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Agriculture savoureuse

Plus de libellules plus de papillons… indispensables à la dynamique de notre biosphère…des milliards d’infiniment petits sont la source de la richesse de la terre et de notre organisme, donc de notre santé… une terre sans cette vie organique s’appauvrie, tout comme notre organisme devient stérile…

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Dans 100 ans, tous les insectes pourraient avoir disparu

C’est la triste conclusion d’une étude récente [1] dont personne ne parle dans les médias.

La protection de la faune de nos régions et plus particulièrement des insectes ne semble pas préoccuper nos élus.

Et c’est simplement aberrant.

Les insectes sont LA base de la chaîne alimentaire de milliers d’espèces animales (et de l’homme par là-même !!!) et on semble l’oublier complètement. Évidemment, il est important de protéger les animaux qui, eux aussi, sont clairement en danger de nos jours mais s’il vous plaît, n’oublions pas ces tout petits êtres qui ne demandent qu’à vivre et surtout qui NOUS font vivre.

Non ils ne sont pas que des nuisibles, ils sont aussi essentiels à votre survie et disparaissent à un rythme plus élevé que les autres animaux ! [2]

Une situation plus que préoccupante pour les insectes en France

Le Ministère de la Transition Écologique a récemment publié son rapport sur l’état de conservation des habitats et des espèces menacées, évalué entre 2013 et 2018.

Les résultats sont désolants.

56% des évaluations sont dans un état défavorable et 11% dans un état inconnu. Voilà ce que vivent les insectes dans nos forêts, nos prairies, nos campagnes.

Toutes les régions sont touchées et il faut donner l’alarme : nous devons agir pour arrêter d’empirer la situation : plus nous serons nombreux, plus grande sera notre force !

Plus de 40% des espèces d’insectes sont menacées d’extinction ! [3]

Là encore, c’est le résultat d’une étude réalisée à l’échelle mondiale : 40%, c’est considérable et ça ne va pas aller en s’améliorant. Où allons-nous ?

Bientôt, nos enfants se promèneront dans des forêts silencieuses, dénuées de toute vie.

Papillons, coléoptères, libellules ou encore sauterelles : ce sont des insectes que nous connaissons depuis toujours et que nos enfants ne connaîtront peut-être pas !! Bientôt, ils ne seront qu’un lointain souvenir que l’on racontera.

Je sais que de nombreux combats sont à mener aujourd’hui mais n’oublions pas que tout est lié : climat – pesticides – extinction d’animaux…D’ailleurs, parlons-en des pesticides et de l’agriculture intensive !

L’agriculture intensive : la cause principale de ce déclin

L’agrandissement des surfaces agricoles signe tout simplement l’arrêt de mort des insectes sur nos territoires : produire toujours plus vite, toujours plus fort nous mène tout droit à la catastrophe !!

Ne parlons même pas des produits chimiques et pesticides utilisés à gogo sans considération pour la faune (et la flore) détruite au passage.

C’est tout simplement scandaleux que personne n’en parle. Oui, nous nous battons déjà contre l’utilisation intensive de pesticides mais nous évoquons très rarement les insectes et toute la faune sous terre qui meurent à petit feu.

Nous utilisons des pesticides pour produire plus de nourriture alors que nous tuons la base même de notre chaîne alimentaire : cherchez l’erreur !!!

Nous devons réagir, maintenant, avant que les 40% ne deviennent 50%, puis 60%…et 100%.

Je demande aux élus, mais aussi à tous ceux qui le peuvent :

  • De mettre en place des politiques de protection des insectes dans nos forêts, dans nos campagnes
  • De limiter l’utilisation de pesticides qui contribuent à leur extinction
  • De lancer des campagnes de sensibilisation à cette faune parfois oubliée

Sources

Auteur : Virginie P.

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Agriculture savoureuse

Bill Gates finance le lobby des « nouveaux OGM » en Europe

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International Publié le 4 avril 2021 – par Docteur Dominique Schwander– 13 commentaires

Comment lutter contre un malade mental capable de miser des millions d’euros sur des lobbys ?

Reporterre révèle aujourd’hui que la Fondation Bill et Melinda Gates a versé 1,3 million d’euros pour exercer des pressions sur la Commission européenne. L’enjeu : contourner une décision de la Cour de justice européenne sur les «nouveaux OGM». Nous détaillons les ruses et méthodes de ce lobbying, en partenariat avec plusieurs journaux européens.

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Des échanges intenses avec la Commission européenne — discussions, événements «scientifiques» —, une ribambelle de nouvelles task forces et autres groupes de travail… et, surtout, 1,5 million de dollars (1,3 million d’euros) déboursé par le milliardaire américain Bill Gates. Le lobbying en faveur des «nouveaux OGM» – ou organismes issus des «nouvelles techniques d’édition du génome» préfèrent dire leurs défenseurs — vrombit au cœur des instances de l’Union européenne. Les grandes firmes de l’agrochimie et certains chercheurs en biotechnologies cherchent ardemment à faire échapper à la réglementation sur les OGM ces organismes obtenus par les nouvelles techniques biotechnologiques.

Reporterre analyse la mécanique de ce lobbying aussi discret qu’efficace grâce à un ensemble de documents dévoilés aujourd’hui par l’association Corporate Europe Observatory (CEO). Celle-ci les a obtenus via des procédures officielles déposées auprès de la Commission européenne et des gouvernements belge et allemand en s’appuyant sur les lois de transparence et de liberté de l’information. L’ONG les a intitulés les «Crispr files», du nom de la désormais célèbre méthode d’édition du génome, Crispr-Cas9 [1] et en publie une analyse détaillée iciReporterre, ainsi que d’autres médias européens dont Der Spiegel en Allemagne, La Libre BelgiqueEl Diario en Espagne, Domani en Italie et EUObserver, a eu accès à ces «Crispr files» en avant-première.

On y apprend que, afin de peser sur le processus de décision politique, Bill Gates, via sa Fondation Bill et Melinda Gates, a versé une forte somme — 1,3 million d’euros — «pour un dialogue avec un large éventail de parties prenantes européennes sur l’édition du génome» à Re-Imagine Europa, un groupe de réflexion européen créé en 2018 par Valéry Giscard d’Estaing.

Quelques mois après ce chèque, l’organisation a créé un groupe de travail ad hoc«la task force sur l’agriculture durable et l’innovation», présidé par un ancien commissaire à la Recherche et à l’Innovation, Carlos Moedas. Son objectif avoué : «Travailler sur la façon dont les nouvelles technologies pourraient nous aider à réaliser cette vision d’un nouveau système agricole plus durable.» Mais surtout agir au sein des institutions européennes pour que la réglementation stricte sur les OGM ne s’applique pas, ou beaucoup plus légèrement, sur ces nouvelles technologies.

https://reporterre.net/Bill-Gates-finance-le-lobby-des-nouveaux-OGM-en-Europe

Note de Christine Tasin

Je veux bien que l’on me traite de complotiste, mais il me semble qu’il y a forcément un rapport entre le nombre ahurissant de terres agricoles achetées par Gates aux Etats-Unis (il est devenu le premier propriétaire de terres agricoles des USA) et son activisme po-OGM. Il ne s’y prendrait pas autrement s’il voulait affamer une grande partie de la population les plus pauvres et les petits agriculteurs. Ils n’ont plus les moyens de survivre, ils n’ont pas les moyens non plus d’acheter chaque année des semences OGM (en oubliant de voir leur nocivité) ; bref, Gates et ses amis se préparent un repas d’enfer, le beurre et l’argent du beurre… sans oublier les profits de la vaccination et les saloperies qui ont injectées aux vaccinés, qui risquent bien de produire un homme nouveau, un monstre…

Bouillot il y a 23 heures

C est un enfoire ce Bill Gates. Qu il crève avec ses OGM. Répondre

Sugarhawk

Sugarhawk il y a 23 heures

Encore une preuve qu’il nous faut absolument reprendre notre souveraineté ! Peut-être qu’un jour quelqu’un aura la folie d’abattre ce meurtrier ! Répondre

jojo

jojo il y a 22 heures

ce qu’ils ne vous injecteront pas, ils vont vous le faire bouffer…….
maintenant, du moment que toutes ces « usines chimiques » continuent ostensiblement à distiller la mort lente , tout va bien……………dans le pire des mondes……. Répondre

Argo

Argo il y a 21 heures

Je serais le cuistot de Gates, je lui verserais une grosse louche d’OGM dans son potage, additif qui fait les joues roses, les nuits paisibles et les lendemains qui chantent, selon ce monsieur! Répondre

JMM

JMM il y a 21 heures

J’ai appris par le fermier chez qui j’achète mes pommes de terre qu’il était devenu interdit de mettre du tuberite sur celles-ci après arrachage, mais que quinze jours avant la récolte il devait pulvériser un antigerme. Répondre

zoé

zoé il y a 19 heures Reply to  JMM

A sa place, je n’écouterais pas ce genre de conseil. Je continuerais comme je l’ai toujours fait avant. Répondre

durandurand

durandurand il y a 21 heures

Tiens ces salopards d’enfoirés d’escrolos ont ne les entend pas sur ces putains d’OGM qui nuisent à la terre et à la santé des êtres vivant sur cette planète , toujours prompt à faire chier le citoyen lambda avec les énergies fossiles , mais par contre ils laissent leurs gueules fermer concernant toutes les industries agro-alimentaires et chimiques (monsanto , bayer ,basf etc. etc ) je hais ces escrolos qui font font le dos rond devant ces entreprises qui polluent et tue avec leurs OGM et produits chimiques mais qui font chier le bon peuple avec leurs écologie de merde ! Répondre

ravachol

ravachol il y a 21 heures Reply to  durandurand

Merci durandurand , vous avez tout dit !!! moi aussi , comme il se doit je méprise au plus haut point ces escrolos je voudrais les voir tous crever … Répondre

zoé

zoé il y a 19 heures Reply to  ravachol

Lorsqu’on me demande de l’argent pour trouver un remède pour guérir le cancer, je réponds que l’on a qu’à commencer à supprimer tous les pesticides, tous les engrais chimiques qui eux sont susceptibles de donner le cancer et ensuite on verra. Je ne donne pas un centimes à ce genre d’associations qui osent demander du fric alors qu’ils savent que la cause est ce que nous mangeons, respirons. Répondre

Hadès

Hadès il y a 20 heures

Je souhaite tellement que Robert Jr Kennedy le fasse tomber.dernierment kill kates et faucy se sont retrouvés au tribunal face à Kennedy jr ses deux derniers devaient prouver que les vaccins inoculé pendant 36ans à la population américaine étaient sans danger ils ont perdus 👍..
Mais comment faire tomber kill kates ?🤔 Répondre

Pascal JUNG-LEDOUX

Pascal JUNG-LEDOUX il y a 15 heures

Il la baise souvent la macron??? Répondre

Patrice Ducloux

Patrice Ducloux il y a 13 heures Reply to  Pascal JUNG-LEDOUX

Quel rapport ? Répondre

Victoire de Tourtour

Victoire de Tourtour il y a 10 heures

Le docteur Frankenstein nouveau est arrivé. Répondre

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Agriculture savoureuse

La haine injustifiée des musulmans pour le porc prend une importance énorme pour notre société évoluée… encore une fracture entre la modernité et les sectes aux mille tabous ridicules…

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En difficulté avec ses smartphones, Huawei se lance dans le cochon 

Porc, charbon, voiture intelligente… l’entreprise chinoise cherche un second souffle.

Repéré par Robin Tutenges sur BBC

23/02/2021

Tout est bon dans le cochon –et c’est peut-être la raison pour laquelle Huawei s’y intéresse de si près. Acculée par les sanctions américaines qui paralysent son activité, l’entreprise chinoise du secteur des télécommunications cherche à diversifier ses sources de revenus. Et l’élevage porcin se révèle être un débouché plus que prometteur pour ses technologies.

Placée sur liste noire par les États-Unis, qui accusent notamment la firme d’espionnage au profit de Pékin, et privée de fait de technologies américaines indispensables à ses téléphones, Huawei accuse le coup.

Ses ventes sont en chute libre (-42% au dernier trimestre de 2020) et plusieurs médias annoncent que l’entreprise va réduire de 60% la fabrication de ses smartphones –elle prévoirait d’en expédier 70 millions en 2021, contre 189 millions en 2020.

La face cachée de la reconnaissance faciale du cochon

Face à cette débâcle, le cochon apparaît comme une solution. Comment? En adaptant les technologies de l’information et des communications de la firme aux industries traditionnelles, ici porcines. L’occasion également de mettre un pied dans un immense marché, étant donné que la Chine possède la plus grande industrie d’élevage de porcs au monde, précise la BBC.

Dans les actes, Huawei compte par exemple introduire l’IA dans les élevages pour suivre la santé et le poids des porcs, ou encore détecter les maladies.

Autre application envisagée selon le média britannique: l’entreprise chinoise pourrait utiliser son système de reconnaissance faciale pour suivre individuellement ces cochons.

Huawei, 33 ans, cherche débouchés

L’entreprise fondée en 1987 ne compte pas se contenter seulement de porcelets et de fumier, d’autres secteurs prometteurs l’intéressent également.

À la fin de l’année 2020, l’équipementier chinois en télécommunications s’est notamment lancé dans les véhicules intelligents avec sa nouvelle marque HI, la Huawei Intelligent Automotive Solution. Huawei propose ainsi des solutions informatiques pour les véhicules électriques, en partenariat avec des constructeurs automobiles.

Ce n’est pas tout: la firme compte également développer une offre pour conquérir le secteur des mines de charbon. Huawei souhaite en effet, grâce à son savoir-faire technologique, optimiser l’efficacité des extractions de ces roches, tout en renforçant la sécurité des travailleurs.

Voir ailleurs semble d’autant plus important pour la firme, que l’arrivée de Joe Biden à la présidence des États-Unis n’est pas synonyme d’un allégement des restrictions commerciales.

Nouvelle secrétaire au commerce de l’administration Biden, pas encore validée pour ce poste, Gina Raimondo a notamment indiqué qu’elle ne voyait «aucune raison» de retirer Huawei de la liste noire des États-Unis.

Reconnaître ce cochon pour mieux s’en occuper –avant de procéder à la même chose avec les êtres humains? | Pascal Debrunner via Unsplash

La face cachée de la reconnaissance faciale du cochon

Un outil d’agriculture de précision qui pourrait subtilement engendrer plus de tolérance envers la surveillance des personnes.

La technologie de reconnaissance faciale, à la fois commercialisée et redoutée comme une façon d’accroître exponentiellement les capacités de surveillance, sera peut-être un jour primordiale pour la production de la viande de porc.

Selon un reportage du New York Times, de grandes entreprises technologiques chinoises comme Alibaba et JD.com seraient en train de développer des outils d’intelligence artificielle reposant sur la reconnaissance faciale, dans le but de détecter des maladies et surveiller individuellement des cochons. La Chine espère que cette technologie va rendre les grandes exploitations agricoles plus gérables, permettant une consolidation du secteur et la fermeture de structures plus petites. Le gouvernement prétend que cette mesure réduirait le taux de pollution.

Agriculture de précision

La reconnaissance faciale des cochons serait précieuse pour l’élevage de précision, un type d’élevage répandu en Europe et en Chine, qui utilise des technologies de traçage pour une efficacité maximale. L’élevage de précision implique typiquement la distribution de la nourriture par portions à chaque animal en fonction de son âge et de son poids, pour préserver les ressources. Le développement des animaux est aussi constamment mesuré, et ils sont surveillés en permanence pour détecter toute maladie. L’agriculture peut appliquer ces techniques à n’importe quel animal, qu’il s’agisse de cochons, de poulets, de vaches ou de moutons.

D’habitude, on percent les oreilles des cochons avec des boucles d’identification par radiofréquences pour pouvoir les tracer, bien que cette pratique a été critiquée car cruelle et chronophage. Utiliser plutôt la reconnaissance faciale pour tracer les animaux pourrait être une solution plus humaine, et pourrait même aider à détecter les maladies et la détresse.

Imaginer que le dispositif puisse être utilisé au jour le jour sur une exploitation agricole est cependant contestable. Mark Hansen, chercheur associé principal au Laboratoire de robotique de Bristol, est l’un des seuls universitaires à avoir mené des études explorant les façons d’adapter spécifiquement cette technologie aux cochons. Dans un article publié en juin, Hansen rapporte que lui et son équipe de recherche ont pu former un modèle pouvant identifier dix cochons individuels dans une série de 1.553 images avec une précision de 96,7%. Pas trop mal.

Les membres de l’équipe de recherche d’Hansen ont d’abord collecté les images des têtes des cochons en positionnant des caméras à détection de mouvement derrière un distributeur d’eau. Quand un cochon s’approchait pour boire, la caméra prenait une photo de sa tête. Des algorithmes de deep learning scannaient ensuite les images et peaufinaient les caractéristiques distinctives, en particulier le museau, les rides, les yeux et les marquages qui apparaissaient sur le dessus de la tête.

#Reconnaistonporc

Les systèmes de reconnaissance faciale pour les cochons ne sont pas si différents de ceux utilisés pour les êtres humains. En fait, l’étude d’Hansen a trouvé qu’un système formé uniquement avec des visages humains arrivait à distinguer les dix cochons avec un taux de réussite de 91%. «Ceci indique que la plupart des caractéristiques que le réseau a apprises dans le but de différencier les visages humains sont aussi utiles pour différencier les visages des cochons, dit l’étude, [et] indique qu’un réseau formé pour les visages d’une espèce pourrait être transférable vers une autre espèce.»

Il devrait alors être possible de modifier les modèles de reconnaissance faciale conçus pour les êtres humains pour les utiliser pour d’autres mammifères. En faisant cela, on pourrait régler certaines lacunes des algorithmes pour les cochons, qui luttent souvent avec les variations d’expression et de luminosité.

L’étude d’Hansen note que les exploitations agricoles sont des configurations «sans contraintes», dans lesquelles la lumière du soleil et la boue ne sont pas aussi contrôlées qu’elles le seraient dans une configuration de labo. Les algorithmes de reconnaissance formés sur les êtres humains sont plus habiles à l’adaptation aux différents facteurs de contexte qui pourraient affecter leur précision. Cette même adaptabilité devrait être prise en considération lors de la reconfiguration d’un algorithme de visages humains pour l’utiliser sur des cochons.

Cependant, les cochons ont un nombre important de caractéristiques qui pourront poser des problèmes aux algorithmes de reconnaissance faciale. Ils vieillissent visiblement plus vite que les êtres humains, ce qui compliquera pour un système de reconnaissance faciale leur traçage tout au long de leur croissance.

Les modèles de reconnaissance tendent à avoir une baisse de précision nette quand ils utilisent des images d’une même personne prises avec plus de sept ans d’écart. Les cochons arrivent à maturité à environ 6 mois, moment auquel ils sont abattus. Ils s’attaquent entre eux de temps en temps, ce qui peut entraîner des blessures au niveau de la tête, comme un bout d’oreille manquant. Et, en ce qui concerne la recherche publique, il n’est pas sûr que les algorithmes de reconnaissance puissent s’adapter aux différentes espèces de cochons.

Mais il y a un plus gros problème. «Je pense que la technologie est au point au niveau des algorithmes et de la précision dans les conditions du monde réel», dit Hansen. «Mais on doit déterminer… si c’est vraiment utile pour les agriculteurs.» En ce moment, les données que les algorithmes nous envoient ne veulent pas dire grand-chose sans informations contextuelles. «Si [la technologie] ne se traduit pas par un système de gestion facile à utiliser et robuste, les agriculteurs ne vont pas vouloir l’essayer», dit Hansen. «[Les données] doivent être traduites par “Le cochon numéro 671 doit être sorti de l’enclos numéro 4 car un comportement de morsure va commencer”.»

Du cochon à l’humain, il n’y a qu’un pas

L’utilité et l’aspect pratique ne sont pas les seuls facteurs que les entreprises de reconnaissance faciale devront prendre en considération lorsqu’elles tenteront de convaincre les agriculteurs et les agricultrices d’utiliser leurs outils. Ian Werkheiser, un professeur assistant en bioéthique à l’Université de Texas Rio Grande Valley, note que certains agriculteurs de l’Union européenne ont été résistants à l’arrivée de l’élevage de précision. Les scientifiques ont généralement attribué cette réticence à un marketing inefficace, mais Werkheiser propose une théorie différente. «Il est possible que les agriculteurs aient raison quand ils disent que ça va les mener vers une aliénation de leur travail», avance-t-il.

Il ajoute que la dépendance de l’automatisation industrielle, plutôt que de l’être humain, pour gérer les cochons, tend à générer plus de stress au cours de la vie des animaux, ce qui peut entraîner une production de viande de moins bonne qualité.

Werkheiser s’inquiète aussi de la façon dont cet outillage agricole pourrait subtilement engendrer plus de tolérance envers la surveillance des personnes. «Les entreprises qui fabriquent ces technologies essaient de leur trouver des applications anodines voire d’apparence bénéfique, pour pouvoir mettre les gens à l’aise avec ça», dit-il, ajoutant que la prolifération de drones de loisir rend le public plus ouvert à leur utilisation par les forces de l’ordre et l’armée. «C’est dans l’intérêt de ces entreprises de pouvoir dire “[La reconnaissance faciale], c’est bien pour le bien-être des animaux. C’est bien pour les problèmes de santé”. Et ce faisant, créer plus de confort social autour de cette technologie.»

Comme on le sait, la loi chinoise dépend de plus en plus de la technologie de reconnaissance faciale pour garder un œil sur ses citoyennes et sur ses citoyens, en particulier ceux qui vivent dans le Xinjiang, lieu de résidence du peuple ouïghour

La reconnaissance faciale s’introduit massivement dans les magasins, les immeubles et même les toilettes publiques du pays, parfois sous couvert d’un bonus de confort. Commercialiser cette technologie en tant qu’outil agricole quotidien serait un nouveau moyen de faire en sorte que les gens perçoivent la reconnaissance faciale comme une composante de notre société moderne.

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L’agenda du Forum économique mondial derrière la réforme agricole de Modi

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Par F. William EngdahlMondialisation.ca, 22 février 2021Région : AsieThème: Droits humains et État policierÉconomiePauvreté et inégalités socialesTransnationales

En septembre 2021, les Nations unies organiseront un Sommet sur les Systèmes alimentaires. L’objectif sera de remodeler l’agriculture et la production alimentaire mondiales dans le contexte des objectifs malthusiens de l’Agenda 2030 des Nations unies en matière « d’agriculture durable ». Les récentes lois agricoles radicales du gouvernement de Narenda Modi en Inde font partie du même agenda mondial, et tout cela ne présage rien de bon.

Dans l’Inde de Modi, les agriculteurs protestent massivement depuis que trois nouvelles lois agricoles ont été adoptées à la hâte par le Parlement en septembre dernier. Les réformes de Modi ont été motivées par un effort bien organisé du Forum économique mondial (FEM) et de sa Nouvelle Vision de l’Agriculture, qui fait partie de la Grande Réinitialisation de Klaus Schwab, le volet « entreprises » de l’Agenda 2030 des Nations unies.

Thérapie de choc de Modi

En septembre 2020, lors d’un vote parlementaire précipité, plutôt qu’un vote formel dûment enregistré, et apparemment sans consultation préalable avec les syndicats ou organisations d’agriculteurs indiens, le gouvernement du premier ministre Narenda Modi a adopté trois nouvelles lois déréglementant radicalement l’agriculture indienne. Cela a déclenché des mois de protestations nationales des agriculteurs et des grèves à l’échelle du pays, qui se répandent dans toute l’Inde et qui exigent l’abrogation des trois lois.

En effet, ces lois mettent fin aux restrictions imposées aux grandes entreprises qui achètent des terres et stockent des produits de base pour contrôler les prix des agriculteurs. Elles permettent également aux grandes entreprises multinationales de contourner les marchés d’État locaux ou régionaux où les produits des agriculteurs sont normalement vendus à des prix garantis, et aux entreprises de conclure des accords directs avec les agriculteurs. Tout cela aura pour conséquence la ruine de dizaines de millions de petits exploitants marginaux ou de petits exploitants agricoles et de petits intermédiaires dans la fragile chaîne alimentaire indienne.

Les nouvelles lois de Modi sont des mesures que le FMI et la Banque mondiale réclament depuis le début des années 1990 afin d’intégrer l’agriculture indienne dans le modèle d’entreprise agro-industrielle mis en place aux États-Unis par la Fondation Rockefeller il y a plusieurs décennies. Jusqu’à présent, aucun gouvernement indien n’a voulu s’attaquer aux agriculteurs, qui constituent le groupe de population le plus important du pays et dont beaucoup vivent sur de minuscules parcelles ou vivent de leur seule subsistance. L’argument de Modi est qu’en changeant le système actuel, les agriculteurs indiens pourraient « doubler » leurs revenus d’ici 2022, une affirmation douteuse et non prouvée. Il permet aux entreprises d’acheter des terres agricoles pour la première fois au niveau national, afin que les grandes sociétés, les entreprises de transformation alimentaire et les exportateurs puissent investir dans le secteur agricole. Contre eux, un petit agriculteur n’a aucune chance. Qui est à l’origine de cette poussée radicale ? On trouve ici le programme radical de mondialisation de l’agriculture du FEM et de la Fondation Gates.

Le FEM et les corporatistes

Ces lois sont le résultat direct de plusieurs années d’efforts du Forum économique mondial et de son initiative « Nouvelle Vision pour l’Agriculture » (NVA). Depuis plus de 12 ans, le FEM et sa NVA ont encouragé un modèle d’entreprise en Afrique, en Amérique latine et en Asie. La « grande cible » a été l’Inde, où la résistance à la prise de contrôle de l’agriculture par les entreprises est féroce depuis l’échec de la révolution verte de la Fondation Rockefeller dans les années 1960. Pour la Grande Réinitialisation du FEM, plus connue sous le nom d’Agenda 2030 des Nations unies pour une « agriculture durable », le système agricole et alimentaire traditionnel de l’Inde doit être brisé. Les petits exploitants agricoles familiaux doivent être contraints de vendre à de grands conglomérats agro-industriels et les protections régionales ou étatiques pour ces agriculteurs doivent être éliminées. Ce système sera « durable », non pas pour les petits agriculteurs, mais plutôt pour les grands groupes agro-industriels.

Pour faire avancer ce programme, le FEM a créé un puissant groupe d’intérêts d’entreprises et de gouvernements appelé le NVA India Business Council. Sur son site web, à la page d’accueil du FEM, on peut lire : « Le NVA India Business Council sert de groupe de direction informel et de haut niveau pour défendre la collaboration et les investissements du secteur privé afin de favoriser une croissance agricole durable en Inde ». L’idée de ce qu’ils entendent par « durable » se retrouve dans leur liste de membres.

En 2017, le NVA India Business Council du FEM comprenait Bayer CropScience, l’un des plus grands fournisseurs mondiaux de pesticides agricoles, et maintenant, de semences OGM de Monsanto ; Cargill India Pvt. du géant céréalier américain ; Dow AgroSciences, producteur de semences OGM et de pesticides ; la société DuPont, spécialisée dans les OGM et l’agrochimie ; le géant du cartel céréalier Louis Dreyfus Company ; Wal-Mart India ; India Mahindra & Mahindra (le plus grand fabricant de tracteurs au monde) ; Nestle India Ltd ; PepsiCo India ; Rabobank International ; State Bank of India ; Swiss Re Services, le plus grand réassureur au monde ; India Private Limited, un fabricant de produits chimiques ; et le groupe Adani de Gautam Adani, le deuxième homme le plus riche d’Inde et le principal financier du parti BJP de Modi. Remarquez l’absence d’organisations d’agriculteurs indiens.

En plus de Guatam Adani, le principal bailleur de fonds de Modi, qui siège au conseil d’administration du NVA India Business Council du FEM, MukeshAmbani siège au conseil d’administration du Forum économique mondial de Klaus Schwab. Ambani, autre bailleur de fonds de Modi, est le président et le directeur général du plus grand conglomérat indien, Reliance Industries, et la deuxième personne la plus riche d’Asie, avec une valeur de 74 milliards de dollars. Ambani est un fervent défenseur de la réforme agricole radicale, car Reliance devrait engranger d’énormes bénéfices.

En décembre, des agriculteurs du Pendjab ont brûlé des effigies du premier ministre Modi, du président de Reliance Industries, Mukesh Ambani, et du président du groupe Adani, Gautam Adani, les accusant d’être derrière les nouvelles lois de Modi.

Pour quiconque a la moindre idée de ces mastodontes des entreprises, il est clair que les intérêts et le bien-être des 650 millions d’agriculteurs indiens ne sont pas la priorité. Notamment, l’économiste en chef du FMI, Gita Gopinath, un Indien qui vit actuellement aux États-Unis, a approuvé les lois et a déclaré que les lois agricoles récemment adoptées en Inde ont le « potentiel » d’augmenter les revenus des agriculteurs.

Le 26 novembre, une grève générale nationale a été lancée, impliquant environ 250 millions de personnes pour soutenir les agriculteurs. Les syndicats des transports, qui représentent plus de 14 millions de chauffeurs de camion, se sont prononcés en faveur des syndicats d’agriculteurs. Il s’agit du plus grand défi que le régime du BJP de Modi ait eu à relever jusqu’à présent. Le fait que le gouvernement refuse de faire marche arrière laisse penser que ce sera une bataille acharnée.

Pour que l’Agenda 2030, ou Grande Réinitialisation pour transformer les industries alimentaires et agricoles mondiales comme Klaus Schwab préfère l’appeler, réussisse, il est de la plus haute priorité que l’Inde, avec l’une des plus grandes populations du monde, soit amenée dans le réseau mondialiste de contrôle des entreprises de l’agrobusiness. Il est clair que le calendrier de la déréglementation de Modi a à l’esprit le Sommet sur les Systèmes alimentaires des Nations unies de 2021.

L’AGRA et le Sommet sur les Systèmes alimentaires des Nations unies

Le prochain Sommet sur les Systèmes alimentaires des Nations unies, qui se tiendra en septembre, est un bon indicateur de l’agenda qui attend les agriculteurs indiens. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a annoncé en 2019 que les Nations unies accueilleront le Sommet sur les Systèmes alimentaires en 2021 dans le but de maximiser les avantages d’une « approche des systèmes alimentaires » conforme aux objectifs de développement durable des Nations unies pour 2030. Il a nommé Agnes Kalibata du Rwanda comme son Envoyé spécial pour le Sommet sur les Systèmes alimentaires de 2021. La déclaration fondatrice du sommet prône « l’agriculture de précision » comme le GPS, les Big Data et la robotique, et les OGM, comme solutions.

Kalibata, ancienne ministre de l’Agriculture du Rwanda, est également la présidente de l’AGRA, l’Alliance pour une Révolution verte en Afrique. L’AGRA a été créée par les Fondations Gates et Rockefeller pour introduire les semences brevetées OGM et les pesticides chimiques connexes dans l’agriculture africaine. Une personne clé que Gates a mis en charge de l’AGRA, Robert Horsch, a passé 25 ans comme cadre supérieur de Monsanto. La Fondation Bill & Melinda Gates est également un « partenaire contributeur » du FEM.

Après près de 15 ans et quelque 1 milliard de dollars de fonds provenant de Gates, Rockefeller et d’autres grands donateurs, l’AGRA n’a pas réussi à élever les agriculteurs vers un meilleur bien-être. Les agriculteurs sont contraints par leurs gouvernements à acheter des semences à des fournisseurs commerciaux, souvent liés à Monsanto et à d’autres sociétés d’OGM, ainsi que des engrais commerciaux. Le résultat est l’endettement et souvent la faillite. Les agriculteurs se voient interdire de réutiliser les semences commerciales et sont contraints d’abandonner les semences traditionnelles qu’ils pourraient réutiliser. L’accent mis par l’AGRA sur le « marché » désigne le marché mondial d’exportation contrôlé par Cargill et d’autres grands géants des cartels céréaliers. Dans les années 1990, sous la pression de Washington et de l’agrobusiness, la Banque mondiale a exigé que les gouvernements africains et autres des pays en développement mettent fin à leurs subventions agricoles. Cela, alors que l’agriculture des États-Unis et de l’UE reste fortement subventionnée. Les importations bon marché subventionnées de l’UE et de l’OCDE conduisent les agriculteurs locaux à la faillite. C’est voulu.

Un rapport de 2020 sur l’AGRA, intitulé « Fausses promesses », conclut que « les augmentations de rendement des principales cultures de base dans les années précédant l’AGRA ont été aussi faibles que pendant l’AGRA ». Au lieu de réduire de moitié la faim, la situation dans les 13 pays cibles s’est aggravée depuis le lancement de l’AGRA. Le nombre de personnes souffrant de la faim a augmenté de 30% pendant les années de l’AGRA… touchant 130 millions de personnes dans les 13 pays cibles de l’AGRA ». L’AGRA de Gates a rendu la production alimentaire africaine plus mondialisée et plus dépendante que jamais de la volonté des multinationales mondiales dont le but est d’obtenir des intrants bon marché. Elle oblige les agriculteurs à s’endetter et exige que des « cultures de rente » spécifiques, comme le maïs ou le soja OGM, soient cultivées pour l’exportation.

La stratégie de développement agricole 2008-2011, confidentielle, de la Fondation Gates en a exposé les grandes lignes :

« Les petits exploitants ayant le potentiel de produire un surplus peuvent créer un système agricole orienté vers le marché… pour sortir de la pauvreté… La vision du succès implique des agriculteurs orientés vers le marché exploitant des fermes rentables… cela nécessitera un certain degré de mobilité des terres et un pourcentage plus faible d’emplois totaux impliqués dans la production agricole directe ».

En 2008, Rajiv Shah était le directeur du développement agricole de la Fondation Gates et a supervisé la création de l’AGRA en collaboration avec la Fondation Rockefeller. Aujourd’hui, Rajiv Shah est président de la Fondation Rockefeller, partenaire de la Fondation Gates dans l’AGRA, qui a également financé la création de semences brevetées OGM dans les années 1970, la création des banques de semences du CGIAR avec la Banque mondiale et la Révolution verte indienne des années 1960, qui a échoué. Le monde est petit.

Le fait que le président de l’AGRA dirige le Sommet sur les Systèmes alimentaires des Nations unies de septembre 2021 (notez l’utilisation du terme « systèmes alimentaires ») expose les liens étroits qui existent entre les Nations unies, les fondations Gates et Rockefeller, le Forum économique mondial et leur réseau de méga entreprises mondiales.

L’Inde, avec 1,4 milliard d’habitants, dont peut-être la moitié dans l’agriculture, est le dernier bastion où l’agrobusiness mondial n’a pas pu dominer la production alimentaire. L’OCDE a été mondialisée par l’agrobusiness industriel depuis des décennies et la détérioration de la qualité des aliments et de la nutrition le confirme. La Chine s’est ouverte et est un acteur majeur dans le monde des OGM avec Syngenta, ainsi que le plus grand producteur mondial de glyphosate. Le rôle central de l’AGRA de Gates-Rockefeller dans le Sommet sur les Systèmes alimentaires de l’ONU de 2021, le rôle majeur du FEM dans la remise à zéro des « systèmes alimentaires » mondiaux et les pressions exercées ces derniers mois sur le gouvernement Modi pour qu’il mette en œuvre le même programme d’entreprise en Inde qu’en Afrique ne sont pas le fruit du hasard. Il prépare le monde à des récoltes catastrophiques, voire pire.

F.William Engdahl

The Reshaping of Global Agriculture: The WEF Agenda Behind India’s Modi Government’s “Farm Reform”, le 16 février 2021

Traduit par Réseau InternationalLa source originale de cet article est Mondialisation.caCopyright © F. William Engdahl, Mondialisation.ca, 2021



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