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Qatar connexion : les documents qui visent Carla Bruni-Sarkozy, BHL et Laurent Platini

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Une fuite massive de documents au Qatar révèle les largesses financières de l’émirat. En France, des personnalités et une ONG auraient bénéficié de cadeaux de plusieurs millions d’euros. Blast révèle en exclusivité l’histoire de ces liens troubles.
Ils sont au nombre de quatre : quatre documents potentiellement explosifs pour des personnalités françaises. Ils nous ont été remis il y a quelques semaines, en février 2021. « Il y a quelques années, nous a expliqué notre source, une fuite massive de documents a eu lieu au Qatar. Publiez ces quatre-là, et vous aurez ensuite d’autres documents.»
Il a d’abord fallu trouver un traducteur. Ces documents sont rédigés en arabe. Puis essayer de vérifier leur authenticité. « Ils ressemblent beaucoup aux documents officiels que j’ai vus pendant un reportage au Qatar, a répondu une consœur sollicitée par nos soins, qui parle et lit couramment l’arabe. Et les chiffres sont correctement écrits ». Par ailleurs, autre vérification d’usage, les officiels qataris nommés dans ces documents étaient en poste au moment où ils auraient été fabriqués. Ils peuvent donc en être les auteurs.
Ces premières vérifications effectuées semblaient plutôt probantes. Mais pas suffisantes pour écarter la possibilité d’une manipulation, ou même une nouvelle affaire Clearstream 2. Pas d’autre choix par conséquent que de se rapprocher des « services » pour évaluer la crédibilité de ces éléments. 

 

Qatar connection : les documents qui visent Carla Bruni-Sarkozy, BHL et Laurent  Platini | Blast - Le souffle de l'info 

Des services documentés

Après avoir fait à son tour traduire les documents que nous lui avions remis, notre contact, une source « proche des services de renseignement », revient rapidement vers nous. Première information, les deux traductions aboutissent à des résultats similaires. La suite, notre source l’explique de vive voix : « Plusieurs services de renseignement, aux Etats-Unis et en Israël, sont informés de l’existence de ces documents, affirme-t-il à Blast. Le Qatar lui-même est au courant qu’ils ont fuité. Apparemment, les informations qu’ils contiennent confirment ce que savent certains services, notamment sur le rôle du Qatar en Libye. »

Si ces quatre documents sont authentiques, ce que semblent confirmer nos vérifications, c’est un véritable tremblement de terre qui pourrait se propager dans le Tout-Paris, compte tenu de l’identité de ceux qu’ils désignent comme récipiendaires des cadeaux distribués par l’émir du Qatar. Et des implications possibles de telles largesses.

Un ordre cash

Le premier, et le plus ancien, date du 24 novembre 2009. Adressé au directeur de la trésorerie, cet ordre de paiement porte la signature du ministre de l’Economie et des Finances, Youssef Hussain Kamal. Montant : 6 millions d’euros. L’ordre précise que la somme doit être remise en cash au docteur Abdallah Ahmed Al-Kubaisi, directeur de cabinet de l’altesse Sheikha Mouza Bent Naser Al-Misned, l’épouse de l’émir. A qui ? Ce document indique que ces 6 millions d’euros d’argent liquide sont destinés à… Carla Bruni-Sarkozy, l’épouse du président de la République française ! 

Comment s’expliquerait-on une telle générosité ? Ce n’est pas un cadeau de mariage, celui des époux Sarkozy a été célébré le 2 février 2008, dix-neuf mois plus tôt. Ni un cadeau de naissance pour la petite Giulia : elle est née le 19 octobre 2011, deux ans après la remise (supposée) de cette montagne d’argent. Alors… pourquoi ? Interrogée par Blast via sa maison de disques, Carla Bruni-Sarkozy n’a pas répondu.

Mais rappelons-nous la présidence Sarkozy. A l’époque, le Qatar a table ouverte à Paris, où il obtient notamment la défiscalisation de ses investissements immobiliers en France. Toute la Sarkozie défile par ailleurs régulièrement à Doha, à l’image de la ministre de la Justice Rachida Dati, qui deviendra une proche du procureur général du Qatar.

Plusieurs livres sur les relations entre la France et le Qatar ont été publiés depuis une dizaine d’années. Les mieux informés sont certainement Christian Chesnot et Georges Malbrunot, qui ont consacré trois ouvrages à ce sujet.

Dans leur première enquête, « Qatar, les secrets du coffre-fort », publiée en 2013 chez Michel Lafon, les deux journalistes racontent la première visite de Carla Bruni-Sarkozy à Doha.

« À l’automne 2009 la première dame a été invitée à inaugurer un centre médical à Doha. Les autorités qatariennes l’auraient largement remerciée pour sa venue ». La lecture se poursuit par un chapitre donnant de nombreux détails sur cette visite et sur l’intervention de Nicolas Sarkozy, venu chercher sa femme à Doha.

Youssef certifie

Le deuxième document en notre possession concerne à nouveau la France sous la présidence de Nicolas Sarkozy. La date qu’il porte est très difficilement lisible. A priori daté du 25 octobre 2011 (avec ces réserves, donc), il est adressé au directeur de la Trésorerie du Qatar. Son auteur ? Toujours Youssef Hussain Kamal. Le ministre qui tient les finances du pays précise qu’un chèque certifié de 40 millions de riyals qataris (environ 9,1 millions d’euros, à la parité actuelle) doit être remis à Bernard-Henri Lévy. Sur ordre de l’émir. 

Là encore, la justification d’une telle prodigalité, telle qu’elle est présentée par ce document, à un « philosophe » par ailleurs fortuné est un mystère. Contacté par Blast, BHL n’a d’abord pas donné suite. Avant que son attachée de presse (chez son éditeur, Grasset) ne nous fasse parvenir ce jeudi soir une réponse succincte par mail. Elle tient en deux lignes : « J’ai contacté Mr Bernard-Henri Levy. Celui-ci n’a jamais eu le moindre contact, d’aucune sorte, avec le Qatar. Tout document qui prétendrait le contraire ne peut être qu’un faux grossier ».

A l’époque, BHL est le porte-parole autoproclamé de la rébellion libyenne. Pour justifier son engagement auprès des « révolutionnaires » libyens, il explique agir en tant que « juif ». Un argument qui ne souffre pas la contestation, à ses yeux. «  J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël », déclame-t-il. Le 2 juin 2011, il rencontre d’ailleurs pendant plus d’une heure et demie le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, pour plaider la cause de la rébellion libyenne. Accréditant ainsi la fausse thèse selon laquelle Israël est derrière la chute de Kadhafi. Mais Israël refusera de s’engager dans cette aventure.

La clé de cette énigme – et de ce cadeau évoqué par le document qui cite le nom de BHL – se trouve peut-être dans le document qatari. Il faut revenir aux dates, et aux évènements de l’époque. Le soulèvement contre le régime dictatorial du colonel Kadhafi débute le 15 février 2011. Très rapidement, Bernard-Henri Lévy affiche publiquement son soutien aux opposants au régime. Et il va peser de tout son poids pour convaincre le président Sarkozy d’engager la France militairement, sous couvert d’une opération autorisée par l’ONU. Le 20 octobre 2011, après la chute de Syrte, son dernier refuge, le colonel Mouammar Kadhafi est arrêté et tué.

Officiellement démentie

Existe-t-il un lien entre la chute du dictateur et le chèque que ce document présente comme adressé à BHL par le Qatar ? Ce chèque doit-il être considéré comme une pièce de toute première importance pour comprendre les causes réelles de la chute de Kadhafi ? La version officielle, on s’en souvient, avait justifié l’intervention armée de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis au nom d’une urgence : la protection de la population libyenne, notamment les habitants de la ville de Benghazi, menacés d’extermination. Cette version a depuis été démentie.

Les motivations réelles du président Sarkozy ont également été questionnées. Notamment depuis la parution d’une enquête de Mediapart sur les dessous du financement de sa campagne présidentielle de 2007, qui dévoilait l’implication financière possible du « Guide » de la révolution.

« Le Qatar a utilisé les grands pays occidentaux, à commencer par la France, pour faire la sale besogne »

Mais depuis des années une autre version circule dans les milieux du renseignement. En réalité, la chute du colonel Kadhafi aurait été imaginée, préparée et organisée par Doha, la capitale du Qatar. Profitant des Printemps arabes qui se soulèvent alors, et bouleversent la donne en Afrique du Nord, puis en Syrie, le Qatar y aurait vu une opportunité pour étendre sa zone d’influence dans la région. Ainsi, la décision aurait été prise de profiter de ce climat pour installer à Tripoli, au pouvoir, les Frères Musulmans, que l’émir protège et finance depuis des décennies. Les liens entre l’organisation islamiste extrémiste et le Qatar ont été largement décrits par Christian Chesnot et George Malbrunot dans leur livre « Qatar, les secrets du coffre-fort ».

« C’est le frère du numéro 2 d’Al Qaeda qui dirigeait l’organisation en Libye » affirme notre source proche des services de renseignement. Selon cet interlocuteur, le Qatar a utilisé les grands pays occidentaux, à commencer par la France, pour mettre son plan à exécution et faire la sale besogne. Le chèque qui aurait pu être remis à BHL – si on en croit le document – aurait-il pu participer à l’élaboration de ce plan ? Ou est-ce, comme le prétend aujourd’hui BHL un faux grossier destiné à l’incriminer ? Impossible en l’état de répondre à cette question. La seule chose que nous pouvons mettre en avant ici, c’est l’existence du document qui indique qu’un chèque a été rédigé à l’ordre du philosophe. Rien n’indique que ce dernier l’ait touché. Seules des vérifications judiciaires pourront faire la lumière sur cette situation.

Du terrain de guerre au terrain de jeu

Avec le troisième document remis à Blast, c’est un autre volet qui s’ouvre. Le chèque qui semble y être associé pourrait également être compromettant pour son destinataire. Et faire rebondir l’enquête en cours en France sur l’attribution de la Coupe du monde 2022 de football au Qatar. En date possible du mois de décembre 2010 – la mauvaise qualité de la copie qui nous est parvenue rend difficile la lecture du mois mais l’année, elle, est clairement indiquée -, il émane comme les deux premiers documents du ministre de l’Economie et des Finances. Et il est adressé également au directeur de la Trésorerie de l’Emirat. Youssef Hussain Kamal demande que 40 millions de riyals qataris (soit environ 9,1 millions d’euros à la parité actuelle) soit versés à Laurent Platini, le fils du célèbre footballeur. Sollicité lui aussi par Blast, Laurent Platini ne nous a pas répondu. 

La date de ce cadeau est cruciale. Le 2 décembre 2010, la FIFA désigne par 18 voix contre 6 (pour les Etats-Unis) le Qatar pour organiser la coupe du monde 2022. Mais très rapidement, la presse internationale va enquêter sur les dessous de cette attribution et dévoiler les méthodes corruptives de l’émirat.

Surtout, l’existence d’un déjeuner organisé à l’Elysée avec un représentant du Qatar et Michel Platini quelques jours avant la décision de la FIFA est révélé. Or, avant ce déjeuner, l’ex-Ballon d’or était contre le Qatar. Au moment du vote, il a changé d’avis. Et soutient finalement sa candidature. Un revirement qui laissé penser que ces agapes ont pu peser lourdement dans la balance.

De plus, son fils Laurent, alors en poste dans la filiale Sport du groupe Lagardère, est embauché en décembre 2011 par Burrda Sports (Qatar Sports Investment) comme « general manager ». Laurent Platini conservera son poste jusqu’en décembre 2016. Le mois suivant son départ, il retourne dans le groupe Lagardère, dont le Qatar est un important actionnaire – comme directeur marketing de la branche Sport, rebaptisée depuis Sportfive, et vendue l’année dernière au fonds HIG Capital.

Human Rights Watch dément

Le quatrième document en notre possession, enfin, est plus récent mais tout aussi surprenant. Daté de janvier 2018, il mentionne un don de 3 millions d’euros autorisé par le président du conseil ministériel qatari suite à une demande du ministre des Affaires étrangères à l’ONG Human Rights Watch. Contactée par Blast via son bureau parisien, l’organisation dément l’existence d’un tel don, précisant ne recevoir « aucun financement d’aucun gouvernement ou entité gouvernementale afin de garantir son indépendance. » 

L’ONG a beaucoup travaillé sur le Qatar. Dans son rapport 2018, elle salue « une série de réformes importantes des droits humains qui, si elles étaient appliquées, introduiraient certaines des normes internationales les plus progressistes en la matière dans la région du Golfe. ». Ces éloges avaient, c’est peu de le dire, surpris plus d’un observateur alors que les avancées en matière de droits de l’Homme au pays de la famille Al Thani restaient très modestes et superficielles.

Selon nos informations, les autorités françaises sont informées de l’existence de ces documents. D’après des sources concordantes, aussi bien au ministère de l’Intérieur qu’à la Chancellerie, Gérald Darmanin comme Eric Dupond-Moretti savent qu’ils circulent. Pour autant, aucune enquête n’a été diligentée pour le moment, ne serait-ce que pour en vérifier l’authenticité.

Il est probable, compte tenu des instructions en cours à propos de l’attribution de la coupe du monde au Qatar et de l’hypothétique financement libyen de Nicolas Sarkozy que les magistrats instructeurs se saisissent de ces documents, s’ils ne les ont déjà pas entre leurs mains, pour vérifier si ces chèques et ces ordres de paiement ont été suivis de virements bancaires.

Le off de l’enquête Blast

Fin février 2021, Bernard Nicolas m’appelle et me met au courant de l’existence des quatre documents. En l’état, ils sont inexploitables mais nous savons déjà, compte tenu de la façon dont ils nous été remis, qu’ils sont crédibles.

L’enquête que nous publions ici décrit les questions qui se sont posées et le travail que nous avons mené autour de ces documents.

Nous avons évidemment contacté chacune des trois personnalités dont les noms sont cités, ainsi que l’ONG évoquée dans le plus récent des quatre : Carla Bruni-Sarkozy par un mail envoyé en début de semaine au service de presse de sa maison de disques (aucune réponse), Laurent Platini par un message également envoyé sur son mail professionnel (aucune réponse).

Bernard a contacté le service de presse de l’ambassade du Qatar à Paris pour avoir des explications sur ces documents, là-encore sans obtenir de réponse.

L’ONG Human Rights Watch nous a pour sa part répondu par l’intermédiaire de son bureau parisien, pour démentir le don évoqué dans le document en notre possession.Enfin, Bernard-Henri Lévy a été sollicité par téléphone et par un mail adressé à son attachée de presse, chez son éditeur. Jusqu’à ce jeudi soir, sans réponse, avant qu’un message ne nous soit adressé au moment où nous bouclions cet article, ce jeudi soir donc. Son contenu, rapide, est intégré dans son déroulé.

Thierry Gadault

Hannibal GENSÉRICEnvoyer par e-mailBlogThis!Partager sur TwitterPartager sur FacebookPartager sur Pinterest

6 commentaires:

  1. nicolas bonnal2 mai 2021 à 18:48Excellent. Et les cent milliards de la pauvre Lybie, qui les a touchés Hannibal ?Répondre
  2. Hannibal Genséric2 mai 2021 à 19:46Ce sont certainement les amis de BHL qui l’ont chouravé, avec la connivence de Sarko.

    Les kleptocrates juifs ont pillé la plus grande banque d’Ukraine. L’or ukrainien, syrien, irakien et libyen a-t-il également été volé? 
    À la mode typique, une autre histoire inexplicablement bizarre émerge d’un accord conclu entre les États-Unis et son croque-mitaine «ISIS» (ISIL / Daech) dans lequel Washington a reçu des quantités massives d’or volé en échange d’un passage sécurisé aux membres du groupe en Syrie. Cela rappelle une autre opération de vol en or qui aurait eu lieu en Ukraine il y a six ans. Peu de temps après le coup d’État soutenu par le Syndicat du crime à Kiev, un convoi de quatre camions et deux minibus de fret, chargés d’or, est arrivé à l’aéroport Boryspil de Kiev aux petites heures du matin. Une bande d’agents a chargé un avion de caisses lourdes et l’avion s’est ensuite envolé.
    https://numidia-liberum.blogspot.com/2020/10/les-kleptocrates-juifs-ont-pille-la.html
    Répondre
  3. nicolas bonnal2 mai 2021 à 21:13OK merci.Répondre
  4. Joset2 mai 2021 à 21:53A propos d’or ne pas oublier la vente par Sarkozy de 1/5 de la banque de France à un prix dérisoire en faveur des Etats-Unis. Perte pour l’Etat Français 26 milliards d’euros. Il est temps que l’armée en France cesse des guerres illégitimes et procède au démembrement de toute cette caste mafieuse.Répondre
  5. nicolas bonnal3 mai 2021 à 08:23texte exceptionnel Hannibal : https://www.unz.com/article/the-fall-of-chile/Répondre
  6. Bruno3 mai 2021 à 10:42La mafia française n’a que trop durée il est temps que tout ça soit dévoilé.

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Napoléon était-il si petit qu’on le dit ?

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La taille du natif de l’île de Beauté fut souvent un moyen pour ses adversaires de l’attaquer. Pourtant la réalité historique pourrait être plus compliqué qu’elle n’est parfois décrite. Combien mesurait véritablement l’empereur ?

La taille du natif de l’île de Beauté fut souvent un moyen pour ses adversaires de l’attaquer. Pourtant la réalité historique pourrait être plus compliqué qu’elle n’est parfois décrite. Combien mesurait véritablement l’empereur ?

Pour les admirateurs de Petit Caporal, ce 5 mai 2021 n’est pas un jour comme les autres. Cela fait en effet 200 ans jour pour jour que ce célèbre personnage de l’Histoire de France s’est éteint sur l’île Saint-Hélène. 

Terrible tyran pour les uns, héros de guerre légendaire pour les autres, ce natif de la Corse est l’un des personnages les plus controversés de l’Histoire du pays. Aussi, pour l’attaquer certains de ses détracteurs aiment notamment se moquer de sa taille supposée. 

Selon leurs dires, l’Empereur français était très petit de taille. L’affirmation est si ancrée dans les esprits qu’elle est presque devenue une réalité scientifique. Est-elle vraie pour autant ? En pratique, elle est à moitié fausse, et donc également un peu véridique.

Taille de Napoléon : réalité historique ou rumeur calomnieuse ?

Napoléon Bonaparte mesurait 1,69 mètre. C’est lors de son autopsie “que son valet de chambre et son médecin” notent ces données, précise la revue Ça m’intéresse. Une taille qui paraît en effet assez modeste au XXIème siècle. De nos jours, les hommes mesurent en moyenne 1,75 mètre.

Comparé à cet indicateur, le Petit Caporal semble donc bien mériter son surnom. Si l’on se replonge cependant dans le contexte de son époque, la réalité apparaît cependant d’une autre manière. 

Comme le rappelle Ça m’intéresse, les Français étaient jadis bien moins grands. “Les historiens ont évolué la taille moyenne de ses contemporains à moins d’1,65 mètre”, poursuit le magazine scientifique. L’on peut donc affirmer que l’Empereur était plutôt dans la moyenne élevée de son époque. 

L’idée, selon laquelle Napoléon était petit, a en fait été répandue par les Anglais, ses plus grands ennemis. Plusieurs de ses généraux présentaient en effet des tailles très impressionnantes. Joachim Murat, roi de Naples, culminait par exemple à 1,81 du sol. De même, les membres de sa garde rapprochés présentaient tous des gabarits plutôt spectaculaires. Au milieu des ces “géants”, celui qui se nommait modestement “Le roi de la Nature” paraissait forcément petit. 

Très discrets et très puissants : qui sont les Napoléons ?

Relativement peu connus, les Napoléons ont bénéficié d’un joli coup de pub cette semaine, puisqu’ils recevront l’ancien président Barack Obama. Comment fonctionne ce club ou plutôt ce réseau, et qui se cache derrière ?

Très discrets et très puissants : qui sont les Napoléons ?

Samedi à Paris, les Napoléons recevront Barack Obama. Il ne s’agira pas de discuter ancien Empire français ou vente de la Louisiane (Etat vendu par l’empereur Napoléon Ier à l’Angleterre), mais plutôt réseautage et stratégie du XXIème siècle. Derrière ce terme de Napoléons se cache en fait un “réseau” qui doit permettre aux acteurs de l’industrie des communications d’entrer en contact. Sur le site, ils se targuent de se faire se rencontrer les acteurs et personnalités de ce domaine. 

Comme l’explique Le Monde qui a consacré un article à ce réseau, il a été fondé en 2015 par Olivier Moulierac et Mondher Abdennadher, deux professionnels de la publicité. Ils disposent par ailleurs d’une société à deux, Momentum, fondée en 2015 et dont le capital social est proche des 220 600 euros. En trois ans, la société a levé 2,2 millions d’euros.

Des membres influents

Olivier Moulierac et Mondher Abdennadher sont également aidés de membres fondateurs, comme Henri Seydoux (PDG de Parrot), Xavier Couture (France Télévision), Jean-Jacques Aillagon (ancien ministre de la Culture et de la communication), Anne Meaux (communicante de haut vol), Corinne Vigreux (co-fondatrice de TomTom consumuser) ou encore Jean-Marie Dru (président de TBWA). Aujourd’hui, pas moins de 1500 personnes, selon LCI, composent ce réseau social.

Le nom a été choisi en hommage direct à l’empereur. “Dans le monde entier, s’il y a une personnalité qui incarne une forme d’audace à la française, c’est Napoléon”, explique Olivier Moulierac. La devise : “L’imagination gouverne le monde”.

Séminaires de luxe et invités prestigieux

Le premier discours de François Hollande après la passation de pouvoir ? C’est face aux membres des Napoléons qu’il l’a donné à Arles. Ce week-end, c’est pas moins de 800 personnes qui pourront grâce au réseau des Napoléons, venir écouter Barack Obama à la Maison de la radio. Le prix de la prestation fait débat mais l’ancien président américain a tendance à facturer aux alentours des 400 000 euros. Le Canard Enchainé assure que c’est Orange qui a payé, ce que dément l’entreprise

Outre ces conférences, les Napoléons organisent deux fois par an un séminaire, à Arles et au Val d’Isère. L’été dernier, les membres du réseau ont pu écouter le PDG de Nespresso, Alexandre Kouchner ou encore Frank Annese et Laurent Joffrin, respectivement fondateur du magazine Society et directeur de la rédaction de Libération. Pour ces trois jours de séminaires, le prix est de 3400 euros. Quant à la précédente édition d’hiver à Val d’Isère, elle avait permis d’accueillir Fleur Pellerin, ancienne ministre, ou encore la chercheuse Réjane Sénac.

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De conseiller des dictateurs africains fait le bonheur de DSK ?

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Dominique Strauss-Kahn : sa vie de rêve au Maroc

@JACOVIDES-MOREAU / BESTIMAGE

Dominique Strauss-Kahn fête ses 72 ans ce dimanche 25 avril. L’ancien patron du Fonds Monétaire International, désormais à la tête de sa propre société, semble désormais heureux au Maroc avec sa femme.

Après une décennie marquée par les scandales et les ennuis judiciairesune nouvelle page semble s’ouvrir depuis quelque temps pour Dominique Strauss-Kahn. L’ancien patron du FMI et candidat à l’élection présidentielle de 2012 fête ce dimanche 25 avril ses 72 ans. L’occasion de revenir sur la vie heureuse qu’il mène aujourd’hui. Une vie à l’abri des regards et à quelques kilomètres de Casablanca, la capitale économique marocaine, comme l’expliquait Le Point dans un article paru le 25 février 2020.

Depuis 2013, l’ancien homme politique français dirige la société Parnasse International qui conseille notamment des chefs d’États africains. C’est le cas de Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo, en place depuis 1979. L’entreprise de DSK fonctionne de mieux en mieux avec les années, à en croire les chiffres publiés dans un article de L’Obs, en février 2020. En cinq ans, Dominique Strauss-Kahn aurait en effet gagné près de 21 millions d’euros dont 5,3 millions d’euros en 2018. Un gain qui le placerait en treizième position du classement des rémunérations des grands patrons du CAC 40. “À l’évidence, Dominique Strauss-Kahn n’a jamais gagné autant d’argent de sa vie”, précisait d’ailleurs l’un de ses proches au magazine, l’année dernière.

Heureux avec sa compagne

En parallèle de son activité professionnelle, l’ancien ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie sous Jacques Chirac vit en compagnie de Myriam L’Aouffir. Il a épousé cette femme d’affaires franco-marocaine, âgée de 53 ans, en 2017 soit cinq ans après leur rencontre et un an après sa séparation avec la journaliste Anne Sinclair. Le couple vit désormais dans un riad situé à Marrakech.

En avril 2020, sa quatrième épouse avait accordé une interview à Gala. Dans celle-ci, elle se confiait pour la première fois sur sa vie personnelle, précisant qu’il était difficile d’être séparé de ses enfants durant le confinement, au début de l’épidémie du coronavirus. “Au Maroc, des mesures très strictes ont été rapidement mises en place. En raison de la fermeture rapide des frontières, je suis séparée de mes enfants, ce qui m’est très pénible. Je n’ai pu, ni les faire venir ici, ni les rejoindre en France : les lignes aériennes ayant subitement cessé de fonctionner.” Et d’ajouter : “J’ai tout essayé, mais il était déjà trop tard.” Une situation compliquée à gérer mais qui lui a sans doute permis de passer du temps avec son mari.

Dominique Strauss-Kahn et Myriam L’Aouffir : pourquoi ils se sont mariés au Maroc

Candice Nedelec |

Dominique Strauss-Kahn et Myriam L’Aouffir : pourquoi ils se sont mariés au Maroc

Dominique Strauss-Kahn et sa compagne Myriam L’Aouffir vivent une partie de l’année au Maroc. Ils y ont développé quelques activités professionnelles et caritatives – et s’y sont désormais mariés.

Dominique Strauss-Kahn et Myriam L’Aouffir ont donc choisi Marrakech pour unir plus encore leurs destins. Ils y ont aménagé une villa dans un style moderne il y a quelques années. L’ancien patron du FMI est né au Maroc et y a passé sa prime enfance. Il distillerait depuis plusieurs années quelques conseils économiques au roi Mohammed VI. Myriam L’Aouffir est, elle, la fille d’un Marocain et d’une Française. Une partie de sa famille vit là-bas et son clan semble avoir adopté celui qui partage sa vie depuis plusieurs années.

Juste pour eux, l’association caritative qu’elle a fondée, oeuvre aussi efficacement dans ce pays. Elle tente depuis plusieurs années de faciliter l’accès à l’éducation des jeunes fi lles.« Nous nous devons de renforcer la position des 61,1 % de femmes marocaines actives qui ne savent ni lire ni écrire et dont la plus grande partie travaillent dans l’agriculture », a-t-elle affirmé dans une tribune publiée par L’Economiste, il y a quelques années. Femme d’action, Myriam a par le passé été chargée des relations extérieures et du lobbying de l’ambassade du Maroc. Femme de réseau, elle compte parmi le comité de soutien de son association créée en 2004 des noms prestigieux comme Elie Chouraqui, le professeur Claude Griscelli ou PPDA. Ex-responsable du marketing numérique à France Télévisions, Myriam L’Aouffir a aussi créé sa propre agence de conseil et de communication, Daenerys’Com. Ce couple, habitué à vivre des existences à 100 à l’heure, n’aime rien tant que se ressourcer dans son havre de paix marrakchi.

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Aimez-vous Brahms ? Bien sûr qu’on l’aime !

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Histoire Musique Publié le 24 avril 2021 – par Cachou– 13 commentaires

« Aimez-vous Brahms » est un film d’Anatole Litvak sorti en 1961 avec Ingrid Bergman, Anthony Perkins, Yves Montand. Une nana partagée entre plusieurs amours, bon…

Et bien nous, Brahms, on l’aime. Et pour plein de morceaux de musique qu’il a écrit.

Johannes Brahms est né le 7 mai 1833 à Hambourg en Allemagne et il est mort le pauvre, le 3 avril 1897 à 63 ans à Vienne en Autriche. C’était un compositeur, pianiste et chef d’orchestre allemand. Johannes Brahms est l’un des plus importants musiciens de la période romantique.

Il a composé pour piano, musique de chambre, orchestre symphonique, voix et chœurs. À la différence d’autres grands compositeurs de musique classique, Johannes Brahms n’a jamais composé d’opéra. Brahms était un perfectionniste intransigeant, qui a détruit beaucoup de ses travaux. Ben…c’est fort dommage !

Bon, alors on rentre dans le dur. Pour faire connaître Brahms, j’ai choisi deux morceaux, parmi des centaines qu’il a écrits.

Premier morceau

C’est une œuvre de musique de chambre, le Quintette pour piano en fa mineur opus 34. Alors, on ne s’affole pas ! Explications :

– musique de chambre. Bon, dans une chambre, on fait beaucoup de choses, hum… Mais il se fait qu’une chambre, ce n’est pas très grand. Alors, en musique classique, quand on fait de la musique avec peu d’instruments, on a pris cette habitude d’appeler ça de la musique de chambre.

– quintette > œuvre jouée par 5 instruments. Ici, un premier violon, un deuxième violon, un alto, un violoncelle (constituant la base du Quatuor classique) et un piano. Pas compliqué !

– fa mineur : une gamme, tu connais ? do, ré, mi, fa, sol, la, si, do…gratte-moi la puce qua j’ai dans l’dos. En musique classique, il existe beaucoup de gammes qui commencent par des notes différentes et des niveaux différents (dièzes et bémols). Pour déterminer la gamme de l’œuvre musicale, on prend celle qui commence l’œuvre : ici fa mineur. Mais te casse pas la tête, après les gammes changent tout le temps.

–  opus 34. En musique classique, à la mort d’un compositeur, on classe ses compositions pour leurs désigner une place dans l’ensemble de son œuvre. On appelle ça « opus », et c’est la classification la plus courante. Mais il y a d’autres classifications. Par exemple, pour Bach, on a classé en BWV, pour Haydn en Hob, pour Honegger en H, pour Liszt en S, pour Pachelbel en P, T, ou PC, pour Ravel en M, etc…

Enfin, une œuvre comporte toujours plusieurs mouvements. Un mouvement, en musique classique, n’est rien d’autre qu’une partie d’une oeuvre : en 3 mouvements, oeuvre en 3 parties, etc…

Revenons donc à notre Quintette pour piano en fa mineur opus 34 de Brahms. Il comporte quatre mouvements. J’ai coupé la vidéo pour ne te proposer que le 3ème mouvement d’une durée de 7’36 » et je l’ai publiée sur Youtube. Ce magnifique quintette est interprété par l’Ébène Quartet & Nikita Mndoyants au piano. Je te laisse maintenant apprécier le grand romantisme de Brahms dans une vitalité du feu de Dieu !!

PS : si tu as un casque, mets le, tu auras un meilleur relief du son.

Deuxième morceau

Il s’agit de son premier concerto pour piano et orchestre (un instrument, ici le piano accompagné d’un orchestre). Il est en ré mineur, à l’Opus 15, Il est constitué de trois mouvements.

Ce concerto de Brahms fut joué le 22 janvier 1859 à Hanovre par le compositeur au piano. Ce fut un succès mitigé, les critiques saluant plus les qualités pianistiques de Brahms que sa musique, jugée « incompréhensible ». Rejoué cinq jours plus tard à Leipzig, le concerto fut alors copieusement sifflé. Il fallut vingt ans à Brahms pour qu’il se remette à composer un nouveau concerto pour le piano, celui connu de nos jours sous le no 2.

Par les mêmes bidouilles que le quintette ci-dessus, je ne te mets ici que le premier mouvement de ce concerto. Tu apprécieras la puissance phénoménale de l’orchestre avec une partition de piano extraordinairement écrite, ces deux éléments en osmose formant un monument de musique rarement atteint.

A chaque écoute, et je l’ai entendu des dizaines de fois, des larmes d’émotion me montent aux yeux.

Ce concerto est ici interprété par Hélène Grimaud au piano et le SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und-Freiburg (à tes souhaits) et dirigé par Michael Gielen. Durée de ce premier mouvement : 23’16 ».

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