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ARMÉE FRANÇAISE

Tribune controversée: 18 militaires signataires vont passer devant un conseil militaire

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Selon le chef d’état-major des Armées, le général François Lecointre, certains signataires risquent la radiation

ARMÉE FRANÇAISE – Les militaires signataires d’une tribune controversée dénonçant le “délitement” de la France et appelant à “soutenir les politiques” qui œuvreront contre vont être sanctionnés, a annoncé ce mercredi 28 avril le chef d’état-major des Armées.

Les 18 soldats d’active identifiés “recevront des sanctions disciplinaires militaires”, a déclaré le général François Lecointre au quotidien Le Parisienen évoquant des sanctions “plus fortes pour les plus gradés”.

“Je considère que plus les responsabilités sont élevées, plus l’obligation de neutralité et d’exemplarité est forte”, a-t-il martelé.

Les généraux en “deuxième section” signataires -proches de la retraite mais qui peuvent toujours être rappelés- risquent pour leur part “la radiation, donc la mise à la retraite d’office”, a-t-il ajouté. 

“Ces officiers généraux vont passer chacun devant un conseil supérieur militaire. Au terme de cette procédure, c’est le président de la République qui signe un décret de radiation”, a précisé le général Lecointre.

“Je souhaite que leur mise à la retraite d’office soit décidée”, a-t-il pour sa part relevé en évoquant “une procédure exceptionnelle”, lancée à la demande de la ministre des Armées.

Florence Parly a demandé lundi des sanctions à l’encontre des signataires, jugeant leurs “actions inacceptables” et “irresponsables”.

“Je vais lui envoyer une lettre pour lui dire qu’il est indigne”

Parmi les signataires, le général Christian Piquemal, ancien patron de la Légion étrangère, a déjà été radié en 2016 des cadres de l’armée pour avoir participé à une manifestation interdite contre les migrants à Calais.

“Je vais lui envoyer une lettre pour lui dire qu’il est indigne, salit l’armée, la fragilise en en faisant un objet de polémique nationale”, a indiqué le général Lecointre.

“Je leur conteste à tous (…) le droit de prendre des engagements politiciens en mettant en avant leur grade”, a-t-il ajouté.

La tribune, publiée par Valeurs Actuelles le 21 avril, signée notamment par une vingtaine de généraux,  appelle le président Emmanuel Macron à défendre le patriotisme.

Les signataires dénoncent le “délitement” qui frappe selon eux le pays et se disent “disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation”.

“Si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre (…), provoquant au final (…) l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles (…)”, promettent-ils dans ce texte mis en ligne 60 ans après le putsch des généraux d’Alger.

“Le fantasme du putsch me paraît hors de propos. Il n’y a pas la moindre tentation de ce genre”, a répliqué le général Lecointre, interrogé sur le lien avec la guerre d’Algérie.

Tribune de généraux à la retraite : révélation d’une chasse aux sorcières

mercredi 28 avril 2021, par  Adélaïde Motte

“Déshonneur des généraux français”, “putsch”, “coup d’État”, les médias et hommes politiques n’en finissent plus de vouer la tribune des généraux, publiée la semaine dernière sur le site de Valeurs Actuelles, aux flammes de l’enfer. Certains sont même allés jusqu’à rappeler le putsch des généraux militaires contre le général de Gaulle, précisément 60 ans plus tôt. Coïncidence ? Probablement. Rien, dans cette tribune, n’appelle au coup d’État ou à la révolte, au contraire. Les généraux sont “disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation”. Or, la tribune s’adresse au Président, aux membres du gouvernement et aux parlementaires.

Les généraux ne menacent donc pas d’un putsch, mais au contraire offrent leurs services au gouvernement. L’appel de Marine Le Pen à rejoindre son parti, d’une part n’engage qu’elle, d’autre part concerne sa propre candidature à la présidentielle. Là encore, il ne s’agit pas d’une éventuelle tentative future de coup d’État.

Les médias et les politiques ont à nouveau choisi de regarder le doigt plutôt que la lune. M. Mélenchon et Mme Schiappa feraient mieux de se pencher sur les risques liés au racialisme et à l’islamisme au lieu d’accuser ceux qui osent prendre la parole pour pointer ces problèmes.

Puputsch et déliquescence

Une tribune de généraux qui dénonce le délitement français, et c’est tout le pouvoir qui hurle au fascisme. Pour camoufler son incompétence ?

Il n’y a pas de quinquennats faciles, mais en termes de rebondissements dramatiques, celui d’Emmanuel Macron tient pour le moment largement la dragée haute à ceux de ses prédécesseurs, pourtant pas en reste lorsqu’il s’est agi d’enfiler boulettes et bévues, déclencher des vexations et subir les avanies du destin.

Le Président Des Bisous

Pensez donc : alors que Hollande, le Président des bisous, collectionnait essentiellement quelques âneries typiques ainsi qu’une amusante humidité météorologique pendant sa première année, Macron devait rapidement faire face dans le même temps de mandat à une grogne de plus en plus forte d’une partie du peuple, cette partie qui est d’habitude taiseuse et dure à la tâche et qui aura frôlé « l’incident républicain » ultime aux portes de l’Élysée. En quelques mois, l’ex-futur grand homme de notre République avait plongé le pays dans le chaos par ses judicieuses décisions vexantes et taxatoires.

Depuis, le pauvret, ballotté par les événements, enchaîne les doubles saltos périlleux sans parvenir à se réceptionner : confinements ou pas, couvre-feux ou pas, bricolages et improvisations sanitaires, économiques, sociales, tout y passe dans une farandole de ministres aux déclarations toutes plus stupides les unes que les autres.

Le rythme est difficile à suivre, et le feu roulant de l’actualité ne semble pas vouloir laisser souffler le Président débilou qui se retrouve dans un pays prenant l’eau de toute part à y percer des trous en espérant qu’elle repartira par là, auteur inconscient de dissensions internes qui n’y ont pas été aussi fortes depuis deux cents ans à peu près.

Et alors qu’on se dirige droit vers de nouvelles péripéties (faillitesimpôts à gogoterrorisme islamiquedérives judiciaires, j’en passe), voilà que d’enquiquinants pensionnés viennent mettre de l’huile sur le feu : signée par plusieurs généraux à la retraite, une tribune publiée mercredi dans Valeurs Actuelles appelle la classe politique à lutter contre le délitement de la France.

Oui, vous avez bien lu : des (ex-)militaires sortent de leur mutisme pour prévenir solennellement nos dirigeants actuels que la guerre civile menace, et que si, d’aventure, la tendance délétère se poursuivait, une intervention militaire pourrait être nécessaire « dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national. »

Quand on lit ça, on se dit que c’est vraiment l’horreur, quasiment le nazisme et ce d’autant plus que Marine Le Pen semble soutenir ce discours. Les zeures les plus sombres de notre zistoire sont en route, à n’en pas douter !

Dans les rangs du gouvernement, passée l’évidente consternation, c’est l’agitation et la condamnation la plus ferme : non, cette odeur de décomposition avancée ne provient pas du pays, mais du compost éco-conscient qu’on est en train de distribuer à tout le monde pour syntoniser le pays avec Gaïa.

Et comme il n’y a pas plus de délitement du pays que de beurre en broche (c’est sûr, c’est l’État qui vous le dit), on va bien vite expliquer que tout ceci n’est qu’une énième tentative de retour ♩ tralali ♪ de la Beuhête Immonheudeux (dont le ventre est fécond, ♫ tralala ♬), circulez, il n’y a plus rien à voir.

Le fait que ces militaires semblent vraiment excédés de constater les problèmes non résolus, cet abandon du régalien quelque part dans un terrain vague entre un échangeur autoroutier et un quartier émotif, tout ça n’est absolument pas un signe de défaillance du pouvoir actuel. Que nenni : c’est au contraire le signe évident qu’il faut lutter contre une société qui sombre dans l’ultra-sécuritaire, pardi, comme l’expose d’ailleurs Agnès Pannier-Runacher avec la finesse de toute une division Panzer en pleine accélération.

Et alors même que les petits staccatos humides de la ministre déléguée n’ont pas fini de rebondir mollement sur les murs du studio de PravdaInfo, on découvre que les jours précédents ont été émaillés de festivités au commissariat de Trappes et au centre de rétention de Plaisir : alors que les politiciens du pouvoir défilent sur les plateaux et devant les gros micros mous de journalistes subventionnés pour expliquer que tout est sous contrôle et qu’il ne faut pas sombrer dans la nauséabondance facile, les attaques au mortier se multiplient dans les banlieues, le terrorisme islamique égorge de-ci de-là, et les incivilités, actes de coutellerie artistique et autres pugilatscontinuent de plus belle sous l’œil atone de nos médias qui trouvent tout ceci sinon normal au moins explicable sereinement à base de lafotalasociété, et le fascisme, m’ame Ginette, le fascisme, voyez-vous.

Apparemment, la crédibilité de la parole politicienne et médiatique, déjà strictement négative, continue d’explorer les abysses.

Du reste, cette négativité est pratique puisqu’elle permet assez bien d’évaluer la situation réelle : le déni que nos dirigeants déploient montre que le délitement est bien là ; leur volonté de poursuivre les généraux inquiets, de sanctionner leur parole, montre qu’ils ont peur que cette parole porte, en elle, les ferments d’un mouvement d’humeur d’une population dont certains, encore au pouvoir, ont déjà pu tâter de l’agacement il y a quelques mois.

Mieux encore : en choisissant cette voie ridicule d’une levée de bouclier contre l’hydre d’un hideux fascisme fantasmée par toute la gauche, l’extrême gauche, l’extrême centre, ce qui passe pour la droite et à peu près tout le reste, cette brochette de guignols au pouvoir choisit (consciemment ou non) de faire l’impasse complète sur les raisons fondamentales de la colère de ces généraux en pantoufles : eh oui, il est bien plus facile de crier au puputsch que de faire quelque chose pour ramener la sécurité là où elle devient maintenant impérieuse et où son absence marque d’une façon cuisante (littéralement) la gangrène mortelle du régalien français.

Et si la situation est pré-insurrectionnelle, ce n’est pas à cause de ces généraux, d’un De Villiers un peu vocal ou d’une Marine Le Pen vaguement réveillée pour l’occasion, mais bien à cause de cet abandon lamentable du régalien depuis des décennies par ces mêmes clowns tristes qui encombrent les ondes et dont les logorrhées insupportables aboutissent à noyer le pays dans les taxes, les lois et les formulaires débiles pour camoufler leur incompétence et leur incurie.

Si cette brochette d’andouilles énarchiques avait un peu de présence d’esprit, elle se saisirait de cette tribune pour enfin régler les problèmes lancinants qui minent la République. Bien évidement, il n’en sera absolument rien, que du contraire même, tant est audible jusqu’ici le bruissement de leurs petits pantalons dans lesquels ils tremblent de peur et de rage impuissante.

Ils ne feront rien et pour cela, ce pays est foutu.


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ARMÉE FRANÇAISE

France. La peur du putsch s’empare de la caste

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Après la tribune des militaires republiée par Valeurs Actuelles la semaine dernière, la peur du putsch commence à gagner la caste au pouvoir. Florence Parly annonce une radiation des cadres pour 18 militaires d’active signataires de ce texte. Pendant ce temps, il semblerait que la tribune ait reçu plus de 8.000 signatures. La situation pourrait très bien échapper au pouvoir exécutif et nul ne sait sur quel chaos elle pourrait déboucher. Dans tous les cas, elle constitue la grande surprise politique du printemps. 

La peur du putsch semble avoir envahi un gouvernement manifestement pris d’une panique soudaine face à un texte dont il semble avoir pris connaissance tardivement, et qui lui inspire une réaction maladroite. Après 15 jours de passivité (la tribune a été publiée à la mi-avril), et sous le coup de la médiatisation, l’exécutif sort du bois en fustigeant les signataires et en dénonçant leur appartenance à l’extrême droite. Mais cette réaction constitue probablement une erreur tactique. 

La caste réprime brutalement les « partisans du putsch »

Après 15 jours de torpeur, les sanctions tombent. Florence Parly a annoncé hier la radiation de 18 militaires d’active signataires du texte. Cette décision est « suivie » par le chef d’état-major des armées, le général Lecointre, mais avec une infinité de nuances qui laisse perplexe sur l’unité de l’exécutif dans cette entrée dans une seringue dont il pourrait ne ressortir que douloureusement. 

En particulier, le général Lecointre affirme :

Au-delà, je leur conteste à tous, en particulier au général Piquemal qui a déjà été radié, le droit de prendre des engagements politiciens en mettant en avant leur grade.

Réduire la tribune à un « engagement politicien » est une curieuse formulation…

La fronde s’amplifie dans l’armée

Pendant que le gouvernement cherche à reprendre la main sur une démarche qui lui a échappé, la tribune incriminée ne cesse de recueillir de nouvelles signatures. Ils étaient mille en début de semaine. Ils sont plus de 8.000 désormais. Le gouvernement entreprend le recensement des signataires qui sont encore dans l’active. 

Le succès de ce texte pose de sérieuses questions sur la réponse répressive du gouvernement. Manifestement, une fracture est ouverte entre la troupe qui dénonce le laxisme de la caste face au délitement du pays, et la caste elle-même qui paraît étonnamment plus indulgente avec les « minorités » qu’avec les défenseurs de la nation. 

Deux questions ouvertes sur le fond

La tournure de cette affaire pose deux questions majeures. 

La première est celle de la capacité de la caste à entendre le questionnement, probablement majoritaire dans la société française, sur la réponse à ce qu’on appelle largement la Cancel Culture, qui est la culture mondialiste de la deconstruction de l’Occident. Il n’est pas sûr que la ranger massivement et d’un revers de la main dans le camp de l’extrême droite soit une réponse à la hauteur des attentes. 

La deuxième question est celle de la capacité de la caste à entendre la profondeur du rejet dont elle fait l’objet. Cette incapacité à se remettre en cause pourrait lui jouer un bien vilain tour. 

Par  Éric Verhaeghe 

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Réponse à l’appel de mille militaires

Avant de vous laisser découvrir ce Contre Appel rassurant signé par d’anciens gradés des trois corps d’armée et publié par Valérie Bugault, Contre Appel qui démontre que dans notre pays il existe encore des esprits sains et intègres, je veux juste faire quelques remarques sur “l’appel” précédent d’une vingtaine de généraux et des militaires en retraite, “appel” presque enfantin, auquel on a sans doute accordé trop d’importance, mais auquel il convient de répondre pour démontrer que les vrais patriotes ont une vision différente de l’état du pays et qu’il convient d’en tenir compte aussi.Eric Montana 

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Alors je vais mettre moi aussi les pieds dans le plat et dire des choses qui fâchent car lorsqu’on est incapable de faire le bon diagnostic, on ne peut en aucun cas proposer le bon remède, surtout quand ce remède consiste à provoquer une guerre civile qui détruirait le pays et la vie de millions d’entre nous. Halte aux pyromanes !
D’abord, faisons un examen minutieux de l’état du malade, en l’occurrence de la République. Qu’est-ce qui rend notre pays aussi malade pour que certains proposent de casser le thermomètre pour guérir la maladie ? Valérie l’explique en partie dans son article ci-dessous.
Je vais aller au-delà et dire ce qu’elle n’ose pas ou ne peut pas dire, car au contraire de moi qui suis dans la dernière ligne droite de ma vie et qui n’ai donc rien à perdre, Valérie est encore jeune, a sans doute des ambitions professionnelles et ne peut pas prendre le risque de dire tout ce qu’elle sait et tout ce qu’elle pense.
Notre République est une imposture ! Une création maçonnique au service des Francs Maçons et de leurs complices. Nous nous revendiquons être une démocratie alors que nous ne sommes qu’une ploutocratie déguisée pour tromper les citoyens. Nous nous prétendons être la patrie des Droits de l’homme alors que nous n’en respectons aucun et que dans notre pays, nous avons plus de devoirs, de contraintes, d’obligations que de droits. Un pays régi par 533.000 lois et décrets est un pays où tout est fait pour compliquer les choses simples et restreindre les libertés !
Notre République est une ripou-blique rongée par la corruption jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat et l’opération Covid vient de démontrer la collusion qui existe entre pouvoirs financiers, lobbys pharmaceutiques, lobbys communautaristes et personnel politique. Entre conflits d’intérêts et corruption, le poisson Ripoublique pourrit par la tête !
Alors, bien sûr, comment faire pour que les citoyens ne focalisent pas leur attention sur ce cancer qui ronge et détruit à petits feux notre pays ?
C’est simple, on créé un bouc émissaire ! Et si possible un bouc émissaire faible et sans défense, sans pouvoir et sans influence : les damnés de la République sur le dos desquels on fait porter toutes les responsabilités de la déliquescence du pays : les Musulmans !
Ce procédé vieux comme le monde est mis en application avec zèle et minutie dans cette Ripoublique au bord de l’explosion.
Alors, ce ne sont pas les éléments de langage débiles qui manquent. De ‘l’islamo-gauchisme” à “l’islamo-fachisme” au “radicalisme” et autres “fondamentalismes” les esprits libres et nos compatriotes musulmans sont attaqués de tous les côtés par les sionistes d’abord et par leurs adeptesensuite. Des “territoires perdus de la République” en passant par les “zones de non droit“, tout fait ventre chez ces aveugles. Tels des perroquets sans cervelle, ils répètent les mots que l’on a inventé pour eux, avec tout le vice et toute la malveillance qui caractérisent ses inventeurs
Depuis l’arrivée de Sarkozy à l’Elysée, suivi par Hollande et Macron, les mêmes poncifs, la même réthorique puante, les mêmes clichés, les mêmes amalgames relayés par des médias aussi puants et aussi malhonnêtes que les politiques et les intellectuels de basse-cour.
Si notre pays va si mal ce n’est pas à cause de l’imposture maçonnique “républicaine”, non…
Ce n’est pas parce que les fondations de la maison France sont pourries, non…
Ce n’est pas parce que cette fausse démocratie fabrique toujours plus d’inégalités, plus de misère et plus d’injustices, non…
Ce n’est pas parce que nous avons la classe politique la plus corrompue qui soit, non…
Ce n’est pas parce que cette République est devenue la propriété privée de ceux qui l’ont phagocytée à leur profit exclusif et ont placé leurs serviteurs dans toutes les institutions de l’Etat, armée et police comprises, non…
Ce n’est pas parce qu’à force de la piller et de la dépouiller il ne reste plus que des os à ronger pour les citoyens, non…
Ce n’est pas parce que l’Union européenne favorise les tensions et le désordre, en nous obligeant à accueillir plus d’immigrés que nous ne pouvons en recevoir, non…
Ce n’est pas parce que tout est fait pour nous diviser, nous opposer, détruire la nation pour la conduire vers le Nouvel Ordre Mondial, quitte à nous faire subir des attentats sous faux drapeau, non…
Ce n’est pas parce que notre France a renoncé à une politique indépendante et souveraine au service de ses habitants et a délégué toutes ses prérogatives régaliennes à un super Etat européen où gouvernent des anonymes sans aucune légitimité politique, au service exclusif de la finance messianique apatride, non…
Nos militaires ne font pas ce constat là. Ils ne voient pas l’éléphant dans notre magasin de porcelaines. Non. Si notre pays va si mal selon eux, c’est parce qu’il y a quelques djellabas, trop de mosquées, quelques femmes voilées, trop de babouches et trop de kébabs…
Quand on a des généraux à l’image de nos politiciens, incapables d’identifier l’ennemi véritable, il ne faut pas s’étonner si malgré notre puissance militaire, nous perdons toutes les guerres et si notre pays a perdu prestige et influence dans le monde entier ! Quand nos militaires filtrent les mouches pour mieux avaler des chameaux, on aurait plutôt envie de leur offrir des microscopes pour remplacer leurs lunettes ! Quand les sages montrent la lune, regardent-ils le doigt ? On est en droit de se poser la question à la lecture de cet “appel” digne de la maternelle !
On se demande si ceux qui focalisent leur attention sur la communauté musulmane de France qui concentre la partie de la population la plus touchée et la plus défavorisée par les dysfonctionnements de cet Etat malade, ont un cerveau ou s’ils ne sont pas complètement abrutis par les diagnostics de Zemmour, de Goldnadel et de Finkielkraut qui ont pour fonction d’alimenter la haine, avec des arguments aussi puants de mauvaise foi que leur haleine !
Et ce sont ces gens là, ces patriotes de papier, ces agents doubles qui servent à alimenter la réflexion de nos généraux et de nos militaires ? C’est donc ça leur source d’inspiration ? Les fabricants de mots clés, d’éléments de langage, des manipulateurs de la vérité et de la pensée ?
Si le niveau de réflexion de certains de nos militaires est aussi bas et d’aussi mauvaise qualité, alors il vaut mieux que “la grande muette” reste muette car leur appel à la guerre civile démontre non seulement un manque de perspicacité,  une capacité de réflexion dérisoire mais aussi une incapacité chronique à analyser la situation de notre pays avec bon sens, objectivité, réalisme et honnêteté.
Les mauvais docteurs ne guérissent jamais leurs patients, ils les achèvent ! Mais heureusement, il existe dans notre pays des bons docteurs qui ne sont pas des imposteurs !
Lisez…

Jugeant qu’il y a péril en la maison France, vingt officiers généraux de la deuxième section et plus de mille militaires en retraite ou du cadre de réserve ont lancé un appel aux instances gouvernementales.
Voici sans esprit de polémique l’opinion émise à titre personnel par un groupe de citoyens qui ont en commun d’avoir servi à une période active de leur vie comme officiers dans l’une des trois Armées. C’est à ce titre qu’ils partagent une inquiétude concernant le présent et l’avenir de la France qu’à terme plus ou moins rapproché ils lègueront à leur descendance.
Ce faisant aucun ne revendique pour autant la représentation de l’opinion des militaires d’active ni ne suggère un quelconque engagement de la part de ces derniers, eux qui sont dédiés à servir activement et souvent au péril de leur vie leur nation considérée comme un tout.
“L’heure est grave, la France est en péril, plusieurs dangers mortels la menacent”.
(…)
“Aussi, ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables”.
Ces militaires font un constat que l’on ne peut que partager dans sa généralité mais apparait plus discutable quand on en vient au choix plus précis des dits dangers.
Quant à la solution pour éradiquer le grand péril, il apparait n’être qu’un vœu pieux.
En effet quand on veut soigner un mal il convient de distinguer les symptômes et la racine du mal proprement dite et donc de distinguer le traitement de confort comme disent les médecins du traitement curatif. Ils sont complémentaires. Le premier sans le second est inopérant et, le plus souvent, le second n’est pas humainement supportable sans l’apport du premier.
C’est dans cette approche que réside notre désaccord car si nous partageons la définition de ces dangers, ils nous apparaissent comme les simples symptômes d’un mal plus profond à la racine duquel il convient de s’attaquer si l’on veut que la France survive.

N’est-il pas illusoire de demander à ceux qui instillent le poison de façon probablement consciente et sans doute en toute sincérité de bien vouloir changer de seringue pour nous instiller le contre-poison ?
Dans sa grande majorité la classe politique de notre pays servie par un système parlementaire plus que séculaire a été depuis des décennies dévoyée par la haute finance qui détient les cordons de la bourse et la maîtrise des grands médias et qui décide donc de qui sera ou non élu, servie en cela par toutes sortes de relais que sont parmi d’autres Bilderberg, Davos, le CRIF et les fratries.
Cette classe politique que Jean Pierre Chevènement, alors lucide, avait qualifiée de pareille-au-même, servie par une administration solide et déférente, n’est là que pour faire exécuter les dictats de ceux qui détiennent le pouvoir c’est à dire la haute finance, dictats relayés par l’organisation de la communauté européenne composée de plus de 25.000 fonctionnaires qui n’ont été élus par personne mais sont investis de l’autorité que leur confèrent les traités.
Alors qu’il s’agisse d’immigration, de délitement de la nation et de la multiplication des zones de non-droit, de violence et de montée de la haine entre communautés, la classe politique aux manettes ne fait que suivre la feuille de route qui lui est dictée devant aboutir à la destruction de la nation très ancienne que nous sommes, obstacle symbolique au mondialisme montant qu’il convient de faire disparaître.
Ce qui met mortellement en péril la France, c’est tout simplement le libéralisme effréné qui est inscrit dans le marbre des traités dits européens se traduisant par la désindustrialisation du pays tout autant que par l’abaissement de notre langue, l’emploi du globish par les médias, la publicité envahissante et … le chef de l’État lui-même, c’est aussi la destruction de l’outil de l’énergie nucléaire et la politique d’auto-flagellation au plus haut niveau et en toute occasion, c’est encore le délitement de l’éducation nationale et de la politique de santé publique, c’est enfin la mise en résidence surveillée de 66 millions de Français avec port obligatoire de la muselière.
C’est tout cela que souligne notre servile alignement sur la doctrine politique et militaire anglo-saxonne que concrétisent notre appartenance à l’OTAN et notre souveraineté perdue.
Chers camarades militaires voilà ce que nous pensons être de notre devoir de vous répondre.
Votre appel parle à juste titre de Gilets jaunes. Et si c’était la voie qui permette enfin d’attaquer le mal à la racine tout en appliquant les mesures que vous préconisez pour le traitement de confort dont notre nation ressent un très urgent besoin ?
Rappelons cette brève citation du alors Président Charles De Gaulle : “Les Français ont besoin d’un projet”. En aucun cas d’une guerre civile. 
Sous signature de :
> Claude Gaucherand, contre-amiral (2S)
> Alain Corvez, colonel -Terre (er)
> Bernie Le Van Xieu, colonel-Terre (er)
> Jean-Marie Lauras, colonel (Air) (er),
> Jean Marie Six, IGA (2S),
> Jacques Hogard, colonel-Terre (er),
> Michel Debray, vice-amiral (2S),
> Olivier Frot,commissaire colonel-Terre (er)
> Michel Lucas, colonel-Terre (er)
> Hubert de Gevigney, contre-amiral (2s)
> Philippe Bourcier de Carbon, capitaine de frégate (er)
> Vivian Gauvin, lieutenant-colonel (Air) (er)
> Jean Baptiste de Fontenilles, colonel Terre (er)
> Regis Chamagne, colonel (Air) (er)

Source : Valérie Bugault

Valérie Bugault, docteur en droit et analyste de géopolitique juridique.

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4 commentaires:

  1. Joset29 avril 2021 à 16:48Que l’auteur de cet article a raison. L’oligarchie mafieuse au pouvoir en France est en état de panique. Plutôt que de promettre de diriger le pays avec droiture, ces criminels veulent des sanctions contre les militaires défenseurs de la nation. Ces imbus de la politique oublient que le peuple de France est derrière son armée.Répondre
  2. nicolas bonnal30 avril 2021 à 10:14Ils vont nous exterminer quand même : regardez, Hannibal !
    http://www.thetruthseeker.co.uk/?p=233187Répondre
  3. Rachid30 avril 2021 à 13:32Il ne faut pas rêver ; “l’aristocratie” militaire à toujours défendu , depuis la commune et la guerre de Vendée, ses intérêts qui sont étroitement liés à ceux de l’oligarchie . Croire que la muette va défendre le petit peuple me parait naïf, car la stratégie et de retourner la confrontation “verticale” du peuple contre l’oligarchie en une confrontation “horizontale” d’une partie du peuple contre une autre . Zemmour and C° en ont rêvé la muette va le faire Répondre
  4. Joset30 avril 2021 à 14:06Croire que l’armée en France n’est pas avec le peuple me semble erroné car il suffit d’entendre certains gradés affirmer que les soldats sont du côté des citoyens.Répondre

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ARMÉE FRANÇAISE

Au sujet du droit de réserve des militaires ?

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L’EXPRESSION DES MILITAIRES : UNE LIBERTÉ AU SERVICE DE LA NATION

Par le Capitaine de corvette Eric Mailly, officier stagiaire de la promotion Gallois, 24ème promotion de l’École de guerre.

“Une Nation qui fait une grande distinction entre ses érudits et ses guerriers verra ses réflexions faites par des lâches et ses combats menés par des imbéciles”.
Il y a 2500 ans déjà, Thucydide nous mettait en garde contre la tentation de confiner le guerrier dans un rôle d’exécutant, de technicien de la chose militaire. Tentation assez naturelle, tant l’appareil militaire représente un instrument indispensable à l’exercice du pouvoir politique, mais aussi un risque potentiel pour celui-ci. En effet, de l’analyse critique à la désobéissance, l’écart semble parfois trop mince pour le pouvoir politique, notamment en France, où le traumatisme de la crise algérienne reste très présent. Ce poids historique et une certaine culture institutionnelle1 ont créé les conditions d’une interprétation trop restrictive du devoir de réserve, qui ne sert qu’en apparence les intérêts de la Nation.
A l’heure où, selon Bertrand Badie2, l’usage de la puissance ne produit plus systématiquement les effets attendus, il devient aussi urgent d’investir dans la matière grise militaire que dans le renforcement des moyens. Il est également nécessaire de reconsidérer l’interprétation du devoir de réserve. La création d’un cadre favorable, qui encourage les militaires à la réflexion personnelle et à la publication des fruits de cette réflexion, permettra alors le renouvellement de la pensée militaire. En effet, si on ne favorise pas, aujourd’hui, l’émergence des Beaufre et de Gaulle du XXIème Siècle, sur quels stratèges la France pourra-t-elle compter demain pour gagner ses batailles?

« Ceci peut s’expliquer par une certaine autocensure, héritage de la guerre d’Algérie et des contraintes liées à la doctrine de la dissuasion », indique le Rapport de la commission de révision du statut publié en 2003. http:// www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/034000646/index.shtml, p5.page1image2893436912

BADIE Bertrand, l’impuissance de la puissance , Fayard, 2005.

Pourquoi est il urgent d’investir dans la matière grise des militaires

Le champ d’expression des militaires est vaste : il s’étend du récit d’expériences vécues en opérations, à la pensée stratégique, en passant par la défense du statut et la condition du personnel. Chacun de ces registres d’expression aborde un aspect du métier des armes qu’il est utile de faire connaître à la Nation. En effet, la dégradation du lien armée-nation s’est accentuée avec la fin de conscription et ne peut être compensée sans un effort d’explication accru des particularités du métier des armes et des enjeux de défense. Les militaires ont toute légitimité pour en être les acteurs majeurs en usant de leur liberté d’expression. En 2003 déjà, la commission de révision du statut miliaire3, notait que ” le temps n’est plus où le colonel de Gaulle publiait Vers l’armée de métier et regrettait que “les militaires participent peu aux débats sur la défense “.

Mais comment créer du lien entre les 200 000 militaires, toujours moins nombreux, et 65 millions de Français, dont le quotidien est très éloigné du champ de bataille ? Ne faut-il pas commencer par le récit de cette expérience singulière que constitue la guerre, en témoignant du vécu des opérations menées par les armées ? Ces témoignages sont indispensables, car ils contribuent à donner sa place au soldat et au fait militaire dans la vie de la cité, qui lui reconnaît alors sa légitimité. Des écrits de grande qualité existent d’ailleurs, comme ceux du chef de bataillon Erbland4, à la fois récit de guerre, et réflexion sur la guerre comme expérience intérieure et expérience de commandement. Ces démarches contribuent également à renforcer la résilience d’une population, qui n’a pas connu la guerre sur son territoire, en lui rappelant, selon la formule d’Aron, que “l’histoire est tragique”. Ainsi, le militaire partage l’expérience de la guerre et prend sa place dans la cité.

Au-delà du témoignage, les militaires, en tant que praticiens de l’art de la guerre, doivent pouvoir contribuer librement aux débats sur les enjeux de défense. En 1963, Liddel Hart, dans sa préface à l’introduction à la stratégie, rappelait combien la pensée stratégique du général Beaufre s’appuyait sur son expérience opérationnelle :

“Cette extraordinaire variété d’expériences fournit au profond penseur qu’est ce soldat une base exceptionnelle de réflexions pour étudier la conception et l’application de la stratégie à des situations et à des opérations réelles

La présence visible des militaires au cœur des débats sur les sujets de défense contribuerait à légitimer l’effort financier important consenti par la nation dans la défense5.
Par ailleurs, l’histoire nous apprend également que la réflexion stratégique développée dans les états-majors, doit être mise au défi par la réflexion indépendante des militaires, sous peine d’entraîner l’appareil de défense dans une sclérose intellectuelle fatale pour sonpage2image2958378480

Brice Erbland, ” Dans les griffes du Tigre “, Les Belles Lettres, 2014.

5 La défense est le 2ème poste de dépense de l’État avec 39,7 milliards d’euros, pensions incluses.

efficacité. Marc Bloch dénonçait déjà ce phénomène dans l’étrange défaite6 expliquant qu’il procédait avant tout d’une faillite intellectuelle des chefs militaires. Encore faut-il que ces chefs aient été incités au cours de leur carrière à développer une réflexion personnelle et à l’exprimer librement. Interrogé sur la campagne de France, le général Guderian faisait cette réflexion au sujet des propositions portées par le colonel de Gaulle en 1934 dans vers l’armée de métier : ” L’étonnant n’est pas que de Gaulle y ait songé, mais qu’il ait été, semble-t-il, le seul en France à le faire, et que ses idées y aient été si mal accueillies “.

A notre époque, où la sémantique de la guerre est omniprésente dans le discours politico- médiatique, quelle part effective les militaires prennent-ils à la réflexion stratégique développée en dehors du cadre institutionnel? Le devoir de réserve est-il un frein à cette expression?

Devoir de réserve : de quoi parle-t-on?

L’expression “devoir de réserve” est en soi problématique car elle ne figure dans aucun texte régissant les droits et devoirs des militaires. Il n’existe donc pas à proprement parler, de “devoir de réserve”. En revanche, l’article L4121-2 du code de la défense précise effectivement que les opinions politiques ” ne peuvent être exprimées qu’en dehors du service et avec la réserve exigée par l’état militaire “. Par ailleurs, selon les termes de la loi 2005-270 portant statut général des militaires, ceux-ci doivent se plier aux exigences de “discipline, loyalisme et neutralité”. Faut-il en conclure que l’expression du militaire ne peut contenir aucune analyse critique pour respecter les exigences de loyalisme et de neutralité ? Cette interprétation, qui prévaut aujourd’hui, est excessivement restrictive et ne sert qu’en trompe l’œil les intérêts qu’elle ambitionne de défendre.

En effet, il convient de rappeler la valeur d’exception de cette obligation car, comme le mentionne l’article D4121-1 du code de la défense, “tout militaire a le droit de s’exprimer librement dans le respect des dispositions du statut général des militaires”. Il précise également, au sujet des droits et devoirs accordés aux citoyens, dont bénéficient également les militaires, que ” l’exercice de certains d’entre eux est soit interdit, soit restreint “. S’agissant d’une liberté fondamentale inscrite dans la constitution, il est nécessaire d’identifier précisément les justes limites à fixer sur l’expression des militaires, en évaluant les risques associés pour les armées et la Nation.

Or, les limites associées au devoir de réserve ne sont pas clairement identifiées. Il est généralement reproché de ” dépasser les limites imposées par le devoir de réserve ” sans que l’on connaisse précisément les critères qui permettent de définir ce devoir. Le cas du
lieutenant-colonel Matelly est à cet égard intéressant car c’est le seul à avoir été porté en justice, et pour lequel une formalisation des sanctions est connue.

du commandement”.

Marc Bloch, l’étrange défaite : ” certaines défaillances ont eu leur principale origine dans le battement trop lent auquel on avait dressé les cerveaux.” et “quoi que l’on pense des causes profondes du désastre, la cause directe fut l’incapacité

JH Matelly a été rayé des cadres de la gendarmerie en 2010 (puis réintégré en 2011) pour avoir publié et exprimé des points de vue critiques sur le projet de rattachement de la gendarmerie au le ministère de l’intérieur.

J. Piednoir 8 relève ainsi, dans le décret de radiation de J.H. Matelly que le devoir de réserve est défini comme ” l’exigence de loyalisme et de neutralité liée au statut militaire “. Un lien permanent est donc fait entre deux éléments distincts, la notion de réserve d’une part et les exigences statutaires des militaires d’autre part, pour cantonner la liberté d’expression dans le périmètre étroit de la parole institutionnelle. On renonce à donner des limites précises à cette liberté d’expression sur laquelle pèse constamment la menace d’une lettre de cachet timbrée des libellés « loyalisme et neutralité ». Ainsi, la décision de radiation affirme que le devoir de réserve aurait finalement été violé du seul fait d’avoir exprimé ” une désapprobation claire vis à vis de la politique conduite par le gouvernement “, sans considération pour la pertinence des arguments invoqués ou la forme adoptée. Hors quel est l’intérêt d’une prise de parole si elle n’est qu’une reformulation de la ligne de pensée officielle ? Dans ce cas précis, le reproche était d’autant moins fondé que l’article du LCL Matelly critiquait un projet de loi et non une politique menée en application d’une loi déjà votée. Selon cette interprétation du devoir de réserve, il aurait fallu radier des cadres le colonel de Gaulle en 1934, ses propositions allant manifestement à l’encontre des grandes orientations de la politique de défense de l’époque.

La prise de parole critique des militaires, quand bien même elle se veut constructive et vise l’intérêt général, est considérée, d’une part comme une atteinte au dogme d’une certaine infaillibilité institutionnelle, et d’autre part comme la remise en cause d’un monopole de la légitimité à définir une politique de défense. Dès lors, dans cet environnement hostile à l’expression des militaires, ces derniers s’expriment peu sur les enjeux de défense. Il en résulte une certaine atrophie de la pensée militaire. On peine à identifier parmi les contemporains, les successeurs des penseurs militaires du XXème siècle (Poirier, Ailleret, Beaufre…).

D’ores et déjà, les Associations Professionnelles Nationales de Militaires (APNM) constituent, en complément des outils institutionnels, un nouvel espace pour exprimer les idées visant à améliorer les conditions de vie et d’exercice du métier des armes. Cette liberté de se constituer en association ou d’y adhérer, peut être considérée de facto comme une extension de la liberté d’expression des militaires, qui augure d’évolutions futures.

Changer de paradigme ?

En préservant l’institution, le devoir de réserve est fondamentalement destiné à protéger la Nation et ses intérêts supérieurs. L’article 1er du statut général des militaires affirme clairement : “L’armée de la République est au service de la Nation”. Si la libre expression des militaires n’a pas vocation à déstabiliser une institution, le devoir de réserve n’a pas non plus pour vocation de protéger les intérêts d’un parti ou d’un courant politique. Quand le général Soubelet exprime des éléments factuels sur l’action de la gendarmerie, il faut considérer cette prise de parole comme la manifestation d’une loyauté sans détour vis à vis des représentants de la nation et non estimer qu’il outrepasse son devoir de réserve, parce qu’il met en évidence certaines contradictions. Ainsi, il est nécessaire d’accepter que l’expression publique des militaires puisse, dans le cadre d’un débat d’idées interroger des visions, des choix,

Julien Piednoir, ” Affaire Matelly : l’obligation de réserve d’un officier chercheur “, AJFP n°2 mars/avril 2011, p63.

notamment lorsque ceux-ci s’avèrent susceptibles de porter atteinte à l’intérêt de la Nation. C’est une question d’éthique et de courage, au service de la nation.

Ainsi, le loyalisme ne doit pas être compris comme une injonction d’alignement inconditionnel. Ana Beduschi-Ortiz9, propose de le définir comme ” le lien de fidélité absolue, qui peut exister entre l’agent public et l’Etat ou celui qui l’incarne”. Cette fidélité est effectivement indispensable pour le bon fonctionnement des institutions. Cependant, seule une fidélité ” vivante ” peut réellement servir à la fois la Nation et l’État, comme le suggérait Bernanos :

” je crois qu’on ne saurait réellement servir qu’en gardant vis à vis de ce que l’on sert une indépendance de jugement absolue. C’est la règle des fidélités sans conformisme, c’est à dire des fidélités vivantes.”

Si l’on exige des militaires une fidélité de principe en toute circonstance, comment attendre d’eux qu’ils développent le discernement nécessaire pour, “aux heures troubles de l’histoire “, faire le choix de l’autorité légitime, qui ne sera peut-être pas l’autorité légale ?
Un exemple éclairant réside dans l’ouvrage du colonel Mc Master, de l’US Army, Dereliction of duty. Il montre comment un alignement inconditionnel du militaire sur le politique peut constituer finalement un “manquement au devoir”, susceptible d’aboutir aux pires fiascos politiques. Les généraux en charge de la conduite des opérations au Vietnam ont manqué de relever l’incohérence et le flou des buts de guerre assignés par les décideurs politiques : Mac Namara et L. Johnson. Au contraire, ils se sont appliqués à produire des comptes rendus de terrain entretenant faussement l’espoir d’un possible succès militaire, contribuant ainsi à prolonger inutilement ce conflit.

Enfin, l’expression des militaires est un gage de transparence sur le fonctionnement des armées et les débats qui les animent, bien plus qu’une censure excessive qui incite finalement au contournement. Les groupes Surcouf en 2008 ou Marc Bloch en 2013, ont été, sous couvert d’un anonymat improbable, les succédanés maladroits d’une expression sur les enjeux de défense, dont les militaires se sentaient exclus10. Quand le Général Desportes, en dehors de toute responsabilité opérationnelle et en des termes très mesurés, exprimait des doutes sur la stratégie américaine développée en Afghanistan, son expression s’inscrivait manifestement dans une démarche de recherche de l’intérêt général, en suggérant des orientations alternatives et compatibles avec l’intérêt national. S’il est indéniable que de telles prises de position peuvent gêner, elles sont également la garantie que l’intérêt national n’est pas captif d’une pensée unique, qui en revendiquerait le monopole. Il ne s’agit donc pas de laisser se développer une prise de parole anarchique, mais d’inciter au contraire à une expression argumentée, solide sur la forme comme sur le fond dans l’intérêt de l’institution et de la démocratie.page5image2956061264

Ana Beduschi-Ortiz, ” la notion de loyauté en droit administratif “, p. 944, in AJDA, Ed. Dalloz, 2010, pp.944-95 On peut notamment regretter le nombre trop faible d’officiers présents dans la commission du livre blanc.

Quelle ambition pour l’expression des militaires ?

L’histoire plaide en faveur du rôle des militaires comme acteurs de la cité. Il faut sortir d’une vision caricaturale de l’action miliaire présupposée autoritaire, qui vise à le cantonner dans un état de minorité citoyenne. Comme le rappelle le général Soubelet11, au sein du gouvernement du Maréchal de Mac Mahon et sur les bancs de l’assemblée, une soixantaine d’anciens militaires, ont voté les lois portant sur la séparation de l’église et de l’Etat, la légalisation des syndicats, la loi Naquet sur le divorce.

Certes l’expression des militaires ne doit pas nuire à l’efficacité opérationnelle des armées ni porter atteinte à sa cohésion à travers un prosélytisme politique, religieux ou idéologique déstabilisateur. Mais une approche trop coercitive rigide du devoir de réserve a stérilisé la production intellectuelle des militaires sans pour autant préserver les armées.

La méfiance historique à l’égard des militaires n’a plus de raison d’être. Les prises de parole publiques récentes des militaires ont été guidées par le souci de l’intérêt général, formulées dans des termes modérés, selon un argumentaire solide et ne reprenant que des informations accessibles à tous. En réinvestissant le débat public sur les questions de défense, les militaires contribuent à légitimer l’effort consenti par la Nation, tout en renforçant la transparence sur le fonctionnement de leur institution. En s’exprimant, ils manifestent la loyauté que la Nation attend d’eux mais témoignent également de leur participation active à la défense de ses intérêts.

Non seulement l’interprétation actuelle du devoir de réserve est inefficace, mais elle est contre-productive. Elle prive la nation de la seule ressource stratégique non soumise à des contingences budgétaires : la matière grise des officiers. Or, plus le rythme des évolutions technologiques et des opérations s’accélère, comme dans la période actuelle, plus nous avons besoin d’audace dans la pensée militaire, celle des praticiens, car elle conditionne le renouvellement plus rapide des concepts stratégiques.

La libre expression des militaires est un signe de vitalité démocratique et le plus sûr auxiliaire de la victoire !

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ARMÉE FRANÇAISE

Les français en ont pris plein la gueule et ne jouent pas les pleureuses ! Ils ont le sens de l’honneur…

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C’était un 27 mars… 1944 : Biarritz bombardée par les Anglo-américains

Ce jour-là, un raid aérien des alliés a lieu sur Biarritz et fait de nombreuses victimes civiles ( environ 117 morts et 250 blessés).

Sur les bombardements alliés ayant ravagé la France en général, on peut lire notamment deux livres : Les Français sous les bombes alliés d’Andrew Knapp et La France sous les bombes américaines de Jean-Claude Valla. Ces bombardements ont fait près de 100 000 morts parmi les civils français ! On n’en parle jamais, contrairement à d’autres choses qui concernent beaucoup moins les Français. Voici comment raconta cette affreuse journée La Gazette de Bayonne, Biarritz et du Pays Basque, dans son édition du 28 mars 1944 (source Pays basque d’antan) : « Biarritz victime d’un raid terroriste anglo-américain. On compte de nombreux morts et blessés. Les dégâts sont considérables. Biarritz bombardée. Biarritz plongée dans le deuil et la désolation. Aucun esprit sensé n’eût pu raisonnablement penser à une pareille éventualité. L’indignation sera grande, partout où cette nouvelle sera connue. Car personne n’admettra un instant que notre station pût abriter des objectifs militaires. Et les Anglo-Américains, autant que tous autres et dont certains venaient chaque été bénéficier des bienfaits exclusivement touristiques, savaient fort bien qu’en passant dans le ciel de Biarritz aucun motif de guerre ne pouvait leur faire actionner le redoutable manche qui laisse s’éparpiller dans l’air les bombes meurtrières. Pourtant la réalité effroyable est là. Depuis hier, les Biarrots connaissent les terribles effets de la guerre aérienne. Quand on leur en parlait, quand, par les journaux, ils apprenaient que telle et telle ville innocente de notre pays avaient été touchées par les bombardiers terroristes, ils réalisaient mal l’atroce guerre que font les Anglo-Américains. Aujourd’hui, ils la connaissent. Et dès hier soir on entendait les réflexions des plus indifférents : c’est horrible, tant de morts, tant de blessés, tant de dégâts. Pour quelle raison?…D’autres qui commençaient à réfléchir envisageaient d’autres conséquences de la guerre : celles du fameux débarquement qui serait, bien entendu, précédé du grand pilonnage aérien. Il a fallu l’épreuve terrible d’hier, il a fallu le chapelet meurtrier des terroristes de l’air, pour que Biarritz réfléchisse, pour que Biarritz comprenne… Une autre terrible leçon s’impose depuis hier à tous les esprits : c’est celle de la prudence. Combien sont descendus dans les caves, dans les abris au moment de l’alerte? La majorité des Biarrots seront contraints d’avouer qu’ils étaient aux fenêtres ou dans la rue. Et c’est la raison pour laquelle le premier bombardement de Biarritz a fait tant de victimes. Soyons certains qu’à la prochaine alerte chacun prendra les précautions nécessaires. Mais, hélas! la leçon aura été dure. C’est à 14 h. 25 qu’a été donnée l’alerte. Peu après on aperçut, venant de l’ouest, un groupe de 11 avions, suivi d’un deuxième de 12 appareils, d’un troisième de 25 et enfin, un peu plus tard, d’un quatrième, formé de 9 avions. C’est le dernier groupe qui laissa tomber sur la ville son redoutable chargement. Ce fut un moment d’affolement et de stupeur. Puis, la vague passée, on se ressaisit. Tous les services de la Défense Passive, les pompiers, la police, la gendarmerie furent immédiatement sur le pied de la guerre, organisèrent les secours. Les dégâts étaient effroyables. Quantité d’immeubles et maisons sont en miettes et les bombes, en démolissant, ont soufflé littéralement tout ce qui se trouvait alentour. C’est un véritable spectacle de désolation. Des maisons sont littéralement coupées en deux, des magasins ont été pulvérisés; partout des volets pendent lamentablement, des balcons, des corniches semblent ne tenir que par miracle. Les rues tout entières sont jonchées de débris de toutes sortes. Des milliers de vitres et vitrines jonchent les trottoirs. Dans les ouvertures béantes des maisons on aperçoit des vêtements, des objets de ménage. Curieux effets du bombardement, là où les murs sont intacts, tout l’intérieur a volé en éclats. De grands édifices ont souffert. Une église elle-même n’a pas été épargnée. Un garage est anéanti avec de nombreuses voitures et tout ce qui entoure la place voisine n’a pas résisté au souffle infernal. Bien entendu, aussitôt après le bombardement les services de Défense Passive ont organisé les secours dans chaque secteur atteint et se sont occupés de dégager les victimes; on s’aperçut rapidement qu’elles étaient nombreuses du fait même qu’elles n’avaient pas cessé de vaquer à leurs occupations. Les morts étaient transportés dans une salle du Grand-Hôtel, dans ce lieu où la veille encore la kermesse de la Croix-Rouge déroulait ses attractions. Les blessés étaient transportés par divers moyens à la Maison de Secours, à la clinique Leroy, à l’hôpital de Bayonne. Certains étaient dans un état lamentable et ne devaient pas tarder à succomber; la liste tragique allait s »allonger durant la nuit. Le nombre des morts est grand, et aussi celui des blessés dont beaucoup sont dans un état grave. Tous les morts qui ont été transportés au Grand Hôtel n’ont pu être identifiés, des femmes en particulier, qui n’ont aucun papier. D’innombrables sinistrés ont dû chercher asile chez des parents ou des amis; d’autres vont être obligés de quitter leur logement, aucun propriétaire n’étant en mesure, à l’heure actuelle, par suite du manque de main-d’oeuvre et de matériaux, de faire procéder à des réparations.

Outre les services de Défense Passive, des Pompiers, de la Croix-Rouge, du Corps Médical, il faut signaler la conduite exemplaire de nombreux volontaires. D’autre part, les services de police, sous la conduite de M. Bastet, commissaire de police et de gendarmerie sous la direction de l’adjudant-chef Dauré se sont dépensés sans compter et ont assuré une garde de jour et de nuit consécutives. Du renfort est arrivé dans la matinée et une cinquantaine d’agents de la brigade de Bordeaux épauleront l’effort de notre police locale. Il faut prévoir, en effet, une surveillance constante des quartiers sinistrés. Des scènes affreuses se sont déroulées à certains points de chutes de bombes; des gens ont été projetés avec une puissance inouïe contre le mur des maisons et tués sur place; d’autres réduits en bouillies, corps et vêtements dispersés en lambeaux… Sur une place où travaillaient six ouvriers, cinq d’entre eux ont été projetés à une grande distance et tués net; le sixième avait eu la précaution de descendre à la tranchée. Plusieurs membres d’une même famille ont péri, ici le père et le fils, là la grand-mère et la petite-fille. La consternation se lisait hier soir sur tous les visages et on était atterré du nombre des victimes on faisait cependant remarquer que le bombardement coïncidait avec la fermeture des magasins et cette circonstance a fait qu’on n’ait pas encore davantage de victimes à déplorer. Biarritz fêtait hier une radieuse journée de printemps. Les vandales sont passés et il ne reste plus dans notre station au passé resplendissant que deuils et que ruines. » 

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