Abonnez vous pour avoir nos derniers articles !

POUTINE

Poutine et Xi ont aussi leurs lignes rouges ;

Publié

le

Que feront Vladimir Poutine et Xi Jinping?

Ces derniers jours, les chars, l’artillerie et les troupes russes se sont rapprochés de plus en plus de l’Ukraine, et Moscou repositionnerait sa 56e brigade d’assaut aérien de la Garde en Crimée. Des sources militaires à Kiev estiment qu’il y a maintenant 85.000 soldats russes à une distance de 10 à 40 km des frontières nord et est de l’Ukraine.
Depuis le début de la présidence de Biden, la Chine a envoyé des avions militaires dans l’espace aérien taïwanais, faisant le tour de l’île avec des navires de guerre et avertissant que toute déclaration d’indépendance de Taipei signifierait une guerre avec Pékin.

Relations entre la Chine et la Russie — Wikipédia

«Je suis vraiment préoccupé par les actions de la Russie aux frontières de l’Ukraine. Il y a plus de forces russes massées à ces frontières qu’à n’importe quel moment depuis 2014, date à laquelle la Russie a envahi pour la première fois », a déclaré dimanche le secrétaire d’État Antony Blinken dans « Meet the Press ». 
Blinken a ajouté cet avertissement:

«Le président Biden a été très clair à ce sujet. Si la Russie agit de manière imprudente ou agressive, il y aura des coûts, il y aura des conséquences. »

Quels «coûts» et quelles «conséquences» n’ont pas été précisés.

Auparavant, le président Joe Biden avait assuré le président Volodymyr Zelensky du «soutien indéfectible de l’Amérique à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine face à l’agression continue de la Russie dans le Donbass et en Crimée».

Qu’est-ce que ça veut dire?

Lorsque Poutine était un jeune officier du KGB, la mer Noire était un lac soviétique virtuel, dominé à l’ouest par la Bulgarie et la Roumanie, membres du Pacte de Varsovie, et au nord et à l’est par l’URSS. La Turquie occupait la rive sud.

Aujourd’hui, trois des six pays qui donnent  sur la mer Noire – la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie – sont membres de l’OTAN. Deux des autres, l’Ukraine et la Géorgie, aspirent à en devenir membres.

Si la Russie ressent une perte et un isolement forcés, qui peut lui en vouloir? La transparence du renforcement militaire russe suggère qu’il s’agit plus d’un message aux États-Unis et à l’OTAN qu’une préparation à une invasion.

Poutine semble dire: l’admission de l’Ukraine à l’OTAN ou le stationnement de forces américaines ou de l’OTAN dans ce pays sont une ligne rouge pour la Russie, et nous n’exclurons pas une action militaire pour l’empêcher ou la contrer. Le dossier suggère que Poutine ne bluffe pas.

Nous sommes déjà venus à un point comparable deux fois.

1- En 2008, lorsque la Géorgie a envahi l’Ossétie du Sud, une province qui s’était libérée de la Géorgie dans les années 1990, Poutine a envoyé des troupes en Ossétie du Sud, a chassé les Géorgiens, puis a envahi la Géorgie et occupé une partie de ce pays comme une leçon de démonstration. Et bien que les États-Unis aient considéré le président géorgien Mikheil Saakashvili comme un ami et la Géorgie comme un allié potentiel de l’OTAN, le président George W. Bush n’a rien fait.

2- En 2014, lorsqu’un coup d’État soutenu par les États-Unis a renversé le régime élu et pro-russe à Kiev, Poutine a occupé et annexé la Crimée et a aidé les rebelles pro-russes dans le Donbass à se libérer du contrôle de Kiev. En bref, s’agissant de l’Ukraine, la Russie a démontré qu’elle avait ses propres lignes rouges, qu’elle soutiendra par une action militaire.

Cependant, les États-Unis et l’OTAN ont montré que s’ils apporteront un soutien moral et une aide militaire à l’Ukraine, ils n’allaient pas combattre la Russie.

Un test similaire est en cours dans les mers du sud et de l’est de la Chine.

Toujours dans le cadre de «Meet the Press» de dimanche, on a demandé à Blinken si les États-Unis se battraient pour défendre Taiwan, qui est menacée par la Chine de Xi Jinping, qui revendique l’île.

«Sommes-nous prêts à défendre Taïwan militairement?» A demandé Chuck Todd de NBC.

Réponse de Blinken: «Ce que nous avons vu, et ce qui nous préoccupe vraiment, ce sont les actions de plus en plus agressives du gouvernement de Pékin à l’encontre de Taiwan, augmentant les tensions dans les détroits. Nous avons un engagement envers Taiwan en vertu de la Loi sur les relations avec Taiwan. … Tout ce que je peux vous dire, c’est que ce serait une grave erreur pour quiconque d’essayer de changer le statu quo existant par la force. »

Depuis le début de la présidence de Biden, la Chine a envoyé des avions militaires dans l’espace aérien taïwanais, faisant le tour de l’île avec des navires de guerre et avertissant que toute déclaration d’indépendance de Taipei signifierait une guerre avec Pékin.

La Chine a clairement indiqué quelle était sa ligne rouge. Mais dans les deux cas, la politique américaine semble être celle d’une «ambiguïté stratégique», laissant la question de savoir ce que nous ferions.

Par Patrick J. Buchanan;
auteur de “Nixon’s White House Wars: The Battles That Made and Broken a President and Divided America Forever”.

Source  
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur TwitterPartager sur FacebookPartager sur Pinterest

6 commentaires:

  1. ltd16 avril 2021 à 13:25clic sur la source donne cela : 451: Indisponible pour des raisons juridiques
    Nous reconnaissons que vous essayez d’accéder à ce site Web depuis un pays appartenant à l’Espace économique européen (EEE), y compris l’UE, qui applique le règlement général sur la protection des données (RGPD) et que l’accès ne peut donc pas être accordé pour le moment. Pour tout problème, contactez news@joplinglobe.com ou appelez le (800) 444-8514 .
    Répondre
  2. Hannibal Genséric16 avril 2021 à 13:28C’est la censure. Voici le lien

    https://www.joplinglobe.com/opinion/patrick-buchanan-putin-and-xi-have-red-lines-too/article_bae41fba-9bd0-11eb-bbf7-53c983539bbd.html#//Répondre
  3. nicolas bonnal16 avril 2021 à 15:27Il faut aller direct sur le site de Patrick : https://buchanan.org/blog/putin-xi-have-red-lines-too-149565Répondre
  4. nicolas bonnal16 avril 2021 à 15:29Retrait débile d’Afghanistan toujours par Buchanan ; ce sont décidément des branleurs (ce qui n’est pas rassurant) : https://buchanan.org/blog/biden-bids-farewell-to-a-forever-war-149579Répondre
  5. Joset16 avril 2021 à 16:11Souhaitons que la justice américaine invalide enfin l’élection frauduleuse de Biden ou que l’armée des Etats-Unis arrête cette caste de criminels le tour de la France viendra alors.Répondre
  6. Mr Reynard16 avril 2021 à 23:30Il y a une rumeur qui circule.
    Que V Poutine a envoyé un cadeau à Zelensky de 3 cravates aromatisées, fraise, chocolat et dernier de vanille Répondre

Voyez la suite
Donnez votre avis il nous intéresse ! Géraldine

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

POUTINE

Poutine conseille aux autres pays de ne pas «franchir la ligne rouge» avec la Russie

Publié

le

Vladimir Poutine espère qu’aucun pays n’aura à l’esprit de «franchir la ligne rouge» dans ses relations avec la Russie qui tracera elle-même ladite ligne selon les cas.
La Russie tracera elle-même «la ligne rouge» dans ses relations avec les autres pays, a déclaré ce 21 avril Vladimir Poutine lors de son allocution à l’Assemblée fédérale.

«Je suis obligé de le dire. Nous ne manquerons pas de patience, de responsabilité, de professionnalisme, de confiance en soi et en la justice, ainsi que de bon sens quand nous aurons à prendre des décisions», a déclaré le chef de l’État Russe.
«Mais j’espère qu’aucun n’aura à l’esprit de franchir cette ligne rouge de la Russie. Nous tracerons ladite ligne selon les cas

La promesse d’une riposte «prompte et dure»

Même avec ses rivaux, la Russie ne souhaite pas couper les ponts, a-t-il ajouté, mais si c’est ce qu’ils veulent, alors ils doivent être prêts à une riposte.

«En effet, nous souhaitons maintenir de bonnes relations avec tous les acteurs internationaux, dont ceux avec lesquels elles ne marchent pas vraiment, et c’est un euphémisme de le dire. En réalité, nous ne voulons pas couper ces ponts. Mais si quelqu’un qualifie nos bonnes intentions d’indifférentes ou de faibles, et s’il est déterminé à couper les ponts, alors il doit savoir que la réponse de la Russie sera asymétrique, prompte et dure», tranche le Président russe.

Les organisateurs de provocations menaçant la sécurité de la Russie «le regretteront comme ils n’avaient jamais regretté.»

Vladimir Poutine a également rappelé que la politique russe au niveau international visait à assurer la paix et la sécurité pour ses citoyens et à développer son pays.

La stabilité internationale

La proposition d’échanger sur la stabilité stratégique et globale au niveau international a été évoquée par M. Poutine.
«Leader dans la mise au point de systèmes de combat de nouvelle génération et le développement de nouvelles forces nucléaires, la Russie exhorte ses partenaires à discuter les questions d’armement stratégique et de stabilité globale».

Selon lui, la création d’une zone de cohabitation pacifique pourrait faire l’objet de discussions.

Des sanctions illégales

Enfin, Vladimir Poutine a déploré la récurrence de la mise en place de sanctionséconomiques illégales:
«Malheureusement, il semble que tout le monde soit déjà habitué aux sanctions économiques illégales politiquement motivées et aux tentatives brutes de certains d’imposer leur volonté aux autres».

Poutine évoque les nouvelles armes bientôt en service opérationnel dans l’armée russe

En plus des systèmes hypersoniques Avangard et des systèmes laser Peresvet déjà en service permanent au sein de l’armée russe, Vladimir Poutine a annoncé dans son discours devant l’Assemblée fédérale que le premier régiment de missiles balistiques Sarmat entrera en service opérationnel à la fin de 2022.

Selon le Président, la part d’armes et d’équipements militaires modernes dans la triade nucléaire russe (aviation stratégique, missiles balistiques intercontinentaux et porte-missiles sous-marins nucléaires) s’élèvera cette année à plus de 88%.

Le chef de l’État russe a ainsi rappelé que les systèmes hypersoniques Avangard et les systèmes laser Peresvet étaient en service permanent.

En outre, «en pleine conformité avec les projets, des travaux sont en cours sur d’autres systèmes de combat sophistiqués, notamment [le système océanique polyvalent] Poseidon et [le missile de croisière à propulsion nucléaire] Burevestnik», a déclaré M. Poutine.

Selon le Président russe, «le premier régiment entièrement équipé de missiles balistiques Sarmat entrera en service opérationnel à la fin de 2022».

Le nombre de systèmes de frappe aérienne équipés de missiles hypersoniques Kinjal et de navires équipés de missiles Kalibr augmente également.

«Les missiles hypersoniques Zircon seront mis en disposition opérationnelle dans un proche avenir», a précisé le Président.

Poutine invite à discuter des questions liées à la stabilité mondiale

Vladimir Poutine a également rappelé que la Russie, en tant que «leader dans la création de systèmes de combat de nouvelle génération, dans le développement de forces nucléaires modernes», exhortait ses partenaires à discuter des questions liées aux armes stratégiques et de la stabilité mondiale:

 «Le sujet, l’objectif de ces négociations peut être la création d’un environnement de coexistence pacifique fondée sur une équation de la sécurité qui engloberait non seulement les armes stratégiques traditionnelles – missiles balistiques intercontinentaux, bombardiers lourds et sous-marins – mais aussi tous les systèmes offensifs et défensifs capables de résoudre des tâches stratégiques indépendamment de leur équipement».

Le rôle clé des Nations unies

Le Président russe a également exprimé son espoir qu’une réunion personnelle des dirigeants des pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu aura lieu dès que la situation épidémiologique le permettra.

«Nous plaidons constamment pour la préservation et le renforcement du rôle clé dans les affaires mondiales des Nations unies, nous nous efforçons d’aider le règlement des conflits régionaux et avons déjà beaucoup fait afin de stabiliser la situation en Syrie, d’établir un dialogue politique en Libye», a déclaré le chef de l’État tout en indiquant que la Russie est toujours ouverte à une large coopération étatique.

L’ambassadeur US quitte sa mission diplomatique à Moscou après des incertitudes sur ses intentions

Ce 22 avril, l’ambassadeur américain a quitté sa mission diplomatique à Moscou. La semaine dernière, la Russie lui avait recommandé de se rendre aux États-Unis pour consultations suite à l’adoption de nouvelles sanctions antirusses.

Une semaine après que les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions à la Russie, l’ambassadeur John Sullivan quitte Moscou ce jeudi 22 avril, a confirmé à RIA Novosti la mission diplomatique américaine.

Comme l’a indiqué un correspondant de RIA Novosti, deux jeeps avec des numéros de l’ambassade américaine sont arrivées à l’aéroport Cheremetievo de Moscou. Selon des témoins, John Sullivan est sorti de l’une des voitures, sans parler avec les journalistes, et est entré dans la salle réservée aux délégations diplomatiques.

Selon des sources diplomatiques, M.Sullivan s’est envolé pour Londres.

Auparavant, l’incertitude avait plané sur les intentions de l’ambassadeur américain en Russie à qui Moscou avait recommandé de se rendre aux États-Unis pour consultations suite à l’adoption de nouvelles sanctions antirusses.

CONCLUSION

L’ambassadeur des USA à Moscou avait reçu le “conseil” d’un conseiller de Poutine d’aller voir ailleurs, – à Washington précisément, – si l’atmosphère ne lui était pas propice. 
• Dans un premier mouvement conforme à la dignité diplomatique, l’ambassadeur dit non : “Si Poutine veut que je parte, qu’il m’expulse.” 
• Puis, ayant sans doute consulté Washington, il s’exécute, en ajoutant l’argument étrange qu’il se languit de sa famille. 
• Face à la dureté russe, la politique US n’est que faiblesse et désordre, et déluge d’artifice : “un misérable petit tas de mensonges, jetés n’importe comment dans des narrative, dissimulés dans un simulacre”. 

Voyez la suite

POUTINE


Comprendre les PSYOPs anti-Poutine : une préparation à la guerre

Publié

le

Il n’est pas exagéré de dire que dans la mythologie de l’Empire anglo-sioniste, Poutine est quelque chose d’apparenté à Satan ou, du moins, qu’il est une sorte de « Sauron » qui incarne le mal. Et nous avons tous entendu que récemment Biden, au cours d’une interview enregistrée, a déclaré que Poutine est « un tueur ». Lorsqu’on lui a donné la possibilité d’adoucir une telle déclaration, Jen Psaki n’a rien fait de tel. Nous pouvons donc conclure qu’il s’agissait d’une caractérisation officielle, délibérément planifiée, du dirigeant russe.
Ce type de langage n’a jamais été utilisé par les responsables occidentaux pendant la guerre froide, du moins pas au plus haut niveau. Alors pourquoi cette haine bouillonnante envers Poutine ?

Intro : Une cause pour un prétexte

Ce n’est pas parce qu’il est un ex employé du PGU, KGB, SSSR. Yuri Andropov était un ancien président du KGB, et il a beaucoup fait pour renforcer le KGB, son personnel et ses opérations. Pourtant, personne ne l’a jamais traité de tueur. Ce n’est pas non plus à cause de la Crimée ou du Donbass, du moins pas directement, car lorsque l’URSS a envahi la Tchécoslovaquie et, avant cela, la Hongrie, les politiciens occidentaux n’ont pas traité Khrouchtchev ou Brejnev de « tueurs ». Ce n’est pas pour avoir descendu le MH-17 (les dirigeants occidentaux savent tous que ce sont des mensonges créés par les services spéciaux occidentaux), parce qu’il y a eu pas mal d’avions de ligne civils abattus par divers États, mais cela n’a pas donné lieu à ce genre de diabolisation totale des dirigeants de ces États. Je pourrais continuer, mais vous avez compris : même si nous analysons soigneusement toutes les accusations portées contre Poutine, nous constatons que le type de diabolisation totale dont il a fait l’objet est assez unique dans son intensité et sa portée.

Il y a une énorme différence entre les concepts de « cause » et de « prétexte », et tous les exemples que j’ai donnés ne sont que des prétextes. Nous allons donc examiner les causes réelles d’une telle haine aveugle pour Poutine.

Voici une autre liste de raisons possibles : tout d’abord, il est indéniable que si Eltsine a presque détruit la Russie en tant que pays, Poutine a, à lui seul, « ressuscité » la Russie en un temps étonnamment court. D’un pays en lambeaux et d’une population qui ne souhaitait rien d’autre que de devenir la prochaine Allemagne ou, à défaut, la prochaine Pologne, Poutine a fait de la Russie la plus forte puissance militaire de la planète et a complètement remodelé la perception que les Russes ont d’eux-mêmes et de la Russie. En outre, Poutine a utilisé la moindre mesure prise par l’Occident (comme les sanctions, les boycotts ou les menaces) pour renforcer davantage la Russie (par des moyens tels que la substitution des importations, les conférences internationales et les manœuvres militaires). Plus important encore, Poutine a dissocié la Russie d’un grand nombre d’institutions ou de mécanismes contrôlés par les États-Unis, un geste qui a aussi énormément servi la Russie.

061774282103-web-tete.jpg

Les politiciens américains ont parlé d’un pays dont l’économie était « en lambeaux » et d’une « station-service se faisant passer pour un pays ». Mais dans le monde réel (zone B), l’économie russe s’est bien mieux comportée que les économies occidentales et, quant à la « guerre de l’énergie » entre les États-Unis, l’Arabie saoudite et la Russie, elle s’est soldée par une défaite catastrophique pour les États-Unis et un triomphe pour la Russie et, dans une moindre mesure, l’Arabie saoudite.

Puis vint la Covid-19 et le désastre épique pour mauvaise gestion de cette crise par l’Occident. De plus, le contraste entre la façon dont la Russie (et la Chine !) a géré la crise et ce que l’Occident a fait ne pouvait pas être plus grand. Quant au fait que la Russie soit le premier pays à créer un vaccin (à l’heure actuelle, pas moins de trois en fait ; la Russie est sur le point de commercialiser un autre vaccin, cette fois pour protéger les animaux contre la Covid-19) et, pire encore, le pays qui a créé le meilleur vaccin de la planète – c’est un désastre de relations publiques pour l’Occident et il n’y a rien que l’Occident puisse faire pour en atténuer le choc. Au contraire, les choses ne font qu’empirer, comme le montrent tous les blocages à venir en Europe – à mettre en parallèle avec cette photode l’heureux Lavrov en Chine portant un masque sur lequel est écrit « FCKNG QRNTN » ! [merde à la quarantaine, NdT]

Mais ce n’est pas non plus la vraie raison, comme le montre le fait que l’Occident détestait déjà Poutine bien avant la Covid-19.

La victoire « volée » de la guerre froide

En vérité, l’Occident a une très longue liste de raisons de haïr Poutine et tout ce qui est russe, mais je crois qu’il y a une raison qui les surpasse toutes : les dirigeants occidentaux croyaient sincèrement avoir vaincu l’URSS pendant la guerre froide (des médailles ont même été fabriquées pour commémorer cet événement) et, après l’effondrement de l’ancienne superpuissance et l’arrivée au pouvoir d’une marionnette alcoolique et désemparée, le triomphe de l’Occident était total. Du moins en apparence. La réalité, comme toujours, étant beaucoup plus compliquée.

[Aparté : les causes et les mécanismes de l'effondrement de l'Union soviétique 
ne sont pas notre sujet aujourd'hui, je me contenterai donc d'indiquer que je
ne crois pas que l'URSS se soit "effondrée" mais qu'elle a été délibérément
détruite par l'appareil du PCUS qui a décidé de briser le pays afin que le
Parti et la Nomenklatura restent au pouvoir, non pas à la tête de l'URSS,
mais à la tête des différentes républiques ex-soviétiques. Les dirigeants
faibles et les idéologies auxquelles personne ne croit vraiment n'incitent
pas les gens à se battre pour leurs dirigeants. C'est pourquoi la monarchie
russe s'est effondrée, c'est pourquoi la démocratie maçonnique de Kerenski
s'est effondrée et c'est pourquoi l'Union soviétique s'est effondrée (c'est
aussi l'une des raisons les plus probables de l'effondrement final des
États-Unis en tant qu'État)].

Poutine, qui n’était pas très connu en Occident ni, d’ailleurs, en Russie, est arrivé au pouvoir et a immédiatement inversé la chute de la Russie dans l’abîme. Il s’est d’abord attaqué aux deux menaces les plus urgentes, les oligarques et l’insurrection wahhabite dans le Caucase. De nombreux Russes, dont moi-même, ont été absolument stupéfaits par la rapidité et la détermination de ses actions. En conséquence, Poutine s’est soudainement retrouvé l’un des dirigeants les plus populaires de l’histoire de la Russie. Dans un premier temps, l’Occident a subi une sorte de choc, puis s’est installé dans un processus rappelant le « modèle Kübler-Ross » et, enfin, dans une frénésie russophobe jamais vue depuis le régime nazi allemand, pendant la Seconde Guerre mondiale.

vladimir-poutine-russie.jpg

Pour comprendre pourquoi Poutine est le Diable incarné, nous devons comprendre que les dirigeants de l’Occident collectif ont vraiment pensé que cette fois-ci, après un millénaire d’échecs et de défaites embarrassantes, l’Occident avait finalement « vaincu » la Russie qui deviendrait maintenant un territoire sans leader, sans culture, sans spiritualité et, bien sûr, sans histoire, dont la seule utilité serait de fournir des ressources à « l’Occident triomphant ».

Ensuite, les dirigeants anglo-sionistes de l’Empire ont exécuté l’opération sous faux drapeau du 11 septembre qui leur a donné le prétexte nécessaire à la Grande Guerre contre le Terrorisme, mais a complètement détourné leur attention de la soi-disant « menace russe », simplement parce qu’en 2001, il n’y avait pas de menace russe. Il y avait donc une certaine logique derrière ces mouvements. Et puis, « soudainement » (du moins pour les dirigeants occidentaux), la Russie fut « de retour » : en 2013, la Russie a bloquél’attaque prévue des États-Unis et de l’OTAN contre la Syrie (le prétexte ici était les armes chimiques syriennes). En 2014, la Russie a apporté son soutien au soulèvement de la Novorussie contre le régime ukrainien de Kiev et, la même année, la Russie a également utilisé son armée pour permettre à la population locale de voter lors d’un référendum pour rejoindre la Russie. Enfin, en 2015, la Russie a stupéfié l’Occident avec une intervention militaire extrêmement efficace en Syrie.

Dans cette séquence, la Russie a commis deux types de « crimes »très différents (du point de vue anglo-sioniste, bien sûr) :

  • Le crime mineur de faire ce que la Russie a réellement fait et
  • le crime beaucoup plus grave de ne jamais avoir demandé à l’Empire la permission de le faire.

L’Occident aime traiter le reste de la planète comme une sorte de partenaire junior, avec un champ d’action très limitée et presque aucune autonomie réelle (le meilleur exemple est ce que les États-Unis ont fait à des pays comme la Pologne ou la Bulgarie). Si et quand un tel pays « junior » veut faire quelque chose pour sa politique étrangère, il doit absolument demander la permission à son grand frère anglo-sioniste. Ne pas le faire s’apparente à de la sédition et de la révolte. Dans le passé, de nombreux pays ont été « punis » pour avoir osé avoir une opinion ou, plus encore, pour avoir osé agir en conséquence.

Le président russe Vladimir Poutine vous fait un doigt d'honneur - Purebreak

Il ne serait pas inexact de résumer tout cela en disant que Poutine a fait un doigt d’honneur à l’Empire et à ses dirigeants. C’est ce « crime des crimes » qui a réellement déclenché l’hystérie anti-russe actuelle. Très vite, cependant, les dirigeants (pour la plupart désemparés) de l’Empire se sont heurtés à un problème extrêmement frustrant : alors que l’hystérie russophobe a eu beaucoup d’écho en Occident, elle a provoqué un puissant retour de flamme en Russie en raison d’un mouvement typique de « judo » à la Poutine : loin d’essayer de supprimer la propagande anti-russe de l’Occident, le Kremlin a utilisé son pouvoir pour la rendre largement disponible (en russe !) par le biais des médias russes (j’ai écrit à ce sujet en détail ici et ici). Le résultat direct a été double : premièrement, l’« opposition » dirigée par la CIA/MI6 a commencé à être fortement associée aux ennemis russophobes de la Russie et, deuxièmement, le grand public russe s’est rallié à Poutine et à sa position inflexible. En d’autres termes, en qualifiant Poutine de dictateur et, bien sûr, de « nouvel Hitler », les PSYOP occidentales ont obtenu un avantage limité dans l’opinion publique occidentale, mais se sont totalement tiré une balle dans le pied vis à vis du public russe.

J’appelle cette étape la « phase un de la PSYOP stratégique anti-Poutine ». Quant au résultat de cette PSYOP, je dirais non seulement qu’elle a presque complètement échoué, mais je pense qu’elle a eu, en Russie, l’effet inverse de celui escompté.
Un changement de cap s’imposait donc de toute urgence.La réorientation des PSYOP américaines contre Poutine et la Russie

Je dois admettre que j’ai une très mauvaise opinion de la communauté du renseignement américain, y compris de ses analystes. Mais même l’ennuyeux « spécialiste de la zone Russie » a fini par comprendre que dire à l’opinion publique russe que Poutine était un « dictateur », un « tueur de dissidents » ou un « empoisonneur chimique d’exilés » entraînait un mélange typiquement russe de rires et de soutien au Kremlin. Il fallait faire quelque chose.

C’est ainsi qu’un petit malin, quelque part dans un sous-sol, a eu l’idée suivante : il est absurde d’accuser Poutine de choses qui le rendent populaire dans son pays, alors dressons une nouvelle liste d’accusations soigneusement adaptées au public russe.

Appelons cela la « phase deux de l’opération PSYOP anti-Poutine ».

Et c’est ainsi qu’a commencé l’affaire des « Poutine est de mèche avec ». Plus précisément, ces accusations ont été déployées par les PSYOP américaines et ceux qui sont à leur solde :

  • Poutine désarme la Syrie
  • Poutine va vendre le Donbass
  • Poutine est une marionnette d’Israël et, en particulier, de Netanyahou.
  • Poutine est un traître corrompu ne tenant pas compte des intérêts nationaux russes.
  • Poutine autorise Israël à bombarder la Syrie (voir ici)
  • Poutine vend les richesses de la Sibérie à la Chine et/ou Poutine soumet la Russie à la Chine.
  • Poutine est corrompu, faible et même lâche.
  • Poutine a été vaincu par Erdogan dans la guerre du Haut-Karabakh.

Les points ci-dessus sont les principaux sujets de discussion immédiatement approuvés et exécutés par les PSYOPs stratégiques américaines contre la Russie.

Ont-elles été efficaces ?

Oui, dans une certaine mesure. D’une part, ces « PSYOPS anti-russes améliorées » ont été immédiatement reprises par au moins une partie de ce que l’on pourrait appeler « l’opposition patriotique interne » (dont une grande partie est très sincère et sans aucune conscience d’être habilement manipulée). Plus toxique encore a été l’émergence d’un mouvement néo-communiste (ou, comme Ruslan Ostashko les appelle souvent « emo-marxistes ») assez bruyant (que j’appelle personnellement une sixième colonne) qui a commencé une campagne de propagande interne anti-Kremlin centrée sur les thèmes suivants :

  • « Tout est perdu » (всепропальщики) : c’est la thèse qui dit que rien en Russie n’est bien, tout est soit faux soit mauvais, le pays s’effondre, ainsi que son économie, sa science, son armée, etc. etc. etc. C’est juste une sorte de défaitisme, rien de plus.
  • « Rien n’a été accompli depuis l’arrivée de Poutine au pouvoir » : cette position est étrange, car il faut une gymnastique mentale absolument spectaculaire pour ne pas voir que Poutine a littéralement sauvé la Russie de la destruction totale. Cette position n’explique pas non plus pourquoi Poutine est si détesté par l’Empire (si Poutine faisait tout de travers, comme, disons, Eltsine, il serait adoré en Occident, pas détesté !)
  • « Toutes les élections en Russie ont été volées. » Ici, la 5e colonne (dirigée par la CIA/MI6) et la 6e colonne doivent être d’accord : selon les deux, il est absolument impossible que la plupart des Russes aient soutenu Poutine pendant tant d’années et il est impossible qu’ils le soutiennent encore maintenant. Sans parler du fait que la grande majorité des sondages montrent que Poutine était, et est toujours, la personnalité politique la plus populaire de Russie.
a27d0f2c2f38686799f47d1a2dcc5461--putin-family-vladimir-poutine.jpg

Enfin, le grand dérapage de la réforme des retraites n’a certainement pas aidé Poutine à améliorer sa cote de popularité. Il a donc dû prendre des mesures : il a « adouci » certaines des pires dispositions de cette réforme et, finalement, il a réussi à mettre sur la touche certains des pires intégrationnistes atlantiques, dont Medvedev lui-même.

Malheureusement, certains sites web, blogs et individus prétendument pro-russes ont montré leur vrai visage en prenant le train en marche de cette deuxième campagne stratégique de PSYOP, probablement dans l’espoir d’être plus remarqués ou d’obtenir des fonds, ou les deux. D’où toutes les sornettes sur la collaboration entre la Russie et Israël ou sur un Poutine « vendu », que nous avons vues si souvent ces derniers temps. Le pire, c’est que ces sites web, ces blogs et ces personnes ont gravement induit en erreur et perturbé certains des meilleurs amis réels de la Russie en Occident.

Aucun d’entre eux ne répond jamais à une question très simple : si Poutine est un tel vendu, et si tout est perdu, pourquoi l’empire anglo-sioniste déteste-t-il autant Poutine ? En presque 1000 ans de guerre (spirituelle, culturelle, politique, économique et militaire) contre la Russie, les dirigeants de l’Occident ont toujours détesté les vrais patriotes russes et ils ont toujours aimé les (hélas nombreux) traîtres à la Russie. Et maintenant, ils détestent Poutine parce qu’il serait un mauvais dirigeant ?

Cela n’a absolument aucun sens.Conclusion : une guerre est-elle inévitable maintenant ?

Les États-Unis et l’OTAN ne s’engagent pas dans des opérations stratégiques de maintien de la paix simplement parce qu’ils aiment ou n’aiment pas quelqu’un. L’objectif principal de ces PSYOPs est de briser la volonté de résistance de l’autre partie. C’était également l’objectif principal des deux PSYOP anti-Poutine (phase 1 et phase 2). Je suis heureux d’annoncer que les deux phases de ces PSYOPs ont échoué. Le danger ici est que ces échecs n’ont pas réussi à convaincre les dirigeants de l’Empire de la nécessité de changer de cap de toute urgence et d’accepter la « réalité russe », même si elle ne leur plaît pas.

Depuis que l’administration « Biden » (le « Biden collectif », bien sûr, pas la plante en pot) a pris (illégalement) le pouvoir, nous avons assisté à une forte escalade des déclarations anti-russes. D’où le dernier « hou, c’est un tueur » – ce n’était pas l’erreur d’un esprit sénile, c’était une déclaration soigneusement préparée. Pire encore, l’Empire ne s’est pas limité à des paroles, il a également effectué quelques « mouvements de corps » importants pour signaler sa détermination à rechercher une confrontation encore plus poussée avec la Russie :

  • Il y a eu beaucoup de bruits de sabre en provenance de l’Ouest, et surtout des manœuvres militaires plutôt malavisées (voire carrément stupides) près de la frontière russe ou le long de celle-ci. Comme je l’ai expliqué un milliard de fois, ces manœuvres sont vouées à l’échec d’un point de vue militaire (plus on se rapproche de la frontière russe, plus les forces militaires occidentales sont en danger). Politiquement, cependant, elles sont extrêmement provocantes et, par conséquent, dangereuses.
  • La grande majorité des analystes russes ne croient pas que les États-Unis et l’OTAN attaqueront ouvertement la Russie, ne serait-ce que parce que ce serait suicidaire (l’équilibre militaire actuel en Europe est fortement en faveur de la Russie, même sans utiliser d’armes hypersoniques). Ce que beaucoup d’entre eux craignent maintenant, c’est que « Biden » déclenche les forces ukrainiennes contre le Donbass, « punissant » ainsi l’Ukraine et la Russie (la première pour son rôle dans la campagne présidentielle américaine). Je suis plutôt d’accord avec ces deux déclarations.

En fin de compte, l’empire anglo-sioniste a toujours été raciste à la base, et cet empire l’est toujours : pour ses dirigeants, le peuple ukrainien n’est que de la chair à canon, une nation de troisième ordre sans intérêt et sans dirigeants qui a dépassé son utilité (les analystes américains comprennent que le plan américain pour l’Ukraine s’est soldé par un nouveau fiasco spectaculaire, comme ces plans délirants finissent toujours par le faire, même s’ils ne le disent pas publiquement). Alors pourquoi ne pas lancer ces gens dans une guerre suicidaire contre non seulement la LDNR mais aussi la Russie elle-même ? Bien sûr, la Russie gagnera rapidement et de manière décisive la guerre militaire, mais politiquement, ce sera un désastre en termes de relations publiques pour la Russie, car l’« Occident démocratique » accusera toujours la Russie, même si elle n’a clairement pas attaqué la première (comme ce fut le cas le 08.08.08) [En Géorgie, NdT].

J’ai déjà écrit sur la situation absolument désastreuse de l’Ukraine il y a trois semaines, je ne vais donc pas tout répéter ici, je dirai simplement que depuis ce jour, les choses ont encore empiré : il suffit de dire que l’Ukraine a déplacé beaucoup de blindés lourds vers la ligne de contact, tandis que le régime de Kiev a maintenant interdit l’importation de papier toilette russe (ce qui montre ce que la bande au pouvoir considère comme des mesures importantes et nécessaires). S’il est vrai que l’Ukraine est devenue un État totalement défaillant depuis le coup d’État néonazi, on constate aujourd’hui une nette accélération de l’effondrement non seulement du régime ou de l’État, mais aussi du pays dans son ensemble. L’Ukraine s’effondre si rapidement que l’on pourrait créer un site web entier pour suivre l’évolution de cette horreur, non pas jour après jour, mais heure après heure. Il suffit de dire que « Ze » s’est avéré être encore pire que Porochenko. La seule chose que Porochenko a fait et que « Ze » n’a pas fait (encore !) est de déclencher une guerre. À part cela, le reste de ce qu’il a fait (par action ou inaction) ne peut être qualifié que de « encore la même chose, mais en pire ».

La guerre peut-elle être évitée ?

Je ne sais pas. Poutine a donné aux Ukronazis un avertissement très sévère (« des conséquences graves pour le statut d’État de l’Ukraine en tant que tel »). Je ne crois pas une seconde que quiconque au pouvoir à Kiev se soucie de l’Ukraine ou de son statut d’État, mais ils sont assez intelligents pour comprendre qu’une contre-attaque russe pour défendre la LDNR et, plus encore, la Crimée, pourrait inclure des frappes de précision ciblées sur « le leadership » avec des missiles avancés. Les dirigeants ukronazis seraient bien avisés de réaliser qu’ils ont tous une cible peint sur la tête. Ils pourraient également réfléchir à ceci : qu’est-il arrivé à tous les chefs de gangs wahhabites en Tchétchénie depuis la fin de la deuxième guerre de Tchétchénie ? (Indice : ils ont tous été retrouvés et exécutés). Cela suffira-t-il à les arrêter ?

Peut-être. Espérons-le.

Mais nous devons maintenant garder à l’esprit que dans un avenir prévisible, il ne reste que deux options pour l’Ukraine : « une fin horrible ou une horreur sans fin » (expression russe).

Le meilleur scénario pour la population ukrainienne serait une scission (relativement pacifique, espérons-le) du pays en plusieurs parties gérables.
La pire option serait sans aucun doute une guerre à grande échelle contre la Russie.

combinaison-de-photos-du-president-russe-vladimir-poutine-et-du-president-ukrainien-volodymyr-zelensky_6197760.jpg

À en juger par la rhétorique qui émane de Kiev ces jours-ci, la plupart des politiciens ukrainiens soutiennent fermement l’option n° 2, d’autant plus que c’est également la seule option acceptable pour leurs maîtres étrangers. Les Ukrainiens ont également adopté une nouvelle doctrine militaire (qu’ils appellent « stratégie de sécurité militaire de l’Ukraine ») qui déclare la Russie État agresseur et adversaire militaire de l’Ukraine (voir ici pour une traduction automatique du texte officiel).

Cela pourrait être la raison pour laquelle Merkel et Macron ont récemment eu une vidéoconférence avec Poutine (« Ze » n’était pas invité) : Poutine pourrait essayer de convaincre Merkel et Macron qu’une telle guerre serait un désastre pour l’Europe. Pendant ce temps, la Russie renforce rapidement ses forces le long de la frontière ukrainienne, y compris en Crimée.

Mais toutes ces mesures ne peuvent pas dissuader un régime qui n’a pas de dirigeants. L’issue sera décidée à Washington DC, pas à Kiev. Je crains que le sentiment traditionnel d’impunité totale des dirigeants politiques américains ne leur donne, une fois de plus, l’impression qu’il y a très peu de risques (pour eux personnellement ou pour les États-Unis) à déclencher une guerre en Ukraine. Les dernières nouvelles sur le front américano-ukrainien sont la livraison par l’US Navy de 350 tonnes d’équipement militaire à Odessa. Pas assez pour être militairement significatif, mais plus que suffisant pour inciter le régime de Kiev à attaquer le Donbass et/ou la Crimée.

En fait, je ne m’étonnerais même pas que « Biden » lance une attaque contre l’Iran pendant que le monde regarde l’Ukraine et la Russie se faire la guerre. Après tout, l’autre pays dont la position géostratégique s’est gravement dégradée depuis que la Russie a déplacé ses forces en Syrie est Israël, le seul pays que tous les politiciens américains serviront fidèlement et quel qu’en soit le coût (y compris le coût humain pour les États-Unis). Les Israéliens exigent une guerre contre l’Iran depuis au moins 2007, et il serait très naïf d’espérer qu’ils ne finissent pas par obtenir gain de cause. Enfin, et ce n’est pas le moins important, il y a la crise que le chutzpah condescendant qu’est Bliken a déclenchée avec la Chine et qui, jusqu’à présent, n’a abouti qu’à une guerre économique, mais qui pourrait aussi s’intensifier à tout moment, surtout si l’on considère les nombreuses provocations anti-chinoises récentes de la marine américaine.

Actuellement, les conditions météorologiques dans l’est de l’Ukraine ne sont pas propices à des opérations militaires offensives. La neige continue de fondre, créant des conditions routières très difficiles et boueuses (appelées « rasputitsa » en russe) qui entravent considérablement le mouvement des forces et des troupes. Ces conditions vont toutefois changer avec l’arrivée de la saison chaude, et les forces ukrainiennes seront alors idéalement positionnées pour une attaque.

En d’autres termes, à moins d’un développement majeur, nous pourrions être à quelques semaines seulement d’une guerre majeure.

Source : Le Saker Francophone
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur TwitterPartager sur FacebookPartager sur Pinterest

6 commentaires:

  1. andre boran12 avril 2021 à 23:20je suis sidere de voir que les ecrits envahis le monde avec des videos.. je repete une guerre afin de raser les usa . c’est la reponse a tous ces crimes et guerre quelque soit le chef amerloque et le gouvernement satanique usa Répondre
  2. nicolas bonnal13 avril 2021 à 07:13Guerre Russie-Occident et chronique du Saker : vous allez voir ce que vous n’allez pas voir ?RépondreRéponses
    1. Niktomede13 avril 2021 à 11:39Mais encore ?
  3. nicolas bonnal13 avril 2021 à 07:40Colonel McGregor (excellent texte) : https://www.theamericanconservative.com/articles/facing-the-facts-of-war-with-russia/Répondre
  4. pathibulaire13 avril 2021 à 11:31Je ne sais pas ce que cela vaut..? Cela me semble un peu brut de décoffrage venant d’un Poutine…

    Les Américains et les Rothschild veulent une guerre limitée à l’Europe, mais le Président Poutine a prévenu, 

    “avant de détruire les centres de commandement de l’OTAN et les capitales Européennes, j’aurai fait table rase des USA et du volcan Yellowstone dont l’éruption risque de partir d’elle-même. Le doigt dans l’engrenage et vous mourrez tous, je me fais un honneur d’être le premier à décapiter l’Amérique, et l’Europe sera de l’Atlantique à l’Oural sous pavillon Russe, c’est quand vous voulez, et d’une heure sur l’autre, vous n’aurez plus une once de décision, et il sera simplement trop tard pour utiliser le Spoutnik V en Europe, vous aurez déjà eu le vaccin”.”
    https://vk.com/jcltisserant
    Répondre
  5. Vercingetorige13 avril 2021 à 13:26LA RUSSIE PUBLIE DES DIRECTIVES AUX VILLES SUR “L’INHUMATION URGENTE DES CADAVRES DE GUERRE”. 
    Russia Issues Directives to Cities on “Urgent Burial of War Dead”
    https://halturnerradioshow.com/index.php/en/news-page/world/bulletin-russia-issues-directives-to-cities-on-urgent-burial-of-war-dead

    HANNIBAL, CET ARTICLE DOIT ÊTRE TRADUIT ET PUBLIÉ AU PLUS VITE CAR LES MOUTONS HUMAINS N’ONT AUCUNE IDÉE DE CE QUI SE PASSE VRAIMENT DANS LE MONDE ET DE LA TEMPÊTE PARFAITE QUI FRAPPERA TOUTE L’HUMANITE. Répondre

Voyez la suite

POUTINE

Pierre Tolstoï: “L’UE doit arrêter de donner des leçons à la Russie”

Publié

le

Arrière-arrière-petit-fils du célèbre écrivain, Pierre Tosltoï a arrêté sa carrière de journaliste en 2016 pour intégrer la Douma, le Parlement russe, dont il est actuellement le vice-président. Il siège également comme vice-président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Le politicien est ainsi bien placé pour évoquer les relations houleuses entre son pays et l’Union européenne, qui sont pour lui la conséquence des sanctions européennes. “Depuis 2014, l’Union européenne mène une guerre économique contre mon pays. Elle a commis beaucoup de fautes graves dans ses relations avec la Russie. L’Union européenne imagine que la Russie va céder aux sanctions économiques, ce qui n’arrivera jamais”, regrette-t-il dans l’émission Tout un Monde.

“Aujourd’hui, les relations entre l’Europe et la Russie sont plus ou moins au niveau de la Guerre froide avant la chute de l’URSS, et ce n’est pas de notre faute, mais de celle de l’UE qui manipule les pays du continent. Mais avec le plus grand pays d’Europe, ça ne se passera pas comme cela.”

Pierre Tolstoï, ex-journaliste et politicien russe, vice-président de la Douma [Dominique Boutin - AFP]

Une hypocrisie européenne dénoncée

Quand à l’annexion de la Crimée, à l’origine des sanctions européennes, Pierre Tolstoï réprouve le terme. Pour la Russie, il s’agit surtout de réparer une erreur historique. “Il fallait non seulement faire revenir la Crimée, mais l’Ukraine toute entière. Le terme annexion est tout de même assez insultant, et cela montre les doubles standards des Européens. Lorsqu’il s’agit du Kosovo ou des îles Falkland, annexées par la Grande-Bretagne, alors non, bien sûr, on ne peut pas comparer. Cet écart montre l’hypocrisie et le double standard. Alors évidemment, après cela, on ne peut plus parler de confiance.”On va peut-être attendre la chute de l’Union européenne et après on rediscutera avec les pays individuellement 
Pierre Tosltoï, vice-président de la Douma 

On est loin aujourd’hui du projet d’une Europe de Lisbonne à Vladivostok qui était évoquée suite à la chute du mur de Berlin. “À mon avis, cette occasion a été manquée, surtout lorsque les pays de l’OTAN ont décidé d’inclure les pays de l’Est après le retrait de troupes soviétiques de l’Allemagne. On ne peut pas construire d’unité dans les circonstances actuelles.”

La Russie préférerait nouer de nouveaux liens avec les pays européens directement, sans intermédiaire de Bruxelles en qui elle n’a plus confiance. “On va peut-être attendre la chute de l’Union européenne, qui ressemble de plus en plus à l’Union soviétique dans les années 80, et après on rediscutera avec les pays comme la France et l’Allemagne, pour créer de nouvelles relations sur le continent européen.”

Je ne sais pas pourquoi l’Occident considère Navalny comme un politicien, un leader d’opposition.
Pierre Tosltoï, vice-président de la Douma 

Les relations entre Moscou et l’UE ont été mises à mal par l’empoisonnement puis l’arrestation de l’opposant Alexeï Navalny. “Pour moi, c’est un gars qui faisait des enquêtes sur la corruption, parfois très intéressantes. Je ne sais pas pourquoi l’Occident le considère comme un politicien, un leader d’opposition. Je crois qu’il y a beaucoup de clichés autour de ce dossier. Mais il faut comprendre que la Russie a son propre système judiciaire et qu’il ne va jamais changer, même si tous les pays de l’Europe l’exigent.”

Mais la Russie a-t-elle les moyens de s’opposer sur le long terme à l’Occident? “Bien sûr, regardez la carte de l’Europe. Tous les pays de l’Union européenne et le reste de l’Europe qui essaient de mener une guerre économique contre nous ne sont qu’un petit morceau comparé à la Russie. Ne vous inquiétez pas, on a assez de pouvoir, on peut attendre, donc il n’y a pas de problème.”

“Mais moi personnellement, je ne veux pas une confrontation avec l’Occident. Il faut comprendre que la Russie est une civilisation à part. Arrêtez de donner des leçons, de venir avec des ultimatums. Ce n’est pas le langage qu’on utilise avec mon pays.”

La stratégie de Vladimir Poutine

Sur la stratégie de Vladimir Poutine, Pierre Tolstoï réfute l’analyse de journalistes sur ses ambitions de grandeur.  “L’objectif majeur de la politique étrangère de Vladimir Poutine est de servir les intérêts de son pays. Si Poutine avait voulu restaurer un grand pays, aujourd’hui, les frontières iraient jusqu’à la Pologne. Mais ce n’est pas le but. L’objectif, c’est de surmonter la dégradation totale qui a eu lieu à l’époque de Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine. On a des bons résultats en économie et sur d’autres plans.”

Ce n’est pas aux Européens d’accuser la Russie de violer le droit international.
Pierre Tosltoï, vice-président de la Douma 

Quand à ceux qui accusent le président russe de remettre en cause l’ordre international via des déstabilisations, ingérences et blocages à l’ONU, le vice-président de la Douma renvoie la balle: “Depuis la chute du mur de Berlin, ce sont les États-Unis et l’Europe qui ont discrédité l’ordre international. Ce sont eux qui ont organisé l’agression de l’OTAN contre la Serbie, qui ont installé la “démocratie” en Afghanistan, en Libye, en Irak. Mais on voit bien les résultats de ces actions qui ont été faites contre l’ordre international, sans la permission du Conseil permanent de l’ONU. Ce n’est donc pas aux Européens d’accuser la Russie de violer le droit international.”

Pierre Tolstoï défend les interventions russes dans plusieurs conflits: “La Russie est allée en Syrie après la demande de Bachar al-Assad, qui est le seul leader légitime aujourd’hui. Ce sont les Russes qui ont éliminé le groupe Etat islamique. Et puis regardez le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Qu’ont fait l’Europe et le Conseil de l’Europe? Toutes ces organisations créées pour arrêter les guerres n’ont rien fait. C’est la Russie qui a arrêté la guerre dans le Haut-Karabakh.”

Patrick Chaboudez / Mouna Hussain , Publié le 22 février 2021

————————————————————-

Quelle sortie de la crise pour la Russie ?

Il se confirme désormais que la Russie est sortie relativement épargnée de la crise provoquée par la Covid-19. La récession y a été moins forte que dans les principaux pays développés et en particulier en Europe. Le rebond des prix des hydrocarbures depuis le quatrième trimestre de 2020 a indiscutablement aidé. Mais, le gouvernement semble plus pressé de reprendre rapidement une politique d’austérité que de continuer à soutenir l’économie, un choix dont les conséquences pourraient être néfastes sur la croissance.

Le choc de la crise sanitaire

La Russie a donc nettement moins souffert des effets de la COVID-19 que les pays du G-7. Si la différence est faible avec les Etats-Unis, elle est nettement plus importante avec les autres pays, et en particulier les pays européens.

 Graphique 1

On peut cependant constater que le rythme de récupération de l’économie se situe nettement sous celui des Etats-Unis (dopés par les différents plans de soutien et de relance des administrations Trump et Biden), sous celui du Canada (sans doute tiré par son voisin) mais aussi légèrement inférieur à celui de l’Allemagne. Or, l’économie russe a incontestablement besoin d’une forte croissance pour achever sa transformation entamée dans les années 2013-2015. C’est ce qu’indiquent les chercheurs de l’Institut de Prévision de l’Economie de l’Académie des Sciences (IPE-ASR).

Lire la suite sur Les Crises 

 de Samuel Levesque :
Poutine est dans une vraie croisade, c’est presque l’épisode du retour du roi. Il est grandiose. Après avoir vu l’ignominie d’un crash boursier provoqué par un virus et une panique médiatique, il a fichu au sol toute l’industrie pétrolière contrôlée par les banques occidentales avec un baril à 35 balles. Comprenez bien … Vlad a coupé les jambes de ceux qui vous ont foutu un virus dans la gueule pour voler vos économies. Après avoir compris que le but est d’instaurer une monnaie virtuelle internationale dont on perdrait tout contrôle, il vient de nationaliser la monnaie russe à travers la banque centrale et la première banque russe, et surtout, il a interdit l’usage de toute crypto-monnaie. Et il a nationalisé Gazprom, l’industrie gazière de Russie, alors que les actions des sociétés russes entre les mains d’oligarques étrangers comme Rosneft sont en chute libre. Il est en train d’imposer un modèle mondial de monnaie nationale basée sur l’or et imprimée sur du papier, par une banque publique. Pas privée, publique, qui appartient au peuple. Bref, je pense que cette fois, il va les acheverEnvoyer par e-mailBlogThis!Partager sur TwitterPartager sur FacebookPartager sur Pinterest

2 commentaires:

  1. Joset11 avril 2021 à 10:46Tolstoï devenu politicien a parfaitement raison dans son analyse envers l’Occident, particulièrement face à l’Europe. Cet assemblage disparate de nations n’est qu’un nain politique. Sa monnaie l’euro est en sursis. La Russie peut attendre la dislocation du bloc de Bruxelles qui ne saurait tarder.Répondre

Voyez la suite

Ma biographie

Votre Catalogue

Abonnez-vous à votre newsletter

GRATUITEMENT recevez
CLUB DEFI tous les Jours

Tendance