Abonnez vous pour avoir nos derniers articles !

BUSINESS

Portrait : Dans l’intimité de Magali Berdah, la patronne des stars de la téléréalité

Publié

le

C’est l’histoire d’une mère de famille qui crée par accident un business qui la propulse en première ligne du monde des affaires. Magali Berdah, l’agente n° 1 des célébrités des réseaux sociaux, a confié à Constance Dovergne comment faire pleuvoir les billets et hurler les détracteurs de la téléréalité.

Publié le MERCREDI, 14 AVRIL 2021

par Constance Dovergne

© Anaïs Boileau pour Vanity Fair

C’est une drôle de scène à laquelle assiste Alexandra Schamis, attablée dans un restaurant du Vieux-Port de Marseille, ce jour de mars 2019. L’agente artistique, qui représente Monica Bellucci et Gérard Darmon, est venue consulter une spécialiste des réseaux sociaux. Elle est accompa­gnée de Mathilde Seigner, une autre de ses actrices-stars. Mais ce midi-là, la vedette n’est pas celle que l’on croit. Leur interlocutrice raconte une histoire rocambolesque – la sienne – dans laquelle se côtoient voyous et grandes fortunes, soirées people et descente aux enfers dans un grand-huit spectaculaire. « J’aurais adoré interpréter un rôle comme ça », lui souffle Mathilde Seigner, fascinée. Une lueur de fierté traverse les yeux bleus de Magali Berdah. Mais n’a-t-elle à aucun moment pensé la même chose ?

Si la plupart des adultes n’ont jamais entendu parler d’elle, les moins de 20 ans la connaissent comme l’agente numéro un des stars de la téléréalité. Je lui signale que je viens d’en croiser toute une troupe qui faisait des selfies devant ses locaux ; elle adore. « Où tu vois ça ailleurs ? Même devant TF1, les gens vont pas se prendre en photo ! » Elle me reçoit au siège de son entreprise, Shauna Events, à deux pas des Champs-Élysées, dans un bureau immense embouteillé de bouquets de roses et de paquets cadeaux qu’il faut enjamber pour arriver jusqu’à elle : elle m’a donné rendez-vous le jour de ses 39 ans et déjà son sens de la mise en scène irradie. L’interviewer, c’est comme interroger la star et son attachée de presse en même temps. Elle claque une bise, s’excuse pour les effluves capiteux qui flottent dans la pièce : elle vient de faire la promotion d’un parfum sur Snapchat. Chaque jour, sous la houlette de son équipe d’une cinquantaine d’employés, plus de deux cents influenceurs – créatures irréelles tout en filtres, muscles ou extensions de cils qui peuplent les réseaux sociaux – filment eux-mêmes, de chez eux, de courtes vidéos publicitaires pour inciter leurs abonnés à s’offrir les produits des marques qui font appel à elle. Un business sonnant et trébuchant dont elle est l’architecte, qui générait en 2020 un chiffre d’affaires estimé à 40 millions d’euros et peut faire gagner jusqu’à 250 000 euros par mois à certains influenceurs.

Pour les vedettes des réseaux sociaux qu’elle représente, elle est une amie, une sœur, une mère aussi parfois. Les fans de « Touche pas à mon poste » la connaissent comme souffre-douleur préféré de Cyril Hanouna, voix haut perchée, surjouant la potiche avec bonne humeur sur son plateau. Ses collaborateurs, eux, voient en elle une femme stratège, redoutable en affaires, à qui il est impossible de dire non. Dans l’univers sous-peuplé de l’entrepreneuriat féminin, elle détonne : robes moulantes et strassées, bottes de fourrure immaculée, vastes décolletés clinquants, liposuccion et botox assumés – un goût du bling qui sonnerait cagole si tout n’était pas signé des plus grandes maisons de luxe. Sur les réseaux où plus d’un million de personnes la suivent, elle met sa vie en scène : ses querelles ambiance Un gars, une fille avec son amoureux Stéphane, ses voyages surclassés sur Emirates, ses nuits de fêtes débridées avec Kev Adams… Bref : l’illusion d’une existence au vernis superficiel. Et pourtant… 

Quand la pandémie de covid-19 a déferlé sur la France, c’est elle que le gouvernement a appelée à la rescousse pour informer massivement les jeunes sur les gestes barrières. Quand Brigitte Macron a dû faire authentifier son compte Instagram afin de lancer l’appel au don de la Fondation Hôpitaux de Paris, c’est encore elle qui a dégainé son portable pour solliciter directement le patron de la branche française du puissant réseau social. On la convoque sur les estrades des grandes écoles pour former la prochaine génération de leaders de la com’. L’Oréal, Publicis – « Tout ce monde où l’on nous prend de haut », note-t-elle – ne peuvent plus lancer de campagne numérique sans recourir à ses services. Elle l’explique sans retenue : « Des boîtes comme Publicis savent faire du digital, mais elles sont trop grosses pour gérer une meuf comme Nabilla. Parce qu’avec elle, il faut de la gestion humaine. Quand j’ai démarré, personne ne voulait s’afficher avec des gens de téléréalité. Et moi je les ai respectés et je les ai pris tels qu’ils étaient. » C’était il y a tout juste cinq ans. Magali Berdah était alors endettée jusqu’au cou, au bout du rouleau. « J’étais pas comme tout le monde, j’étais pire que tout le monde, raconte-t-elle. À Juan-les-Pins, les gens parlaient beaucoup dans mon dos. »

« J’étais un cas social »

Le Sud-Est, elle y a passé toute sa vie. Élevée dans le restaurant sans prétention de ses grands-parents, à qui l’ont abandonnée ses parents, elle est aux premières loges pour admirer leur sens des affaires. Son grand-père, saisonnier fort en gueule, alpague les « mangeurs de glaces », ces touristes pauvres et méprisés par les commerçants de Saint-Tropez. « Tu ne dois jamais avoir honte de rien. Jamais. N’aie honte de rien », lui répète-t-il. À 20 ans, elle se lance ainsi dans la vente de mutuelles, « du vent, le métier le plus dur de la terre », comme elle dit. Elle fait tout, le porte-à-porte, le téléphone, les stands dans les centres commerciaux de la région. Et elle excelle. Une première agence ouvre, puis deux, puis trois, avant la mauvaise surprise. L’homme auquel elle s’est associée est un escroc. Il la plume. Elle est prise à la gorge, liquide tout, repart de zéro. Les affaires reprennent si bien que la courtière en mutuelles dirige bientôt sept agences. Jusqu’au jour où un courrier recommandé atterrit sur son bureau. Au terme d’un contrôle, l’Urssaf lui fait savoir que les contrats de ses cent vingt vendeurs indépendants doivent être requalifiés en CDI. Montant des arriérés de cotisations : plus d’un million d’euros. Dans la foulée, à Paris, les syndicats et organisations patronales signent ensemble la loi sur la sécurisation de l’emploi qui généralise la prise en charge des mutuelles des salariés par l’employeur. On est en 2013 et le business de Magali Berdah devient obsolète du jour au lendemain. Pour éponger ses dettes, l’entrepreneuse doit emprunter à un usurier, puis à un voyou pour rembourser l’usurier. Elle frappe ensuite à la porte de messieurs de moins en moins recommandables et s’enfonce lentement dans une spirale de l’endettement qui, elle le sent, met sa famille en danger. Au bureau, avec les quatre employés qu’il lui reste et qu’elle n’arrive plus à payer, elle regarde le temps passer. Parfois, des vedettes de téléréalité viennent traîner avec eux, partager une certaine idée du désœuvrement. « J’étais un cas social, c’est pour ça que je m’attachais à eux parce qu’eux aussi étaient paumés. Ils avaient des vies compliquées. C’était difficile. »

Sur la TNT, des émissions telles que « Les Anges », « Friends Trip », « Les Marseillais » ou « La Villa des cœurs brisés » recyclent d’un tournage à l’autre des dizaines de jeunes candidats auxquels les téléspectateurs s’attachent. On les voit alanguis dans les piscines d’immenses villas sous les tropiques ou juchés sur les podiums de clubs à Miami. Ils se séduisent, se trompent, s’aiment, s’insultent, se tapent dessus aussi parfois. Et se retrouvent, entre deux émissions, totalement largués dans la nature. Sans emploi fixe et souvent mal conseillés, les candidats les plus en vue trouvent un revenu précaire dans les « bookings », des apparitions monnayées – et éreintantes – dans les discothèques de province. « On était perçus comme des has been, les plateaux télé et les marques ne voulaient pas de nous, résume Milla Jasmine, bombe callipyge aux 3 millions d’abonnés, dont le premier livre Un jour, je serai célèbre (Éditions Eyrolles) est aujourd’hui numéro 1 des ventes sur Amazon. Le mot “influenceur” pour qualifier un candidat de téléréalité, c’est Magali qui l’a inventé. » Elle se souvient de leur première rencontre au café Unisex des Champs-Élysées, de cette femme « déterminée et touchante à la fois ». Magali ne connaît ni la téléréalité ni les réseaux sociaux. Mais son instinct lui souffle que les milliers de fans de ces personnalités sont monnayables. Elle a en tête une technique de vente vieille comme le monde : le placement de produits, né dans les cabarets au XIXe siècle et ressuscité outre-Atlantique sur Snapchat, où une poignée de célébrités exhibent vêtements, cosmétiques et voyages au soleil qui leur ont été offerts par des marques. Pourquoi ne pas plutôt facturer ces placements de produits ? Séduite, Milla s’embarque avec elle. 

Elles font quelques tentatives avant de trouver la bonne formule, qui n’a pas changé depuis ce printemps 2016. Sur Snapchat ou Instagram, l’influenceur se filme : « Coucou mes amours j’espère que vous allez bien moi je vais me préparer ce super thé détox dont je ne peux plus me passer et qui m’a déjà fait perdre trois kilos sans aucun effort… » Suit une démonstration façon « Téléshopping » accompagnée d’une mention « #sponsorisé » pour préciser qu’il s’agit d’un message publicitaire, puis l’inéluctable «… d’ailleurs j’ai un code promo grâce auquel vous pouvez avoir une réduction de 40 % sur les packs de thé ne manquez pas cette belle opportunité je vous mets le lien sous la vidéo… » Ce « code promo » n’est pas un élan de générosité de la part de la marque. C’est une balise personnalisée qui va lui permettre de savoir exactement quel influenceur lui rapporte quelles ventes, et combien. Ainsi est né le placement de produits façon Magali Berdah. Interdite bancaire, elle supplie la Banque de France de lui laisser ouvrir un compte de société. Sa nouvelle affaire démarre dans un bureau minuscule de Juan-les-Pins, sans chéquier, avec une carte de paiement plafonnée à 300 euros par mois. Magali baptise son agence « Shauna Events » d’après le prénom de sa fille aînée. Reste à trouver des marques prêtes à associer leurs produits à l’image alors bas de gamme des candidats de téléréalité.

« Personne ne voulait s’afficher avec des gens de téléréalité. Moi, je les ai respectés et je les ai pris tels qu’ils étaient. » Magali Berdah

Magali Berdah : Dans l'intimité de la patronne des stars de la téléréalité

Anaïs Boileau pour Vanity Fair

Magali Berdah à son bureau près de l’Arc de triomphe, fin 2020.

Injectrices pour « lèvres volume russe »

Devant le défi, elle ne se démonte pas : « Je suis une faiseuse d’argent. C’est inné chez moi. Tu peux me dire : “Mag, on a besoin de faire 100 000 euros aujourd’hui”, les 100 000 je vais te les faire. » Comme son grand-père trente ans plus tôt, elle appelle les micro-entreprises dont les grandes agences de pub et de relations presse ne veulent pas. Crèmes anti-imperfections Hello Body, bonbons Fini, gélules minceur Anaca 3… Que des marques obscures qui, pour la première fois, peuvent s’offrir une campagne de communication pour un budget de 500 euros. « Au début, c’était l’anarchie totale, se marre Milla. Magali envoyait les briefs à 3 heures du matin, me répondait au téléphone à minuit ou 4 heures, prenait l’avion pour négocier des contrats avec des marques à Berlin tout en s’occupant de ses filles et en recrutant de nouveaux candidats de télé. Elle ne dormait jamais. » 

Dérisoires, les prix des premiers placements de produits gonflent en même temps que la notoriété des influenceurs, qui sont alors rémunérés en fonction de leur nombre d’abonnés : 500 euros le placement pour un candidat à 500 000 abonnés, 1 000 euros pour celui qui en a un million. Sur Snapchat et Instagram, l’audience est jeune et « captive », c’est-à-dire concentrée sur le message publicitaire qui défile devant ses yeux. Elle est aussi particulièrement fidèle et encline à « interagir » avec l’influenceur ; l’achat, lui, est immédiat. Bref, le rendement de ces placements de produits a de quoi donner des sueurs froides aux experts en marketing. « Shauna Events, c’était la poule aux œufs d’or, se souvient Thomas Encarnação, auteur du blog Journal d’un passionné du social media qui fut l’un des premiers à analyser le phénomène. Ça s’est joué sur le rapport prix cassés / engagement démesuré. » Les revenus des marques explosent, ceux des influenceurs aussi. En un an, le chiffre d’affaires de la petite agence de Juan-les-Pins est multiplié par dix. Magali Berdah relève la tête, rembourse ses dettes, couvre ses trois filles de cadeaux et sort de l’ombre réservée aux agents pour devenir, elle aussi, un personnage public. Elle accepte de répondre à quelques interviews, traîne dans les coulisses des plateaux télé où Cyril Hanouna la repère. « J’ai vu sa spontanéité, sa joie de vivre, beaucoup d’autodérision, s’émerveille-t-il dans une note audio qu’il nous a envoyée par WhatsApp. Un bonheur absolu, l’une de mes plus belles rencontres. » L’animateur lui offre un fauteuil de chroniqueuse dans l’émission « Touche pas à mon poste » et tout s’emballe : elle goûte à la célébrité de ses poulains sur les réseaux sociaux et raconte dans une autobiographie, Ma vie en réalité, le père qui l’a kidnappée enfant et qu’elle a rayé de son existence. Son quotidien fait l’objet d’une téléréalité sur YouTube, entre interviews chez Europe 1, pose de facettes chez le dentiste, clash avec Michel Denisot sur Twitter et séance de dédicaces au Cultura de Nice.

Sur Internet, son succès crée des vocations. Les agences concurrentes poussent comme des champignons et des centaines de candidats de télé se lancent à leur compte – pour le pire parfois. On ne dénombre plus ceux qui vantent des produits qu’ils n’ont jamais utilisés : blanchiments dentaires alors qu’ils portent des facettes, sites de rencontres quand ils sont en couple, masques capillaires sur des extensions de cheveux synthétiques… Ce nouveau terrain de jeu à prix cassé, tout à la fois rémunérateur et dépourvu de règles, est une aubaine pour les escrocs du dimanche. Certaines boutiques en ligne n’honorent pas leurs commandes et disparaissent du jour au lendemain. D’autres envoient des contrefaçons. La plupart n’affichent aucune mention légale, au mépris de la loi. Sur Twitter, Thomas Encarnação s’alarme de ces abus de plus en plus nombreux et se fait bombarder d’e-mails de menaces anonymes en retour. Ce n’est plus l’eldorado, c’est le Far West. On y trouve, pêle-mêle, des sites de pronostics de paris sportifs hébergés dans des paradis fiscaux, des produits cosmétiques utilisant des composants interdits par l’Union européenne, des plans trading et trafic de bitcoins sur la messagerie chiffrée Telegram, des loteries suspectes et une foule d’injectrices clandestines, proposant Botox et procédures standardisées de type « lèvres volume russe ».

« On ne va pas s’intéresser aux quelques comptes problématiques », balaie Stéphane Martin, directeur de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), par téléphone. Selon lui, il existe déjà tout l’arsenal juridique nécessaire dans le droit pour contrer ces pratiques commerciales. « Nous avons plutôt travaillé pour l’immensité des acteurs responsables, bien intentionnés mais qui peuvent faire des maladresses », insiste-t-il. Cet organisme d’autorégulation du milieu publicitaire, Magali Berdah le connaît bien. Échaudée par ses déboires dans les assurances, elle les harcèle de coups de fil : « Ça, on peut faire ? Et ça, on peut ? Et ça, j’ai le droit ? » En 2017, la promotion malencontreuse d’un site frauduleux lui a laissé un souvenir fumant : « On a supprimé nos vidéos dès qu’on a vu les alertes sur Twitter. Il a fallu dédommager tous les clients. Ça m’a coûté 25 000 euros, pour des snaps restés en ligne à peine une heure. » Depuis lors, le marché s’est structuré et les consommateurs sont mieux informés. « Il y a deux ans, n’importe quel post était problématique. Aujourd’hui, c’est peut-être un sur dix », relativise Thomas Encarnação.

Reste une zone grise qui continue de s’épanouir sur les réseaux car elle promet à ses auteurs de « devenir riches sans rien faire » : le « dropshipping ». Il s’agit de créer une boutique en ligne et d’y vendre dix, quinze ou vingt fois plus cher de la camelote disponible pour une bouchée de pain chez des géants de l’export chinois, Wish et AliExpress en tête. Au lieu de commander à l’avance et de stocker une montre ou dix paires de lunettes de soleil, le dropshipper attend de faire une vente pour passer la commande ensuite sur le site chinois et faire livrer le produit directement chez l’acheteur, sans aucune assurance qu’il arrivera à bon port. Bref, c’est une fausse boutique, un écran de fumée tout à fait légal quoiqu’éthiquement douteux. Au printemps 2019, un couple de youtubeurs cumulant 2,6 millions d’abonnés a d’ailleurs été largement dénoncé sur Twitter pour avoir promu un site vendant 390 euros des montres qui coûtaient 20 euros sur AliExpress. « Je ne connaissais pas le filon. On en a fait sans le savoir et on s’est mis à avoir des tas de problèmes », reconnaît Magali Berdah. Elle monte alors un service juridique « qui met à poil tous les sites » qui veulent travailler avec elle et n’accepte de promouvoir que le « dropshipping propre », validé par ses juristes. « On est les seuls à le faire et c’est dommage, parce que les erreurs des autres rejaillissent sur nous. »

« Magali Berdah, c’est un bonheur absolu, l’une de mes plus belles rencontres. » Cyril Hanouna

La villa d’Arthur ou l’aide de Courbit ?

Chez les producteurs de téléréalité, on considère le succès de Shauna Events d’un œil curieux. On y voit aussi une aubaine commerciale qui, en temps d’effondrement des recettes publicitaires, ne ferait pas de mal. Qui est donc cette trentenaire hors système qui déboule à Paris et ramasse des millions d’euros avec des candidats de télé qu’eux-mêmes ont créés, grâce au « Bachelor » et à « Secret Story » ? « C’est quand Jess m’a appelée que j’ai vraiment senti le danger », se souvient Magali Berdah. « Jess », c’est Jessica Thivenin, la star de l’émission « Les Marseillais » – son influenceuse vedette –, que le milieu de la téléréalité surnomme « le million » en référence au nombre, astronomique pour l’époque, de ses abonnés sur Instagram. Depuis 2014, ceux-ci suivent en direct ses histoires d’amour, la tromperie qui lui a brisé le cœur, la rencontre avec l’homme de sa vie, son mariage et son premier enfant. Quand elle vante les mérites d’un site web, il n’est pas rare que celui-ci voie ses serveurs sauter.

« Jess me dit : “Mag, ma productrice m’a prévenue qu’ils allaient monter une cellule de placement de produits en interne chez Banijay [la société de production présidée par Stéphane Courbit]. Ils m’ont demandé d’y travailler avec eux.” J’ai pensé : “Si les boîtes de prods me doublent, mon rêve va se terminer dans pas longtemps.” » Au téléphone, avec le débit mitraillette et le sens de l’emphase qui firent sa légende dans « Les Marseillais », Jessica s’enflamme : « Il était hors de question que je la lâche. Moi, j’ai des principes et des valeurs. Je la fais pas à l’envers aux gens. Jamais. Tout le monde sait que c’est mon agent. C’est mon amie. Je ne la lâcherai pas. » Le bruit court d’une société de production à l’autre : aucun des candidats représentés par Magali Berdah n’accepte de la quitter. Puisque ses concurrents n’arriveront pas à la battre, ils vont tenter de la racheter.

Pour la séduire, l’animateur Arthur, qui produit « Les Anges », affrète un jet privé et met des paillettes dans ses yeux :

« C’est quoi, ton rêve ?

– Une villa à Juan-les-Pins, avec une belle vue sur la mer et une piscine pour mes filles, répond-elle du tac-au-tac.

– Pas de problème. »

Face à lui dans la course se dresse Stéphane Courbit, son ex-­associé, premier producteur de contenus indépendants au monde. « Loft Story »en 2001, c’était lui. Le magnat des médias possède aujourd’hui des centaines de programmes, entre autres « Koh Lanta », « L’Incroyable Famille Kardashian », « Miss France » ou « L’Île de la tentation ». Il propose un rendez-vous à Magali qui n’a jamais entendu parler de lui. La rencontre est cash : « Ta société ne m’intéresse pas. Des boîtes comme la tienne, il va en sortir de partout, lui dit-il en substance. Ce que je veux, c’est toi, car sans toi, ta société ne vaut rien. » Elle en rougit encore : « C’est ce discours qui m’a plu. L’argent, je m’en foutais. Je m’étais déjà sortie de la merde. Ce dont j’avais vraiment besoin, c’était d’un mentor et là, je me suis enfin sentie épaulée. » L’affaire est conclue. Lui qui refuse systématiquement les demandes d’interviews se fend volontiers d’un e-mail élogieux et corporate pour sa protégée : « Nous fédérons les meilleurs talents devant et derrière les caméras. Nous avions avec Magali le talent et l’expérience du métier de l’influence. Pourquoi aurions-nous essayé de faire tout cela nous-même alors qu’avec Magali, nous pensions le faire mieux et plus vite ? »

Les débuts de Shauna Events sous la bannière Banijay s’avèrent chaotiques. L’hypercroissance de la société est telle que sa patronne ne sait même plus si elle gagne de l’argent ou si elle en perd. Pour maintenir son empire, elle distribue des augmentations dans tous les sens, déroule le tapis rouge à ses influenceurs, accepte de leur garantir une rémunération mensuelle minimale même lorsqu’ils ne font aucun placement de produit. Sa nouvelle célébrité, qui l’euphorise et laisse son mari, garagiste, un peu perplexe, vire au cauchemar. Son manque de discrétion agace. « Parce que je suis une femme, parce que je fraie avec la télé­réalité, parce qu’en France, l’argent, ça dérange », s’irrite-t-elle. Sur Twitter, des « machinations orchestrées par la concurrence » l’accusent de piloter une agence d’escorting – de prostitution, donc –, de divulguer des informations sur la vie privée de ses clients, d’être islamophobe… Parfois les influenceurs claquent la porte et règlent salement leurs comptes sur les réseaux sociaux avec une dramaturgie jusqu’ici réservée à NRJ12 et W9. « Magali, c’est une femme controversée de façon totalement injuste, regrette Hapsatou Sy, cheffe d’entreprise et chroniqueuse télé. Elle a tout simplement repéré une opportunité extraordinaire et cultive l’envie d’être une entrepreneuse atypique, loin de l’image sérieuse et rigide que l’on attendrait d’elle. » Quand l’animatrice lui a proposé d’intervenir dans sa nouvelle émission de débats « Elles refont la télé » sur C8, les appels furieux se sont multipliés : « Tu es sérieuse de la prendre ? », « Il est hors de question que je sois assise à côté d’elle sur le plateau. »… « La réalité, raconte Hapsatou Sy, c’est qu’autour de ma table, personne n’avait sa réussite. » Rapidement, le harcèlement sur les réseaux sociaux se change en menaces de mort, puis en cambriolages – quatre en un an. « Aujourd’hui, il y a une place à prendre, c’est la mienne, proclame Magali Berdah. J’ai plein de monde autour de moi, mais je suis seule. Ils ont tous voulu me manger. Je n’étais pas prête. » La scolarité classique n’est plus une option pour ses filles. La vie à Juan-les-Pins non plus.

Magali Berdah : Dans l'intimité de la patronne des stars de la téléréalité

Anaïs Boileau pour Vanity Fair

Entre Scarface et un penthouse moyen-oriental

Par une fraîche journée de printemps 2019, Magali Berdah rentre du festival Coachella, dans le désert californien, et remarque qu’une myriade de tweets la mentionnent. Ses proches l’appellent aussi et, en une heure, sa vie bascule. Son numéro de portable vient d’être posté sur la messagerie chiffrée Telegram. C’est l’œuvre d’Aniss Zitouni dit « Aqababe », 20 ans, devenu célèbre un an plus tôt pour avoir publié la sextape du blogueur people Jeremstar sur Twitter, ainsi que des accusations de détournement de mineurs à l’égard de l’un de ses proches. Il annonce cette fois le « berdahgate », promet d’abreuver ses abonnés en « dossiers » sur l’agente de célébrités. Toutes les deux heures, il publie une nouvelle rumeur : elle touche la CMU [la couverture santé réservée à ceux qui n’ont aucun autre droit] ; elle arnaque ses influenceurs ; elle a abandonné ses filles… « Ça a été un viol, vraiment », racontre Magali Berdah. Sous le choc, elle s’enferme à l’hôtel Molitor, dans le XVIe arrondissement, et reste dans le noir. Mais toutes les cinq minutes, son téléphone s’éclaire : des notifications lui indiquent que ses contacts s’inscrivent les uns après les autres à Telegram, où sont diffusées toutes ces rumeurs. Son serrurier, son voisin, sa fleuriste… Même Simone, sa belle-mère, qui a par la suite rompu tout contact avec elle. Les jours passent et les dossiers sortent à un rythme de métronome : un enregistrement de son père interné en hôpital psychiatrique, que l’on entend prononcer : « Moi, je peux tout vous donner pour exterminer ma fille si vous voulez, mais dites-moi combien, parce que tout se monnaye. » Deux nouvelles heures passent : « Magali Berdah trompe son mari avec le cousin d’un candidat de téléréalité. » Beaucoup d’informations sont fausses ; celle-là est vraie. Son mariage, qui vacillait, vole en éclats. Les choses se précipitent : un intermédiaire d’Aqababe la contacte ; il souhaite la rencontrer. Rendez-vous est pris à midi dans sa chambre d’hôtel, que la police met sur écoute. Aqababe arrive. Lui non plus n’a pas dormi depuis quatre jours. Il exige 180 000 euros pour faire cesser sa campagne infernale. La police intervient après cinquante-cinq minutes de tractations douloureuses. Lui passe trente heures en garde à vue ; elle dépose plainte pour « extorsion », « chantage », « diffamation », « harcèlement » et « incitation à la haine ». L’instruction est en cours et Aqababe, toujours présumé innocent, s’est calmé – mais il a fait des émules. À intervalles réguliers, de nouveaux profils apparaissent, bombardent les réseaux sociaux de rumeurs sordides relayées par des centaines de milliers de personnes, puis profitent de l’audience ainsi acquise pour gagner quelques euros en faisant… du placement de produit à leur tour. « C’est un peu le revers de la médaille, se rend compte Magali Berdah. Quand tu découvres que ces monstres, c’est toi qui les as créés. » Pour s’en protéger, elle s’entoure des meilleurs : au juridique, Stéphane Hasbanian, avocat ès paillettes qui représente Arthur, Cyril Hanouna et Stéphane Courbit ; à l’image, Mimi Marchand, impératrice de la presse people et conseillère en image du couple Macron, qui lui a récemment offert ses services.

Elle s’est retranchée à Saint-Nom-la-Bretèche, très joli village dortoir des Yvelines dont les grandes fortunes, patrons du CAC40 et stars du PSG apprécient la discrétion, dans une immense demeure aux allures de forteresse. Quatre loulous de Poméranie joyeux comme des pilules de Prozac m’y accueillent. Ascenseur doré sur tranche, canapés XXL en cuir crème, ring de boxe, marbre noir et sculptures de Richard Orlinski à tous les étages – ici, un gorille ; là, une panthère. C’est riche, à mi-chemin entre le faste de Scarface et l’éclat d’un penthouse moyen-oriental. Direction sa cuisine rutilante, dans le micro-ondes de laquelle elle réchauffe un berlingot So Shape, une marque de repas amincissants dont son agence fait la promotion. « On monte discuter dans ma chambre ? On sera plus tranquilles », propose-t-elle sans s’arrêter de pianoter sur son téléphone. Voilà sa vie : des centaines de messages WhatsApp non lus au réveil et autant quand elle se couche, sept jours sur sept depuis cinq ans. Des allers et retours incessants à Dubaï, où viennent d’ouvrir ses nouveaux bureaux. Elle envoie des notes audio à Nabilla, règle une affaire familiale, commande un Uber pour la nounou. Tout ça, en livrant une interview à une journaliste assise sur son lit, un jeudi soir à 22 heures. Sans filtre. N’a-t-elle jamais regretté de s’être autant exposée ? Elle considère la question en avalant une gorgée de boisson hyper­protéinée menthe-chocolat : « Jamais. Je n’ai jamais regretté d’avoir choisi une vie publique, parce que j’adore ça : faire de l’antenne, des choses spectaculaires, brouiller les pistes… » Aussi volubile pour vendre une culotte menstruelle sur Snapchat qu’elle se montre énigmatique quand il s’agit de révéler les chiffres de sa société, elle cultive le mélange des genres avec un plaisir non dissimulé. Ceux qui la voient camper la directrice d’une agence de rencontres pour vedettes esseulées, dans la téléréalité à haut potentiel kitsch « Les Princes de l’amour », savent-ils qu’elle a négocié sa collaboration avec la production Studio 89 pour étendre encore son empire d’influenceurs ? Elle esquisse un dernier sourire. « J’aime que les gens ne sachent plus si je suis la pire des bouffonnes ou la business­woman qui a créé une nouvelle économie aux chiffres délirants. C’est ce qui me fait vibrer. »

Magali Berdah : Dans l'intimité de la patronne des stars de la téléréalité

Anaïs Boileau pour Vanity Fair

Magali Berdah en décembre 2020. À l’arrière de son téléphone, une photo d’elle en compagnie de son compagnon, Stéphane Teboul.

Voyez la suite
Donnez votre avis il nous intéresse ! Géraldine

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

BUSINESS

Les chiffres vertigineux du Livret A

Publié

le

« Epargne : le grand vertige du Livret A », c’est le titre de cet article du Monde qui n’en revient toujours pas de la collecte massive sur les Livrets A.

« Près de 15 milliards d’euros ont été collectés au premier trimestre sur le Livret A et son petit frère, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS). Du jamais-vu depuis 2013 ».

L’encours du Livret A a atteint, fin mars 2021, 338,5 milliards d’euros.

De quoi faire grimper en flèche l’encours de ces livrets, c’est-à-dire le montant total qui y est placé : fin mars, il a atteint 338,5 milliards d’euros pour le Livret A seul et 462,9 milliards en tenant compte du LDDS.

Pour Philippe Crevel, fondateur du Cercle de l’épargne, « un retour aux chiffres d’avant-crise n’est pas au programme : « Comme lors des précédentes crises, l’épargne réglementée ne devrait pas revenir à son niveau d’avant-Covid, les ménages ayant tendance à augmenter leur épargne de précaution. La succession des crises, la montée des précarités et le vieillissement sont autant de facteurs qui contribuent à sa progression ».

Les Français sont économes, ils mettent de côté et pas que les « riches », les classes moyennes épargnent également beaucoup, d’autant plus que le budget vacances est dans pour les classes moyennes l’essentiel du budget « loisir » et du « gras », or, avec la pandémie, les vacances sont nettement moins longues et onéreuses. Cela aide donc l’épargne. Et puis les incertitudes font qu’évidemment, nos concitoyens, prudents, préfèrent matelasser.

On ne peut que les comprendre et les encourager à se rendre résilients.

Les montants épargnés vont donc tendanciellement continuer à augmenter jusqu’à ce que nous voyons tous la lumière au bout du tunnel.

Ce n’est pas dit que cela fasse plaisir à nos mamamouchis, et en particulier à celui des finances.

Charles SANNAT

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Source Le Monde.fr ici

Voyez la suite

BUSINESS

« Face à la pénurie, PSA revient aux compteurs à aiguilles !! » L’édito de Charles SANNAT

Publié

le

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Au volant de ma Dacia Lodgy dernier cri, mais dont les 3 chiffres du centre de la plaque sont tout de même 007, ce qui fait hurler de rire le chef de l’atelier de mon Renault du coin à chaque fois que je vais y traîner mes roues qui me donne du « Monsieur Bond », je suis passé quelques peu à côté de la révolution technologique des écrans qui peuplent désormais toutes les voitures modernes. Tablettes, écrans plats, machins tactiles et autres bidules numériques avec prises « bloutouches » intégrées et tout le tintouin.

Mais c’est qu’il y en faut des semi-conducteurs pour aider les conducteurs qui seraient vite des demi-conducteurs sans toutes leurs assistances électroniques.

Nous les pilotes d’Austin Dacia, nous n’avons rien de cela, et cela tombe bien de n’avoir jamais été croissant, cela évite de gérer la décroissance, parce que les semi-conducteurs manquent cruellement, et il semblerait que cela va vraiment durer.

Du coup, chez PSA on s’adapte.

Fini les compteurs des vitesses numériques sous forme de tablette et place au bon vieux compteur analogique à aiguille…

Hahahahahahaha.

Vintage à souhait !

« L’étonnante décision de Peugeot face à la pénurie de semi-conducteurs »

Titre LCI qui n’en revient toujours pas de la décision de PSA, pardon Stellantis désormais qu’il faut dire !

« Depuis le début de l’année, l’industrie automobile fait face à une pénurie de semi-conducteurs, des petites puces électroniques. Peugeot prend une étonnante décision pour poursuivre la construction des voitures.
Partout dans le monde, depuis quelques mois, l’industrie automobile souffre d’une pénurie de semi-conducteurs. Ce sont des petites puces électroniques qui permettent d’avoir un compteur numérique ou encore un GPS. Alors, quand d’autres constructeurs mettent des salariés au chômage technique faute de travail, Peugeot a pris une étonnante décision. Le groupe a décidé de faire un retour en arrière. Adieu le compteur numérique dans la nouvelle 308, revoici le compteur à aiguilles. Les nostalgiques seront ravis de savoir qu’il fera son retour très prochainement. Y’a-t-il une différence ? Nous avons posé la question à un garagiste »...

Comme le dit le garagiste du reportage avec le bon sens de mon chef d’atelier de mon petit coin normand, ben c’est « comme votre montre, qu’elle soit digitale ou à aiguille, ben… l’heure c’est la même, et ben là, pour votre vitesse ce sera pareil »… Sympa il a pas osé dire que tout ces i-bidules à part tomber en panne en permanence et affaiblir la fiabilité des voitures, ça ne sert à rien, si ce n’est à vendre plus cher et flater des égos d’automobilistes… « je suis quelqu’un au volant de cette voiture ».

Une pénurie durable et du côté de Taiwan ça coince…

Oui ça coince, parce que les usines made in Taiwan patinent et cela va s’aggraver car il n’y a plus assez d’eau… oui de l’eau. C’est la sécheresse là-bas, et la presse en tremble déjà et nos industriels paniquent…

Enfin, non ils ne paniquent pas, ils s’adaptent, et très rapidement, parce que sinon, les usines sont fermées, et la production à l’arrêt.

Vous avez d’ailleurs un exemple assez éclairant sur la façon dont l’Etat français gère une pénurie de masque, et celle de PSA de gérer une pénurie de semi-conducteurs.

C’est tout de même assez saisissant toutes ces pénuries.

L’Asie détient le monopole de beaucoup de productions qui rentrent en compte dans la production de produits finaux. Les gros clients sont en réalité en Asie.

Ce sont donc les grosses, les immenses, les colossales industries asiatiques et chinoises qui sont et seront alimentées en premier. L’Europe, en dehors de l’Allemagne qui résiste encore, sera laminée et sacrifiée par sa faiblesse industrielle sur l’autel des pénuries au profit de l’Asie.

Loin de relocaliser, nos industriels vont au contraire être obligés de délocaliser ce qui reste d’usines ici pour pouvoir trouver les fournisseurs de là-bas.

Et c’est exactement la stratégie chinoise.

Vous voulez des batteries ?

Vous voulez des terres rares ?

Vous voulez des écrans ?

Vous voulez des semi-conducteurs ?

Mettez votre usine ici et vous serez livrés.

Pour vous le dire autrement, ces pénuries ne sont pas non plus que liées au coronavirus.

C’est aussi un choix, une volonté.

Elles sont en partie organisées et instrumentalisées dans le cadre d’une immense guerre commerciale.

Game Over pour la France et l’Europe.

Restez à l’écoute.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Voyez la suite

BUSINESS

Comment Facebook arrive à faire des bénéfices ? Ça me parait impossible !

Publié

le

Huit choses qu’il faut savoir sur Mark Zuckerberg, la cinquième est étrange

Par Anne van Gelder – 20/04/2021 Facebook Twitter

La fortune de Mark Zuckerberg a augmenté de plus de 40 milliards de dollars au cours de la seule année dernière. Voici comment le PDG de Facebook, âgé de 36 ans, gagne et dépense sa fortune de 114 milliards de dollars.

Mark Zuckerberg est plus riche qu’il ne l’a jamais été. L’été dernier, après que Facebook a lancé une fonctionnalité Instagram pour concurrencer TikTok aux États-Unis, la fortune personnelle de Zuckerberg a dépassé pour la première fois la barre de 100 millions de dollars.

Aujourd’hui, sa fortune atteint 114 milliards de dollars, en faisant de lui le membre du très select club des centimiliardaires, avec Jeff Bezos, Elon Musk et Bernard Arnaud.

1. Sa fortune provient de ses actions Facebook, mais aussi…

Le salaire de PDG de Facebook n’est que de 1 dollar! La majeure partie de la fortune de Zuckerberg provient de sa participation de 13% dans Facebook, mais pas seulement.

En août dernier, le lancement d’une nouvelle fonctionnalité d’Instagram destinée à concurrencer TikTok a fait grimper à la fois le cours de l’action de la société et la fortune personnelle de Zuckerberg, qui a alors dépassé pour la première fois les 100 millions de dollars, faisant de lui l’un des rares centi-milliardaires de la planète. Aujourd’hui, il pèse 114 milliards de dollars.

2. Il roule dans des voitures pas cher (sauf exception)

Zuckerberg est connu pour conduire des voitures relativement bon marché. Il a été vu au volant d’une Acura TSX et d’une Honda Fit, toutes deux coûtant moins de 30 000 dollars.

Il a également été aperçu au volant d’une Volkswagen Golf GTI noire, une voiture qu’il a achetée bien après avoir fait fortune. Cette voiture coûte aussi environ 30 000 dollars neuve.

Il a cependant dépensé beaucoup d’argent pour au moins une voiture de sport, une Pagani Huayra italienne qui se vend environ 1,3 million de dollars.

3. Il adore investir dans l’immobilier

Il y a une chose pour laquelle Zuckerberg ne semble pas avoir peur de faire des folies: l’immobilier. En mai 2011, il a acheté une maison de 500 mètres carrés à Palo Alto pour 7 millions de dollars. Il l’a depuis équipée d’un assistant intelligent artificiel sur mesure.

Il possède également une maison de ville dans le quartier de Mission District de San Francisco. Il a acheté la maison de 500 mètres carrés en 2013 et a fait pour plus d’un million de dollars de rénovations, notamment en ajoutant une serre et en remodelant la cuisine.

Zuckerberg a également acheté deux propriétés au bord du lac Tahoe, dans la Sierra Nevada, pour un montant total de 59 millions de dollars. L’une des maisons, appelée Brushwood Estate, s’étend sur 550 mètres carrés sur un terrain de 2,4 hectares. La propriété comprend une maison d’hôtes et un quai privé.

Entre ses deux propriétés du lac Tahoe, Zuckerberg possède environ 180 mètres de rivage privé sur la rive ouest du lac Tahoe.

4. Il a été accusé de colonialisme (et il a plié devant ce chantage)

En 2014, le portefeuille immobilier du milliardaire a connu quelques problèmes à Hawaï lorsqu’il a dépensé 100 millions de dollars pour deux propriétés sur l’île de Kauai, la Kahu’aina Plantation, une ancienne plantation de canne à sucre, et Pila’a Beach, une propriété avec une plage de sable blanc.

Mais sa présence à Hawaï a suscité des réactions négatives. En 2016, Zuckerberg a provoqué la colère de ses voisins en construisant un mur de 1,80 m autour de sa propriété et, en 2017, il a intenté une action en justice contre des familles hawaïennes qui avaient des droits de propriété sur des parcelles de terrain situées dans sa propriété. Les autochtones l’ont accusé de “néocolonialisme”, si bien qu’il ait abandonné les poursuites.

5. Quand il achète une maison, il rachète aussi le voisinage

Lorsque Zuckerberg achète des propriétés, il a tendance à acheter les autres maisons qui l’entourent pour des raisons de confidentialité, tout comme il l’a fait à Palo Alto. Il aime le “sans vis-à-vis”, quoi.

L’année suivante l’achat de sa résidence principale, Zuckerberg a commencé à acheter les propriétés entourant sa maison, dépensant plus de 30 millions de dollars pour acquérir quatre maisons, avec l’intention de les raser et de les reconstruire.

6. Il ne voyage pas beaucoup, sauf…

Zuckerberg ne semble pas voyager beaucoup pour le plaisir. Mais lorsqu’il parcourt le monde pour son travail, c’est Facebook qui paie la facture. La sécurité de Mark Zuckerberg et de sa famille a coûté à l’entreprise 23 millions de dollars en 2020.

Mais les voyages de Zuckerberg se sont arrêtés en 2020. Il semble qu’il ait passé beaucoup de temps à Hawaï, à chevaucher une planche de surf électrique à 12 000 dollars et à faire du kayak avec sa famille.

7. Il porte des fringues lambda, enfin, presque

Comme de nombreux autres pontes de la Silicon Valley, Zuckerberg ne porte pas de costumes tape-à-l’œil, mais des jeans, des t-shirts et des pulls. Mais ces vêtements sont apparemment beaucoup plus chers qu’ils n’y paraissent, puisqu’ils coûtent des centaines, voire des milliers de dollars.

8. Il aime se faire passer pour un bienfaiteur

Zuckerberg veut faire croire que le luxe ne l’intéresse pas et que sa principale priorité semble être de donner son argent, plutôt que de le dépenser.

Comme plus de 200 autres millionnaires et milliardaires, Zuckerberg a signé le Giving Pledge, une campagne lancée par Warren Buffett et Bill Gates afin d’encourager les personnes les plus fortunées des États-Unis à s’engager en donnant la majeure partie de leur argent à des fins philanthropiques. Il prévoit de vendre 99% de ses actions Facebook de son vivant.

Voyez la suite

Ma biographie

Votre Catalogue

Abonnez-vous à votre newsletter

GRATUITEMENT recevez
CLUB DEFI tous les Jours

Tendance