistré à son insu dans le studio de l’émission de télévision Des jours et des vies — se vanter de courir les jupons et affirmer à son interlocuteur que « Quand vous êtes une star, [les femmes] vous laissent faire, vous pouvez faire tout ce que vous voulez, les attraper par la chatte [« Grab them by the pussy »], faire ce que vous voulez. »300. La publication de cette vidéo ayant suscité des réactions outrées jusque dans les rangs du Parti républicain, y compris celle de son colistier Mike Pence, le candidat s’excuse pour ses propos301, qu’il qualifie de « vantardises de vestiaires »302.

Dans les jours qui suivent, plusieurs femmes accusent publiquement Donald Trump de leur avoir fait lourdement des avances, voire d’avoir eu à leur égard un comportement relevant de l’agression sexuelle303, par exemple en leur imposant des attouchements ou en les embrassant de force304. Le candidat républicain nie s’être comporté de la sorte et riposte à sa façon lors du deuxième débat l’opposant à Hillary Clinton, le 9 octobre 2016 : il rappelle que des femmes ont accusé le mari de cette dernière, Bill Clinton, de les avoir agressées sexuellement ou violées, et fait venir quatre d’entre elles pour qu’elles assistent au débat305. En réaction, le rappeur will.i.am sort le 14 octobre une vidéo satirique intitulée Grab’m by the Pussy (Attrape-les par la chatte306) par laquelle il dénonce l’attitude méprisante et les commentaires sexistes de Trump à l’égard des femmes307.

Contrevérités

Donald Trump en campagne à Fountain Hills (Arizona), en mars 2016.

Avant de se lancer dans la campagne présidentielle, Donald Trump avait développé dès les années 1980 le concept d’« hyperbole véridique », expliquant dans un de ses ouvrages : « Les gens veulent croire en ce qui est le plus formidable, le plus génial et le plus spectaculaire. J’appelle cela l’hyperbole véridique. C’est une forme innocente d’exagération — et une méthode de promotion très efficace308.

Pendant la campagne des primaires républicaines, il déclare, au sujet des attentats du 11 septembre 2001 : « J’ai vu, à New Jersey City, des milliers et des milliers de personnes musulmanes acclamer la chute des tours du World Trade Center », mais il n’existe aucune preuve de ces événements, que les autorités du New Jersey ont démentis308. Très actif sur Twitter durant la campagne présidentielle, il avance « Blancs tués par des Blancs : 16 %. Blancs tués par des Noirs : 81 % », graphique à l’appui. Il s’appuie sur une source (le « bureau des statistiques du crime de San Francisco ») qui n’existe pas et inverse en fait les chiffres puisque 82,4 % des Blancs assassinés l’ont été par des Blancs et 14,8 % par des Noirs309,310. Il affirme que le « vrai taux de chômage aux États-Unis est de 42 % », en additionnant les « inactifs », mélangeant retraités, pré-retraités, mères au foyer, étudiants et lycéens pour parvenir à ce compte erroné309,311. Donald Trump explique également que « la croissance américaine n’a jamais été négative » et que le taux de croissance du PIB américain est passé en négatif au premier trimestre 2015 sous la présidence de Barack Obama, ajoutant « que ça ne s’était jamais produit dans l’histoire ». Or la première affirmation est fausse, et pour la deuxième, les médias américains relèvent que cela s’est produit 42 fois depuis la deuxième guerre mondiale312,309. Il affirme constamment durant la campagne que les élections sont « truquées », développant à ce sujet plusieurs « théories du complot »313. Après sa victoire grâce à sa majorité au collège électoral mais avec plus de deux millions de voix de moins qu’Hillary Clinton dans le vote populaire, il écrit sur Twitter : « En plus d’avoir remporté le collège électoral, j’ai gagné le vote populaire si on déduit les millions de gens qui ont voté illégalement », sans avancer la moindre preuve314,315. Le site Politifact trouve dans les déclarations de Donald Trump, pour l’année 2015, 76 % de mensonges complets ou partiels, ce qui le place en tête des personnalités politiques américaines dont les propos sont le plus souvent « archi-faux, faux ou plutôt faux »308.

Après la victoire de Trump à l’élection présidentielle, Paul Krugman, Prix Nobel d’économie en 2008, souligne l’ignorance de l’Amérique dite « des élites » pour l’Amérique dite « profonde » et Margaret Sullivan (en), l’éditorialiste du Washington Post, paraphrase la thèse de Peter Thiel (investisseur de la Silicon Valley et soutien de Donald Trump) lorsqu’il explique que : « Les journalistes prennent toujours Trump au pied de la lettre mais sans le prendre au sérieux » alors que « ses électeurs, en revanche, le prennent au sérieux mais ne le prennent pas au pied de la lettre » et que donc, « par exemple, quand il propose de construire un mur à la frontière mexicaine, les journalistes exigent des détails, veulent savoir comment il va s’y prendre », alors que ses électeurs « comprennent qu’il ne veut pas vraiment édifier un mur et entendent simplement qu’il propose une politique migratoire plus saine et plus intelligente. »316,317.

Positionnement des médias

Plus de 76 % de la presse américaine soutient Hillary Clinton, contre moins de 5 % pour Donald Trump318. De nombreux titres de presse appelant traditionnellement à voter pour le candidat républicain s’opposent à lui319. En dépit du soutien du New York Post de Rupert Murdoch et de The National Enquirer durant la primaire républicaine, des articles extrêmement négatifs sont publiés quotidiennement sur Donald Trump320.

Durant la campagne, le groupe médiatique de Rupert Murdoch, notamment la chaîne de télévision Fox News, soutient activement la candidature de Trump321. C’est également le cas du site d’extrême droite Breitbart News, que le directeur Steve Bannon quittera pour diriger la fin de la campagne du candidat républicain, avant de devenir conseiller stratégique à la Maison-Blanche.

Après l’élection, des médias influents comme The New York Times et The Washington Post reconnaissent n’avoir pas su capter la colère d’une partie de l’électorat américain322,323. L’économiste Paul Krugman souligne l’ignorance de l’« Amérique des élites » pour l’« Amérique profonde »324.

Élection

Le 8 novembre 2016, Donald Trump remporte l’élection présidentielle. Il renverse la tendance annoncée en particulier en Floride et en Caroline du Nord, que les sondages avaient majoritairement anticipés comme favorables à Hillary Clinton, ainsi que dans le Michigan, dans le Wisconsin et en Pennsylvanie, traditionnellement démocrates, et que les enquêteurs prévoyaient également penchant pour le camp démocrate. Ces cinq États lui ont apporté un total de 74 grands électeurs325. Son discours protectionniste et hostile à l’immigration clandestine lui permet ainsi de s’imposer dans la Rust Belt, région anciennement industrielle qui a subi de plein fouet les dégâts des délocalisations et des politiques de libre-échange. Il se voit au total attribuer 306 grands électeurs contre 232 à sa rivale. Celle-ci obtient 2,87 millions de voix (2,1 points de pourcentage) de plus que lui326,327,328. Un tel cas de figure, dû au mode de scrutin indirect et à la pratique du winner takes allc, s’est présenté seulement quatre fois dans le passé, lors des élections présidentielles de 1824, 1876, 1888 et 2000329. Un tel écart en nombre de voix (mais pas en pourcentage) constitue un record historique pour ce système électoral, ce qui réactive les critiques à son égard ainsi que les appels à le réformer330 (Donald Trump s’était d’ailleurs opposé à ce système en 2012)331. Donald Trump remporte le suffrage des électeurs âgés de plus de 45 ans (53 %, contre 45 % à Clinton), des électeurs masculins (53 %, contre 41 % à Clinton), des électeurs peu diplômés (51 % des électeurs n’ayant pas dépassé le collège ou le lycée et 53 % des électeurs ayant fréquenté un établissement d’études supérieures mais sans en être diplômé, contre respectivement 45 % et 43 % à Clinton), des électeurs blancs (58 %, contre 37 % à Clinton) et des électeurs hétérosexuels (48 %, contre 47 % pour Clinton)332.

Cette victoire fait démentir les projections. Sur un échantillon de 376 sondages publiés entre mai 2015 et novembre 2016, seulement 30 ont annoncé Donald Trump en tête325 ; les derniers publiés annonçaient une avance d’environ 3,5 points de pourcentage à Hillary Clinton et une nette victoire pour celle-ci au niveau des grands électeurs333,334. Tout au long de sa campagne, la plupart des politologues l’avaient donné perdant335 et de nombreux commentateurs assurent que sa victoire est improbable voire impossible336,337. Après cette élection, les médias américains, qui soutenaient Hillary Clinton à 75 % et Donald Trump pour moins de 5 %, confessent avoir été incapables de capter le sentiment du pays profond338,339,340,322.

La candidate écologiste Jill Stein dépose des demandes de recomptage des voix dans trois États où les résultats ont été serrés341, mais l’opération confirme la victoire de Trump dans le Wisconsin342, et est annulée par la justice fédérale dans le Michigan343.

Donald Trump devient le président le plus âgé et le plus riche jamais élu par les Américains pour un premier mandat, devant George Washington344,345, et le seul à accéder à cette fonction sans avoir exercé auparavant un mandat électif et/ou des responsabilités militaires346. Dans son livre Le Feu et la Fureur : Trump à la Maison-Blanche, paru en janvier 2018, Michael Wolff affirme que Donald Trump ne voulait en réalité pas devenir président et cherchait avant tout à se faire de la publicité, en se présentant à une élection qu’il n’imaginait pas pouvoir gagner347.

Période de transition

Le 8 novembre 2016, alors que Donald Trump se voit attribuer 306 des 538 grands électeurs du collège électoral, désignant le président pour la Maison-Blanche, le Parti républicain est également sur le point de contrôler la Chambre des représentants, le Sénat et donc la Cour suprême348. Pour le politologue Vincent Michelot, « c’est du jamais-vu depuis les années 1930. Même Reagan a gouverné avec une majorité démocrate à la Chambre des représentants »349. Il s’agit de la sixième fois depuis 1900 que les Républicains ont la mainmise sur le Congrès et la Maison-Blanche350.

Alors que son élection est suivie de manifestations dans des grandes villes américaines pour protester contre sa victoire351, il adopte dans ses premières déclarations un ton ouvert et apaisé, y compris contre d’anciens adversaires qu’il avait durement attaqués au cours de sa campagne, Hillary Clinton en particulier352 en précisant qu’il ne compte pas « nuire aux Clinton » car « cela diviserait vraiment beaucoup le pays »353. Dans la lignée de sa campagne, il continue de s’exprimer sur Twitter sur un ton polémique : il réagit ainsi aux manifestations en affirmant qu’il s’agit de « manifestants professionnels incités par les médias »354, mais revient sur ses propos en louant la « passion » des manifestants « pour notre grand pays »355. Dans plusieurs tweets, il raille et contredit le New York Times au sujet du suivi de sa campagne et de la période de transition356.

Il rencontre des hommes d’affaires indiens, ainsi que le président argentin Mauricio Macri et le Premier ministre japonais, Shinzō Abe, en présence de sa fille Ivanka, vice-présidente de sa société The Trump Organization357. Devant l’engagement répété de Donald Trump à se retirer de l’accord de partenariat transpacifique, le président chinois Xi Jinping invite les dirigeants de la zone Asie-Pacifique à soutenir l’accord régional de libre-échange concurrent que son pays leur a proposé358. La décision de Donald Trump explique, selon certains médias, la décision de John Key, Premier ministre néo-zélandais et « fervent artisan » de l’accord de partenariat transpacifique, de ne pas se représenter359. Peu après, Donald Trump s’entretient avec Tsai Ing-wen, présidente de Taïwan, ce qui constitue une première depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux États en 1979 ; cet échange entraîne une « protestation solennelle » du pouvoir chinois, suivie par la réaffirmation par la Maison-Blanche de son soutien à la politique de « la Chine unique »360. Sur Twitter, Donald Trump accuse ensuite la Chine de dévaluer sa monnaie pour mieux concurrencer les entreprises américaines et de « de bâtir un vaste complexe militaire en mer de Chine méridionale »361.

Donald Trump et Shinzō Abe, le Premier ministre japonais, le 17 novembre 2016.

Le 13 novembre 2016, il annonce qu’il renoncera à son salaire de président (400 000 dollars annuels) et qu’il ne percevra que le dollar symbolique auquel l’oblige la loi362.

Il achève la période de transition avec le plus faible taux d’approbation des deux décennies précédentes dans l’opinion publique pour un président des États-Unis363. Vincent Michelot souligne « le caractère exceptionnel » de la période de transition, menée avec une forte publicité contrairement aux habitudes et en entraînant un retard important dans les nominations : « Ceci est d’autant plus inquiétant que les ministres désignés ont en commun de n’avoir aucune expérience du secteur public. Et que certains de ses membres sont non seulement inexpérimentés, mais aussi hostiles à l’existence même du ministère qu’ils vont diriger »364.

Élection par le collège électoral

Le scrutin de la présidentielle étant indirect aux États-Unis, l’élection définitive de Donald Trump n’est effective qu’à l’issue du vote du collège électoral365. Jusqu’à la réunion de celui-ci, le 19 décembre 2016, l’identité de nombreux grands électeurs républicains est révélée par des associations anti-Trump et plusieurs d’entre eux sont alors victimes de harcèlement et de menaces de mort afin qu’ils changent leur vote366,367. Donald Trump obtient néanmoins le vote de 304 grands électeurs contre 227 à Hillary Clinton368, deux votes seulement lui faisant défaut contre cinq à sa rivale démocrate369.

Nominations

Article détaillé : Présidence de Donald Trump.

Durant la période de transition, Donald Trump s’entoure d’une équipe de transition et commence à désigner les membres de son futur gouvernement, dont les principaux postes sont attribués comme suit :

  • Secrétaire du Trésor (ministre des Finances) : Steven Mnuchin, ancien vice-président exécutif de Goldman Sachs devenu multimillionnaire, avant d’être nommé directeur financier de la campagne électorale de Donald Trump370.
  • Procureur général (ministre de la Justice) : Jeff Sessions, sénateur républicain de l’Alabama classé parmi les élus les plus conservateurs du Congrès, connu pour son opposition à l’immigration, au mariage des personnes de même sexe et au droit à l’avortement. C’est aussi un partisan de l’usage de la torture par l’armée ainsi qu’un climato-sceptique convaincu371.
  • Secrétaire d’État (ministre des Affaires étrangères) : Rex Tillerson, président-directeur général d’ExxonMobil, a été décoré en 2013 par Vladimir Poutine de l’ordre de l’Amitié, la plus haute distinction russe pour un civil372.
  • Secrétaire au Commerce (ministre du Commerce et de l’Industrie) : Wilbur Ross, homme d’affaires et ancien banquier dont la fortune était estimée à 2,9 milliards de dollars en 2014, surnommé le « Roi de la faillite » en raison des nombreux rachats d’entreprises en difficulté, revendues un bon prix après restructurations et licenciements373.
  • Secrétaire à l’Éducation (ministre de l’Éducation) : Betsy DeVos, femme d’affaires milliardaire mariée à Dick DeVos, classé 88e fortune américaine avec 5,1 milliards de dollars, c’est une militante très active en faveur de l’éducation religieuse financée par l’État374.
  • Secrétaire à la Santé et aux Services sociaux (ministre de la Santé) : Tom Price, chirurgien et président républicain de la Commission budgétaire de la Chambre des représentants, c’est un adversaire de l’avortement et un farouche opposant à la réforme de l’assurance-maladie « Obamacare »372.
  • Secrétaire au Travail (ministre du Travail) : Andrew Puzder, président-directeur général de CKE Restaurants, maison mère des chaînes de restauration rapide Carl’s Jr. et Hardee’s. C’est un farouche adversaire du relèvement du salaire minimum, de l’amélioration des conditions de travail des salariés dans la restauration et de la généralisation de la couverture santé375.
  • Secrétaire aux Transports (ministre des Transports) : Elaine Chao, ex-banquière internationale et ancienne secrétaire au Travail sous la présidence de George W. Bush.
  • Directeur du National Economic Council : Gary Cohn, directeur général adjoint de Goldman Sachs, présenté avant cela comme le favori pour succéder au PDG de la banque, Lloyd Blankfein. Il a pour rôle de coordonner la politique économique gouvernementale376.

La nomination de financiers, d’hommes et de femmes d’affaires fortunés à des postes-clés, ainsi que la présence de nombreux lobbyistes au sein de l’équipe de transition sont dénoncées par la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, qui interpelle le président-élu une lettre datée du 15 novembre, l’accusant d’être « déjà en train d’échouer » dans sa promesse de ne pas être aux mains des élites en nommant « une kyrielle de banquiers de Wall Street, d’initiés de l’industrie et des lobbyistes au sein de [son] équipe de transition ». La sénatrice souligne que « 72 % des Américains, démocrates comme républicains, pensent que « l’économie américaine est truquée au bénéfice des riches et des puissants », et appelle Trump à ne pas inclure ces personnes de son équipe377. Lors d’un entretien accordé le 13 novembre à la chaîne de télévision CBS, le milliardaire avait expliqué qu’il était difficile de trouver des gens pour travailler avec le gouvernement sans qu’ils aient des liens avec les lobbys, estimant que Washington était, « dans sa totalité », un « énorme lobby »373.

En se basant sur les nominations connues au 13 décembre 2016, le site américain Quartz a calculé que les 17 membres du futur gouvernement Trump disposaient de 9,5 milliards de dollars, soit autant que les 109 millions d’Américains les plus pauvres378.

Le 21 décembre, Carl Icahn est désigné au poste de conseiller spécial du président pour la réforme des régulations de l’économie. Homme d’affaires richissime, dont la fortune estimée à 20 milliards de dollars s’est entièrement bâtie à Wall Street, Icahn s’est fait une spécialité des prises de participation hostiles dans les entreprises en difficulté. En octobre 2015, il avait lancé un comité d’action politique en faveur de Donald Trump, doté de 150 millions de dollars. Au titre de conseiller spécial, il interviendra dans la désignation du nouveau président de la SEC, l’autorité de contrôle de la bourse américaine, prévue en janvier 2017379.

Prises de position

Dans les semaines suivant son élection, il fait en sorte de tenir ses promesses de campagne concernant la préservation d’emplois dans les entreprises manufacturières américaines380. Le 29 novembre 2016, le chauffagiste Carrier, qui prévoyait de délocaliser 1 400 emplois au Mexique, annonce qu’il va en préserver un millier dans le pays à la suite de négociations avec Donald Trump381. Le 28 décembre suivant, l’opérateur de téléphonie mobile Sprint Nextel fait savoir qu’il va rapatrier 5 000 emplois aux États-Unis et remercie Donald Trump pour son implication dans ce projet382. Le 3 janvier 2017, le groupe automobile Ford, menacé par le président élu d’importantes taxes d’importation, revient sur sa décision de construire une nouvelle usine au Mexique, préférant utiliser une partie des 1,6 milliard de dollars prévus pour le projet pour le développement d’un site dans le Michigan, durement frappé par la désindustrialisation383.

Le 3 janvier 2017, sous la pression de Donald Trump, les parlementaires républicains renoncent à réduire les pouvoirs du Bureau d’éthique parlementaire, un organisme indépendant chargé d’enquêter sur les violations éthiques des élus384,385.

Après la décision de Barack Obama d’expulser 35 diplomates russes en raison de l’accusation d’ingérence de la Russie dans la campagne électorale, Donald Trump se montre sceptique et salue « l’intelligence » de Vladimir Poutine, qui a décidé de ne pas lancer de représailles386. Sur fond de crainte d’une nouvelle guerre froide, certains observateurs soulignent la volonté de Barack Obama de mettre en difficulté le président élu387,388. Une fois élu, il demande à la Russie « une diminution de la violence en Ukraine et la restitution de la Crimée »389.

Après son élection, Donald Trump continue de s’exprimer largement sur Twitter, y compris en matière diplomatique. Le 5 janvier 2017, l’agence de presse officielle chinoise Xinhua déplore ainsi son « obsession de la diplomatie Twitter »390. Après avoir contredit le principe de la Chine unique, ce qui occasionne des tensions avec le régime de Xi Jinping, il finit par le reconnaître lors d’un entretien avec ce dernier en février 2017, ce qui rassure également le Japon391.

Le 11 janvier 2017, soit neuf jours avant l’investiture de Trump, le président mexicain, Enrique Peña Nieto, affirme, comme son prédécesseur Vicente Fox, que son pays ne paiera pas pour le mur promis par Trump lors de sa campagne et dont le coût serait estimé à 25 milliards de dollars. Il se dit néanmoins prêt à mener des négociations ouvertes avec le nouveau président, notamment sur les questions d’immigration392.

Avant et après son élection, des responsables des institutions européennes telles que Donald Tusk (président du Conseil européen), Martin Schulz (président du Parlement européen) ou Pierre Moscovici (commissaire européen) expriment leur défiance à son égard393,394. En janvier 2017, Donald Trump déclare que l’Union européenne est « un instrument au service de l’Allemagne ». Il qualifie le Brexit de « succès pour le Royaume-Uni ». Il considère que la crise migratoire en Europe et la position de l’Allemagne sur cette question sont à l’origine de leur départ395.

Trump tient en outre des propos critiques envers l’OTAN, qu’il accuse de n’avoir pas su s’adapter à la menace terroriste. Il regrette par ailleurs que cinq États seulement respectent l’objectif fixé par l’Otan de consacrer 2 % de son PIB aux dépenses militaires395.

Président des États-Unis

Article détaillé : Présidence de Donald Trump.

Investiture

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De nombreux artistes refusent de participer à l’investiture du nouveau chef de l’État les 19 et 20 janvier 2017. Le chanteur de country Toby Keith accepte de se produire sur scène, et la jeune lauréate de l’émission America’s Got Talent, Jackie Evancho, chante l’hymne national après la prestation de serment.

Donald Trump devient officiellement le 45e président des États-Unis en prêtant serment au Capitole à Washington, D.C. le 20 janvier 2017 à 12 h EST (soit 18 h CET).

Une polémique éclate sur l’importance de la foule présente sur le Mall de Washington, D.C. le jour de son investiture, estimée par de nombreux médias comme étant très inférieure à celle ayant assisté à l’investiture de Barack Obama huit ans plus tôt396 (les chiffres avancés sont de 250 000 personnes en 2017 contre 1,8 million en 2009)397, ce que l’équipe du nouveau président réfute totalement, le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer déclarant : « Ce fut la plus grande foule ayant assisté à une investiture, point barre »398,399,400 et la conseillère Kellyanne Conway expliquant promouvoir « les faits alternatifs »398.

Dès le lendemain de son investiture, il est confronté à d’importantes manifestations de protestation, principalement féministes401, dont la principale, la Marche des femmes sur Washington, D.C., réunit entre 500 000 et un million de personnes. Des manifestations similaires ont lieu dans 400 autres villes américaines et dans 70 pays, les organisateurs estimant qu’entre deux et trois millions de personnes y ont participé402,403. Les investitures de présidents tels que Richard Nixon en 1973, Ronald Reagan en 1981 et George W. Bush en 2001 avaient elles aussi donné lieu à des manifestations, sans toutefois atteindre la même ampleur ; la manifestation précédente la plus importante n’avait ainsi réuni que 60 000 participants en 1973404,405,406.

Simultanément, lors de sa visite au quartier général de la CIA, Donald Trump déclare être en guerre contre les journalistes qu’il qualifie d’« êtres humains les plus malhonnêtes sur terre »407.

Cent premiers jours

Trump signant l’ordre exécutif qui relance les projets de construction de deux oléoducs.

Article connexe : Décret présidentiel 13769.

Dès sa nomination, il signe un décret fédéral demandant aux agences gouvernementales de limiter les réglementations relatives à l’Obamacare408. Les premiers décrets signés par Donald Trump sont le retrait des États-Unis de l’Accord de partenariat transpacifique (TPP), le gel de l’embauche de fonctionnaires fédéraux, un décret consistant à interdire le financement d’Organisations non gouvernementales internationales qui soutiennent l’avortement409, la relance des projets de construction de deux oléoducs, Keystone XL (du Canada aux États-Unis), qui avait été bloqué par Barack Obama pour des raisons environnementales, et Dakota Access (du Dakota du Nord à l’Illinois), préalablement abandonné en raison de la mobilisation de la tribu Sioux de Standing Rock et des organisations écologiques410, ainsi que la sécurisation de « la frontière sud des États-Unis grâce à la construction immédiate d’un mur »411.

Par ailleurs, il annonce rapidement son intention de se présenter pour un second mandat et dévoile dès janvier 2017 son slogan pour 2020, « Keep America great! »412 (« Gardons sa grandeur à l’Amérique ! »), en résonance avec son slogan de 2016, « Make America Great Again! ». Il nomme en outre un directeur de campagne, Brad Parscale, qui a déjà travaillé pour lui lors de la campagne de 2016413.

Après son accession à la présidence, Trump continue d’utiliser Twitter pour annoncer certaines de ses positions, ou simplement pour réagir à l’actualité. Son usage intensif du réseau social — sur lequel il est suivi par plusieurs millions de personnes et qui lui sert notamment à contourner les médias traditionnels, qu’il juge trop critiques envers son action — lui vaut d’être qualifié par Le Monde de « premier président-Twitter des États-Unis »414. En pleine tension diplomatique entre les États-Unis et le Mexique, il twitte pour dénoncer le déficit commercial américain avec le pays voisin et le refus du gouvernement mexicain de payer le mur de séparation entre les deux pays, suscitant l’annulation de sa rencontre avec le président Peña Nieto415,416. De même, il affiche sur le réseau social son soutien à une manifestation contre l’avortement417.

Le 27 janvier 2017, lors de la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste418, il signe un décret interdisant l’entrée sur le territoire américain aux réfugiés de toutes nationalités pendant 120 jours, aux ressortissants irakiens, iraniens, soudanais, libyens, somaliens et yéménites pendant 90 jours, et indéfiniment aux ressortissants syriens, à l’exception des détenteurs de visa diplomatique et des membres d’institutions internationales. Les pays visés sont tous des pays majoritairement musulmans. Face au tollé, Donald Trump se justifie en expliquant lors d’une conférence de presse qu’il souhaite protéger les Américains des « terroristes islamistes radicaux ». Certains médias observent néanmoins une incohérence dans ces propos puisque l’Arabie saoudite, dont de nombreux ressortissants ont perpétré des attentats sur le sol américain, n’est pas visée par ce décret, probablement pour des raisons économiques419. Dans une interview sur une chaîne chrétienne, il souligne par ailleurs que dorénavant, les réfugiés chrétiens et d’autres minorités religieuses au Moyen-Orient, seront privilégiés par rapport aux réfugiés musulmans420,421. L’Iran décide d’appliquer le principe de réciprocité et interdit à son tour l’entrée sur son territoire aux ressortissants américains jusqu’à ce que la décision de Trump soit levée422. Sa décision d’interdire l’entrée sur le territoire américain des ressortissants de ces sept pays musulman et des réfugiés du monde entier provoque des manifestations sur tout le territoire américain423 et des protestations aux quatre coins du monde424.

L’État de Washington annonce le 30 janvier son intention de porter plainte contre le décret anti-immigration. Plusieurs entreprises dont le siège est situé dans cet État, dont Amazon et Expedia, indiquent qu’elles s’associeront à ce recours devant la cour fédérale de l’État425. Le 31 janvier, Trump limoge la ministre de la Justice par intérim Sally Yates, après qu’elle eut critiqué publiquement le décret anti-immigration et ordonné aux procureurs fédéraux de ne pas le défendre devant les tribunaux426.

Le 3 février, un juge fédéral de l’État de Washington rend une décision qui bloque l’exécution du décret anti-immigration sur l’ensemble du territoire américain, afin de permettre l’examen de la plainte déposée par le ministre de la Justice de cet État427.

Donald Trump nomme son conseiller stratégique Steve Bannon au sein du National Security Council, l’organe de décision au cœur du pouvoir pour les questions de sécurité nationale et de politique étrangère428. Bannon, qui a dirigé le site Breitbart News, est notamment réputé être un suprématiste blanc429.

Le 13 février 2017, Donald Trump est contraint de forcer son conseiller à la sécurité nationale, Michael T. Flynn, à démissionner. Ce dernier est soupçonné d’avoir menti — notamment au vice-président Mike Pence — sur la nature de ses conversations téléphoniques de décembre 2016 avec l’ambassadeur de Russie aux États-Unis430, et d’être potentiellement vulnérable à un chantage russe431.

Le 15 février 2017, un article du New York Times révèle qu’avant son élection à la Maison-Blanche, des membres de l’équipe de campagne de Trump, dont Paul Manafort, ont eu des contacts répétés avec de hauts responsables des services de renseignement russes. Selon le quotidien, les services de renseignement américains enquêteraient afin de déterminer si des membres de l’équipe de Donald Trump étaient de connivence avec les Russes pour influer sur le cours de l’élection432.

Le 15 février 2017, Andrew Puzder doit retirer sa candidature au poste de ministre du Travail, à la suite de révélations le conduisant à reconnaître qu’il avait employé au noir une femme de ménage en situation irrégulière pendant plusieurs années433.

Le 4 mars au matin, par une série de tweets, Donald Trump accuse son prédécesseur Barack Obama de l’avoir mis sur écoute dans sa Trump Tower durant la période de transition, en le traitant de « sale bonhomme » et de « malade », sans pour autant indiquer sur quoi se fondent ses allégations434. Cette absence de preuve est confirmée lors de l’audition des responsables du FBI et de la NSA par une commission du Congrès le 20 mars, où aucun élément n’est fourni pour étayer cette accusation435.

Accusations de conflits d’intérêts

L’analyse des déclarations d’actifs de Donald Trump publiée en novembre 2016 par le Washington Post révèle qu’au moins 111 entreprises appartenant à Trump ont fait des affaires dans dix-huit pays et territoires à travers l’Amérique du Sud, l’Asie et le Moyen-Orient, certaines dans des pays avec lesquels les États-Unis entretiennent des relations financières ou diplomatiques délicates, comme l’Arabie saoudite, la Turquie, les Émirats arabes unis, la Chine, Israël, l’Azerbaïdjan, l’Indonésie ou le Panama.

En dépit du risque important de voir ces liaisons d’affaires devenir autant de sources de conflits d’intérêts, Trump annonce son refus de vendre ses actifs ou de les confier à un gestionnaire indépendant avant d’entrer à la Maison-Blanche, contrairement à la tradition suivie par la plupart des derniers présidents américains, de Reagan à Bush, préférant s’engager à laisser la gestion de ses entreprises à ses enfants et à des cadres436.

Cette situation inédite place le conglomérat de Trump dans une position sans précédent dans l’histoire présidentielle américaine, à la fois comme possible voie d’accès pour des intermédiaires en quête des faveurs de la présidence, et comme cible potentielle d’attaques ou de menaces à l’étranger. Pourtant, Donald Trump reconnaît lui-même comme « un petit conflit d’intérêt » le contrat de 10 millions de dollars conclu en 2014 avec le consortium turc Doğan Holding, devenu depuis un influent soutien du régime répressif d’Ankara. Les conseillers en éthique voient davantage ce contrat comme une source de revenus personnelle qui pourrait exposer Trump à des influences étrangères et faire pencher ses prises de décisions en tant que chef de l’exécutif.

D’autre part, de nombreux projets et biens immobiliers de Trump sont soutenus par des prêts consentis par de grandes banques étrangères, certaines allemandes ou chinoises comme la Bank of China, que Trump a pourtant régulièrement critiquée. Ainsi la Deutsche Bank, qui se trouve être le plus important créancier de Trump, est par ailleurs en cours de négociation pour le règlement éventuel de plusieurs milliards de dollars dans le cadre des abus liés à la crise des subprimes. La négociation de cette sanction est conduite avec le ministère de la Justice, lequel sera dirigé prochainement par des responsables nommés par Donald Trump.

La question des avoirs de Trump à l’étranger reste toujours en suspens, celui-ci ayant refusé d’autoriser l’audit financier de ses investissements ainsi que de fournir certains documents tels que sa déclaration de revenus, qui permettraient une meilleure connaissance de ses comptes à l’étranger437,438.

Le 24 décembre 2016, Trump annonce son intention de dissoudre sa fondation pour « éviter ne serait-ce que l’apparence d’un conflit d’intérêt ». Cette annonce n’a pourtant quasiment aucune portée, sa fondation étant déjà de fait inactive par ordre de la justice américaine. D’autre part, une telle décision ne changerait rien aux liens capitalistiques de Trump avec les centaines de sociétés réunies dans son conglomérat, « opaque et non coté »439.

Le 11 janvier 2017, Donald Trump annonce les mesures destinées à empêcher d’éventuels conflits d’intérêts, notamment celle de placer la Trump Organization sous le contrôle d’un trust dirigé par deux de ses fils. Walter Shaub, directeur du Bureau pour l’éthique gouvernementale aux États-Unis (U.S. Office of Government Ethics), détaille longuement ce plan lors d’une conférence440, le jugeant « totalement insuffisant » et déclarant qu’il « ne remplit pas les normes suivies par les personnes qu’il a nommées à son gouvernement, ni par chaque président depuis quatre décennies »441. Walter Shaub rappelle les recommandations faites à Donald Trump par le bureau : « Il doit céder ses parts. Rien d’autre ne permettra de résoudre ces conflits »442.

Le 9 mars 2017, le Bureau des marques déposées de l’Administration d’État pour le commerce et l’industrie chinois donne son accord préalable à l’enregistrement de 38 marques déposées liées à Donald Trump, protégeant ainsi les droits de propriété intellectuelle du président américain et de sa famille en Chine. À l’instar du sénateur Ben Cardin, membre de la commission des affaires étrangères du Sénat, de nombreux sénateurs démocrates et des juristes estiment que l’accord de la Chine sur la « marque Trump » peut être considéré comme une forme d’avantage accordé par un gouvernement étranger, ce que la Constitution américaine interdit à un président en exercice443. En réponse à cette accusation de conflit d’intérêts, le responsable juridique de la Trump Organization déclare que le groupe cherchait à protéger ses droits en Chine depuis une dizaine d’années déjà. Pour autant, la demande d’enregistrement de ces marques commerciales a été déposée en avril 2016 par les avocats de Donald Trump, pour la plupart au nom de « Donald J. Trump »444.

Le 12 juin 2017, les procureurs généraux du Maryland et du District de Columbia déposent plainte contre le président Trump, considérant qu’il est au centre d’une « violation sans précédent de la Constitution445 ». Une plainte similaire avait été déposée le 23 janvier précédent par l’association Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (en)446.

Le 14 juin 2017, 196 sénateurs et représentants démocrates au Congrès déposent une plainte basée sur l’article premier, section 9, clause 8 de la Constitution des États-Unis, dite clause des émoluments étrangers ou clause des titres nobiliaires. Cette clause interdit à toute personne occupant une fonction publique d’« accepter cadeau, émoluments, fonction ou titre de quelque sorte que ce soit d’un roi, prince, ou d’un État étranger » sans l’accord du Congrès. Dans leur plainte, ces élus rappellent que cette clause « a été adoptée pour s’assurer que les dirigeants de notre nation ne seraient pas corrompus par une influence étrangère ou qu’ils ne placeraient pas leurs intérêts financiers particuliers devant l’intérêt national », et que l’absence de coupure nette entre Trump et ses entreprises place celui-ci dans une situation de conflit d’intérêts permanent447.

Le 28 mars 2018, un tribunal fédéral du Maryland déclare recevable la plainte déposée en juin 2017 par les procureurs généraux du Maryland et du District de Columbia. Dans sa décision, le juge fédéral indique que « les plaignants ont allégué de manière suffisante que le président viole les clauses sur les émoluments étrangers et nationaux de la Constitution en raison de son implication et la réception de profits de l’hôtel Trump International et ses dépendances à Washington, ainsi que les opérations de l’Organisation Trump dans cette affaire ». Il évoque notamment « un préjudice réel, clairement lié aux actions du président, et un préjudice qui peut être réparé par la cour ». L’instruction de cette plainte pourrait être le début d’un long combat judiciaire, les collectivités démocrates comptant exiger les déclarations fiscales de Donald Trump, qu’il a toujours refusé de rendre publiques448.

Retards dans les nominations, limogeages et démissions

Les principaux postes mis à part, l’administration de Donald Trump se distingue par un important retard dans la désignation de ses hauts fonctionnaires. En juin 2017, seuls 123 des 558 postes-clés ont été pourvus449, la nomination de divers candidats ayant en outre été refusée par le Sénat450. Au bout de deux mois, il faut remonter à George Bush père pour trouver un retard plus important dans la mise en place d’une administration. De nombreuses agences fédérales fonctionnent dès lors au ralenti, avec des dirigeants provisoires voire inexistants451.

Ce retard inédit résulte de plusieurs causes, à commencer par la lenteur des nominations : en juillet 2017, la Maison-Blanche n’avait proposé aucun candidat pour 357 des 575 postes de haut rang. Selon le New York Times, à cette date Donald Trump n’a annoncé que 38 % de ses choix, contre 78 % pour Barack Obama au même moment. Les observateurs imputent cette lenteur au fait que Trump n’a pas lancé suffisamment tôt le processus de nominations, par manque de préparation452. Sont également mis en cause sa volonté de réduire l’appareil étatique, et de privilégier certaines agences au détriment d’autres, telles que l’agence pour le développement international et l’agence de l’environnement451. D’autre part, l’opposition des sénateurs démocrates aux candidats proposés par l’administration Trump est taxée d’« obstructionnisme » par le camp républicain, celui-ci rendant ces derniers responsables de la confirmation, après six mois de présidence, de seulement 60 personnes sur 165 nominations453,454,455. Les sénateurs démocrates justifient cette lenteur par le temps pris par l’examen des conflits d’intérêts potentiels liés aux candidatures des hommes d’affaires désignés par Trump452.

Entre janvier et août 2017, l’entourage proche de Donald Trump à la Maison Blanche connaît douze départs, soit un total inédit sur une telle période. À ceux de Michael T. Flynn et d’Andrew Puzder, viennent s’ajouter d’autres démissions de collaborateurs haut placés, dont fin juillet du chef de cabinet de la Maison-Blanche, Reince Priebus456. Fin juillet également, le directeur de communication, Sean Spicer, est remplacé par Anthony Scaramucci, lui-même contraint à la démission dix jours plus tard. Ces départs et limogeages à répétition s’expliquent pour une bonne partie par l’enquête sur les liens entre son équipe de campagne et la Russie, ainsi que par ses échecs au Congrès et par des rivalités internes457,458. Pendant sa première année de présidence, Donald Trump doit remplacer plus du tiers de ses conseillers, ce qui représente un « turn-over » sans précédent au sein du gouvernement des États-Unis459. En mars 2018, la Brookings Institution estime que près de 43 % des postes les plus élevés de l’administration ont fait l’objet de démissions ou de départs forcés depuis l’entrée en fonction de Donald Trump460.

Politique intérieure

Le 24 mars, faute de majorité pour faire adopter le texte, Trump est contraint de retirer le projet de loi de réforme de la santé destiné à abroger la législation de protection sociale, dite « Obamacare »461. S’agissant de la promesse phare de sa campagne, cet échec est considéré de manière unanime comme un grave revers politique par la presse américaine, laquelle parle de « débâcle », d’« humiliation » ou de « preuve d’incompétence »462. Le 4 mai, lors d’un nouveau vote, la Chambre des représentants adopte le projet d’abrogation de l’Obamacare463. Le nouveau projet d’assurance maladie, surnommé « Trumpcare », est ensuite soumis à l’approbation du Sénat : selon un rapport du bureau du budget du congrès, le texte présenté pourrait priver 23 millions d’Américains de couverture maladie à l’horizon 2026464. Mais en juillet 2017, deux sénateurs républicains annoncent leur intention de voter contre la nouvelle mouture de « Trumpcare », rendant impossible une majorité au Congrès pour le projet. Face à ce nouveau revers, Donald Trump renvoie à plus tard la réforme de l’assurance-santé en appelant simplement le Congrès à « abolir Obamacare »465. Fin juillet, une proposition d’abrogation partielle d’Obamacare est rejetée par le Sénat466.

En septembre et octobre 2017, après le passage de l’ouragan Irma sur Porto Rico, Donald Trump fait l’objet de nombreuses critiques en raison de la lenteur des secours apportés à ce territoire américain. Il réagit en dénonçant la gestion de la crise par les autorités locales et en appelant à une réforme des infrastructures de Porto Rico, tout en soulignant que l’aide fédérale apportée à l’île ne serait pas éternelle. Ses déclarations alimentent encore la polémique : la maire de San Juan, notamment, accuse le président d’être « incapable de remplir l’obligation morale » d’aider la population portoricaine467,468,469.

Par ailleurs, dès les premiers mois de sa présidence, Trump prend un ensemble de mesures importantes sur le plan social et économique : il durcit l’accès des salariés aux comptes de retraite, autorise les entreprises de charbonnage à déverser leurs déchets dans les rivières et à exploiter les parcs naturels, annule l’obligation de déclarer les émissions de méthane, et restreint les fonds alloués aux organismes d’aide à l’avortement470. Dans le courant de sa première année à la Maison-Blanche, Trump nomme à trois fois plus de juges fédéraux que ne l’avait fait Barack Obama dans le même laps de temps. Effectuées à un rythme inhabituellement soutenu, ces nominations concernent des personnalités très conservatrices qui, nommées à vie, sont appelées à avoir une profonde influence sur la législation américaine471. En octobre 2018, la nomination controversée de Brett Kavanaugh fait basculer la Cour suprême à droite, les juges conservateurs — également nommés à vie — y devenant majoritaires472,473,474.

Économie

Article connexe : Guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.

Le 2 décembre 2017, le Sénat adopte un important projet de réforme fiscale, destinée à faire baisser les impôts pour les sociétés et les particuliers. Il s’agit de la première grande réforme du mandat présidentiel de Donald Trump — qui avait fait de la baisse des impôts l’un de ses principaux chevaux de bataille — après l’échec de l’abrogation de l’Obamacare475,476,477. Les opposants à cette baisse massive des impôts jugent qu’elle risque de ne bénéficier qu’aux grandes entreprises et aux plus riches tout en pénalisant sur le long terme les classes moyennes et les plus pauvres. Le New York Times parle ainsi d’un « braquage fiscal historique » : le journal estime que la réforme risque de creuser le déficit des États-Unis de 1,4 trillions de dollars en dix ans et, en abrogeant certaines des dispositions d’Obamacare, de priver d’assurance santé jusqu’à 13 millions d’Américains478.

Donald Trump bénéficie cependant, dans la première année de sa présidence, d’une conjoncture économique remarquable. La croissance de l’économie américaine est plus forte que prévu au troisième trimestre 2017, à 3 % en rythme annualisé. Alors qu’il souhaite privilégier les créations d’emplois aux États-Unis, le taux de chômage recule nettement et les indices boursiers sont au plus haut479. Le Dow Jones grimpe de 30 % début 2018 et les salaires des ouvriers progressent pour la première fois depuis longtemps480. La situation économique favorable se maintient durant l’année 2018 : les entreprises, grandes gagnantes de la réforme fiscale, investissent à un rythme élevé. En septembre 2018, le chômage tombe à son plus bas niveau depuis 1969 (3,7 %)481. Trump se targue, en novembre 2017, d’avoir créé depuis son élection 1,65 million d’emplois dans le secteur privé. Le nombre d’emplois créés, bien qu’important, est cependant inférieur à celui des 11 derniers mois du mandat de Barack Obama479. Les dépenses publiques et le déficit budgétaire continuent cependant à augmenter et l’investissement immobilier recule482. Donald Trump se félicite de ses résultats et déplore que les médias ne leur donnent pas suffisamment d’échos. CNN, tout en reconnaissant le mérite de Donald Trump dans la bonne santé de l’économie, rapporte que les résultats ne profitent pas suffisamment aux classes populaires — la réforme fiscale risquant au contraire d’augmenter les inégalités — et que l’explosion des déficits publics est porteuse de problèmes futurs483.

Sur le plan international, Donald Trump opère un virage protectionniste. Le 23 janvier 2017, il acte le retrait des États-Unis de l’accord de partenariat transpacifique, qu’il qualifie de traité destiné à avantager la Chine. Des commentateurs observent que cet accord de libre-échange avait été au contraire conçu par Barack Obama pour contrebalancer l’influence de Pékin en Asie, et que le retrait américain risque de laisser les mains plus libres à la Chine dans la région484. En 2017, il lance une renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain. Le nouvel accord, entré en vigueur le 1er octobre 2018, contient notamment des dispositions visant à protéger l’industrie automobile américaine485. En 2018, il lance une série de « guerres commerciales » qui visent la Chine, mais aussi l’Union européenne et d’autres pays comme le Canada. En janvier, il met en place pour une période de quatre ans des taxes douanières sur les machines à laver et les panneaux solaires, dont la Chine est une grande exportatrice486,487,488. En mars, il annonce des taxes de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium489. En désaccord avec cette politique, Gary Cohn, principal conseiller économique du président, donne sa démission490. D’autres taxes visant des produits chinois sont introduites dans le courant de l’année491,492,493, tandis que Pékin réplique en taxant des produits américains492,493. La politique commerciale de Trump suscite des tensions avec les alliés des États-Unis : en juin 2018, lors de la clôture du sommet du G7 au Québec, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, déclare que les nouvelles taxes américaines sont « insultantes » pour le Canada. Donald Trump annonce alors, par un tweet, qu’il se désolidarise du communiqué commun du G7 qu’il venait pourtant de signer494.

Retrait de l’accord de Paris sur le climat

Le 1er juin 2017, conformément à son programme électoral, il annonce le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, sans toutefois exclure de réintégrer le processus après renégociation, voire de conclure un « nouvel accord qui protège » les États-Unis495,496. En outre, il ne prévoit pas de sortie de l’accord avant fin 2020495. Il justifie sa décision par une volonté de défendre l’économie américaine, en s’appuyant sur des données jugées mal interprétées ou erronées497. Cette annonce provoque de vives critiques aux États-Unis, notamment de la part de Barack Obama et de milieux d’affaires498,499,500,501,502,503,504,501. Ce choix est également condamné par la quasi-totalité des dirigeants de la planète505,506. En août 2017, les États-Unis confirment leur présence à la conférence de Bonn sur le climat495.

« Russiagate »

Article détaillé : Affaire du Russiagate.

Le 31 octobre 2016, le FBI annonce que son enquête sur les supposés rapports entretenus entre Donald Trump et la Russie, ne permettent pas d’en trouver.

James Comey, directeur du FBI, témoigne en janvier 2017 devant le Congrès pour affirmer l’ingérence de la Russie durant les élections américaines de 2016 et confirme qu’une enquête est en cours. Le 2 mars, face aux critiques dont il fait l’objet à la suite de révélations de la presse sur ses contacts avec l’ambassadeur de Russie, Jeff Sessions, procureur général des États-Unis, annonce se récuser de toute enquête sur la présumée ingérence russe dans l’élection présidentielle.

Le 9 mai 2017, Donald Trump limoge le directeur du FBI James Comey, alors chargé de l’enquête sur les éventuelles collusions de son équipe de campagne avec la Russie. Le 8 juin, lors d’une déposition devant la Commission judiciaire du Sénat, James Comey déclare « avoir fait l’objet de pressions » et affirme que le président l’a limogé afin de « modifier la façon dont l’enquête sur la Russie était conduite » sans en apporter de preuves. Le 9 juin, les avocats de Donald Trump annoncent porter plainte contre Comey pour divulgation d’informations confidentielles et le président accuse Comey « d’avoir menti lors de son audition devant le Congrès », se disant prêt à « contredire sous serment à 100 % » son témoignage. Le 13 juin, avant de témoigner à son tour, Jeff Sessions déclare n’avoir pas omis de déclarer une rencontre avec l’ambassadeur russe et dément les allégations de collusion entre Moscou et l’équipe de campagne de Donald Trump, les qualifiant de « mensonge détestable et consternant ». Des sénateurs de la commission l’accusent de « répondre évasivement » et de « faire obstruction » à leurs questions.

Le 14 juin, le Washington Post affirme que le procureur spécial Robert Mueller ouvre une enquête sur la personne de Donald Trump pour entrave à la justice. Le lendemain, Trump qualifie dans un tweet les enquêtes en cours comme étant « la plus grande chasse aux sorcières de l’histoire politique américaine ». Le 18 juin, l’un de ses avocats affirme « qu’il n’existe pas d’enquête visant le président des États-Unis. Point à la ligne ».

Politique étrangère

Donald Trump impose rapidement, en politique étrangère, un style particulier et détonnant par rapport aux usages en vigueur. Fin mai 2017, il effectue sa première tournée diplomatique. Après des étapes en Arabie Saoudie et en Isräel, il assiste au sommet de l’OTAN puis à celui du G7, où son style et ses déclarations occasionnent des tensions avec les autres dirigeants. La réunion du G7 s’achève sans qu’aucune position commune sur le réchauffement climatique ait pu être trouvée507.

Le 19 septembre 2017, il s’exprime à la tribune de l’ONU pour exposer sa vision des relations internationales. Dans un discours d’une virulence inhabituelle pour les lieux, parsemé d’expressions imagées508, il revient notamment sur la crise avec le régime de Pyongyang, en se disant prêt à « détruire totalement » la Corée du Nord en cas d’attaque. Il dénonce également la « dictature socialiste » vénézuélienne et déclare que l’accord sur le nucléaire iranien est « un des pires auquel les États-Unis aient jamais participé ». Outre cette diatribe contre les « États voyous », il souligne que la contribution américaine à l’ONU représente pour les États-Unis un « fardeau financier injuste » et appelle à une réforme de l’institution509.

Le 12 janvier 2018, le Washington Post rapporte que la veille, lors d’une réunion à la Maison-Blanche consacrée à la protection des immigrés provenant d’Haïti, du Salvador et de plusieurs nations africaines, Donald Trump se serait interrogé, en présence de plusieurs sénateurs, sur l’intérêt d’accueillir aux États-Unis autant de gens venus « de ces pays de merde (shithole countries)d », ajoutant que les États-Unis devraient plutôt faire venir davantage d’immigrés de pays comme la Norvège. Lors de cette discussion, il aurait en outre rejeté l’éventualité d’un accord sur la protection des immigrés haïtiens, déclarant : « Pourquoi a-t-on besoin de plus d’Haïtiens ? Virez-les »510. Le jour même de la publication de l’article du Washington Post, les ambassadeurs du groupe africain aux Nations unies publient un communiqué condamnant les propos attribués à Donald Trump et réclamant des « rétractations » et des « excuses » de la part de ce dernier511. Les propos rapportés ne sont tout d’abord pas démentis par la Maison-Blanche. Puis le président américain, sans démentir le fond de ses propos, affirme le lendemain dans un tweet ne pas avoir utilisé « ce langage ». Les termes prêtés à Trump déclenchent un tollé et une vague d’indignation au niveau mondial : le président américain est accusé non seulement de grossièreté, mais aussi de racisme512,513,514.

Arabie Saoudite

En Arabie saoudite, première étape en mai 2017 de sa tournée diplomatique, il prend des positions à rebours de celles de son prédécesseur, en s’alignant sur la vision saoudienne de la région et en dénonçant le rôle de l’Iran515. Il se rend ensuite en Israël où il affirme sa foi en l’alliance israélo-américaine, sans proposer de solution précise pour le conflit israélo-palestinien516. Alors qu’il s’était engagé durant sa campagne à le réaliser dès le tout début de son mandat, il reporte le transfert de l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv-Jaffa à Jérusalem, réclamé aussi bien par la droite israélienne au pouvoir qu’au sein des conservateurs américains, contre lequel les pays arabes mènent une campagne de lobbying517.

Conflit israélo-palestinien

Le 6 décembre 2017, revendiquant une nouvelle approche sur le conflit israélo-palestinien, il reconnaît officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël et donne l’instruction d’y déplacer l’ambassade américaine518. Sa décision est saluée par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui déclare que l’annonce de Trump marque un « jour historique »519. Le Hamas appelle les pays arabes et musulmans à expulser les ambassadeurs américains de leurs territoires520.

Russie

Donald Trump préconise dès janvier 2017 une meilleure entente avec la Russie, notamment dans le cadre de la lutte contre l’organisation État islamique521. Les relations américano-russes sont cependant parcourues de périodes de tension, notamment dans le contexte de la guerre en Syrie. En avril 2018, Trump écrit dans un tweet que les relations des États-Unis avec la Russie sont « pires aujourd’hui qu’elles ne l’ont jamais été, y compris pendant la Guerre froide », et préconise une meilleure entente entre les deux pays522.

Le 16 juillet 2018, il rencontre le président russe Vladimir Poutine lors d’un sommet à Helsinki. Peu avant, il déplore à nouveau sur Twitter la détérioration des relations russo-américaines et en rejette en partie la faute sur le procureur Robert Mueller, qui vient d’inculper douze membres du renseignement russe dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence de la Russie dans la présidentielle américaine523. Interrogé par les journalistes à Helsinki sur cette affaire, il désavoue ses propres services secrets en déclarant qu’il ne voit pas pourquoi la Russie l’aurait fait. Devant le tollé suscité par sa déclaration, il affirme que sa langue avait fourché et qu’il ne voyait pas de raison « pour que la Russie ne l’ait pas fait »524,525.

Iran

Article détaillé : Retrait américain de l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien.

Le 8 mai 2018, il concrétise sa promesse électorale aux élections présidentielles américaine de 2016, par le retrait américain de l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien (dont l’acronyme anglais est JCPoA). Cette décision est vivement critiquée par les pays signataires de l’accord, mais approuvée par les pays du Moyen-Orient alliés des États-Unis. Le 21 mai 2018, Mike Pompeo, le secrétaire d’État américain, pose douze conditions pour tout nouvel accord avec l’Iran et promet en cas de refus les « sanctions les plus dures de l’Histoire ».

Corée du Nord

En vue de faire pression sur le régime nord-coréen, en réponse aux essais d’armes nucléaires et à l’usage d’armes balistiques, il annonce en avril 2017 l’envoi d’une « armada » vers la péninsule coréenne. La Corée du Nord se dit alors « prête à la guerre » et à répondre « à toute attaque nucléaire par le nucléaire »526. Mais alors que le commandement américain annonce l’envoi d’un groupe aéronaval, constitué du porte-avions USS Carl Vinson et de son escadre, depuis Singapour vers la péninsule coréenne, celui-ci se rend dans le port de Fremantle dans le sud de l’Australie, pour des exercices prévus de longue date avec la marine australienne527.

Début mars 2018, plusieurs polémiques et escalades verbales dans les relations américano-nord-coréennes font craindre un conflit nucléaire. Cependant, à la surprise générale, le leader nord-coréen propose au président américain une rencontre où seraient notamment négociés les différends liés au nucléaire. Donald Trump accepte l’invitation528. La rencontre est prévue pour le 12 juin 2018 à Singapour529, mais elle est annulée par Trump en mai en raison du retour de la rhétorique belliqueuse de la Corée du Nord et du rejet par le gouvernement nord-coréen des demandes de dénucléarisation formulées par l’administration américaine530. Quelques jours plus tard suite à une déclaration de conciliation de la Corée du Nord, la rencontre est maintenue comme prévu531. Cette rencontre est saluée par la communauté internationale532.

Mexique

Le 25 janvier 2017, il signe un décret donnant le coup d’envoi de la construction du mur à la frontière mexicaine qu’il avait promis pendant sa campagne.

Syrie

Le 7 avril 2017, à la suite de l’attaque chimique de Khan Cheikhoun, commis par l’armée syrienne, il fait bombarder la base aérienne d’Al-Chaayrate. Mi-mai 2017, il provoque une polémique en révélant, lors d’une rencontre à la Maison-Blanche avec le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, des informations jugées confidentielles sur les opérations menées par un « pays allié » contre l’organisation État islamique533. Le 12 juin 2017, le New York Times révèle qu’il s’agissait d’une opération de « hackers israéliens ayant pénétré une petite cellule de terroristes de Daesh en Syrie. C’est grâce à cette infiltration et au partage des informations récoltées que les services de renseignement américains ont appris que le groupe terroriste travaillait à la fabrication d’explosifs capables de tromper les scanners à rayons X des aéroports en les faisant ressembler exactement à des batteries pour ordinateurs portables534. En mars, le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis avait annoncé l’interdiction d’embarquer en cabine des appareils électroniques pour les voyageurs à destination des États-Unis en provenance d’aéroports en Arabie saoudite, en Égypte, aux Émirats arabes unis, en Jordanie, au Koweït, au Maroc, au Qatar et en Turquie535.

Rapport avec les médias

Après son investiture, il continue d’utiliser de façon régulière les réseaux sociaux, qui constituent selon lui un moyen de s’adresser directement aux citoyens sans passer par le biais des médias536. Le compte officiel Twitter de la Maison-Blanche et du président américain, @Potus, est administré par son assistant Dan Cavino. Donald Trump continue néanmoins à communiquer via son compte Twitter personnel, @RealDonaldTrump, beaucoup plus actif que le compte de la présidence. Il l’utilise de la même manière que pendant sa campagne, notamment pour critiquer les actions de ses opposants et des médias, ainsi que pour rappeler son agenda537. Très réactif sur Twitter, il s’y exprime « sans filtre » en employant souvent le registre de l’émotionnel, voire de l’invective538,539,540,541. Les tweets qu’il émet peuvent également avoir une incidence diplomatique : Donald Trump a ainsi provoqué des réactions de la part des autorités chinoises en tweetant de manière très directe son opinion sur la politique commerciale et militaire de la Chine542.

Entre janvier et avril 2017, le Centre Shorenstein (en) sur les médias et la politique de l’université Harvard examine ce que les journalistes de dix grands médias ont publié par écrit sur Donald Trump durant les cent premiers jours de sa présidence. De cette étude, il ressort que543,544 :

  • Trump domine la couverture médiatique. Il est le sujet de 41 % de toutes les nouvelles (trois fois plus que pour les précédents présidents américains).
  • Son aptitude à présider est mise en doute plus souvent en Europe qu’aux États-Unis.
  • La couverture journalistique crée un nouveau standard en matière de presse défavorable. Pas un seul media n’est plus positif que négatif.
  • Globalement, le ton est négatif dans 80 % des nouvelles (57 % négatif pour George W. Bush, 60 % pour Bill Clinton).
  • Le ton négatif s’élève à 93 % pour CNN et NBC, à 91 % pour CBS, à 87 % pour le New York Times, à 83 % pour le Washington Post, à 70 % pour The Wall Street Journal, à 52 % pour Fox News ; en Europe, le ton négatif atteint un record de 98 % pour ARD, de 84 % pour le Financial Times et de 74 % pour la BBC.
  • Les trois sujets les moins contestés par les journalistes sont l’économie (54 % de ton négatif), la menace terroriste (70 %) et les autres affaires de politique intérieure (72 %)543.

Commentant cette étude, plusieurs médias rappellent qu’une tonalité négative ne signifie pas que le traitement de l’information soit biaisé545,546. Commentant cette étude, le Washington Post souligne par ailleurs que « quand on fait des choses controversées – et les sondages montrent qu’une énorme quantité des choses que fait Trump le sont – on se retrouve critiqué par certaines personnes. Et quand on promet d’accomplir des choses extraordinaires et que les résultats contredisent vos promesses, il est difficile de couvrir cela comme une victoire. »547.

Pendant sa campagne et après son entrée en fonctions, Donald Trump entretient un rapport très conflictuel avec les médias de masse, qu’il accuse de partialité à son encontre. Il déclare avoir « une guerre en cours avec les médias » et va, dans ses tweets et ses diverses interventions, jusqu’à injurier les journalistes dans leur ensemble en les qualifiant d’« êtres humains les plus malhonnêtes du monde », de « menteurs », « imposteurs », « racailles », etc.548. Le 26 juin 2017, trois journalistes de CNN sont contraints à la démission pour avoir publié un article qui comportait des informations inexactes sur les liens entre un membre de l’entourage de Donald Trump et les milieux financiers russes. Le président réagit alors en dénonçant l’ensemble des « fake news » publiées sur son compte par divers grands médias américains549. Quelques jours plus tard, il retweete un montage vidéo qui le montre frappant à coups de poing un personnage portant le logo de CNN à la place de la tête. La violence des polémiques entre la Maison-Blanche et les médias atteint un niveau inédit, ce que Le Monde résume comme « une bataille de mots et d’invectives sans précédent ». Tout en réagissant régulièrement aux attaques de Trump, y compris par des scoops et des révélations, les médias américains en tirent également un profit économique : la couverture de la présidence Trump par les chaînes de télévision leur permet d’enregistrer des pics d’audience548.

Durant l’année 2018, ses rapports continuent à se dégrader avec les grands médias américains qu’il qualifie régulièrement de « fake news », et de « véritables ennemis du peuple » en réaction aux vives critiques soulevées après sa rencontre avec Vladimir Poutine à Helsinki550. En juillet de cette année, Arthur Gregg Sulzberger, directeur du New York Times, titre qui compte parmi les médias les plus violemment attaqués par Donald Trump551, confirme avoir eu un entretien avec le président à la Maison-Blanche, à la demande de ce dernier. Au cours de ces échanges, A. G. Sulzberger dit avoir prévenu le président « que ce langage incendiaire contribuait à une augmentation des menaces contre les journalistes et allait inciter à la violence », et l’avoir « imploré de revenir sur ses attaques démesurées contre le journalisme, que je pense être dangereuses et nuisibles pour notre pays »552. Le 16 août suivant, plus de 350 journaux, sites et magazines américains locaux et nationaux, progressistes et conservateurs, publient des éditoriaux pour réaffirmer leur droit d’informer face aux attaques du président, et pour insister sur l’importance de l’indépendance des médias

Polémiques autour de ses liaisons présumées

Le 12 janvier 2018, le Wall Street Journal affirme que l’actrice de films X Stormy Daniels aurait perçu 130 000 dollars juste avant l’élection présidentielle, en échange de son silence concernant une relation sexuelle qu’elle aurait eu avec Donald Trump en 2006, alors que son épouse Melania était enceinte de leur fils Barron. Le 13 février, l’avocat personnel du président affirme que la somme a bien été versée554. Début mars, l’actrice pornographique porte plainte pour faire invalider la clause de confidentialité liée au versement des 130 000 dollars555. Les avocats de Trump annoncent à leur tour qu’ils réclameront 20 millions de dollars à Stormy Daniels pour violation de l’accord556.

Le 20 mars 2018, l’ancienne playmate Karen McDougal porte plainte à son tour pour faire invalider une clause de confidentialité concernant la liaison qu’elle aurait eu avec Donald Trump. L’actrice et mannequin dit avoir perçu 150 000 dollars, dont la moitié aurait été versée à son avocat en accord avec Trump557.

Le 25 mars 2018, Stormy Daniels accorde à CBS un entretien dans lequel elle raconte avec force détails sa relation avec le futur président, qui lui aurait fait à l’époque miroiter une participation à The Celebrity Apprentice. Elle affirme en outre que l’entourage de Trump l’a menacée pour la dissuader de parler558,559. En septembre 2018, elle publie un livre racontant sa version de l’histoire560. Donald Trump, de son côté, dément catégoriquement avoir eu une liaison avec l’actrice561.

Positions politiques

Donald Trump en meeting à Phoenix, en août 2016.

Donald Trump se définit comme un « républicain conservateur »562, mais les commentateurs et les enquêtes d’opinion indiquent qu’il est beaucoup moins perçu comme un véritable conservateur (true conservative) ou comme une personne religieuse (religious) que les autres personnalités du Parti républicain563. Il indique être « totalement flexible sur beaucoup, beaucoup de sujets », et revendique sa capacité à être « imprévisible », ce qui le conduit régulièrement à changer de position564.

Il est parfois jugé sans « aucun équivalent dans l’histoire politique américaine »565,566,567,568 ou « inclassable »569. Soufian Alsabbagh le présente comme « un candidat nativistenationaliste »256. L’historien Serge Berstein estime qu’il « pratique le populisme de la même manière que les partis populistes européens »570 ; Soufian Alsabbagh, s’il souligne ses différences avec ces derniers, estime que son électorat partage des « motivations profondes » avec les leurs256. L’historien Robert Paxton juge qu’il ne représente pas « un extrémisme de droite, mais […] un extrémisme du centre, qui prône la suprématie de l’individu »571. Pour Hadrien Desuin, Trump représente un populisme nouvelle génération : « ultra-libéral en économie, il défend un État fort dans les domaines de la défense, de l’immigration et de la politique étrangère ». Pour certains universitaires comme Robert Kagan ou Pierre de Senarclens, il incarne un nouveau fascisme572.

Certains analystes le comparent à George Wallace, candidat indépendant à la présidence en 1968573,574,575,576,256, ou à Andrew Jackson, septième président des États-Unis577,578,579. Le seul président américain auquel Donald Trump se réfère dans son discours d’investiture par le Parti républicain est Richard Nixon à travers la reprise de son slogan « Law and order » (« La loi et l’ordre »), ce qui est perçu comme un changement important dans un parti habitué à se référer essentiellement à Ronald Reagan, et vise à mettre l’accent sur le thème de la sécurité nationale270,580. Bien qu’ayant des idées souvent opposées à celles de Ronald Reagan, tous deux sont parfois comparés car ils ont en commun de venir du milieu du spectacle, de ne pas être pris au sérieux par les élites et les médias lorsqu’ils lancent leur candidature pour la Maison-Blanche, et de susciter une grande incompréhension avec leur élection581,582.

Il reprend par ailleurs des théories du complot sur des sujets divers583,584,585 : Conspiracy Watch juge qu’il « peut être vu à plusieurs titres comme l’héritier direct de ce courant « pseudo-conservateur » analysé en son temps par l’historien Richard Hofstadter dans sa célèbre conférence sur le style paranoïaque dans la politique américaine », à savoir « un courant extrémiste de droite » qui n’avait plus été représenté à ce niveau depuis la candidature de Barry Goldwater en 1964586. Certains observateurs voient dans sa propension au mensonge une manifestation de l’ère post-vérité, dans la lignée de la campagne du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne587,588,589,590 ; le concept d’« hyperbole vraie », issu de son ouvrage The Art of the Deal (1987) et né de la plume de son nègre Tony Schwarz (en), est considéré comme une théorisation de cette technique qu’il a mise en pratique tout au long de sa carrière d’homme d’affaires591,592.

Ses biographes soulignent l’importance dans sa formation idéologique des sermons de Norman Vincent Peale à l’église Collégiale Marble de New York, qu’il n’a jamais cessé de fréquenter depuis son enfance, en particulier dans son rapport à la vérité et à la réussite matérielle593.

Vie privée

En 1977, il épouse Ivana Zelníčková, athlète et mannequin tchécoslovaque, qu’il rencontre en 1976 dans le bar Maxwell’s Plum594. Ils ont ensemble trois enfants : Donald Trump, Jr. (né le 31 décembre 1977), Ivanka Trump (née le 30 octobre 1981) et Eric Trump (né le 6 janvier 1984). Ils divorcent en 1992. Donald Jr, Ivanka et Eric occupent tous trois des postes dans l’empire financier de leur père ; Ivanka et Eric quittent par la suite ces fonctions pour travailler à la Maison-Blanche.

Donald Trump dément la rumeur d’une relation qu’il aurait entretenue avec Carla Bruni en 1991595, rumeur qu’il aurait lui-même lancée596.

Le 21 décembre 1993, il épouse l’actrice et présentatrice de télévision Marla Maples, avec qui il a une fille, Tiffany (née le 13 octobre 1993). Le couple se sépare en 1997597 et divorce le 8 juin 1999.

Depuis le 22 janvier 2005, il est marié à Melania Knauss, mannequin originaire de Slovénie avec laquelle il a un fils, Barron Trump (né le 20 mars 2006).

Par son fils Donald, Jr. et son épouse Vanessa Haydon Trump, il est grand-père de Kai Madison Trump (née le 12 mai 2007), Donald John Trump III (né le 18 février 2009), Tristan Milos Trump (né le 2 octobre 2011), Spencer Frederick Trump (né le 21 octobre 2012) et Chloe Sophia Trump (née le 16 juin 2014). Sa fille Ivanka et l’époux de cette dernière, Jared Kushner, lui ont donné trois autres petits-enfants : Arabella Rose Kushner (née le 17 juillet 2011), Joseph Frederick Kushner (né le 14 octobre 2013) et Theodore James Kushner (né le 27 mars 2016).

Donald Trump est un protestant presbytérien, et déclare aller à la Collégiale Marble de New York, une des plus anciennes églises des États-Unis, située au cœur de Manhattan, où il a été influencé par son pasteur Norman Vincent Peale, apôtre de la pensée positive598.

Dans la culture

Très médiatisé aux États-Unis dès les années 1980, Trump est depuis cette époque l’une des figures de la culture populaire américaine.

Lise Wajeman, professeure de littérature comparée, relève peu après l’élection présidentielle de 2016 qu’« en quelques mois s’est forgée sur la Toile une sorte d’anthologie éparse des avatars de Trump dans les séries, films, bandes dessinées, romans », en particulier chez ses opposants, ce qui répond selon elle « à une triple nécessité : comprendre d’où le phénomène vient, imaginer où il va, essayer de le combattre »599.

En 2016 et 2017 s’ouvre aux États-Unis un débat par articles interposés, entre universitaires spécialistes de philosophie et psychologie politique, examinant si Donald Trump, qui avait financé sa propre campagne (magnificence) possède ou non la « magnanimité » (conscience de ses grandes possibilités), vertu par excellence des gouvernants selon Aristote : Le magnificent M. Trump600 ; La magnificence et la possible magnanimité de Trump au deuxième abord601 ; Deux ou trois choses que Trump devrait apprendre d’Aristote602. Dans ce dernier article, Peter F. Cannavò clôt le débat en soulignant qu’il ne faut pas confondre conscience de ses propres possibilités, éventuellement grandes, et arrogance.

Les projets, l’action et la manière particulière de s’exprimer de Donald Trump ont causé l’apparition du vocable « trumpisation », qui a donné « trumpiser » et « trumpisme »)603. Il a été prononcé pour la première fois en public par l’ancien Premier ministre français Manuel Valls; ce néologisme a été accepté par le Conseil de la langue en Suède (trumpifiering)604.

En 2017, le chercheur Vazrick Nazari décerne à une mite le nom de Neopalpa donaldtrumpi en référence à la chevelure de Donald Trump605,606.

Livres

Fiction

Dans le roman American Psycho de Bret Easton Ellis (1991), Donald Trump est cité à plusieurs reprises par le protagoniste Patrick Bateman, qui le considère comme un modèle. A posteriori, des œuvres de fiction uchroniques ou dystopiques sont présentées comme des anticipations de l’élection de Donald Trump, telles que Le Complot contre l’Amérique de Philip Roth (2004) ou Cela ne peut arriver ici de Sinclair Lewis (1935) ; un rapprochement est également fait avec le personnage de Lex Luthor, ennemi de Superman élu président des États-Unis607,608,609,610,611. Dans La Parabole des talents, roman dystopique d’Octavia E. Butler publié en 1998, le sénateur Andrew Steele, dont les partisans s’assemblent afin de brûler des sorcières — ce qu’il condamne « dans un langage si doux que ses partisans étaient libres d’entendre ce qu’ils voulaient entendre » —, utilise le slogan de Ronald Reagan repris par Donald Trump, « Make America Great Again »599,612.

Journalisme

En janvier 2018, le journaliste Michael Wolff publie le livre Le Feu et la Fureur : Trump à la Maison-Blanche, qui décrit la première année de présidence de Trump comme particulièrement chaotique. Des témoignages rapportés par l’auteur mettent en doute les capacités intellectuelles de Trump ainsi que son aptitude à gouverner, voire sa santé mentale. Les ventes de l’ouvrage et son audience médiatique relancent le débat sur la question de l’équilibre mental de Donald Trump, ce qui provoque cette réaction de sa part sur Twitter : « En fait, tout au long de ma vie, mes deux plus grands atouts ont été ma stabilité mentale et le fait d’être, genre, vraiment intelligent […]. Je suis passé d’homme d’affaires TRÈS prospère à grande vedette de la télévision… à président des États-Unis (dès mon premier essai). Je pense qu’on peut me qualifier non pas de malin, mais de génie… et un génie très équilibré en plus ! »613.

En septembre 2018, le journaliste politique Bob Woodward publie le livre Fear : Trump in the White House, qui décrit une Maison-Blanche en proie au chaos et un président incompétent et dépassé par sa tâche, auquel son entourage va jusqu’à subtiliser des documents à signer pour l’empêcher de prendre des décisions dangereuses614,615.

Cinéma

Donald Trump a effectué divers caméos dans des œuvres cinématographiques, la plupart du temps en jouant son propre rôle616 :

Bob Gale, scénariste de la série Retour vers le futur, dit s’être inspiré de lui pour imaginer le personnage de Biff Tannen, devenu milliardaire dans un futur alternatif dans Retour vers le futur 2623.

En octobre 2016, pendant la campagne présidentielle, le cinéaste Michael Moore sort un film intitulé Michael Moore in TrumpLand qui, contrairement à ce que le titre peut laisser entendre, n’est pas une attaque frontale contre Donald Trump mais un plaidoyer pour Hillary Clinton624,625,626.

Télévision

Donald Trump a effectué de nombreux caméos dans des œuvres télévisuelles, en général dans son propre rôle616 :

En 1992, dans l’épisode L’Ange de la série Code Quantum, Donald Trump enfant (joué par Justin Thomson) est transporté avec ses parents par Sam Beckett devenu chauffeur de taxi. En 2000, un épisode des Simpsons, Les Simpson dans 30 ans, prédit son élection comme président des États-Unis : Lisa Simpson lui succède en 2030 après un bilan catastrophique638,639. Interrogé durant la campagne des primaires républicaines de 2016, le scénariste Dan Greaney indique que cette idée « est apparue logiquement comme la dernière étape avant de toucher le fond. Elle a été exploitée parce qu’elle était cohérente avec la vision d’une Amérique devenue folle »640.

Le 3 avril 2004, Ben Harper et Jack Johnson ont joué avec Toots and the Maytals dans Saturday Night Live (saison 29, épisode 16), un épisode avec Donald Trump comme invité principal634,635.

La 2 327e étoile lui est décernée en 2007 sur le Hollywood Walk of Fame, au titre de son émission de téléréalité The Apprentice124. Pour dénoncer la proposition de Trump d’édifier une muraille à la frontière mexicaine, l’artiste urbain Plastic Jesus s’est servi de cette étoile pour une œuvre éphémère, en l’entourant d’un mur fait de planches de bois, haut d’une quinzaine de centimètres et surmonté de fils barbelés641.

Dans la saison 5 de la série télévisée Scandal, le personnage de Hollis Doyle est inspiré de Donald Trump.

Sa candidature à l’élection présidentielle de 2016 puis sa victoire en font un personnage très récurrent des sketches lors des shows télévisés américains642. Parmi ces nombreuses caricatures, celle du Saturday Night Live portée par Alec Baldwin dans le rôle de Donald Trump rencontre un grand succès aux États-Unis et dans le reste du monde643,644,645, au point que les sketches sur Donald Trump et son entourage (notamment Kellyanne Conway646, Sean Spicer647, Steve Bannon648 et le président russe « ami » de Trump Vladimir Poutine649) font partie des chroniques phares de l’émission650. Donald Trump lui-même a vertement critiqué l’émission à plusieurs reprises sur Twitter651.

Musique

En 1990, le groupe The Time sort une chanson intitulée Donald Trump (Black Version), écrite par Prince652.

En 2011, le rappeur américain Mac Miller sort le morceau Donald Trump dans lequel il glorifie le mode de vie de l’homme d’affaires653.

Le 19 octobre 2016, quelques heures avant le dernier débat télévisé entre Hillary Clinton et le milliardaire, le rappeur Eminem diffuse via ses compte Twitter et Facebook une chanson intitulée Campaign Speech (Discours de campagne) dans laquelle il s’en prend violemment au candidat républicain654,655,656.

Peinture

En 1989, le peintre Ralph Wolfe Cowan (en) réalise un portrait de Donald Trump sur commande de ce dernier ; le tableau est exposé à la bibliothèque de Mar-a-Lago, le club privé de Donald Trump à Palm Beach, en Floride657.

Lors des primaires républicaines de 2016, l’artiste Illma Gore (en) partage sur un réseau social un portrait de Donald Trump intitulé comme son slogan de campagne Make America Great Again, qui le représente nu avec un micropénis, ce qui vaut à l’artiste des menaces de poursuites judiciaires de la part de l’équipe de Donald Trump658,659 et d’être agressée physiquement par un supporteur du candidat républicain660. Le tableau est ensuite exposé dans une prestigieuse galerie londonienne661.

À la même période, l’artiste Mindaugas Bonanu réalise une peinture sur le mur d’un petit restaurant de Vilnius, qui représente un baiser entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur le modèle du célèbre baiser entre Léonid Brejnev et Erich Honecker ; l’œuvre bénéficie d’une large communication virale662.

Jeu vidéo

Dans Donald Trump’s Real Estate Tycoon, un jeu de simulation économique de spéculation immobilière sorti en novembre 2002, le but du joueur est de devenir plus riche que Donald Trump. Ce dernier a prêté sa voix aux deux versions du jeu663.

Dans le jeu Mr. President! de Game Developer X, sorti sur Steam en octobre 2016, le joueur incarne un garde du corps devant sauver le candidat à la présidence Ronald Rump de multiples tentatives d’assassinat ; le jeu parodie à l’occasion les thèmes et les événements de la campagne électorale de Trump pour l’élection de 2016664,665.

Bande dessinée

En mars 2018, les Éditions i publient l’album parodique Trump en 100 tweets, dessiné par François Boucq (Grand Prix de la ville d’Angoulême 1998) et scénarisé de Vanessa Duhamel666,667. En 2017, le cartooniste Garry Trudeau (prix Pulitzer 1975) publie une compilation de ses dessins dans la série satirique Doonesbury, dont Trump est un personnage récurrent668. En 2017, Art Spiegelman (prix Pulitzer 1992) dessine pour Resist!, magazine graphique d’opposition à Donald Trump créé par son épouse Françoise Mouly et sa fille Nadja669.

Distinctions et hommages

Ouvrages

  • (en) Donald J. Trump avec Tony Schwartz, Trump: The Art of the Deal, Random House, 1987, 384 p. (ISBN 978-0345479174) ; traduction en français : Donald J. Trump avec Tony Schwartz, Trump par Trump, Éditions de l’Archipel, 2017, 336 p. (ISBN 978-2809822038) Une première édition en français était sortie le 17 avril 1992 sous le titre Donald Trump Le Plaisir des affaires, Ergo Presse, coll. « Ergo Press Repo », 1992 (ISBN 978-2869570030)
  • (en) Donald J. Trump avec Charles Leerhsen, Surviving At the Top, Random House, 1990, 236 p. (ISBN 978-0394575971) ; traduction en français : Survivre au sommet, Archipel, 2018
  • (en) Donald J. Trump with Kate Bohner, The Art of the Comeback, Times Books, 1997, 244 p. (ISBN 978-0812929645)
  • (en) Donald J. Trump, The America We Deserve, Renaissance Book, 2000, 304 p.
  • (en) Donald J. Trump avec Meredith McIver, How to Get Rich, Ballantine Books, 2004, 320 p. (ISBN 978-0345481030) ; traduction en français : Comment devenir riche, François Bourin éditeur, 2005
  • (en) Donald J. Trump, Time to Get Tough: Make America Great Again!, HarperBusiness, 2008, 384 p. (ISBN 978-0061547843)
  • (en) Donald J. Trump, Think Like a Champion: An Informal Education in Business and Life, Running Press Miniature Editions, 2010, 192 p. (ISBN 978-0762438563) ; traduction en français : Penser comme un champion : Guide d’éducation informelle sur l’art de mener sa vie et ses affaires, François Bourin éditeur, 2009
  • (en) Donald J. Trump with Meredith McIver, Trump Never Give Up: How I Turned My Biggest Challenges into Success, Wiley, 2010, 208 p.
  • (en) Donald J. Trump, Think Big: Make It Happen in Business and Life, Regnery Publishing, 2015, 256 p. (ISBN 978-1621574958)
  • (en) Donald J. Trump, Crippled America(en): How to Make America Great Again, 2015 (ISBN 9781501137969) ; traduction en français : Donald J. Trump, L’Amérique paralysée: Pour que l’Amérique redevienne forte, Éditions du Rocher, 2016, 274 p. (ISBN 978-2268084855)
  • Donald J. Trump, Les 7 propositions de Donald Trump : Make America Great Again, 2016 ; traduit en français (ASIN B01LA7JPWU)

Notes et références

Notes

  • Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  • ↑ Schwartz, nègre de Trump pour les besoins de The Art of the Deal, dit avoir rédigé du début à la fin ce livre, dont l’homme d’affaires n’aurait pas écrit une ligne. Ses propos sont confirmés par l’éditeur, qui déclare : « Trump n’a même pas écrit une carte postale pour nous. ». Trump fournit quant à lui des réponses contradictoires : « Tony a été très bon. Il était le co-auteur. […] Il n’a pas écrit le livre, c’est moi qui ai écrit le livre. J’ai écrit le livre. C’était mon livre… » : cf. Donald Trump’s Ghostwriter Tells All [archive], The New Yorker, 25 juillet 2016.
  • ↑ Bien que ne prévoyant pas le winner takes all dans chaque arrondissement, le mode de scrutin municipal de Paris, Lyon et Marseille présente des similitudes avec le mode de scrutin présidentiel américain (notamment la possibilité d’aboutir à l’élection d’un candidat ayant obtenu moins de voix populaires que son adversaire).
  • Shithole – littéralement « trou à merde », ce qui a donné la traduction française « pays de merde » – est une expression vulgaire de l’argot anglo-américain, qui désigne au sens propre des latrines, et au sens figuré un endroit sale ou repoussant. Le terme peut être traduit sous une forme policée par « taudis », « porcherie » ou « trou à rats ». Cf «Pays de merde» : les médias en mal de la bonne traduction [archive], Libération, 12 janvier 2018.
  • ↑ Scène coupée de la version cinéma mais visible lors de la sortie en vidéo. Il s’agit d’une scène chez un coiffeur où il discute avec Gordon Gekko. Voir cet article [archive] de Daily Mail sur le tournage de cette scène.

Bibliographie

De la Trump Tower 

au Trump Power

Le Washington Examiner (1) a dressé une liste de 289 accomplissements du président Trump après 20 mois de présidence, et l’a qualifiée « d’acharnement à tenir ses promesses ».

J’ai passé cette liste en revue, et j’ai validé l’exactitude de chacune des lignes. Parce que je suis la présidence Trump au jour le jour depuis son élection, je me considère comme un expert de Trump – je connais le sujet sur le bout des doigts. Je sais aussi que les formidables résultats de Trump sont soit totalement occultés par les journalistes, soit évoqués du bout des lèvres, soit pire encore, attribués à son prédécesseur, Barack Obama. J’ai toujours eu de la sympathie pour cet homme – pas pour sa politique – mais là, je l’ai trouvé très minuscule, très mesquin, moche même, et il a beaucoup baissé dans mon estime en affirmant, lors d’un récent meeting politique, que la réussite économique de Trump, c’est lui.

Ceux qui suivent l’actualité, même de loin, ont été tétanisés par le degré d’hostilité des médias anti-Trump. Les plus influençables ont pensé qu’il était un pitre, un raciste, ou un abruti doublé d’un être vulgaire. D’autres ont été convaincus que c’est un néo-nazi. Ils ont commencé à changer d’opinion quand leur sont parvenues, par-ci par-là, des informations qui contredisaient le narratif négatif.

Byron York : « d’après Harvard, CNN et NBC sont à 93 % négatifs sur Trump ».

Les gens ne connaissent pas le quart de la réalité. Cette hostilité est une guerre ouverte dont l’intensité est difficile à imaginer. Ce n’est plus une couverture critique du président, mais un affrontement permanent.

« Chaque fois que je dis que les médias penchent ridiculement vers la gauche, qu’ils ont perdu la moitié du pays avec leur attitude et que le ton de la couverture du président Donald Trump est trop hostile, j’ai la même réaction : des roulements d’yeux dubitatifs » écrivait John Kass dans le Chicago Tribune (4) de mai 2017.

Dans une interview de 2017 pour le New York Times (2) qui a été a dans un premier temps coupée, l’ex-président Jimmy Carter déclarait : « Les médias sont plus durs avec Trump qu’avec ses prédécesseurs ».

Pour bien comprendre que je n’exagère pas, et que vos amis à qui vous allez envoyer cet article ne vous prennent pas pour des fabulateurs, quelques chiffres sont indispensables :

« 70 pour cent des articles sur Trump négatifs, 90 pour cent négatifs à son apogée »

  • Selon une étude d’Harvard publiée en mai 2017 (3) sur les 100 premiers jours de sa présidence – c’est-à-dire avant qu’il n’ait beaucoup de temps à mettre en place son programme, « 70 pour cent des articles publiés sur Trump étaient négatif, et cela a atteint 90 pour cent négatif à son apogée”, constatait Harvard. Le média le plus neutre, Fox News, était 52 % négatif et 48 % positif, ce qui explique d’ailleurs qu’il soit la chaîne d’information de très loin numéro 1 aux Etats-Unis et que la gauche tenter de faire fermer. C’est d’autant plus important qu’Harvard est une université très à gauche, très « progressiste ».
  • En octobre de la même année, le Pew Research Center (5) arrivait à des conclusions comparables :
    • « Par rapport à d’autres présidents récents, les reportages sur le président Trump ont été plus axés sur sa personnalité que sur sa politique, et sont plus susceptibles de porter une évaluation négative de ses actions », constate Pew.
    • L’approche de Pew est qu’un reportage est considéré comme « négatif » s’il comporte deux fois plus de déclarations négatives que positives, et vice versa pour les déclarations positives. Selon ce critère, près des deux tiers des articles sur le président Trump étaient négatifs, beaucoup plus que pour les autres présidents récents.
    • Pire encore, observait Pew, « seulement 5 % des articles sur M. Trump étaient positifs, contre 42 % pour M. Obama ».
  • La couverture de la Maison-Blanche sur les « trois grands » réseaux de radiodiffusion – ABC, CBS et NBC – reste négative à 91 %, selon une nouvelle étude du Media Research Center publiée en septembre 2017, qui suit le phénomène depuis que M. Trump a commencé sa campagne en 2016.
    • Au cours de l’été – juin, juillet et août 2017 – 91 pour cent des déclarations ont été négatives, par opposition à 9 pour cent positives, selon l’organisation.
    • « Les médias étaient hostiles à plus de 90 % à l’époque – et ils ne sont encore aujourd’hui » précise l’étude. « La tendance est sans précédent, selon notre analyse. »
  • A 91 % de couverture négative, « c’est une hostilité sans précédent » s’exclame la journaliste Jennifer Harper dans le Washington Times du 6 mars 2018 (6).

Promesses tenues… 289 fois

Le jour de son investiture, un journaliste du Huffington Post, un journal clairement à gauche, a déclaré :

« Comment le public peut-il penser qu’un président pour qui la vérité semble n’avoir presque aucun poids tiendra ses engagements? »

Engagement non tenu, vraiment ? : trois chiffres viennent de tomber rapporte CNBC (7) le 2 novembre :

  1. Le nombre d’emplois non agricoles a augmenté de 250 000 en octobre, soit bien plus que les 190 000 attendus.
  2. Les salaires moyens ont progressé de plus de 3,1 % pour la première fois depuis la récession de 2009
  3. Le taux de chômage est inchangé à 3,7 %, son plus bas niveau depuis décembre 1969.

Engagements non tenus, vraiment?

Croissance économique

  • 4,2 % de croissance au deuxième trimestre de 2018.
  • Pour la première fois en plus d’une décennie, la croissance devrait dépasser 3 % au cours de l’année civile.

Emploi

  • 4 millions de nouveaux emplois ont été créés depuis l’élection, plus de 3,5 millions depuis l’arrivée au pouvoir de Trump.
  • Plus d’Américains ont aujourd’hui un emploi que cela s’est produit dans toute l’histoire des Etats-Unis :
    • Le nombre de chômeurs n’a jamais été aussi bas depuis 50 ans.
    • Les taux de chômage des Afro-Américains, des Hispaniques et des Asio-Américains ont tous atteint des creux records.
    • Le taux de chômage des Afro-Américains a baissé au chiffre record de 5,9 % en mai 2018.
    • Celui des Hispaniques est tombé à 4,5 %.
    • Le taux de chômage des Américains d’origine asiatique a atteint le niveau record de 2 %.
    • Le taux de chômage des femmes a atteint son plus bas niveau depuis 65 ans.
    • Le taux de chômage des femmes a chuté à 3,6 % en mai 2018, soit son plus bas niveau depuis octobre 1953.
    • Le chômage des jeunes a atteint son plus bas niveau en plus de 50 ans.
    • Le taux de chômage des jeunes de juillet 2018, soit 9,2 %, est le plus bas depuis juillet 1966.
    • Le taux de chômage des anciens combattants a récemment atteint son plus bas niveau en près de deux décennies.
    • En juillet 2018, le taux de chômage des anciens combattants, qui s’établit à 3 %, a atteint son taux le plus bas depuis mai 2001.
    • Le taux de chômage des Américains non diplômés a récemment atteint son niveau le plus bas.
    • Le taux de chômage des Américains handicapés a également atteint un plus bas niveau record.
    • L’emploi des « cols bleus » a connu sa croissance la plus rapide depuis plus de 30 ans.
  • L’économie a connu la plus longue période de croissance positive continue de l’emploi jamais enregistrée dans toute l’histoire des Etats-Unis.
  • Le nombre d’offres d’emploi atteint un sommet historique, et dépasse pour la première fois de notre histoire le nombre de demandeurs d’emploi enregistrés.
  • Le nombre de personnes qui ont demandé une assurance-chômage est au plus bas niveau depuis 50 ans.
  • Les sondages ont révélé que 85 % des ouvriers de l’industrie pensent que leur vie va « dans la bonne direction ».
  • 68 % ont déclaré avoir eu une augmentation de salaire au cours de la dernière année.
  • L’an dernier, la satisfaction professionnelle des travailleurs américains a atteint son plus haut niveau depuis 2005.
  • Près des deux tiers des Américains estiment que le moment est propice pour trouver un emploi de qualité.
  • L’optimisme quant à la disponibilité de bons emplois a augmenté de 25 %.
  • Plus de 400 000 emplois dans le secteur manufacturier ont été créés depuis l’élection de Trump.
  • L’emploi dans le secteur manufacturier a crû à son rythme le plus rapide depuis plus de 20 ans.
  • 100 000 nouveaux emplois dans le domaine géopolitique crucial de la production et du transport du pétrole et du gaz naturel ont été créés.

Pendant sa campagne, Trump déclarait flamboyant : « vous allez tellement gagner, vous allez finir par être fatigués de gagner ».

Revenu

  • Le revenu médian des ménages a atteint 61 372 $ en 2017, meilleur chiffre depuis la récession de 2009.
  • En août, les salaires ont vu leur taux d’augmentation le plus élevé depuis juin 2009.
  • Les salaires ont augmenté de 3,3 % entre 2016 et 2017, soit la plus forte hausse en dix ans.
  • Le Council of Economic Advisers a constaté que la rémunération salariale réelle a augmenté de 1,4 % au cours de la dernière année.
  • Quelque 3,9 millions d’Américains n’ont plus réclamé de bons d’alimentation, cette aide pour les plus démunis sans travail, depuis les élections.
  • Le revenu médian des Hispano-Américains a augmenté de 3,7 % et a dépassé les 50 000 $ pour la première fois de toute l’histoire des Etats-Unis.
  • Le taux d’accession à la propriété chez les Hispaniques est le plus élevé depuis près de 10 ans.
  • Le taux de pauvreté des Afro-Américains et des Hispano-Américains a atteint son plus bas niveau jamais enregistré.

Optimisme

  • L’optimisme des petites entreprises a atteint des sommets historiques.
  • L’indice d’optimisme des petites entreprises a battu son record vieux de 35 ans en août.
  • Le sondage de SurveyMonkey/CNBC sur la confiance des petites entreprises pour le troisième trimestre de 2018 a atteint son plus haut niveau historique.
  • Les fabricants sont plus confiants que jamais.
  • 95 % des fabricants américains sont optimistes quant à l’avenir, le plus élevé jamais atteint.
  • La confiance des consommateurs est à son plus haut niveau en 18 ans.
  • 12 % des Américains estiment que l’économie est le problème le plus important auquel notre pays est confronté : c’est le niveau le plus bas jamais enregistré.
  • La confiance dans l’économie est proche de son meilleur chiffre depuis 20 ans : 51 % des Américains jugent l’économie bonne ou excellente.
  • Les investissements reviennent en masse aux États-Unis en raison des réductions d’impôt.
  • Plus de 450 milliards de dollars ont déjà été injectés aux États-Unis, dont plus de 300 milliards au premier trimestre de 2018.
  • Les ventes au détail ont fait un bond. Les chiffres du Département du Commerce d’août montrent que les ventes au détail ont augmenté de 0,5 % en juillet 2018, soit une augmentation de 6,4 % par rapport à juillet 2017.
  • L’indice manufacturier a atteint son plus haut niveau en 14 ans.
  • La productivité n’a jamais été aussi élevée depuis plus de 3 ans.
  • Des producteurs d’acier et d’aluminium rouvrent leurs portes.
  • Le Dow Jones, le S & P 500 et le NASDAQ ont tous atteint des sommets records.
  • Le Dow Jones a atteint des sommets records plus de 70 fois en 2017, le nombre de fois le plus élevé jamais enregistré en un an.

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Comment Trump est arrivé à de si bons résultats, et pourquoi Obama ne peut pas se les approprier

Deux obstacles entravent énormément la progression des entreprises, et Trump, qui vient du milieu des Affaires, les connaît très bien et les a supprimés. Il s’agit des impôts et taxes, et de la réglementation, casse-tête des entreprises.

Pour tout vous dire, lorsque Trump a parlé de déréglementation, les politiciens de métier se sont regardés en se grattant la tête et en se demandant quelle mouche avait piqué Trump : sans expérience de l’entreprise, jamais ils ne se sont doutés que la bureaucratie est un frein au développement économique – sans quoi il y a bien longtemps qu’ils auraient agi efficacement.

Déréglementation

  • Trump a procédé à une déréglementation massive à un rythme rapide, supprimant 22 réglementations pour chaque réglementation nouvelle au cours de sa première année au pouvoir.
  • Il a signé un projet de loi visant à abolir les dispositions coûteuses et néfastes de la loi Dodd-Frank, qui aide les organismes de crédit et les banques communautaires et régionales.
  • Parce que la surveillance des réglementations coûte cher, les organismes fédéraux ont réalisé une économie nette de plus de 8 milliards de dollars sur l’ensemble des réglementations.
  • Trump a abrogé plus de règlements que cela n’a jamais été fait dans l’histoire.

Réductions d’impôt

C’est le nerf de la guerre : plus vous gardez une part importante de l’argent que vous avez gagné, mieux vous vivez, et plus vous pouvez investir et dépenser pour votre famille. Pour les entreprises, moins elles payent d’impôts, plus elles peuvent investir, se développer, embaucher, innover, améliorer la qualité de leurs produits et de leur service, ce qui crée un cercle vertueux auprès des consommateurs qui sont plus enclins à dépenser plus pour un

  • Et ne pas oublier le remarquable commentaire dans un post précédent sous la plume de Yes-comment, 2 NOVEMBRE 2018 À 16:01, commentaire que je reproduis :
    Autant le vote pour Trump pouvait sembler iconoclaste et téméraire en 2016, autant le vote pour les démocrates peut désormais apparaître comme suicidaire.
  • Celui qui a su ériger la Trump Tower, contre toute attente et contre le tout New-York, vient en effet en 18 mois d’ériger le Trump power.
  • Incroyable chef de chantier, qui a su démolir jour après jour le monde politique, pour excaver, à coup de bulldozers, ses galeries souterraines.
  • On comprend l’incroyable affolement des taupes démocrates, toutes aveuglées par la lumière des jours et par celle des engins de chantier.
  • Les américains des champs tiennent leur revanche sur l’establishment et ses hommes de l’ombre : pourquoi le 6 novembre interrompraient-ils ce chantier grandiose ?
    Merci donc pour cet excellent récapitulatif, pour moi qui suis Dreuz (ne le connaissait même pas avant) depuis l’élection de Trump sur lequel je me suis empressé de m’informer, vous lisant, lisant des livres sur lui ainsi qu’un de ses livres.
    Oui, Trump est une bénédiction pour le monde ! Et cela les taupes (cf. le commentaire de Yes-Comment que j’ai rapporté précédemment considérant que ce qui est petit -les commentaires dans un post- doit parfois être mis en avant, en pleine lumière, reconnaissance ici de l’intelligence de lecteur qui ne sont pas de simple bidon recevant l’écoulant d’un robinet journaliste, règne alors du robinet-bidon qu’il faut contester en mettant ces simples commentaire en tout premier, ce qu’il vous arrive de faire !) islamo-gauchistes ne peuvent le voir
    Il tient ses promesses…………
  • C’est pareil chez nous, il change la société, et notamment les prélèvements….
  • mais il fait claironner partout qu’il a augmenté le pouvoir d’achat. Bof, nous devrions avoir l’habitude, le précédent disait que tout allait mieux avec lui….(je n’en suis pas mort de rire).
    l’acharnement à tenir ses promesses : voilà le diable trump !
  • quel bel aveu des rétrogrades de gauche ! penser au petit peuple qui humblement courbe l’échine
    Trump est une bénédiction pour le monde,
  • Il accomplit ce qu’il a promis.
  • C’est une première, Je l’ai toujours soutenu, et il est en train de remettre l’Iran a sa place, qui est bien connu pour ces actions terroristes.
  • Bravo D.Trump
  • Long life to D.T
  • Chulem
    » Les salaires moyens ont progressé de plus de 3,1 % pour la première fois depuis la récession de 2009. »
    Voilà qui ne plaît pas à tout le monde. Ce matin un gauchiste a déclaré que Trump ferait mieux de rembourser la dette.
    Vive le socialisme !

Macron, 40 ans, au bout du rouleau, 

prend deux jours de vacances. Trump, 72 ans, deux meetings politiques par jour, 289 réformes en deux ans

Il n’y a pas à dire, ces deux présidents n’ont pas le même style…

  • Dans la même journée, le président Trump, 72 ans, a fait un meeting politique à Macon en Géorgie à 16 heures (saturé de monde), et à Chattanooga dans le Tennessee à 19 heures (« un meeting électrique, j’en ai eu la chair de poule » témoigne une participante).
  • Pendant ce temps, Emmanuel Macron déprime et perd du poids, et doit partir se reposer deux jours en Normandie.
  • La semaine prochaine, le fils aîné de Donald Trump va animer 4 réunions politiques pour encourager les électeurs à voter.
  • La semaine prochaine – non rien – Emmanuel Macron n’a pas d’enfant, après lui le déluge, il n’a pas d’avenir à assurer pour sa famille.

Activité

  • Le président Trump a réalisé 289 réformes en moins de 2 ans.
    • Il a remonté l’économie,
    • Le pays a retrouvé le plein emploi,
    • Et les salaires ont plus progressé en un an que de 2009 à 2017.
    • Le chômage des Noirs, la population la plus économiquement défavorisée, est à son plus bas historique.
  • Le président Macron a engagé 3 réformes depuis son élection.
    • Le marché du travail, l’assurance-chômage et la formation : un bide total.
    • La réforme de l’économie : heu…
    • La réforme des retraites : « réforme » veut dire baisse des retraites – on attend le pire.
    • Il a asphyxié un peu plus l’économie, le chômage reste très élevé, et les gens s’appauvrissent pendant qu’il leur annonce que leur pouvoir d’achat progresse.
    • Dix ans après la crise, la France compte toujours près de 9 millions de pauvres. (6) Par comparaison,
    • Quelque 3,9 millions d’Américains n’ont plus réclamé de bons d’alimentation, cette aide pour les plus démunis sans travail, depuis l’élection de Trump.

Popularité

  • La cote de popularité de Macron plonge. En chute libre, elle est tombée à 21 % après une baisse violente de 4 points en 1 mois (5).
  • Celle du président Trump, à 44 % est en progression lente et régulière.
  • Près de 7 Français sur 10 portent un jugement défavorable sur le travail du président Macron.
  • 51 % des électeurs approuvent le travail du président Trump, selon Rasmussen (7)
  • Donald Trump, extrêmement chahuté par les médias, a cependant la cote de popularité la plus élevée de tous les politiciens américains. Selon RealClearPolitics, sa popularité dépasse de 50 % celle du Démocrate le plus populaire :
    • Donald Trump 41,8 %
    • Nancy Pelosi 27,5
  • Avec 21 % de taux de popularité, Macron est loin derrière son Premier ministre (3).
    • Philippe est à 27 %.
    • Aux Européennes, le parti En Marche de Macron est à 20 % d’intentions de vote (4).
    • Le parti de Marine Le Pen le dépasse d’un point à 21 %.

Economie

  • Macron ne sait plus où prendre l’argent pour financer le train de vie princier de son gouvernement et les gaspillages gigantesques de la France, alors il augmente le prix de l’essence, et explique « qu’on n’a pas le choix ».
  • Donald Trump, après avoir réalisé la plus importante baisse d’impôts de l’histoire, vient d’annonce qu’il va encore réduire les impôts des classes moyennes de 10 %.

Bourse

  • La bourse américaine s’envole. Elle a gagné 4500 points depuis l’élection de Trump.
  • La bourse française continue sa lente descente – il paraît que Macron a travaillé dans la finance…

Immigration

  • Une majorité de Français est opposée à l’immigration.
    • Selon un sondage mondial réalisé en septembre 2017 par Ipsos (9), « 53 % des Français interrogés estiment que le nombre d’immigrés est trop élevé ».
    • 63 % jugent qu’il y a trop d’immigrés en France selon un sondage BVA pour « l’Obs » de février 2018 (10).
    • Et 76 % des Français demandent un référendum sur l’immigration (11)- que Macron ne leur accordera pas. Au lieu de cela,
  • Macron déclare que l’immigration « se révèle une chance pour la France » (8), il élargit le droit des mineurs illégaux, qui pouvaient faire venir leurs parents s’installer en France, aux frères et sœurs, et il signe les Accords de l’ONU sur la migration.
  • 79 % des Américains blancs, 85 % des Américains Noirs, sont opposés à l’immigration selon un sondage Harvard/ Harris de janvier 2018 (12).
  • Un sondage Rasmussen révélait en 2017 que la majorité silencieuse américaine approuve l’interdiction de l’immigration décidée par Trump concernant les pays musulmans à risque (13).
  • Trump promet de construire un mur pour empêcher l’invasion migratoire venant d’Amérique du Sud, et il vient d’autoriser le déploiement de la Garde nationale pour aider à sécuriser la frontière avant l’arrive de la « caravane » de milliers d’hommes venus du Honduras.

VIDEO. Rihanna interdit à Donald Trump de jouer sa musique en 

meeting

La chanteuse et actrice Rihanna — WENN

Rihanna n’a pas apprécié le clin d’œil, loin de là. Lors d’un meeting à Chattanooga dans le Tennessee ce dimanche, l’équipe de Donald Trump a décidé d’utiliser un morceau de la chanteuse pour mettre l’ambiance dans la salle. Le titre n’a rien à voir avec la politique, puisqu’il s’agit très dansant Don’t Stop the Music. Une ambiance de meeting qui a visiblement impressionné Philip Rucker, du service politique du Washington Post.

« Ça a déjà été dit un million de fois mais je le dis une fois de plus : les meetings de Trump ne ressemblent à rien d’autre en politique. En ce moment, Don’t Stop the Music de Rihanna passe à fond à Chattanooga pendant que des assistants jettent des tee-shirts Trump à la foule. Tout le monde adore ça », a-t-il écrit sur Twitter.

Mauvais choix

Rihanna, en revanche, a beaucoup moins apprécié que les partisans de Donald Trump se servent de son travail. « Ça ne va pas durer. Ni moi ni mon équipe ne serions de près ou de loin à un de ces meetings tragiques. Merci de m’avoir prévenue, Philip », a-t-elle lancé.

La star de la Barbade n’est pas la seule à vouloir interdire Donald Trump et ses équipes de se servir de sa musique. Pharrell Williams a lui aussi récemment menacé l’équipe du président américain de poursuites judiciaires s’il continuait à utiliser ses morceaux lors des événements politiques auxquels il participe.

La famille de Prince demande à Trump de ne plus utiliser sa musique

MISE AU POINT Prince vient s’ajouter à une longue liste d’artistes dont le président des Etats-Unis est prié de ne pas utiliser la musique…

La famille de Prince a demandé à Donald Trump de ne plus diffuser la musique du chanteur défunt lors de ses réunions publiques, comme cela s’est produit à plusieurs reprises, même si la loi ne l’y oblige pas. « Les héritiers de Prince n’ont jamais donné leur permission au président Trump ou à la Maison Blanche d’utiliser des chansons de Prince et ont demandé qu’ils arrêtent immédiatement toute utilisation », a tweeté Omarr Baker, demi-frère de Prince Rogers Nelson, son vrai nom. Le comité de campagne de Donald Trump n’a pas donné suite. Selon plusieurs médias américains, l’équipe de campagne du président américain aurait notamment diffusé le titre phare de la star Purple Rain durant plusieurs meetings.

La famille Prince s’ajoute à une longue liste

Prince vient s’ajouter à une longue liste d’artistes dont les héritiers ou eux-mêmes ont demandé à l’ancien promoteur immobilier de ne pas utiliser leur musique durant ses réunions publiques. La plupart l’avaient fait jusqu’ici durant la campagne présidentielle avant le scrutin de 2016.

Les Rolling Stones, Adele, Neil Young, R.E.M., Aerosmith ou Queen, ainsi que les héritiers de George Harrison, avaient eux aussi dénoncé l’usage de leurs œuvres pendant les rassemblements républicains. La famille de Luciano Pavarotti, l’un des plus grands ténors modernes, avait aussi critiqué l’usage par la campagne de Trump de son enregistrement de « Nessun Dorma », fameuse aria du Turandot de Puccini. Les responsables politiques américains peuvent obtenir des licences auprès des sociétés de droits d’auteur (comme l’Ascap) qui les dispensent de demander la permission explicite aux chanteurs ou groupes concernés.

« J’en ai de meilleures à mettre la place ! »

Lors d’une session de questions-réponses sur Twitter, Mick Jagger, chanteur des Rolling Stones, avait ainsi affirmé que, malgré ses demandes, les organisateurs des réunions de campagne de Donald Trump « (pouvaient) diffuser ce qu’ils voulaient ». « Même si j’ai légalement le droit d’utiliser la chanson de  », avait tweeté Donald Trump lui-même, en octobre 2015. « J’en ai de meilleures à mettre la place ! »

Le droit américain prévoit néanmoins la possibilité pour un artiste de demander que sa musique ne soit pas utilisée en faisant valoir « que la campagne a laissé entendre de manière erronée que l’artiste (…) soutient le candidat », selon l’association américaine de l’industrie du disque (RIAA). Plusieurs artistes, Queen notamment, ont menacé de saisir la justice pour obtenir gain de cause, mais aucun ne l’a effectivement fait.

TRUMP a fait mordre la poussière à l’Iran, maintenant il va lui faire manger

Les nouvelles sanctions américaines contre l’Iran annoncées par le président Trump la semaine dernière entrent en action ce lundi 5 novembre.

Ces sanctions, qui représentent celles que le président Obama avait levées avec la signature de l’Accord sur le nucléaire, vont mettre l’Iran, principal sponsor du terrorisme dans le monde, à genoux, d’autant qu’il a perdu 2 milliards de dollars de recettes pétrolières depuis mai dernier.

La période de 180 jours donnée par l’administration Trump aux importateurs de pétrole de Téhéran pour arrêter complètement leur approvisionnement en brut iranien tombait le 4 novembre. Quelques pays ont obtenu un passe-droite, « parce qu’ils ont besoin de plus de temps pour trouver des sources d’approvisionnement alternatives » a déclaré ce matin le secrétaire d’État Mike Pompeo.

Les exportations pétrolières iraniennes ont chuté de 36 % à 1,6 million de barils par jour à la fin septembre, contre 2,5 millions de barils par jour à la fin avril, soit près de 900 000 barils par jour, selon les données Bloomberg (1).

Pourtant, la perte des marchés pétroliers n’est pas leur seule douleur à venir.

Les nouvelles sanctions vont atteindre une infrastructure bancaire déjà faible, qui avait contraint de nombreux prêteurs iraniens à offrir des taux d’intérêt insoutenables de 30%.

L’Iran a besoin de devises fortes pour payer ses importations et moins  il vend de pétrole, moins il peut payer en dollars ses biens et services.

Le rial ayant perdu jusqu’à 75 % de sa valeur depuis le début de l’année, ce qui alimente l’inflation,  itch estime que l’inflation en Iran s’établira en moyenne à 33,2 % au cours de l’exercice 2018-2019, soit près du double de la prévision  précédente de 17 %.

L’an dernier, il s’établissait à 9,6%.

« Nous estimons qu’il est peu  probable que les autorités iraniennes soient en mesure de répondre pleinement à la demande d’importations sur une période de temps prolongée sous des sanctions américaines plus sévères », a déclaré Mme Skjelland, analyste au Fitch Groupe. « Nous croyons donc qu’il est probable que les autorités finiront par dévaluer le taux de change ou par restreindre la définition des produits de base qui peuvent être importés à ce taux.

L’inflation atteindra 35 % cette année et 40 % en 2019, selon l’Institute of International Finance . Les importations  devraient chuter de 10 % en volume en 2018 par rapport à l’année précédente.

L’UE prévoit de remettre en place un mécanisme de paiement spécial pour permettre à ses entreprises d’acheter du pétrole à l’Iran et aux autres de contourner les sanctions américaines. Mais les entreprises européennes, placées devant le choix de commercer avec les Etats-Unis ou d’affronter les sanctions américaines en s’engageant sur le marché minuscule, incertain et moribond de Téhéran, ont vite fait leurs comptes et choisi.

L’Iran a mordu la poussière, il va devoir la manger tant qu’il ne renoncera pas à l’arme nucléaire. Israël craignait devoir intervenir militairement. La doctrine Trump pourrait réserver de bonnes surprises.

« L’économie iranienne va s’effondrer sous la pression des sanctions américaines si le régime n’accepte pas un accord nucléaire modifié qui réponde aux exigences de sécurité du président Trump », a averti ce matin Mike Pompeo.

Par ailleurs, une vidéo circule sur Twitter, publiée par Heshmat Alavi, montrant que le slogan « mort à l’Amérique » est surtout le fait d’activistes au service du régime.

Des militants ont placé au sol un drapeau américain dans l’espoir qu’il serait piétiné. Au lieu de cela, les Iraniens l’évitent. « Les Iraniens n’ont pas de haine contre les Américains » dit le blogger.

Les médias étaient trop occupés pour évoquer la réforme des prisons en faveur des Noirs signée par Trump cette semaine

Le président Trump annonce le « First Step Act », le « Premier Pas », un plan bipartite de réforme de la justice pénale qui mène à une modification en matière de détermination des peines. Le projet de loi prévoit un adoucissement des peines pour les personnes qui ne représentent pas un danger pour la société, et le maintien des criminels dangereux et violents hors des rues.

Trump sera probablement le président le plus pro-noir que j’aie jamais vu de ma vie

C’est une avancée importante au bénéfice de la communauté noire du pays, au point que de plus en plus de voix se lèvent pour dire que Trump est le président le plus « pro-black » que l’Amérique ait jamais connu. Et sans doute la raison pour laquelle les médias ont totalement passé sous silence cette importante réforme des prisons.

« Ce sera probablement… le président le plus pro-noir que j’aie jamais vu de ma vie », a déclaré le pasteur noir Darrell Scott, lors d’une réunion sur la réforme des prisons en août 2018 (1).

Notez bien ces mots : « Donald J. Trump sera le président le plus pro-noir de notre vivant » avait déclaré l’ex-candidat à la présidence Herman Cain.

  • 2,3 millions de personnes sont enfermées dans les prisons américaines, 40% sont de Noirs (2).
  • « Si vous êtes un homme noir en Amérique, vous avez une chance sur trois d’être emprisonné de votre vivant« , affirme le journaliste noir Kevin Shird, citant les statistiques du Bureau de la justice compilées par The Sentencing Project (3).

« Partout dans le pays, les communautés noires continuent de languir dans la pauvreté, en partie parce qu’il est si difficile d’obtenir ou de conserver un emploi avec un casier judiciaire. Dans certains endroits, des générations entières sont forcées de grandir sans leur père, leur seule attente pour l’avenir étant qu’un jour elles finiront probablement aussi en prison » précise Shird.

Kevin Shird, journaliste au Baltimore Sun, a grandi dans le dangereux quartier de Baltimore Ouest

« La Maison-Blanche de Trump m’a agréablement surpris par son appui à cette question, et je suis encouragé de le voir s’attaquer à quelque chose qui pourrait avoir un impact aussi important sur la vie des Noirs américains« , conclut Shird.

« Aujourd’hui, je suis ravi d’annoncer mon appui à ce projet de loi bipartite qui rendra nos collectivités plus sûres et donnera aux anciens détenus une deuxième chance de vivre après avoir purgé leur peine », a déclaré M. Trump mercredi.

« L’annonce d’aujourd’hui montre qu’un véritable bipartisme est possible », a ajouté M. Trump.

« La rédemption est au cœur de la pensée américaine, et c’est de cela qu’il s’agit », dit-il.

Voici ce que Trump a déclaré depuis la Maison-Blanche :

Aujourd’hui, je suis ravi d’annoncer mon appui à ce projet de loi bipartite qui rendra nos collectivités plus sûres et donnera aux anciens détenus une deuxième chance de vivre après avoir purgé leur peine. C’est si important. 

Entre autres changements, le projet annule certaines des dispositions de la loi Clinton sur les crimes qui ont causé un préjudice disproportionné à la communauté afro-américaine. Vous l’avez tous constaté et vous le savez tous… C’était très disproportionné et très injuste.

Nous sommes tous mieux lotis lorsque les anciens détenus peuvent réintégrer la société en tant que citoyens respectueux des lois et productifs. Et grâce à notre économie en plein essor, ils ont maintenant la chance de profiter d’un plus grand nombre d’occasions qu’ils n’en ont jamais eu auparavant. Notre économie est si forte que lorsque les gens sortent de prison, ils sont en mesure de trouver un emploi.

  1. Premièrement, le projet offrira de nouvelles mesures incitatives aux détenus à faible risque pour qu’ils acquièrent les compétences dont ils ont besoin pour trouver un emploi, éviter les vieilles habitudes et respecter la loi lorsqu’ils seront libérés de prison. Ces mesures incitatives les encourageront à participer à des programmes de formation professionnelle, à des cours éducatifs et à des programmes confessionnels.
  2. Deuxièmement, cette loi permettra aux détenus des prisons fédérales d’être placés plus près de chez eux afin de faciliter les visites familiales – si importantes – parce que nous savons que le maintien des liens familiaux et communautaires est essentiel à une réinsertion réussie dans notre société.
  3. Troisièmement, le projet de loi prévoit des réformes raisonnables en matière de détermination des peines, tout en empêchant les criminels dangereux et violents de retourner dans les rues. À bien des égards, nous devenons beaucoup plus sévères à l’égard des criminels vraiment mauvais – qui, malheureusement, sont nombreux. Mais nous traitons les gens différemment pour des crimes différents. Certaines personnes se sont retrouvées prises dans des situations qui étaient très mauvaises.

L’annonce d’aujourd’hui montre qu’un véritable bipartisme est possible.

Lorsque les Républicains et les Démocrates se parlent, débattent et cherchent un terrain d’entente, nous pouvons réaliser des choses qui font avancer notre pays et sont bénéfiques pour nos citoyens. Et c’est ce que nous faisons aujourd’hui.

Et j’ai beaucoup de respect pour les gens qui se tiennent à mes côtés aujourd’hui.

Passe d’armes entre Trump et le président de la Cour suprême : Trump a (encore) raison

France 24 a publié une Fake News anti-Trump – encore une. La chaîne nationale accuse le président américain de s’être « engagé dans une querelle publique avec le chef de la Cour suprême ».

C’est une fausse nouvelle qui ne sera pas dénoncée par le Décodex.

Le journaliste Eric de Salve, correspondant de RFI à San Francisco publie lui aussi une Fake News. Il écrit : « Donald Trump déclenche une polémique avec le président de la Cour suprême ». Comme de Salve est sur place, il sait comme moi que son information est fausse : c’est le président de la Cour suprême qui a déclenché la polémique et non l’inverse.

De nombreux médias – y compris de gauche (2) – ont qualifié de « fortement inhabituelle », la critique publique du juge Roberts contre Trump. « Le juge en chef Roberts fait une rare réprimande de Trump » a même concédé NPR, la seule radio d’état, classée très à gauche (3).

Ce qu’il s’est réellement passé

Je sais que nos lecteurs qui ont entendu et lu cette information anti-Trump attendaient que Dreuz rectifie le compte rendu des médias, car ils se doutaient que ces derniers ne sont pas blanc-bleu.

Voici la réalité, dûment sourcée – contrairement aux articles publiés par RFI, France 24, Ouest France, et celui de ma consoeur Stéphanie Le Bars du Monde, trop fainéante pour croiser l’information publiée par la dépêche de l’AFP qu’elle a reçue et reproduite sans la comprendre.

Dans USA Today, le premier journal des Etats-Unis William Cummings écrit ceci (4) :

« Le président de la Cour suprême John Roberts, un modéré, s’est opposé publiquement mercredi à ce que le président Donald Trump a qualifié de ‘juge d’Obama’ [en référence] au juge fédéral qui vient de se prononcer contre son administration. »

Des propres termes de Cummings, il apparaît bien que c’est Roberts et non Trump qui a déclenché la polémique publique contre Trump. Et vlan. On est loin de la fausse info de Le Bars disant que « le président américain a alimenté une querelle inédite, via Twitter, avec John Roberts »

Chronologie

  • Lundi, la Cour d’appel fédérale du 9e circuit et le juge de district américain Jon Tigar de San Francisco ont bloqué les efforts de l’administration Trump pour protéger la frontière américaine, faire respecter les lois du pays, et empêcher les migrants illégaux de la « caravane » de plusieurs milliers d’hommes venue du Honduras, dont plus de 500 ont été repérés comme étant des repris de justice et des criminels, d’entrer aux Etats-Unis.
  • Le président Trump a a qualifié cette décision de la Cour du 9e circuit, qui a la réputation méritée de se situer très à gauche, de « honte », ajoutant : « C’est un juge d’Obama et je vais vous dire, ça ne va plus se passer comme ça. »

« Chaque fois qu’une affaire est jugée dans le 9e circuit, nous sommes battus. Et puis on doit aller à la Cour suprême, comme l’interdiction de voyager, et on gagne », a ajouté le président.

  • Alors qu’il n’a pas ouvert la bouche lorsque le juge Ginsburg a violemment critiqué le candidat Trump à la présidence, montrant qu’il n’est pas étranger au double standard de valeurs, le juge Roberts a déclenché une polémique publique en déclarant : « Nous n’avons ni juges Obama, ni juges Trump, ni juges Bush, ni juges Clinton. Nous avons un groupe extraordinaire de juges dévoués qui font de leur mieux pour être à la hauteur de ceux qui comparaissent devant eux. L’indépendance de la justice est une chose dont nous devrions tous être reconnaissants. »
  • Du tac au tac, Trump lui a répondu : « Désolé, John Roberts, mais vous avez effectivement des ‘juges d’Obama’, et ils ont un point de vue très différent de celui des gens qui sont chargés de la sécurité de notre pays », a déclaré M. Trump sur Twitter.
  • Dans un autre tweet, il a posé la question rhétorique suivante : « si le 9e Circuit est un pouvoir judiciaire indépendant, pourquoi tant d’affaires frontalières ont été déposées dans ce circuit et pourquoi un grand nombre de ces affaires ont été annulées ?
  • Trump a ajouté, à destination du juge Roberts : « Je vous en prie, étudiez les chiffres, ils sont choquants. Nous avons besoin de protection et de sécurité – ces décisions rendent notre pays dangereux ! Très dangereux et imprudent ! »

Conclusion

La Cour fédérale du 9e circuit de San Francisco est bien une des plus à gauche des Etats-Unis. C’est elle qui avait bloqué l’interdiction d’entrée de 90 jours de ressortissants de 9 pays musulmans en 2017 – décision qui avait été annulée par une impressionnante décision de 9 contre 0 de la Cour suprême.

Dans son échange avec le président de la Cour suprême, c’est Donald Trump qui une fois de plus rapporte la vérité – et elle est hautement politiquement incorrecte.

Et les journalistes, une fois de plus, ont publié une fausse nouvelle, et eux ne seront jamais visés par les éventuelles lois contre les Fake News qui pourraient être votées parce que personne, à part quelques courageux et rarissimes journalistes – tous sur internet – osent dénoncer leurs fausses nouvelles. Quant au Decodex, tout le monde a maintenant compris parce que cela devenait trop visible, que ses deux animateurs, Samuel Laurent et Adrien Sénécat, sont des journalistes ratés et frustrés, qui tentent de soulager leur haine en faisant la chasse non pas aux fausses nouvelles, mais aux sites internet qui ne sont pas de gauche et contredisent leur rédaction.

Des turbo-voiturettes de golf pour protéger Trump

RL’agence gouvernementale «Secret Service» réclame que ces engins puissent aller au moins jusqu’à 30 km/h.

Aux États-Unis, les personnalités officielles sont protégées par une agence gouvernementale spéciale appelée «Secret Service». Elle est en charge des candidats et candidates aux élections, des chefs d’État étrangers, et surtout du président. Elle planifie la sécurité de ses déplacements, surveille la Maison-Blanche et ses autres résidences et ne le quitte pas d’une semelle, y compris lors de ses jours de repos.

Or, des jours de repos, Donald Trump en prend beaucoup. Pour se détendre, il affectionne tout particulièrement une partie de golf dans l’un des nombreux clubs qu’il possède. Selon le site «Trump Golf Count», le président des États-Unis s’est rendu dans l’un de ces endroits 150 fois depuis son investiture en janvier 2017, soit à peu près 20% de son temps. Sur ces 150 derniers jours, il a pratiqué son sport favori au moins soixante-neuf fois.

84 voiturettes

Lorsque Trump est sur green, le Secret Service doit continuer d’assurer sa protection rapprochée. Pour cela, les agents secrets doivent, eux aussi, se déplacer en voiturette de golf. D’après un appel d’offre lancé par le gouvernement, l’agence va louer quarante-huit voiturettes à utiliser «sur une base mensuelle» et trente-six «selon les besoins, pendant certaines périodes».

Une voiturette de golf doit suivre quelques standards, régulés par l’ANSI, l’American National Standards Institute. L’un d’eux est sa vitesse, qui ne doit pas dépasser les 15 miles par heure, soit 24 km/h. Problème, ce n’est pas assez rapide pour les gardes du corps, qui réclament des voiturettes boostées pour aller au moins jusqu’à 19 mph, soit 30 km/h.

Le document détaille aussi que les sièges devront pouvoir se replier afin de former une plateforme, que les véhicules doivent avoir un toit rigide et pour certains, avoir leur klaxon désactivé.

Le prix des voiturettes n’est pas précisé par l’appel d’offre. Interrogé par le média en ligne Quartz, le Secret Service n’a pas souhaité apporter de précision vis-à-vis de son budget et a refusé de dire si les clubs de golf appartenant à Donald Trump sont envisagés comme fournisseurs.

«Les océans sont tout petits», affirme Trump en interview

Les déclarations du président américain ressemblent de plus en plus à une parodie.

Dans un entretien de vingt minutes avec deux journalistes du Washington Post publié le 28 novembre, Donald Trump a commenté l’actualité de façon décousue et parfois inintelligible.

Il s’en est pris à la hausse des taux d’intérêt mise en place par la Fed, la banque centrale américaine, qu’il accuse d’être responsable de la vague de licenciements annoncée par General Motors. À ce sujet, il a dit: «Je ne suis pas content de la Fed. Ils font une erreur, car j’ai un instinct, et mon instinct m’en dit souvent plus que le cerveau de n’importe qui.»

Le président américain s’est aussi lancé dans une tirade sur le réchauffement climatique, dont plusieurs phrases sont rapidement devenus virales: «Un des problèmes des gens comme moi, c’est que nous avons de hauts niveaux d’intelligence, mais nous ne sommes pas nécessairement des croyants. Vous regardez notre air et notre eau, et en ce moment, ils ont atteint des records de propreté».

Il a ensuite affirmé que l’air était sale en Chine, en Amérique du Sud, en Russie et «dans de nombreux autres endroits», avant de se lancer dans une explication sur le mouvement d’air sale et d’orduress venus d’Asie: «Quand vous parlez d’atmosphère, les océans sont tout petits. Et ça souffle, ça voyage. Nous récupérons des milliers de tonnes d’ordures venues d’Asie sur nos plages».

Le président américain, qui a dit ne pas croire les conclusions d’un rapport sur le climat publié par son propre gouvernement, a aussi tenté de discréditer le réchauffement climatique en rappelant que dans les anneés 1970, quelques scientifiques avaient brièvement défendu une théorie du refroidissement climatique: «Si vous regardez les articles, ils parlaient de refroidissement climatique, ils disaient que les planètes allaient geler, et maintenant elles vont mourir à cause de la chaleur».

Pour finir sur les questions environnementales, Donald Trump a de nouveau évoqué l’idée fausse selon laquelle le fait de ratisser les sols de forêt permet de prévenir les incendies, une technique qu’il avait attribué faussement à la Finlande.

«C’était intéressant, j’ai vu les pompiers et ils ratissaient les broussailes […] C’était en feu et ils ratissaient, ils travaillaient dur, ils ratissaient tout ça. Si ça avait été ratissé avant, il n’y aurait rien eu qui aurait pris feu. C’était très intéressant à voir.»

Le clip de «Thank U, Next» d’Ariana Grande contient un message caché pour Donald Trump

Dans la droite lignée de «La Revanche d’une Blonde».

Ariana Grande a battu un record ce week-end. La chanteuse américaine est devenue la première artiste à dépasser les 50 millions de vues en 24 heures avec son nouveau clip sur YouTube.

«Thank U, Next» a déjà été longuement analysé. Les références et les invités surprises ont fait l’objet de dizaines d’articles, mais Quartz a remarqué un autre détail que beaucoup ont probablement manqué. Dans son hommage à La Revanche d’une Blonde (à 3’58”), on peut la voir en train de feuilleter un livre intitulé Immigration and Refugee Law and Policy, (Immigration, et droits des réfugiés et politique, en français)que le site américain présente comme «un ouvrage de référence utilisé dans de nombreuses facultés de droit américaines».

Quartz note ainsi que le site de l’éditeur indique que l’on y trouve des références à DACA, «la politique d’immigration de l’ère Obama qui met en place un moratoire de deux ans concernant l’expulsion du territoire pour les personnes qui sont venues aux États-Unis illégalement quand ils étaient enfants, les questions d’asile et une nouvelle section sur les enfants vulnérables».

Pas si tiré par les cheveux que ça

Évidemment, pour certains, le clin d’œil à Donald Trump, son administration et leur politique migratoire risque de sembler un peu capillotracté, et pourtant un membre de la famille d’Ariana Grande a confirmé cette théorie. Après un premier article de la version américaine d’Elle mentionnant un message politique caché dans le clip, la mère de la chanteuse a indiqué sur Twitter que ce n’était pas du tout une coïncidence.

Le site d’Elle y estime qu’au vu de «la crise actuelle à la frontière, ce choix de livre par Ariana Grande est un message clair de soutien aux immigrants et aux réfugiés. La chanteuse n’a jamais caché ses opinions politiques. Elle s’est déjà opposée publiquement à Donald Trump et a participé à la Marche des Femmes, et à la Marche pour Nos Vies», pour un meilleur contrôle des armes à feu, aux États-Unis.

Les chiffres qui ne mentent pas : 8 ans de malheur sous Obama, 2 ans de bonheur avec Trump

Il ne se passe pas un jour sans que les médias ne dénigrent le président Trump. Même Joy Behar, la célèbre présentatrice télé d’ABC News, a admis que le TDS, le syndrome de dérangement anti-Trump, est bien réel et qu’il obscurcit le jugement de la gauche (1).

J’ai de nombreux amis, à gauche comme à droite, qui reconnaissent enfin qu’ils sont noyés sous les Fake News concernant Trump. Peu s’obstinent à le nier. Les plus lucides me disent que les bonnes informations ne sont pas publiées et qu’ils ne les trouvent nulle part. C’est ce que je vais réparer aujourd’hui avec des données chiffrées que personne, même les pires ennemis du président, ne conteste, et c’est pour cela qu’elles sont si bien cachées.

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Sous 8 ans de présidence Obama (2)

  • Le revenu moyen des ménages a baissé de 2000 dollars,
  • Le nombre d’Américains vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de 10 millions,
  • Le nombre d’Américains vivant de tickets alimentaires est passé de 28.2 millions à 46.5 millions,
  • Le coût de l’assurance santé (équivalent sécurité sociale en France) a progressé de 40% avec Obamacare,
  • Le nombre d’Américains propriétaires de leur logement a baissé de près de 4%,
  • Le taux de participation à l’emploi a atteint son plus bas niveau depuis mars 1998,
  • Les Etats Unis ont perdu 246 000 emplois manufacturés,
  • Obama a accumulé à lui seul plus de dettes que la somme de tous les présidents américains : 19 300 milliards de dollars. Elle était de 10 025 milliards de dollars lorsqu’il est arrivé au pouvoir,
  • Pour la première fois depuis 30 ans, la productivité a baissé de 0.2% en 2016,
  • En 2016, la croissance était à son plus bas niveau depuis la crise de 2008,
  • En 2009, quand Obama accéda au pouvoir, le taux de pauvreté des noirs était de 25.8 %. En 2014, selon Pew Research Center, le taux est monté à 27.2%,
  • CNNMoney indique que : « le revenu moyen des minorités a baissé de 9 % entre 2010 et 2013, comparé à une baisse de 1 % pour les blancs, »
  • Depuis 2009, le revenu moyen des non-blancs (noirs+ hispaniques) a baissé de 10% à 33,000 dollars par an,
  • Entre 2010 et 2013, la valeur de tous les biens possédés par une famille noire moyenne a baissé de 16.600 à 11.000 dollars, soit une baisse de 34%.
  • Coté emploi, « la participation des Afro-américains à la force de travail a encore baissé de 0.3% pour atteindre 60.2%, c’est le chiffre le plus bas depuis décembre 1977.
  • Le nombre de familles noires propriétaires de leur logement a chuté de 6 %, le double des familles blanches.

Après seulement deux ans de présidence Trump, l’économie est une réussite exemplaire (3)

  • En février 2019, la bourse a connu son meilleur mois de janvier depuis 30 ans,
  • Toujours en février, l’Amérique a battu le record absolu de 100 mois consécutifs de croissance de l’emploi,
  • Janvier 2019 marque le 16e mois consécutif avec une croissance de l’emploi supérieure à 100 000 nouveaux emplois.
  • Les salaires des travailleurs américains ont augmenté de plus de 3 % au cours de l’année écoulée, la première fois depuis plus de 10 ans que ce seuil est franchi, selon le ministère du Travail.
  • Début 2019, le taux de chômage des anciens combattants a atteint son plus bas niveau depuis 18 ans,
  • Pour 2019, la croissance du PIB sera probablement supérieure à la croissance de 3,3 % enregistrée en 2018, soit près de 4 %.
  • En 2020, la croissance pourrait être encore plus forte.
  • Pour la première fois en plus de 20 ans, le nombre de personnes inactives – sans emploi et qui n’en cherchent pas – a diminué de 647 000 au cours des 12 derniers mois.
  • En 2018, le salaire horaire moyen a progressé de 3%, à 27,48$,
  • Le chômage des Noirs est tombé à 5.9% (il n’était jamais tombé à moins de 7%), c’est le chiffre le plus bas jamais enregistré.
  • Le taux de chômage des femmes a atteint son niveau le plus bas depuis 65 ans,
  • En novembre, l’optimisme économique des petites entreprises a atteint son niveau le plus élevé depuis 45 ans,
  • En novembre encore, le taux de chômage a atteint son niveau le plus bas depuis un demi-siècle.
  • En septembre 2018, le revenu des classes moyennes a atteint son plus haut niveau historique, et il continue d’augmenter,
  • En septembre encore, grâce aux déréglementations, les Etats-Unis sont devenus le 1er producteur de pétrole au monde, devant l’Arabie Saoudite. Les exportations de pétrole ont progressé de 80% à 2,2 millions de barils/jour, et pour la première fois de l’histoire, les exportations de pétrole du Texas ont dépassé les importations,
  • En août 2018, l’emploi des jeunes a atteint son plus haut niveau depuis 50 ans,
  • En juillet, le ministère du Travail indiquait que le taux de chômage sur l’ensemble des États-Unis était le plus faible depuis décembre 1969,
  • En juin, il y avait près de 7 millions d’offres d’emplois disponibles. Soit + 21,5% depuis que Trump est élu, et c’est le record de tous les temps.
  • Avec un chômage au plus bas depuis 1969 à 3,8%. Le salaire horaire à + 2,7%, le très anti-Trump New York Times titrait en juin : « Nous manquons de mots pour dire à quel point l’économie va bien »,
  • En avril 2018 le PIB des Etats-Unis a dépassé les prévisions et atteint son plus haut en 15 ans,
  • En mars 2018, la confiance des ménages américains atteignait son plus haut depuis 14 ans,

Bravo Mr Donald Trump ! Chapeau bas. Vous parlez peu, mais vous agissez bien et vite. On en connait qui font des débats à rallonge mais qui agissent peu. A quand un entrepreneur président de la France, pour la redresser définitivement !!! Pour cela, il faut diminuer de moitié les fonctionnaires de l’état, leur train de vie dispendieux, redonner le pouvoir aux villes. Et surtout détaxer les entreprises pour refaire démarrer l’économie et le travail. Quand on est pas capable de s’occuper de son peuple, de reloger ses SDF et de ne pas comprendre les doléances des petites gens, c’est pas la peine de chialer sur la misère du monde entier. Cela s’appelle de l’hypocrisie. Jésus disait : Tu aimeras ton Dieu par dessus Tout, et tu aimeras ton prochain comme toi même. Ton prochain, c’est ton voisin, JOJO, le gilet jaune, qui lui crève à partir du 15 du mois, parce qu’il n’a plus un sou pour payer sa soupe. Le reste c’est du cinéma, pour bien se faire voir à l’étranger, mais personne à l’étranger n’est dupe du stratagème. Il faut un changement de CAP. Macron, pourrait changer le système si il le voulait vraiment. En marche, qu’il disait. PROUVE LE. Montre que tu es capable de changer les choses et pas de les aggraver. Tes prédécesseurs ont enfoncé le clou, et toi tu fais exploser la baraque. Au moins, tu auras servi de détonateur. Car la révolution est en Marche. Et tu l’as provoqué. Ça c’est sûr !!

u Moyen Âge, l’ancienneté était la norme en politique

Sébastien Mazou et Nonfiction — 13 février 2019 à 16h56 — mis à jour le 13 février 2019 à 18h34

À quel âge devient-on vieux quand on est homme ou femme politique? Contrairement à ce qu’on pense parfois, la gérontocratie n’est pas une invention contemporaine.

Portrait du doge Leonardo Loredan | Giovanni Bellini via Wikimedia Commons

Temps de lecture: 3 min

L’automne dernier, Bernie Sanders a été reconduit pour un troisième mandat de sénateur de l’État de Vermont. Malgré ses 77 ans, Sanders représente un candidat potentiel pour les élections présidentielles américaines de 2020. Son âge avancé ne semble pas lui porter préjudice puisqu’il suscite surtout l’engouement de la jeunesse. On retrouve une situation similaire chez deux autres vétérans de la gauche radicale, l’Anglais Jeremy Corbyn (69 ans) et le Français Jean-Luc Mélenchon (67 ans), qui ont réalisé certains de leurs meilleurs scores auprès des électeurs et des électrices les plus jeunes lors des derniers scrutins nationaux de leurs pays respectifs.

Face à ce curieux paradoxe, se tourner vers le passé permet de réfléchir à la question de l’âge en politique. Historiquement, l’ancienneté n’a pas toujours été un handicap et a pu être une condition sine qua non de l’entrée en politique. C’est ce qu’on appelle une gérontocratie et ce fut le cas de Venise à la Renaissance.

À LIRE AUSSI Comment Bernie Sanders, 74 ans, est devenu le candidat des jeunes Démocrates

Les doges plus vieux que les papes

En 1519, dans une Europe où l’âge médian des souverains européens est de 33 ans, le doge (prince) de Venise Leonardo Loredan fait figure d’ancêtre du haut de ses 83 ans. La comparaison est encore plus frappante si l’on met Venise en miroir avec Rome: entre 1400 et 1600, les doges sont élus en moyenne à 73 ans… soit à un âge où les papes sont déjà décédés (ils sont élus vers 54 ans et meurent autour de 64 ans)! En 1501, le rival malheureux de Leonardo Loredan, Antonio Tron, est jugé trop jeune pour accéder à la magistrature suprême malgré ses 60 ans.

À Venise, seuls les patriciens, les membres de l’élite dirigeante, peuvent voter et être élus. L’entrée en politique se fait à partir de 25 ans mais les possibilités demeurent limitées pendant longtemps: s’il faut officiellement avoir 32 ans pour entrer au Sénat, la plus importante assemblée de la République, la majorité des sénateurs ont plus de 50 ans. Les valeurs promues au sein du patriciat, comme la sagesse ou la prudence, sont considérées comme davantage propres aux hommes mûrs, tandis que la jeunesse serait source de corruption, d’agitation et d’incompétence.

La gérontocratie même dans la flotte de guerre

La puissante flotte de guerre de la République n’échappe pas à cette règle: dans la seconde moitié du XVe siècle, ses amiraux sont élus en moyenne à 63 ans (le doyen remporte le scrutin à 84 ans). Or les campagnes en mer durent souvent plusieurs années et la vie à bord des navires n’est pas de tout repos. On ne s’étonnera donc pas des nombreux décès en cours de charge: la moitié des amiraux appointés pendant la seconde moitié du XVe siècle meurent de maladie ou d’épuisement (mais aucun au combat). Le choix de désigner des hommes âgés perturbe le commandement de la flotte vénitienne et explique en partie ses défaites face aux Ottomans au cours de la Renaissance.

Une garantie contre la tyrannie

Une seconde explication, tout aussi politique, peut être avancée: un amiral victorieux pourrait se laisser griser et tenter d’imposer un pouvoir personnel à son retour à Venise. Les patriciens vénitiens de la Renaissance sont épris de culture antique et connaissent tous l’exemple de Jules César. L’âge avancé de leurs amiraux offre alors la meilleure garantie contre une dérive tyrannique. De fait, certains sont élus doges en récompense de leurs faits d’armes mais ne vivent pas assez longtemps pour comploter contre les institutions républicaines.

En 1577, Sebastiano Venier devient doge six ans après avoir remporté la bataille de Lépante sur les Ottomans. Il a alors 80 ans et meurt neuf mois plus tard. Un siècle plus tôt, en 1474, Pietro Mocenigo avait lui aussi atteint la magistrature suprême après quatre années passées à la tête de la flotte vénitienne. Il décède d’une maladie contractée pendant sa campagne en mer au bout de treize mois, à l’âge de 70 ans.

Les jeunes s’impatientent

Que pensent les jeunes patriciens de l’idée d’attendre plusieurs décennies avant d’accéder aux magistratures les plus importantes? La majorité se soumet aux règles du jeu –sans doute de mauvais cœur– mais certains refusent de patienter et usent de stratagèmes –l’argent déjà!– pour brûler les étapes. En 1423, Francesco Foscari réussit à se faire élire doge à seulement 50 ans! Ses contemporains attribuent justement son tempérament belliqueux à son «jeune» âge.

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L’exemple vénitien montre comment l’ancienneté a parfois été la norme en politique au cours de l’histoire. Notre époque favorise davantage la jeunesse et on imagine difficilement un politicien mettant en avant son âge avancé pour séduire l’électorat. Néanmoins, les exemples de Bernie Sanders, Jeremy Corbyn et Jean-Luc Mélenchon montrent que les jeunes ne sont pas encore totalement les maîtres de l’arène politique. Comme l’a dit un ancien Premier ministre français, «en politique, on n’est jamais fini».

En savoir plus:

LA CAUSE DU PEUPLE

Contribution à la lutte contre les deux Armes de Destruction Massive (ADM) de l’Impérialisme : l’islamisme et le sionisme.

samedi 16 février 2019

Pendant que Pompeo “fait la moue” en Pologne, Poutine fait la paix en Syrie

S’il existe un jour une Saint-Valentin qui souligne les différences nettes entre les diplomaties américaine et Russe, c’est celui-ci.

À Varsovie, les États-Unis ont demandé à une soixantaine de pays, dont beaucoup d’Arabes, d’envoyer des représentants pour qu’ils soient  réprimandés comme des écoliers par le vice-président Mike Pence pour avoir sapé la volonté de guerre contre l’Iran.

Mike Pompeo, pour sa part, n’a montré aucun signe de honte ou de remords après avoir reçu un blâme publiquement du ministre des Affaires étrangères hongrois Peter Szijjarto.

Szijjarto a répliqué à la conférence de Pompeo en disant : «le monde ne sera pas meilleur si certains pays passent leur temps à intervenir dans les affaires politiques intérieures d’autres pays». Il a insisté sur le fait que Budapest peut avoir des relations transparentes avec Moscou, Beijing et l’Occident, et a déclaré que c’était une “énorme hypocrisie” de singulariser la Hongrie pour ses liens avec Moscou.

Pompeo s’est ensuite rendu en Pologne avec l’intention de renforcer le soutien de ce pays à une guerre contre l’Iran. Mais il ne faut pas l’appeler comme ça. Jusqu’à ce que Benjamin Netanyahou arrive avec des rêves fiévreux sur les lèvres.

Comme Moon of Alabama l’a fait remarquer, il s’agissait d’une énorme gifle pour Pompeo, dont le staff tentait de minimiser la nature anti-iranienne du fiasco polonais afin de le rendre plus acceptable pour la consommation des médias.

En affirmant que la conférence avait pour objet de faire la guerre à l’Iran, Netanyahou n’embarrasse pas seulement le département d’État et le secrétaire américain Mike Pompeo. Il rend également extrêmement difficile pour les autres participants de justifier leur présence. Les Arabes seront particulièrement furieux qu’ils soient montrés dans une alliance aussi ouverte avec Israël et une telle hostilité envers l’Iran. Il est bon de faire des arrangements avec Israël dans le noir et le secret. Mais il est difficile pour les dirigeants traîtres Arabes de vendre à leur peuple le fait d’être publiquement associé à un Israël ultra belliciste. Il ne serait pas surprenant de voir certains d’entre eux quitter. Ceux qui restent boiront le calice jusqu’à la lie.

L’ensemble de la réunion de Varsovie visait à faire comprendre à tous à quel point ils devaient prendre au sérieux le désir des États-Unis et d’Israël de changer de régime en Iran. Et il s’agit aussi de garder tout le monde au garde-à-vous devant Trump sur toutes les questions relatives à l’hostilité de son administration à l’encontre de l’Iran, de la Russie et de la Chine.

Comment Pompeo compte faire plier l’Iran

Cela fait partie d’un ensemble plus large d’actions, prises au sens large, conçues pour faire la une des journaux en même temps:

• Les États-Unis militent ouvertement pour un changement de régime au Venezuela et recherchent un soutien international à cet égard.

• Ils demandent également aux parlementaires de l’UE de faire adopter de nouvelles règles concernant les gazoducs dans le cadre des modifications apportées au troisième paquet énergie de l’UE afin de tenter d’arrêter l’achèvement du gazoduc Nordstream 2.

• De nouvelles sanctions ont été imposées à la Russie quelques jours après l’accès de Moody’s à la réalité et l’amélioration de la dette publique russe au rang de la note «investment grade», ce qui ne fera qu’accélérer les entrées de capitaux étrangers en Russie.

Pompeo et Netanyahou ont averti le monde qu’ils ne sont pas seulement 1) fous, mais 2) engagés dans la voie de la lutte pour la guerre. Alors que, comme le souligne Elijah Magnier, tout ce cirque spectaculaire à Varsovie était fait pour donner un coup de pouce à la réélection de Netanyahou,  au milieu de démissions de cabinets et de scandales de corruption.

Au même moment, le président russe Vladimir Poutine a rencontré ses homologues iranien et turc à Sotchi pour discuter de la prochaine phase de rétablissement de la paix en Syrie.

Ces trois pays continuent de faire avancer les choses de manière pragmatique et diplomatique pour résoudre les problèmes laissés par l’insistance des États-Unis pour rester en Syrie.

Poutine, avec une main de fer dans un gant de velours, a déclaré deux choses importantes dans ses remarques postérieures à la réunion.

La première donnera des vapeurs à ceux qui tirent à boulets rouges sur Trump et aux haineux bouffons dans les médias américains et les établissements de politique étrangère.

«Le président Trump travaille activement à la réalisation de ses promesses de campagne électorale, ce qui se produit rarement dans la vie politique américaine. Le retrait des troupes américaines de la Syrie était l’une de ces promesses », a déclaré Poutine.

Pensez aux treize manières différentes dont Rachel Maddow fera tourner cette simple déclaration de vérité de Poutine. Poutine ne dirait pas cela si Trump travaillait pour les États-Unis bla bla bla.

Ce type de stupidité nue était autrefois mal vu, maintenant il est ouvertement encouragé à tous les niveaux des machines narratives américaines et européennes.

Quoi qu’il en soit, Poutine a raison d’encourager Trump à tenir sa promesse électorale, car c’est le moyen le plus rapide de parvenir à la paix en Syrie, un retrait des troupes américaines.

Poutine a poursuivi: “Si cela se produisait, la seule bonne décision en matière de sécurité serait de céder les territoires au contrôle des forces armées syriennes”.

Et c’est sa façon de dire qu’il contrôle le président turc Erdogan et qu’il ne le laissera pas attaquer les Kurdes syriens. Le président syrien Bashar al-Assad ne fera facilement la réconciliation entre son gouvernement et le Conseil démocratique syrien kurde. Mais, pour les Kurdes,  ce sera mieux que tout ce qu’Erdogan leur offrirait.

Mais, encore une fois, les Kurdes ont perdu leur pari pour l’indépendance le jour où les forces de Peshmerga de Barzani ont été détruites à Erbil en Irak l’année dernière par la milice irakienne connue sous le nom d’Unité de mobilisation populaire [1].

La principale préoccupation d’Erdogan réside dans le fait que les États-Unis abandonnent leurs armes aux Kurdes après leur départ, ce qui les agace constamment à la frontière turque. C’est la façon de faire de Bolton.

Poutine a également souligné que « les animaux de compagnie terroristes » d’Erdogan dans la province d’Idlib devaient être éliminés dans le cadre du plan de stabilisation de la Syrie. Ce sont tous des succès pour la Syrie sur le plan diplomatique, établissant la Turquie comme le subordonné de la Russie dans la structure du pouvoir pour remodeler le Moyen-Orient.

Le fait qu’Erdogan n’était pas à Varsovie avec ses alliés de l’OTAN, mais plutôt à un sommet de haut niveau avec les présidents russe et iranien, nous indique tout ce que nous avons besoin de savoir sur les perspectives d’avenir.

Là encore, j’ai pris pour acquis qu’Erdogan n’était encore que nominativement membre de l’OTAN depuis deux ans et que cela ne me surprenait donc pas.

Enfin, n’oublions pas l’offre saoudienne à Poutine de créer un nouveau cartel OPEP+ sous la direction de la Russie et de l’Arabie saoudite. Les propres plans de Trump pour la paix au Moyen-Orient reposent sur les Saoudiens qui doivent veiller au respect de la vassalisation du reste des États du Golfe envers l’Oncle Sam. C’est la raison pour laquelle rien n’était prévu à l’ordre du jour pour mettre fin au conflit au Yémen.

En fin de compte, les Néocons de DC et de Tel-Aviv manifestent un réel désespoir en convoquant tout le monde en Pologne tout en n’ayant pratiquement aucun soutien pour la politique envisagée : la guerre contre l’Iran.

Vous ne pouvez rester accroché à des gens si longtemps que par peur des représailles. Finalement, les Américano-Sionistes se rendent compte qu’ils ne peuvent pas attaquer tout le monde en même temps, même si Trump and Co sont certainement disposés à tenter le coup.

Chaque fois que des cas de désobéissance se produisent et que les sanctions sont inefficaces – par exemple Erdogan est toujours au pouvoir, malgré une tentative de coup d’Etat et une attaque monétaire – les alliés plus hardis deviendront un nouveau défi.

  • ** *

Le n°3 du FBI McCabe, et le n°2 du département de la Justice Rosenstein ont fomenté un projet fou contre Trump

PUBLIÉ PAR MAGALI MARC LE 20 FÉVRIER 2019

Andrew McCarthy a analysé l’interview accordée par McCabe à l’émission télévisée 60 Minutes.

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Mais avant même que l’émission ne soit diffusée dimanche passé, Andrew McCarthy avait déjà remarqué que Rosenstein avait tenté de nier qu’il aurait proposé, comme le raconte McCabe, d’enregistrer clandestinement les propos du Président Trump afin de prouver qu’il serait incompétent.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Andrew McCarthy* paru sur le site de Fox News, le 16 février.

*************************

McCabe, Rosenstein et la vérité sur leur tentative de Coup d’État s’appuyant sur le 25e Amendement

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les gens détestent les avocats ? Prenez, par exemple, le faux démenti du procureur général adjoint, Rod Rosenstein, concernant sa participation aux discussions sur une tentative de coup d’État contre le président dûment élu des États-Unis. Cette histoire resurgit à cause du battage médiatique autour du lancement d’un nouveau livre d’Andrew McCabe, l’ancien directeur adjoint du FBI.

M. McCabe a évidemment été congédié après qu’une enquête de l’inspecteur général eut révélé qu’il avait divulgué des renseignements d’enquête et qu’il avait ensuite menti à ce sujet. Son cas a été déféré au Ministère de la Justice afin de déterminer s’il doit être poursuivi pour fausses déclarations.

Il ne fait aucun doute que, lorsqu’il était directeur intérimaire du FBI, après que le président Trump eut congédié le directeur James Comey en mai 2017, McCabe s’est acoquiné avec Rosenstein afin de réfléchir à divers scénarios envisageables de destitution du président.

Mais cela nous le savons depuis six mois – depuis que le New York Times a publié son reportage explosif.

En fait, à l’époque, j’avais écrit une chronique à ce sujet pour le National Review intitulée « Rod Rosenstein’s Resistance – weasel words, weasel moves from an emotionally overwrought deputy AG eager to ingratiate himself with Democrats » [La Résistance de Rod Rosenstein – les mots et les actions ambigus d’un procureur général adjoint, sur les nerfs, désireux de s’insinuer dans les bonnes grâces des Démocrates].

Les reportages de cette semaine n’apportent pas vraiment de nouvelles révélations. Cette histoire est du remâché, qui ressort parce que cette fois, CBS espère générer des cotes d’écoute pour son interview de McCabe qui sera diffusée lors de l’émission « 60 Minutes » dimanche soir, à l’occasion de la tournée qu’il entame pour promouvoir son livre.

Mettons les choses en perspective.

Il y a eu beaucoup de commentaires cette semaine sur la question de savoir si McCabe et Rosenstein se préparaient sérieusement à une tentative de coup d’État ou si, au lieu de cela, les discussions sur l’invocation du 25e amendement et peut-être l’usage d’un micro caché afin d’enregistrer secrètement les propos du Président étaient simplement de l’humour noir.

La vérité est quelque part entre les deux : ces conversations n’étaient pas pour blaguer, mais l’idée était farfelue.

Personne ne semblait d’humeur à plaisanter lorsque ces discussions ont eu lieu. McCabe était en train d’ouvrir officiellement une enquête criminelle sur le président, et Rosenstein s’inquiétait de la nomination possible d’un avocat spécial.

McCabe et les dirigeants du FBI tentaient depuis des mois d’intenter une action pénale contre Trump, et McCabe pensait – à tort – que le licenciement de Comey pourrait constituer une base juridique solide afin de poursuivre Trump pour obstruction.

Rosenstein, pendant ce temps, était sous le choc. Il avait bêtement pensé que la note de service qu’il avait rédigée pour justifier le congédiement de M. Comey remporterait un grand succès auprès des deux partis (NdT: pour bien des analystes, la lettre du 28 octobre de James Comey au Congrès, faisant état de la poursuite de l’enquête concernant ses courriels, a démoli les chances d’Hillary Clinton d’être élue).

Au lieu de cela, les Démocrates ont stratégiquement présenté le licenciement de Comey comme une tentative d’obstruction à l’enquête sur la soi-disant collusion de Trump avec la Russie, et ils s’en sont pris à Rosenstein pour son rôle dans cette enquête.

Le procureur général adjoint était découragé : convaincu que Trump avait fait de lui un bouc émissaire, il voulait désespérément retrouver les bonnes grâces de l’establishment anti-Trump à Washington avec lequel il avait, jusque-là, entretenu de bonnes relations. (À une époque où il était difficile pour Trump d’obtenir la confirmation de ses candidats par le Sénat, la nomination de Rosenstein au poste d’adjoint au procureur général avait été approuvée par un vote disproportionné de 94-6).

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Grâce à cela, les hallux disparaissent en un clin d’œil.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la discussion McCabe-Rosenstein concernant le 25e amendement. Il n’y avait pas de quoi rire.

Juste après avoir viré Comey, Trump a intensifié la controverse en réprimandant l’ancien directeur lors d’une réunion à la Maison-Blanche avec des diplomates russes.

Rosenstein et McCabe ont tous deux conclu que le président était soit désarçonné, soit qu’il avait peut-être renvoyé Comey afin de faire dérailler l’enquête sur la Russie (nonobstant le fait que McCabe avait déclaré au Sénat, lors de son témoignage, juste après le renvoi de Comey, qu’«il n’y a eu jusqu’ici aucun effort pour empêcher notre enquête»).

C’est pourquoi les deux hommes ont parlé d’utiliser un micro clandestin contre Trump – c’est à dire, de faire en sorte que quelqu’un l’enregistre secrètement. Ce n’était ni des paroles oiseuses ni de l’humour noir. C’était un aspect logique de leur remue-méninges concernant le 25e amendement.

Si vous voulez convaincre les gens que le président est inapte, vous avez besoin de preuves de son inaptitude. McCabe et Rosenstein se demandaient s’ils pouvaient secrètement saisir des propos de Trump disant des choses incriminantes ou folles (ou les deux). Ils pourraient alors utiliser ces enregistrements pour tenter de convaincre les membres de l’Exécutif que le président devait être chassé de son poste.

Par contre, si parler d’invoquer le 25e amendement était sérieux, c’était aussi ridicule.

L’amendement n’a rien à voir avec la situation à laquelle McCabe et Rosenstein pensaient être confrontés : un président qui fait potentiellement obstruction à une enquête ou qui n’est pas à la hauteur des obligations inhérentes au Bureau Ovale ne peut pas être destitué par le biais du 25e Amendement.

Le 25e amendement a été adopté dans les années qui ont suivi l’assassinat du président John F. Kennedy en 1963, pour régler le problème potentiel d’un président physiquement ou mentalement incapable d’exercer ses fonctions – comme, par exemple, le président Woodrow Wilson l’a été à cause d’un accident vasculaire cérébral.

L’amendement ne remplace pas le processus de destitution de la Constitution : Si vous croyez qu’un président est coupable de mauvaise administration – d’un comportement criminel, abusif ou incompétent – c’est le Congrès qui est chargé de le destituer, et donc ça ne sert à rien de le déclarer physiquement ou psychologiquement inapte.

De plus, McCabe et Rosenstein n’étaient pas en mesure d’invoquer le 25e amendement. Cet amendement ne peut être invoqué que par le président lui-même, ou par le vice-président conjointement avec la majorité des membres du Cabinet (ou un comité autorisé par le Congrès).

Ni McCabe ni Rosenstein n’étaient membres du Cabinet. Tout ce qu’ils pouvaient faire, c’était spéculer sur lesquels parmi les membres de l’Exécutif seraient prêts à envisager le stratagème visant à utiliser le 25e Amendement. Ils ont rapidement rejeté l’idée parce qu’ils se rendaient compte qu’ils étaient loin d’une majorité ministérielle et encore moins du feu vert du vice-président.

Alors oui, c’était une discussion sérieuse, mais c’était aussi une idée boiteuse.

Cela nous amène au déni de Rosenstein de l’histoire racontée par McCabe au sujet de leur bavardage concernant le 25e amendement. Comme l’a rapporté le Washington Examiner (les mots en gras sont de moi) :

« En ce qui concerne les parties précises de cette entrevue fournies d’avance au Ministère de la Justice par « 60 minutes », le procureur général adjoint rejette encore une fois le récit de M. McCabe comme étant inexact et erroné sur le plan des faits », a dit un porte-parole du Ministère de la Justice dans une déclaration. « Le procureur général adjoint n’a jamais autorisé aucun des enregistrements auxquels M. McCabe fait référence. Comme le procureur général adjoint l’a déjà dit, en se basant sur ses rapports personnels avec le président, il n’y avait aucune raison d’invoquer le 25e amendement, et le PGA n’était pas en mesure d’envisager d’invoquer le 25e amendement. »

Cette déclaration pourrait-elle être plus mensongère ? Pensez-y bien :

Rosenstein dit qu’il n’a jamais autorisé des enregistrements. Mais personne ne prétend qu’il l’a fait. La question est de savoir si lui et McCabe ont discuté de la possibilité de les autoriser. S’il pouvait le faire, Rosenstein nierait que cette discussion ait eu lieu. Mais il ne peut pas le faire parce que le FBI l’a prise en note à l’époque. Puisqu’il ne peut nier de façon crédible l’aveu de McCabe selon lequel les deux hommes auraient parlé d’enregistrer le président, Rosenstein recourt à la tactique usée qui consiste à déformer l’allégation.

Rosenstein affirme qu’« il n’y a aucune raison d’invoquer le 25e amendement ». Sans blague. Mais la question n’a jamais été de savoir s’il existe actuellement une base pour invoquer l’amendement. La question est de savoir si Rosenstein et McCabe ont bel et bien entretenu l’idée d’invoquer l’amendement en mai 2017, après que Comey eut été congédié. Manifestement, ils l’ont fait.

Rosenstein déclare qu’il n’était pas « en mesure d’envisager d’invoquer le 25e amendement ». Encore une fois, il joue sur les mots. Bien sûr qu’il n’était pas en mesure d’envisager d’invoquer lui-même l’amendement. Le 25e amendement ne permet pas au procureur général adjoint de déclencher le processus de destitution d’un président frappé d’incapacité. Mais la question est de savoir si Rosenstein et McCabe ont envisagé la possibilité de réunir une majorité de membres du Cabinet, lesquels seraient constitutionnellement qualifiés pour invoquer l’amendement.

M. McCabe dit qu’ils y ont réfléchi et qu’ils se sont vite rendu compte qu’il n’y avait aucune possibilité de former une majorité au Cabinet. Rosenstein est maintenant embarrassé de s’être engagé dans cette discussion, mais, encore une fois, il ne peut la nier de façon crédible. Alors il bafouille et déclare ne pas avoir été en mesure d’invoquer l’amendement, c’est-à-dire de ne pas être qualifié sur le plan constitutionnel. Mais là n’est pas la question.

On peut comprendre que le procureur général adjoint aurait préféré ne pas avoir parlé de destituer le président. Sur le plan légal, c’était une idée insensée.

Sur le plan du civisme – des bureaucrates non élus qui réfléchissent à la façon d’annuler une élection démocratique – c’était remarquablement arrogant. Mais c’est quand même arrivé. Les avocasseries de Rod Rosenstein ne peuvent rien y changer.

Sources : Fox News, Fox News

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

*Me Andrew C. McCarthy, avocat, est membre principal de l’Institut national d’examen et rédacteur en chef adjoint du National Review.

vendredi 22 décembre 2017

Donald Trump agit sous l’influence d’une dangereuse secte juive

Michael Berg, 32 ans, membre dévoué de la secte  Chabad [1] depuis quatre ans, croit que la vision démente de ce culte de l’hégémonie juive mondiale est derrière le Nouvel Ordre Mondial. Avec Trump et les membres de Chabad, Jered et Ivanka Kushner, à la Maison Blanche, Chabad est en mesure de provoquer le cataclysme prophétisé par cette secte qui marquera le début de leur domination messianique. La récente livraison par Trump d’armes nucléaires à Israël [2], ainsi que sa reconnaissance de Jérusalem comme la capitale des Juifs n’en sont que les prémisses.

Je suis né en Israël en 1985. Mes parents sont des juifs européens (les ancêtres de mes parents avaient une histoire en Allemagne depuis le Moyen Âge.)

Physiquement, ma famille et moi ne ressemblons pas à des juifs «typiques» – je ressemble à une ethnie allemande, c’est-à-dire une peau blanche, des yeux bleus, des cheveux blonds. Physiquement, je ressemble à une personne blanche normale d’origine nord-européenne («aryenne»).

à droite : Le soutien de Trump, 

le milliardaire Sheldon Adelson

 Pourquoi c’est important? C’est important car le racisme juif contre les gentils ne concerne pas tellement le racisme biologique (la haine des Gentils parce qu’ils sont physiquement différents des Juifs). Il y a des Juifs de toutes les formes et de toutes les couleurs. Le racisme juif est un racisme d’ordre spirituel : une croyance que les juifs ont une âme supérieure à celle des non-juifs et que les non-juifs ont des âmes sataniques. Cela signifie que tous les Juifs religieux, indépendamment de leurs couleurs et de leur pays d’origine, considèrent les non-Juifs comme «inférieurs» simplement parce qu’ils ont fini par croire que les non-Juifs ont des âmes sataniques.

(Trump & Nazis & Chabad – mêmes mains croisées)

Dans cet article je veux vous parler de mon expérience et de ma compréhension de la religion juive en général et du culte raciste “Chabad” en particulier.

COMMENT j’ai fait partie de CHABAD

Tout a commencé à l’âge de 20 ans. À l’époque j’étais un Juif religieux mais je ne faisais pas partie de Chabad. Puis en 2005, lors d’une visite à New York, j’ai rencontré un émissaire de Chabad qui m’avait présenté au mouvement. Il m’a demandé si je pouvais visiter le “770” à Brooklyn NY. Je l’ai fait. J’ai pris part dans leurs rituels et réunions et au cours des 4 prochaines années, je suis devenu un adepte fanatique de Chabad.

 Nous avions l’habitude d’avoir des réunions dans lesquelles nous avions discuté de la venue du Messie Juif et du monde futur comme envisagé par Chabad et la religion juive – un monde où les Juifs sont les maîtres suprêmes de la Terre et où chaque Juif individuel a jusqu’à 2.800 des esclaves gentils (i.e. non juifs), un monde où la seule raison d’être des non-Juifs est de SERVIR les Juifs. D’un autre côté, les Juifs sont considérés comme le «Siège de Dieu».

C’est quoi  CHABAD ?

Je vais décrire Chabad de la façon dont je le vois compte tenu de mon appartenance passée. Chabad est une organisation raciste – un culte missionnaire suprématiste juif dont le but principal est la supériorité totale juive sur les «Goyim» (i.e. les Gentils, les non-juifs) et leur asservissement.

Son commandement central accomplit le “Breaking Through”, c’est-à-dire percer avec des découvertes importantes afin d’assoir la domination des sionistes sur le monde .

Les Chabad forment leurs jeunes à être des émissaires quand ils grandissent. « Être un émissaire» dans la terminologie  de Chabad signifie diffuser et inculquer leur idéologie raciste aux juifs du monde entier,  en particulier à ceux qui ne pratiquent pas le judaïsme. Ils apportent un soutien idéologique et moral à l’Agenda mondialiste sioniste.

Ils voient l’asservissement des «Goyim» à travers les banques juives internationales et la politique internationale comme servant leurs prophéties messianiques – un monde futur où le NWO (New World Order, Nouvel Ordre Mondial) juif contrôle toutes les nations du monde.

Sous la direction de leur chef, le rabbin Menachem Mendel (1902-1994), le mouvement établit un réseau de près de 4.000 institutions qui fournissent un soutien religieux, social et idéologique aux juifs dans plus de 1.000 villes couvrant 100 pays, y compris tous les États américains.

LES JUIFS SONT DIEU. LES GENTILS SONT DES INSECTES DONT LA SEULE RAISON D’ÊTRE EST DE SERVIR LES JUIFS OU DE MOURIR

Selon Chabad, les Juifs eux-mêmes sont “Dieu”. L’usure est autorisée et encouragée contre les non-Juifs (c’est le motif des banquiers du NWO). Le livre du mouvement de Chabad “The Tania” parle des Juifs étant Dieu sur Terre et des non-Juifs comme n’étant rien d’autre que des animaux  inférieurs sans âmes. S’ils ont des âmes, leurs âmes sont démoniaques et sataniques et proviennent du “Klipot A’thmeot”, c’est-à-dire des sphères impies ou du “Sitrha Achra”. [3]

Les membres de Chabad  (dont font partie les Kushner) ont l’oreille attentive de Trump.

Aux yeux des Chabad, les gentils sont des animaux sans âmes. L’Âme Juive est Dieu incarné. Chaque Juif est un “Dieu” en chair.

L’univers entier comprenant les milliards de galaxies, étoiles et planètes a été créé uniquement pour les Juifs et par le dieu juif YHVH qui est en fait une manifestation du peuple juif lui-même. Un ongle du doigt d’un Juif vaut plus que l’ensemble des populations non-juives du monde entier (ce qui inclut les Européens, les Musulmans, les Asiatiques et les Africains) selon Chabad …

L’AGENDA DU NWO

Chabad n’est rien de plus qu’une manifestation du racisme juif qui alimente le programme du NWO.  

Le fondateur et ancien Premier ministre israélien, David Ben Gourion, envisageait les Juifs comme étant au centre du rêve du gouvernement unique mondial (Illuminati Satanique NWO). Ce sera l’accomplissement des promesses de la Bible où les Juifs seront les contrôleurs et les dirigeants de toutes les nations du monde dans le temps venir.

La Cour Suprême de Jérusalem avec la pyramide des Illuminati et la marque de “l’œil qui voit tout” a été construite pour soutenir ce programme tel que Ben Gourion l’avait envisagé:

“A Jérusalem, les Nations Unies (les vrais Nations Unies, et non pas l’ONU actuelle) construiront un sanctuaire des prophètes au service de l’union fédérée de tous les continents, ce sera le siège de la Cour suprême de l’humanité, pour régler toutes les controverses entre les continents fédérés, comme prophétisé par Isaïe … “

Devinez qui a financé et construit la” Cour suprême “? Les contrôleurs des banques du monde, c’est-à-dire les Rothschild bien sûr!  

L’ordre du jour raciste et suprématiste juif est flagrant devant vous  … C’est aussi simple que 2 + 2 = 4.

La cabale et le satanisme sont des moyens d’affaiblir leurs pays hôtes afin qu’ils puissent plus facilement contrôler ces nations en les avilissant. C’est ainsi qu’ils maintiennent leur monopole de l’argent – en brisant la race, la nation, la famille (hétérosexualité) et la croyance en un but spirituel supérieur à la vie (c’est-à-dire Dieu – pas la religion!). Ainsi nous devenons plus matérialistes et moins spirituels (regardons l’art moderne par exemple) et sommes alors plus facilement contrôlés et réduits en esclavage par eux comme les gens qui ont une vie dépourvue de sens ne se défendent pas et ne ripostent pas. C’est l’Œil de Sauron. L’œil qui voit tout. “Un réseau pour les gouverner tous” …

POURQUOI J’AI QUITTÉ  CHABAD ET LAISSÉ LE JUDAÏSME DERRIÈRE MOI ?

J’ai quitté Chabad parce que j’avais une expérience qui me faisait sentir au cœur de mon être cette haine du Chabad et du Judaïsme (ou l’Islam et ISIS pour cela aussi) Cela ne vient pas de Dieu mais de l’ego et des peurs de l’homme.

J’ai quitté Chabad à cause d’un éveil spirituel que j’exposerai dans mon prochain article. En attendant, j’espère que les Européens blancs et ceux qui sont contre le génocide par les Blanc comprennent que la seule raison pour laquelle la race blanche est attaquée aujourd’hui est qu’elle développe et diffuse la seule et ultime idéologie raciste sur la planète: le Judaïsme.

NOTES

[1] D’après Wikipédia :

Le hassidisme H’abad ou Chabad ou de Loubavitch  est l’une des branches principales du hassidisme contemporain.

Le hassidisme Habad acquiert sous l’impulsion de Menachem Mendel Schneerson, le septième et dernier rebbe de la dynastie, une importance sans précédent au sein du judaïsme orthodoxe : Habad développe des institutions dans environ 950 villes à travers le monde et, au début du XXIe siècle, on estime le nombre de ces institutions à 3.300. Réparties dans 75 pays. En 2007, 1.350 établissements ont été répertoriés dans l’annuaire Habad.

« Ayant passé de nombreuses années au sein de la communauté Loubavitch, je peux objectivement affirmer que Loubavitch est une secte. Non seulement cela, mais c’est également la plus dangereuse des communautés hassidiques au niveau idéologique. Comme le disait le Rov Elazar Shach, qui fut un rabbin Litvaq qui combattit Loubavitch toute sa vie, « Quelle est la religion la plus proche du Judaïsme, qui ressemble au Judaïsme, mais n’est pas du Judaïsme ? Loubavitch ! ». Restez bien loin de cette secte ! »  Méqor Hayîm

[2] USA. La panne gigantesque d’Atlanta Airport a été provoquée pour dissimuler la livraison d’armes nucléiares à Israêl

[3] Qliphoth, kliffoth, klippot ou kellipot (Heb. קליפות qelippot; littéralement pelures, coquilles, enveloppes 1), sont des forces maléfiques mises en relation et en opposition par rapport aux sephirots dans la kabbale. L’ensemble des Qliphoth est aussi nommé arbre de mort par opposition à l’arbre de vie. Dans certains traités kabbalistiques, cet ensemble de représentations spirituelles impures est également appelé Sitra Ahra (Araméen סטרא אחרא, littéralement l’« Autre Côté » opposé à la sainteté représentée par les Sephiroth).

Trump gracie un criminel juif, raciste et fanatique

samedi 23 décembre 2017

Trump gracie un criminel juif, raciste et fanatique

Dans mon précédent article « Donald Trump agit sous l’influence d’une dangereuse secte juive », j’ai expliqué que la famille de Trump (les Kushner) appartient à Chabad, un culte juif suprématiste blanc, raciste et criminel. Comme pour ne pas me démentir, après avoir livré des ogives nucléaires à Israël et décidé que Jérusalem est la capitale exclusive des Juifs, Trump vient aussi de commuer la condamnation à 27 ans de prison du « criminel-casher », le chabadiste [1] Rabbi Sholom Rabashkin, âgé de 57 ans, un donateur GOP (Parti Républicain de Trump). Il n’avait effectué que huit ans.

Rabbi Shalom Rabushkin, un leader du syndicat du crime Chabad

“Rubashkin, en tant que gérant de l’usine familiale de viande Agriprocessors (300 millions de dollars de revenus annuels) à Postville, Iowa, a été condamné en 2009 pour fraude financière pour avoir présenté de fausses factures à la banque de l’usine qui a fait paraître les finances de la compagnie plus saines qu’elles ne l’étaient pour qu’elle puisse emprunter plus. La faillite a révélé un stratagème frauduleux de 26 millions de dollars.

En outre, dans l’un des plus gros cas de travailleurs illégaux des États-Unis, les autorités fédérales ont perquisitionné l’usine et arrêté 389 immigrants illégaux en 2008. L’ICE (Immigration and Customs Enforcement , agence fédérale de police aux frontières des États-Unis) a déterminé qu’au moment de leur raid, les deux tiers des travailleurs de l’usine étaient sans papiers. Il s’est avéré que la société elle-même créait de fausses cartes de sécurité sociale.

Il y a eu également 9.311 chefs d’accusation pour violation de la loi  du travail des enfants, ainsi que d’horribles violations de la sécurité.

Les superviseurs d’usine dans cet enfer étaient impliqués dans le viol et l’abus sexuel sur des travailleuses et des travailleurs. PETA (People for the Ethical Treatment of Animals , l’équivalent de la SPA) a également documenté et filmé ce qu’ils ont appelé les pires abus et la cruauté extrême qu’ils avaient jamais vu contre des animaux.

Les exploits criminels Rubashkin et les méthodes ont été documentés dans la série CNBC “American Greed – The Slaughterhouse”. La vidéo a maintenant été effacée du site de CNBC. Mais elle est disponible ailleurs, mais cela peut ne pas durer en ligne longtemps. ” Source

Juifbilation à Brooklyn à l’annonce de Trump graciant le criminel Chabad

La déclaration de la Maison Blanche a cité des lettres de soutien au réexamen de l’affaire Rubashkin par plus de 30 membres du Congrès des deux partis, y compris le leader démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et le sénateur républicain chevronné Orrin Hatch.

Trump a également souligné les manifestations bipartites de soutien à l’examen de l’affaire de plus de (((100 anciens hauts fonctionnaires du ministère de la Justice des États-Unis, de procureurs, de juges et de juristes.)))  Source

Pour la première commutation criminelle de Trump, je reprends mon article de 2008 intitulé Les Juifs doivent faire face au côté obscur du judaïsme. Le professeur de journalisme Stephen Bloom était un libéral juif américain typique qui voulait explorer ses racines juives en rejoignant la colonie Chabad à Postville IA. Il a trouvé que pour ses disciples les plus ardents, le Judaïsme est basé sur la haine et l’exploitation des non-Juifs. Il apprend que les Juifs sont involontairement liés à une conspiration satanique contre Dieu et contre l’homme, et c’est cela qui est la véritable cause de l’antisémitisme.

“Ils ne voulaient rien avoir à faire avec leurs voisins chrétiens. ils étaient là pour gagner de l’argent et les non-juifs (goyim), que ce soit les marchands de Postville ou les travailleurs migrants, se distinguaient à peine du bétail de leur chaîne d’abattage. “

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Les Juifs doivent faire face au “côté sombre” du judaïsme

Mise à jour du 30 novembre 2008

Par Henry Makow Ph.D.

Stephen Bloom  a un amour de l’équité et de la justice typiques de nombreux Juifs libéraux américains. Professeur de journalisme, il a vu l’ouverture en 1987 d’un emballeur de viande kascher par les juifs hassidiques de Postville Iowa comme une opportunité d’étudier la dynamique judéo-goy en microcosme.

Il découvrit beaucoup plus de choses sur le judaïsme et les causes de l’antisémitisme qu’il ne voulait savoir. Sa conclusion de “Postville: Un choc des cultures dans le cœur de l’Amérique” publié en 2000:

«Au départ, j’étais allé à Postville pour apprendre des hassidim (juifs orthodoxes), pour partager avec eux un sentiment d’identité et d’appartenance, mais ce que les hassidim de Postville m’avaient finalement offert était un aperçu du côté sombre de ma propre foi, regardez les extrémistes juifs dont le comportement n’a pas seulement fait grimacer les locaux de Postville, mais m’a fait grimacer aussi.

“Je ne voulais pas participer à la vision des Hassidims qui appelaient les Juifs à s’unir contre les goyim et contre l’assimilation. Le monde, même en Iowa, était trop généreux pour que je fonde mes goûts et mes aversions uniquement en fonction de la religion. Le mot Hassid signifie «le pieux», mais les hassidim de Postville … étaient tout sauf pieux. Vous ne pouviez pas devenir des amis occasionnels avec eux …. Ils exigeaient une soumission totale à leur schéma du bien et du mal (Juif vs Chrétien) ou vous étiez alors l’ennemi. ” (291)

En d’autres termes, si vous êtes un juif mais n’achetez pas leur haine folle, alors vous n’êtes pas meilleur qu’un goyim. Malheureusement, leur attitude caractérise la communauté juive dans son ensemble.

ROCKY RIDE

L’afflux de centaines de familles juives orthodoxes dans une petite communauté agricole chrétienne du nord-est de l’Iowa (1465 habitants) était rocailleux depuis le début. Oui les Juifs avaient une vie de famille en apparence saine et une apparence pieuse. Mais ils ne voulaient rien avoir à faire avec leurs voisins chrétiens. Ils étaient là pour gagner de l’argent et les non-juifs, (goyim), que les marchands de Postville ou les travailleurs migrants, se distinguaient à peine du bétail de leur chaîne de montage.

Kushner est un Chab

Enfin, l’usine de conditionnement de la viande, Agriprocessors, a déposé son bilan en octobre 2008 après que le propriétaire Sholom Rubashkin ait été arrêté pour avoir fraudé une banque concernant un prêt de 35 millions de dollars. Ceci après que l’État de l’Iowa a imposé 10 millions de dollars d’amendes pour 9. 000 violations impliquant des retenues salariales illégales et le travail des enfants. Puis, en juin, la société a été accusée de falsification de documents pour des étrangers illégaux. Quatre cents malheureux travailleurs du Guatemala à Palau ont été arrêtés et emprisonnés. Lorsque l’usine a fermé ses portes, des centaines de travailleurs ont été laissés sans ressources alors que les dindes languissaient sans être nourries dans des roulottes devant les portes de l’usine. La ville a lutté pour regagner son pied, probablement soulagée de se débarrasser de cette bénédiction mélangée. En août, une délégation de rabbins distingués et de fonctionnaires communaux a passé trois heures à visiter l’usine, a rencontré brièvement le clergé chrétien local et les activistes sociaux, et a donné à l’opération un état de santé propre. Ils n’ont trouvé aucune preuve suggérant que «quelqu’un ne devrait pas acheter des choses à Agriprocessors.» Une tournée de trois heures n’a pas permis de découvrir les violations flagrantes du travail des enfants que le commissaire du travail de l’Iowa a signalées … Les rabbins ont quitté la ville Le commissaire du travail a dit qu’il n’avait “jamais vu quelque chose comme ça” dans ses 30 ans sur le terrain … “a écrit le Jewish Daily Forward dans un éditorial du 7 août.” Trois heures ne suffiraient pas. Nous avons trouvé des indices convaincants de harcèlement sexuel, de salaires insuffisants, de favoritisme et de pots-de-vin dans les affectations de travail, d’une formation inadéquate en matière de sécurité et d’horribles accidents de travail dans le lieu que nous appelions «casher». Jungle.'”

DANS LE DÉNI

Cet éditorial suggère que les rabbins ignoraient les préceptes du «Talmud babylonien». Cela reflète la naïveté des juifs assimilés à propos de la vraie nature du Talmud, qui est un document central du judaïsme. Le Talmud considère les Gentils comme du bétail et prêche la haine contre les chrétiens.

ÉDUCATION D’UN JUIF ASSIMILÉ

Ceci est confirmé par le comportement des hassidim de Postville. Stephen Bloom a été mis sous la tutelle d’un “Lazar”, un “modèle Lubavitcher, un mensch ainsi qu’un tsadik” (homme sage.)

“Je suis raciste”, a déclaré Lazar à Bloom dès le départ. Les Juifs ont persisté à travers l’histoire parce que “nous sommes meilleurs et plus intelligents”. (192)

“Partout où nous allons, nous ne nous adaptons pas à l’endroit ou au peuple, a prêché Lazar …” Cela a toujours été comme ça et sera toujours comme ça. C’est l’endroit et les gens qui doivent nous adapter. “

Stephen Bloom

Bloom a reflété: “Le commentaire de Lazar a souligné le mépris des Hasidim pour les non-juifs, qui ne se limitait pas aux gentils de Postville mais à tous les chrétiens … Les hassidim comme Lazar ont un désintérêt total pour tout ce qui n’est pas juif … Les hassidim menaient une guerre sainte culturelle … Leur monde était juif contre non-juif … Si vous n’étiez pas d’accord, vous étiez en faute, une partie du problème, vous prépariez le terrain pour la destruction finale du Juif, le peuple élu du monde, il n’y avait pas de place pour le compromis … pas de place pour autre chose qu’une soumission totale et complète. (196-198)

Cela peut expliquer pourquoi les Juifs Chabad sont soupçonnés de complicité dans l’Holocauste.

Cette inimitié s’étend aux affaires, ce qui est une forme d’agression contre les gentils. “Je ne me sens pas comme un Juif à moins que je ne négocie”, lui dit Lazar. “Un Juif doit sentir qu’il a quelque chose pour le prix le plus bas ou il se sent volé.” Après avoir conclu un accord avec un Gentil, le Hasid se vantait de ne pas respecter les conditions ou de prendre son temps pour payer.

Évidemment, la tolérance, l’œcuménisme, l’antiracisme, la diversité, etc., affaiblissent et diluent les goyim et non les talmudistes.

CONCLUSION

Il ne faut pas un génie pour reconnaître que le comportement talmudique est la véritable cause de l’antisémitisme.

Mais les implications sont beaucoup plus graves. Meyer Amschel Rothschild était un talmudiste. Cette haine satanique de l’humanité, et en particulier du christianisme, est le moteur du Nouvel Ordre Mondial.

Il y a une ligne directe entre la Crucifixion du Christ, qui représentait le Dieu de l’Amour, 9-11 et le Nouvel Ordre Mondial en termes de dégradation de l’humanité à travers la guerre et la dépression. Si cette logique est correcte, le destin de l’humanité doit être crucifié comme le Christ ou autrement massacré ou asservi.

Comme Stephen Bloom et moi-même, 90% des Juifs américains sont laïques et ignorants du Talmud. Nous trouvons ses vues odieuses. Mais ces attitudes sont l’agenda caché du sionisme et de la communauté juive organisée. Une élite Gentille composée de francs-maçons (l’Ordre des Illuminati) a été installée par les banquiers juifs pour faire avancer ce programme. Barack Obama et la plupart des «leaders» occidentaux en font partie.

Le Nouvel Ordre Mondial met en péril l’humanité et les Juifs assimilés. Comme les conditions se détériorent, l’antisémitisme peut devenir endémique. Les juifs doivent reconnaître que le judaïsme n’est pas une religion mais une conspiration contre l’humanité. C’est aussi une conspiration contre les Juifs, dont la sécurité est mise en danger par son agenda secret. Le sionisme, le communisme, le socialisme, le libéralisme, le néo-conservatisme, le féminisme sont tous des moyens trompeurs pour établir les banquiers maçonniques / talmudiques / cabalistiques dans une tyrannie du gouvernement mondial à peine voilée.

La société a été soumise à un lavage de cerveau pour rejeter les Protocoles des Sages de Sion qui expliquent la méthodologie en détail. Ce document n’est pas antisémite, il est satanique. J’ai d’abord reconnu qu’il était authentique quand l’auteur a célébré qu’un «froid et désespéré» s’était emparé des villes européennes. C’est quelque chose qu’aucun “faussaire” ne penserait.

Les Juifs assimilés doivent se désassocier des Juifs organisés et se réinventer en tant que peuple, reconnaissant que, comme les autres peuples, ils ont été trompés et exploités par leurs soi-disant leaders. Comme Stephen Bloom, de nombreux Juifs assimilés ont un fort sens de la vérité, de la justice et de l’abondance de Dieu et doivent se joindre à leurs voisins chrétiens pour remettre l’Amérique sur les rails.

—-

Note: Lemilliardaire canadien Hershey Friedman, de Montréal, a acheté l’usine d’emballage de viande casher en 2009 et l’a rebaptisée Agri Star Meat and Poultry. Agri Star emploie maintenant la grande majorité des Juifs restants de Postville, avec la plupart d’entre eux servant comme des abatteurs rituels juifs.

SOURCE : Trump Pardons Racist, Criminal Jewish Fanatic

December 22, 2017

Le hassidisme H’abad ou Chabad ou de Loubavitch  est l’une des branches principales du hassidisme contemporain.

Le hassidisme Habad acquiert sous l’impulsion de Menachem Mendel Schneerson, le septième et dernier rebbe de la dynastie, une importance sans précédent au sein du judaïsme orthodoxe : Habad développe des institutions dans environ 950 villes à travers le monde et, au début du XXIe siècle, on estime le nombre de ces institutions à 3.300. Réparties dans 75 pays. En 2007, 1.350 établissements ont été répertoriés dans l’annuaire Habad.

« Ayant passé de nombreuses années au sein de la communauté Loubavitch, je peux objectivement affirmer que Loubavitch est une secte. Non seulement cela, mais c’est également la plus dangereuse des communautés hassidiques au niveau idéologique. Comme le disait le Rov Elazar Shach, qui fut un rabbin Litvaq qui combattit Loubavitch toute sa vie, « Quelle est la religion la plus proche du Judaïsme, qui ressemble au Judaïsme, mais n’est pas du Judaïsme ? Loubavitch ! ». Restez bien loin de cette secte ! »  Méqor Hayîm

Huawei pourra-t-il survivre aux attaques répétées de l’administration Trump ? 

Google coupe les ponts avec Huawei: une mauvaise nouvelle pour le monde entier

En privant l’entreprise chinoise de sa technologie, c’est toute la planète que Google entraîne dans la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis.

Le vent qui soufflait depuis quelques semaines sur Huawei s’est transformé en tempête. Lancée par Donald Trump et son administration, la bataille était déjà féroce mais circonscrite à un domaine primordial qui, pour l’instant, ne touchait pas directement les usagers, à quelques rares exceptions près: le déploiement de la 5G.

Accusé d’être un cheval de Troie au service du renseignement du gouvernement chinois, qui a fortement soutenu son développement, Huawei s’était ainsi vu barrer l’accès au marché américain de la 5G, avant que les États-Unis ne tentent de convaincre leurs alliés de faire de même –l’Australie et la Nouvelle-Zélande, toutes deux membres des Five Eyes, ne se sont pas fait prier longtemps.

Dans la guerre entre Huawei et les États-Unis, les pays européens commencent à faire leur choix

Les choses ont pris un nouveau tournant ce week-end: désormais le monde entier pourrait être impacté. Poussant le curseur plus loin encore, le président américain a signé le 15 mai une ordonnance interdisant les transferts technologiques entre les entreprises américaines et toute firme étrangère considérée comme à risque –le texte ne visait nommément ni la Chine ni Huawei, mais son esprit le faisait assurément.

Le 19 avril, Reuters nous apprenait que Google, sans tarder, avait décidé de se plier à l’ordonnance. Coup de tonnerre: le géant américain déclarait couper ses liens commerciaux et technologiques avec Huawei.

Ces liens sont évidemment nombreux, à commencer par la licence Android: celle-ci a été révoquée et, avec toute nouvelle version ou mise à jour de son système d’exploitation, Huawei perd l’accès aux services et applications Google (Gmail, YouTube, Chrome) ainsi qu’au store Google Play. Seuls les logiciels en open source restent exploitables.

Tache d’huile

C’est désastreux pour Huawei, mais également pour sa clientèle: les propriétaires d’un smartphone de la marque chinoise –ou de sa filiale Honor– pourraient être impactés lors de futures mises à jour.

Celles et ceux qui lorgneraient sur l’acquisition prochaine de l’un de ces appareils peuvent en revanche s’attendre à le voir amputé des produits Google non open source. Ce qui change terriblement la donne et pourrait, dans un marché hautement concurrentiel, porter un coup majeur au développement de Huawei –45,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018, en hausse de 45% par rapport à l’année précédente.

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Mais surtout, la décision de Google semble n’avoir été que le coup d’envoi d’une serie d’uppercuts technologiques. À la suite de la firme de Mountain View, d’autres géants américains ont décidé de ne prendre aucun risque juridique en mettant eux aussi fin à leurs liens avec Huawei.

Intel, qui fournissait à l’entreprise chinoise des processeurs pour ses serveurs et ordinateurs portables, Qualcomm et Broadcom ont ainsi suivi le mouvement, aggravant les difficultés à venir de Huawei qui pourra tout de même compter sur les puces de sa propres division, HiSilicon.

Double tranchant

Ce qui était jusqu’ici une guerre tiède, menée notamment à coups de taxes douanières, a donc pris quelques centaines de degrés en une poignée de jours pour devenir incandescente. Cette interdiction des transferts technologiques entre les États-Unis et la Chine est un levier puissant pour Donald Trump dans ses négociations commerciales avec le gouvernement de Xi Jinping.

Mais, comme le note TechRadar, c’est une arme à double tranchant. Les sociétés visées par la liste noire ne seront pas les seules victimes de cette nouvelle barrière: leurs fournisseurs américains perdent également, par la même occasion, de très importants clients.

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La guerre commerciale est aussi une mauvaise nouvelle pour la clientèle américaine: comme celui de centaines d’autres produits de consommation courante, le prix des iPhone pourrait augmenter, mettant Apple en difficulté.

Le bannissement de Huawei du marché américain de la 5G, sur des bases incertaines, risque par ailleurs de pousser les États-Unis à se tourner vers d’autres spécialistes, Nokia ou Ericsson, qui ne sont pas plus américains, et dont les solutions sont beaucoup plus dispendieuses.

Plus grave peut-être: dans une tribune publiée par Fast Company, le fondateur du MIT Media Lab Nicholas Negroponte a expliqué début mai que la fermeture voulue par l’administration Trump, contre l’avis de ses propres services de sécurité, revient à se couper d’une source importante de recherche, d’innovation et de financement.

Donc, potentiellement, à se mettre à la traîne du reste du monde –ce n’est sans doute pas ce que Donald Trump avait en tête en bombant ainsi le torse face à la Chine.

En 2018, les États-Unis n’ont accueilli que 62 réfugié·es en provenance de Syrie

Ce nombre est le plus bas depuis 1980, et les individus originaires de pays musulmans sont particulièrement affectés.

Depuis l’élection de Donald Trump, le nombre de personnes réfugiées accueillies aux États-Unis est en chute libre, et les nouvelles restrictions mises en place affectent particulièrement celles qui fuient la Syrie pour échapper à une guerre qui a fait environ 500.000 victimes. Alors qu’en 2016, sous Barack Obama, 12.587 personnes originaires de Syrie avaient été acceptées dans le pays, le nombre est descendu à soixante-deux en 2018.

L’administration Trump a fixé le maximum total de réfugié·es à 30.000 pour l’année 2019 –le nombre le plus bas depuis la création du programme américain d’accueil en 1980. Ces réductions ont surtout touché les personnes issues de pays musulmans.

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Trois fois moins de personnes acceptées

En effet, le nombre de musulman·es dont la demande aboutit aux États-Unis a été divisé par trois par rapport à 2016, alors que le pourcentage de réfugié·es a triplé en Europe. L’agence Reuters a calculé que les États-Unis avaient récemment admis trois fois plus personnes en provenance de Moldavie que de Syrie, alors que le nombre de Syrien·nes en quête d’un pays d’accueil dans le monde est plus élevé que la population totale de Moldavie.

Le processus de sélection des personnes réfugiées issues de pays musulmans est désormais beaucoup plus long, ce qui impacte également les personnes d’obédience chrétienne et yazidie de ces pays.

Dans ce contexte, les neuf agences américaines qui aident les réfugié·es à s’installer ont toutes dû fermer des branches locales et licencier du personnel. «Une des choses les plus frappantes, c’est à quel point le réseau a été perturbé. Il y a tous les réfugiés qui ne sont pas aux États-Unis, mais le problème est aussi la manière dont [le président] est en train de démanteler l’infrastructure de ce programme», explique Cole Varga, le directeur d’Exodus Refugee Immigration.

Le Washington Post raconte l’histoire d’une famille arrivée à Indianapolis après avoir fui la Syrie –la première à avoir été accueillie dans cette ville en deux ans. Quand il était gouverneur de l’Indiana, l’actuel vice-président Mike Pence avait essayé d’empêcher les Syrien·nes de s’installer dans son État, mais un tribunal avait jugé cette interdiction illégale.

Les réseaux sociaux modèrent, Trump fait le contraire

La Maison-Blanche a lancé un outil pour permettre aux internautes américaine de se plaindre en cas de modération de la part réseaux sociaux.

«Peu importe vos opinions, si vous suspectez qu’un biais politique a motivé des mesures contre vous, racontez votre histoire au président Trump.» C’est de cette manière que la Maison-Blanche présente son nouvel outil en ligne, un questionnaire où toute personne qui a la citoyenneté américaine peut témoigner de la censure politique dont elle estime avoir été vicitme sur les réseaux sociaux.

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YouTube a sciemment laissé prospérer les contenus toxiques

Si le message de la Maison-Blanche commence par «peu importe vos opinions», cet outil se veut une réponse à ce que les républicains appellent le «bias against conservatives» qui sévirait sur les réseaux sociaux. Soit une hostilité supposée des grandes entreprises de la tech qui encourageraient la censure et les discriminations envers les internautes aux opinions conservatrices –un thème récurrent pour les républicains.

Les réseaux sociaux dans la ligne de mire

Pourtant, depuis maintenant plusieurs années, les réseaux sociaux sont sous le feu des critiques pour leur incapacité à modérer correctement leurs plateformes, devenues trop massives pour être gérées par une seule entité.

Harcèlement, sexisme, fake news, complotisme, racisme et nationalisme blanc voire terrorisme, les réseaux sociaux ont eu, ont et auront encore bien du mal à stopper la propagation de contenus haineux en ligne. Twitter et Facebook notamment ont longuement hésité à bannir des figures de l’alt-right comme Milo Yannopoulos ou Alex Jones, invoquant leur liberté d’expression.

Il a fallu attendre que les tragédies IRL comme l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande, la fusillade dans une pizzeria de Washington au cœur d’un complot de l’alt-right, ou la tuerie dans une synagogue de Pittsburgh se multiplient pour que Zuckerberg, Dorsey et consorts se décident à prendre –progressivement– des mesures.

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Or, nombre de ces scandales impliquent cette «droite alternative», un mouvement extrémiste et un pillier électoral de Donald Trump, pour qui les réseaux sociaux avaient fait des miracles durant sa campagne. Logique donc que les républicains pèsent de tout leur poids contre une modération plus sévère.

«L’appel de Christchurch»

L’outil lancé par la Maison-Blanche souffre d’un timing particulièrement mauvais: son annonce est tombée le même jour que le refus par Donald Trump de signer l’«appel de Christchurch».

Lancé par la première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern et Emmanuel Macron, soutenu par Facebook, Twitter, Google et Amazon, ce texte vise à «lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent en ligne». Les États-Unis, tout en soutenant son objectif, ne «sont pas actuellement dans la position de se joindre à l’adhésion», a-t-il été expliqué.

Au-delà de ce hasard de calendrier, l’hostilité envers les conservateurs imputée aux réseaux sociaux n’est pas nouvelle. Le mois dernier, le comité judiciaire du sénat, mené par Ted Cruz, a cuisiné des représentants de Facebook et Twitter en les accusant de biais politiques. En guise de preuves ne se sont succédées qu’une suite d’anecdotes facilement contredites par les représentants.

En septembre dernier, les membres républicain·es du Sénat avaient déjà attaqué Jack Dorsey sur ce sujet. En avril 2018, c’étaient deux blogueuses conservatrices qui étaient invitées pour témoigner de la «censure» qu’elles avaient subi. Et ce ne sont que quelques exemples.

La Silicon Valley sur le banc des accusés

La réthorique qui sous-tend ces accusations tient en un paragraphe: la Silicon Valley est essentiellement constituée de liberals (ce qui en états-unien désigne le centre gauche, économiquement libéral mais progressiste sur le plan sociétal), par nature hostiles aux membre du Parti républicain. Une théorie qui avait pris de l’ampleur en 2017 après le licenciement de James Damore, un ingénieur de Google qui s’était plaint de discriminations envers «les hommes blancs conservateurs».

Le fait que la Silicon Valley soit en majorité démocrate est avéré, mais rien ne prouve que cela se traduise dans les modalités de modération de ses plateformes. Plusieurs études suggèrent au contraire que ce sont les voix d’extrême droite qui sont les plus audibles sur internet, et pas seulement aux États Unis.

L’une des raisons pour lesquelles les conservateurs sont sanctionnés plus souvent que les autres pourrait plutôt être leur propension à partager plus de fake news que le reste des internautes –sans surprise, c’est particulièrement vrai de l’électorat de Donald Trump.

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Les républicains ne rechignant pas à jouer la carte de la persécution, il est probable que le questionnaire en ligne de la Maison-Blanche servira à brandir des chiffres pour contredire les études citées plus haut. Notons tout de même que le questionnaire est purement déclaratif, toute personne qui y répond peut donc prétendre être un citoyen américain: une véritable porte ouverte aux bots et aux manipulations.

D’autant qu’il y a fort à parier que les personnes susceptibles de répondre à cet appel seront en majorité des internautes aux idées conservatrices. Car même s’il est ouvert à «toutes les opinions», il y a peu de chance que des démocrates qui soupçonnent une censure politique viennent «raconter [leur] histoire au président Trump».

The Verge ajoute à tout ceci que l’équipe de Trump a également, avec son bidule, créé un formidable aspirateur à adresses e-mail. Et l’on sait à quel point les données concernant les électeurs, à l’aube d’une campagne électorale, pourraient valoir de l’or.

Un journal saoudien exhorte les Palestiniens à regarder le plan de paix de Trump

Le rédacteur d’Arab News avertit les Palestiniens qu’il “n’y a rien à gagner en refusant de s’asseoir à la table des négociations”

Par TIMES OF ISRAEL STAFF

Aujourd’hui, 12:44  0

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Le conseiller à la Maison Blanche Jared Kushner, et son beau-père, le président américain Donald Trump, qui annonce un nouvel accord de libre-échange pour l’Amérique du nord, dans la roseraie de la Maison Blanche à Washington, le 1er octobre 2018. (Crédit :AP/Pablo Martinez Monsivais)

Le rédacteur en chef du plus ancien journal en anglais d’Arabie saoudite a adressé un message aux Palestiniens mercredi, les exhortant à s’asseoir et à négocier le plan de paix élaboré par le gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner.

Sur le site du journal Arab News, Faisal Abbas a déclaré que les Palestiniens devraient accepter les 70 ans de tentatives échouées de vaincre Israël et voir ce que les Américains ont à proposer.

« Les Palestiniens devraient négocier avec dureté, et ensuite, prendre ce qu’ils peuvent pour garantir un Etat-nation aux générations à venir », a écrit Faisal Abbas. « Tout le monde saluerait leur courage et leur sacrifice, s’ils le faisaient, parce qu’il n’y a rien à gagner en refusant de s’asseoir à la table des négociations. »

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Après sa victoire aux élections de 2016, Trump a suggéré que Kushner sera chargé de mettre au point un accord de paix israélo-palestinien, qui, avait-il dit, « est très important pour moi ».

Arab News

@arabnews

 Op-Ed: ‘Americans understand the sensitivity of #Jerusalem for both sides and the importance of Al-Aqsa for Muslims,’ a US source tells our editor @FaisalJAbbas about Kushner’s upcoming peace plan  #Nakba71 http://bit.ly/2JFRxAu 

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00:45 – 15 mai 2019

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

A gleam of hope as we recall the Nakba

Palestinians today mark the 71st anniversary of the Nakba, the “Day of Catastrophe” when displacement, occupation and injustice befell the people of Palestine as a result of the Israeli Declaration

arabnews.com

Voir les autres Tweets de Arab News

Le plan de paix très attendu a été élaboré dans le plus grand secret, et très peu d’informations fiables ont été communiquées. Kushner et l’envoyé spécial de la Maison Blanche Jason Greenblatt se sont rendus plusieurs fois dans la région pour discuter avec des dirigeants arabes.

La Maison Blanche a déclaré qu’elle diffusera sa proposition, désignée par Trump comme « l’accord du siècle », après la formation du nouveau gouvernement israélien et à la fin du mois du ramadan, soit début juin.

Dans son éditorial, le journaliste a balayé les critiques du plan formulées par les Palestiniens, affirmant qu’il serait « clairement une erreur » de tirer des conclusions sans en avoir consulté le contenu.

« C’est aussi la définition de la folie que de faire la même chose et de s’attendre à des résultats différents ; pendant 70 ans, à chaque fois que les Arabes ont dit « non », les Palestiniens ont perdu des terres, des droits et des opportunités », a déclaré Faisal Abbas.

Son journal, dit-il, comprend que le plan de Kushner demandera « des sacrifices douloureux des deux côtés », ajoutant que des sources saoudiennes lui avaient confié qu’il comprend un « Etat-nation » palestinien et certains aspects de l’Initiative de paix arabe coordonnée par les Saoudiens.

L’Arabie saoudite œuvre pour convaincre les pays arabes et musulmans de soutenir ce plan de paix, mais seulement après que les Palestiniens l’auront accepté, et Ryad s’attellerait à financer « une vie prospère et durable pour les Palestiniens », a écrit le journaliste, en concluant : « donnons une chance à la paix ».

EN SAVOIR PLUS SUR :

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La position de Trump en matière de « liberté religieuse » divise certains juifs

“Quand la liberté religieuse s’oppose aux revendications en matière de droits civils, elle cause d’importants dégâts”, dit le directeur émérite du Reform’s Religious Action Center

De gauche à droite, la pasteur Marilyn Rivera, le rabbin Abba Cohen, Karen Pence et son époux le vice-président Mike Pence participent à une journée nationale de prière dans la Rose Garden de la Maison Blanche, le 2 mai 2019. (Chip Somodevilla/Getty Images/via JTA)

WASHINGTON (JTA) – La définition de la liberté religieuse donnée par le président américain Donald Trump est bien accueillie par de nombreux dirigeants orthodoxes et déconcerte les dirigeants juifs plus libéraux.

Certaines des nouvelles règles proposées par l’administration américaine visent à protéger les prestataires de soins de santé qui affirment que certaines procédures violent leur conscience religieuse, notamment l’avortement, le suicide assisté et les questions de fin de vie.

Ces changements renverseraient huit années de politique de l’administration Obama, qui visait à élargir l’accès au contrôle des naissances, l’avortement et les prestations médicales pour les femmes et les personnes LGBTQ. Les conservateurs estiment que la politique impose des restrictions gouvernementales sur ce qu’ils considèrent comme l’expression de leur foi.

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Saluées par la droite religieuse, les nouvelles directives mettent à nu les divisions au sein de la communauté juive.

« L’administration Trump a fait des progrès significatifs dans plusieurs domaines importants de la liberté religieuse, en particulier en ce qui concerne la communauté juive », a déclaré Abba Cohen, vice-président des affaires gouvernementales chez Agoudat Israel of America, un organisme-cadre des juifs ultra-orthodoxes. Le rabbin a prononcé une prière de remerciement la semaine dernière à l’occasion de la Journée nationale de prière à la Maison Blanche.

Le rabbin Yaakov Perlow, leader rabbinique d’Agudath Israël, dans un discours prononcé le 27 mai 2014, à New York City. (Crédit photo : capture d’écran YouTube)

Pendant ce temps, les courants juifs libéraux et les associations juives de défense des droits civiques expriment leur profonde inquiétude au sujet de la séparation de l’Église et de l’État, dont le but est de protéger les Américains des diktats de la religion.

« Là où les revendications de liberté religieuse s’opposent à d’importantes revendications de droits civils, l’administration a fait des dégâts considérables », a déclaré le rabbin David Saperstein, directeur émérite du Religious Action Center du mouvement réformé et ambassadeur itinérant pour la liberté religieuse internationale sous Obama.

Toutes les politiques de Trump n’ont pas suscité la colère des libéraux : Saperstein attribue à Trump l’application « rigoureuse » de la protection des employés fédéraux. Voici quelques-unes des politiques administratives de Trump qui divisent – et parfois unissent – la communauté juive.

Le respect des jours de fête religieuse

« Plus tôt cette semaine, j’ai pris des mesures pour faire en sorte que les employés fédéraux puissent prendre des congés rémunérés pour respecter les fêtes religieuses », a déclaré M. Trump la semaine dernière lors de la Journée nationale de la prière à la Maison Blanche.

Depuis des décennies, les employés fédéraux ont le droit de demander des congés religieux, mais l’administration Trump a renforcé le processus pour les administrateurs en favorisant l’employé qui en fait la demande.

Les employés ont maintenant un an pour rattraper le temps pris pour les jours fériés en faisant des heures supplémentaires. Auparavant, cela variait d’une agence à l’autre, et il arrivait que la fenêtre ne soit que de quelques semaines. De plus, les administrateurs doivent maintenant expliquer leur refus par écrit.

Le rabbin Josh Sherwin, lieutenant de marine, dirige les services de Rosh HaShana à bord de l’USS Ronald Reagan en septembre 2017. (Avec l’aimable autorisation de la JCCA)

Les félicitations sont unanimes. Les efforts menés par Agoudat Israel pour assouplir les dispositions relatives aux fêtes religieuses sont depuis longtemps soutenus par des groupes de défense des libertés civiles, dont le Reform’s Religious Action Center.

La plupart des politiques s’appliquent uniquement aux employés fédéraux. M. Cohen a toutefois souligné l’effet de contagion aux administrations étatiques et locales, ainsi qu’au secteur privé, où les employeurs se réfèrent souvent aux politiques du gouvernement fédéral pour se faire une idée.

Zonage des synagogues

Une autre initiative de Trump, qui recueille la reconnaissance générale des Juifs, concerne les lieux de culte.

L’an dernier, le procureur général de l’époque, Jeff Sessions, a informé l’Union orthodoxe qu’il lançait une formation pour les procureurs fédéraux afin d’aider les lieux de culte qui ont présenté des demandes en vertu de la Religious Land Use and Institutionalized Persons Act [Loi sur l’utilisation des terres à des fins religieuses et les personnes institutionnalisées], adoptée en 2000.

M. Cohen a déclaré que les violations de la loi sur l’utilisation religieuse des terres par les autorités locales en matière de zonage ont proliféré ces dernières années, certains responsables locaux affirmant sans vergogne qu’ils ne veulent pas de juifs orthodoxes dans leur circonscription. Le refus d’accorder des permis de construire ou d’agrandir des synagogues a été particulièrement lourd pour les orthodoxes, qui doivent habiter à une grande distance de marche de leurs synagogues.

A titre d’illustration : Cette photo prise le 5 avril 2019 montre deux juifs orthodoxes faisant de l’auto-stop sous la pluie dans un quartier juif de Monsey à Rockland County, New York. (Johannes Eisele/AFP)

« C’est devenu un moyen d’empêcher les Juifs de vivre dans le quartier », pour M.Cohen.

Le gouvernement fédéral est devenu beaucoup plus agressif en aidant les communautés juives locales dans les conflits avec les autorités locales récalcitrantes, a-t-il expliqué, par exemple en organisant des réunions entre des fonctionnaires fédéraux et les communautés locales pour les informer de leurs droits.

Questions de conscience

« Aujourd’hui même, nous avons mis au point de nouvelles mesures de protection du droit à la conscience pour les médecins, les pharmaciens, les infirmiers, les enseignants, les étudiants et les organismes de bienfaisance confessionnels », a indiqué le président Donald Trump la semaine dernière.

Le président faisait référence à des règles qui permettraient aux travailleurs médicaux et aux institutions médicales de refuser de participer à des procédures qui violent leurs principes religieux. Il s’agit notamment des avortements, des opérations liées au changement de sexe et des procédures de fin de vie.

Des organisations de femmes libérales, des groupes LGBTQ et des défenseurs des libertés civiles sont alarmés par bon nombre de ces extensions.

« Le ministère de la Santé et des Services sociaux est censé être au-dessus de la mêlée en matière de discrimination », a déclaré Nancy Kaufman, qui achève son mandat à la tête du National Council of Jewish Women. « C’est devenu un moyen de faire en sorte que nos droits religieux ne soient pas respectés. C’est épouvantable – l’idée que toute personne impliquée dans les soins d’un patient puisse utiliser ses propres croyances pour décréter les soins à donner. »

L’idée que les mesures de protection s’étendent aux institutions est particulièrement exaspérante pour Kaufman.

« Les individus ont une conscience », dit-elle. « Je ne pensais pas que c’était le cas pour les entreprises ».

Le directeur de l’Union orthodoxe à Washington, Nathan Diament, estime que les objections des libéraux étaient exagérées. D’une part, dit-il, les règles sont fondées sur des lois fédérales adoptées dans les années 1970 et qui existent déjà dans de nombreux États. D’autre part, elles ne s’appliquent pas aux procédures d’urgence, ce qui donne aux patients le temps de trouver des professionnels qui seraient prêts à effectuer l’intervention.

Des militants anti-avortement manifestent contre le financement du Planning familial par le gouvernement fédéral devant le Capitole, le 28 juillet 2015 à Washington DC. (Crédit : Olivier Douliery/Getty Images)

« Quand vous êtes patient, vous ne voulez pas d’un médecin ou d’une infirmière qui a des doutes sur la façon dont ils vous soignent », dit Nathan Diament.

Les juifs orthodoxes ne s’opposent pas à l’avortement au même degré que les chrétiens conservateurs. Néanmoins, les orthodoxes favorisent les règles de conscience en raison du principe que l’observance religieuse ne devrait pas être forcée de s’en remettre à la pratique professionnelle.

Selon M. Cohen, à mesure que les procédures de fin de vie deviennent plus sophistiquées et complexes, les orthodoxes sont encore en train de réfléchir aux principes religieux qui s’appliquent et ceux qui ne s’appliquent pas – et les professionnels orthodoxes ne veulent pas que le gouvernement leur force la main. La halakha, ou loi juive, diffère souvent du statu quo médical lorsqu’il s’agit de questions comme la réanimation, le retrait d’un respirateur et la mort cérébrale.

« La technologie est en pleine expansion », a-t-il dit. « Cela crée toutes sortes de conflits et de difficultés pour les professionnels de santé hésitant à faire ou ne pas faire les choses en fonction de leurs convictions. »

La cerise sur le gâteau (de mariage)

Une grande partie des efforts de l’administration Trump pour renverser les politiques de l’administration Obama se fait devant les tribunaux. Dans une affaire célèbre, l’administration Trump a pris le parti, devant la Cour suprême, d’un boulanger du Colorado qui a refusé de fournir un gâteau pour un mariage homosexuel dans l’affaire « Masterpiece Cakeshop vs Colorado Civil Rights Commission ». L’année dernière, la Haute Cour avait statué en faveur du pâtissier.

Dans cette photo du 10 mars 2014, Jack Phillips, propriétaire du Masterpiece Cakeshop, décore un gâteau dans son atelier à Lakewood, au Colorado. (AP Photo/Brennan Linsley)

« Le refus d’assurer des services aux personnes dans les lieux publics et dans les commerces ne devrait jamais être fondé sur le statut d’une personne en droit civil », a déclaré M. Saperstein. « Si les gens peuvent revendiquer leurs convictions religieuses pour ne pas célébrer les mariages homosexuels, ils peuvent le faire contre les mariages mixtes, contre les mariages juifs, hindous ou catholiques. »

Les organisations orthodoxes ont fait l’éloge du jugement à l’époque, affirmant qu’il constituait un précédent qui empêcherait toute tentative par un gouvernement d’interdire les pratiques religieuses – par exemple, la circoncision.

L’argent du gouvernement

Nathan Diament a commencé son éloge des politiques de l’administration de Trump par une cause qu’il a défendue : étendre les aides d’urgence en cas de catastrophe aux lieux de culte.

Pendant des années, les règles interdisant le versement de fonds fédéraux à des causes religieuses ont empêché la Federal Emergency Management Agency [Agence fédérale des situations d’urgence] de venir en aide aux synagogues, églises et autres institutions religieuses.

« Nous avons demandé à l’administration Obama de reconsidérer la politique de la FEMA contre la reconstruction des synagogues et autres lieux de culte après les catastrophes naturelles », a dit M. Diament. « L’administration Obama a refusé de la modifier. L’administration Trump a jugé cela hostile et discriminatoire ; elle l’a annulée. »

Pour M. Saperstein, le financement de la vie religieuse est une pente glissante.

« La dernière chose dont nous ayons besoin en Amérique, ce sont des entités sectaires qui se disputent l’argent du gouvernement ou des symboles religieux placés dans des lieux publics ou des prières religieuses dans des lieux publics », a dit M. Saperstein. « Nous échappons à l’amère division sectaire qui sévit dans tant d’autres pays. »

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VIDEO. Viktor Orban est «un peu controversé comme moi», s’amuse Donald Trump

DIPLOMATIE Le Premier ministre hongrois a été reçu à la Maison Blanche, lundi

20 Minutes avec AFP 

Publié le 14/05/19 à 02h57 — Mis à jour le 14/05/19 à 09h26

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Donald Trump et le Premier ministre hongrois Viktor Orban à la Maison Blanche, le 13 mai 2019. — Chris Kleponis/SIPA

Un « homme dur » mais « respecté » : Donald Trump a salué lundi l’action controversée du Premier ministre hongrois Viktor Orban, reçu à la Maison Blanche malgré de vives critiques à Washington, tant le dirigeant national-conservateur est accusé de saper la démocratie dans son pays.

« Vous avez fait du bon travail et vous avez garanti la sécurité de votre pays », a dit le président des Etats-Unis au début de leur rencontre dans le Bureau ovale. « C’est un homme dur mais c’est un homme respecté », « partout en Europe », a-t-il ajouté, alors que Viktor Orban, connu pour ses positions eurosceptiques et sa critique des démocraties « libérales », agace les dirigeants européens jusque dans sa propre famille politique conservatrice. Viktor Orban est « apparemment un peu controversé comme moi mais ce n’est pas grave, », a poursuivi le dirigeant républicain.

« La bonne chose sur l’immigration »

Donald Trump s’est attardé sur leur cheval de bataille partagé, la lutte anti-immigration. « Vous avez fait la bonne chose sur l’immigration, selon beaucoup de monde », a-t-il assuré. Il a estimé que les problèmes « terribles » auxquels l’Europe était confrontée en la matière étaient dus à des choix « différents » de ceux du chef du gouvernement hongrois – une allusion à peine voilée à la décision de la chancelière allemande Angela Merkel de laisser les frontières ouvertes aux réfugiés syriens en 2015.

Ce tête-à-tête avec le président américain, qui multiplie les piques contre l’Union européenne, offre une tribune de choix à Viktor Orban à moins de deux semaines d’élections européennes lors desquelles le camp souverainiste et populiste devrait réaliser une poussée. En septembre, le Premier ministre hongrois, au pouvoir depuis 2010, avait qualifié Donald Trump d’« icône » pour le mouvement souverainiste, après le discours anti- « mondialiste » de ce dernier devant l’Assemblée générale de l’ONU.

Liens avec Moscou

Cette proximité idéologique, rare en Europe, a permis un réchauffement des relations alors que Viktor Orban s’était régulièrement vu reprocher par l’administration démocrate de Barack Obama des atteintes à la liberté de la presse, de la justice et de la société civile.

Plusieurs voix s’étaient d’ailleurs élevées pour dénoncer sa visite, la première d’un chef du gouvernement hongrois depuis 14 ans. Il « n’a pas sa place dans le Bureau ovale », ont estimé Rob Berschinski, de l’organisation Human Rights First, et Hal Brands, de l’université Johns Hopkins.

Plusieurs députés démocrates avaient même appelé dans une lettre le président Trump à renoncer à accueillir Viktor Orban en attendant qu’il remette « son pays sur le chemin de la démocratie et des droits humains ». Sans aller jusque-là, un groupe d’influents sénateurs démocrates mais aussi républicains a exhorté le locataire de la Maison Blanche, dans un autre courrier, à soulever lors de ses entretiens avec le dirigeant hongrois « l’érosion » de la démocratie dans son pays.

Et soudain, le monde entier comprit qu’il avait été abusé et devint « trumpiste »

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Quoique entrepreneur (entre autres) de spectacles, Donald Trump eut contre lui la plupart des médias américains écrits (New York Times et Washington Post) ou télévisés (CNN) faisant ouvertement campagne pour le clan Clinton. Novice en politique, milliardaire, renégat du parti démocrate, atypique et imprévisible, il semblait être une cible facile. De plus, son programme, accusé de simplisme, dérangeait les grandes sociétés du commerce et une partie du complexe militaro-industriel. En outre – et c’était le pire -, il était un mâle blanc, WASP, de plus de 70 ans. Car c’est ainsi que le désignait la pensée unique du bobo-gauchisme yankee qui prétend lutter contre la xénophobie, la misogynie, l’homophobie, le « populisme », le climato-scepticisme…

Enfin, et plus « sérieusement », des prix Nobel d’économie incompétents (eh oui, ça existe) et des chroniqueurs inconsistants prophétisaient les plus grandes catastrophes aux USA et dans le reste du monde. Pour compléter le tout, on ajoutera le déversement de ragots, calomnies, diffamations relatives à sa vie privée et la suspicion de haute trahison par collusion avec la Russie !

Et voici qu’un formidable basculement, inouï, se produit sous nos yeux : les résultats économiques américains sont exceptionnels : le plein-emploi est assuré ; la politique de défense mieux comprise ; la relation avec la Russie en passe de s’améliorer (nous pronostiquons un troc diplomatique : le Venezuela en échange de l’Ukraine). L’Iran et la Chine, sous haute pression, sont sur le point de reculer sur les deux graves dangers qu’il représentent, la seconde sur sa démarche hégémonique, commerciale, industrielle, militaire ; la première pour la menace nucléaire mettant en cause la paix en Orient et dans le monde. Et on ne parle plus des ragots ; le rapport judiciaire sur la « collusion russe » le blanchit, la chimère de la destitution s’effondre dans une odeur de soufre, les sondages remontent inexorablement.

Il y a quelques semaines, les médias français se demandaient, en plein doute : « Et si Trump avait raison ? » Depuis quelques jours, stupéfaits ou accablés, ils doivent reconnaître les étonnants succès du « trumpisme ». Chômage à 2,9 %, croissance à 3,2 %, relocalisations, investissements massifs. Au plan économique international : remise en ordre de l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain entre les USA, le Canada et le Mexique), taxation des importations « dumpées », remise en cause de l’OMC, bras de fer avec la Chine, réduction du déséquilibre de la balance commerciale. Silencieux jusque-là, des spécialistes jugent que, oui, la Chine trichait et triche de façon gigantesque.

Les raisons du formidable succès du président Trump sont la volonté simple et de bon sens de défendre les intérêts de son pays, donner la priorité à l’économie réelle, abaisser les impôts, défaire les carcans des traités multilatéraux lorsqu’ils deviennent destructeurs. Certes, la richesse du sous-sol (hydrocarbures de schiste) a contribué à ce spectaculaire succès. Certes, encore, nul ne peut prédire si le prochain éclatement de la bulle financière mondiale reproduira à la même échelle la même dévastation que l’épisode des subprimes.

Enfin, il serait injuste de ne pas nommer les penseurs qui, avec la grande discrétion des vrais intellectuels, inspirent l’action du président Trump qui les écoute bien plus attentivement qu’on ne le sait. Ainsi, en économie, il retient des conseils sur les taxations douanières (BAT) des professeurs d’économie Douglas Holtz-Eakin (Syracuse University) et Alan Auerbach (Berkeley University). Pour les questions internationales, il tire les conséquences des analyses du Pr. John Mearsheimer (Chicago University). Mearsheimer a compris les changements paradigmatiques radicaux du monde post-URSS, en a exposé les conséquences dans ses écrits et ne s’est jamais trompé.

Dans son accord nucléaire avec les États-Unis, Kim Jong-un a demandé à côtoyer des « basketteurs célèbres »

Crédit: EYEPRESS NEWS / EYEPRESS

Kim Jong-un a l’art de lier l’utile à l’agréable. Lors du deuxième sommet de Hanoï qui réunissait le leader nord-coréen et le président Trump les 27 et 28 févier pour négocier le désarmement de la péninsule coréenne, le dirigeant suprême de la Corée du Nord a demandé que cet accord sur le nucléaire inclue l’envoi de « basketteurs célèbres » dans son pays. La raison ? Stabiliser la relation entre les deux nations, selon les propos de fonctionnaires américains, rapportés par ABC News le 9 mai. Cette demande, qui n’a pas abouti, comportait également un volet musical puisque le dictateur désirait mettre en place un échange entre des orchestres nord-coréens et américains.

Cette tentative de « basketball diplomacy » ne date pas d’hier. En son temps, le père de Kim Jong-un avait demandé à rencontrer Michael Jordan, sans succès (un ballon dédicacé lui a quand même été envoyé), tandis que l’actuel dirigeant suprême est un proche notoire de Dennis Rodman, un ancien joueur des Chicago Bulls. Les deux hommes se retrouvent régulierement pour boire, faire des karaokés ou du jet ski. La relation entre les États-Unis et la Corée du Nord ne s’en porte pas spécialement mieux.

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Japon: Le casse-tête de la visite de Donald Trump au tournoi de sumo

JAPON Le président américain doit assister fin mai au dernier jour du tournoi de sumo à Tokyo, mettant en effervescence les instances de cette discipline japonaise millénaire

Mathias Cena 

Publié le 12/05/19 à 08h05 — Mis à jour le 12/05/19 à 08h05

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Des lutteurs de sumo participent à une cérémonie au sanctuaire Yasukuni, à Tokyo, le 15 avril 2019. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Donald Trump, en visite d’Etat au Japon fin mai, doit assister au dernier jour du tournoi de sumo, qui commence ce dimanche.

Habitué aux visites de l’empereur, l’événement doit cependant mettre en place des mesures de sécurité jamais vues.

Certains accusent le Premier ministre japonais d’utiliser la discipline traditionnelle pour afficher sa proximité avec le président américain.

De notre correspondant à Tokyo (Japon),

La nouvelle a fait le tour des médias fin avril : lors de sa visite d’Etat au Japon, du 25 au 28 mai, Donald Trump a prévu, en plus de sa rencontre avec le nouvel empereur Naruhito, d’assister au dernier jour du tournoi de sumo, événement de quinze jours organisé à partir de ce dimanche à Tokyo. Cette étape du programme présidentiel a plongé dans l’effervescence l’Association de sumo, qui doit gérer pour la visite de cet invité exceptionnel un dispositif de sécurité qui ne l’est pas moins.

Le Kokugikan, salle de 11.000 places où se déroulent les tournois à Tokyo (trois des six tournois annuels du pays ont lieu dans la capitale), reçoit périodiquement la visite de l’empereur ou de membres de la famille impériale. Par le passé, le prince Charles, Jacques Chirac, et des stars étrangères comme Sharon Stone, Sylvester Stallone ou Paul McCartney, sont aussi venus se plonger dans l’ambiance de cette discipline empreinte de rites shinto, à mi-chemin entre sport professionnel et spectacle traditionnel. Mais les mesures de sécurité mises en place sortent cette fois de l’ordinaire.

L’empereur Akihito et l’impératrice Michiko ont assisté le 20 janvier 2019 à leur dernier tournoi de sumo avant l’abdication d’Akihito fin avril. – Kaname Muto/AP/SIPA

Une « loge royale » pour les dignitaires étrangers

« Les visites de l’empereur ne sont pas officiellement annoncées à l’avance, explique à 20 Minutes Shoko Sato, journaliste et auteure spécialisée dans le sumo. Les spectateurs s’en aperçoivent le jour même en voyant les détecteurs de métaux à l’entrée et le tapis rouge que l’on déroule. » En plus de la fouille des sacs à l’entrée, les toits des immeubles qui surplombent le Kokugikan sont surveillés, la circulation interrompue aux alentours, et les services de sécurité iraient même jusqu’à envoyer des plongeurs inspecter le réservoir d’eau de pluie situé sous le bâtiment.

Même les jours de visite de l’empereur, les billets, mis en vente un mois environ avant le tournoi, ne sont pas nominatifs. Cette fois, une partie des spectateurs du dernier jour de la compétition, le 26 mai, ont pourtant dû fournir nom, adresse et numéro de téléphone, et ont été priés de se munir d’une pièce d’identité. « L’empereur et l’impératrice n’ont pas réellement d’ennemis au Japon, mais dans le cas du président des Etats-Unis, la menace est évidemment d’une autre ampleur », note Shoko Sato.

Au Kokugikan, le dohyo – podium d’argile où ont lieu les combats – est entouré de petits box carrés de quatre places, où les spectateurs s’installent sur des coussins pour regarder l’action. Il est aussi surplombé par des fauteuils classiques au deuxième étage. C’est là que prend place la famille impériale, dans une « loge royale » isolée des autres spectateurs et accessible par un ascenseur dédié. Lors de leur visite en 1986, le prince Charles et Lady Diana avaient trôné dans cet espace. Jacques Chirac, passionné de sumo, aurait lui effectué plusieurs incursions incognito en plus de ses visites officielles.

« Shinzo Abe veut mettre en scène sa proximité avec Trump »

Pour Donald Trump, cependant, pas de loge royale : les journaux japonais ont annoncé que le président américain souhaitait être assis au plus près de l’action, à quelques mètres seulement du dohyo, au milieu des spectateurs. Véritable casse-tête sécuritaire, le voeu du milliardaire aurait obligé les organisateurs à réserver également tous les box entourant celui du président pour son service de protection, ainsi que ceux situés le long de l’allée qui y mène.

Dans le petit milieu du sumo, on explique ce placement inhabituel par une raison qui aurait peu à voir avec la passion proclamée du républicain pour la lutte japonaise. « Dans la loge royale, il n’y aurait que Donald Trump et la Première dame américaine, accompagnés du président de l’Association de sumo, précise Shoko Sato. Le Premier ministre n’y aurait en principe pas accès. C’est donc lui, dit-on, qui aurait insisté pour un siège au premier étage, afin de s’afficher au plus près du président américain et de mettre en scène leur proximité. Côté américain, on préférerait sans doute que Trump prenne place dans la loge, beaucoup moins difficile à sécuriser ».

Cette stratégie de Shinzo Abe, lui-même rarement présent lors des tournois, provoquerait quelques froncements de sourcils dans le monde du sumo. « C’est une bonne chose que des dignitaires étrangers s’intéressent à des spectacles traditionnels comme le sumo ou le kabuki, mais là, on sent vraiment qu’Abe utilise le sumo à des fins politiques », note la journaliste.

Au Kokugikan, les spectateurs du premier étage sont assis sur des coussins dans des boxs, ceux du second dans des fauteuils classiques. – Kaname Muto/AP/SIPA

« Les spectateurs pourraient jeter des coussins »

Angoisse supplémentaire pour la sécurité, Il est aussi prévu que Donald Trump monte après les combats sur le dohyo, un espace sur lequel l’ensemble des 11.000 places ont une vue plongeante, pour y remettre un trophée au vainqueur. « Les spectateurs pourraient jeter des coussins », s’inquiète une source gouvernementale auprès de l’agence nipponne Jiji. La pratique du lancer de coussins, officiellement interdite par les instances du sumo, est cependant régulièrement utilisée par le public pour manifester son excitation, par exemple lorsqu’un champion est renversé par un lutteur de rang inférieur.

Certains lutteurs ont fait part aux médias de leur excitation au sujet de la visite présidentielle, à l’image du yokozuna – rang suprême du sumo – Hakuho, qui a depuis déclaré forfait à cause d’une blessure au bras. « Derrière les déclarations officielles, les rikishi – nom des lutteurs de sumo – sont sans doute plus préoccupés par le stress supplémentaire causé par les mesures exceptionnelles de sécurité », pense Shoko Sato. Quant aux spectateurs, « certains seront ravis, en buvant du saké, de dire “regarde, c’est Trump !”. Un peu comme s’ils voyaient Mickey à Disneyland ».

Sadiq Khan, le maire de Londres, humilié par la reine : il n’est pas invité au banquet de Buckingham en l’honneur de Trump

PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 11 MAI 2019

En juin 2017, le maire musulman de Londres, Sadiq Khan, avait appelé le gouvernement britannique à annuler la visite officielle du président américain Trump.

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Sadiq Khan était en colère à la suite des critiques du président Trump sur la réponse de la ville au dernier attentat terroriste islamique. Le maire de Londres avait été outré par les critiques du président américain parce qu’elles étaient justifiées, et qu’il disait tout haut ce que les Britanniques pensaient tout bas.

Pour se venger, et parce que la pilule ne passait pas, Sadiq Khan a continuellement attaqué le président américain ces deux dernières années.

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Aussi, vendredi, la reine Elizabeth a annoncé la liste des invités au banquet en l’honneur du président Trump. Le maire de Londres, Sadiq Khan, ne figurait pas sur la liste.

Express.co.uk (1) a rapporté :

Sadiq Khan humilié par la Reine, qui n’a pas invité le maire de Londres au banquet royal en l’honneur du président américain Donald Trump au palais de Buckingham.

M. Khan du parti travailliste, a été exclu de la liste des invités par la reine, bien qu’il ait annoncé qu’il serait heureux de rencontrer le président Américain.

Le porte-parole de M. Khan, Jonathan Weisgard, a déclaré à Newsweek :

« Le maire n’a pas été invité au banquet d’État. »

Des invitations ont été envoyées à l’antisémite Jeremy Corbyn, chef du parti travailliste, qui a décliné.

Khan et Trump se sont affrontés à de nombreuses reprises – par tweets interposés – à l’approche de la deuxième visite d’État du président, la première ayant eu lieu l’année dernière.

Pourquoi Trump gagne et Macron perd

Ils ont l’air fin, ceux qui annonçaient le pire avec Donald Trump. A peine venait-il d’être élu, en janvier 2017, que les commentateurs moutonniers, qui n’avaient rien vu venir, lui promettaient la destitution. Certains, par la suite, ont été jusqu’à suggérer le placement en asile, comme aux belles heures soviétiques de la psychiatrie punitive.

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Le prix Nobel d’Economie, Paul Krugman, avait prédit dès 2016 : « Si Trump est élu, l’économie américaine va s’écrouler et les marchés ne vont jamais s’en remettre ». Rien n’était plus convenu, en France comme ailleurs, que de déverser sur le président des Etats-Unis des tombereaux d’immondices. Le chef de l’Etat français n’a pas craint de se présenter lui-même en dompteur du fauve qui allait, vous allez voir ce que vous allez voir, lui manger dans la main. Pour qui douterait encore de l’existence de la pensée conforme, il lui suffirait de relire la somme de sottises péremptoires écrites par les « spécialistes ». Pour ma part, je me félicite d’avoir toujours appuyé l’approche indocile et provocatrice de l’indésirable, après être vite passé outre mes réserves sur la vulgarité du personnage. Samedi, Le Monde s’est fait violence en titrant à sa une : « Le miracle économique américain ». Il ne fallait certes pas s’attendre à ce que le quotidien bien-pensant tresse pour autant des lauriers à sa bête noire. Mais les faits sont têtus. Au vu de son premier bilan, et au désespoir du camp du Bien, Trump peut être réélu en 2020. Il est le gagnant et Macron le perdant.

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Le président français ne peut que prendre des leçons du balourd mégalo aux cheveux teints, que Macron regardait avec condescendance. A un an et demi de l’échéance américaine, Trump engrange les bonnes nouvelles, au nez de ses détracteurs dépités : la croissance de son pays est soutenue (3,2%), le chômage est au plus bas depuis les années 60, les salaires augmentent, surtout pour les classes moyennes. Sa cote de popularité vient de franchir les 45%, soit près du double de celle de Macron. Parallèlement, le président américain semble pourvoir tenir en respect la Chine dans une guerre commerciale qui affole déjà les marchés : deux tweets de Trump annonçant, dimanche, son intention de relever les droits de douane sur les produits chinois ont fait plonger la Bourse chinoise de 5%. A ces succès économiques s’ajoute une vision de la société qui, détachée des interdits du politiquement correct, sait s’adresser aux plus vulnérables des américains mais aussi des européens et des français. Les médias de gauche lui ont reproché de parler de patrie, identité nationale, frontière, protection de la civilisation occidentale, lutte contre l’immigration clandestine et contre l’islam radical. Or ce sont ces thèmes qui sont les mieux compris par les peuples, soumis à l’insécurité culturelle et existentielle de la mondialisation et de la numérisation. Trump est loin d’être exemplaire et irréprochable. Mais les résultats positifs sa politique obligent à lui dire : bravo, et continuez !

Trump triomphe. La prison s’approche pour ceux qui ont voulu le renverser

Je ne rentrerai pas dans les détails de ce qui se passe à Washington ces derniers jours. Je ne relèverai pas non plus les multiples inepties qu’on trouve dans la presse française où apparemment aucun journaliste ne connait quoi que ce soit à la Constitution américaine, au Bill of Rights, et à l’ensemble des lois en vigueur aux Etats-Unis, sans quoi on ne lirait pas ce qu’on lit, qui aurait valu un zéro au plus cancre de mes étudiants quand j’enseignais encore à l’université en France.

Disons, pour faire simple, qu’un climat de panique qui s’installe au sein du ramassis de crapules qui ont été à la tête de l’administration Obama finissante et qui sont aux plus hauts échelons du parti Démocrate aujourd’hui. Tous ces gens sont enragés et ne cessent de vomir leur haine et leurs mensonges, et ce depuis longtemps, mais leurs vomissures se font plus intenses car l’échéance approche, et les portes de la prison aussi.

Leurs propos ineptes et incohérents ne méritent pas qu’on les cite et je ne les citerai pas : la presse européenne les cite abondamment comme s’ils étaient des propos fondés, ce qui fait que lorsqu’elle ne publie pas des inepties dignes de cancres, elle continue à se transformer en vil instrument de propagande servile.

Ce qu’on doit dire de ces propos est qu’ils montrent un peu davantage que leurs auteurs sont devenus de véritables dangers pour le droit et la démocratie, et doivent impérativement être mis hors d’état de nuire (ce qui va être fait). C’est aussi qu’ils nuisent gravement à l’image des Etats-Unis dans le monde, ce qui, de la part d’élus du peuple américain est absolument répugnant.

Enonçons la simple et stricte vérité : il y a désormais un Ministre de la justice digne de ce nom à Washington, et ils auront beau essayer de le salir et de le déstabiliser, ils n’y parviendront pas. William Barr est solide comme un roc de granit. Il a plus de trois décennies d’expérience et un passé impeccable. Il ne “protège pas Trump”, comme l’écrit le propagandiste Démocrate du Figaro Philippe Gélie : Trump n’a nul besoin d’être protégé. Il y a la Constitution pour cela. William Barr fait son travail sans se cacher sous son bureau, à la différence de son prédécesseur.

Comme William Barr l’a dit : il y a eu de l’espionnage sur la campagne de Donald Trump en 2016, et plusieurs enquêtes sont en cours. Des livres entiers et très fondés l’expliquent en détail. Je l’explique dans l’un des chapitres de non livre Ce que veut Trump.

La quantité d’actes frauduleux et criminels qui ont été commis est sans précédent.  Tout sera mis au jour. 

On découvre de nouveaux détails et de nouveaux personnages à chaque instant. Un agent du FBI qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas et qui tente d’obtenir des renseignements en essayant de faire boire George Papadopoulos, un membre de la campagne de Trump, dans un bar de Londres (inutile de dire que toute activité du FBI hors des Etats-Unis est absolument illégale et que cela relève du crime fédéral pour James Comey). Une femme fatale travaillant apparemment pour la CIA qui s’ajoute pour utiliser d’arguments assez sexuels, et qui choisit un pseudonyme peu crédible, Azra Turk (la servante turque).

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Les choses vont devenir intéressantes : la quantité de mises en examen va être impressionnante. Ce sera la première fois dans l’histoire des Etats-Unis que d’anciens dirigeants du FBI, de la CIA, du renseignement intérieur et du ministère de la justice vont devoir répondre d’actes criminels absolument graves. 

Des noms de personnages au profil de protagonistes de romans noirs vont circuler : Stefan Halper, chercheur à l’Université de Cambridge au Royaume-Uni, agent du FBI de James Comey (c’est lui que j’évoquais plus haut) et du MI 6 britannique, Joseph Mifsud, agent maltais ayant travaillé pour le MI6 (encore) et pour la CIA de John Brennan. Joseph Mifsud était censé avoir “disparu” à Rome à l’automne 2017, et avait été déclaré mort. Il vient de ressusciter : les autorités américaines ont demandé des explications poussées aux autorités italiennes, et la demande a été convaincante…

Les activités d’autres personnages vont révéler des méandres très tortueux : Nellie Ohr, épouse de Bruce Ohr, vice-ministre de la justice sous Obama (et mouillé jusqu’au cou), était chargée du dossier “diffamation contre Trump” au sein de l’entreprise Fusion GPS, qui travaillait pour Hillary Clinton, et elle œuvrait en relation avec des services secrets étrangers ce qui était, bien sûr, contraire à toutes les règles en vigueur (un vice-ministre de la justice ne peut avoir une épouse ayant des liens avec des services secrets étrangers). Peter Strzok, marié, père de famille, chef de la section contre-espionnage du FBI sous Obama, avait été chargé par James Comey de superviser la surveillance secrète et illégale de la campagne de Donald Trump en 2016 sur la base des renseignements frelatés fournis par l’intermédiaire de Fusion GPS. Il a été démis de toutes ses fonctions lorsque les emails passionnés qu’il échangeait avec sa maitresse, Lisa Page, avocat du FBI, ont montré qu’il savait pertinemment utiliser des renseignements frelatés et le faisait quand même, par haine de Trump. Il avait auparavant été chargé par James Comey d’exonérer Hillary Clinton de toute charge d’espionnage alors que les preuves étaient accablantes.

Il serait désormais très étonnant qu’Hillary Clinton, qui avait fait commander à Christopher Steele, ancien agent du MI6, par l’intermédiaire de Fusion GPS, le faux dossier qui a servi de prétexte à toutes les activités troubles évoquées ici, échappe une fois de plus à la justice. En toute logique, Barack Obama devrait avoir de très sérieux ennuis. Il savait qu’Hillary Clinton utilisait un serveur internet clandestin : il écrivait à Hillary Clinton en passant lui-même par ce serveur.

J’avais décrit dès son élection Obama comme un truand islamo-gauchiste (La résistible ascension de Barack Obama) et je ne suis donc pas surpris. Je n’ai cessé de décrire Hillary Clinton comme l’une des pires crapules à avoir sévi dans la vie politique américaine, et non, je ne suis pas surpris.

Parce que j’aime les Etats-Unis, qui sont désormais mon pays, je respire au contraire. Ce n’est pas trop tôt !

Le spectacle commence. Le marécage doit être nettoyé. L’Etat profond doit être défait. Il le sera. L’état de droit doit être rétabli. Il le sera. La démocratie américaine doit être sauvée. Elle le sera.

Donald Trump a été élu pour rendre sa grandeur à l’Amérique. C’est ce qu’il fait.

Et il triomphe. L’économie américaine ne s’est jamais aussi bien portée depuis plus de cinquante ans. Plein emploi. Croissance forte. Investissements massifs. Salaires en hausse. Pas d’inflation. Le principal conseiller économique de Trump est Larry Kudlow, un supply sider que je connais bien. Je l’ai rencontré plusieurs fois et je peux attester de ses qualités intellectuelles. Je l’ai lu (à la différence de tant de journalistes, je sais lire) et j’ai traduit plusieurs de ses textes quand j’étais Président de l’Institut Turgot à Paris. La politique étrangère américaine avance dans la bonne direction. Mike Pompeo est un remarquable Secrétaire d’Etat et John Bolton, que je connais bien aussi puisqu’il a présidé le Gatestone Institute où je suis Distinguished Senior Fellow, un homme pour qui j’ai une profonde estime, est National Security Advisor.

Ceux qui croyaient abattre Trump l’ont rendu plus fort et plus déterminé, et ceux qui l’admirent sont pressés de voir la suite.

Attendez-vous à ce que les vomissures déferlent plus intensément encore dans les semaines à venir. Attendez-vous que les ennemis du droit et de la démocratie disent qu’ils sont le dernier rempart du droit et de la démocratie. Comme dit le vieux proverbe : où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir.

Un échantillon. Hillary Clinton, qui n’a pas froid aux yeux, vient à nouveau, malgré le rapport Mueller, d’accuser Trump de “collaborer” avec Poutine, et d’ajouter qu’elle a gagné en 2016, mais que “la Russie a volé l’élection”. Elle a dit aussi que si Trump gagnait en 2020, ce serait grâce à la Russie. D’autres Démocrates disent que Trump sera battu en 2020, refusera de quitter la Maison Blanche, et qu’il faudra envoyer la police ou l’armée pour le déloger…

Sans commentaire.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

PS Je n’ai rien dit des plus récentes péripéties du grand cirque Démocrate de Washington (Jean Patrick Grumberg l’a fait, excellemment). Je dirai juste, au vu de la désinformation qui règne en France :

Barr n’était pas obligé de rendre public le “rapport Mueller” dans son intégralité (il n’était pas même obligé de le rendre public tout court). Il l’a fait, se contentant d’occulter des éléments classés secrets qu’il a l’obligation légale d’occulter et qui ne changent rien au contenu (chaque membre du Congrès peut consulter le rapport sans occultation au Ministère de la Justice).  Ecrire que ce qui a été publié est “une version expurgée des données jugées les plus sensibles” comme je l’ai lu dans la presse française est mentir et ne rien comprendre : le texte n’est pas “expurgé” et ce ne sont pas les “données les plus sensibles” qui sont occultées. Faut-il être un crétin pour écrire sur ce sujet en France ?

Les Démocrates reprochent à Barr d’avoir déformé le rapport dans un résumé qu’il a publié avant la publication du rapport et d’avoir ainsi voulu cacher quelque chose. On voit que la panique les rend débiles : le rapport étant publié et le résumé étant censé servir d’introduction à la publication, il aurait fallu que Barr soit complètement idiot pour cacher dans son résumé quelque chose qui allait être mis au jour dans le rapport qu’il allait publier, et de toute façon, le rapport étant disponible, le résumé ne sert plus à rien.

Les Démocrates disent se baser sur une lettre adressée par Mueller à Barr censée reprocher à Barr d’avoir caché quelque chose. La lettre est publiée. Mueller n’y reproche pas à Barr d’avoir caché quoi que ce soit. Les Démocrates continuent quand même à invoquer la lettre

Les Démocrates demandent maintenant à Barr la publication du rapport incluant ce que Barr avait l’obligation légale d’occulter, et demandent donc à William Barr, Ministre de la Justice, de violer la loi !!! Ils le menacent, parce qu’il refuse de violer la loi et refuse de remettre à la Chambre des représentants aux fins de publication le rapport incluant ce qu’il avait l’obligation légale d’occulter de “mépris envers le Congrès” voire de destitution. Certains parlent d’envoyer la police lui passer les menottes dans son ministère. Arrêtons là. Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Là, la plaisanterie dure un peu trop longtemps….

Toutes les pages de l’entreprise de falsification gauchiste prétendant être une encyclopédie en ligne appelée Wikipédia consacrées au “dossier Mueller” et à ce qui l’entoure disent que l’ensemble des gens évoqués ici son innocents et victimes d’une théorie du complot montée par Donald Trump et les “médias d’extrême droite”. Intéressant. Quelle belle encyclopédie….

PPS Les rottweilers Démocrates vont s’attaquer à un nouveau dossier ! La Trump Organization a perdu beaucoup d’argent dans un krach immobilier qui a ruiné de nombreux entrepreneurs il y a une trentaine d’années. Elle a gagné beaucoup d’argent depuis. Donald Trump a écrit un livre sur le sujet, The Art of the Comeback, publie en 1997. Nul n’ignore quoi que ce soit du sujet. Le capitalisme implique des risques. Etonnant, non ? C’est plutôt admirable que Donald Trump ait redressé son entreprise et en ait refait une entreprise prospère après avoir perdu beaucoup d’argent. Vous allez en entendre beaucoup parler de la part de gens qui n’ont jamais pris un seul risque dans leur vie, sauf celui de traverser une rue sur un passage réservé à cet usage et qui n’ont jamais gagné plus que leur salaire mensuel, sauf s’ils ont joué au loto. Pitoyable. Minable. Les comparer à des rottweilers est désobligeant pour les rottweilers.  Quel rapport avec la gestion des Etats-Unis aujourd’hui ? Aucun. Mais cela permet à ces gens pitoyables et minables de ne pas parler de la gestion des Etats-Unis aujourd’hui.

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Etats-Unis: Trump aurait perdu plus d’un milliard de dollars en une décennie

ETATS-UNIS Ces révélations du « New York Times » interviennent au lendemain du refus du Trésor américain de transmettre au Congrès les déclarations d’impôts du président

20 Minutes avec AFP 

Publié le 08/05/19 à 04h45 — Mis à jour le 08/05/19 à 16h37

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Donald Trump à Washington, le 26 avril 2019. — AFP

Les finances de Donald Trump étaient dans le rouge entre 1985 et 1994, l’homme d’affaires new-yorkais ayant perdu près d’1,2 milliard de dollars en une décennie, a rapporté mardi le New York Times, qui s’appuie sur des documents fiscaux.

Ces révélations interviennent au lendemain du refus du Trésor américain de transmettre au Congrès les déclarations d’impôts du président américain, dans un bras de fer l’opposant aux élus démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants.

Selon l’enquête du journal new-yorkais, cible régulière des critiques de Donald Trump contre la presse, la santé financière du magnat de l’immobilier et de ses sociétés était à l’époque catastrophique. Le New York Times note ainsi que Donald Trump a perdu tellement d’argent qu’il a été en mesure d’éviter de payer tout impôt sur le revenu pendant huit de ces dix années passées au crible. Le journal a toutefois précisé ne pas savoir si le fisc américain a, à l’issue d’un audit de ces déclarations, procédé à un redressement.

Des informations « extrêmement inexactes » selon les avocats du président

En 1985, Donald Trump a par exemple déclaré avoir perdu 46,1 millions de dollars, notamment avec ses casinos et hôtels. Ses différentes affaires ont continué à lui faire perdre de l’argent chaque année pour un montant total de 1,17 milliard de dollars au cours de cette décennie, écrit le quotidien.

Le NYT rapporte ne pas avoir obtenu les déclarations d’impôts auprès de Donald Trump mais les avoir consultées grâce à une personne y ayant accès sur le plan juridique. Le quotidien indique également que cette décennie n’est pas l’objet du conflit opposant les démocrates au 45e président des Etats-Unis sur la publication de ses déclarations d’impôts, ses opposants s’intéressant aux années récentes.

Selon un avocat du président, interrogé par le NYT, les informations du journal « à propos des déclarations d’impôts du président et de ses affaires datant d’il y a trente ans sont extrêmement inexactes ». En octobre, le journal s’était déjà intéressé à la situation financière de Donald Trump, qui aurait reçu plus de 400 millions de dollars de ses parents, en partie grâce à des manœuvres d’évasion fiscale.

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Etats-Unis: Michael Cohen, l’homme qui a trahi Trump, entre en prison

PEINE Michael Cohen, désormais radié du barreau et à court d’argent, a cependant promis d’ultimes déclarations ce lundi

20 Minutes avec AFP 

Publié le 06/05/19 à 09h04 — Mis à jour le 06/05/19 à 09h11

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Michael Cohen, l’ancien avocat de Donald Trump, à Washington, le 28 février 2019. — AFP

Après des aveux retentissants et des auditions spectaculaires au Congrès, Michael Cohen, ex-avocat personnel de Donald Trump, est attendu ce lundi en prison pour purger une peine qu’il juge injuste, lui qui assure n’avoir fait qu’exécuter les ordres du président américain.

Celui qui fut un admirateur de Trump de la première heure, prêt à « prendre une balle » pour lui, doit se présenter à la prison fédérale d’Otisville, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de New York, avant 14 heures. Il a été condamné à trois ans de prison en décembre dernier, après avoir reconnu avoir acheté le silence de deux ex-maîtresses présumées de Trump pendant la campagne 2016 – en violation des lois électorales –, avoir fraudé sur ses impôts et avoir menti au Congrès.

Homme « sans âme » et « escroc »

Michael Cohen, père de deux enfants d’une vingtaine d’années, avait espéré jusqu’au dernier moment une réduction de peine, offrant aux enquêteurs des informations potentiellement compromettantes sur Donald Trump et ses proches, notamment dans le cadre de l’enquête russe, pour qu’ils demandent au juge de réduire sa sentence.

En vain : même si l’ex-avocat est cité une centaine de fois dans le fameux rapport Mueller sur l’enquête russe, si certaines de ses révélations ont déclenché l’ouverture de nouvelles enquêtes, les procureurs n’ont pas bougé. Ce fils d’un rescapé de l’Holocauste et d’une infirmière se retrouve ainsi l’un des deux seuls proches du président incarcérés pour une durée substantielle, avec Paul Manafort, ex-directeur de campagne de Trump, condamné à sept ans et demi de prison. Une injustice totale, selon Michael Cohen, qui travailla dix ans pour la Trump Organization et assure que tous ses actes répréhensibles ont été commis « à la demande » du magnat new-yorkais, qu’il traite désormais d’homme « sans âme » et d’« escroc » capable de vouloir garder le pouvoir s’il perdait la présidentielle en 2020.

Quartier des criminels à « col blanc »

Pour le président américain et ses alliés, l’incarcération de Michael Cohen, dont les révélations ont tenu les médias américains et la Maison blanche en haleine pendant des mois, a un goût de revanche. Donald Trump l’a qualifié de « faible » et de « rat », prêt à tous les mensonges pour éviter la prison.

Michael Cohen, désormais radié du barreau et à court d’argent, n’a cependant pas dit son dernier mot : il a promis ce week-end – à quelques caméras qui le suivaient à Manhattan avec son fils Jake, étudiant à Miami, pour son dernier week-end de liberté – d’ultimes déclarations ce lundi avant de disparaître derrière les barreaux. Et il a évoqué devant le Congrès la possibilité d’écrire un livre et de faire adapter ses expériences à l’écran.

Les conditions de détention d’Otisville devraient lui permettre de se consacrer au moins en partie à de tels projets. Il devrait être détenu dans le quartier basse-sécurité du pénitencier, surnommé « le camp », où sont détenus les prisonniers considérés comme non dangereux, y compris de nombreux « criminels à col blanc » comme lui. Otisville est souvent demandé par les juifs pratiquants, car on peut y manger casher et marquer le shabbat. Michael Cohen peut-il espérer sortir plus vite pour bonne conduite ? « Au mieux, il peut espérer une réduction de 15 % » – soit quelque cinq mois de moins – explique Harlan Protass, avocat spécialiste en droit pénal. Et « il passera probablement les six derniers mois de sa sentence dans un établissement correctionnel de transition », dans des conditions de semi-liberté.

Barack Obama a pris l’élection de Donald Trump comme une insulte personnelle

Repéré par Grégor Brandy — 5 mai 2019 à 10h13 — mis à jour le 5 mai 2019 à 10h25

La victoire du candidat républicain a été un choc pour le président démocrate.

L’inimitié entre Barack Obama et Donald Trump est notoire. Lors de la dernière campagne présidentielle américaine, le président démocrate avait notammelet expliqué qu’il était convaincu de la défaite à venir du candidat républicain, simplement parce qu’il avait foi en son peuple.

Autant dire que le 44e président des États-Unis a dû été surpris le 8 novembre 2016, quand ce même peuple lui a fait la surprise de faire de Donald Trump son successeur dans le Bureau ovale. Plus de deux ans plus tard, CNN donne de nouveaux détails sur cette réaction.

Le site américain se base sur une nouvelle édition de la biographie de Barack Obama écrite par le correspondant du New York Times à la Maison Blanche, Peter Baker: «Il y décrit le président en train de remettre en question son héritage et son sentiment d’avoir été personnellement insulté par le fait que les électeurs ont préféré Trump à Clinton, pour qui il avait fait énormément campagne dans les derniers jours précédant le 8 novembre.»

Peter Baker

@peterbakernyt

 Obama took Trump’s win as a personal insult, book sayshttps://www.foxnews.com/politics/obama-took-trumps-win-as-a-personal-insult-book-says …

122

15:52 – 4 mai 2019

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Obama took Trump’s win as a personal insult, book says

Former President Obama took President Trump’s win and Hillary Clinton’s loss in 2016 as a personal insult, according to a newly updated book.

foxnews.com

114 personnes parlent à ce sujet

Dans son livre, Peter Baker écrit en effet, que «Barack Obama s’est réveillé le jour de l’élection convaincu, comme la plupart du pays, qu’il ne donnerait pas la valise nucléaire à Donald Trump. La star de télé-réalité, pensait-il, était une mauvaise blague. Il n’y a aucune chance que les Américains se tournent vers lui».

Clinton responsable de sa défaite

Dans un autre extrait rapporté par The Hill, Peter Baker raconte que Barack Obama a eu du mal à accepter ce résultat, qui lui a fait mal personnellement, et se disait que les Américains «ne pouvaient pas avoir décidé de le remplacer par un showman un peu bouffon dont les seules signatures étaient des faillites répétées, des mariages en série et des appels du pied racistes».

Selon l’ancien président américain et son équipe, la victoire de Trump était surtout la défaite d’Hillary Clinton, raconte Baker. Pour eux, «c’est elle qui n’a pas su traduire son bon bilan économique en un message gagnant. Peu importe que Trump ait fait la même chose qu’Obama huit ans plus tôt, en la présentant comme l’exemple corrompu du statu quo. Elle était responsable de tous ses problèmes».

Le Daily Mail reprend ainsi ce passage cinglant: «Personne ne l’a forcée à sous-estimer le danger des États du Midwest. Personne ne l’a forcée à installer un serveur privé pour ses emails qui reviendrait la hanter. Personne ne l’a forcée à prendre des centaines de milliers de dollars de Goldman Sachs et d’autres piliers de Wall Street pour des discours. Personne ne l’a forcée à mener une campagne scriptée et sans âme qui a testé 85 slogans avant d’arriver à “Stronger Together” [“Plus forts ensemble”].»

Donald Trump et Hillary Clinton n’ont pas encore réagi publiquement. Selon un autre extrait cité par Fox News, peu après l’élection, cette dernière s’était excusée auprès d’Obama de l’avoir «laissé tomber».

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Donald Trump envisage de placer l’organisation des Frères musulmans sur la liste noire des organisations terroristes

Mai 05, 20192

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Le président des Etats-Unis Donald Trump envisage de placer l’organisation des Frères musulmans sur la liste noire américaine des «organisations terroristes», a annoncé la Maison Blanche le 30 avril.

Ce placement permettrait aux Etats-Unis d’imposer des sanctions à toute personne ou organisme ayant des liens avec les Frères musulmans.

Mais pour la classer sur une telle liste, il faudrait d’abord être en mesure d’identifier clairement ce qu’est cette confrérie. «Comme toute organisation de masse, les Frères musulmans ne sont pas monolithiques, et ils ont des ramifications dans toutes les strates de la société égyptienne», explique à RT France Didier Billion, directeur adjoint de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). «Au sein même de la confrérie, il y a des divergences, et ce, malgré la répression brutale qu’ils subissent en Egypte», détaille le chercheur avant d’approfondir : «La vieille garde des Frères musulmans est dans une posture légaliste et ne cherche pas l’affrontement direct avec le pouvoir alors que les plus jeunes voudraient aller plus loin dans la contestation.»

Fondée en 1928 par Hassan el-Banna – qui est par ailleurs le grand-père maternel de l’islamologue suisse Tariq Ramadan –, la confrérie des Frères musulmans est le plus ancien mouvement de l’islamisme sunnite. A ses débuts, la confrérie plaidait pour un renouveau religieux qui aurait permis, selon son fondateur, au monde musulman de rattraper son retard sur l’Occident, et de se débarrasser de la domination coloniale.

Depuis la décolonisation, les contours des objectifs politiques des Frères musulmans ne sont pas clairement formulés. Leurs alliances ont varié au fil du temps. En témoigne leur proximité avec l’Arabie saoudite durant des décennies qui s’est considérablement distendue lors de la guerre du Golfe en 1990. L’élection de Mohamed Morsi en 2012, membre des Frères musulmans, en Egypte, avait achevé de faire de la confrérie l’ennemi juré de Riyad.

De quoi satisfaire l’Arabie saoudite, l’Egypte de Sissi et Israël

Dans la partition que jouent les Etats-Unis dans le monde musulman, cette menace semble avoir des objectifs qui dépassent largement l’Egypte. Elle aurait en effet de quoi contrarier encore plus le Qatar et l’Iran tout en satisfaisant l’Arabie saoudite, Israël et le président égyptien al-Sissi.

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La Floride ouvre la voie à l’armement des enseignants

Les élus de l’État théâtre de la fusillade de Parkland en février 2018 ont adopté mercredi 1er mai une loi autorisant les enseignants à porter une arme à feu en classe.

 Gilles Biassette, le 03/05/2019 à 16:47 Modifié le 03/05/2019 à 16:55

L’autorisation du port d’armes pour les enseignants en Floride est une grande déception pour la « génération Parkland ». 

TSARENKO/FOTOFABRIKA – STOCK.ADOBE.COM

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Chaque tuerie de masse aux États-Unis donne lieu à un débat, plus ou moins vif, plus ou moins long, sur la question des armes à feu. La fusillade de Parkland, le 14 février 2018 dans la région de Miami, a mobilisé les lycéens en faveur de mesures restrictives. Ce qui n’a pas empêché les élus de Floride d’autoriser le port d’armes pour les enseignants.

Des armes pour les enseignants volontaires

Une semaine après le Sénat de Floride, la Chambre des représentants locale a également donné son feu vert, mercredi 1er mai, à une loi prévoyant que les professeurs puissent s’armer, sur la base du volontariat, après avoir suivi une formation de 144 heures. La loi est désormais sur le bureau du gouverneur Ron DeSantis, un républicain très apprécié par le lobby des armes à feu, la NRA (National Rifle Association), qui devrait s’empresser de la signer.

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Cette loi élargit le champ d’application d’un texte adopté peu après la tragédie de Parkland, qui permettait au personnel des écoles, hors enseignants, d’être armé, et mettait l’équivalent de 60 millions d’euros à leur disposition dans ce but. Mais les autorités locales (aux États-Unis, l’éducation est gérée par des « districts scolaires ») peuvent accepter, ou non, ce programme. Pour l’heure, seuls le tiers des districts a franchi le pas.

Une déception pour la « génération Parkland »

Pour les lycéens qui, depuis la tuerie de la Saint-Valentin, bataillent pour convaincre le Congrès de Washington de prendre des mesures fortes, comme l’interdiction des fusils d’assaut, ce vote est une grande déception. Ironie de l’histoire, ce même 1er mai, un agent de sécurité travaillant dans une école de Wesley Chapel, également en Floride, a tiré par erreur dans la cafétéria, la balle se longeant dans le mur sans faire de blessé.

« Cette loi est un pas de plus vers des écoles aux allures de prison, où les professeurs reçoivent des armes – en théorie pour nous protéger – plutôt que des outils pour enseigner », ont réagi, dans une tribune publiée par le Miami Herald, Lauren Hogg et Ryan Deitsch, des anciens du lycée de Parkland ayant participé à la création du mouvement « March For Our Lives ».

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Outre la question de principe, les deux auteurs appellent à des choix budgétaires bien plus pertinents : « Plus de 75 % des adultes préfèrent investir dans des services de santé mentale pour les lycéens plutôt que dans des armes », rappellent-ils.

Une loi inspirée par la NRA

Si cette annonce est un mauvais coup pour la « génération Parkland », elle ne constitue pas, pour autant, une surprise. D’abord parce que l’idée d’armer les enseignants figurait dans les préconisations de la commission mise sur pied après la tuerie et rendues publiques en décembre dernier.

Ensuite parce que le vote du 1er mai correspond à la philosophie de la NRA, pour laquelle « ce ne sont pas les armes qui tuent, mais les hommes ». Aux yeux des amateurs de gâchettes, et des fabricants de pistolets et de fusils, la solution n’est pas moins d’armes, mais plus.

Un argument repris, une fois de plus, par Donald Trump vendredi 26 avril, lors de la réunion annuelle de la NRA. « Nous savons que la seule façon d’arrêter un sale type avec une arme est un type bien avec une arme », a-t-il déclaré.

Le président s’est à nouveau appuyé sur les attentats de novembre 2015 à Paris : « Ils disent qu’ils ont là-bas les lois les plus sévères au monde sur les armes. Ils ont tué une personne, une autre, une autre, une autre… Si une personne avait eu une arme de l’autre côté, le bilan aurait très bien pu être complètement différent. »

Trump innocenté, la vraie enquête de collusion commence – l’opération « boomerang »

Los Angeles, un beau samedi après-midi d’été 2018. Nous sommes, ma femme et moi, dans le salon en train de discuter avec un couple d’amis que j’aime beaucoup, Elio et sa femme. Elio est écrivain. Il est Démocrate…

La discussion, immanquablement, arrive sur Trump, et la collusion de Trump avec la Russie. Lorsque j’explique à Elio que toute cette affaire russe a été montée de toutes pièces par les Démocrates et Hillary Clinton, et qu’un espion du FBI a été infiltré pour enquêter sur la campagne de Trump, Elio me répond : « Jean-Patrick, Trump est le meilleur vendeur qui existe, tu t’es laissé influencé par ses belles paroles ».

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Elio, maintenant que le New York Times vient de reconnaître, dans un article publié jeudi (4), soit avec plus d’un an de retard sur moi, que non pas un, mais deux espions, ont été dépêchés auprès de George Papadopoulos, un membre de base de la campagne de Trump, pour lui tirer les vers du nez sur une possible coopération entre la Russie et Trump pour gagner les élections, que penses-tu de celui que tu as cru « s’être laissé influencé par Trump » ?

J’étais, et je suis toujours, mieux informé que tous les journalistes de CNN, de MSNBC et de CBS News réunis que tu écoutes quotidiennement.

De multiples enquêtes en cours

Le ministre de la Justice (ou secrétaire d’Etat à la Justice), William Barr, a été entendu cette semaine par une commission du Sénat. Il a répété avoir déclenché une enquête sur la légitimité de l’espionnage de la campagne Trump, et a précisé que « de multiples enquêtes sont en cours ».

Il a été critiqué par les Démocrates, qui commencent à sentir le feu leur roussir les fesses, sur l’emploi du mot « espion » (spy), car il montre que l’administration Obama sentait le souffre. A ses critiques, Barr a apporté la plus belle réponse qui soit : « la définition du dictionnaire du mot spy est assez large et assez précise pour que je l’emploie ». Barr n’a pas reculé d’un millimètre devant les pressions morales. Et il a répété de toutes les façons que la langue le permet, que l’enquête Mueller est terminée, qu’elle innocente totalement Trump, et que maintenant est arrivé le temps de savoir pourquoi l’administration Obama a déclenché une enquête de contre-espionnage contre la campagne Trump, si celle-ci a été légalement validée, et sur quelles bases.

A écouter la déposition de Barr devant le sénat, on comprend qu’il ne se laissera pas intimider, qu’il ne fera pas marche arrière, et qu’il ira jusqu’au bout.

Pour cela, les Démocrates, après avoir pendant deux ans accusé Trump de collusion avec la Russie, accusent maintenant Barr de collusion avec Trump ! Tout cela n’est que du bruit pour faire durer en longueur jusqu’aux élections de 2020 une affaire qui n’existe plus, et pour discréditer par avance le Secrétaire d’Etat à la Justice William Barr, car ils savent qu’il va trouver les coupables qui ont déclenché toute cette fausse affaire.

En plus de l’enquête de Barr, le sénateur Graham a officiellement demandé à Michael Horowitz, l’inspecteur général des services du ministère de la Justice, et à John Roberts, le juge et président de la Cour suprême des Etats-Unis, d’enquêter sur les violations pénales qu’il suspecte lors des demandes d’autorisation de mise sur écoute de Carter Page, un autre membre de base de la campagne Trump, auprès de la cour secrète FISA, par de hauts fonctionnaires de l’administration Trump en 2016.

L’inspecteur général Horowitz, sorte de police des polices au sein du ministère de la Justice, qui coiffe le FBI, termine sa propre enquête sur les abus des dirigeants du FBI concernant la mise sur écoute de membres de la campagne Trump. Le résultat de son enquête, que craignent terriblement les Démocrates, est attendu d’ici un à deux mois au plus.

John Huber, le procureur de l’Utah qui enquête depuis 11 mois sur les allégations contre le FBI, a presque terminé ses conclusions sur les multiples fuites aux médias, tant au département de la Justice qu’au FBI, lesquelles sont pénalement répréhensibles. Huber a également été chargé d’enquêter sur le dossier de corruption Uranium One par lequel les Etats-Unis ont vendu 20 % de l’uranium américain à la Russie, et sur la question de savoir si d’autres mesures auraient dû être prises pour l’enquête sur les liens d’Hillary Clinton avec l’agence nucléaire russe.

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En avril 2018, plusieurs républicains de la Chambre des représentants avaient déjà écrit au ministre de la Justice d’alors, Jeff Sessions, pour lui demander d’ouvrir une enquête sur l’ancien directeur du FBI James Comey, l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton et d’autres fonctionnaires du ministère de la Justice. Sessions, le plus poltron ministre que la présidence Trump ait connu, n’avait rien fait. William Barr est une tout autre pointure.

Et bien entendu, les journalistes John Solomon et Sara Carter, qui depuis deux ans révèlent des informations qu’aucun autre journaliste ne s’est montré intéressé à chercher, car il implique des Démocrates, continuent de creuser, et leurs enquêtes avancent.

Nouvelle preuve de collusion d’Hillary Clinton avec l’Ukraine

John Solomon vient de faire une nouvelle révélation explosive. Il publiait hier dans The Hill (1), l’information suivante :

L’ambassade d’Ukraine à Washington révèle qu’un initié du Comité national démocrate (DNC) lors des élections de 2016 avait sollicité des informations sur le président de campagne de Donald Trump et avait même essayé de recruter le président du pays pour l’aider.

Dans les réponses écrites reçues par Solomon, le bureau de l’ambassadeur Valeriy Chaly indique qu’une cadre du DNC, Alexandra Chalupa a demandé des informations au gouvernement ukrainien sur les activités de Paul Manafort [ex-directeur de campagne de Trump] à l’intérieur du pays, dans l’espoir de faire avancer la question au Congrès.

Mme Chalupa a ensuite tenté de faire en sorte que le président ukrainien Petro Porochenko commente les liens de Manafort avec la Russie lors d’une visite aux États-Unis pendant la campagne de 2016, a dit l’ambassadeur.

Chaly dit qu’au moment des contacts en 2016, l’ambassade connaissait Chalupa principalement en tant qu’activiste ukraino-américaine et n’a appris que plus tard ses liens avec le DNC.

Il a dit que l’ambassade a considéré ses demandes comme une sollicitation inappropriée d’ingérence dans les élections américaines.

The Hill

En janvier 2017, Politico avait en exclusivité dévoilé (2) les collusions entre Clinton et l’Ukraine pour gagner l’élection. Et Politico est un média de gauche.

En juillet, CNN, qui sans doute est une source d’information importante de mon ami Elio, prenait la défense de Clinton, et titrait « Une ancienne contractante du DNC [Alexandra Chaluppa] nie avoir travaillé avec des responsables ukrainiens sur des recherches anti-Trump ». (3)

CNN ajoutait :

Alexandra Chalupa, militante ukraino-américaine et consultante démocrate depuis plus d’une décennie, est la dernière Démocrate, dont plusieurs responsables du DNC et d’anciens responsables de la campagne Clinton, à rejeter les accusations [de collusion Démocrate avec l’Ukraine].

CNN

Et comme CNN ne fait plus de journalisme, mais du militantisme pro-Démocrate, les journalistes de la chaîne, au lieu d’aller fouiller pour mettre en doute les déclarations de Chalupa, se sont contentés de prendre pour argent comptant ses affirmations. L’affaire était bouclée, les auditeurs, essentiellement Démocrates, étaient « informés » et rassurés.

John Solomon lui, a fait un vrai travail d’investigation. C’est ainsi qu’il vient de recevoir les témoignages de l’ambassade confirmant l’implication de Chalupa.

Et maintenant que l’enquête russe est bouclée, c’est cette collusion d’Hillary avec l’Ukraine qui fera l’objet d’une enquête criminelle.

Trump va déclassifier des documents compromettants pour les Démocrates

Le président Trump vient de déclarer qu’il va déclassifier les documents pertinents à l’espionnage de sa campagne.

Je vais déclassifier, oui. Tout », a-t-il dit dans une interview à Fox News, où il a expliqué qu’il n’avait pas voulu le faire tant que l’enquête Mueller était en cours.

Selon Trump, l’information comprendra « tout » ce qui est lié aux mandats obtenus d’un tribunal secret FISA pour espionner sa campagne.

Vendredi, sur Twitter il a expliqué que la question devient trop « chaude », et même que les « Mainstream Médias s’impliquent », probablement en référence à l’article inattendu du New York Times qui pour la première fois admet l’existence d’espions du FBI et de la CIA envoyés pour infiltrer sa campagne.

 » C’est plus grand que le Watergate, mais l’inverse ! » a écrit Trump.

Conclusion

Dans le dossier russe, la vérité a mis deux ans à faire son chemin. Les mensonges vont très vite, car ils n’ont pas besoin de preuves.

Je n’aime pas lire dans la pensée des gens, mais je suppose que si le New York Times publie maintenant les noms des espions, et reconnaît que la campagne Trump a bien été espionnée, c’est parce qu’il est en train de s’inoculer le vaccin contre ce qui va être révélé. (J’ai longuement parlé en 2018 du professeur Stefan A. Halper, l’espion envoyé en Grande-Bretagne pour faire parler George Papadopoulos. C’est de lui que je parlais à mon ami Elio qui a ri de ma naïveté à gober les bobards de Trump. J’étais en deçà de la réalité, puisque j’avais loupé que sa « collaboratrice », Azra Turk, qui avait elle aussi tenté de séduire Papadopoulos et le faire parler sur la collusion russe, était également un agent, de la CIA selon Papadopoulos et plusieurs médias ou du FBI.

La vérité ne mettra pas deux ans à révéler les responsabilités criminelles des uns et des autres, l’implication d’Obama, de son administration, des Démocrates, d’Hillary Clinton, de hauts-responsables du FBI, de la CIA et probablement d’autres agences, dans l’espionnage de la campagne Trump, la fabrication du mensonge russe pour empêcher Trump d’être président et l’entraver dans l’exercice de son mandant.

Quand les loups se mangent entre eux

Le Procureur Général, William Barr a entrepris d’examiner si les agences de renseignement ont abusé de leur pouvoir en demandant au Tribunal FISA un mandat afin d’espionner la campagne de Trump. À présent, les ex-responsables Comey, Brennan et Clapper se renvoient la balle et s’accusent mutuellement d’avoir utilisé le Dossier Steele.

On sait depuis longtemps que Le FBI a utilisé le dossier Steele pour obtenir un mandat de la cour en vertu de la Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA) pour espionner l’ancien conseiller en politique étrangère de la campagne Trump, Carter Page, sans révéler que la campagne d’Hillary Clinton en 2016 ou le Comité National Démocrate avaient financé le dossier, indiquant seulement que le dossier avait été compilé en tant que recherche d’opposition. Lors d’une entrevue à Fox News le 17 mai, William Barr a déclaré qu’il cherche à déterminer si les services de renseignement ont commis un abus de pouvoir.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Aaron Klein* paru le 16 mai sur le site de Breitbart.

Comey a dit à des employés du FBI en 2016 que John Brennan insistait pour inclure le « Pee Tape** » dans l’évaluation des services secrets

James Comey, ancien directeur discrédité du FBI, John Brennan, ancien directeur de la CIA devenu militant anti-Trump et James Clapper, ancien directeur du Renseignement national et critique de Trump, se disputent par médias interposés, afin d’établir l’identité des hauts responsables du gouvernement Obama qui ont demandé que l’infâme Dossier Steele soit utilisé comme preuve dans l’enquête russe.

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La dispute a éclaté au grand jour lorsqu’un substitut de Brennan a été cité dans les médias, contredisant Comey, peu de temps après que le procureur général William Barr eut nommé un procureur pour enquêter sur l’origine des allégations de collusion de Trump avec la Russie.

La querelle est passé à la vitesse supérieure après que Fox News ait cité des « sources familières avec les dossiers » qui faisaient état d’une chaîne de courriels, émis fin 2016, selon lesquels Comey aurait dit à des employés du FBI que c’était Brennan qui avait insisté afin que le dossier anti-Trump soit inclus dans un rapport prévu pour le 6 janvier 2017, intitulé ICA (Intelligence Community Assessment), portant sur les efforts russes d’intervention dans les élections américaines.

Un ancien fonctionnaire de la CIA, qui de toute évidence se portait à la défense de Brennan, a riposté en affirmant que c’était Brennan et Clapper qui s’étaient opposés aux pressions de Comey pour inclure les accusations contenues dans le Dossier Steele dans le Rapport ICA.

Le dossier a également été cité comme preuve dans trois demandes au tribunal du Foreign Intelligence Surveillance Act*** (FISA) , signées par Comey, afin d’obtenir des mandats de surveillance contre Carter Page, conseiller de la campagne Trump. La première a été signée en octobre 2016 ; les deuxième et troisième étaient des demandes de renouvellement puisqu’un mandat FISA doit être renouvelé tous les 90 jours.

Le dossier, rédigé par l’ancien espion britannique Christopher Steele, a été produit par la société controversée Fusion GPS. Fusion a été payée pour ce dossier par les principaux opposants politiques de Trump, à savoir la campagne présidentielle de Hillary Clinton en 2016 et le Democratic National Committee (DNC) via le cabinet Perkins Coie.

« L’ancien directeur [de la CIA] Brennan et l’ancien [directeur du renseignement national] James Clapper sont ceux qui se sont opposés à la recommandation de James Comey d’inclure le dossier Steele dans le rapport de renseignement », a déclaré le fonctionnaire à Fox News. « Ils s’y opposaient parce que le dossier n’a en aucun cas été utilisé pour développer l’ICA », a ajouté le fonctionnaire. « Les analystes du renseignement ne l’ont pas inclus lorsqu’ils faisaient leur travail parce qu’il n’était pas corroboré, donc il n’a pas été utilisé et il n’a pas été inclus. Brennan et Clapper ont empêché qu’il soit ajouté à l’évaluation officielle. James Comey a alors décidé seul de débriefer Trump concernant le document.»

Ce fonctionnaire réagissait au courriel dans lequel Comey déclarait que c’était Brennan qui insistait pour que le dossier soit utilisé dans le rapport ICA sur l’ingérence russe.

En parlant de cette question lors d’une émission sur Fox News,Trey Gowdy, ancien représentant du GOP, a déclaré lors de l’émission  «The Story with Martha MacCallum» que « Comey a un meilleur argument que Brennan, d’après ce que j’ai vu.»

Un jour plus tôt, Gowdy déclarait à Fox News : « Quiconque s’intéresse à cette question, dites-leur de consulter les courriels » de décembre 2016 concernant Brennan et Comey.

M. Gowdy a déclaré à Fox News, dont il est maintenant un collaborateur, que ses commentaires sur la question étaient fondés sur des documents sensibles qu’il avait examinés alors qu’il était président du Comité de surveillance de la Chambre des Représentants alors dirigée par les Républicains.

Contrairement à l’affirmation de l’ancien responsable de la CIA selon laquelle le dossier n’était pas inclus dans le rapport ICA des services secrets, il y a eu des témoignages et des déclarations dans les médias impliquant des acteurs clés qui ont affirmé qu’il faisait bel et bien partie de l’évaluation globale.

En décembre dernier, Comey a carrément contredit le témoignage de Brennan selon lequel le dossier anti-Trump n’était « en aucun cas utilisé comme base pour l’évaluation de l’ensemble des services de renseignement » selon laquelle la Russie s’était ingérée dans l’élection présidentielle de 2016.

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Lors de son témoignage devant les comités de la magistrature et de la surveillance de la Chambre et de la réforme du gouvernement, Comey a déclaré que les documents du dossier Steele avaient effectivement été utilisés dans le rapport ICA.

À l’interne, le FBI qualifiait le dossier de «pièce de premier choix».

« Vous rappelez-vous si il y a eu une mention de ce dossier comme « pièce de premier choix » incluse dans l’évaluation du rapport ICA ? » a demandé Gowdy à Comey à l’époque.

« Oui », a répondu Comey. « Je dois faire attention parce que je parle d’un document qui est encore classifié. La chose non classifiée dont nous avons parlé plus tôt aujourd’hui, le premier paragraphe de la pièce A, reflète le fait qu’au moins une partie du matériel que Steele avait recueilli se trouvait dans ce qu’on appelle l’évaluation de la communauté du renseignement dans une annexe appelée annexe A. »

L’annexe A du rapport s’intitulait « La télévision russe et le Kremlin cherchent à influencer la politique, à alimenter le mécontentement aux États-Unis ».

L’annexe, comme le reste du rapport, contient l’avertissement suivant :

Le présent rapport est une version déclassifiée d’une évaluation hautement classifiée ; ses conclusions sont identiques à celles de l’évaluation hautement classifiée, mais cette version ne contient pas toutes les informations à l’appui des éléments clés de la campagne d’influence.

Comey a poursuivi en décrivant une conversation qu’il a eue avec Brennan sur la façon d’inclure le dossier dans l’évaluation du rapport ACI :

Gowdy : « Vous souvenez-vous de la conversation ou des échanges avec le directeur de l’époque, M. Brennan, sur la question de savoir si les documents devraient ou non être inclus dans l’évaluation de l’ICA ?»

Comey: « Oui. Je me souviens d’une conversation – laissez-moi y réfléchir une seconde. Je me souviens qu’on discutait de la forme que devrait prendre sa présentation dans le document d’ensemble, c’est-à-dire dans une annexe, dans le corps du document ; du fait que la communauté du renseignement trouvait sa source largement crédible et qu’elle corroborait la thèse centrale de l’évaluation, et que la discussion portait sur le fait de la mettre en annexe ou dans un document annexe.

J’hésite parce que je ne me souviens pas si j’ai eu cette conversation – j’ai eu cette conversation avec John Brennan, mais je me souviens qu’il y a eu une conversation sur la façon dont elle devrait être traitée.»

Les déclarations de Comey sont en contradiction directe avec celle que Brennan a faite, en mai 2017, lors d’un témoignage devant le House Intelligence Committee, dans lequel Brennan affirmait que le dossier n’avait « en aucune façon servi de base à l’évaluation de la communauté du renseignement » sur l’ingérence russe présumée. M. Brennan a réitéré cette affirmation au cours de nombreuses entrevues dans les médias.

Comey n’est pas le seul ancien haut fonctionnaire impliqué dans le rapport ICA à dire que le dossier a joué un rôle dans les conclusions du rapport.

Selon le site RealClearPolitics.com, l’ancien directeur de la NSA, Rogers dans une lettre classifiée, a écrit que le dossier a joué un rôle dans l’évaluation du rapport ICA et un résumé du dossier a été inclus dans une première ébauche en annexe.

Dans une lettre adressée le 5 mars 2018 au président du Comité du renseignement de la Chambre, Devin Nunes,  l’Amiral Rogers a informé le comité qu’un résumé de deux pages du dossier – décrit comme « l’information de Christopher Steele » – a été « ajoutée » en « annexe au rapport ICA » et que l’examen de cette annexe faisait « partie du processus global de révision/approbation ».

Pendant ce temps, M. Clapper, qui était directeur du renseignement national sous l’Administration Obama, a admis lors d’une précédente interview sur CNN que l’évaluation du rapport ICA avait pu corroborer « certains éléments de fond du dossier », ce qui implique que le dossier lui-même était un facteur.

« Je pense qu’en ce qui concerne le dossier lui-même, l’essentiel c’est que peu importe qui l’a payé », a dit M. Clapper. « Ce qui compte c’est ce que dit le dossier et la mesure dans laquelle il est corroboré ou non. Nous avions quelques inquiétudes à ce sujet du point de vue de sa source que nous n’avons pas pu corroborer. »

« Mais en même temps, nous avons pu corroborer une partie du contenu de fond, pas la totalité, mais une partie du contenu de fond du dossier, dans notre évaluation de la communauté du renseignement, qui provient d’autres sources en lesquelles nous avions une très grande confiance. » a-t-il ajouté.

C’est l’agence de Clapper qui a publié le rapport de la communauté du renseignement.

La prétendue inclusion du dossier peut aider à expliquer pourquoi la NSA (National Security Agency) de Rogers a évalué la conclusion selon laquelle le président russe Vladimir Poutine favorisait Trump et s’efforçait de le faire élire, en utilisant uniquement une classification de «confiance modérée», alors que le FBI et la CIA lui donnaient une cote de «haute confiance».

Le différend survient alors que le procureur américain John Durham a été chargé par Barr de mener une enquête sur les origines de l’enquête russe. En plus d’examiner les tactiques du rapport ICA, l’enquête de Durham se concentrera probablement aussi sur l’utilisation du dossier pour obtenir un mandat de la FISA pour espionner Page.

John Brennan a alimenté la théorie du complot entre Trump et la Russie

Indépendamment de son rôle dans l’évaluation dans le rapport ICA et du dossier, Brennan a toujours été un acteur central dans l’alimentation du dossier anti-Trump qui propageait des allégations non fondées et conspiratoires de collusion avec la Russie.

Comme Breitbart News l’a déjà documenté, M. Brennan a aidé à diriger des séances d’information officielles classifiées à l’intention du président Obama et du président élu Trump sur le dossier discrédité, même si ce document douteux a été financé par les principaux opposants politiques de M. Trump.

Ces deux séances d’information classifiées ont par la suite fait l’objet d’une fuite dans les médias et ont déclenché une avalanche de reportages anti-Trump sur les allégations farfelues du dossier.

La CIA de Brennan a également cosigné le discutable rapport ICA selon lequel les intentions de la Russie de s’ingérer dans l’élection présidentielle de 2016 visaient notamment à s’assurer que Trump l’emportait sur Hillary Clinton. Un rapport exhaustif de la Chambre a par la suite accusé la CIA et les deux autres organismes qui ont cosigné ce rapport de politiser le renseignement ainsi que de d’autres échecs analytiques.

Et, comme l’a documenté Breitbart News, Brennan aurait convoqué une unité hautement compartimentée d’analystes de la CIA, du FBI et de la NSA pour mener des opérations liées à ce qui est finalement devenu les allégations d’ingérence russe et les allégations controversées selon lesquelles Poutine a œuvré pour faire élire Trump.

L’unité secrète était hébergée au siège de la CIA.

* Aaron Klein est le chef du bureau de Breitbart à Jérusalem où il est le journaliste d’investigation principal.

** Le «Pee Tape» est une vidéo qui montre supposément Trump dans la suite présidentielle de l’hôtel Ritz-Carlton de Moscou en train d’observer deux prostituées pisser sur un lit dans lequel les Obama auraient dormi. L’incident aurait eu lieu en 2013, lorsque Trump était en visite à Moscou pour assister au concours de Miss Univers.

***Le tribunal FISA est une cour fédérale américaine créée par la Foreign Intelligence Surveillance Act de 1978 afin de superviser les demandes de mandats autorisant la surveillance, par les agences fédérales judiciaires américaines (FBI, NSA) de présumés agents de renseignement étrangers en sol américain.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

https://www.breitbart.com/politics/2019/05/16/report-comey-told-staff-in-2016-that-john-brennan-insisted-on-pushing-pee-dossier-in-intel-assessment/
https://www.breitbart.com/politics/2019/05/17/william-barr-explanations-government-spying-trump-campaign-dont-hang-together/

Viktor Orbán rencontre Donald Trump, sous les critiques…

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Lors de sa visite à la Maison-Blanche, le Premier ministre Orbán s’est fait qualifier par Donald Trump de « controversé », ajoutant : « comme moi-même ! » Trump qui fut malmené par Bush et Obama, et maintenant par « l’Europe » – c’est la même chose –, a complimenté Orbán sur ses positions souveraines face au dogme des frontières ouvertes, mais il a aussi beaucoup insisté sur l’appartenance à l’OTAN de ce pays qui ne joue pas le jeu avec le cartel de Bruxelles.

Autrement dit, Trump a probablement l’intention de racketter la Hongrie en lui vendant des armements créateurs d’emplois aux États-Unis. Orbán, finaud, a exprimé sa joie de constater combien la communauté hongroise avait joué un rôle dans la prospérité américaine. Cher Donald, c’est sans doute que les Hongrois américains ont un poids électoral dans ton beau pays !

Nul ne sait encore ce qu’ils se sont dit en privé, sachant que phénomènes migratoires, Turquie en dérive et recomposition du Moyen-Orient constituent tous des facteurs d’une déstabilisation de l’Eurasie. Sans oublier la virulence croissante des confrontations américaines avec les ennemis publics de ces néoconservateurs qui dirigent maintenant la politique étrangère de Washington, Trump ne pouvant qu’y survivre en joignant le chœur des pleureuses, le pied toutefois sur le frein, cependant que l’homme fort du régime américain, le ministre des Affaires étrangères Mike Pompeo, commence à comprendre peut-être que, pendant que Washington poursuivait des leurres (l’Iran, la Russie, la déposition attendue de Trump), la Chine, en conflit total avec les États-Unis, est à la limite de devenir le vrai patron du monde. Avec ses technologies mal acquises, sa monnaie délibérément au rabais et sa gigantesque stratégie coloniale d’implantation de comptoirs – convertibles instantanément en bases militaires – masquées derrière le thème de « route de la soie ».

Ignorant ces considérations, somme toute, triviales, en frénésie d’« impeachment », les médias n’ont vu dans la rencontre Trump-Orbán qu’une collusion entre deux autocrates dangereux. La preuve ? Orbán a beaucoup insisté sur un triple impératif : « faire face ensemble à l’immigration illégale, au terrorisme, et aider les chrétiens dans le monde », précisant son credo : « du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Bref, une bête noire de Soros en a rencontré une autre.

Trump, qui avait dit lors de sa campagne que « l’Europe perd sa culture », a insisté sur le contraste entre la Hongrie qui « a fait les bonnes choses » sur l’immigration, et l’Europe « qui a agi différemment ». Résultat pour l’Europe : « On voit tous les problèmes qu’ils ont. »

Cela corrige quelque peu l’attitude de l’establishment républicain du Congrès qui a pris la peine de prendre la plume, vendredi dernier, pour exprimer auprès de Trump leur préoccupation quant à la spirale involutive de la démocratie en Hongrie, et son rapprochement progressif avec la Russie. Cependant que dix parlementaires démocrates avaient demandé à Trump d’annuler sa rencontre avec Orbán. Trump rétorquant que ces discussions sont dans la continuité stratégique de celles récemment conduites avec la Slovaquie et la République tchèque.

Certes, mais le point de vue de l’establishment de Washington se résume en une phrase du journaliste Dov S. Zakheim en son réquisitoire dénonçant la rencontre « des deux âmes-sœur » : « Viktor Orbán ne méritait pas une invitation de la Maison-Blanche. »

Alors, les résultats du génial Macron ? Parce que « l’idiot » Trump, il a atteint le plus bas taux de chômage depuis 1969

Avec une nouvelle hausse de l’emploi en avril qui a surpris tous les experts, le taux de chômage tombe à son plus bas niveau depuis 1969. Et tous les médias américains, même ceux qui détestent Trump dans leur chair, reconnaissent maintenant « l’effet Trump ».

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La machine à créer des emplois aux États-Unis porte un nom officiel : président Trump. Elle a continué de tourner à plein régime en avril : + 263.000 nouvelles embauches alors que le taux de chômage est tombé à 3,6%, le plus bas en une génération, et qu’Obama affirmait que l’emploi ne reviendrait pas, et qu’il se moquait de Trump, en 2016 pendant la campagne présidentielle, en demandant à un public qui éclata de rire, comment ce clown ferait pour créer de l’emploi : « il a une baguette magique ?”, lança Obama.

Le taux de chômage était à son plus bas niveau en décembre 1969, lorsqu’il a atteint 3,5 %. Alors que tous les économistes annonçaient que le marché et l’économie tomberaient en récession sur Trump était élu, la croissance de l’emploi se poursuit, et l’expansion économique n’est plus qu’à quelques mois d’être la plus longue de l’histoire des Etats-Unis.

La croissance de la masse salariale non agricole a facilement dépassé les attentes de 190 000 emplois créés, avec un taux de chômage de 3,8 %.

Le taux de chômage des Asiatiques a encore fortement baissé, passant de 3,1 % à 2,2 %. Un nouveau record historique.

Le nombre de chômeurs a chuté de 387 000 en avril, ce qui porte le total à 5,8 millions.

Les services professionnels et les services aux entreprises ont créé 76 000 nouveaux emplois.

La construction en a ajouté 33 000, ce qui porte à 256 000 le nombre total de nouveaux emplois créés dans ce domaine au cours de la dernière année.

Les métiers des soins de santé ont créé 27 000 postes, portant leur nombre total sur 12 mois à 404 000,

Le secteur financier a augmenté de 12 000 emplois, grâce principalement à la croissance dans l’immobilier et la location.

Le secteur de l’aide sociale a augmenté de 26 000 employés,

Le secteur manufacturier, qui est supposé se rétracter en raison de la montée en puissance des robots, en a ajouté 4 000.

Le commerce de détail en revanche, a perdu 12 000 emplois.

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Au total, depuis le début de l’année, le nombre moyen d’emplois créés s’élève à 205 000 par mois, après une année 2018 où les emplois ont progressé de 233 000 par mois. Après que les « experts » aient annoncé un tassement à venir obligatoire de l’économie, et que Trump se soit moqué avec raison de ces oiseaux de malheur qui ne comprennent rien, l’Amérique observe maintenant des résultats jamais vus depuis des décennies.

Et l’autre bonne nouvelle, les salaires horaires moyens sont en croissance. Ils n’avaient pas progressé sous les 8 ans d’Obama, et ils ont progressé de 3,2 % au cours de la dernière année.

Abstraction faite des fluctuations d’un mois à l’autre, le marché du travail demeure très vigoureux, ajoutant près du double du nombre de travailleurs nécessaires pour suivre le rythme des nouveaux venus sur le marché du travail au cours d’un mois donné, a déclaré Eric Winograd, économiste principal chez AllianceBernstein. « Les salaires ont peut-être été légèrement tièdes ce mois-ci par rapport aux attentes, mais ils continuent de croître au taux le plus élevé de ce cycle, et le taux de chômage est à des creux multigénérationnels.

Des conseils pour Macron

Si Emmanuel Macron avait le dixième de la compétence et de l’intelligence du président Trump, après tout, il est payé pour réduire le chômage et améliorer la situation des Français, pas des Aftricains, il se gratterait la tête – mais a-t-il une tête ? – et se demanderait comment Trump a pu réussir ces prouesses alors que lui patauge lamentablement dans une économie moribonde, un taux de chômage scandaleux, et qu’il n’a pas la plus petite idée de la façon de régler quoi que ce soit.

Mais sans doute que la formule Trump est trop simple pour un énarque qui sait tout mieux que nous. Car Trump « n’a » fait que deux choses :

il a fortement abaissé les impôts sur les sociétés et les impôts sur les particuliers, et

il a déréglementé à la hache.

Je m’abstiens d’expliquer en quoi ces deux mesures simples font obligatoirement des miracles : ceux des équipes Macron qui nous lisent ne comprendraient pas. D’ailleurs, ils font tout l’inverse. Ils viennent de décider de taxer un peu plus les entreprises, en rendant obligatoire la prime mobilité. Ceux qui nous lisent, au contraire, n’ont pas besoin d’explication. Ils savent.

Par ailleurs…

Le PIB a augmenté de 3,2 % au premier trimestre, dépassant de loin les attentes,

La productivité a bondi de 3,6 % au cours du trimestre, son meilleur gain depuis cinq ans.

Les ventes de maisons en attente ont augmenté de 3,8 % en mars, ce qui donne de l’espoir au marché immobilier tant que les taux sont sous contrôle.

La Réserve fédérale a maintenu son taux d’intérêt de référence, qualifiant la croissance économique de solide, même si l’inflation demeure faible.

Frank Gaffney dénonce l’islam et la charia, incompatibles avec les USA, Trump très intéressé…

Il se passe des choses très intéressantes aux Etats-Unis. Franck Gaffney, diabolisé et traité en paria depuis une quinzaine d’années trouve enfin de l’écho auprès des autorités et notamment auprès de la Maison Blanche.

Le thème de la « dénationalisation » des musulmans revient sur le devant de la scène.

La dénationalisation, pour un Gaffney, serait le fait de ne pas traiter les musulmans américains comme les autres Américains mais comme des gens qui, parce qu’ils  ne se considèrent pas comme des Américains mais comme des membres de la Oumma, espèce de nationalité supra-nationale,pourraient (devraient)  échapper de fait à la nationalité américaine.

Christine Tasin

La « dénationalisation » des musulmans américains (Première partie) 

Durant des années, les dirigeants républicains traitaient Franck Gaffney comme un paria. Cependant, ses sombres alertes récurrentes concernant la charia qui se répand à travers l’Amérique trouvent enfin un écho parmi les conservateurs de base et désormais au sein de la Maison Blanche.

Le 6 mars, le conseil d’urbanisation de Bayonne, dans le New Jersey, a rejeté une demande de conversion d’un ancien entrepôt en mosquée. De tels refus sont de plus en plus fréquents aux États-Unis alors qu’au cours des 10 années écoulées entre 2000 et 2010, le ministère de la Justice était  intervenu à sept reprises contre les communautés locales qui empêchaient les musulmans de construire des mosquées ou d’autres institutions religieuses. En six ans entre 2010 et 2016, ce nombre est passé à 17.

Lors d’une réunion du conseil d’urbanisation, une femme a qualifié l’islam de « prétendue religion ». Les habitants ont affirmé que les Frères musulmans contrôleraient la mosquée. La page Facebook du groupe «Stop à la mosquée de Bayonne» présente un homme tenant une pancarte «Démocratie ou loi charia».

C’est exactement ce qu’affirme Frank Gaffney.

Depuis une décennie et demie, Gaffney, ancien responsable du Pentagone sous l’administration Reagan, à la tête d’un petit groupe de réflexion basé à Washington : « Center for Security Policy », avance deux arguments étroitement liés. Premièrement, le fait que les Frères musulmans – dont il prétend qu’ils cherchent à remplacer la Constitution des États-Unis par un califat fondé sur la charia – contrôle secrètement la plupart des mosquées et des organisations musulmanes américaines. Deuxièmement, cet islam n’est pas réellement une religion. C’est une idéologie politique totalitaire. Ainsi, ses adhérents devraient être traités non pas comme des chrétiens ou des juifs, mais comme des nazis américains pendant la Seconde Guerre mondiale.

Frank Gaffney avait été  mis au ban de l’establishment pour islamophobie pendant plus de 15 ans 

Pendant des années, les conservateurs de Washington ridiculisèrent ces arguments et stigmatisèrent Gaffney pour les avoir diffusés. En 2003, après que Gaffney eut interpellé fermement deux membres du personnel musulman de la Maison-Blanche sous Bush, le croisé anti-impôt Grover Norquist lui avait interdit de participer à sa « réunion du mercredi », une assemblée influente d’activistes conservateurs. En 2011, selon des sources proches de l’organisation, l’Union des conservateurs américains a interdit de manière informelle à Gaffney de s’exprimer à la CPAC (The Conservative Political Action Conference), l’événement phare de l’ACU (Association of Commonwealth Universities). En 2013, la Fondation Bradley, qui soutenait le Center for Security Policy depuis 1988, a coupé les fonds. La même année, Gaffney perd la chronique du Washington Times qu’il écrivait depuis la fin des années 1990. Jusqu’en décembre 2015, The Daily Beast déclarait que «Frank Gaffney fut rejeté par pratiquement tous les milieux intellectuels conservateurs».

 Pourtant, moins de 18 mois plus tard, l’Amérique est dirigée par un président, Donald Trump, qui a fréquemment cité le Center for Security Policypour justifier sa politique envers les musulmans. Le stratège en chef de Trump, Steve Bannon, a qualifié Gaffney de «l’un des principaux leaders d’opinion et d’action dans toute cette guerre contre le djihad radical islamique».

Le procureur général de Trump, Jeff Sessions, qui a déclaré que «la charia est fondamentalement contraire à notre magnifique ordre constitutionnel»,a remporté en 2015 le prix «Gardien de la flamme» du Center for Security Policy.

L’ex directeur de la CIA de Trump, Mike Pompeo, aujourd’hui Secrétaire D’Etat, s’est exprimé dans l’émission de radio de Gaffney plus de 24 fois depuis 2013. Sebastian Gorka, qui dirige une sorte de Conseil de sécurité national parallèle à la Maison Blanche intitulé : Le groupe d’initiatives stratégiques, a participé à l’émission de radio de Gaffney 18 fois durant cette période. Il a qualifié la charia d’anti-éthique des valeurs de cette grande nation  » et a récemment refusé de dire qu’il considérait l’islam comme une religion.

En vérité, les conservateurs n’ont jamais réellement marginalisé les idées de Gaffney. Même quand elles ont été esquivées à Washington, elles ont régulièrement progressé sur la droite de la base en réponse au désenchantement conservateur suscité par les guerres américaines du 11 septembre. Les théories de Gaffney représentent une incitation à la «dénationalisation» des musulmans américains – en les dépouillant de leur identité nationale et de leurs protections juridiques – avec des précédents glaçants dans l’histoire américaine et européenne. Et bien que ces théories aient des opposants, ainsi que des partisans, dans l’administration Trump, elles modifient déjà de manière significative la relation entre les musulmans américains et leur gouvernement.

Si vous creusez davantage, vous pouvez constater comment Gaffney parvient à ses conclusions. Les Frères musulmans, créés par Hassan al-Banna en Égypte en 1928, ont en effet été fondés pour répandre l’islam à travers le monde et faire revivre le califat. Bien que les spécialistes discutent de l’ampleur du changement de mouvement – et des différences entre les différents partis inspirés par la Fraternité dans différents pays – la Fraternité a, au cours de son histoire, endossé ou utilisé la violence. Ses dirigeants ont suggéré que les non-musulmans ne méritaient pas l’égalité politique. Ses membres ont créé des groupes terroristes, y compris le Hamas. Et les Frères comme le Parti communiste américain, ont établi des groupes de front. Dans les années 1960, des Frères musulmans auraient été parmi les fondateurs de l’Association des étudiants musulmans, dont sont issues certaines organisations musulmanes contemporaines d’Amérique.

Il est également vrai que lors du procès de la Holy Land Foundation, dans lequel des employés et des responsables de la plus grande organisation caritative musulmane d’Amérique ont été condamnés en 2008 pour avoir aidé le Hamas, certaines des plus grandes organisations musulmanes d’Amérique ont été classées parmi ses co-inspirateurs non inculpés. Parmi ces organisations figurent le Conseil sur les relations américano-islamiques (CAIR), qui se décrit comme une organisation de défense des droits civils musulmans apparenté à la Ligue anti-diffamation, mais que les critiques accusent souvent de sympathie islamiste, et la Société islamique d’Amérique du Nord (ISNA), organisation moins politique qui propose des services allant des camps de jeunes à des réseaux de rencontres musulmanes.

Lors du procès en Terre sainte, le gouvernement a présenté comme preuve un document intitulé : «Exposé des motifs», rédigé par un frère musulman en 1991, déclarant que l’objectif des Frères musulmans «en Amérique est une sorte de grand Jihad» visant à «éliminer et détruire la civilisation occidentale de l’intérieur ». Le mémorandum répertorie l’ISNA et d’autres groupes musulmans américains réputés parmi« nos organisations et les organisations de nos amis ». Un document publié en 2013 par le Centre pour la politique de sécurité qualifie le mémorandum de« pierre de Rosetta »pour comprendre la subversion musulmane aux Etats-Unis.

Mais si vous cessez de regardez de côté, la théorie du complot paraît absurde. Bien que «certaines organisations musulmanes américaines aient été fondées par ou avec l’aide des Frères musulmans il y a plusieurs décennies», note J.M. Berger, expert en extrémisme islamique à l’Université George Washington, «pour la plupart d’entre elles, ces liens sont de l’histoire ancienne». Le gouvernement américain a désigné des groupes musulmans américains «coconspirateurs» dans le procès pour le financement du terrorisme en Terre sainte, afin de présenter des preuves par ouï-dire au tribunal. Mais, ni les ministères de la Justice de Bush ou Obama n’ont jamais allégué que ces groupes étaient coupables d’aider eux-mêmes au terrorisme. Au contraire, les hauts responsables de Bush, tels que Karen Hughes, et les hauts responsables d’Obama, tels que l’ancien secrétaire à la Sécurité Intérieure, Jeh Johnson, ont pris la parole lors de conférences de la Société islamique de l’Amérique du Nord. Pour ce qui est du «mémorandum explicatif» secret, Nathan Brown, expert en matière de « Frères Musulmans » à la George Washington University observe que, «personne n’a jamais prouvé que le document était plus, que ce qu’a produit le rêve éveillé d’un passionné.»

Pour comprendre à quel point la théorie de Gaffney est extravagante, il est important de rappeler qu’il existe une grande différence entre considérer les Frères Musulmans comme une organisation sinistre et croire qu’elle contrôle la plupart des organisations et les mosquées musulmanes américaines, tout comme il existait une grande différence à l’époque de McCarthy, entre considérer le parti communiste américain comme une organisation et croire qu’elle contrôlait une grande partie de Washington et de Hollywood.

Eric Trager du « Washington Institute for Near East Policy » est un critique sévère des Frères. Dans son livre : « Arab Fall », il se moque des ‘érudits’,  qui affirment que le mouvement est prêt à participer aux élections, ce qui signifie qu’il a modéré ses objectifs ultimes, qu’il qualifie de « totalitaires » et de « théocratiques ». Pourtant, même Trager m’a dit que « je n’ai pas vu les preuves démontrant que ces groupes (musulmans américains), relèvent d’une hiérarchie fraternelle. Les Frères ne menacent pas les États-Unis, a-t-il déclaré, car un groupe qui ne pourrait pas contrôler l’Égypte pendant plus d’un an ne peut absolument pas prendre le contrôle de l’Amérique. »

Si les Frères musulmans sont l’organisation que Gaffney – et des membres clés de l’administration Trump – considèrent comme une menace pour les États-Unis, la charia en est la doctrine. Gaffney et ses alliés ne voient pas la charia comme un code religieux, mais comme « une idéologie totalitaire drapée en religion ». Par conséquent, les musulmans qui y adhèrent ne devraient pas être traités comme des juifs qui adhèrent à la Halacha, la loi juive ou des catholiques qui adhèrent au droit canonique, mais comme équivalents des Américains qui ont endossé « le communisme, le fascisme, le national socialisme ou l’impérialisme japonais » en temps de guerre. En d’autres mots, ils doivent être traités, comme des individus qui cherchent à renverser le gouvernement des Etats Unis.

La Guerre des frontières ou la légitimité des barrières

Il est peu de dire que Trump a été copieusement attaque pour son projet de construction d’un mur à la frontière américano-mexicaine.

Avec ses positions et mesures sur l’immigration musulmane, c’est sans doute le sujet de son mandat le plus critiqué. La gauche, tant politique qu’intellectuelle, a tout de suite jugé, dans un véritable concours de points Godwin, ses positions infâmes et y a opposé son apologie sans nuance du multiculturalisme et de l’immigration de masse. Pourtant, la présence d’un mur déjà existant et même d’une frontière surveillée aux Etats-Unis a répondu à des besoins bien réels et dans des circonstances historiques précises.

Lorsqu’éclate la révolution mexicaine en 1910, les Etats-Unis ne sont pas directement impliqués dans le conflit mais ils vont vite en subir les conséquences et y prendre part. L’armée américaine était déjà intervenue à Veracruz en 1914 pour empêcher l’arrivée de navires allemands chargés d’armes. Egalement, le président américain Wodrow Wilson est amené à choisir le parti qu’il va défendre parmi les différentes factions révolutionnaires qui se font la guerre au Mexique. Après une longue hésitation et avoir envisagé de soutenir l’ardent révolutionnaire Pancho Villa, son dévolu se jettera finalement sur Venustiano Carranza, un politicien stratège et calculateur. Mais les américains doivent également subir les conséquences de cette guerre civile mexicaine à la frontière et sur leur propre sol.

C’est dans ce contexte qu’eu lieu le plan de San Diego. Le 6 janvier 1915, des rebelles mexicains et américano-mexicains résidant dans la ville conçurent et signèrent un plan en quinze points pour déclencher une insurrection massive des hispaniques de Californie, massacrer autant que possible d’américains WASP (à l’origine, le plan parlait de tous les hommes âgés de plus de seize ans) et provoquer l’indépendance des Etats de Californie, du Texas, de l’Arizona et du Nouveau-Mexique pour, éventuellement, les faire revenir au Mexique. Une sorte de redite inversée de l’histoire du Texas entre 1835 et 1846. Le 20 février 1915, date initialement prévue pour le déclenchement du plan, ce dernier, jugé trop ambitieux, fut révisé pour se concentrer uniquement sur le Texas, Etat sur lequel seront lancés l’ensemble des raids.

Si la responsabilité personnelle du président Carranza derrière le plan (peut-être pour faire pression sur Washington afin d’obtenir une reconnaissance politique) est encore discutée par les historiens, il semble acquis que les comploteurs étaient aidés depuis Mexico. Le complot sera finalement éventé et les auteurs seront jugés et condamnés en mai de la même année. Cependant, durant les mois qui suivirent, plusieurs raids d’irréguliers mexicains, bandits de grand chemin ou révolutionnaires activistes, se produisirent au Texas.  Des unités mobiles comptant jusqu’à cent hommes tuèrent des civils, américains et mexicains, coupèrent des câbles télégraphiques, pillèrent des magasins. Les Américains réagirent promptement par l’envoie de troupes fédérales, la constitution de milices de volontaires civils et la résurrection du corps des Texas Rangers. Quelques vingt américains et trois cents mexicains perdirent ainsi la vie. L’intensité des raids baissa fortement après la reconnaissance du gouvernement Carranza par Washington en octobre 1915, mais la menace demeurait.

Le 9 mars 1916 eut lieu le fameux raid de pillage de Pancho Villa sur la ville de Columbus, au Nouveau-Mexique. Désirant venger la trahison des Américains (et peut-être aussi la perfidie d’un marchand d’armes, ayant sa résidence à Columbus, qui l’avait floué), le révolutionnaire mexicain lança ses cinq cents hommes sur la ville américaine, tuant des civils et des militaires, pillant, brulant l’hôtel de ville. Les soldats américains, environ deux cent soixante hommes commandés par le colonel Herbert J Slocum, lancèrent une riposte prompte à l’aide de mitrailleuse, mettant en fuite l’attaquant et le poursuivant jusqu’à la frontière. L’affrontement coûta la vie à dix-huit américains et environ quatre-vingt mexicains (peut-être même cent-vingt). Ce ne fut pas un réel succès pour Villa qui subit de lourdes pertes et ne réussira pas à mobiliser suffisamment l’opinion publique de son pays pour gagner le conflit l’opposant à Carranza. En revanche, l’attaque provoqua l’expédition punitive du général John J Pershing, futur commandant en chef américain en Europe en 1917-1918, en vue de capturer Villa et ses hommes et les juger aux Etats-Unis.

L’expédition se met en route le 15 mars pour pénétrer en territoire mexicain avec une force initiale de 4000 hommes (elle en comptera jusqu’à 20000). Elle durera jusqu’au 18 janvier 1917 lorsque Pershing recevra l’ordre de se replier aux Etats-Unis. Plusieurs combats auront lieu au cours desquels les américains démontreront leur habileté et innoveront avec différentes techniques de combat modernes telles que les reconnaissances aériennes ou les tirs plongeants de mitrailleuses. Ils échoueront cependant à retrouver Villa. Parallèlement, les raids se poursuivront aux Etats-Unis et dureront encore durant l’année 1917, bien que moins nombreux et moins meurtriers. En tout, l’expédition coûtera cent vingt morts aux Américains et huit cent soixante aux Mexicains. Le dernier vrai combat de la Guerre des frontières sera la bataille des deux Nogales, du nom des deux villes homonymes en Arizona et au Sonora, le 27 aout 1918. Suite a un banal incident de frontière, les soldats américains en poste affrontent militaires et civils mexicains qu’ils parviennent à repousser et refouler du coté mexicain. Un cessez-le-feu fut décrété après que le maire mexicain fut tué. Les Américains déploreront sept tués contre cent trente coté mexicain.

Si cette guerre des frontières, d’ailleurs peu couteuse en vies humaines, n’eut aucune conséquence territoriale ou stratégique, elle eut cependant un grand impact politique. C’est en effet à sa suite que fut décidé de contrôler et protéger la frontière américano-mexicaine avec l’instauration d’une barrière, d’un système de douanes et d’une garde policière permanente. Auparavant poreuse, peu surveillée et assez floue, la frontière devenait ainsi une limite clairement définie entre les Etats-Unis et le Mexique. Ce système ne fut donc pas instauré par hasard. Il le fut pour protéger le territoire national d’agressions extérieures bien réelles. Par la suite, il servit également à juguler le flux de migrants mexicains toujours plus nombreux au long du siècle, désireux de quitter la misère de leur pays pour rejoindre une Amérique devenue prospère et puissante.

Ces pressions extérieures sont toujours d’actualité de nos jours. Certes, ce ne sont plus des révolutionnaires ou des bandits de grands chemins qui attaquent la frontière, mais des organisations mafieuses de narcotrafiquants qui tentent de l’infiltrer, nécessitant un contrôle à la fois accru et plus subtil. Et l’immigration massive est plus que jamais d’actualité. Les murs ou barrières de sécurité érigés aux frontières ont une fonction protectrices nécessaires face à des menaces bien réelles et les frontières déterminent la souveraineté d’un pays, souveraineté incluant la défense de son territoire. Cela est vrai pour les Etats-Unis comme pour les autres pays et ce quelques soient les gouvernements. Rappelons que le mur déjà existant (bordant les frontières de la Californie, Du Texas et de l’Arizona) a été décidé dans les années 1990 sous Bill Clinton et érigé en 2006 sous Georges W Bush, deux politiques ennemis déclarés de Donald Trump. Ce dernier ne fait donc que poursuivre une politique déjà existante de défense du territoire national, en étant seulement plus direct dans ses paroles et plus cohérent dans sa politique.

Fidèle à sa tradition, la gauche américaine (comme ses homologues européennes) refusent ce principe et, sous couvert de dénonciation du racisme, condamne le principe des frontières surveillées, promouvant ainsi le libre passage d’organisations criminelles et une immigration massive néfaste pour le pays. L’épisode des migrants honduriens l’a bien rappelé, qui a vu des militants d’extrême-gauche américains encourager les migrants à traverser illégalement la frontière à Tijuana et les aider à séjourner dans des hôtels à San Diego. Le message est clair : Ces militants privilégient leur idéologie et leur vision du monde à l’intérêt de leur pays et de leurs compatriotes. Les conséquences néfastes sur le logement, le chômage, la criminalité et les tensions communautaires leur importent peu. Ils sont même prés à risquer l’implosion de leur propre pays pour faire triompher leur idéologie et abattre leur ennemi désigné : l’homme blanc hétérosexuel et chrétien.

Cette idéologie autodestructrice malsaine se complète avec l’agenda politique du parti démocrate, toujours plus gauchisé, qui parie sur une masse migratoire extra-occidentale toujours plus nombreuse comme réservoir électoral. C’est pourquoi ils soutiennent l’immigration massive, y compris si elle implique des criminels mafieux et des terroristes islamistes. C’est pourquoi aussi ils combattent l’idée de surveillance aux frontières et même des frontières. C’est pourquoi ils haïssent tant Donald Trump qui s’opposent ouvertement à eux. C’est pourquoi il faut les arrêter et soutenir activement la politique de Trump sur la défense de la frontière et l’immigration.

La croissance économique des Etats-Unis dépasse toutes les projections 

Même la Maison Blanche n’avait pas imaginé de tels résultats : les prévisions les plus optimistes tablaient sur une croissance de la première économie mondiale autour des 2 %, mais le PIB des États Unis augmente finalement de 3,2% au premier trimestre 2019, une première depuis 2015. Et ce malgré le shutdown, le blocage partiel de l’administration pendant 35 jours en début d’année.

« Un chiffre incroyable, a immédiatement tweeté Donald Trump. Nous avons une fantastique croissance, une inflation très très basse. Notre économie se porte très bien ».

La nouvelle du département du Commerce est en effet excellente pour le président américain, qui a fait de la bonne santé de l’économie américaine l’un des principaux arguments pour sa réélection en 2020. D’autant que ces bons résultats s’expliquent en grande partie par le rééquilibrage de la balance commerciale américaine : l’administration Trump est en plein bras de fer avec la Chine pour trouver un accord commercial. Sur le premier trimestre 2019, les exportations ont augmenté de 3,7 % tandis que les importations ont baissé d’autant.

Un porte-avions américain coûte 5 milliards de dollars. Il pourrait être détruit par cet avion russe de 40 millions de dollars

Le très redouté Tupolev Tu-22M3 Backfire russe reçoit une nouvelle mise à niveau et ajoute à ses armes un nouveau missile supersonique à longue portée appelé le Kh-32 [1]. La mise à niveau permettra à l’énorme avion à réaction d’atteindre de nouveau les cibles des alliés OTAN de la région de l’Atlantique Nord, tout comme pouvait le faire le Backfire pendant la guerre froide. Le bombardier et sa nouvelle arme seront livrés aux Forces aérospatiales russes en octobre. Le coût du bombardier russe est 0,8% de celui du porte-avions américain. Autrement dit, le coût du porte-avions américain est 125 fois plus cher que celui du bombardier russe.

Les bombardiers Tu-22 sont en train d’être remplacés par des Su-34 plus modernes, mais une partie est conservée et modernisée précisément parce qu’ils sont incomparables en tant qu’avions de frappe maritime.

«Selon le plan existant, le premier Tu-22M3M équipé du missiles de croisière longue portée Kh-32 les plus perfectionnés entrera en service au combat dans l’aviation longue portée en octobre prochain», [ce texte date de 2018], a déclaré à l’agence TASS une source de l’industrie de défense russe.

Kh-32s en rouge

L’ajout du puissant Kh-32 (dérivé avancé du Raduga Kh-22 ou AS-4 Kitchen de l’époque de la guerre froide) confère au Tu-22M3 amélioré une formidable capacité de frappe non seulement contre les navires, mais contre toutes sortes d’objectifs stratégiques en Europe. Bien que le Kh-22 ait été conçu pour détruire les porte-avions américains, le nouveau Kh-32 semble être conçu pour toucher un plus grand nombre de cibles, notamment des ponts, des bases militaires, des centrales électriques et d’autres grandes installations situées à des distances de sécurité.

Alors que les Russes décrivent le Kh-32 comme un missile de croisière supersonique à longue portée, l’arme présente de nombreuses caractéristiques d’un missile aéro-balistique. Alimenté par un moteur de fusée à carburant liquide, le missile est conçu pour s’élever au-dessus de 13000 pieds (4 km) avant de plonger vers sa cible. Selon des sources russes, le Kh-32 a une vitesse d’environ 5 Mach et une portée de plus de 1000 kilomètres ou environ 600 miles. Il est guidé par une combinaison de guidage inertiel / GLONASS et de radar actif.

Pendant ce temps, la Russie modernise la flotte de longue date Tu-22M3. Les Russes devraient moderniser 20 à 30 Tu-22M3 de leurs Backfires restants dans la nouvelle configuration du Tu-22M3M, qui comprendra des turboréacteurs Kuznetsov NK-25 de nouvelle génération, évalués à 50.000 livres de poussée après combustion, qui auront une durée de vie complète. De plus, les bombardiers modernisés recevront une nouvelle avionique, similaire à celle du Blackjack Tupolev Tu-160M2, et disposeront d’une gamme d’armes plus étendue.

Il peut en transporter 3

Il est probable que le Tu-22M3 sera éventuellement retiré du service. Avec la reprise en Russie de la production du bombardier stratégique beaucoup plus performant Tu-160M2, 50 de ces appareils offrent une capacité à longue portée bien meilleure que celle du Backfire contre toutes les cibles terrestres stratégiques. De plus, avec l’introduction du très performant Sukhoi Su-34, avec son avionique avancée et son arsenal d’armes à longue portée, le Fullback peut toucher facilement la plupart des cibles européennes. Ainsi, le rôle du Backfire est un créneau relativement limité, ce qui pourrait expliquer pourquoi seule la moitié environ de la flotte restante est en cours de modernisation.

Et pour ce créneau – frappes à longue distance contre des objectifs maritimes – il y a peu de plates-formes mieux que le Tu-22M3.

Pendant la guerre froide, le Backfire et son arsenal de missiles constituaient le fléau de la marine américaine. La marine américaine a mis au point une doctrine élaborée de la bataille en plein air basée sur le Grumman F-14 Tomcat et de son missile Phoenix ainsi que du missile de croisière Aegis et des destroyers, dans l’espoir de pouvoir contrer l’armada aérienne soviétique des Tu-22M3.

Alors que la flotte de Tu-22M3 de la Fédération de Russie ne représente qu’une petite fraction de la force que possédait jadis l’Union soviétique, avec ses armes et ses capteurs améliorés, le Backfire d’aujourd’hui constitue une menace tout aussi importante, mais à une échelle beaucoup plus réduite.

 Le problème est encore aggravé par le fait que la marine américaine n’a plus le Tomcat et a atrophié une grande partie de sa capacité d’interception aérienne. De ce fait, même la modeste capacité de frappe maritime russe pourrait constituer un réel danger pour le groupement tactique de porte-avions de la Marine US, étant donné les capacités du Kh-32, notamment en raison de sa vitesse et de sa maniabilité.

L’US Navy a la capacité de défendre ses transporteurs contre même le Backfire modernisé et le Kh-32 avec son  Boeing F/A-18E/F et ses systèmes Aegis, mais  ce système ne pourrait probablement pas intercepter le Backfire avant  que celui-ci ne lance ses missiles étant donné le manque de vitesse du Super Hornet.

Cependant, l’AIM-120D AMRAAM et le SM-6 lancé par le navire sont d’excellents missiles, qui devraient, espérons-le, suffire pour gérer le Kh-32 s’il entre en guerre. [Sauf s’ils doivent faire face à un essaim.] Cependant, le problème n’est pas le Backfire – la Chine développe des capacités similaires dans le Pacifique. En fin de compte, la marine américaine devra développer un chasseur capable de défendre le porte-avions dans les années 2030.

La menace des bombardiers, qui était en sommeil depuis un quart de siècle, est de retour.

Source: The National Interest

Budgets militaires US vs russe

Le budget militaire des États-Unis est 10 fois supérieur à celui de la Russie et vise la victoire dans une guerre, selon le conseiller du secrétaire du Conseil de sécurité russe, Alexandre Venediktov.

Dans un entretien à Sputnik, Alexandre Venediktov, conseiller du secrétaire du Conseil de sécurité russe pour la sécurité internationale, a noté que Donald Trump avait demandé au Congrès américain un budget militaire permettant de remporter la victoire dans une guerre.

L’administration américaine a soumis au Congrès un projet de budget pour l’année financière 2019 qui commence le 1er octobre 2018. Selon les termes de ce document, Donald Trump a demandé environ 700 milliards de dollars de dépenses militaires, dont 24 milliards seront consacrés à la modernisation de la triade nucléaire et 6 milliards à des systèmes clés de la défense antimissile.

«En ce qui concerne le budget militaire des États-Unis, il est dix fois supérieur au budget russe et vise à atteindre l’objectif clé de la stratégie nationale, à savoir parvenir à un niveau de préparation au combat et d’équipement technique des forces armées permettant de remporter la victoire dans un conflit d’envergure», a relevé M.Venediktov.

Les appétits militaires US «sans bornes», sont-ils justifiés?

Sur un total d’un peu plus de 700 milliards de dollars demandés pour les besoins de la défense pour l’année financière 2019, 617 milliards de dollars seraient destinés «aux besoins de base» de l’armée américaine et 69 mds USD à la poursuite des opérations militaires menées en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Yémen, en Somalie et dans d’autres pays.

Aujourd’hui, Washington dépense à des fins militaires plus que la Chine, la Russie, le Royaume-Uni, la France, l’Inde, l’Arabie saoudite et le Japon réunis.

[1] Nouvelles armes russes : Fin du règne des porte-avions sur les mers

– La Russie et la Chine développent de nouveaux systèmes d’armes impressionnants en vue d’une guerre contre les États-Unis

– Le Pentagone panique pour ses porte-avions

– Les Américains paniquent dans le Pacifique. Un 4ème destroyer US détruit

– Les implications géostratégiques des nouveaux systèmes d’armes russes

Hannibal GENSÉRIC

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1 commentaire:

ex-patri29 avril 2019 à 09:58

Nous nous étions engagés il y a 50 ans, dans une promesse: cesser les guerres, contre l’humain, contre le règne végétal et contre le règne animal. Si nous n’avons pas eu de destructions nucléaires, le règne animal n’a pas été épargné , le règne végétal pas trop non plus. Nous devrons répondre de nos actes très très prochainement face au moratoire céleste passé avec la fédération galactique il y a très exactement 50 ans. 

Depuis 1960 que cela soit en Russie ou aux USA, les stocks d’ogives nucléaires furent détruits de part et d’autre en quelques heures et à plusieurs reprises, et c’est bien la raison pour laquelle la Russie s’est distinguée dans les armes de pointe non nucléaires. Nous pouvons posséder un appartement dans une tour et y brûler tout ce que nous voulons dedans, mais n’avons pas le droit d’étendre le péril aux autres étages. Le 20 juillet notre sort sera fixé, soit nous rentrons dans une période merveilleuse soit la pire de notre histoire.

FBI : une milice prévoyait d’assassiner Soros, Obama et Hillary Clinton

Le chef de l’United Constitutional Patriots aurait indiqué qu’il souhaitait se venger du soutien aux militants anti-fascistes apporté par ses trois cibles

Par JTA

26 avril 2019, 13:04  0

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Larry Hopkins, assis, aussi connu sous le surnom de “Striker”, chef de la milice United Constitutional Patriots opérant à la frontière américano-mexicaine, ici dans un campement à Anapra, au Nouveau-Mexique, le 20 mars 2019. (Crédit : Paul Ratje/AFP/Getty Images via JTA)

Une milice armée patrouillant le long de la frontière américano-mexicaine pour capturer des migrants « se préparait à assassiner George Soros, Hillary Clinton et Barack Obama », a fait savoir le FBI.

Larry Mitchell Hopkins, 70 ans, le leader des United Constitutional Patriots (UCP) a été arrêté la semaine dernière pour des faits de port d’arme prohibé datant de 2017. Son groupuscule a été vivement dénoncé pour ses agissements visant à empêcher les migrants d’entrer illégalement aux États-Unis.

Un agent du FBI invité par Hopkins chez lui en 2017 a fait une déposition sous serment selon laquelle le « Striker » a déclaré que son groupe prévoyait ces assassinats en réaction au soutien de ses cibles aux militants antifascistes, d’après l’Associated Press, évoquant la plainte déposée lundi.

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L’avocat de Hopkins, Kelly O’Connell, a fait savoir que son client réfutait les allégations, selon la chaîne NBC News.

Au moment où il a formulé ses menaces, le chef de l’UCP détenait au moins neuf armes chez lui, notamment un fusil d’assaut AK-47, a indiqué l’agent du FBI.

Il a été arrêté samedi et restera en détention au moins jusqu’à une audition prévue le 29 avril prochain à Albuquerque.

Si reconnu coupable de port d’armes illégal, Hopkins risque 10 années de prison, d’après le FBI.

Mardi, la milice a quitté son campement dans le désert du Nouveau-Mexique près de la frontière sur ordre des autorités locales.

George Soros, un survivant de la Shoah et philanthrope finançant des causes de gauche et pro-démocratie, est souvent la cible de l’extrême droite américaine et internationale, qui s’appuient sur des tropes antisémites pour exagérer son influence sur les sphères politique et économique.

Synagogue de Californie : Attentat antisémite par un homme qui « hait Trump pour son soutien à Israël »

PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 28 AVRIL 2019

Samedi vers 11h du matin, un homme est entré dans une synagogue de Poway, une petite ville près de San Diego en Californie, et a ouvert le feu. Il a tué une femme, et blessé trois autres personnes, dont une fillette de 8 ans. Le rabbin a été blessé à la main.

Un garde-frontières qui se trouvait sur place, et assurait la sécurité, a ouvert le feu et évité un carnage. Le suspect, identifié peu après sous le nom de John Earnest, 19 ans, s’est enfui, mais il a été arrêté très peu de temps après, et a été interrogé par la police.

Selon les dernières informations, il serait également impliqué dans un acte de vandalisme contre une mosquée d’Escondido, une ville voisine, il y a un mois. Selon les informations disponibles pour l’instant, il ne semble avoir aucun lien avec des groupes néo-nazis ou racistes blanc-suprémacistes.

Un manifeste publié une heure avant l’attaque

Earnest a publié un manifeste sur internet, juste une heure avant de commettre son atroce crime, où il vomit sa haine des juifs, et affirme « ne pas soutenir le président Trump car il soutient Israël ».

Dans le manifeste, il se décrit comme « un homme d’ascendance européenne » et détaille sa haine profonde et son « dégoût » pour les Juifs.

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Il dit être étudiant infirmier et joue du piano. « Je suis un témoignage du fait que tout le monde peut littéralement faire cela », a-t-il écrit.

L’auteur s’attribue également « le mérite » d’avoir tenté d’incendier une mosquée à Escondido le mois dernier.

Il cite également parmi ses sources d’inspirations l’homme armé qui a tué 11 personnes dans une synagogue à Pittsburgh il y a six mois et l’homme armé qui a tué 50 personnes dans deux mosquées de Nouvelle-Zélande en mars.

Peu de victimes grâce à un héros armé

La police a déclaré samedi soir que trois personnes étaient soignées pour des blessures au centre médical Palomar d’Escondido, un hôpital voisin, y compris le rabbin de la synagogue qui a reçu une balle dans la main pendant l’attaque, mais a cependant continué son sermon en disant aux gens de « rester fort », et une petite fille de 8 ans.

Le bureau du shérif a déclaré que Earnest avait tiré sur quatre personnes samedi à la synagogue Chabad de Poway, tuant une personne avant de s’enfuir de la scène et d’être arrêté par la police presque immédiatement sur la route.

Les autorités ont déclaré qu’elles ne croyaient pas qu’Earnest ait agi avec des complices. La fusillade du samedi a eu lieu le dernier jour de Pessah, une fête juive célébrant la libération du peuple juif de l’esclavage.

Toutes nos pensées vont aux familles traumatisées par cet acte de haine, qui selon le manifeste publié sur internet, semble avoir été en partie inspiré par la tuerie contre la mosquée de Christchurch en Nouvelle Zélande qui a fait 49 victimes, et celle contre la synagogue de Pitsbusrg, 11 victimes.

Le président Donald Trump a dénoncé lors d’un grand meeting politique dans le Wisconsin ce qu’il a appelé une « ignoble attaque antisémite ».

« Notre nation entière pleure la perte de vies humaines, prie pour les blessés et est solidaire de la communauté juive », a déclaré M. Trump lors du rassemblement politique dans le Wisconsin.

« Nous condamnons avec force le fléau de l’antisémitisme et de la haine, qui doivent être vaincus. »

Il a salué la « réponse formidable » des forces de l’ordre et de l’agent de la patrouille frontalière qui n’était pas en service et qui « a bravement riposté et contribué à perturber l’attaque et à sauver tant de vies « .

Un journaliste d’investigation vient de découvrir la genèse du dossier russe contre Trump – Obama y est jusqu’au cou

PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 27 AVRIL 2019

Dans un article publié sur The Hill (1), John Solomon, qui avec Sara Carter a découvert toute la conspiration Démocrate qui a permis de laisser supposer que Donald Trump avait volé la présidentielle avec l’aide de la Russie, vient de lever un lièvre important dont bien entendu les médias ne parleront pas.

John Solomon: « Alors que Donald Trump entamait son ascension fulgurante à la présidence, la Maison-Blanche d’Obama a convoqué les autorités ukrainiennes à Washington pour coordonner un effort pour fabriquer le narratif de la collusion entre Trump et la Russie. »

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Voici comment John Solomon du site The Hill, explique ce qu’il a découvert :

C’est une grosse affaire.

C’est le premier cas connu où nous avons une trace de l’implication de la Maison-Blanche d’Obama, très tôt dans la campagne, alors que Donald Trump est en hausse dans les sondages, et ce avant les premières élections primaires.

Ce qui s’est passé, c’est que le Conseil de sécurité national de la Maison-Blanche d’Obama a invité les autorités ukrainiennes à rencontrer les procureurs et enquêteurs anti-corruption. Ils ont tenu une réunion en Janvier 2016, juste avant le début des primaires et ont déclaré : « Écoutez, nous aimerions trouver un nouveau moyen de déterrer une vieille affaire. »

Il s’agissait d’une affaire appelée « L’affaire des régions de parti », où de l’argent avait été versé à des lobbyistes comme Paul Manafort [qui a été pendant plusieurs mois le directeur de campagne de Donald Trump] et l’ancien conseiller juridique de la Maison-Blanche d’Obama, Greg Craig. [Lequel Craig, j’en parlais récemment (2), a été formellement inculpé le 12 avril dernier].

« Pourriez-vous nous aider à faire redémarrer ça ? », a demandé la Maison-Blanche.

La Maison-Blanche a déclenché cette folle ruée vers l’Ukraine, qui a finalement abouti à la découverte d’un grand livre de comptes où figurait les noms de Paul Manafort et Craig. Mais Manafort est le seul à avoir fait l’objet d’une fuite d’informations aux enquêteurs. Ils ont laissé Greg Craig en dehors.

Et c’est là que commence toute l’affaire de collusion russe.

C’est donc le début du récit de la collusion russe, et elle commence à la Maison-Blanche d’Obama.

Un millionnaire palestinien croit en son ami Trump

Farouk Shami, 76 ans, qui a fait fortune dans les cosmétiques, connaît le locataire de la Maison blanche – qui utiliserait ses produits pour se coiffer – depuis 18 ans

Farouk Shami, magnat de l’industrie des cosmétiques américano(palestinien, à l’institut de formation de coiffeurs qu’il a fondé à Beitunia, près de Ramallah, en Cisjordanie, le 25 avril 2019 (Crédit : ABBAS MOMANI / AFP)

Depuis son accession au pouvoir, Donald Trump s’est mis à dos les Palestiniens en raison de sa politique jugée trop pro-israélienne, sauf Farouk Shami, son ami de longue date, qui continue de croire que le président américain peut amener la paix dans la région.

Le multi-millionnaire de 76 ans, qui a fait fortune dans l’industrie de la cosmétique, connaît le locataire de la Maison blanche depuis 18 ans et affirme que ce dernier utilise ses produits pour sculpter sa fameuse coiffure.

« Je pense qu’il est déterminé à apporter la paix au Moyen-Orient et en particulier en Palestine », assure à l’AFP Farouk Shami, au cours d’une visite en Cisjordanie.

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« J’ai toujours l’espoir qu’un jour, nous aurons la paix, même avec M. Trump au pouvoir », poursuit-il.

La Maison blanche n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

Le président américain Donald Trump intervient lors d’un événement dans la Chambre Roosevelt de la Maison Blanche, le 12 avril 2019. (AP Photo/Evan Vucci)

Trump a reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d’Israël, alors que les Palestiniens souhaitent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Depuis, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a gelé les relations avec l’administration Trump. En rétorsion, le gouvernement américain a coupé les aides aux Palestiniens.

Rencontre à Miss Univers

Farouk Shami a émigré aux Etats-Unis en 1965 et a créé Farouk Systems, une marque de cosmétiques haut de gamme.

Il affirme être devenu ami avec Donald Trump en sponsorisant les concours de beauté Miss USA et Miss Univers contrôlés à l’époque par le président américain.

Il a ensuite participé à l’émission de télé-réalité de Donald Trump, « The Apprentice ».

Candidat malheureux au poste de gouverneur au Texas en 2010, M. Shami s’était présenté sous l’étiquette démocrate, sans que cela n’affecte sa relation avec le président américain, lui républicain.

« Nous sommes toujours amis, même si je ne suis pas d’accord avec ses opinions politiques concernant la Palestine et Jérusalem », a affirmé Farouk Shami, vêtu d’un costume et de bottes de cow-boy, dans l’institut de coiffure qu’il a ouvert récemment à Betunia, en Cisjordanie.

Le président américain doit dévoiler dans les prochaines semaines son initiative diplomatique concernant Israël et les Territoires palestiniens.

Farouk Shami raconte qu’il a parlé à Donald Trump il y a quelques mois, lors d’un dîner à Houston, au Texas, où il réside.

« Nous avons besoin de la paix en Palestine », lui a-t-il alors dit. « Il a répondu : ‘Moi aussi, je veux la paix en Palestine’ », rapporte M. Shami, se disant confiant sur la création future d’un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale.

Donald Trump lui aurait également demandé des nouvelles de la santé du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, connu pour être un gros fumeur.

M. Shami, qui dispose d’un passeport palestinien et d’un passeport américain, a expliqué avoir aussi rencontré le président de l’Autorité palestinienne et d’autres hommes politiques palestiniens ces dernières années.

Farouk Shami, magnat de l’industrie des cosmétiques américano-palestinien, forme des coiffeurs dans l’institut qu’il a fondé à Beitunia, près de Ramallah, en Cisjordanie, le 25 avril 2019 (Crédit : ABBAS MOMANI / AFP)

Mais il affirme ne pas vouloir devenir un médiateur.

Cheveux d’ange

La relation qu’entretiennent M. Shami et M. Trump passe aussi par les cheveux. Selon le magnat palestinien, les deux époux Trump utilisent ses produits.

La chevelure jaune-orange du président américain est mondialement connue et souvent moquée. Certains Palestiniens la comparent au knafeh, une pâtisserie locale à base de cheveux d’ange de couleur orange.

Né dans le village de Beit Ur, près de Ramallah, en Cisjordanie, M. Shami retourne dans sa région natale deux fois par an. Il affirme avoir dépensé des dizaines de millions de dollars dans des projets de développement dans les territoires palestiniens.

« Mon corps est en Amérique, mon coeur est toujours en Palestine. Je ne peux pas offrir la liberté à la Palestine pour le moment mais je pense que nous devons bâtir notre économie », explique-t-il.

Outre un institut pour former des coiffeurs palestiniens à Betunia, M. Shami a également fondé un centre de beauté à Abu Dis, située dans l’agglomération de Jérusalem mais séparée d’elle par un mur.

« Nous ne sommes pas là pour leur vendre des produits », poursuit le magnat en parlant des Palestiniens. « Nous sommes là pour leur offrir une meilleure éducation et plus de formation afin qu’ils aient des revenus plus élevés ».

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Etats-Unis: Trump insiste, un homme armé aurait pu sauver de nombreuses vies au Bataclan

ETATS-UNIS Le président américain a une nouvelle fois affirmé vendredi que de nombreuses vies auraient pu être sauvées lors des attentats du 13 novembre 2015 à Paris si la réglementation française sur les armes était moins stricte

N.Sa avec AFP 

Publié le 27/04/19 à 02h29 — Mis à jour le 27/04/19 à 02h29

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Donald Trump lors d’un discours à Indianapolis devant la National Rifle Association (NRA), puissant lobby des armes à feu, le 26 avril 2019. — IndyStar-USA TODAY NETWORK/Sipa /SIPA

« Paris, ils disent qu’ils ont là-bas les lois les plus sévères au monde sur les armes », a lancé Donald Trump lors d’un discours à Indianapolis devant la National Rifle Association (NRA), puissant lobby des armes à feu. Comme il l’avait fait il y a un an, presque jour pour jour, devant la même audience, le milliardaire républicain est longuement revenu sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, particulièrement sur la fusillade du Bataclan.

« Ils ont tué une personne, une autre, une autre, une autre… Des centaines de personnes ont été tuées et blessées ce jour-là ». « La fusillade a duré si longtemps et il n’y avait rien à faire (…). Si une personne avait eu une arme de l’autre côté, le bilan aurait très bien pu être complètement différent », a-t-il poursuivi.

« Préserver les libertés acquises par nos ancêtres au prix de leur vie »

130 personnes étaient mortes et plusieurs centaines avaient été blessées dans une série d’attentats à Paris et Saint-Denis revendiqués par Daesh. Un des commandos a tué 90 personnes dans la salle de concert du Bataclan.

Le locataire de la Maison Blanche a encore ajouté que l’attaque n’aurait « probablement pas eu lieu » si la réglementation sur les armes était moins stricte « car ces lâches auraient su qu’il y aurait des gens avec des armes » sur place.

Lors de son long discours devant la NRA, Donald Trump a martelé que « préserver les libertés acquises par nos ancêtres au prix de leur vie » était un devoir absolu. Et dénoncé ses adversaires démocrates qui, selon lui, veulent remettre en cause les fondamentaux de la Constitution américaine. En 2018, les déclarations de Donald Trump avaient provoqué une vive réaction du gouvernement français. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait dénoncé des propos « choquants » et « pas dignes du président de la première puissance mondiale ».

USA. La chute de l’aigle est proche

Aurions-nous atteint ce moment crucial où l’hyperpuissance en déclin se met à douter d’elle-même? La presse américaine vient de relater ce que l’ancien président Jimmy Carter a dit à Donald Trump lors de leur récente entrevue. Le locataire de la Maison-Blanche avait invité son prédécesseur à lui parler de la Chine, et Jimmy Carter a rapporté publiquement la teneur de cet entretien lors d’une assemblée baptiste en Géorgie. C’est une véritable pépite.

“Vous craignez que la Chine nous passe devant, et je suis d’accord avec vous. Mais savez-vous pourquoi la Chine est en train de nous dépasser ? J’ai normalisé les relations diplomatiques avec Pékin en 1979. Depuis cette date, savez-vous combien de fois la Chine a été en guerre avec qui que ce soit ? Pas une seule fois. Et nous, nous sommes constamment restés en guerre. Les États-Unis sont la nation la plus belliqueuse de l’histoire du monde, parce qu’ils désirent imposer des valeurs américaines aux autres pays. La Chine, elle, investit ses ressources dans des projets tels que les chemins de fer à grande vitesse au lieu de les consacrer aux dépenses militaires.

 Combien de kilomètres de chemin de fer à grande vitesse avons-nous dans ce pays ? Nous avons gaspillé 3000 milliards de dollars en dépenses militaires. La Chine n’a pas gaspillé un centime pour la guerre, et c’est pourquoi elle est en avance sur nous dans presque tous les domaines. Et si nous avions pris 3000 milliards pour les mettre dans les infrastructures américaines, nous aurions un chemin de fer à grande vitesse. Nous aurions des ponts qui ne s’effondrent pas. Nous aurions des routes qui sont maintenues correctement. Notre système éducatif serait aussi bon que celui de la Corée du Sud ou de Hong Kong.”

Qu’un tel bon sens n’ait jamais effleuré l’esprit d’un dirigeant américain en dit long sur la nature du pouvoir dans ce pays. Il est sans doute difficile, pour un État qui représente 45% des dépenses militaires mondiales et dispose de 725 bases militaires à l’étranger, où les industriels de l’armement contrôlent l’Etat profond et déterminent une politique étrangère responsable de 20 millions de morts depuis 1945, d’interroger son rapport pathologique avec la violence armée. “La guerre au Vietnam, disait déjà Martin Luther King, est le symptôme d’une maladie de l’esprit américain dont les piliers sont le racisme, le matérialisme et le militarisme”.

Mais cette question concerne surtout l’avenir. Par la faute de leurs dirigeants, les USA sont-ils condamnés à connaître le sort de ces empires qui ont sombré à cause de leurs ambitions démesurées, littéralement asphyxiés par le poids exorbitant des dépenses militaires ? A la fin de son mandat, en 1959, le président Eisenhower dénonçait avec des accents prophétiques un complexe militaro-industriel qui faisait peser une chape de plomb sur la société américaine. Pas plus que Donald Trump ou Barack Obama, il ne se souciait du sort des populations affamées, envahies ou bombardées par l’Oncle Sam au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Mais comme Jimmy Carter aujourd’hui, il pressentait sans doute que la course aux armements serait la principale cause du déclin de l’empire.

Car les néoconservateurs et autres « Docteur Folamour » du Pentagone, depuis plusieurs décennies, n’ont pas seulement fait rimer démocratie libérale et massacre de masse au Vietnam, au Laos, au Cambodge, en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie, sans oublier les tueries orchestrées dans l’ombre par la CIA et ses succursales, de l’extermination de la gauche indonésienne (500 000 morts) aux exploits des escadrons de la mort guatémaltèques (200 000 morts) en passant par les bains de sang exécutés pour le compte de l’empire par les lobotomisés du djihad planétaire. Les stratèges de l’endiguement du communisme à coups de napalm, puis les apprentis-sorciers du chaos constructif par importation de la terreur, en effet, n’ont pas seulement mis la planète à feu et à sang.

Marionnettes de l’État profond américain, ces bellicistes qui ont pignon sur rue au Congrès, à la Maison-Blanche et dans les think tanks néocons ont également plongé la société américaine dans un marasme intérieur que masque à peine l’usage frénétique de la planche à billets. Car si le bellicisme des Etats-Unis est l’expression de leur déclin, il en est aussi la cause. Il en est l’expression, lorsque pour enrayer ce déclin, la brutalité des interventions militaires, des sabotages économiques et des opérations sous fausse bannière est la marque de fabrique de la politique étrangère américaine. Il en est la cause, lorsque l’inflation démentielle des dépenses militaires sacrifie le développement d’un pays où les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus nombreux.

Alors que la Chine investit dans les infrastructures civiles, les Etats-Unis laissent les leurs à l’abandon au profit des industries de l’armement. Washington fait des rodomontades à l’extérieur, mais laisse le pays se déliter à l’intérieur. Le PIB par habitant est colossal, mais 20% de la population croupit dans la pauvreté. Les prisons sont pleines : les détenus américains représentent 25% des prisonniers de la planète. 40% de la population est frappée par l’obésité. L’espérance de vie des Américains (79,6 ans) est passée derrière celle des Cubains (80 ans). Comment un petit pays socialiste, soumis à l’embargo, peut-il faire mieux qu’une gigantesque puissance capitaliste auréolée de son hégémonie planétaire ? Il faut croire qu’aux USA la santé de la plèbe n’est pas la préoccupation majeure des élites.

Habile compétiteur, Donald Trump a gagné les élections en 2016 en promettant de restaurer la grandeur des Etats-Unis et en s’engageant à rétablir les emplois perdus à cause d’une mondialisation débridée. Mais les résultats obtenus, faute de réformes structurelles, infligent une douche froide à ses ardeurs incantatoires. Le déficit commercial avec le reste du monde a explosé en 2018, battant un record historique (891 milliards de dollars) qui pulvérise celui de 2017 (795 milliards). Donald Trump a complètement échoué à inverser la tendance, et les deux premières années de son administration sont les pires, en matière commerciale, de l’histoire des États-Unis.

Dans ce déficit global, le déséquilibre des échanges avec la Chine pèse lourd. Il a atteint en 2018 un record historique (419 milliards) qui dépasse le bilan désastreux de l’année 2017 (375 milliards). La guerre commerciale engagée par Donald Trump a surtout aggravé le déficit commercial américain. Alors que les importations de produits chinois vers les USA continuaient de croître (+7%), la Chine a réduit ses importations en provenance des Etats-Unis. Donald Trump a voulu utiliser l’arme tarifaire pour rééquilibrer le bilan commercial des Etats-Unis. Ce n’était pas illégitime, mais irréaliste pour un pays qui a lié son destin à celui d’une mondialisation dictée par des firmes transnationales made in USA.

Si l’on ajoute que le déficit commercial avec l’Europe, le Mexique, le Canada et la Russie s’est également aggravé, on mesure les difficultés qui assaillent l’hyperpuissance en déclin. Mais ce n’est pas tout. Outre le déficit commercial, le déficit budgétaire fédéral s’est creusé (779 milliards de dollars, contre 666 milliards en 2017). Il est vrai que l’envol des dépenses militaires est impressionnant. Le budget du Pentagone pour 2019 est le plus élevé de l’histoire des Etats-Unis : 686 milliards de dollars. La même année, la Chine a dépensé 175 milliards, avec une population quatre fois supérieure. Rien d’étonnant à ce que la dette fédérale ait battu un nouveau record, atteignant 22 175 milliards de dollars. Quant à la dette privée, celle des entreprises et des particuliers, elle donne le vertige (73 000 milliards).

Certes, les USA bénéficient d’une rente de situation exceptionnelle. Le dollar est encore la monnaie de référence pour les échanges internationaux et pour les réserves des banques centrales. Mais ce privilège n’est pas éternel. La Chine et la Russie remplacent leurs réserves en dollars par des lingots d’or et une part croissante des échanges est désormais libellée en yuans. Les Etats-Unis vivent à crédit aux dépens du reste du monde, mais pour combien de temps ? Selon la dernière étude du cabinet d’audit PwC (“Le monde en 2050 : comment l’économie mondiale va changer ces 30 prochaines année”), les “pays émergents” (Chine, Inde, Brésil, Indonésie, Mexique, Russie, Turquie) pourraient peser 50% du PIB mondial en 2050, tandis que la part des pays du G7 (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon) descendrait à 20%. La chute de l’aigle est proche.

Par Bruno Guigue 

 normalien, énarque et analyste politique. Ses articles sont traduits en dix langues.

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2 commentaires:

Unknown24 avril 2019 à 20:08

La magie financière ne peut durer éternellement ..

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Vercingetorige24 avril 2019 à 20:09

Les articles de M. Guigue sont traduits en dix langues, mais de façon étonnante, il ne dit pas, au moins dans cet article, que les Etats Unis (d’Israel) sont gouvernés, derrière les coulisses, (bien entendu) par les richissimes et très puissantes lobbies juives, pour les quelles, les Goyim sont, par leur propre admission, des animaux. Et les premiers animaux sont les Goyim (tous les non juifs americains), qu’elles exploitent depuis 1776 jusqu’à l’effondrement final du Pays, qui evidemment entrainera l’effondrement du monde entier, en vue du Nouvel Ordre gouverné par leur messie, l’antichrist. 

La haine et le mépris plus ou moins dissimulé, des Juifs envers les non-Juifs, notamment les Chretiens, est quelque chose de tout à fait cauchemaresque. 

Sous ce point de vue M. Guigue, avec son article, a fait pour eux un très bon travail. 

Jusqu’à ce qu’il y aura des analystes comme lui et des lecteurs qui, par surcroit, l’apprecient, les Juifs du monde peuvent continuer à dormir entre deux oreillers et rever la conquete et l’asservissement de tous les Goyim de la planete. 

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Donald Trump convoque Jack Dorsey pour se plaindre de son compte Twitter

Crédit: Jabin Botsford/The Washington Post via Getty Images

C’est bien connu : Donald Trump est un féru des réseaux sociaux, et tout particulièrement de Twitter. Mardi 23 avril, le président des États-Unis n’a donc pas hésité à inviter à la Maison Blanche le PDG de Twitter, Jack Dorsey, pour régler ses comptes avec la plateforme. Quelques heures avant la réunion, Donald Trump avait affirmé dans des tweets – qui ont été supprimés depuis – que le réseau social était trop partial dans ses prises de position et avait des comportements discriminatoires envers ses partisans conservateurs. Une démarche qui lui aurait fait perdre certains de ses followers. 

« Super rencontre cet après-midi à la Maison Blanche avec @Jack de @Twitter. Beaucoup de sujets ont été abordés au regard de la plateforme, et du monde des réseaux sociaux en général », a commenté le président avec photo à l’appui. De son côté, diplomate, Jack Dorsey a affirmé : « Comme vous le savez, je crois que le dialogue et non le silence permet de trouver des solutions. […] J’ai rencontré beaucoup de dirigeants dans le monde, et je crois que cette discussion a été constructive. » 

Netanyahu veut donner à une implantation du plateau du Golan le nom de Trump

En visite dans la région, le Premier ministre a dit que cette initiative rendra hommage à la reconnaissance par le président américain de la souveraineté d’Israël sur le territoire

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait savoir mardi que son prochain gouvernement donnera à une implantation du plateau du Golan le nom de Donald Trump pour rendre hommage à la décision prise par le président américain de reconnaître la souveraineté israélienne sur le territoire du nord.

« Je me trouve ici, aux côtés de ma famille et d’une foule de citoyens d’Israël, au pied du plateau du Golan, profitant du bonheur de la fête de Pessah et de notre beau pays », a déclaré Netanyahu dans une vidéo, apparaissant en compagnie de son épouse Sara, au cours d’une visite familiale de cette zone située à la frontière avec la Syrie.

« Il y a quelques semaines, j’ai amené la reconnaissance officielle du président Trump qui a reconnu pour l’éternité la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan. Pour exprimer notre gratitude, je donnerai à une ville ou à un village du plateau du Golan le nom de Trump. Je soumettrai prochainement cette résolution au gouvernement », a-t-il continué.

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« Tous les Israéliens ont été profondément émus lorsque le président Trump a pris la décision historique de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan », a-t-il précisé.

Le Premier ministre mène actuellement des négociations pour former un nouveau gouvernement après avoir bénéficié du soutien d’une majorité des députés qui ont été élus lors des élections générales.

Ofir Gendelman

@ofirgendelman

 PM Netanyahu will present to the government a resolution calling for naming a new community in the Golan Heights after @POTUS Donald Trump, as a token of appreciation for his recognition of Israel’s eternal sovereignty over the Golan.

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16:59 – 23 avr. 2019

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Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Trump avait d’abord annoncé qu’il reconnaîtrait le contrôle israélien sur le Golan dans un tweet en date du 21 mars. Il a signé la proclamation officielle le 25 mars, alors que Netanyahu se trouvait à la Maison Blanche, une initiative considérée par certain comme un coup de pouce apporté au Premier ministre pour l’aider dans sa tentative de réélection, quelques semaines avant le scrutin national. Cette démarche rompait avec des décennies de politique américaine et avait suscité des condamnations à l’international – mais également des éloges du côté israélien.

Israël a capturé le plateau stratégique du Golan à la Syrie lors de la guerre des Six jours, en 1967. En 1981, l’Etat juif a annexé la région – une initiative qui n’avait jamais été reconnue par le reste de la communauté internationale qui considère le plateau du Golan comme un territoire syrien occupé.

La plus haute partie du plateau surplombe le lac de Tibériade et certains secteurs de la haute-Galilée.

Le président américain Donald Trump présente un décret signé reconnaissant la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, sous le regard du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans la salle de réception diplomatique de la Maison Blanche à Washington, le 25 mars 2019. (Saul Loeb/AFP)

Ce ne serait pas la première fois que des leaders israéliens rendent hommage à un président américain en donnant leur nom à un site, mais cette initiative reste toutefois sans précédent dans sa signification.

Au mois de décembre 2017, en réponse à la décision prise par l’administration Trump de reconnaître Jérusalem en tant que capitale d’Israël, le ministre des Transports Yisrael Katz avait annoncé qu’il donnerait le nom du président américain à une gare située à proximité du mur Occidental.

Au mois de mai 2018, après que Trump a transféré l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, le maire de la ville à ce moment-là, Nir Barkat, avait déclaré qu’il donnerait à une place le nom du président. L’équipe de football du Beitar Jerusalem avait suivi le mouvement, déclarant qu’elle se rebaptiserait du nom de Trump.

EN SAVOIR PLUS SUR :

Israël et Ses Voisins  Plateau du Golan  Relations États-Unis-Israël  Benjamin Netanyahu Donald Trump  Guerre des Six Jours  Ambassade américaine  Yisrael Katz  Nir Barkat

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L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte font pressions sur les dirigeants palestiniens pour qu’ils acceptent le plan de paix de Trump

Avr 22, 20190

 Selon des reportages de médias arabes, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte exercent de fortes pressions sur les dirigeants de l’Autorité palestinienne pour qu’ils ne résistent pas à «l’accord du siècle» de Trump.

Selon un rapport publié sur le site Internet Alkhaleej Onlin e, un membre du comité central du Fatah a révélé le 20 avril que de fortes pressions arabes étaient exercées sur les dirigeants de l’Autorité palestinienne concernant le plan de paix du président américain Donald Trump, le soi-disant « accord ». du siècle « – que la Maison Blanche devrait se dévoiler en juin. Le responsable a déclaré que l’Arabie saoudite dirigeait la campagne, selon le rapport.

La source aurait déclaré: « Certains pays arabes, dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte, manifestent un grand intérêt pour l’accord américain et emploient tous les moyens disponibles, y compris les pressions politiques et financières, pour que les Palestiniens acceptent le plan, malgré les risques qu’il comporte pour la cause palestinienne. « 

La source a ajouté que la position des pays arabes sur cet accord jette une lumière décevante sur tout leur soutien précédent à la cause palestinienne. Il a souligné que les dirigeants de l’Autorité palestinienne ne céderaient jamais à la pression, que ce soit des États arabes, des États-Unis ou d’Israël.

Il convient de noter qu’Alkhaleej Online , qui appartient au Qatar, est hostile à l’Arabie saoudite compte tenu des tensions entre Doha et Riyad.

Source Israël Hayom – Traduction Europe Israël News

Même s’il date du 16 avril, je n’ai pas résisté à l’envie de traduire l’article de Michael Goodwin, du New York Post, qui décrit très bien comment Trump se joue des Démocrates. Joyeuses Pâques à tous!

****************

Trump est passé maître dans l’art de pousser les Démocrates à bout. Maudit soit ce Donald Trump, il est encore en train de faire toute une histoire avec l’attaque du 11 septembre 2001. Comment ose-t-il ?

Il menace aussi d’envoyer des immigrants illégaux dans des villes sanctuaires. Cet homme n’a-t-il aucune décence ?

« C’est illégal. C’est tout simplement illégal. Nous le rencontrerons au tribunal. Nous le battrons devant les tribunaux », tonne le maire (de New York) Bill de Blasio, prenant position en contradiction avec ses précédentes offres de soins médicaux gratuits et autres cadeaux pour les clandestins.

Mais c’était à l’époque. Maintenant, il a viré sa cuti afin de s’aligner sur l’exigence de toujours s’opposer à tout ce que le président propose.

Bienvenue aux derniers – et aux plus étranges – sujets de discussion de la gauche cette semaine. Et nous ne sommes que mercredi.

Traitez Trump de ce que vous voulez, mais il est doué pour pousser les Démocrates à bout. Un simple tweet de sa part et ils s’empressent de retourner leur veste, adoptant les idées les plus farfelues et les plus autodestructrices qu’on puisse imaginer, inversant même leurs positions originales.

Pendant une bonne partie de la présidence de Trump, les Démocrates et leurs valets dans les médias ont voulu réduire son populisme à de simples appels à sa base. Le message de la gauche à tous les autres était que les politiques et les tweets de Trump n’étaient ni sains ni sérieux, juste un appât pour les déplorables gnoufs (ceux qui ont voté pour lui).

Il y avait une part de vérité dans cette affirmation. Comme tous les politiciens, le président ne pouvait pas tenir ses principaux partisans pour acquis et devait les rassurer de temps en temps sur le fait qu’il ne s’était pas égaré et n’était pas trop confortablement installé à Washington.

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Faites-le tous les matins et l’appareil deviendra inutile.

Mais ces jours-ci, à l’approche (de l’élection présidentielle) de 2020, nous assistons à un changement significatif du public ciblé par Trump. Il élargit son objectif pour inclure les électeurs indépendants qui sont réfractaires aux positions de plus en plus radicales des Démocrates.

La plupart des Démocrates réagissent en devenant encore plus radicaux. Allez donc comprendre.

Si les médias étaient honnêtes, ils reconnaîtraient que les appels de Trump sont logiques, voire conventionnels. Les titulaires tentent toujours d’élargir leur base et ont généralement l’avantage supplémentaire du temps parce qu’ils n’ont pas d’adversaires sérieux lors des primaires.

C’est ce que fait Trump, mais ce qui est vraiment étrange, c’est la réaction des Démocrates. Ils basculent de plus en plus à gauche alors qu’il est évident qu’ils sont déjà très éloignés du courant dominant américain.

La marche vers la gauche est le seul commandement auquel ils obéissent.

Les voilà donc réunis autour de la Représentante au Congrès, Ilhan Omar, après que Trump l’ait critiquée pour avoir décrit les attentats du 11 septembre comme ayant été le fait de « certaines personnes qui ont fait quelque chose ». La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a fustigé Trump pour avoir affiché une vidéo des tours jumelles en flammes à l’arrière plan des commentaires de Mme Omar.

C’est « indigne du Bureau ovale» que M. Trump affiche cette vidéo, a dit Mme. Pelosi, ajoutant que « je ne pense pas qu’un président des États-Unis devrait utiliser la tragédie du 11 septembre comme un outil politique».

Ah, oui, le 11 septembre était une «tragédie». En étant si politiquement correct, Pelosi minimise le sens de la pire attaque de l’histoire américaine et évite d’utiliser les mots terrorisme islamique. C’est une autre victoire pour Trump – et un autre jour où Pelosi est coincée entre Trump et les orfraies d’extrême gauche de son caucus.

On dit d’elle qu’elle a le génie de la politique, pourtant Nancy Pelosi tombe dans tous les pièges.

Rappelez-vous : lorsqu’Ilhan Omar a répété ses réflexions antisémites, Pelosi l’a d’abord critiquée, mais n’a pas réussi à obtenir les votes afin de faire adopter une résolution claire de condamnation de ces propos. Elle a fini par se contenter d’une condamnation de la haine dite du bout des lèvres et qui était tellement mièvre que même Ilhan Omar a voté en sa faveur.

D’autres Démocrates, comme de Blasio, tombent dans le piège de Trump en ce qui concerne les immigrants illégaux. Fermement opposés à la nécessité évidente de sécuriser la frontière, ils accusent le président d’être sans cœur parce qu’il veut construire un mur à la frontière. De Blasio lui-même s’est rendu au Texas l’an dernier, se lançant dans une escapade ridicule pour porter ces accusations.

D’accord, alors, a dit Trump – si vous voulez que les migrants viennent ici, prenez-les dans vos villes et vos États. Ce à quoi de Blasio a répondu : Oh que non, nous ne pouvons pas faire cela – que quelqu’un d’autre supporte le fardeau de notre compassion.

Le sénateur Cory Booker du New Jersey a également eu une réponse éloquente, disant sur CBS que Trump « essaye de monter les Américains les uns contre les autres et de faire en sorte que nous soyons moins en sécurité ». Il n’a pas expliqué comment les immigrants illégaux rendraient les villes «moins sûres», mais il n’y a qu’un seul sens possible à ses mots.

En toute justice, certains maires et gouverneurs ont accepté le défi de Trump. Les maires démocrates de Chicago, Philadelphie, Rochester, Newark, New Haven et d’autres enclaves bleues (démocrates) se sont porté volontaires pour prendre davantage de clandestins.

Malgré tout, c’est Trump qui a marqué des points politiques. C’est lui qui a fixé l’ordre du jour, et les Démocrates étaient divisés sur ce qu’il fallait faire. La confusion chez l’ennemi est toujours bonne à prendre.

Évidemment, bientôt toutes les factions et tous les groupes dissidents de la gauche et de l’extrême gauche s’uniront à nouveau. La publication du rapport Mueller jeudi donnera probablement aux antagonistes de Trump suffisamment de force pour retourner en Russie, Russie, Russie.

Gaz russe. Ne le dites pas à McCain ! ni à Trump !

Dans le Grand jeu qui consiste, pour l’empire américain, à empêcher à tout prix l’intégration énergétique de l’Eurasie, le fidèle lecteur de nos Chroniques était le premier, dans la sphère francophone, à apprendre que le Nord Stream II était sur les rails.

C’était il y a deux ans et demi :

C’est le genre de petite nouvelle banale qui passe totalement inaperçue, pas même digne d’être évoquée dans les fils de dépêches des journaux. Et pour une fois, je ne les en blâme pas, car seuls les initiés peuvent comprendre la portée de l’information sur notre Grand jeu énergético-eurasiatique.

Une première livraison de tubes est arrivée dans la presqu’île de Rügen, sur la côte baltique de l’Allemagne, et il y en aura désormais 148 par jour, acheminés par trains spéciaux (chaque tuyau mesure en effet 12 mètres et pèse 24 tonnes). Vous l’avez compris, il s’agit des composants du Nord Stream II qui devraient commencer à être assemblés au printemps prochain.

Ainsi, même si aucune décision officielle n’a encore été prise, ou du moins annoncée, le doublement du gazoduc baltique semble bien parti. Gazprom prendrait-il le risque d’acheter les tuyaux et de les acheminer à Rügen sans avoir une idée assez sûre du dénouement ?

Trente et un mois plus tard, bis repetita dans le sud-est de l’Europe. La Serbie, via Gastrans, compagnie appartenant à Gazprom, vient de recevoir une première livraison de 7.000 tonnes de tubes afin de construire une connexion avec la Hongrie. Vous l’avez compris, il s’agit de l’extension du Turk Stream vers le Vieux continent.

Quant on connaît la passion obsessionnelle de feu McCainistan pour torpiller le South Stream, on imagine aisément sa rage post mortem devant l’inexorable intégration énergétique de l’Eurasie…

L’Amérique de Trump lorgne les années 1930 (et ça fait froid dans le dos)

Jamal Green — Traduit par Bérengère Viennot — 31 mai 2019 à 7h00

Leonard Leo, l’homme qui murmure à l’oreille de Trump, aimerait replonger l’Amérique dans l’époque d’avant le New Deal. Au temps où il valait mieux être un homme blanc.

Leonard Leo a notamment influencé le président Donald Trump pour nommer Brett Kavanaugh (au fond à droite) à la Cour Suprême.  Washington DC le 8 octobre 2018. | Brendan Smialowski / AFP

Temps de lecture: 5 min

Une semaine avant l’élection présidentielle de 1980, vers la fin de son unique débat contre Jimmy Carter, Ronald Reagan a regardé droit vers la caméra et prié la population américaine de se demander: «Votre situation est-elle meilleure qu’il y a quatre ans?» Il est fort probable que ce soit cette question qui ait mis un terme à la présidence de Carter.

À la mi-mai, le Washington Post a publié le portrait de Leonard Leo, vice-président exécutif de la Federalist society [organisation conservatrice et libertarienne adepte d’une interprétation strictement textuelle de la Constitution américaine, très influente à Washington], en partie tourné vers un discours qu’il a fait à l’intention du réseau conservateur Council for national policy.

Lors de cette intervention, l’homme a prédit avec enthousiasme que la Cour suprême américaine ne tarderait pas à revenir au «gouvernement constitutionnel limité» de l’époque pré-New Deal. En d’autres termes, Leonard Leo estime que l’interprétation de la Constitution par la Cour suprême était bien meilleure il y a quatre-vingt-cinq ans qu’aujourd’hui.

«Je crois que nous sommes à l’orée d’un moment exaltant pour notre République», a-t-il annoncé lors d’une réunion à huis clos en février dernier, dont le Washington Post a obtenu un enregistrement audio. «C’est vraiment, à mon avis, au moins pour ce qui est de l’histoire récente, un retour à l’adhésion au gouvernement constitutionnel limité dans notre pays. Je ne crois pas que cela se soit produit depuis, je dirais, avant la période du New Deal.»

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Influent inconnu

S’il est inconnu de l’Américain·e lambda, Leonard Leo est pourtant l’un des avocats les plus influents du pays, souligne le Washington Post. Leader de longue date de la Federalist society, Leo est écouté par Donald Trump pour tout ce qui concerne la nomination des juges et c’est principalement lui qui a établi la liste des candidats à la Cour suprême soumise par le président.

The Washington Post

@washingtonpost

 · 21 mai 2019

En réponse à @washingtonpost

In 2016, Leo started three nonprofits, all created by the same Virginia law firm.

They have no employees, no office space, no website and virtually no public profile.

The Post asked Leo about one of the groups. https://wapo.st/30wgJ2o 

The Washington Post

@washingtonpost

Now a private judicial adviser to President Trump, and with a vast donor network, Leo has extraordinary influence over the third branch of government https://wapo.st/30wgJ2o  pic.twitter.com/7GL32ILq7G

86

17:20 – 21 mai 2019

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Deux de ses choix personnels, Brett Kavanaugh et Neil Gorsuch, ont été nommés à la plus haute juridiction du pays depuis l’arrivée au pouvoir de Trump.

Voir l’image sur Twitter

Los Angeles Times

@latimes

 Leonard Leo of the Federalist Society is the man to see if you aspire to the Supreme Court https://lat.ms/2NuEPUQ 

7

16:50 – 6 juil. 2018

Voir les autres Tweets de Los Angeles Times

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Quand Leonard Leo dit qu’il veut revenir à une Constitution pré-New Deal, vous feriez donc bien d’écouter. Et d’être sur vos gardes.

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Ségrégation ethnocratique

Comme il le sait pertinemment, dans les années 1930 le droit constitutionnel était très différent de celui d’aujourd’hui. Pour résumer, il était bien pourri.

Dans les années 1930, les tribunaux étaient entièrement complices de la persistance d’un système de gouvernement par une véritable ethnocratie, ouvertement dirigée au bénéfice des hommes blancs. Dans vingt-et-un États, les écoles publiques appliquaient légalement la ségrégation raciale. Les écoles où les élèves étaient «séparés mais égaux» avaient été confortées dans leur bon droit par la Cour suprême en 1927, dans le cadre d’une décision unanime permettant au Mississippi de renvoyer une écolière sino-américaine de son école locale «blanche» parce qu’elle appartenait à la race «jaune». La proscription de la ségrégation est inscrite dans le droit des États-Unis. Personne n’oserait songer une minute à revenir à ces interprétations juridiques obsolètes, pensez-vous? Eh bien beaucoup des juges nommés par Trump ont ouvertement, scandaleusement, refusé de dire s’ils pensaient que l’arrêt Brown v. Board of Education qui a mis un terme à la ségrégation scolaire en 1954 était une décision correcte.

Dans les années 1930, un assortiment de tests d’alphabétisation discriminatoires, d’impôts locaux, d’obligations de prouver sa «bonne moralité» et de violence directe assuraient que moins de 1% de la population noire du Sud profond –où elle représentait plus d’un tiers des habitant·es– était inscrit sur les listes électorales. Ces tactiques d’intimidation avaient la bénédiction de la Cour suprême depuis des décennies, depuis une décision de 1903 dans laquelle le tribunal avait affirmé être impuissant devant les tentatives assumées de l’État d’Alabama «d’établir la suprématie blanche dans son État» en refusant le vote aux citoyen·nes noir·es. Ce genre de pratiques électorales discriminatoires n’ont été proscrites qu’en 1965 avec le Voting Rights Act, dont la clause la plus importante a été démolie il y a six ans dans une opinion émise par le juge président John Roberts (que Leo a également aidé à accéder à la Cour suprême).

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Citoyennes de seconde zone

Dans les années 1930, le droit constitutionnel n’accordait pas l’égalité aux femmes. Elles pouvaient tout à fait légalement être exclues des jurys, avoir des horaires de travail différents et être moins payées que les hommes et risquaient parfois la prison quand elles avaient recours à la contraception. Il faudra attendre encore quarante ans avant que la Cour suprême n’interdise ne serait-ce qu’une seule loi discriminante à l’égard des femmes. Les juges Kavanaugh et Gorsuch –encore une fois, tous les deux recommandés par Leo– ont récemment contesté le blocage temporaire par la Cour suprême d’une loi de Louisiane qui aurait laissé, dans tout l’État, un seul et unique médecin en capacité de pratiquer des IVG.

Les pauvres sur la sellette

Dans la première moitié du XXe siècle, la police avait le droit d’obtenir des confessions des personnes arrêtées par la violence. Les prévenu·es pauvres ne pouvaient pas demander un avocat. Il était possible d’obtenir des preuves illégalement et de les utiliser dans le cadre des poursuites. En 1944, la Caroline du Sud exécuta un adolescent noir de 14 ans, George Stinney, pour le meurtre de deux fillettes blanches. Il fut interrogé seul, sans ses parents et sans avocat, et reconnu coupable par un jury uniquement composé de personnes blanches à l’issue d’un procès de deux heures et de dix minutes de délibérations. Il n’eut pas le droit de faire appel. Il fallut le faire asseoir sur des livres pour pouvoir lui poser le masque de la chaise électrique.

Ce n’est qu’en 2014, soixante-dix ans trop tard, qu’une juge a annulé la reconnaissance de culpabilité pour meurtre du gamin de 14 ans. L’affaire Stinney vous révèle tout ce que vous avez besoin de savoir sur la justice pénale de l’époque à laquelle Leonard Leo aspire à revenir.

Dans les années 1930, on pouvait s’attendre à mourir rapidement et dans la douleur.

Les années 1930 furent évidemment la décennie de la Grande dépression, où le taux de chômage atteignit 25% et la majorité de la population américaine vivait dans la pauvreté. Les décisions de la Cour suprême post-New Deal que Leonard Leo voudrait rejeter sont celles qui ont donné au gouvernement le pouvoir de promulguer des lois sur le salaire minimum, de créer une assurance chômage et la sécurité sociale, de fournir une assurance santé aux personnes âgées et sans moyens et de donner aux salarié·es le droit de négocier collectivement.

Dans les années 1930, les personnes qui étaient trop vieilles pour travailler et trop pauvres pour s’en dispenser pouvaient bien souvent s’attendre à mourir rapidement et dans la douleur. Voilà ce que représente le coût humain d’un «gouvernement limité».

Si c’est la ville scintillante à flanc de colline de Reagan que le peuple américain recherche, ce n’est pas dans le passé désormais lointain de l’Amérique qu’il la trouvera.

En tout cas, pas la majorité. Et si c’est ça que promet Leonard Leo, on ne peut qu’espérer qu’elle ne fera pas partie de l’avenir des États-Unis.

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

Royaume-Uni, élections européennes, Etats-Unis, Proche-Orient : le monde est dans l’ère Trump

PUBLIÉ PAR GUY MILLIÈRE LE 30 MAI 2019

Tant de sujets sont abordés de manière ubuesque, voire pas abordés du tout par la presse française, qu’il serait nécessaire pour informer ceux qui entendent l’être d’écrire bien davantage qu’un seul article.  Je vais ici rassembler plusieurs de ces sujets et tenter de faire une synthèse partielle.

La médiocre et consternante Theresa May quitte le poste de Premier Ministre britannique en pleurant : elle ne semble même pas comprendre ce qui lui arrive. Elle a largement détruit le parti conservateur britannique et trahi les électeurs qui voulaient le Brexit et le veulent toujours. Celui qui lui succédera (Boris Johnson sans doute) aura fort à faire pour redresser la situation, et devra compter avec le poids du parti Brexit conduit par Nigel Farage, qui vient de remporter très largement les élections européennes au Royaume-Uni, avec plus de trente pour cent des suffrages exprimés. Le Brexit aura sans doute lieu cet automne, et, excellente nouvelle en ce contexte, l’antisémite Jeremy Corbyn n’accèdera pas au pouvoir. Theresa May est le pire Premier Ministre que le Royaume-Uni ait eu depuis des décennies. Outre ses tergiversations grotesques sur le Brexit et sa soumission pusillanime aux technocrates de Bruxelles, elle a fait des gestes multiples de soumission à l’islamisation de son pays, et elle semble avoir impliqué les services de renseignement britanniques dans les sordides manœuvres menées contre la campagne de Donald Trump en 2016. Honteux. Le Royaume-Uni va retrouver sa liberté et sa souveraineté et, sans doute, sa dignité.

Pour contribuer à Dreuz.info en utilisant votre carte de crédit sans vous inscrire à Paypal, cliquez sur ce lien Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

En Europe plus largement, les élections qui viennent d’avoir lieu, quand bien même elles ne permettront vraisemblablement pas, hélas, d’arrêter les engrenages qui détruisent la civilisation européenne (j’ai évoqué cela dans un précédent article et je donne des explications complètes dans mon livre Comment meurt une civilisation), ont néanmoins montré que la montée en puissance des mouvements “ populistes” se poursuit. Au-delà de la victoire de Nigel Farage au Royaume Uni, Viktor Orban en Hongrie et Matteo Salvini en Italie ont gagné de manière éclatante. En France, le Rassemblement National l’a emporté, même si c’est d’assez peu, et confirmé sa position de premier parti de France, ce qui va délégitimer davantage Macron (cela n’empêchera pas celui-ci d’être en position de gagner un deuxième mandat si, comme c’est prévisible, il se retrouve face à Marine Le Pen et bénéficie du soutien des Verts et des Républicains au deuxième tour). Les engrenages qui détruisent la civilisation européenne ne seront pas arrêtés, non, mais la montée en puissance des mouvements “populistes” est quand même une bonne nouvelle en ce qu’elle montre que tous les peuples européens ne sont pas résignés à la disparition de leur civilisation et ne sont pas prêts à mourir sans rien dire.   

Aux Etats-Unis, Donald Trump, après avoir redressé l’économie du pays, prend les décisions nécessaires pour rétablir l’état de droit et a demandé au Ministre de la Justice William Barr de faire mener jusqu’au bout les enquêtes sur la grande entreprise de déstabilisation mise en place à la fin de la présidence Obama pour le faire échouer avant qu’il soit élu, et pour le faire tomber ensuite, après son accession à la présidence. Donald Trump a demandé la transparence et veut que tout soit mis au jour. Toute agence gouvernementale qui ne donnerait pas à William Barr tous les documents exigés se rendrait coupable d’insubordination et les personnes coupables seraient alors sanctionnées sévèrement. L’administration Obama finissante en 2016 s’est comportée de manière totalitaire : de faux documents ont été délibérément utilisés pour dévoyer la justice et détruire des individus simplement parce qu’ils travaillaient pour Donald Trump. Des agents de la CIA et du FBI se sont conduits comme les membres d’une police politique, les dirigeants de la CIA et du FBI à l’époque se sont conduits comme s’ils étaient à la tête du KGB dans l’ex Union Soviétique. Le Ministère de la Justice et le cabinet présidentiel de l’époque sont impliqués. Les coupables doivent être châtiés, et ils le seront. C’est la démocratie américaine et ses institutions qui ont été atteints et qui doivent être rétablis. Tous les coupables sont Démocrates et, bien sûr, les Démocrates hurlent à la conspiration contre eux de la part de Trump. Ce sont eux qui ont conspiré. Ils sont en guerre contre ce que sont les Etats-Unis depuis leur fondation. Donald Trump ira jusqu’au bout, et il a raison.  Il est en route vers un deuxième mandat. Les Etats-Unis sont en train de retrouver leur grandeur et leur dignité, et les Démocrates vont payer leur indignité et leur dérive infecte.

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Enfin, de grandes manœuvres sont en cours au Proche-Orient où le plan de paix voulu par Donald Trump avance. Son volet économique fera l’objet d’une réunion à Bahreïn à la fin du mois de juin. Des tractations intenses sont en cours avec la Jordanie (j’y reviendrai en revenant sur ce qui prend forme dans le cadre du plan de paix susdit). Une pression elle-même intense, et aux enjeux bien plus importants s’exerce sur le régime des mollahs en Iran. L’objectif de Donald Trump est l’asphyxie du régime, pas la guerre, et l’asphyxie avance et porte ses fruits : le régime est exsangue et n’a plus d’argent à donner aux organisations islamo-terroristes qu’il finance. C’était l’un des buts de l’asphyxie. Le Hezbollah est très déstabilisé et ne pourrait désormais plus mener la moindre offensive contre Israël. La présence de Gardes Révolutionnaires iraniens en Syrie se trouve compromise, et le régime syrien est lui-même à court d’argent. Le Hamas et le Djihad Islamique à Gaza sont au bord de la banqueroute et dépendent du bon vouloir du Qatar et du gouvernement israélien, qui peut accepter ou refuser les transferts d’argent qatari. Les milices Houthi qui mènent la guerre pour l’Iran au Yémen ne sont pas en meilleure situation. Le régime des mollahs se trouvera assez vite confronté à une alternative : se soumettre et accepter les conditions très strictes énoncées par l’administration Trump, ou se démettre et choisir de s’autodétruire en passant à l’attaque. L’administration Trump est prête à toute éventualité, et ne pense pas que le régime des mollahs choisira l’autodestruction. Quoi qu’il se passe, le Proche-Orient tel qu’il sera en 2020 sera diffèrent de celui de 2016. Les dirigeants français et allemands pourront pester, réfléchir aux moyens de sauver l’avancée des mollahs vers l’arme atomique et l’Autorité Palestinienne du naufrage vers lequel elle se dirige, ils devront constater que la doctrine Trump avance.

Le point commun à tout ce que je viens d’évoquer est précisément la doctrine Trump.

La victoire de Nigel Farage au Royaume Uni peut être rattachée à la doctrine Trump : Nigel Farage est proche de Donald Trump, qui n’a cessé de soutenir le Brexit. La montée en puissance des mouvements “populistes” dans toute l’Europe doit beaucoup à Donald Trump, qui n’a cessé de soutenir l’idée d’une Europe des nations démocratiques et souveraines (il ne peut empêcher le glissement de l’Europe vers la destruction, mais à l’impossible, nul n’est tenu). Le rétablissement de l’état de droit aux Etats Unis et la restauration de la démocratie et des institutions américaines font, comme le redressement économique, partie des objectifs que s’est donné d’emblée Donald Trump, qui s’est présenté à la présidence pour “assécher le marécage” et “rendre grandeur et dignité à l’Amérique”. La recomposition du Proche-Orient, l’asphyxie de l’abject régime des mollahs, et une sécurité plus grande pour Israël ont fait aussi partie des objectifs que s’est donné d’emblée Donald Trump. On peut aussi rattacher aux effets de la doctrine Trump la victoire de Jair Bolsonaro au Brésil, et celle de Scott Morrison en Australie. La victoire de Binyamin Netanyahou voici quelques semaines en Israël, malgré les tentatives de ses ennemis de gagner par des moyens judiciaires très spécieux ce qu’ils ne peuvent gagner dans les urnes, doit beaucoup au mérites propres de Binyamin Netanyahou, mais n’est pas étrangère à la synergie qui existe entre Donald Trump et lui, Binyamin Netanyahou, et puisque de nouvelles élections vont avoir lieu, en raison des exigences très excessives d’Avigdor Lieberman, il ne fait guère de doute que Binyamin Netanyahou l’emportera encore, de manière plus nette sans doute.

Nous sommes dans l’ère Trump, et si nombre de journalistes se refusent à le voir et disséminent l’aveuglement, les historiens du futur ne pourront l’ignorer.

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

La preuve que Mueller est une ordure

PUBLIÉ PAR MAGALI MARC LE 30 MAI 2019

Prenant la parole pour la première fois en deux ans, le procureur spécial Robert Mueller a affirmé mercredi que « Si nous avions eu la conviction que le président n’avait clairement pas commis de délit, nous l’aurions dit ». En d’autres mots, Mueller refuse d’exonérer le président en dépit de l’absence de preuves qu’il a, en vain, mis deux ans à chercher.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Alan Dershowitz*, paru dans les pages d’opinion du journal The Hill, le 29 mai.

Honte à Robert Mueller d’avoir abusé de son rôle

La déclaration du procureur spécial, Robert Mueller, lors d’une conférence de presse mercredi (29 mai), selon laquelle « si nous étions confiants que le président n’a manifestement pas commis de crime, nous l’aurions dit », est pire que la déclaration faite par James Comey, alors directeur du FBI, concernant Hillary Clinton pendant la campagne présidentielle de 2016.

Comey avait déclaré lors de sa conférence de presse de juillet 2016 que « bien que nous n’ayons pas trouvé de preuves claires que la secrétaire d’État Clinton ou ses collègues avaient l’intention de violer les lois régissant le traitement des informations classifiées, il est prouvé qu’ils ont été extrêmement négligents dans leur traitement des informations hautement confidentielles très sensibles ».

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Comey a été universellement critiqué pour avoir outrepassé sa responsabilité en se prononçant sur le fait qu’il y avait suffisamment de preuves pour inculper Clinton.

Mueller, cependant, a fait pire. Il est allé au-delà de la conclusion de son rapport et a fait un cadeau politique aux Démocrates du Congrès qui cherchent à entamer des procédures de destitution contre le président Trump.

En laissant entendre que le président Trump aurait pu faire obstruction à la justice, Mueller a effectivement invité les Démocrates à engager une procédure de destitution. L’entrave à la justice est un « crime grave avec méfait » qui, en vertu de la Constitution, autorise la destitution du président.

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La graisse abdominale part en une nuit

Jusqu’à aujourd’hui, j’ai défendu Mueller contre les accusations selon lesquelles il est un partisan anti-Trump. Je ne pensais pas qu’il favorisait les Démocrates ou les Républicains, ni qu’il avait un point de vue personnel sur la question de savoir si le président Trump devait être destitué.

Mais j’ai changé d’avis.

En mettant son pouce, voire son coude, sur l’échelle de la justice en faveur de la destitution fondée sur l’obstruction à la justice, Mueller a révélé son parti pris partisan.

Il a également perverti le rôle crucial que doit jouer un procureur dans notre système de justice.

Pratiquement tout le monde convient que, dans une affaire normale, un procureur ne doit jamais aller au-delà de la divulgation publique du fait qu’il n’y a pas suffisamment de preuves pour porter des accusations. Aucun procureur responsable ne devrait jamais laisser entendre que la personne faisant l’objet de son enquête pourrait effectivement être coupable même s’il n’y a pas suffisamment de preuves ou d’autres raisons de ne pas l’inculper.

Les partisans de Mueller soutiendront qu’il ne s’agit pas d’une affaire ordinaire, qu’il ne s’agit pas d’un procureur ordinaire et que le président Trump n’est pas un sujet ordinaire d’une enquête. Ils ont tort. Les règles ne devraient pas être différentes.

N’oubliez pas que les enquêtes fédérales menées par les procureurs, y compris les avocats spéciaux, sont, de par leur nature même, partiales. Ils n’entendent que des preuves de culpabilité et non des preuves à décharge. Leurs témoins ne sont pas soumis au processus accusatoire. Il n’y a pas de contre-interrogatoire. Les preuves sont recueillies en secret derrière les portes closes d’un grand jury.

Pour cette raison même, les procureurs ne peuvent que conclure s’il y a ou non suffisamment de preuves pour intenter une poursuite. Ils ne sont pas en mesure de décider si la personne faisant l’objet de l’enquête est coupable ou non d’un crime.

La détermination de culpabilité ou d’innocence exige un procès contradictoire complet avec un avocat de la défense zélé, un contre-interrogatoire vigoureux, des règles d’exclusion de la preuve et d’autres garanties d’une procédure régulière. De telles mesures de protection n’étaient pas présentes dans cette enquête, de sorte que la suggestion de Mueller selon laquelle Trump pourrait bien être coupable n’a aucune crédibilité.

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Sa déclaration, si incompatible avec sa longue histoire (sic), sera utilisée à des fins partisanes par les Démocrates, en particulier par tous les radicaux qui cherchent à faire destituer le Président.

Aucun procureur ne devrait jamais dire ou faire quoi que ce soit dans le but d’aider l’une ou l’autre partie.

Je ne peux imaginer une raison plausible pour laquelle Mueller est allé au-delà de son rapport et a suggéré gratuitement que le président Trump pourrait être coupable, sauf s’il vise à aider les Démocrates au Congrès et cherche à encourager le discours et l’action de destitution.

Honte à Mueller d’avoir abusé de sa position de confiance et d’autoriser qu’on se serve de lui pour un avantage partisan.

* Alan M. Dershowitz est professeur émérite de droit à la Harvard Law School. Son nouveau livre s’intitule « The Case Against the Democratic House Impeaching Trump. » (L’argument contre la mise en accusation de Trump par la Chambre des Représentants majoritairement démocrate).

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

https://thehill.com/opinion/judiciary/445983-dershowitz-shame-on-robert-mueller-for-exceeding-his-role#.XO7RNRd2GnU.twitter
https://www.rushlimbaugh.com/daily/2019/05/29/mueller-wants-to-nail-trump-but-he-doesnt-have-the-evidence/
https://www.foxnews.com/opinion/tom-del-beccaro-robert-mueller-special-counsel-russia-investigation
https://thehill.com/opinion/judiciary/445534-why-mueller-may-be-fighting-a-public-hearing-on-capitol-hill

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

Royaume-Uni, élections européennes, Etats-Unis, Proche-Orient : le monde est dans l’ère Trump. (Pas dans l’ère Macron)

Mai 31, 20191

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Tant de sujets sont abordés de manière ubuesque, voire pas abordés du tout par la presse française, qu’il serait nécessaire pour informer ceux qui entendent l’être d’écrire bien davantage qu’un seul article.  Je vais ici rassembler plusieurs de ces sujets et tenter de faire une synthèse partielle.

La médiocre et consternante Theresa May quitte le poste de Premier Ministre britannique en pleurant : elle ne semble même pas comprendre ce qui lui arrive. Elle a largement détruit le parti conservateur britannique et trahi les électeurs qui voulaient le Brexit et le veulent toujours. Celui qui lui succédera (Boris Johnson sans doute) aura fort à faire pour redresser la situation, et devra compter avec le poids du parti Brexit conduit par Nigel Farage, qui vient de remporter très largement les élections européennes au Royaume-Uni, avec plus de trente pour cent des suffrages exprimés. Le Brexit aura sans doute lieu cet automne, et, excellente nouvelle en ce contexte, l’antisémite Jeremy Corbyn n’accèdera pas au pouvoir. Theresa May est le pire Premier Ministre que le Royaume-Uni ait eu depuis des décennies. Outre ses tergiversations grotesques sur le Brexit et sa soumission pusillanime aux technocrates de Bruxelles, elle a fait des gestes multiples de soumission à l’islamisation de son pays, et elle semble avoir impliqué les services de renseignement britanniques dans les sordides manœuvres menées contre la campagne de Donald Trump en 2016. Honteux. Le Royaume-Uni va retrouver sa liberté et sa souveraineté et, sans doute, sa dignité.

En Europe plus largement, les élections qui viennent d’avoir lieu, quand bien même elles ne permettront vraisemblablement pas, hélas, d’arrêter les engrenages qui détruisent la civilisation européenne (j’ai évoqué cela dans un précédent article et je donne des explications complètes dans mon livre Comment meurt une civilisation), ont néanmoins montré que la montée en puissance des mouvements “ populistes” se poursuit. Au-delà de la victoire de Nigel Farage au Royaume Uni, Viktor Orban en Hongrie et Matteo Salvini en Italie ont gagné de manière éclatante. En France, le Rassemblement National l’a emporté, même si c’est d’assez peu, et confirmé sa position de premier parti de France, ce qui va délégitimer davantage Macron (cela n’empêchera pas celui-ci d’être en position de gagner un deuxième mandat si, comme c’est prévisible, il se retrouve face à Marine Le Pen et bénéficie du soutien des Verts et des Républicains au deuxième tour). Les engrenages qui détruisent la civilisation européenne ne seront pas arrêtés, non, mais la montée en puissance des mouvements “populistes” est quand même une bonne nouvelle en ce qu’elle montre que tous les peuples européens ne sont pas résignés à la disparition de leur civilisation et ne sont pas prêts à mourir sans rien dire.

Aux Etats-Unis, Donald Trump, après avoir redressé l’économie du pays, prend les décisions nécessaires pour rétablir l’état de droit et a demandé au Ministre de la Justice William Barr de faire mener jusqu’au bout les enquêtes sur la grande entreprise de déstabilisation mise en place à la fin de la présidence Obama pour le faire échouer avant qu’il soit élu, et pour le faire tomber ensuite, après son accession à la présidence. Donald Trump a demandé la transparence et veut que tout soit mis au jour. Toute agence gouvernementale qui ne donnerait pas à William Barr tous les documents exigés se rendrait coupable d’insubordination et les personnes coupables seraient alors sanctionnées sévèrement. L’administration Obama finissante en 2016 s’est comportée de manière totalitaire : de faux documents ont été délibérément utilisés pour dévoyer la justice et détruire des individus simplement parce qu’ils travaillaient pour Donald Trump. Des agents de la CIA et du FBI se sont conduits comme les membres d’une police politique, les dirigeants de la CIA et du FBI à l’époque se sont conduits comme s’ils étaient à la tête du KGB dans l’ex Union Soviétique. Le Ministère de la Justice et le cabinet présidentiel de l’époque sont impliqués. Les coupables doivent être châtiés, et ils le seront. C’est la démocratie américaine et ses institutions qui ont été atteints et qui doivent être rétablis. Tous les coupables sont Démocrates et, bien sûr, les Démocrates hurlent à la conspiration contre eux de la part de Trump. Ce sont eux qui ont conspiré. Ils sont en guerre contre ce que sont les Etats-Unis depuis leur fondation. Donald Trump ira jusqu’au bout, et il a raison.  Il est en route vers un deuxième mandat. Les Etats-Unis sont en train de retrouver leur grandeur et leur dignité, et les Démocrates vont payer leur indignité et leur dérive infecte.

Enfin, de grandes manœuvres sont en cours au Proche-Orient où le plan de paix voulu par Donald Trump avance. Son volet économique fera l’objet d’une réunion à Bahreïn à la fin du mois de juin. Des tractations intenses sont en cours avec la Jordanie (j’y reviendrai en revenant sur ce qui prend forme dans le cadre du plan de paix susdit). Une pression elle-même intense, et aux enjeux bien plus importants s’exerce sur le régime des mollahs en Iran. L’objectif de Donald Trump est l’asphyxie du régime, pas la guerre, et l’asphyxie avance et porte ses fruits : le régime est exsangue et n’a plus d’argent à donner aux organisations islamo-terroristes qu’il finance. C’était l’un des buts de l’asphyxie. Le Hezbollah est très déstabilisé et ne pourrait désormais plus mener la moindre offensive contre Israël. La présence de Gardes Révolutionnaires iraniens en Syrie se trouve compromise, et le régime syrien est lui-même à court d’argent. Le Hamas et le Djihad Islamique à Gaza sont au bord de la banqueroute et dépendent du bon vouloir du Qatar et du gouvernement israélien, qui peut accepter ou refuser les transferts d’argent qatari. Les milices Houthi qui mènent la guerre pour l’Iran au Yémen ne sont pas en meilleure situation. Le régime des mollahs se trouvera assez vite confronté à une alternative : se soumettre et accepter les conditions très strictes énoncées par l’administration Trump, ou se démettre et choisir de s’autodétruire en passant à l’attaque. L’administration Trump est prête à toute éventualité, et ne pense pas que le régime des mollahs choisira l’autodestruction. Quoi qu’il se passe, le Proche-Orient tel qu’il sera en 2020 sera diffèrent de celui de 2016. Les dirigeants français et allemands pourront pester, réfléchir aux moyens de sauver l’avancée des mollahs vers l’arme atomique et l’Autorité Palestinienne du naufrage vers lequel elle se dirige, ils devront constater que la doctrine Trump avance.

Le point commun à tout ce que je viens d’évoquer est précisément la doctrine Trump.

La victoire de Nigel Farage au Royaume Uni peut être rattachée à la doctrine Trump : Nigel Farage est proche de Donald Trump, qui n’a cessé de soutenir le Brexit. La montée en puissance des mouvements “populistes” dans toute l’Europe doit beaucoup à Donald Trump, qui n’a cessé de soutenir l’idée d’une Europe des nations démocratiques et souveraines (il ne peut empêcher le glissement de l’Europe vers la destruction, mais à l’impossible, nul n’est tenu). Le rétablissement de l’état de droit aux Etats Unis et la restauration de la démocratie et des institutions américaines font, comme le redressement économique, partie des objectifs que s’est donné d’emblée Donald Trump, qui s’est présenté à la présidence pour “assécher le marécage” et “rendre grandeur et dignité à l’Amérique”. La recomposition du Proche-Orient, l’asphyxie de l’abject régime des mollahs, et une sécurité plus grande pour Israël ont fait aussi partie des objectifs que s’est donné d’emblée Donald Trump. On peut aussi rattacher aux effets de la doctrine Trump la victoire de Jair Bolsonaro au Brésil, et celle de Scott Morrison en Australie. La victoire de Binyamin Netanyahou voici quelques semaines en Israël, malgré les tentatives de ses ennemis de gagner par des moyens judiciaires très spécieux ce qu’ils ne peuvent gagner dans les urnes, doit beaucoup au mérites propres de Binyamin Netanyahou, mais n’est pas étrangère à la synergie qui existe entre Donald Trump et lui, Binyamin Netanyahou, et puisque de nouvelles élections vont avoir lieu, en raison des exigences très excessives d’Avigdor Lieberman, il ne fait guère de doute que Binyamin Netanyahou l’emportera encore, de manière plus nette sans doute.

Nous sommes dans l’ère Trump, et si nombre de journalistes se refusent à le voir et disséminent l’aveuglement, les historiens du futur ne pourront l’ignorer.

© Guy Millière pour Dreuz.info

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

Trump admet, brièvement, que Moscou l’a aidé à être élu

 afp.com  Il y a 9 heures  

 Québec: deux fautes sur un panneau de six mots 

Stéphanie Bédard et Nicolas Pellerin sont séparés 

© Jim WATSON Le président américain Donald Trump fait une déclaration aux journalistes, le 30 mai 2019 dans les jardins de la Maison Blanche, à Washington

Le président américain Donald Trump a reconnu jeudi, pour la première fois, que la Russie l’avait aidé à être élu à la Maison Blanche en novembre 2016, avant de faire machine arrière.

Cette admission marque une rupture de la part du milliardaire américain qui s’est jusqu’ici toujours efforcé de minimiser l’impact de l’interférence de Moscou dans la campagne, lors de laquelle il affrontait la démocrate Hillary Clinton.

“Russie, Russie, Russie! C’est tout ce qu’on entendait au début de cette chasse aux sorcières. Et aujourd’hui la Russie a disparu parce que je n’avais rien à voir avec le fait que la Russie m’aide à être élu”, a-t-il tweeté, suscitant la stupeur à Washington.

© MANDEL NGAN Robert Mueller lors de son allocution au ministère américain de la Justice, le 29 mai 2019 à Washington

Moins d’une heure plus tard, depuis les jardins de la Maison Blanche, il se rétractait. “Non, la Russie ne m’a pas fait élire”, lançait-il, avant de s’envoler pour la Colorado.

“Vous savez qui m’a fait élire ? Je me suis fait élire”, ajoutait le 45e président des Etats-Unis qui avait suscité un tollé au sein de son propre camp lorsqu’il avait, lors d’une conférence de presse à Helsinki avec Vladimir Poutine, semblé accorder plus de valeur aux propos de son homologue russe qu’aux conclusions des agences de renseignement américaines sur ce sujet explosif.

© Hugo BARBIEUX Les dates clés de l’enquête sur l’ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle américaine de 2016

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Ces déclarations contradictoires interviennent au lendemain de la première déclaration publique du procureur spécial Robert Mueller chargé de l’enquête russe.

Dans un discours d’une dizaine de minutes, l’ancien patron de la police fédérale (FBI) a redit qu’il n’avait pas rassemblé “de preuves” d’une entente entre Moscou et l’équipe du candidat Trump.

Mais il a aussi pris soin de souligner qu’il ne pouvait pas exonérer le président des soupçons d’entrave à la justice. “Si nous avions eu la conviction que le président n’avait clairement pas commis de délit, nous l’aurions dit”, a-t-il lancé.

Le procureur spécial, un homme austère qui a mené ses investigations à l’écart des regards, a souhaité que son intervention publique mette un point final à son travail. Alors que les parlementaires démocrates ont évoqué l’idée de l’auditionner, il a “espéré” ne pas avoir à le faire.

“Je ne fournirai pas plus d’informations que ce qui est public si je devais témoigner au Congrès”, a-t-il déclaré, renvoyant vers son rapport d’enquête, qui “parle de lui-même”.

– “Gigantesque harcèlement présidentiel” –

Pour Donald Trump, l’affaire est close.

“Pour moi, c’est identique au rapport (…) C’est ce que nous disons: il n’y a pas d’obstruction, pas de collusion, il n’y a rien, rien si ce n’est une chasse aux sorcières”, a-t-il martelé.

Interrogé sur le professionnalisme de M. Mueller, il a directement mis en doute son intégrité: “C’est quelqu’un qui n’aime pas Donald Trump”.

Si l’allocution de M. Mueller n’a pas apporté d’éléments véritablement nouveaux, elle a relancé les appels à entamer une procédure de destitution à l’encontre du milliardaire, un sujet qui divise profondément les démocrates.

Ces derniers ont la majorité à la Chambre des représentants et sont donc en mesure de lancer cette procédure d'”impeachment”. Mais compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat, elle est quasiment sûre d’échouer.

Plusieurs candidats à la primaire, dont les sénatrices Kamala Harris et Elizabeth Warren, se sont dit favorables à une initiative en ce sens.

Nombre de ténors démocrates sont cependant réticents à s’engager dans cette voie, craignant que cette bataille ne rende inaudible leur message de campagne et exaspère des électeurs, lassés des guerres politiques à Washington.

“Rien n’est exclu et personne n’est au dessus des lois”, a affirmé mercredi la cheffe de la Chambre, Nancy Pelosi. Mais avant de se lancer, “on veut être sûr d’avoir un dossier en béton”.

Donald Trump redoute-t-il le lancement d’une procédure de destitution ?

“Je ne vois pas comment ils pourraient faire cela”, a-t-il répondu jeudi avant de monter dans l’hélicoptère présidentiel Marine One qui l’attendait sur les pelouses de la Maison Blanche.

“Toute cette affaire n’est qu’un gigantesque harcèlement présidentiel”.

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

eudi 30 mai 2019

Putains de sanctions…

… Les raffineurs américains importent le pétrole russe comme des malades

C’est un titre tellement drôle que j’ai littéralement ruiné mon clavier, hier, en crachant mon café dessus.

En me défoulant sur un article de Bloomberg, j’ai vu que Sputnik avait pris son pied en magnifiant l’ironie.

C’est un titre tellement drôle que j’ai littéralement ruiné mon clavier, hier, en crachant mon café dessus.

En me défoulant sur un article de Bloomberg, j’ai vu que Sputnik avait pris son pied en magnifiant l’ironie.

Les US vont tripler les importation de pétrole russe pour compenser le manque dû aux sanctions contre le Venezuela

Le marché doit être alimenté. Et les raffineurs achèteront la meilleure cargaison au meilleur prix. Il n’y a que les politiciens pour ne pas comprendre qu’il est impossible de commander aux marchés.

À l’heure actuelle, les raffineurs des États-Unis sont sous pression du fait de la hausse des prix du pétrole, mais le pétrole russe n’est pas importé pour approvisionner le marché étroit de l’essence. La catégorie du pétrole de l’Oural russe est considérée comme lourd, ce qui est préférable pour le raffinage en diesel et autres produits.

Bons baisers de Russie. Source Bloomberg

Les livraisons croissantes de pétrole brut aux États-Unis alors que l’offre vénézuélienne baisse

PADD 3

PADD 1

Total

2019

3 804 097

1 256 339

5 060 436

2018

1 439 701

6 076 934

7 516 635

2017

1 583 080

1 583 080

2016

2 898 810

2 898 810

2015

2014

2013

1 068 608

1 068 608

Données des douanes américaines

Estimation du volume en barils Les données de 2019 sont les données cumulées à ce jour

Et il est envoyé directement aux raffineries qui traitent normalement le brut très lourd du Venezuela (PADD 3 – Côte du Golfe).

Ne pensez pas une seconde que c’est une sorte de contrepartie trumpienne ou autre. Qu’il a promis à Poutine quelques ducats pour détourner son regard du Venezuela. Je sais que des libéraux stupides de la variété Jeune turc penseront cela. Il en sera de même pour les attardés du QI dans la foule du MAGA.

Mais non. C’est tout simplement un comportement normal du marché qu’un groupe de crétins laborieux de Washington DC ne peut pas contrôler. Les raffineurs ont besoin de matières premières à raffiner ou ils cessent leurs activités.

La variété Oural russe se négocie régulièrement avec une décote par rapport au Brent parce qu’il n’y a pas de cotation valable pour lui. N’oubliez pas que le West Texas Intermediate et le Brent sont tous deux des pétroles légers.

Seuls Dubaï et Shanghai offrent des contrats pour des livraisons de pétrole lourds.

Ce n’est donc pas une surprise pour moi que ce pétrole russe soit un substitut direct du brut vénézuélien sous embargo des États-Unis. Si les Russes récupèrent la part de marché perdue par le Venezuela tout en fournissant l’infrastructure financière – compensation des paiements, assurances, etc. – pour que le Venezuela vende son pétrole à d’autres marchés, comme l’Inde, quel est l’effet net de toutes ces sanctions et menaces de guerre ?

Aucun, bien sûr. Mais vous ne pouvez pas le dire à des autoritaires insensés comme John Bolton. Ce sont des hommes qui ne peuvent penser qu’en termes de conséquences primaires et négligent totalement la capacité du marché à surmonter les obstacles. Et ainsi, ils sont frustrés par des effets secondaires, comme la simple substitution du pétrole russe au pétrole vénézuélien par des raffineurs nationaux.

Attendez encore quelques mois et vous verrez Ted Cruz [Député républicain à la solde d’Exxon/Mobil] introduire de nouvelles sanctions via CAATSA contre les compagnies de transport russes qui acheminent le pétrole vers la côte du Golfe aux US, pour des raisons de « sécurité nationale ».

Il sera rejoint par Lindsay Graham et le reste des chacals républicains, utilisant ce fait, pour forcer Trump à céder sur un autre problème du moment.

Vous ne pouvez pas raisonner avec des fous. Et plus ils sont longtemps au pouvoir, plus ils forcent les gens sains à agir stupidement pour faire simplement des affaires rationnelles. Nous verrons plus d’histoires comme celle-ci alors que la guerre de Trump contre les marchés se poursuivra jusqu’à ce qu’il les brise, ou qu’il soit brisé.

Tom Luongo

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

La victoire du Brexit Party de Nigel Farage est aussi une victoire pour Trump

PUBLIÉ PAR MAGALI MARC LE 28 MAI 2019

Le parti pro-Brexit, formé par Nigel Farage lequel milite pour une sortie sans accord préalable de l’Union européenne, est arrivé en tête du scrutin.

Les Libéraux-Démocrates, une formation pro-européenne, occupent la deuxième position devançant le Labour de Jeremy Corbyn, relégué à la troisième place. En cinquième position, les Conservateurs au pouvoir depuis 2010 ont subi une humiliation, avec 9,1 % des suffrages.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Joel B. Pollack* paru le 27 mai sur le site de Breitbart.

La victoire du Brexit Party est aussi une victoire pour Trump

La victoire éclatante du Parti du Brexit aux élections britanniques pour le Parlement européen est également une grande victoire pour le président Donald Trump – et un avertissement à l’establishment politique américain concernant le prix à payer par ceux qui cherche à empêcher Donald Trump de réaliser ses promesses.

Le parti de Nigel Farage a remporté 30,5 % des voix et neuf des dix régions du Royaume-Uni ; les Libéraux-Démocrates ont remporté 20,9 % des suffrages à l’échelle nationale et se sont classés premiers à Londres, mais nulle part ailleurs ; et les Travaillistes et les Conservateurs se sont effondrés.

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Le résultat est une victoire pour le Brexit que les électeurs ont approuvé en 2016. C’est une répudiation encore plus complète de l’establishment politique britannique, qui déteste le Brexit et a tenté d’empêcher sa mise en œuvre.

Les Britanniques en faveur de la position «Remain» ont désespéré de la position mi-figue mi-raisin du Labour Party (le Parti travailliste) et ont été attirés par l’approche « Merde au Brexit» des Libéraux Démocrates. Ils ont peut-être aussi manifesté leur désaveu de la tolérance des Travaillistes à l’égard de l’antisémitisme.

Trump en ressort gagnant, pour au moins quatre raisons.

D’abord, Farage est un allié politique, qui a pris la parole lors des rassemblements électoraux de Trump en 2016, et dont la campagne pour la souveraineté britannique a fourni un modèle pour la propre approche populiste de Trump «America first».

Deuxièmement, Trump est pro-Brexit. Il a offert des incitations commerciales une fois que la Grande-Bretagne aura quitté l’UE. Le président a twitté en avril : « Dommage que l’Union européenne soit si dure avec le Royaume-Uni et le Brexit.»

Troisièmement, la victoire du Parti du Brexit n’est que la dernière d’une série de victoires politiques conservatrices – dont beaucoup ont surpris les médias, notamment la victoire de Benjamin Netanyahu en Israël en avril et la réélection de Scott Morrison en Australie au début du mois. Partout dans le monde, les élites politiques disent aux électeurs d’abandonner le nationalisme – et les électeurs leur répondent d’aller se faire voir. Le résultat est de bon augure alors que Trump se prépare pour sa propre campagne de réélection l’année prochaine.

Quatrièmement, et c’est le plus important, la victoire du Brexit Party nous rappelle qu’il y a un prix à payer quand on ignore les électeurs. Les Conservateurs se sont classés cinquièmes aux élections européennes – le pire résultat en près de 200 ans d’histoire. Ils ont perdu parce que la première ministre, Theresa May, n’a pas respecté la volonté de l’électorat, et des électeurs du Parti Conservateur en particulier.

Aux États-Unis, le Congrès a tenté de paralyser Donald Trump afin de l’empêcher de réaliser ce qu’il a promis de faire concernant le commerce et l’immigration, combattant le mur frontalier et bloquant l’USMCA (L’Accord de libre-échange Canada–États-Unis–Mexique). Les électeurs du GOP sont restés fidèles à Trump, qu’ils savent être un battant. Mais ils sont dégoûtés de l’attitude du Congrès.

Il y a aussi un parallèle entre la montée en flèche des Libéraux Démocrates au Royaume-Uni et la ruée des Démocrates aux États-Unis pour adopter les dogmes de l’extrême gauche et le «socialisme démocratique». Les électeurs de gauche cherchent à se donner une représentation plus combative.

Cela pourrait aussi façonner la course à l’investiture de 2020 aux États-Unis. Mais pour l’instant, le succès du Brexit Party aide Trump et fait mal à ses adversaires.

*Joel B. Pollak est rédacteur en chef de Breitbart News. Il est lauréat de la bourse Robert Novak 2018 pour les anciens étudiants en journalisme. Il est également co-auteur de How Trump Won : The Inside Story of a Revolution, disponible chez Regnery.

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

vendredi 24 mai 2019

Les similitudes entre le déclin de Rome et celui des États-Unis

Vers l’âge de 60 ans environ, à l’époque de l’empereur Néron, un initié de la cour romaine nommé Gaius Petronius écrivit un roman satirique en latin, “Le Satyricon”, sur la corruption morale dans la Rome impériale. Le paysage général du roman a été la transition de Rome d’une république agraire à une superpuissance multiculturelle et mondialisée.

Le roman ne survit que dans une série de fragments étendus. Mais il y a suffisamment de chapitres pour que les critiques s’accordent pour dire que le très vivant Pétrone, surnommé le «juge de l’élégance», était un brillant cynique. Il s’est souvent moqué des conséquences culturelles de l’afflux soudain et perturbateur d’argent et d’étrangers venus d’ailleurs de la région méditerranéenne dans une société romaine autrefois traditionnelle.

Colisée d’El-Jem (Tunisie)

Le roman décrit l’odyssée errante de trois jeunes Grecs célibataires paresseux, sur-éduqués et surtout sous-employés: Encolpius, Ascyltos et Giton. Ils baguenaudaient sans but autour du sud de l’Italie. Ils font la manche et soutirent de l’argent aux nouveaux riches. Ils se moquent des coutumes romaines traditionnelles. Les trois et leurs amis mènent la grande vie au milieu des excès culinaires, culturels et sexuels de l’époque de Néron.

Certains thèmes de «Le Satyricon» sont intemporels et résonnent encore aujourd’hui.

Néron

La transition abrupte d’une société de fermiers ruraux en centres métropolitains côtiers avait créé deux Romes. L’un des deux mondes était constitué d’un réseau sophistiqué et cosmopolite de commerçants, de magouilleurs, d’investisseurs, d’universitaires et de copains impériaux de l’état profond. Leurs villas en bord de mer étaient moins romaines que méditerranéennes. Et ils se voyaient davantage comme des «citoyens du monde» que comme de simples citoyens romains.

Dans le roman, une richesse sans précédent avait produit la licence. Les citadins de la plèbe sucent et flattent les riches sans enfants dans l’espoir d’obtenir des successions au lieu de faire l’effort de gagner leur propre argent.

Les riches exploitent à leur tour les jeunes sexuellement et émotionnellement en leur offrant de faux espoirs de décrocher un héritage.

Pétrone semble se moquer du monde dans lequel il s’est adonné.

Les normes acceptées par son roman sont la pornographie, la violence gratuite, la promiscuité sexuelle, le transgenre, le mariage retardé, le refus de faire des enfants, la peur du vieillissement, la peur de la clochardisation, l’escalade sociale, le matérialisme ostentatoire, la longue adolescence, l’escroquerie et l’arnaque au lieu de travailler.

Les personnages sont obsédés par la mode coûteuse, les mets exotiques et les noms prétentieux. Ils sont les heureux héritiers d’une infrastructure romaine dynamique qui avait mondialisé trois continents. Rome avait incorporé les rives de la Méditerranée dans le droit uniforme, la science, les institutions – toutes contrôlées par la bureaucratie romaine et le pouvoir écrasant des légions, dont beaucoup sont peuplées de non-Romains.

Jamais dans l’histoire de la civilisation une génération n’a été aussi riche et aussi tranquille, aussi désireuse de satisfaire tous les appétits imaginables – et pourtant si ennuyée et si malheureuse.

Mais il y avait aussi une seconde Rome dans l’ombre. De temps en temps, les anti-héros branchés du roman se heurtent à des styles rustiques, commerçants et légionnaires à l’ancienne. Ils sont ce que nous pourrions maintenant appeler, aux USA,  les «déplorables» ridiculisés et les « ridicules ».

Même Pétrone suggère que ces types plus rudes ont construit et maintenu le vaste empire romain. Ils sont caricaturés comme des ploucs et pourtant admirés comme des gens simples et robustes, sans les prétentions ni la décadence des robots urbains du roman.

Pétrone est un satiriste trop habile pour brosser un tableau noir et blanc des bons vieux Romains traditionnels par rapport à leurs successeurs urbains corrompus. Son point de vue est plus subtil.

La mondialisation avait enrichi et uni les non-Romains dans une culture mondiale. C’était un exploit admirable. Mais une telle homogénéisation atténue également les coutumes, traditions et valeurs mêmes qui ont conduit à un succès aussi étonnant de la part de Rome.

Le multiculturalisme, l’urbanisme et le cosmopolitisme de «Satyricon» sont le reflet d’un méli-mélo romain passionnant de langues, d’habitudes et de modes de vie diversifiés, issus de l’Europe du Nord et de l’Ouest, de l’Asie et de l’Afrique.

Mais le nouvel empire a également dilué un agrarisme romain noble et unique. Il a érodé le nationalisme et le patriotisme. La richesse, la taille et le manque de cohésion de l’empire ont finalement réduit l’unité romaine, ainsi que le mariage traditionnel, la maternité et l’autonomie.

L’éducation était également perçue comme ambiguë. Dans le roman, une lecture large assure érudition et sophistication, et aide la science à supplanter la superstition. Mais parfois, l’éducation est également ambiguë. Les étudiants deviennent des fainéants et des prétentieux. Les professeurs ne sont pas différents de pédants bruyants. Les écrivains sont banals et ennuyeux. Les experts d’élite ressemblent à des vieilees pipelettes

Pétrone semble sous-entendre que quelle que soit la Rome de son temps, celle-ci n’était probablement pas viable – mais serait au moins très excitante dans son déclin spectaculaire.

Pétrone soutient également que trop de progrès matériels rapides entraînent une régression morale. Son dernier avertissement pourrait être particulièrement troublant pour la génération actuelle d’Européens et d’Américains. Même si nous nous vantons de globaliser le monde et d’enrichir matériellement et culturellement l’Occident, nous perdons notre âme dans le processus.

Se marier, élever des familles, rester au même endroit, continuer à travailler de nos mains et remporter la gratification peuvent sembler ennuyeux et dépassés. Mais presque 2.000 ans plus tard, c’est tout ce qui maintient la civilisation en vie.

Source : The Similarities Between Declining Rome and the Modern US

Victor Davis Hanson

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Le première mondialisation a eu lieu sous l’empire romain

Même langue, mêmes produits consommés, mêmes lois: les habitants de l’empire qui vivaient sous l’ère de l’empereur Trajan appartenaient à une communauté qui s’étendait de l’Espagne à l’Irak actuel.

La scène se déroule dans une grande ville cosmopolite. Des habitants aux origines et aux couleurs différentes s’invectivent dans la même langue. Ils ne pratiquent pas forcément la même religion, mais consomment les mêmes produits, obéissent aux même lois, et partagent le sentiment certainement un peu diffus d’appartenir à la même communauté. Ils sont tous les citoyens de la même entité politique. Non, il ne s’agit pas de la description d’une ville moderne mais d’une cité de l’Empire romain.

Sous l’empereur Trajan qui règne entre 98 et 117, l’Empire romain connait alors son expansion maximum. De l’Euphrate à l’Angleterre, de la Roumanie au Maroc, les habitants de ces territoires se retrouvent sous la coupe de l’empereur et partagent sinon les mêmes valeurs en tout cas un style de vie commun. Les historiens Alberto Angela et Yves Roman publient chacun de leur côté deux ouvrages qui permettent d’éclairer sous un jour nouveau cette première mondialisation à la romaine qui n’est pas sans évoquer notre globalisation actuelle.

Dans son livre, «Empire», Alberto Angela emmène ses lecteurs dans ce vaste territoire en suivant le chemin d’un sesterce, monnaie de laiton qui passe de mains en mains et qui offre à l’auteur l’occasion de brosser mille et une scènes de la vie quotidienne de l’empire. «Les Romains furent les architectes de la première mondialisation de l’Histoire», affirme Alberto Angela. «Un même corps de loi était en vigueur partout et les marchandises y circulaient facilement»

De son côté, l’historien français Yves Roman enfonce le clou. Il vient de consacrer son dernier ouvrage «Rome, de Romulus à Constantin. Histoire d’une première mondialisation » au même sujet. Si l’auteur reconnait volontiers que les Romains n’ont pas inventé le capitalisme à proprement parler, il n’en reste pas moins qu’ils sont les premiers à «décloisonner» la Méditerranée et à y construire tout autour une civilisation. «Vous pouviez vous asseoir dans une taverne d’Alexandrie, de Londres ou de Rome et commander le même vin de Moselle, puis assaisonner votre plat avec la même huile d’Hispanie. Dans la boutique d’à côté vous pouviez acheter une tunique dont le lin était cultivé en Egypte mais qui avait été tissée à Rome», s’enthousiasme Alberto Angela.

Pour Yves Roman, les ingrédients de cette mondialisation sont à rechercher dans les origines même de la cité: «Rome fut fondée par des bergers, des vagabonds et des hors-la-loi», note l’historien. «Elle doit être définie comme une cité toujours ouverte, ce qui ne fût pas du goût de tout le monde en Italie». Si la plupart des historiens de l’Antiquité, à l’instar de Paul Veyne, ont souvent parlé de «civilisation gréco-romaine», Yves Roman nuance ce label et insiste sur les spécificités de l’identité romaine. Cette dernière ne s’est pas élaborée autour de la notion d’autochtonie mais a toujours su intégrer et assimiler d’autres peuples à son territoire. La relation que les Romains entretiennent avec la culture grecque se révèle paradoxale: «Admettre, quand on est à la tête d’un immense empire, que la culture du peuple voisin peut être supérieure sur bien des points à la sienne constitue une démarche originale, qui ne s’est jamais rencontrée à l’identique dans le cours de l’histoire».

Carte de l’Empire romain à son apogée © DR

Pour les deux historiens il y a un texte fondamental qui permet d’éclairer ce processus d’intégration à la romaine. Il s’agit de la retranscription d’un discours prononcé par l’empereur Claude il y a vingt siècles «mais qui pourrait avoir été lu ce matin même dans notre parlement» assure Alberto Angela. Claude souhaite donner l’accès au Sénat à des notables gaulois afin qu’ils puissent y siéger. «Pourquoi Sparte et Athènes, si puissantes par les armes, ont-elles péri, si ce n’est pour avoir repoussé les vaincus comme des étrangers?», s’interroge l’empereur. «Honneur à la sagesse de Romulus, notre fondateur, qui tant de fois vit ses voisins en un seul jour d’ennemis devenir citoyens!».

«Si ces paroles sont pleines de tolérance envers l’autre, elles expriment aussi la volonté bien réelle de l’intégrer. Rome a su créer ainsi une société multiethnique, mais avec une culture officielle. Ni le droit romain, ni l’administration romaine ne sauraient être remis en cause», analyse Alberto Angela. Pour Yves Roman ce discours marque peut-être un des actes fondateur de ce nouvel espace mondialisé qu’est devenu le territoire contrôlé par les Romains: «Ces vues prenaient acte du décloisonnement du monde avec la ferme volonté de créer un empire unifié». Les sénateurs vont tout de même refuser la demande de Claude. Il faudra attendre encore quelques génération avant de voir la composition du Sénat évoluer. Mais quelques générations plus tard c’est même un Septime Sévère aux origines africaines qui prend les commande de l’Empire. Un véritable « Barack Obama » du monde antique selon Alberto Angela. La politique d’intégration à l’Empire fonctionne alors à plein régime.

 Par la suite, quand la puissance militaire de l’Empire déclinera, et que les pressions aux frontières s’accentueront, Goths, Alains et autres Burgondes ne chercheront pas à détruire leur voisin mais plutôt à intégrer l’empire, «comme quelqu’un vivant aujourd’hui dans le tiers-monde ne souhaite pas forcément voir disparaître New-York ou l’Occident mais simplement porter des jeans, des baskets et jouir des avantages du système», affirme non sans malice Alberto Angela.

Les Romains atteignent un niveau de civilisation matérielle tel qu’il faudra attendre le XXe siècle pour retrouver cette prospérité. L’économie mondialisée autour de la Méditerranée s’appuie sur une force de travail bon marché : les esclaves. «L’esclavage est chose banale, rappelle Alberto Angela. Il ne choque personne. C’est l’une des différences majeures entre l’Empire romain et notre époque».

Il n’en reste pas moins qu’à la lecture des deux ouvrages, on ne peut s’empêcher de tisser des liens entre ce monde disparu et le nôtre. Le voyage du sesterce que nous propose Alberto Angela durant le règne de Trajan , alors que l’Empire romain se trouve à son apogée, permet de dresser le tableau d’une culture qui traverse des problèmes étonnamment proches des nôtres : «Augmentation du nombre des divorces et fléchissement de la natalité, engorgement du système judiciaire à cause du nombre incroyable de procès, scandales engendrés par le vol d’argent public et le financement de grands projets fantômes, déforestation tragique de certaines régions à cause de la pénurie de bois, ou encore «bétonnage» de zones côtières avec la construction d’opulentes villas. Il y avait même une guerre en «Irak», et l’invasion de la Mésopotamie par Trajan-là où deux mille ans plus tard interviendront les forces de la Coalition-nous rappelle les problématiques militaires et géopolitiques du XXIe siècle ».

Guillaume Henchoz

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L’Empire anglosioniste : une hyperpuissance dirigée par des cervelles de moineaux

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3 commentaires:

Vercingetorige24 mai 2019 à 14:51

Il semble que Septime Severe etait le premier et unique empereur juif ou d’origine juive ou au moins simpatisant du monde juif. Comme par hasard l’Empire a commencé à s’ecrouler. Pour l’Empire Usa c’est la meme chose: Obama est comme Septime Severe d’origine afraicaine et tres attaché à la juiverie americaine.

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Réponses

Hadj-Larbi24 mai 2019 à 18:14

L’empereur Septime Sévère n’était pas juif mais Berbère de Libye. C’était d’ailleurs le vainqueur des terribles guerriers Parthes. Révisez votre histoire avant d’avancer des affirmations complètement fausses.

Vercingetorige24 mai 2019 à 22:46

“Septime Sévère (193 à 211) autorise les Juifs présents à Rome et sur le territoire de l’Empire romain à assumer des fonctions civiles et militaires, toutefois limitées dans les hiérarchies, et révisées à la baisse par ses successeurs”.

http://jasmina31.over-blog.com/article-antiquite-aux-origines-des-premiers-juifs-en-gaule-74415911.html

Monsieur, je n’ai jamais affirmé categoriquement que Septime Severe etait un juif. J’ai ecrit: Il semble… et j’ai conclu: “Au moins simpatisant du monde juif”. 

En autorisant les Juifs presents à Rome etc. Septime Severe etait probablement encore pire d’eux.

Pourquoi le New York Times s’acharne t-il sur le plan de paix de Donald Trump pour le Moyen Orient ?

PUBLIÉ PAR MAGALI MARC LE 26 MAI 2019

Pendant que Nancy Pelosi et les Démocrates s’efforcent de distraire les Américains de la contre-enquête de Barr sur les agissements secrets des agences de renseignement autour des élections présidentielles de 2016, en accusant le président de se conduire en « dictateur » qui fait du « cover up » et détruit la démocratie (!) et en le menaçant (encore) de le destituer, le New York Times s’acharne sur son plan de paix au Moyen Orient.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article d’ Alan M. Dershowitz*, publié le 24 mai sur le site du Gatestone Institute.

Pourquoi le New York Times tente-t-il de faire avorter le plan de paix de Trump pour le Moyen Orient ?

Le New York Times semble déterminé à démolir le plan de paix proposé par Trump pour le Moyen Orient avant même qu’il ne soit rendu public. Dans un article récent, il ne cite que des opposants et des critiques qui, sans même avoir vu le plan, ont déclaré son effondrement. Sous forme de nouvelle, le Times a fourni une « analyse » dans la section des informations qui est, en réalité, un éditorial. C’est devenu de plus en plus courant dans les pages d’informations du New York Times.

La séparation de l’information et de l’opinion s’inscrit dans la plus haute tradition du journalisme, mais le New York Times semble déterminé à abattre ce mur de séparation, surtout lorsqu’il s’agit de sujets sur lesquels ses rédacteurs et éditeurs ont des opinions tranchées. Parmi ces sujets figurent à la fois Israël, qui ne peut rien faire de bien, et Donald Trump, qui a toujours tort. Lorsque ces deux sujets se rejoignent, comme c’est le cas pour le plan de paix Trump, les lecteurs doivent se méfier et ne pas accepter ces reportages comme étant impartiaux.

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Tous les experts cités dans l’article prédisent que le plan ne réussira pas.

Nombre de ces experts ont participé aux efforts infructueux déployés dans le passé pour parvenir à un règlement du conflit israélo-palestinien. Il n’est pas surprenant que ces experts ne veulent pas en voir d’autres réussir là où ils ont échoué, surtout si ces autres sont des membres de l’Administration Trump. De plus, un expert est allé jusqu’à dire : « La seule façon de protéger la viabilité à long terme des meilleurs aspects du plan Kushner est de le tuer dans l’ɶuf. »

Le danger d’un tel reportage biaisé est qu’il peut devenir une prophétie auto-réalisatrice. Si le New York Times dit que le plan échouera, son reportage est susceptible d’avoir une influence sur les parties à la négociation. Personne ne veut risquer sa crédibilité en participant à une entreprise vouée à l’échec.

Le New York Times a refusé de demander l’avis d’experts parmi ceux d’entre nous qui ont discuté avec l’Administration à propos de certains aspects du plan. Le NYT semble délibérément éviter de citer des personnes qui ont une opinion positive des efforts de l’Administration Trump.

Personne n’a jamais perdu d’argent en pariant contre la paix entre Israéliens et Palestiniens. Le refus exprimé par les dirigeants palestiniens de seulement prendre en considération le plan Trump n’est pas un signe encourageant, malgré les rapports publiés selon lesquels le plan comprend des incitations économiques considérables qui pourraient améliorer la vie des Palestiniens. Il y a toujours l’espoir que les autres nations arabes sunnites de la région verront les bons côtés de ce plan et feront pression sur les Palestiniens pour qu’ils s’assoient et négocient.

Malgré la probabilité que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou forme un gouvernement de droite, il est probable qu’Israël verra d’un bon œil les efforts de Trump, sinon tous les aspects du plan.

Tout plan de paix comporte un compromis de la part des deux parties. Il vaudrait beaucoup mieux que le New York Times attende que le plan soit publié et commente ensuite ses dispositions spécifiques plutôt que de s’y opposer en ne citant que ses critiques les plus virulents.

Il y a ceux qui critiqueront n’importe quel plan, aussi positif soit-il, s’il émane de l’Administration Trump. Lorsque le président Trump a déplacé l’ambassade des États-Unis à Jérusalem et a reconnu la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, de nombreux Démocrates qui auraient été favorables à de telles mesures si elles avaient été prises par Barack Obama, s’y sont opposés uniquement parce que ces mesures avaient été prises par le président Trump. Ces Démocrates ne veulent pas voir Trump réussir quoi que ce soit, même si son succès est bon pour l’Amérique, pour Israël et pour la paix.

Une telle attitude reflète la nature hyper-partisane de la politique et des médias d’aujourd’hui.

Si les rédacteurs en chef du New York Times refusent de séparer l’opinion et l’analyse de leurs reportages, chaque lecteur a l’obligation de faire cette distinction pour lui-même. Gardez cela à l’esprit lorsque vous lirez le New York Times.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

*Alan M. Dershowitz est professeur émérite de droit à la Harvard Law School et auteur de «The Case Against the Democrats Impeaching Trump», Skyhorse Publishing, 2018. Il est Distinguished Senior Fellow au Gatestone Institute.

Source : Gateston Institute

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7 thoughts on “Pourquoi le New York Times s’acharne t-il sur le plan de paix de Donald Trump pour le Moyen Orient ?”

 Yes-Comment dit : 26 MAI 2019 À 15:19

A la lecture des agissements de ce Président hors normes, il paraît probable que ce plan, préparé depuis deux ans avec l’engagement singulier de son gendre, ne ressemble pas à un énième plan de paix.

Donald Trump demeure le chef de chantier pugnace qu’il a été tout au long de sa vie professionnelle, avec ses échecs et ses réussites.

Son expérience pour batailler avec les administrations, les réglementations, les banques et les politiciens, s’est enrichie de nouveaux combats engagés avec les organisations internationales , les médias, les « élites », le show-business et la FED.

Il sait, mieux que personne, que les traitements politiques de dossiers politiques conduisent à des impasses, ou à des situations improbables, quand leur traitement purement financier, issue d’un bon sens élémentaire, livre des solutions inédites.

Ce plan de « paix », sera ainsi une sorte de nouveau plan Marshall, et sa possible séduction se résumera au choix :

– de prolonger une guerre inepte, ne profitant qu’aux chefs de guerre,

– de préférer l’argent, coulant à flot, pour construire un nouvel avenir dans de nouvelles limites territoriales, devenant de fait accessoires.

Que le New-York Times, empêtré dans ses rotatives qui ne tournent plus rond, parie sur l’échec, est presque un gage donné à ce plan imaginé… de développement.

RÉPONDRE

 michel Boissonneault dit : 26 MAI 2019 À 15:58

j’adore Trump mais pour moi aucun plan de paix est possible car les primates du fatah et du hamas en veulent pas …. je refuse que Trump copie Chamberlaine lorsqu’il était revenu a Londre avec un traité de paix signé par hitler …. ce salaud respectait aucun de ses engagements …. je refuse voir Trump ce faire ridiculiser par l’histoire car présentement il est en voie de devenir le meilleur Président que les États Unis ont jamais eu …. si il continue Trump va surpasser mon idole Ronald Reagan

RÉPONDRE

 Robert Davis dit : 26 MAI 2019 À 18:25

Le nyt du juif converti sulzberger n’est pas un média d’information mais une feuille de chou colportant les opinons de cette famille de juifs convertis imprégnés du nazisme pour des raiusons dogmatiques et personnelles ces crétins ne supportant pas l’idée que tous les juifs ne se convertissent pas parce que eux…se sont convertis. D’où leur volonté de détruire Israel par les seules armes que ces lâches dégénérés connaissent le mensonge et la pr à la göbbels dont ils font un usage immodérés et systématique dans feuille de chou, leur torchon comme disent les Américains. Il est temps que ce torchon fasse faillite et cette famille avec lui. En tous ils méritent de nombreuses et grosses amendes pour leurs mensonges, leurs intrigues et leurs malversations surtout s’ils ne payent pas leurs amendes aussi salées qu’elles soient.

RÉPONDRE

 Robert Davis dit : 26 MAI 2019 À 18:35

Je pense comme Michel Boissoneault qu’un plan de paix est voué à l’echec et en plus qu’il serait stratégiquement mal venu étant donné qu’on ne fait pas la paix avec des nazis qui veulent exterminer les Juifs et Israel. Le seul plan de paix dans ce cas est de faire parler le CANON pour faire fuir cette population de nazis vers la partie de la Palestine d’où ils viennent la Jordanie. Tant que ces faus palestiniens GENOCIDAIRES seront en Judée/Samarie/Gaza aucune paix n’est possible et ce n’est pas un bout de papier qui peut changer la géopolitique,la mentalité, le terrorisme etc. Un tel papelard ne ferait qu’accélérer la guerre ce qui serait une bonne chose en soi si ce n’est que je ne crois pas au machiavélisme au 21 èmeS. car il était valable seulement au 16èmeS. et depuis tout a changé. Faire signer un papelard aux bélligérants pour que ça aboutisse à une guerre est trop risqué me semble-t-il.

RÉPONDRE

 Jim Backburn dit : 26 MAI 2019 À 18:58

PARIS — What to do about Islam in France? Considering Islamist terrorist attacks, communalism and the international manipulation of Muslim communities, the matter is pressing. But it’s contentious, because managing Islam seems to go against laïcité, France’s staunch version of state secularism, and a 1905 law that mandates the separation of church and state.

Wouldn’t revising that law be an admission that secularism is bowing to Islamism? On the other hand, if the law isn’t revised, or if the French state cannot find other ways of monitoring and steering Islam, then Islam in France risks falling under the control of foreign states or the influence of radicals. That is already the case, actually: Since laïcité prohibits the French authorities from using public funds to build mosques or train imams, Algeria, Morocco, Turkey and Saudi Arabia have stepped in. According to the newsmagazine L’Express, 70 percent of imams practicing in France are not French.

In an attempt to overcome these paradoxes, President Emmanuel Macron recently convened at the Élysée Palace the country’s various Muslim leaders and then representatives from all religions. The order of the day for the broader meeting, held on Jan. 10, was old emergencies: how to punish radicalism, control the financing of mosques and make Muslim authorities accountable. The news daily Le Monde, which obtained the note that the president handed to attendees, reported that the government was proposing to revise the 1905 law while “confirming” “its principles.”

It was an attempt to square a circle, a malaise, so very French. And the narrower question of what to do about imams — their origins, their trainings, their salaries — summarizes it well.

NYT

RÉPONDRE

 vieux bidasse. dit : 26 MAI 2019 À 19:03

Ils préféreraient un plan de paix permettant d’engranger des subsides pour leurs copain s gochiasses.

RÉPONDRE

 Amos Zot dit : 27 MAI 2019 À 10:42

Le plan du siècle va amener très prochainement la paix au Moyen-Orient grâce à Trump, Netanyahu, Al Sissi, Mbs et d’autres leaders arabes.

Pour ce qui concerne le NYT, CNN, … , cela fait des années que je ne perds plus mon temps à lire ou écouter leurs élucubrations.

Donald Trump déclassifie les renseignements de l’ère Obama concernant l’enquête sur la Russie

PUBLIÉ PAR MAGALI MARC LE 27 MAI 2019

Donald Trump et le procureur Bill Barr

Donald Trump a déclaré le 24 mai à RealClearPolitics : « C’est probablement le plus grand canular de l’histoire de notre pays et nous devons aller au fond des choses. Depuis longtemps, on me demande de les déclassifier et je l’ai fait. (…) il s’agissait d’une tentative de démolition du président des États-Unis (…) Nous allons découvrir ce qui s’est passé et pourquoi ».

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Michael Goodwin, paru le 26 mai dans le New York Post.

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Donald Trump tient parole, mais les Démocrates crient au « camouflage »

Trouver le bon moment est vital, et le choix de ce moment explique la décision du président Trump de tirer sur la corde pour finalement ouvrir le sac à malices de l’Administration Obama.

Avec sa note de service donnant au procureur général Bill Barr le pouvoir de déclassifier tout document lié à l’enquête sur la campagne de 2016, Trump a tenu une promesse faite de longue date. Plus important encore, sa décision indique que la guerre de Washington entre dans une nouvelle phase.

Le président prend les grands moyens.

Les Démocrates, qui pensaient que le contrôle de la Chambre leur avait donné le contrôle de l’ordre du jour, devront maintenant faire face à une vive concurrence. Leurs expressions d’indignation sembleront fatiguées à côté des révélations sensationnelles sur les actions de Jim Comey, John Brennan et les autres.

D’après ce que nous savons déjà, il est fort probable que ces révélations prouveront que la Maison-Blanche, le FBI et la CIA ont organisé le plus grand scandale de l’histoire politique américaine en espionnant Trump de façon injustifiée et en tentant de faire pencher la balance en faveur d’Hillary Clinton.

Comme on pouvait s’y attendre, les Démocrates sont furieux de la décision de Trump. Nombreux sont les plus à gauche à lancer des attaques personnelles contre Barr. Ils n’en sont pas encore au même niveau de salissage que contre Brett Kavanaugh, mais cela viendra.

Parmi les suspects habituels, le Représentant Adam Schiff a qualifié l’ordre du président d’« anti-américain ».

Il ne manque pas d’air, lui qui prétend depuis deux ans qu’il a des preuves que Trump était de connivence avec la Russie. Bizarre qu’il ne les ait jamais remises à l’avocat spécial Robert Mueller.

Même si M. Schiff, le Représentant Jerry Nadler et d’autres ont trop présumé de leur situation et sont devenus des stars de CNN en tourmentant Trump, ils ne sont pas responsables de sa décision.

Cette distinction revient à la Présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi.

Après des mois de tango entre le caucus de destitution de son parti et ceux qui considèrent Trump comme un désastre politique, Pelosi s’est rangée du côté des des destitutionnistes en accusant Trump de « camouflage ».

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C’était mercredi matin (le 22 mai), et c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Quelques heures plus tard, Trump a quitté leur rencontre devant porter sur les infrastructures, il a déclaré aux médias que « je ne fais pas de camouflage » et il a mis en marche l’ordre de déclassification publié jeudi.

Cet ordre signifie que Trump renonce à faire adopter une loi importante avant les élections de 2020. Dans son esprit, rendre publics les documents de 2016 constitue une déclaration de guerre susceptible de mettre fin à tout espoir de bipartisme.

Rappelez-vous qu’il a souvent promis de les divulguer, mais ne l’avait encore jamais fait. Il disait qu’il attendait le bon moment, qualifiant les documents d’ultime contrepoids.

En novembre dernier, lors d’un entretien dans le Bureau Ovale, il m’a dit, ainsi qu’à deux collègues du Post, que si les Démocrates, qui venaient de remporter la Chambre lors des élections de mi-mandat, se livraient à du «harcèlement présidentiel», alors ce serait le bon moment.

« Je vais les frapper plus fort qu’ils ne l’ont jamais été », a prévenu le président. « S’ils veulent jouer les durs, ils trouveront à qui parler. Et ils verront à quel point ces documents sont désastreux. »

Pourtant, la patience de Trump demeure un mystère. Comme beaucoup d’autres, j’ai soutenu que la divulgation des dossiers internes et des communications concernant l’enquête sur la Russie choquerait la nation et montrerait que Trump est fidèle à sa promesse de transparence historique.

Une fois il s’en est approché mais a renoncé, apparemment à la demande pressante du sous-procureur général Rod Rosenstein, qui supervisait l’enquête Mueller. C’était bizarre parce que Rosenstein avait un conflit d’intérêts évident, ayant signé la demande finale d’espionnage sur Carter Page. Ce n’est là qu’un des documents qui seront divulgués parce que cette demande a probablement induit en erreur les juges du tribunal de la FISA.

Trump espérait également qu’une fois l’enquête de Mueller terminée, les Démocrates redeviendraient un parti d’opposition normal et qu’il pourrait conclure des accords avec eux sur des questions importantes.

En outre, il avait un penchant pour Pelosi, comme en témoigne son offre d’aider à obtenir des votes du GOP pour faire d’elle la présidente de la Chambre si les Démocrates étaient trop divisés. « Tu sais, elle aime ce pays. Et c’est une femme très intelligente. Elle a fait du très bon travail », a-t-il dit le lendemain des élections de mi-mandat.

Elle aussi, a voulu faire preuve de rectitude morale. « Nous en avons tous assez de la division », a-t-elle dit. « Les Américains veulent la paix. Ils veulent des résultats. »

Après que Mueller eut terminé et n’eut trouvé aucune collusion ou preuve claire d’obstruction, Trump a gardé les documents en réserve, espérant que les Démocrates accepteraient le résultat et négocieraient sur les infrastructures.

Après tout, c’est quelque chose qu’ils ont toujours dit qu’ils voulaient faire, et Pelosi et le leader démocrate du Sénat Chuck Schumer semblaient presque joyeux après une réunion tenue début mai à la Maison Blanche.

Mais la remarque de Pelosi sur le « camouflage » a tout changé en raison des conséquences inévitables qu’elle entraîne. Si elle croit vraiment que le président commet un crime, elle ne laisse aucune autre voie logique à suivre, si ce n’est la voie de l’« impeachment ».

C’est là que Trump a sorti ses gros cannons.

Les Démocrates ne sont pas les seuls à être furieux de la publication prochaine de ces documents. Leurs valets dans les médias sont soudainement en faveur de les garder secrets.

Le New York Times est tombé encore plus bas en déclarant dans un reportage que Trump utilise « les services de renseignements contre ses ennemis politiques ».

Dans son article, David Sanger n’envisage à aucun moment la possibilité que Barack Obama ait enrôlé le FBI et la CIA afin d’empêcher Trump de devenir président, ou que Comey, Brennan et d’autres aient voulu le faire déposer.

Envisager cette possibilité serait pratiquer du journalisme. Une chose que le Times ne fait plus.

Au lieu de cela, la Grey Lady est devenue le valet du Deep State. Les journalistes ont accordé l’anonymat aux forces de l’ordre et aux services de renseignement bien que certains d’entre eux aient certainement participé au complot et aient commis des actes illégaux.

Si le Times avait obtenu ce qu’il voulait, Comey dirigerait toujours le FBI et Peter Strzok et Lisa Page seraient inconnus du public.

Ce qui soulève une autre possibilité : les documents pourraient révéler à quels membres des médias les conspirateurs faisaient confiance.

Ça fera encore plus de transparence.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources:

lundi 27 mai 2019

Les corvettes russes, à 30 millions $, ont une portée 4 fois plus grande que celle des destroyers et croiseurs américains à 2 milliards $

La Russie rajoute des navires de guerre à sa marine à une cadence plus rapide que les États-Unis. La raison en est simple, alors que les États-Unis dépensent 14 milliards $ pour l’USS Gerald Ford, les Russes construisent des corvettes, une classe de navires de guerre de 500 à 1.000 tonne, qui, non seulement sont petits, mais ils sont bon marché. La classe la plus récente, Karakurt, coûte au budget russe 2 milliards de roubles, soit un peu plus de 30 millions de dollars.

Celles-ci ressemblent à des navires chétifs, mais voici le problème: ils peuvent frapper un navire de surface ennemi à partir d’une distance 4 fois supérieure à celle d’un destroyer (Arleigh-Burke) ou d’un croiseur (Ticonderoga) américain.

Quatre classes différentes de corvettes sont en cours de construction. La classe Buyan-M, dont 15 sont prévues et 10 sont déjà en service. La classe Steregushchiy, dont 24 sont prévues et 6 sont en service. La classe Karakurt dont 18 sont planifiés et un est déjà en service. Et la classe Gremyashchiy, dont 4 sont planifiés et 1 est déjà en service.

À l’exception de la classe Steregushchiy, tous ces navires peuvent tirer des missiles anti-navires Kalibr et P-800 Onyx d’une portée respective de 660 et 600 km. Steregushchiy porte un missile Kh-35 plus léger d’une portée de «seulement» 300 kilomètres.

La marine russe lance des missiles de croisière à partir d’une de ses corvettes dans la mer Caspienne contre des terroristes  islamistes à Alep, en Syrie.

Arleigh-Burkes et Ticonderogas tirent le missile anti-navire Harpoon d’une portée de seulement 130 kilomètres. Même si les États-Unis disposaient de missiles antinavires plus lourds, leurs principaux «combattants de surface» ne pourraient pas les lancer car leurs cellules d’armes multifonctionnelles seraient trop petites pour les accueillir. Un Arleigh-Burke a coûté 2 milliards de dollars, er l’ancien Ticonderogas a coûté 1 milliard de dollars au moment de leur construction. Les deux classes déplacent environ 10.000 tonnes chacun.

Les Arleigh-Burkes tirent la vieille bombe volante subsonique Tomahawk, qui peuvent détruire des fêtes de mariages de  mariages afghans, irakiens ou syriens, mais ils n’ont pas de capacité anti-navire.

De nombreuses corvettes russes plus anciennes sont spécialisées dans la lutte anti-sous-marine, mais 25 navires de la classe Tarantul, 4 navires de la classe Bora et 3 navires de la classe Buyan sont également capables de tirer les missiles P-800 ou Kalibr.

Ce n’est pas si mal , car ces navires sont suffisamment légers pour qu’on  puisse les échanger entre les flottes des mers baltique, noire et caspienne en fonction des besoins, en naviguant dans le réseau de rivières et de canaux de Russie.

C’est incroyable de voir à quel point l’US Navy a été abandonnée lorsqu’elle a raté toute la révolution des missiles navals, ce qui n’est pas une nouveauté. Sa technologie actuelle dans ce domaine date de 50 à 60 ans.

C’est également étrange, car dans le domaine de la guerre aérienne, l’armée américaine est obsédée par le fait de tuer à l’aide de missiles à longue portée. Toutefois, il devrait être beaucoup plus pratique pour un missile situé au-delà de l’horizon de frapper un navire qui se déplace lentement, qu’un avion à réaction beaucoup plus rapide, en particulier un chasseur qui peut manœuvrer avec précision pour l’éviter.  

Source

La dépense militaire des USA 

Par Manlio Dinucci

La dépense militaire mondiale -selon les estimations du Sipri, le 29 avril- a dépassé les 1800 milliards de dollars en 2018, avec une augmentation en termes réels de 76% par rapport à 1998. Selon cette estimation, on dépense chaque minute dans le monde environ 3,5 millions de dollars en armes et armées.

À la première place se trouvent les États-Unis avec une dépense en 2018 de 649 milliards. Ce chiffre représente le budget du Pentagone, comprenant les opérations guerrières à l’étranger, mais pas toute la dépense militaire étasunienne. S’y ajoutent en effet d’autres postes de caractère militaire.

En tenant compte de ces postes et quelques autres, la dépense militaire des États-Unis se monte, en 2018, à environ 1000 milliards de dollars. En dépense pro capite, elle équivaut à 3 mille de dollars par habitant des États-Unis. La dépense militaire est la principale cause du déficit fédéral, grimpé à 1000 milliards, et en forte augmentation. Avec d’autres facteurs, elle fait gonfler la dette publique USA, montée en 2019 à plus de 22.000 milliards de dollars, avec des intérêts annuels de 390 milliards qui doubleront en 2025.

Ce système tient sur l’hégémonie du dollar, dont la valeur est déterminée non pas par la   réelle capacité économique étasunienne, mais par le fait qu’il constitue la principale monnaie des réserves de devises et des prix internationaux des matières premières. Cela permet à la Federal Reserve d’imprimer des milliers de milliards de dollars avec lesquels est financée la colossale dette publique USA à travers obligations et autres titres émis par le Trésor.

La dépense de la Chine est estimée par le Sipri à 250 milliards de dollars en 2018, même si le chiffre officiel fourni par Pékin est de 175. La dépense de la Russie est estimée à 61 milliards, plus de dix fois inférieure à celle des USA (en se limitant au budget du Pentagone).

Les similitudes entre le déclin de Rome et celui des États-Unis

Vers l’âge de 60 ans environ, à l’époque de l’empereur Néron, un initié de la cour romaine nommé Gaius Petronius écrivit un roman satirique en latin, “Le Satyricon”, sur la corruption morale dans la Rome impériale. Le paysage général du roman a été la transition de Rome d’une république agraire à une superpuissance multiculturelle et mondialisée.

Le roman ne survit que dans une série de fragments étendus. Mais il y a suffisamment de chapitres pour que les critiques s’accordent pour dire que le très vivant Pétrone, surnommé le «juge de l’élégance», était un brillant cynique. Il s’est souvent moqué des conséquences culturelles de l’afflux soudain et perturbateur d’argent et d’étrangers venus d’ailleurs de la région méditerranéenne dans une société romaine autrefois traditionnelle.

Colisée d’El-Jem (Tunisie)

Le roman décrit l’odyssée errante de trois jeunes Grecs célibataires paresseux, sur-éduqués et surtout sous-employés: Encolpius, Ascyltos et Giton. Ils baguenaudaient sans but autour du sud de l’Italie. Ils font la manche et soutirent de l’argent aux nouveaux riches. Ils se moquent des coutumes romaines traditionnelles. Les trois et leurs amis mènent la grande vie au milieu des excès culinaires, culturels et sexuels de l’époque de Néron.

Certains thèmes de «Le Satyricon» sont intemporels et résonnent encore aujourd’hui.

Néron

La transition abrupte d’une société de fermiers ruraux en centres métropolitains côtiers avait créé deux Romes. L’un des deux mondes était constitué d’un réseau sophistiqué et cosmopolite de commerçants, de magouilleurs, d’investisseurs, d’universitaires et de copains impériaux de l’état profond. Leurs villas en bord de mer étaient moins romaines que méditerranéennes. Et ils se voyaient davantage comme des «citoyens du monde» que comme de simples citoyens romains.

Dans le roman, une richesse sans précédent avait produit la licence. Les citadins de la plèbe sucent et flattent les riches sans enfants dans l’espoir d’obtenir des successions au lieu de faire l’effort de gagner leur propre argent.

Les riches exploitent à leur tour les jeunes sexuellement et émotionnellement en leur offrant de faux espoirs de décrocher un héritage.

Pétrone semble se moquer du monde dans lequel il s’est adonné.

Les normes acceptées par son roman sont la pornographie, la violence gratuite, la promiscuité sexuelle, le transgenre, le mariage retardé, le refus de faire des enfants, la peur du vieillissement, la peur de la clochardisation, l’escalade sociale, le matérialisme ostentatoire, la longue adolescence, l’escroquerie et l’arnaque au lieu de travailler.

Les personnages sont obsédés par la mode coûteuse, les mets exotiques et les noms prétentieux. Ils sont les heureux héritiers d’une infrastructure romaine dynamique qui avait mondialisé trois continents. Rome avait incorporé les rives de la Méditerranée dans le droit uniforme, la science, les institutions – toutes contrôlées par la bureaucratie romaine et le pouvoir écrasant des légions, dont beaucoup sont peuplées de non-Romains.

Jamais dans l’histoire de la civilisation une génération n’a été aussi riche et aussi tranquille, aussi désireuse de satisfaire tous les appétits imaginables – et pourtant si ennuyée et si malheureuse.

Mais il y avait aussi une seconde Rome dans l’ombre. De temps en temps, les anti-héros branchés du roman se heurtent à des styles rustiques, commerçants et légionnaires à l’ancienne. Ils sont ce que nous pourrions maintenant appeler, aux USA,  les «déplorables» ridiculisés et les « ridicules ».

Même Pétrone suggère que ces types plus rudes ont construit et maintenu le vaste empire romain. Ils sont caricaturés comme des ploucs et pourtant admirés comme des gens simples et robustes, sans les prétentions ni la décadence des robots urbains du roman.

Pétrone est un satiriste trop habile pour brosser un tableau noir et blanc des bons vieux Romains traditionnels par rapport à leurs successeurs urbains corrompus. Son point de vue est plus subtil.

La mondialisation avait enrichi et uni les non-Romains dans une culture mondiale. C’était un exploit admirable. Mais une telle homogénéisation atténue également les coutumes, traditions et valeurs mêmes qui ont conduit à un succès aussi étonnant de la part de Rome.

Le multiculturalisme, l’urbanisme et le cosmopolitisme de «Satyricon» sont le reflet d’un méli-mélo romain passionnant de langues, d’habitudes et de modes de vie diversifiés, issus de l’Europe du Nord et de l’Ouest, de l’Asie et de l’Afrique.

Mais le nouvel empire a également dilué un agrarisme romain noble et unique. Il a érodé le nationalisme et le patriotisme. La richesse, la taille et le manque de cohésion de l’empire ont finalement réduit l’unité romaine, ainsi que le mariage traditionnel, la maternité et l’autonomie.

L’éducation était également perçue comme ambiguë. Dans le roman, une lecture large assure érudition et sophistication, et aide la science à supplanter la superstition. Mais parfois, l’éducation est également ambiguë. Les étudiants deviennent des fainéants et des prétentieux. Les professeurs ne sont pas différents de pédants bruyants. Les écrivains sont banals et ennuyeux. Les experts d’élite ressemblent à des vieilees pipelettes

Pétrone semble sous-entendre que quelle que soit la Rome de son temps, celle-ci n’était probablement pas viable – mais serait au moins très excitante dans son déclin spectaculaire.

Pétrone soutient également que trop de progrès matériels rapides entraînent une régression morale. Son dernier avertissement pourrait être particulièrement troublant pour la génération actuelle d’Européens et d’Américains. Même si nous nous vantons de globaliser le monde et d’enrichir matériellement et culturellement l’Occident, nous perdons notre âme dans le processus.

Se marier, élever des familles, rester au même endroit, continuer à travailler de nos mains et remporter la gratification peuvent sembler ennuyeux et dépassés. Mais presque 2.000 ans plus tard, c’est tout ce qui maintient la civilisation en vie.

Source : The Similarities Between Declining Rome and the Modern US

Victor Davis Hanson

——————————————————

Le première mondialisation a eu lieu sous l’empire romain

Même langue, mêmes produits consommés, mêmes lois: les habitants de l’empire qui vivaient sous l’ère de l’empereur Trajan appartenaient à une communauté qui s’étendait de l’Espagne à l’Irak actuel.

La scène se déroule dans une grande ville cosmopolite. Des habitants aux origines et aux couleurs différentes s’invectivent dans la même langue. Ils ne pratiquent pas forcément la même religion, mais consomment les mêmes produits, obéissent aux même lois, et partagent le sentiment certainement un peu diffus d’appartenir à la même communauté. Ils sont tous les citoyens de la même entité politique. Non, il ne s’agit pas de la description d’une ville moderne mais d’une cité de l’Empire romain.

Sous l’empereur Trajan qui règne entre 98 et 117, l’Empire romain connait alors son expansion maximum. De l’Euphrate à l’Angleterre, de la Roumanie au Maroc, les habitants de ces territoires se retrouvent sous la coupe de l’empereur et partagent sinon les mêmes valeurs en tout cas un style de vie commun. Les historiens Alberto Angela et Yves Roman publient chacun de leur côté deux ouvrages qui permettent d’éclairer sous un jour nouveau cette première mondialisation à la romaine qui n’est pas sans évoquer notre globalisation actuelle.

Dans son livre, «Empire», Alberto Angela emmène ses lecteurs dans ce vaste territoire en suivant le chemin d’un sesterce, monnaie de laiton qui passe de mains en mains et qui offre à l’auteur l’occasion de brosser mille et une scènes de la vie quotidienne de l’empire. «Les Romains furent les architectes de la première mondialisation de l’Histoire», affirme Alberto Angela. «Un même corps de loi était en vigueur partout et les marchandises y circulaient facilement»

De son côté, l’historien français Yves Roman enfonce le clou. Il vient de consacrer son dernier ouvrage «Rome, de Romulus à Constantin. Histoire d’une première mondialisation » au même sujet. Si l’auteur reconnait volontiers que les Romains n’ont pas inventé le capitalisme à proprement parler, il n’en reste pas moins qu’ils sont les premiers à «décloisonner» la Méditerranée et à y construire tout autour une civilisation. «Vous pouviez vous asseoir dans une taverne d’Alexandrie, de Londres ou de Rome et commander le même vin de Moselle, puis assaisonner votre plat avec la même huile d’Hispanie. Dans la boutique d’à côté vous pouviez acheter une tunique dont le lin était cultivé en Egypte mais qui avait été tissée à Rome», s’enthousiasme Alberto Angela.

Pour Yves Roman, les ingrédients de cette mondialisation sont à rechercher dans les origines même de la cité: «Rome fut fondée par des bergers, des vagabonds et des hors-la-loi», note l’historien. «Elle doit être définie comme une cité toujours ouverte, ce qui ne fût pas du goût de tout le monde en Italie». Si la plupart des historiens de l’Antiquité, à l’instar de Paul Veyne, ont souvent parlé de «civilisation gréco-romaine», Yves Roman nuance ce label et insiste sur les spécificités de l’identité romaine. Cette dernière ne s’est pas élaborée autour de la notion d’autochtonie mais a toujours su intégrer et assimiler d’autres peuples à son territoire. La relation que les Romains entretiennent avec la culture grecque se révèle paradoxale: «Admettre, quand on est à la tête d’un immense empire, que la culture du peuple voisin peut être supérieure sur bien des points à la sienne constitue une démarche originale, qui ne s’est jamais rencontrée à l’identique dans le cours de l’histoire».

Carte de l’Empire romain à son apogée © DR

Pour les deux historiens il y a un texte fondamental qui permet d’éclairer ce processus d’intégration à la romaine. Il s’agit de la retranscription d’un discours prononcé par l’empereur Claude il y a vingt siècles «mais qui pourrait avoir été lu ce matin même dans notre parlement» assure Alberto Angela. Claude souhaite donner l’accès au Sénat à des notables gaulois afin qu’ils puissent y siéger. «Pourquoi Sparte et Athènes, si puissantes par les armes, ont-elles péri, si ce n’est pour avoir repoussé les vaincus comme des étrangers?», s’interroge l’empereur. «Honneur à la sagesse de Romulus, notre fondateur, qui tant de fois vit ses voisins en un seul jour d’ennemis devenir citoyens!».

«Si ces paroles sont pleines de tolérance envers l’autre, elles expriment aussi la volonté bien réelle de l’intégrer. Rome a su créer ainsi une société multiethnique, mais avec une culture officielle. Ni le droit romain, ni l’administration romaine ne sauraient être remis en cause», analyse Alberto Angela. Pour Yves Roman ce discours marque peut-être un des actes fondateur de ce nouvel espace mondialisé qu’est devenu le territoire contrôlé par les Romains: «Ces vues prenaient acte du décloisonnement du monde avec la ferme volonté de créer un empire unifié». Les sénateurs vont tout de même refuser la demande de Claude. Il faudra attendre encore quelques génération avant de voir la composition du Sénat évoluer. Mais quelques générations plus tard c’est même un Septime Sévère aux origines africaines qui prend les commande de l’Empire. Un véritable « Barack Obama » du monde antique selon Alberto Angela. La politique d’intégration à l’Empire fonctionne alors à plein régime.

 Par la suite, quand la puissance militaire de l’Empire déclinera, et que les pressions aux frontières s’accentueront, Goths, Alains et autres Burgondes ne chercheront pas à détruire leur voisin mais plutôt à intégrer l’empire, «comme quelqu’un vivant aujourd’hui dans le tiers-monde ne souhaite pas forcément voir disparaître New-York ou l’Occident mais simplement porter des jeans, des baskets et jouir des avantages du système», affirme non sans malice Alberto Angela.

Les Romains atteignent un niveau de civilisation matérielle tel qu’il faudra attendre le XXe siècle pour retrouver cette prospérité. L’économie mondialisée autour de la Méditerranée s’appuie sur une force de travail bon marché : les esclaves. «L’esclavage est chose banale, rappelle Alberto Angela. Il ne choque personne. C’est l’une des différences majeures entre l’Empire romain et notre époque».

Il n’en reste pas moins qu’à la lecture des deux ouvrages, on ne peut s’empêcher de tisser des liens entre ce monde disparu et le nôtre. Le voyage du sesterce que nous propose Alberto Angela durant le règne de Trajan , alors que l’Empire romain se trouve à son apogée, permet de dresser le tableau d’une culture qui traverse des problèmes étonnamment proches des nôtres : «Augmentation du nombre des divorces et fléchissement de la natalité, engorgement du système judiciaire à cause du nombre incroyable de procès, scandales engendrés par le vol d’argent public et le financement de grands projets fantômes, déforestation tragique de certaines régions à cause de la pénurie de bois, ou encore «bétonnage» de zones côtières avec la construction d’opulentes villas. Il y avait même une guerre en «Irak», et l’invasion de la Mésopotamie par Trajan-là où deux mille ans plus tard interviendront les forces de la Coalition-nous rappelle les problématiques militaires et géopolitiques du XXIe siècle ».

Guillaume Henchoz

VOIR AUSSI :

L’Empire anglosioniste : une hyperpuissance dirigée par des cervelles de moineaux

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3 commentaires:

Vercingetorige24 mai 2019 à 14:51

Il semble que Septime Severe etait le premier et unique empereur juif ou d’origine juive ou au moins simpatisant du monde juif. Comme par hasard l’Empire a commencé à s’ecrouler. Pour l’Empire Usa c’est la meme chose: Obama est comme Septime Severe d’origine afraicaine et tres attaché à la juiverie americaine.

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Hadj-Larbi24 mai 2019 à 18:14

L’empereur Septime Sévère n’était pas juif mais Berbère de Libye. C’était d’ailleurs le vainqueur des terribles guerriers Parthes. Révisez votre histoire avant d’avancer des affirmations complètement fausses.

Vercingetorige24 mai 2019 à 22:46

“Septime Sévère (193 à 211) autorise les Juifs présents à Rome et sur le territoire de l’Empire romain à assumer des fonctions civiles et militaires, toutefois limitées dans les hiérarchies, et révisées à la baisse par ses successeurs”.

http://jasmina31.over-blog.com/article-antiquite-aux-origines-des-premiers-juifs-en-gaule-74415911.html

Monsieur, je n’ai jamais affirmé categoriquement que Septime Severe etait un juif. J’ai ecrit: Il semble… et j’ai conclu: “Au moins simpatisant du monde juif”. 

En autorisant les Juifs presents à Rome etc. Septime Severe etait probablement encore pire d’eux.

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Trump à l’Iran: « Ne menacez plus jamais les Etats-Unis! »

Mai 22, 2019

Le président Donald Trump a expliqué clairement au régime islamiste de l’Iran, qu’un combat avec les Etats-Unis « constituerait la fin officielle de l’Iran ».

« Si l’Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l’Iran », a déclaré Trump dans un tweet. « Ne menacez plus jamais les Etats-Unis! »

Le tweet intervient alors que les craintes grandissent face à un éventuel affrontement militaire entre les deux pays. Des responsables à Washington débattent des informations récentes sur la question de savoir si l’Iran ou les milices qu’il soutient envisagent éventuellement d’attaquer les avoirs américains ou s’ils agissent de manière préventive pour tenter de dissuader les Américains d’agir.

Trump a pris un ton apparemment plus modéré dans une interview accordée à Fox News diffusée dimanche soir.

« Je ne veux tout simplement pas qu’ils aient des armes nucléaires, et ils ne peuvent pas nous menacer. Et avec tout ce qui se passe, et je ne suis pas du genre à croire – vous savez, je ne suis pas quelqu’un qui veut entrer en guerre, parce que la guerre nuit aux économies, la guerre tue les gens et c’est de loin ce qui m’inquiète le plus « , at-il déclaré.

« Je ne veux pas me battre. Mais vous avez des situations comme l’Iran, vous ne pouvez pas les laisser posséder l’arme nucléaire – vous ne pouvez pas laisser cela se produire« , a-t-il déclaré.

L’administration Trump a tenté d’utiliser une combinaison de rhétorique belliciste, de pressions diplomatiques, de sanctions économiques et maintenant de postures militaires afin de changer fondamentalement la nature du régime iranien.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a déclaré dans un discours de l’année dernière que les actions de Washington, notamment l’abandon de l’accord nucléaire avec Téhéran, visaient à contraindre l’Iran à se comporter comme un pays « normal » – un pays qui ne sponsorise pas le terrorisme ni ne cherche à développer des armes nucléaires. 

Barbara Starr, de CNN, a rapporté vendredi que les Etats-Unis auraient des images de navires de commerce iraniens dans le golfe Persique transportant des des missiles et d’autres munitions, selon un responsable américain au courant de la situation. Le gouvernement américain n’a fourni aucune preuve que les navires transportent des missiles cachés et d’autres munitions et CNN n’a pas examiné de doutes concernant les déclarations de l’armée  des États-Unis.

CNN avait précédemment rapporté que de nombreux responsables ont affirmé que les récents mouvements de missiles par des navires iraniens différait du schéma typiquement iranien consistant à transporter des missiles à l’extérieur du golfe Persique aux forces soutenues par l’Iran au Yémen. Ce mouvement inhabituel fait partie des indicateurs américains déterminant de prochaines attaques iraniennes.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a déclaré la semaine dernière que le gouvernement Trump ne souhaitait pas la guerre avec l’Iran, mais qu’il était prévenu d’une réponse « rapide et décisive » de la part des Etats-Unis, si l’Iran devait lancer une attaque.

« Le régime de Téhéran devrait comprendre que toute attaque de sa part ou de la part de leurs mandataires, quelle que soit leur identité, contre les intérêts ou les citoyens des États-Unis obtiendra une réponse rapide et décisive de la part des États-Unis », a-t-il déclaré.

Plus tôt ce mois-ci, le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, a déclaré que les Etats-Unis avaient déployé l’USS Abraham Lincoln Carrier Strike Group et un groupe de travail sur les bombardiers au Moyen-Orient en réponse à « plusieurs indications et avertissements inquiétants et croissants » de l’Iran.

« Les Etats-Unis ne cherchent pas la guerre avec le régime iranien », a écrit Bolton dans un communiqué publié par la Maison Blanche. « Mais nous sommes tout à fait prêts à réagir à toute attaque, qu’elle soit par procuration, par le corps des gardiens de la révolution, ou par des forces iraniennes régulières. »

source: wxyz.com

USA/Iran : Trump face à un dilemme cornélien

Entre un durcissement des pressions et une levée partielle ou complète des sanctions anti-iraniennes, le choix reste difficile pour les États-Unis. Une fois avoué, il leur serait peut-être plus facile de vivre avec leur échec. Dans une note parue dans le journal libanais Al-Binaa, l’expert en stratégie militaire et général de brigade à la retraite de l’armée libanaise, Amin Hoteit, s’intéresse à cette question. Les lignes qui suivent sont un résumé de son texte.

Les tensions actuelles entre l’Iran et les États-Unis ne doivent pas être considérées comme étant une dispute éphémère. Ces différends puisent leurs racines dans les tout premiers jours de la victoire de la Révolution islamique.

Le bourbier auquel sont aux prises aujourd’hui les États-Unis est beaucoup plus sérieux qu’ils auraient pu l’imaginer. Et cette situation est due à deux facteurs :

– Premièrement, la guerre économique américaine contre l’Iran s’est soldée par un échec, tandis qu’un coup de fil des Iraniens se fait toujours attendre à la Maison-Blanche. Cela montre que les Iraniens font fi des exigences trop élevées de Donald Trump et ses assistants.

– Deuxièmement, les États-Unis craignent qu’une intervention militaire contre l’Iran ne leur apporte pas les résultats escomptés. Cette peur, cette vive préoccupation, pousse les États-Unis à poursuivre leur guerre économique contre Téhéran. Et la persistance de cette situation provoque une nouvelle inquiétude pour les États-Unis : ils craignent à présent que le contrôle des évolutions dans la région puisse facilement leur échapper.

Si les Américains entraient dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient, leur défaite serait certaine. Pire encore, tous les intérêts des États-Unis dans la région pourraient partir en fumée.

D’autre part, les États-Unis savent très bien que si les tensions avec l’Iran restent irrésolues, la donne moyen-orientale deviendra hyper-dangereuse pour leurs alliés dans la région. Un effet domino pourrait donc entraîner la chute des alliés moyen-orientaux des États-Unis. C’est dans de telles conditions que les Européens disent ne pas être prêts à adhérer à une décision américaine de déclencher la guerre contre l’Iran, tandis que l’Égypte aussi a, à son tour, quitté le projet américain de l’OTAN arabe.

Les Américains se sont aperçus aujourd’hui qu’une confrontation avec l’Iran serait tout sauf facile, que ce soit sur le plan militaire ou économique.

Pour éviter d’infliger de plus grandes pertes à leurs alliés et, surtout, pour empêcher l’effondrement de leur politique moyen-orientale, les États-Unis doivent faire aujourd’hui un choix difficile, un peu comme un épicier qui voit se détruire la rentabilité de son petit commerce. La meilleure chose à faire, pour Washington, serait de reconnaître avec courage ses erreurs ainsi que l’échec de ses politiques.

« Ghadir », le fantôme du golfe Persique

L’Iran est parmi les rares pays ayant une capacité de tir en immersion. Les puissances étrangères ayant envoyé des navires dans la région auraient raison de s’inquiéter de leur sécurité. « Ghadir » est un sous-marin iranien capable de se déplacer comme un fantôme au fond du golfe Persique et de frapper l’ennemi sans être localisé. Un article paru sur le site de l’agence IRNA s’attarde sur les caractéristiques du sous-marin Ghadir.

Deux sous-marins de type Ghadir ont rejoint 

la marine iranienne en novembre 2018. ©IRNA

Ghadir est un sous-marin léger et très efficace dans les eaux peu profondes, ayant fait preuve d’une grande utilité dans les eaux du golfe Persique, de la mer d’Oman et du détroit d’Hormuz.

Sa grande performance en plongée et en montée et sa capacité de se détacher du quai en seulement 30 secondes fait de Ghadir un sous-marin idéal pour mener ses opérations.

Ghadir est en plus capable de larguer des torpilles depuis deux endroits conçus sur sa proue.

Parmi d’autres privilèges de ce sous-marin furtif de 15 tonnes, l’on pourrait citer sa capacité de déplacement rapide, d’interception des submersibles de surface et sous-surface, de localisation des cibles militaires et de transport des commandos marins. Sans oublier que le sous-marin Ghadir est capable de se maintenir sous l’eau pendant une durée de temps convenable et idéale pour mener des opérations.

Utilisant un moteur diesel-électrique, Ghadir est un sous-marin silencieux et l’un des plus difficiles à identifier par l’ennemi. Il profite, en plus, d’un système Sonar de petite taille, [Sonar étant l’acronyme anglais du système de détection fondé sur la réflexion des ondes sonores], d’un capteur de contrôle de profondeur automatique et des systèmes de guidage pouvant fonctionner en mode manuel, hydraulique ou encore automatique.

Ghadir est doté d’un système sophistiqué de largage de torpilles à haute précision ainsi que de systèmes de télécommunication à fabrication 100% nationale, assurant sa liaison avec d’autres unités de submersibles et d’aviation maritime ainsi qu’avec des centres de commandement. Cela constitue un point fort pour assurer un échange d’informations en toute sécurité, lorsqu’il s’agit de mener des opérations asymétriques et de mutualiser les capacités opérationnelles des unités impliquées.

Ghadir, capable de larguer aussi des missiles de croisière

Depuis peu, les sous-marins Ghadir iraniens ont acquis également une capacité de largage de missiles de croisière ; ce qui leur assure une capacité renforcée à frapper de grands navires, voire, le cas échéant, des cibles situées sur les côtes. La marine de la RII a démontré cela pour la première fois lors des manœuvres « Velayat-97 » du février 2019.

Source : Presstv

eudi 23 mai 2019

USA vs Chine. Attaquer Huawei n’est pas une victoire dans la guerre technologique

Cette entreprise chinoise est une reine de l’échiquier technologique, mais Pékin demandera simplement à ses petits génies d’atteindre le prochain niveau.

C’est une guerre géopolitique, géoéconomique, froide jusqu’à présent, mais maintenant sur le point de descendre au niveau glacial. La stratégie de sécurité nationale des États-Unis l’énonce sans équivoque. La Chine est un concurrent stratégique et doit être maîtrisée à tous les niveaux: économique, militaire et surtout technologique.

Entrez dans l’offensive concertée actuelle, allant de la 5G à l’IA, en passant par les mouvements visant à empêcher la mondialisation 2.0. Ajoutez à cela une pression maximale dans le monde entier pour empêcher les pays d’adhérer à l’initiative «Nouvelles routes de la soie» ou Belt and Road Initiative (BRI), concept de politique étrangère organisateur pour la Chine dans un avenir prévisible et feuille de route stratégique pour l’intégration eurasienne jusqu’en 2049 .

La rivalité technologique entre les États-Unis et la Chine sur la 5G et d’autres secteurs s’intensifie. Image: iStock

Tout est interconnecté; guerre commerciale de l’administration Trump, Google bloquant Huawei contre le système d’exploitation Androïd amélioré, la diabolisation de Belt and Road. Tout repose sur le contrôle des chaînes d’approvisionnement mondiales et de l’infrastructure technologique.

Huawei n’est pas un pion mais la reine de l’échiquier de la guerre des technologies. Dans un environnement où les entreprises informatiques chinoises grimpent rapidement dans le classement des brevets scientifiques, Huawei est déjà le premier parmi ses pairs. Des connaissances techno-scientifiques à la recherche appliquée et aux solutions de marché créatives, China Tech représente une «menace» concertée pour la technologie américaine. C’est le cœur de l’affrontement géopolitique et géoéconomique entre l’hégémon et la superpuissance en devenir.

Les pressions exercées sur l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, par exemple, sur la base d’un concept flou «d’agression économique», ne forceront pas ces pays industrialisés à se défaire de Huawei, car ils peuvent tirer parti du leadership de Huawei sur la 5G pour créer leur propre système «intelligent» ou villes sûres.

La fragmentation des chaînes d’approvisionnement mondiales – comme le souhaite l’administration Trump – ne la coupe pas non plus, l’interdépendance règne toujours. Quelque 22% des produits Huawei contiennent des composants américains et la puce Snapdragon d’American Qualcomm est intégrée à la plupart des smartphones chinois.

Ce qui compte le plus, c’est la manière dont le Made in China propose des offres globales créatives, privilégiant la valeur ajoutée pour les entreprises, dans la mesure où il cible une masse de clients mondiaux, privés et professionnels. Ce processus est au cœur de Made in China 2025, qui vise à dissocier la technologie occidentale et à faire de la Chine un leader mondial de l’IA, des services cloud, de l’Internet des objets (IoT), de l’automatisation industrielle 4.0, de la biotechnologie et de l’aérospatiale. Adieu la fabrication en série à faible coût. Bonjour au nuage de technologies émergentes.

Asianomics’ est la voie à suivre

Dans «Les super-puissances de l’intelligence artificielle: la Chine, la Silicon Valley et le Nouvel Ordre mondial», le capital-risque Kai-Fu Lee, fort de plusieurs décennies d’expérience des deux côtés de la filière technologique, montre de manière concluante que la technologie “créera un fossé entre les superpuissances de l’intelligence artificielle et le reste du monde, et peut diviser la société en classes “imitant” la science fiction dystopique. “

Les États-Unis et la Chine sont déjà des superpuissances de l’IA car, outre les laboratoires les plus talentueux de recherche, ils peuvent compter sur «une large base d’utilisateurs et un écosystème dynamique d’entreprise et de capital-risque».

En Eurasie, suivant l’empreinte de la BRI, la Chine est tenue de régner sur la 5G et l’IA, de l’Asie du Sud-Est à l’Asie du Sud-Ouest et jusqu’en Afrique.

Cela laisse l’Europe de l’Ouest comme le principal champ de bataille géoéconomique, sur Internet et les services Internet, à conquérir par Huawei et d’autres sociétés de technologie chinoises. Il est toujours important de se rappeler que la grande majorité des soi-disant «alliés» des États-Unis – notamment en Asie, mais aussi dans de vastes régions d’Europe – négocient ou investissent davantage avec la Chine qu’avec les États-Unis.

La 5G établira un nouveau paradigme technologique en robotique appliquée à la production industrielle, à la chirurgie à distance, aux nouvelles solutions de transport axées sur l’IA, à la logistique de la distribution et à de nombreux autres domaines spécialisés. Pensez, par exemple, aux conteneurs maritimes engagés dans une communication autonome – dans un écoulement libre d’interconnexion à grande vitesse.

Dans ce nouvel environnement, Huawei est plus économe, moins cher, plus innovant et ses produits consomment moins d’énergie. Ajoutons à cela que les entreprises chinoises souhaitent expérimenter des opérateurs de télécommunications, par exemple en investissant dans des centres de recherche et des laboratoires en Europe, tels que le Huawei Transparency and Cyber Security Center à Bruxelles.

Non seulement la Chine, mais l’Asie dans son ensemble est en train de devenir le moteur privilégié du développement technologique du XXIe siècle. Bienvenue donc à «Asianomics».

Cela signifie que Huawei, même attaquée par le gouvernement américain et repoussée par Google, n’aura aucun problème à trouver d’autres fournisseurs chinois et asiatiques. En fait, comptez sur Beijing pour rallier avec force toutes les grandes entreprises chinoises du secteur des technologies afin de développer toutes les technologies de composants qui font encore défaut à la Chine. Les précédents abondent. Jetons un coup d’œil à l’un des plus importants.

Innover ou mourir

En septembre 2014, le Premier ministre Li Keqiang s’est adressé au «Summer Davos» chinois à Tianjin pour expliquer en quoi l’innovation technologique était essentielle pour créer de la croissance et moderniser l’économie chinoise.

Ces discours consistent généralement en une litanie somnolente de jargons et d’exhortations. Mais cette fois, Li a proposé un nouveau slogan sans précédent: «Entrepreneuriat de masse et innovation de masse». Et cela est rapidement devenu le cri de ralliement d’un processus dirigé par le gouvernement visant à promouvoir les écosystèmes de démarrage et à soutenir l’innovation technologique.

En juillet 2015, le Conseil d’État de la Chine – qui élabore toutes les grandes politiques qui comptent – a publié une directive majeure; désormais, tout le monde devrait rejoindre le mouvement «Entrepreneuriat et innovation de masse». L’objectif était de créer des milliers d’incubateurs technologiques, de zones d’entreprenariat et de «fonds directeurs», soutenus par Beijing, afin de séduire davantage de capital-risque privé, parallèlement à des politiques fiscales sexy et à la simplification des permis gouvernementaux nécessaires pour créer une entreprise.

C’est comme ça que ça marche en Chine. Le gouvernement central peut fixer les objectifs principaux. Mais la mise en œuvre est totalement locale – comme chez des milliers de maires et de responsables locaux. Ces personnes ne sont promues au sein de la vaste bureaucratie que par la performance. Et les examinateurs sont bien sûr de grosses pointures dans le département des ressources humaines du Parti communiste chinois. Il est donc facile d’imaginer la frénésie lorsque Pékin se fixe des objectifs clairs. Allez-y, sinon disparaissez dans l’oubli de votre carrière.

C’est exactement ce qui va se passer ensuite. Pékin dira à China Tech d’atteindre le niveau supérieur. Quiconque a visité le centre d’expériences technologiques frénétique de Shenzhen sait ce que cela signifie. La répression américaine contre Huawei va inévitablement se retourner contre l’Amérique.

Huawei a maintenant accéléré la mise en œuvre commerciale de son propre système d’exploitation, qui sera complètement adapté aux marchés mondiaux. Leur plan B est maintenant le plan A – avec la vengeance en prime. Ne sous-estimez jamais le pouvoir des conséquences imprévues. Huawei brisant le monopole de facto de Google pourrait bien être au coin de la technologie.

Pepe Escobar 21/5/2019

Trump avait raison : CNEX Labs accuse Huawei d’avoir volé sa propriété intellectuelle

PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 23 MAI 2019

Le procès de CNEX a lieu à un moment difficile pour Huawei, alors que Google vient de bloquer Huawei sur les téléphones Android, et que le président Trump s’est engagé dans un bras de fer avec la Chine pour qu’elle mette fin à une longue pratique de vol de propriété intellectuelle et de brevets.

La semaine dernière, le fabricant chinois d’équipements de télécommunications (et la deuxième marque mondiale de smartphones), a été placé sur une liste noire commerciale par l’administration Trump, qui a également signé un décret exécutif qui permet d’empêcher les entreprises américaines de faire affaire avec Huawei et d’autres entreprises, considérées comme une menace pour la sécurité nationale.

En conséquence, plusieurs entreprises ont suspendu leurs activités avec Huawei, notamment Google, Qualcomm, Intel et ARM.

C’est dans ce contexte, donc, qu’une jeune entreprise de semi-conducteurs de la Silicon Valley à San José, poursuivie en justice par Huawei pour vol de secrets commerciaux, a riposté dans des documents judiciaires, accusant le vice-président de l’entreprise chinoise de conspirer pour voler sa propriété intellectuelle, rapporte le Wall Street Journal.

Dans les documents déposés au tribunal, CNEX Labs, qui est financièrement soutenu par Dell et de Microsoft, allègue qu’Eric Xu, qui est également l’un des PDG de Huawei, a travaillé avec d’autres employés de Huawei pour voler sa technologie exclusive.

L’action en justice, qui doit être jugée le 3 juin devant la cour fédérale du district est du Texas, a débuté en 2017 lorsque Huawei a poursuivi CNEX et l’un de ses fondateurs, Yiren « Ronnie » Huang, un ancien employé du bureau de Huawei à Santa Clara, pour avoir volé sa technologie et utilisé des moyens illicites pour détourner 14 autres employés de Huawei.

CNEX a déposé une demande reconventionnelle l’année suivante.

Huawei a nié les allégations de la startup au tribunal.

Selon les les transcriptions judiciaires des documents déposés au tribunal et vues par le Wall Street Journal :

Un ingénieur de Huawei a rencontré les responsables de la startup en juin 2016 en prétendant être un client potentiel.

Mais l’ingénieur était envoyé par Xu pour espionner les données techniques de CNEX.

Il a ensuite produit un rapport sur la technologie de CNEX, et l’a mis dans une base de données d’informations sur les concurrents de l’unité de développement des puces de Huawei.

Les avocats de CNEX affirment également que Xu était au courant d’un partenariat entre Huawei et l’Université de Xiamen qui aurait fait partie du plan visant à voler les secrets commerciaux de la startup.

Ils affirment que Xiamen a obtenu une carte mémoire de CNEX en 2017 en vertu d’un contrat de licence, affirmant qu’il serait utilisé pour la recherche universitaire.

Mais l’avocat de CNEX, Eugene Mar, a déclaré que « ce qui était caché à CNEX, c’est que Xiamen travaillait avec Huawei et avait conclu un accord séparé avec Huawei pour leur fournir tous leurs rapports de tests de recherche ».

L’information tirée de l’étude de l’université aurait ensuite été utilisée pour des projets de fabrication de puces Huawei, dont un qui devrait être publié cette année.

Les avocats de Huawei ont réfuté les accusations de CNEX, affirmant que le partenariat entre Huawei et l’université n’impliquait pas de reverse ingénierie, ni de secrets commerciaux de CNEX, et visait à concevoir un logiciel de base de données au lieu de développer des puces.

Un avocat Huawei a déclaré que Xu faisait partie de la chaîne de direction qui avait demandé des informations sur CNEX et qu’un document de CNEX avait été placé dans la base de données de son unité de développement de puces, mais il a nié les allégations selon lesquelles quelque chose avait été volé.

Le cofondateur de CNEX, Huang, a déclaré au tribunal qu’il avait proposé de vendre sa propriété intellectuelle à Huawei lorsqu’il a commencé à travailler pour Futurewei, son unité de recherche et développement. Huawei a refusé son offre, mais il a ensuite essayé d’obtenir de Huang qu’il leur donne sa Propriété Intellectuelle en vertu d’une convention collective que Huang a refusé de signer, affirme-t-il.

Huang a quitté Futurewei en 2013 et a fondé CNEX Labs peu après.

Trump, ses juifs et ses “chrétiens” sionistes

Les gens estimant que la politique étrangère des USA devrait être établie comme produit d’une discussion sérieuse prenant en compte la diversité des points de vue afin de profiter au peuple étasunien devraient peut-être prendre note de ce qui se passe en ce moment dans l’administration du président Donald Trump. Nombre d’observateurs ont bien pris acte de l’utilisation qui était faite de pressions implacables, intégrant des menaces d’interventions militaires, en lieu et place de négociation, mais sans surprise, les médias n’ont pas fait leur travail de remise en cause du fait que l’équipe en place s’occupant du Moyen-Orient particulièrement volatile soit composée presque exclusivement de juifs orthodoxes et de chrétiens sionistes.

Pour résumer, l’équipe de choc de Trump pour le Moyen-Orient est menée par son gendre Jared Kushner, un juif dont les conseillers personnels sont TOUS des juifs orthodoxes. David Friedman, l’ambassadeur des USA en Israël est également juif orthodoxe, a un passé d’avocat spécialisé en banqueroutes, et aucune lettre de créance diplomatique ou en matière de politique étrangère.

 Il constitue un soutien indéfectible des installations de colonies israéliennes illégales en Cisjordanie et sur le plateau du Golan, et est même allé jusqu’à financer ces installations. Friedman reprend telles quelles les déclarations du gouvernement israélien comme un perroquet et a fini par réussir à faire changer les mots utilisés dans les communications du département d’État : le mot « occupé » s’est vu éliminé quand mention est faite de l’occupation illégale par Israël de la Cisjordanie. Son humanité se cantonne strictement à son judaïsme : il va jusqu’à défendre les tirs israéliens contre des milliers de manifestants désarmés et le bombardement d’écoles, d’hôpitaux et de centres culturels. Quant à savoir en quoi il représente les États-Unis et leurs citoyens ne disposant pas de la double-nationalité israélo-américaine, c’est un mystère total.

Le conseiller en chef de Friedman est le rabbin Aryeh Lightstone, décrit par l’ambassade comme expert en « formation au judaïsme et plaidoyer pro-Israël ». Lightstone a déjà décrit Donald Trump comme causant « un danger existentiel pour le parti républicain ainsi que pour les USA », et l’a même accusé de mollesse face à un public composé de juifs. À ce qu’il semble, dès que l’opportunité s’est présentée, il a changé d’idée quant à son nouveau patron. Avant de travailler pour le gouvernement en 2014, Lightstone avait fondé et dirigé Silent City, un groupe pro-juif soutenu par des fonds d’extrême droite, et qui s’est opposé à l’accord nucléaire avec l’Iran, et se bat également pour combattre le mouvement non-violent Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

Le principal « négociateur international » de Trump pour le Moyen-Orient est lui aussi un juif orthodoxe, en la personne de Jason Greenblatt, ex-avocat de la Trump Organization. Si vous avez lu son article d’opinion récent, publié dans le New York Times sous le titre « Le sort de Gaza vous préoccupe ? Prenez-vous en au Hamas », vous avez eu le bonheur d’apprendre que les misères vécues par les palestiniens à Gaza n’ont rien à voir avec les tireurs embusqués israéliens, les tirs d’artillerie ou les bombes au phosphore. Tout est de la faute des arabes eux-mêmes. Greenblatt réussit même à arguer que les colonies israéliennes ne sont « pas un obstacle à la paix », et cela l’énerve beaucoup que des défaitistes se permettent de considérer Israël comme partiellement coupable de la catastrophe humanitaire qui se produit à Gaza.

Kushner, Greenblatt et Friedman constituent d’excellents échantillons de personnes présentant une « double loyauté », incapables de comprendre que leurs allégeances religieuses et ethniques sont incompatibles avec une loyauté pleine et entière envers les États-Unis. Les autres acteurs clés pro-israéliens de l’establishment de notre politique étrangère sont présentés comme des chrétiens ; on y compte le vice-président Mike Pence et le secrétaire d’État Mike Pompeo, deux chrétiens sionistes [1] considérant (et espérant) que la recréation d’Israël s’inscrit dans une prophétie biblique qui amènera à une grande guerre, à la fin du monde tel que nous le connaissons, et au retour du Christ sur terre [2]. Et le dernier compère de la ligne sioniste est le conseiller en sécurité nationale John Bolton, qui reçut par le passé le « prix du meilleur défenseur d’Israël », [Defender of Israel Award, NdT], et qui constitue l’un des partisans les plus fervents d’une guerre contre l’Iran.

Ce n’est pas vraiment ce qu’on appellerait un modèle de diversité, n’est-ce pas ? En fait, il manquait une pièce, au poste de Secrétaire assistant auprès du Département d’État pour les Affaires moyennes-orientales : ce poste est resté vacant pendant quatorze mois, le Sénat n’ayant pas approuvé le candidat proposé par Trump, un certain David Schenker. Schenker n’était pas en poste, non pas en raison de réserves, que d’aucuns pourraient juger légitimes, quant à son passif ou ses biais présumés, mais parce que le sénateur Tim Kaine exigeait de la part de la Maison-Blanche des documents en lien avec ses actions militaires en Syrie, un sujet plus ou moins annexe. Schenker a fini, mercredi dernier, par se voir approuvé par le Sénat, par 83 voix contre 11.

Schenker a passé le plus gros de son temps à Washington, à l’institut de Washington pour la politique au Proche-Orient [Washington Institute for Near East Policy (WINEP), NdT], un groupe de réflexion soutenant le gouvernement israélien. Il est devenu analyste tout de suite après avoir obtenu son diplôme universitaire, et sa carrière présente le schéma de rebond habituel aux néo-conservateurs entre des fondations pro-israéliennes et des postes au gouvernement, permettant de se fabriquer un CV et une crédibilité. Il était en poste au Pentagone sous George W Bush, c’est à dire au cœur du chaudron néo-conservateur de l’époque, avec Paul Wolfowitz et Doug Feith. Et le WINEP n’est pas un groupe de réflexion ordinaire. Cet institut fut fondé par le Comité des affaires publiques Amérique-Israël [American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), NdT], le lobby pro-Israël le plus puissant de Washington. Décrire le WINEP comme « soutien du gouvernement israélien » s’apparente à un doux euphémisme.

Quand la nouvelle de la confirmation par le Sénat de la prise de poste de Schencker s’est répandue, Robert Satloff, Directeur général du WINEP, s’est ravi de ce que « la carrière de David Schenker a toujours été dévouée à améliorer la qualité de la politique étasunienne au Moyen-Orient, et il est tout à fait approprié qu’il ait désormais pour rôle de mettre en œuvre ces politiques à un moment aussi critique pour les intérêts des USA dans la région ». Satloff a de quoi jubiler, le lobby qu’il dirige disposant à présent de son gentil garçon juif à un poste de direction du département d’État, d’où il pourra « améliorer la qualité » de la politique étrangère étasunienne pour le Moyen et le Proche Orient au bénéfice d’Israël.

Dans un communiqué de presse du WINEP, les présidents de l’Institut Shelly Kassen et Martin J. Gross se sont également réjouis, expliquant que « nous sommes fiers du fait que David Schenker sera le dernier d’une longue série d’experts de l’Institut à prendre un poste de direction auprès du gouvernement – tant dans les administrations républicaines que démocrates – pour apporter une expertise sur le Moyen-Orient ».

De fait, Schenker est vraiment plein à ras bord d’expertise, mais l’inclinaison du gouvernement à penser que toute opinion experte sur le Moyen-Orient se rapporte en exclusivité à des pseudo-universitaires juifs et des groupes de réflexion parasites est pour le moins étrange. Il faut s’attendre à ce que Schenker n’hésite pas à durcir le ton envers les Arabes. Dans une interview de septembre 2017, il soulignait la menace causée par « les tunnels du Hezbollah sous la frontière entre Israël et le Liban ». Et il pense qu’une prochaine guerre entre Israël et le Hezbollah « n’est pas une question de savoir ‘si’, mais ‘quand’ ». Il n’est pas besoin d’être grand oracle pour savoir à quel camp Schenker se ralliera, même si Benjamin Netanyahou est à l’initiative de la guerre.

L’histoire américaine est malheureusement pleine de Juifs américains, très attachés à Israël, qui se voient promus par des lobbies très puissants et très riches, et qui agissent selon les intérêts de l’État juif ; leur appartenance à ces lobbies leur permet de rebondir de groupe de réflexion en poste gouvernemental presque sans effort. Et pour ne rien laisser au hasard, de par leur réseautage opiniâtre, les Juifs qui ont également la qualité d’être sionistes sont largement sur-représentés dans tous les agences gouvernementales ayant quoi que ce soit à voir avec le Moyen-Orient. On peut au passage affirmer sans trop se mouiller que les partis républicain et démocrate sont de facto dans les poches des milliardaires juifs israéliens Sheldon Adelson et Haim Saban, deux personnages ayant comme priorité absolue la poursuite des intérêts israéliens, plutôt que les intérêts américains.

Que peut-on y faire ? Ma foi, ce serait bien, ce serait un sentiment presque incroyable de bonheur, de voir les médias et le Congrès faire leur boulot pour une fois, et contester la bonne foi de poseurs comme Kushner, Friedman, Greenblatt et Schenker, sans parler du trio dément constitué par Pence, Pompeo et Bolton. Les intérêts des États-Unis ne sont pas de laisser leurs représentants et porte-paroles, pour une région aussi importante et aussi volatile au niveau mondial, appartenir à une frange partisane ; les sujets qui sont à débattre dans cette région demanderont sans doute des compromis s’ils doivent jamais se voir résolus. Les dirigeants israéliens ne commentent pas sans un sourire entendu la facilité avec laquelle ils peuvent « faire bouger » les États-Unis en leur faveur, en vertu du pouvoir de leur diaspora au sein et autour du gouvernement. Il est peut-être temps de prendre conscience de ce fait, de se débarrasser des collabos, et de faire basculer le pendule dans l’autre direction.

Par Philip Giraldi – Le 11 juin 2019 – Source unz.com

Titre originel : Bienvenue à David Schenker

Le Docteur Philip M. Giraldi est Directeur général du Conseil pour l’intérêt national [Council for the National Interest, NdT], une fondation à but éducatif  dont le but est de promouvoir une politique étrangère au Moyen-Orient plus alignée sur les intérêts des USA. Le site internet de la fondation est councilforthenationalinterest.org

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