Toujours aussi hypocrites les islamistes expliquent à Mila que leur communauté n’est pas en guerre contre notre liberté et notre intelligence. Ils nous prennent pour des cons, comme ceux qui nous traitent de Goys… les gentils un peu crétins !

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Aurélien Marq – 19 juillet 2021721 PARTAGESTweetez70Partagez651Partagez

M. Chems-Eddine Hafiz, quel espoir exactement la visite de Mila est-elle la source à vos yeux ? Espoir qu’elle change d’avis sur l’islam ? Ou espoir que l’islam change d’avis sur elle, homosexuelle et blasphématrice ?


Est-il encore permis de ne pas se pâmer d’admiration devant l’accueil que la Grande Mosquée de Paris a réservé à Mila, le 7 juillet, au lendemain du verdict du procès de quelques-uns des harceleurs de la jeune fille ?

Bien sûr, nul d’entre nous ne peut prétendre sonder les reins et les cœurs, ni juger des intentions profondes des uns ou des autres. Reste que la séquence ressemblait furieusement à ce qu’aurait été l’accueil d’un rescapé des goulags par le premier secrétaire du Parti Communiste Français – avec assurances la main sur le cœur que « ce n’est pas ça le communisme », et œuvres complètes de Karl Marx emballées dans un papier mignon et solennellement offertes !

Chems-Eddine Hafiz, un saint homme

N’est-il pas dérangeant que la plupart des médias, évoquant cette rencontre, s’extasient sur le « geste de paix » du recteur, Chems-Eddine Hafiz, au lieu de souligner le geste de paix de Mila ?

Car enfin ! N’y a-t-il pas une inversion accusatoire malsaine à laisser entendre que le recteur serait bien bon de tendre la main à une jeune femme qui a insulté sa religion, alors que c’est Mila qui est particulièrement indulgente ? C’est elle la victime. C’est elle qui pourrait, à bon droit, prendre de haut quiconque se revendique de l’islam. C’est elle qui fait preuve de générosité en acceptant de rencontrer un représentant de la religion au nom de laquelle et à cause de laquelle elle est harcelée, menacée, « prisonnière dans son propre pays » comme elle le dit elle-même.

N’aurait-il pas été logique que le recteur de la Grande Mosquée lui dise quelque chose comme : « Je suis désolé de ce qui vous arrive, de ce que vous subissez au nom de ma religion. J’espère que vous me pardonnerez de n’avoir pas su l’empêcher. Et je vous promets de tout faire, jusqu’à mon dernier souffle s’il le faut, pour réformer ma religion, pour en extirper ce qui inspire les criminels qui appellent à vous torturer et à vous tuer, pour en arracher, aussi, tout ce qui conduit trop de mes coreligionnaires à l’homophobie et à la soif de censure » ? Mais non. Peut-être de telles paroles ont-elles été échangées dans les coulisses, mais j’en doute fort, tant les déclarations officielles en sont éloignées.

Qu’a dit publiquement Chems-Eddine Hafiz ? « On veut lui montrer réellement, en tant que musulman, ce qu’est l’islam. » A-t-il donc, par exemple, évoqué le sort des homosexuels dans le monde musulman ? A-t-il expliqué à Mila, lesbienne, ce que l’islam enseigne à son sujet ? Lui a-t-il parlé de la législation sur le blasphème dans les pays musulmans ? De Salman Rushdie, de Robert Redeker, de Raïf Badawi ? Des manifestations terribles qui appelaient à la mise à mort d’Asia Bibi ? On dirait bien que non. N’est-ce pourtant pas aussi l’islam ?

Mais si ce à quoi Mila est confrontée n’est pas vraiment l’islam, si ce déferlement de haine n’est pas inspiré par le « vrai islam », en tant que l’un des responsables du culte musulman le recteur ne devrait-il pas se demander pourquoi depuis 14 siècles les musulmans comprennent si mal l’islam, puisque presque partout où l’islam est dominant, et depuis plus d’un millénaire, ce serait systématiquement un « faux islam » qui triomphe et s’impose comme norme ? Voit-on dans ses propos ou ses travaux ne serait-ce que l’embryon d’une réflexion de ce type ?

« L’islam est une religion que, bien évidemment, il y a lieu de respecter » a-t-il dit aussi, ajoutant que Mila « a eu des mots durs dans un contexte particulier. » Que signifie donc, selon lui, « respecter l’islam » ? A-t-il développé sa pensée ?  A-t-il parlé à Mila de ses propres attaques en justice contre Michel Houellebecq puis Charlie Hebdo, attaques qu’il tenta depuis de justifier par un argumentaire évoquant très désagréablement une apologie du « jihad judiciaire » comme substitut

 La Grande Mosquée de Paris accueillant Mila, l’autodéfense plutôt que
 de l’autocritique

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