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MAURITANIE: LES APPELS SE MULTIPLIENT POUR INCITER GHAZOUANI À ROMPRE LES AMARRES AVEC LE POLISARIO

Par Mohammed Ould Boah le 20/12/2020 à 13h46

Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani

Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani, président de la République Islamique de Mauritanie. © Copyright : DR

L’ultime obstruction par le Polisario du passage d’El Guerguerat a convaincu les Mauritaniens que cet acte dont ils ont pâti ne peut être que le fait d’un ennemi. Le tournant de la reconnaissance par les USA de la marocanité du Sahara les pousse aujourd’hui à demander la rupture avec ce groupuscule.

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Lorsque le Polisario avait décidé entre fin octobre et début novembre derniers de bloquer le passage commercial d’El Guerguerat, asphyxiant du même coup l’économie mauritanienne déjà mise à mal par la pandémie de coronavirus, il n’a pas mesuré l’ampleur de la colère, enfouie, qu’il suscita au sein de l’opinion publique et des décideurs politiques et économiques mauritaniens. Une colère qui n’a d’égal que le grand soulagement que ces derniers exprimèrent, ouvertement ou discrètement, suite à l’intervention des Forces Armées Royales, qui ont rétabli l’ordre et définitivement sécurisé le trafic commercial transitant par la frontière maroco-mauritanienne.

Mais la récente reconnaissance officielle de la marocanité du Sahara par les Etats-Unis d’Amérique a créé un autre soulagement au sein de l’opinion publique mauritanienne, qui a vu en ce tournant décisif l’occasion de se démarquer à jamais du Polisario. Cette attente s’est matérialisée par les multiples appels de journalistes, chercheurs, hommes politiques et intellectuels locaux en vue d’inciter les dirigeants de Nouakchott à retirer la reconnaissance de la «RASD» que le pays traîne comme un boulet depuis plusieurs décennies.

Ainsi, le chroniqueur et chercheur mauritanien Mohamed Effou, un habitué des plateaux de France 24 pour les débats sur le Sahara, a écrit sur les réseaux sociaux: «Il est quasiment impossible, de par le monde, de voir un Etat retirer sa reconnaissance à une autre entité. Pourtant, plus de 50 Etats ont retiré leur reconnaissance au Polisario». Et d’ajouter que «les nouvelles générations qui ont grandi dans les camps de Tindouf ont été éduquées à la haine de tout ce qui est marocain et mauritanien… Pour toutes ces raisons objectives, je dis (aux dirigeants mauritaniens, Ndlr): retirez la reconnaissance du Polisario».

Pour sa part, l’ancien ministre mauritanien Sidi Mohamed ould Maham avait lui aussi, dans un post sur Facebook, appelé l’Algérie «à réviser» sa position éculée sur le Sahara marocain, «à mettre fin à son radicalisme» et à placer la construction maghrébine au-dessus des «solutions d’un autre âge car irréalisables». Il estime dans ce cadre que la Mauritanie ne doit plus camper dans la position du spectateur mais s’inscrire dans le sens des dernières évolutions positives qu’a connues le dossier du Sahara marocain.

Sahara marocain: un ancien ministre mauritanien appelle l’Algérie à mettre fin à son radicalisme

Le journaliste Mustapha ould Mohamed Mahmoud se dit, lui, «très fier de la reconnaissance américaine sans équivoque de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. C’est un acquis historique qui vient s’ajouter à la longue série de grandes réalisations initiées par le roi Mohammed VI». Exit donc la reconnaissance du Polisario par la Mauritanie, laisse-t-il entendre.

Cheikh ould Salek, correspondant en Mauritanie d’une chaîne arabe satellitaire, écrit sur son compte Twitter, qu’«après la reconnaissance de la marocanité du Sahara par les Etats-Unis d’Amérique, les Emirats Arabes-Unis, le Bahreïn, la Jordanie, l’heure n’est-elle pas venue pour mon pays, la Mauritanie, de sortir d’une  neutralité négative, dans laquelle nous sommes les plus grands perdants? L’intérêt de la Mauritanie réside dans la concrétisation de la neutralité positive que prône Mohamed ould Cheikh El Ghazouani, et qui doit inéluctablement aboutir au retrait de la reconnaissance des séparatistes du Polisario».

Mauritanie: le régime algérien compte-t-il déstabiliser le pouvoir de Ghazouani?

Pour rappel, depuis la chute, en 1984, du colonel-président Mohamed Khouna ould Haidalla, auteur de la reconnaissance du Polisario, son tombeur, Maâwiya ould Taya, faute de pouvoir revenir sur cette reconnaissance pour éviter une rupture totale des relations avec l’Algérie, a quand même immédiatement et définitivement fermé la pseudo-ambassade du Polisario à Nouakchott, qui n’aura duré que de février à décembre 1984.

Aujourd’hui, les nombreuses voix qui appellent à la rupture définitive avec le Polisario préconisent au président El Ghazouani de profiter de la nouvelle dynamique au Sahara imprimée, d’une part, de la sécurisation définitive des frontières maroco-mauritaniennes et, d’autre part, de la reconnaissance de la marocanité du Sahara par la première puissance mondiale.

A cela s’ajoute le fait que la neutralité mauritanienne dans le conflit du Sahara a toujours été décriée par ceux-là mêmes à qui elle est destinée. Au mieux, elle est vue à Rabat comme un jeu d’équilibrisme difficile, mais légitime, entre l’Algérie et le Maroc, en vue de sauvegarder ses intérêts avec ces deux pays. Au pire des cas, cette attitude intenable a été souvent considérée par Alger comme une «duplicité diplomatique», cachant une «proximité avec Rabat». C’est ce qui explique que tout acte mauritanien favorable à l’un de ses voisins du nord est toujours perçu comme inamical par l’autre.

Mais le président El Ghazouani a aujourd’hui le vent en poupe pour franchir le Rubicon et aller même jusqu’à ouvrir un consulat au Sahara atlantique, à l’instar des nombreux pays arabes, africains et bientôt les USA. Surtout que la Mauritanie dispose de la plus importante communauté étrangère, commerçants en majorité, établie dans le Sahara marocain. De plus, le gros des transactions économiques du pays provient ou transite par le Maroc.

Présidentielle mauritanienne: le Polisario mène campagne contre El Ghazouani, jugé pro-Marocain

L’obstacle algérien peut donc être facilement levé. Il suffit aux dirigeants mauritaniens actuels de rééditer le courage du premier président mauritanien feu Moktar ould Daddah qui avait ouvertement défié, le 10 novembre 1975, Houari Boumédiène (de son vrai nom Mohamed Boukharouba) et son ministre des Affaires étrangères à l’époque, Abdelaziz Bouteflika. Convoqué pour une «visite de travail» à Béchar, dont l’objectif était en fait de le dissuader de signer avec l’Espagne et le Maroc les accords de Madrid sur le Sahara, Moktar ould Daddah a été menacé, comme il l’écrit dans ses mémoires, par Mohamed Boukharouba. En effet, lorsque ce dernier lui demanda, en guise de clôture de leurs discussions, de choisir entre l’Algérie et le Maroc, l’ancien président mauritanien lui répondit: «Je choisis la Mauritanie». Et d’ajouter: «La Mauritanie se détermine, avant tout, en fonction de ses intérêts nationaux et de ses principes propres. En l’occurrence, nos intérêts coïncident avec ceux des Marocains et non avec ceux des Algériens». (Moktar ould Daddah. La Mauritanie contre vents et marées. Editions Kathala, 2003, page 499).

Le «jeune» général de corps d’armée à la retraite devenu président, qu’est El Ghazouani (64 ans), doit lui aussi prendre son courage à deux mains, non pas pour défier les gérontocrates rongés par la maladie qui dirigent actuellement l’Algérie, mais pour défendre les intérêts de son pays, comme inscrit au fronton des «engagements» déclinés lors de sa campagne présidentielle de 2019. Une campagne, rappelons-le, obstruée elle aussi par le Polisario, qui a mobilisé ses maigres soutiens en Mauritanie pour faire vainement barrage à l’élection d’El Ghazouani.

Par Mohammed Ould Boah

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VIDÉOS. LÉGISLATIVES EN ALGÉRIE: LE REJET DES ÉLECTIONS DOMINE, AVEC UN TAUX DE PARTICIPATION DE 3,78% À LA MI-JOURNÉE

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Par Mohammed Ould Boah le 12/06/2021 à 14h17

En guise de rejet des législatives, les Algériens ont détruit, ce samedi 12juin 2021, de nombreuses urnes et saccagé des bureaux de vote.© Copyright : DR

Considéré comme décisif par le régime algérien, ce samedi 12 juin 2021 a été marqué, du moins jusqu’à la mi-journée, par un rejet massif des élections législatives. Dans de nombreuses circonscriptions, des bureaux de vote ont été fermés par les citoyens, les urnes détruites et les bulletins de vote jetés à la poubelle.

Les Algériens étaient appelés ce samedi 12 juin à voter pour désigner les membres de la chambre basse de l’Assemblée nationale, dissoute en début d’année par le président Abdelmadjid Tebboune.

Face au fiasco des deux précédentes échéances électorales où les urnes ont été totalement désertées durant la présidentielle de décembre 2019 et le référendum constitutionnel de novembre 2020, l’enjeu est à nouveau le taux de participation à ces législatives anticipées.

Législatives du 12 juin: l’armée algérienne menace les boycotteurs

Au vu des premières images, il semble bien que l’écrasante majorité des Algériens rejette, non seulement ces élections, mais compte bien montrer que ce scrutin se fait sans le peuple. Cette mascarade d’un régime, sans la moindre légitimité, a été dénoncée de multiples façons, y compris de manière burlesque.

Ainsi dans les wilayas de Bouira et de Tizi Ouzou, devenues l’épicentre du Hirak, empêché de manifester ces dernières semaines à Alger, les contestataires ont tout simplement refusé la tenue des élections. Ainsi les listes électorales et autres bulletins de vote ont été jetés dans les poubelles ou brûlés, et les urnes brisées. Ce qui a conduit à la fermeture de nombreux bureaux de vote. Dans certaines localités comme El Haizer ou Béchar, le refus des élections a carrément tourné à l’émeute.

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A la mi-journée donc, et sur la foi même des images diffusées par les différentes chaînes de télévision algériennes, et malgré les tentatives de «grossissement» du nombre d’électeurs par ces dernières, il est clair que ce n’est vraiment pas la bousculade devant les bureaux de vote dans un pays où les inscrits sur les listes électorales atteignent, officiellement, les 24 millions d’électeurs.

Vidéos: 121e vendredi: malgré la répression, le Hirak a exprimé son refus des législatives de Tebboune

D’ailleurs, après avoir voté vers 11h00 à Alger, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a anticipé une nouvelle abstention record en déclarant: «Le taux d’abstention ne m’importe pas, ce qui m’importe c’est que les gens élus auront, à l’issue du scrutin, la légitimité nécessaire pour prendre en main le pouvoir législatif.»

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Reconnaissant indirectement la réussite du boycott décrété par les partis d’opposition et le mouvement du Hirak, le président algérien a trouvé une justification toute faite: «D’habitude, les législatives à travers le monde ne connaissent pas un important taux de participation». Surtout dans un pays où le régime répond aux revendications du peuple par la répression et l’emprisonnement des opposants politiques et des citoyens.

En tout cas, un premier chiffre officiel du taux de participation a été déjà annoncé vers 12h30 par le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi. Selon ce dernier, le taux de participation a atteint 3 ,78% à la mi-journée, sachant que les bureaux de vote sont ouverts de 8h00 jusqu’à 19h00.

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Trois Algériens arrêtés en flagrant délit de vol à Ibiza

2021-05-08, 16 h 34 183  10

La Garde civile d’Ibiza a arrêté trois hommes d’origine algérienne qui ont commis un cambriolage dans une maison de Santa Eulària dans la commune d’Ibiza en Espagne.

Les 3 Algériens sont entrés après avoir brisé la porte de la maison, indique le média local Mallorca Diario. Les arrestations ont eu lieu le jeudi 6 mai, suite à la plainte de la victime qui, en rentrant chez elle, a croisé les détenus alors qu’ils transportaient les objets qu’ils avaient volés à son domicile, tels que des appareils musicaux et électroniques.

Une fois sur place, la Garde civile a vérifié les faits et a procédé à l’arrestation des trois hommes pour un délit présumé de vol avec effraction. L’un d’entre eux a déjà un casier pour des actes similaires. Les personnes arrêtées ont été mises à la disposition du tribunal d’instruction numéro 3 d’Ibiza.

Gravement malade, le comédien algérien Salah Aougrout transféré en France –

2021-05-08, 14 h 10 180  13

Le comédien algérien Salah Aougrout est gravement malade, et vient d’être transféré à l’étranger pour recevoir des soins, après que sa famille et ses proches aient émis un appel aux autorités pour demander de l’aide.

Salah Aougrout, âgé de 60 ans, souffre d’une tumeur au cerveau et a été transféré dans un avion médicalisé, ce samedi 8 mai, en France pour recevoir des soins, indique le média arabophone Echorouk.

Selon Brahim Irban, animateur et proche de Salah Aougrout, les soins du comédien vont être pris en charge par la sécurité sociale algérienne, suite à une instruction du président Abdelmadjid Tebboune. Suite aux recommandations de ses médecins, la ministre de la Culture, le ministre du Travail, et le ministre de la Santé se sont engagés à garantir la prise en charge de Salah Aougrout.

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