Quelle honte d’être musulman

Des réfugiés yézidis fuient Sinjar en Irak pour se diriger vers la frontière avec la Syrie, le 10 août 2014 | REUTERS/Rodi Said
Spread the love

Conversion par le viol : Daesh déclare qu’une femme violée par dix hommes différents devient automatiquement musulmane

Il ya 5 annéesAjouter un commentairepar admin660 164 vues

Au nom de l’islam, le leader du groupe terroriste Abu Bakr Al Baghdadi légitime le viol de femmes non musulmanes et lui attribue des vertus supérieures en décrétant qu’une femme violée par dix combattants devient musulmane.

L’idéologie perverse de Daesh et le détournement de l’islam à des fins criminelles n’ont décidément pas de limite. Après avoir instauré un commerce d’esclaves sexuelles vendues pour le prix d’un paquet de cigarettes et exécuté des femmes qui refusaient d’avoir des relations sexuelles avec des combattants, le pseudo-Etat islamique encourage ses jihadistes à violer les femmes en bandes organisées. Le leader du groupe terroriste, Abu Bakr Al Baghdadi, a décrété qu’une femme violée par au moins 10 combattants différents devenait automatiquement musulmane. La plupart de ces femmes sont des Yézidies, un groupe non musulman d’Irak. Nour, l’une d’elles, a révélé qu’un jihadiste fou avait brandi la lettre du chef de Daesh qui circule en ce moment, avant de la violer et de « céder » la jeune femme à onze de ses amis qui ont fait de même au nom de leur idéologie perverse. Les experts pensent qu’en réalité, l’EI est entrée dans une surenchère désespérée pour satisfaire des combattants de plus en plus sceptiques durant une phase critique. En effet, les attaques russes font des dégâts dans les rangs de l’EI et les difficultés financières amputent les soldes des combattants. Résultat : nombre de jeunes qui rejoignent les rangs des guerriers mercenaires le font davantage pour le sexe que pour une pseudo guerre sainte.  

Daech a systématisé l’esclavage sexuel des femmes yézidies

L’État islamique a élaboré une «théologie du viol» et ses membres l’appliquent systématiquement aux femmes de la minorité yézidie qu’ils ont enlevées.

 Des réfugiés yézidis fuient Sinjar en Irak pour se diriger vers la frontière avec la Syrie, le 10 août 2014 | REUTERS/Rodi Said
Des réfugiés yézidis fuient Sinjar en Irak pour se diriger vers la frontière avec la Syrie, le 10 août 2014 | REUTERS/Rodi Said

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur New York Times

Un long reportage du New York Times plonge en détail dans «la théologie du viol» de Daech, c’est-à-dire le fait de systématiquement recourir à l’esclavage sexuel des femmes yézidies sur les territoires que l’organisation conquiert. Au nord de l’Irak, les Yézidis constituent une minorité religieuse comptant pour environ 1,5% de la population irakienne. La journaliste a interviewé vingt-et-une survivantes qui ont réussi à s’enfuir.

Comment sauver les fillettes esclaves sexuelles de l’État islamique

Le sinistre commerce s’est organisé à partir de la conquête de Sinjar en août 2014, quand les combattants de Daech ont pris d’assaut les villages de ces montagnes du nord-ouest de l’Irak, près de la frontière syrienne. L’année dernière, 5.270 femmes yézidies auraient été enlevées, et la majorité d’entre elles seraient toujours captives.https://3b52414848de63274d9ac798e7ff932b.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.html

Daech a mis en place une véritable bureaucratie en charge de l’esclavage sexuel, poursuit le New York Times. Les femmes et adolescentes capturées sont transportées vers plusieurs destinations en Irak et en Syrie, puis vendues comme esclaves sexuelles.

On connaît les prix auxquels l’État islamique vend ses esclaves sexuelles

Manuel sur le viol «vertueux»

Pour Daech, le viol a été intégré à la doctrine sacrée de la religion

L’organisation de cette exploitation va loin dans le sordide puisqu’il existe même un «manuel» de trente-quatre pages sur le viol élaboré par le «département de la Fatwa». Comme le précise le New York Times, pour les membres de Daech, le viol n’est pas qu’un acte de guerre ou de vengeance, mais a été intégré à la doctrine sacrée de la religion. Il est même qualifié de «spirituellement bénéfique» et de «vertueux». Ainsi une victime âgée alors de 12 ans raconte que, lorsqu’un membre de l’État islamique l’a violée, il lui a affirmé que, selon l’islam, le viol d’un incroyant est autorisé.

Contrairement aux juifs et aux chrétiens, qui bénéficient de protections limitées du fait de leur statut de «gens du livre», les Yézidis sont vus comme des polythéistes, et font à ce titre l’objet d’une persécution maximale. De plus, ces derniers ne peuvent contrairement aux juifs et aux chrétiens s’acquitter d’une taxe, la jizya, pour être affranchis.

L’article relate cependant de rares cas de femmes captives qui ont pu être libérées «légalement» par les autorités de Daech.


On connaît les prix auxquels l’État islamique vend ses esclaves sexuelles 

Deux sœurs yézidies qui ont échappé à Daech dans un camp de réfugiés à Dahuk, le 3 juillet 2015 | Reuters

Les petites filles les plus jeunes sont les plus chères.

Deux sœurs yézidies qui ont échappé à Daech dans un camp de réfugiés à Dahuk
Cette liste remonte à novembre 2014, mais l’ONU a dû mener un travail d’authentification pour savoir si elle venait vraiment de l’État islamique. Des représentants de l’organisation internationale, comme la représentante spéciale Zainab Bangura, sont à présent formels. L’État islamique possède une liste très détaillée, fixant les prix des esclaves sexuelles qu’il a enlevées.

La plupart de ces fillettes et de ces femmes sont des Yézidis ou des chrétiennes d’Orient. Autre particularité: plus la petite fille est jeune, plus le groupe terroriste exige un prix élevé pour la vendre. Une fille âgée de 1 à 9 ans «coûte» environ 150 euros, une adolescente de 10 à 20 ans 110 euros et une femme entre 40 et 50 ans 55 euros.

«Colportées comme des barils de pétrole»

Les hauts dirigeants de l’État islamique s’emparent des prisonnières qu’ils convoitent, après quoi des étrangers fortunés des régions avoisinantes peuvent acheter celles de leur choix. Certains femmes peuvent être aussi rendues à leur famille contre des milliers de dollars de rançon.

Les esclaves sexuelles restantes sont vendues aux membres de Daech aux prix indiqués. BloombergBusiness rapporte les propos de Zainab Bangura :«Les petites filles sont colportées comme des barils de pétrole. Une seule peut être vendue et achetée par cinq ou six hommes différents.» 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*