NUCLÉAIRE

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Menaces US. La Corée du Nord et l’Iran ripostent en présentant de nouvelles armes défensives

Samedi 10 octobre, la Corée du Nord a surpris le monde entier en dévoilant son nouveau missile de croisière lors du récent défilé militaire de Pyongyang. Le « Monstre » nord-coréen est décrit par les analystes comme un défi sérieux pour la Défense américaine et pour la prochaine administration américaine. Ils ont également averti du test de la nouvelle arme par Pyongyang en 2021.

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Les analystes ont rapidement convenu que le missile était le plus grand missile à propulsion liquide au monde et qu’il était probablement conçu pour transporter plusieurs ogives dans le système de ciblage indépendant à grande échelle (Mirvage).

Le missile visait clairement à vaincre le système de défense antimissile américain en Alaska, a déclaré l’expert en non-prolifération nucléaire et géopolitique, Jeffrey Lewis, lié à l’Institut Middlebury d’études internationales à Monterey (MIIS).

Il a ajouté sur Twitter que l’ajout d’une ogive au système de missiles revenait beaucoup moins cher en Corée du Nord que celui d’un intercepteur aux États-Unis

« Si le missile de croisière porte quatre ou cinq ogives, les États-Unis devront dépenser environ 1 milliard de dollars pour 12 à 16 intercepteurs par missile. Par conséquent, je suis convaincu que la Corée du Nord pourra augmenter ses ogives plus tôt que nous ajoutons des intercepteurs », a dit l’expert de l’Institut Middlebury.

Les spécialistes de la Corée du Nord tentent de laisser croire que les engins exposés par Pyongyang lors des défilés ne peuvent être que des maquettes et que rien ne prouve qu’ils fonctionnent.

Samedi, le missile était sur un tracteur-érecteur-lanceur qui comprenait 22 essieux, du jamais vu jusqu’à présent. Ce modèle est bien plus grand que les véhicules à 16 essieux fabriqués en Chine et jusqu’à présent utilisés par le Nord.

La chercheuse au sein de l’organisation Open Nuclear Netword, Melissa Hanham a indiqué : « Cet engin est peut-être plus terrifiant que le missile ». 

Peu de temps avant la cérémonie de son investiture en 2017, le président américain, Donald Trump, avait prétendu dans un tweet que la Corée du Nord ne pourrait jamais fabriquer une arme, capable d’atteindre le territoire américain. Mais il a compris aussitôt son erreur.

Iran. Missiles de croisière tirés en immersion contre ICMB 

Ce tir de missile de croisière antinavire Jask-2 à partir du sous-marin iranien Ghadir continue à ébahir les puissances « orientales ». Qu’un tout petit sous-marin invisible aux radars et capable de reposer des heures au fond des mers parvienne à tirer en immersion un puissant missile de croisière cela ne pourrait qu’intéresser la Chine en plein face-à-face avec la marine US en mer de Chine ou encore la Corée du Nord, à qui les agissements militaires US et alliés paraissent de plus en plus alarmants. 

 » L’Iran a réussi à améliorer la portée du missile de croisière Jask-2,  tiré désormais, depuis le sous-marin Ghadir, un bâtiment construit sous sanction et par les moyens nationaux, constate Rodong Sinmun, l’organe du parti communiste que cite Russia Today. « Le journal nord-coréen n’en reste pas pour autant et revient aussi sur deux nouveaux radars de fabrication iranienne appelés « Sorouch » et « Missagh ». Il n’est pas rare que les médias nord-coréens publient des rapports sur les nouvelles armes de l’Iran. On suppose que la Corée du Nord et l’Iran sont étroitement liés dans le développement de missiles depuis les années 1980 », écrit RT qui voit visiblement à travers cet intérêt de nouveaux terrains de coopération de part et d’autre. 

« Les systèmes radars conçus et développés par les experts de l’armée de l’air iranienne ont été présentés le 24 septembre de l’année en cours en présence du commandant des forces de défense aérienne de l’armée. Le système radar Soroush peut détecter des cibles avec de petites sections transversales à basse et moyenne altitude dans un rayon de 220 kilomètres, et il peut effectuer des missions dans toutes les conditions météorologiques en utilisant les technologies des semi-conducteurs. L’autre système radar Misaq est un système intelligent incorporant un mélange de radars primaires et secondaires. C’est une belle innovation des Iraniens. Et on pourrait s’en inspirer d’autant plus qu’il s’agit de radar à intégrer dans un système de DCA intégrée. Que les Nord-coréens s’y intéressent, cela pourrait montrer que le système A2/AD iranien commence à les intéresser aussi »

Et RT d’ajouter : « Entre l’Iran et la Corée du Nord, puisque bientôt l’embargo anti-Iran sera levé, il y a beaucoup de choses à être échangées. Pyongyang dévoilera en effet et à l’occasion du 75e anniversaire du Parti au pouvoir sa nouvelle arme stratégique, soit le missile balistique intercontinental Hwasung-15. En effet, l’Iran dispose d’un satellite militaire de lancement efficace, doté d’un lanceur à réaction rapide et partant pourrait à tout instant être intéressé par une arme ICBM, propre à détruire les satellites US dans la région. C’est à peu près ce qui explique l’intérêt que l’Iran pourrait apporter aux ICBM nord-coréens. La Corée du Nord a testé en novembre 2017 le Hwasung-15, qui aurait une portée de 13000 kilomètres. Les évaluations des forces américaines en Corée du Sud ont reconnu l’année dernière que ce missile peut frapper n’importe quel point aux États-Unis. Le missile Nour-1 que l’Iran a mis en orbite basse en avril, avec un lanceur Qassed, pourrait servir de base à un ICBM. Hwasung-15 est à même d’attiser l’intérêt de l’Iran tout comme Jusk-2 qui attire visiblement les Nord-coréens ». Coopération spatiale Chine-Iran, bombe intelligente iranienne connectées au GPS chinois? 

« Les étudiants iraniens d’élite avisés en sciences aérospatiales qui poursuivent leurs études en Chine pourront servir de pont de communication entre les deux pays », a affirmé l’ambassadeur iranien à Pékin, Mohammad Keshavarzzadeh. Selon l’agence de presse Fars News, le diplomate a ajouté qu’« il existe un grand potentiel permettant à la Chine et à la RII de mener des coopérations dans le domaine de l’aérospatial ».

« Avec le lancement du satellite “BeiDou”, la couverture mondiale de localisation et de navigation de cette compagnie chinoise a été complétée, mettant fin au monopole du GPS américain », a twitté ce lundi 3 août  Mohammad Keshavarzzadeh, ambassadeur d’Iran à Pékin.

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le satellite BeiDou a été lancé le 23 juin depuis 
le Centre de lancement de satellites de Xichang. 

La Chine déclare avoir achevé un réseau de navigation qui pourrait rivaliser avec le GPS américain.
Des sources d’information ont écrit le 31 juillet que la Chine célébrait l’achèvement de son système de navigation par satellite BeiDou qui pourrait rivaliser avec le système de positionnement mondial américain et renforcer considérablement la sécurité et l’influence géopolitique de la Chine.

Le président chinois Xi Jinping a officiellement mis en service le système vendredi lors d’une cérémonie au Grand Palais du Peuple à Pékin.
Cela faisait suite à une déclaration, par le Bureau de gestion du système de navigation par satellites de Chine, selon laquelle le 55e et dernier satellite géostationnaire de la constellation lancé le 23 juin depuis le Centre de lancement de satellites de Xichang fonctionnait après avoir terminé tous les tests.

Le satellite fait partie de la troisième itération du système Beidou connu sous le nom de BDS-3, qui a commencé à fournir des services de navigation en 2018 aux pays participant à la vaste initiative d’infrastructure « Belt and Road » (la nouvelle route de la soie ou la Ceinture et la Route) de la Chine.

En plus d’être une aide à la navigation avec un degré de précision extrêmement élevé, le système offre une communication par messages courts jusqu’à 1 200 caractères chinois et la possibilité de transmettre des images.
Alors que la Chine affirme rechercher une coopération avec d’autres systèmes de navigation par satellite, Beidou pourrait à terme rivaliser avec le GPS, le GLONASS de la Russie et les réseaux Galileo de l’Union européenne.
C’est similaire à la façon dont les fabricants chinois de téléphones mobiles et d’autres fabricants de matériel techniquement sophistiqué ont affronté leurs rivaux étrangers.
L’un des principaux avantages pour la Chine est la possibilité de remplacer le GPS pour guider ses missiles, ce qui est particulièrement important maintenant au milieu des tensions croissantes avec Washington.
À ce sujet, le site web Marseille News note que cela permettra également d’augmenter l’influence économique et politique de la Chine sur les pays qui adoptent le système.
Le programme spatial de la Chine a progressé rapidement depuis qu’il n’est devenu que le troisième pays à effectuer une mission avec équipage en 2003 et le pays a lancé ce mois-ci un orbiteur, un atterrisseur et un rover sur Mars. En cas de succès, cela ferait de la Chine le seul autre pays que les États-Unis à atterrir sur Mars.
La Chine a également construit une station spatiale expérimentale et envoyé une paire de rovers à la surface de la lune. Les plans futurs prévoient une station spatiale permanente pleinement opérationnelle et un éventuel vol avec équipage vers la Lune.
Le programme a subi quelques revers, y compris des échecs de lancement, et a eu une coopération limitée avec les efforts spatiaux d’autres pays, en partie à cause des objections américaines à ses liens étroits avec l’armée chinoise, ajoute la même source.

Source : Presstv 

  1. Joset La Chine est responsable de la prolifération nucléaire. La Corée du Nord a reçu l’aide de la Chine pour son programme militaire atomique tout comme le Pakistan et aussi l’Iran.
    1. andre boran merci la Chine grace a toi le salopard trump et le peuple satanique usa ne pourront pas vous bombarder comme le japon afghanistan, irak, lybie syrie, vietnam cambodgr, laos …etc..
    2. andre boran merci la Chine grace a toi le salopard trump et le peuple satanique usa ne pourront pas vous bombarder comme le japon afghanistan, irak, lybie syrie, vietnam cambodgr, laos …etc..
  2. Anonyme Bien sûr Joset que la Chine est responsable comment pourrait il être autrement ? Elle qui ne ne cesse de prendre des sanctions unilatérales se considérant au dessus de toute loi, de toute organisation… Elle qui a bombardé Hiroshima Nagasaki, balancé des tonnes d’agent orange sur le vietnamien, largué des tapis de bombe sur l’Irak à l’uranium appauvri pour être sûr de marquer à tout jamais les irakiens dans leur chair, elle qui a détruit la Lybie, elle qui bombardé même les mariages… Bien sûr qu’elle est responsable cette maudire Chine. 
  3. andre boran usa doit disparatre pour la paix en ce monde 


https://www.hebdo-ardeche.fr/photos/maxi/8701.jpg

Urgence climatique. Des écologistes antinucléaires font volte-face en Allemagne

En voilà un article particulièrement intéressant, signé de la rédaction du journal Economie Matin. Ce dernier évoque deux figures du mouvement anti nucléaire en Allemagne, Veronika Wendland, historienne des technologies, et de Rainer Moormann, spécialiste de l’énergie atomique. Deux figures de l’écologie allemande, qui font volte-face eu égard de l’urgence climatique sur la question du nucléaire. De quoi faire réfléchir également en France ceux qui misent tout sur l’éolien (et la mafia qui gravite autour) ?

« En juillet dernier, tous deux prenaient effectivement position médiatiquement d’une même voix pour demander un report de la fin programmée de l’énergie nucléaire en Allemagne à 2030. Et, par conséquent, un maintien en état de fonctionnement des six centrales restantes, dont la date de mise hors circuit avait été initialement prévue pour 2022. La raison ? Les énergies renouvelables ne sont pas, selon eux, encore assez développées, à l’heure actuelle – notamment pour répondre à la hausse de la demande durant la période hivernale. Or, sans l’atome, l’Allemagne sera obligée de recourir au gaz et au charbon… Une aberration écologique. Un recours au gaz pour pallier l’abandon du nucléaire et l’intermittence des renouvelables qui est d’ailleurs problématique pour la souveraineté de l’Allemagne, car il profiterait aussitôt au principal fournisseur de gaz en Europe, à savoir la Russie de Vladimir Poutine » indique Economie Matin.

Les deux scientifiques ont publié une tribune dans Die Zeit, appelant à une sortie des énergies fossiles avant celle du nucléaire. 

Si Veronilka Wendland, proche ces dernières années des mouvements écologistes dits « éco-modernistes », défendait le nucléaire et les nouvelles technologies pour juguler les effets du réchauffement climatique, cela n’a pas toujours été le cas. Dans les années 90, après une visite de Tchernobyl dans le cadre de ses études, elle fut l’une des jeunes expertes en pointe dans la lutte contre le développement de l’énergie nucléaire. Le parcours de Rainer Moormann est à front renversé : d’abord salarié dans l’industrie nucléaire allemande, il est finalement muté et placardé en 2008 après avoir dénoncé une faille dans le fonctionnement d’un réacteur. Une injustice qui le poussera dans les rangs des antinucléaires, où il sera un des plus médiatiques porte-parole de la cause.

Leur credo désormais : si dans deux ans, au moment où l’Allemagne doit sortir du nucléaire, le pays décidait plutôt d’arrêter ses réacteurs au lignite (un charbon composé à 70 % environ de carbone), les gains en termes d’émissions carbonées seraient considérables, puisque celles-ci diminueraient de 10 %. Moins de charbon, plus de nucléaire : voilà ce qu’ils ont présenté mi-juillet dernier, et qui a provoqué une véritable secousse dans le monde écologiste outre-Rhin.

«  Il est donc temps de changer de cap en matière de politique énergétique , estiment Veronika Wendland et Rainer Moormann dans une tribune publiée en juillet dans « Die Ziet ». Les six dernières centrales nucléaires allemandes devraient rester sur le réseau pendant une période limitée. […] Elles constitueraient clairement la forme d’approvisionnement énergétique la plus respectueuse du climat par rapport au charbon.  » Et un gage en termes de sécurité énergétique du pays, ajoutent-ils.

«  À quand l’équivalent en France, à savoir des ex-antinucléaires prenant la plume pour dire que, au vu du contexte climatique, ils ont changé d’avis, et ils ne considèrent plus la baisse de l’atome à 50 % comme la première priorité de la politique énergétique, au sens des milliards utilisés  ?  » s’interroge sur Linkedin le spécialiste du climat Jean-Marc Jancovici.

Vers une internationale écologiste pour le nucléaire ?

Les Verts allemands ne sont pas exactement comme leurs homologues Français. Réellement spécialisés pour une partie d’entre eux dans l’écologie – ce qui n’est pas le cas de la majorité de la direction d’EELV dont les lubies sont très divers – ils ont une approche tout à fait différente de l’écologie politique.

« Si la question de l’abandon du nucléaire, autrefois véritable totem des écologistes, est abandonné pour lutter plus efficacement contre le réchauffement climatique, cela pourrait produire une onde de choc idéologique chez tous les Verts européens, et notamment français. Et peut-être plus rapidement que prévu, alors que faute de production d’électricité nucléaire, l’Hexagone a commencé à faire tourner ses centrales… à charbon »conclut Economie Matin.

Ce revirement n’est pas un cas isolé. En Grande-Bretagne beaucoup de figures écologistes britanniques ont déjà changé d’avis sur le nucléaire. Il y a eu James Lovelock (scientifique, auteur de l’Hypothèse Gaïa), Patrick Moore (cofondateur de Greenpeace), Hugh Montefiore (cofondateur Amis de la Terre GB), Chris Goodall (militant du Green Party), Mark Lynas (journaliste). Il y a peu, c’était la porte-parole d’Extinction Rébellion au Royaume-Uni, Zion Tree, qui quittait le mouvement pour rejoindre une association clairement pronucléaire.

Beaucoup de citoyens anglo-saxons ont été influencés par le physicien David McKay, conseiller scientifique auprès du Premier ministre, qui expliquait de manière lumineuse dans son best-seller « Energy Without the Hot Air » (disponible en Français)  pourquoi on ne peut pas se passer du nucléaire.  C’est très probablement une raison majeure des bonnes performances du Royaume-Uni en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Aux États-Unis aussi explique le journal Lenergeek, des figures écologistes militent pour le nucléaire. Le plus connu est sans doute le scientifique James Hansen, l’un des premiers militants pour le climat. Un autre est Michael Shellenberger, fondateur de Environmental Progress.  On voit aussi les soutiens au « Green New Deal », comme Alexandria Ocasio Cortez, ne pas refuser cette solution.  Le mouvement antinucléaire est toutefois moins fort dans ce pays, et c’est surtout le développement du gaz de schiste, très peu cher, qui le concurrence.  Les Américains ont aussi une vision très technologique dans la façon de résoudre les problèmes, qui se traduit notamment par des startups, bien financées, développant de nouvelles technologies de réacteurs.

Comme souvent, englué dans l’idéologie plutôt que dans l’aspect concret et pratique, la France a un train de retard…

Énergies renouvelables : 8000 euros par famille se sont déjà envolés…

8000 Euros par famille se sont déjà envolés… et avec eux la balance commerciale de la France et le taux d’émission de dioxyde de carbone par Français qui impactera les générations futures !

La somme de 120 milliards d’euros, soit 2000 euros par Français ou encore 8000 par famille est partie en fumée dans des installations éoliennes et solaires industrielles indument subventionnées, lesquelles, de plus, ne provisionnent même pas les déchets qu’elles génèrent, laissant cela à la gestion des communes et surtout aux générations futures.

Comme déjà écrit par ailleurs, la production intermittente quand elle n’est pas nécessaire, ou absente quand on en a besoin coûte cher en subventions distribuées par milliards en faveur des énergies dites renouvelables… ce qu’elles ne sont pas puisqu’il faut remplacer tout l’équipement tous les vingt ans et que la gestion de leurs déchets n’est pas assurée.

La bagatelle est actuellement estimée à 120 milliards d’euros pour des machines essentiellement produites hors de France, en Chine principalement mais aussi Allemagne, etc. Et ce n’est pas fini !

Puisqu‘on y est, savez-vous pourquoi l’on ne parle que de puissance installée et non d’énergie produite ? Tout simplement parce qu’au mieux en France, la production de ces machines éoliennes et des panneaux solaires électriques n’a qu’une efficacité de 20 % pour la première et de 10 % pour la deuxième alors qu’elles ont d’abord été installées sur les meilleurs sites disponibles.

Autrement dit, un GW (gigawatt ou milliard de watt) d’ENRI (énergie dite renouvelable mais intermittente) est équivalent à ce que produit une machine dix fois moins puissante nucléaire ou hydraulique, mais toute l’année.

Ainsi, s’il y a 60 GW de nucléaire, il faut 600 GW d’ENRI (300 000 éoliennes terrestres de 2MW chacune par exemple) pour produire la même quantité et encore de l’ordre de 60 GW de production au gaz ou/et au charbon pour compenser lors des épisodes sans vent de nuit… qui sont monnaie courante en hiver.

Inutile de se poser la question du soutien des gaziers français ou des ligniteux allemands aux ENRI : c’est l’un de leur gagne-pain en particulier si les énergies renouvelables intermittentes continuent de se développer ! Le tout en augmentant la production de CO2 et ses rejets dans l’atmosphère chaque fois qu’une éolienne ou un panneau solaire est mis en service…

Les taxes sur le carburant ou encore sur l’électricité qui ne cessent d’augmenter pour financer abusivement ces ENRI sont la manne qui manque à la France pour rétablir sa balance commerciale.

Cette manne tombe sonnante et trébuchante dans l’escarcelle de promoteurs : tout est acheté in fine, que ce soit rentable – ce qui est très rare (cas d’iles isolées) – ou non, presque tout le temps. N’oublions pas que le client lambda DOIT acheter l’électricité produite par les énergies renouvelables intermittentes via les taxes et à cause de l’obligation de rachat par EDF de cette électricité à des tarifs 10 fois supérieurs à ceux de sa propre électricité nucléaire et hydraulique.

Pire, pour la même somme, on aurait pu construire 15 réacteurs extrêmement puissants et robustes, d’une durée de vie de 60 ans qui non seulement auraient supprimé nos importations hivernales et nous auraient garanti toute l’année l’accès à un courant peu cher, mais nous auraient déjà permis d’exporter à bas prix pour nos collègues européens tout en faisant de colossaux bénéfices pour la balance commerciale française.

Autrement dit, les programmes de développement des énergies renouvelables intermittentes sont contre-productifs, que ce soit pour l’économie des ménages, la balance commerciale de la France, la gestion des déchets, le CO2 émis et également pour toutes ces mines de terres rares et de cobalt qui polluent leur environnement tout en tuant les mineurs.

Ne laissons pas l’avenir continuer comme le présent, exigeons la mise en place d’une politique énergétique digne de ce nom qui prenne en compte la balance commerciale de la France, l’économie des ménages et bien sûr la gestion responsable des déchets. Exigeons de nouveaux réacteurs nucléaires sur les sites qui existent déjà et ont été préparés pour eux de longue date et non des moulinets à vent qui envahissent nos paysages et des cellules solaires électriques, tous deux fabriqués hors de nos murs !

Énergie nucléaire : y rester ou en sortir ?

Il faut y rester bien entendu… on ne tue pas une équipe qui gagne
et une technologie qui évolue… surtout par idéologie gauchiste.
Cette idéologie marxiste imposée aux dictateurs africains incapables
de développer une économie.

C’est la grande question énergétique, le sujet à éviter en famille ! Avant toute velléité, posons-nous la première question : comment fonctionne une centrale nucléaire ? La réponse est simple : un réacteur nucléaire, c’est une chaudière grand format. Mais au lieu d’être alimentée au gaz, au mazout ou au charbon, c’est le combustible radioactif, à base d’uranium, qui, par le phénomène de la fission nucléaire, chauffe l’eau de la cuve du réacteur. Elle est amenée sous pression à l’état de vapeur, traverse des échangeurs étanches avant d’actionner un alternateur qui fournit l’électricité.

Qu’est-ce que la fission nucléaire ? Pour faire simple, le combustible est bombardé par des neutrons, une particule fondamentale qui forme la matière. Les neutrons cassent des atomes d’uranium, ce qui dégage une formidable énergie (le fameux E = mc² d’Einstein). Ces atomes cassés libèrent à leur tour quelques neutrons qui bombarderont d’autres atomes d’uranium. C’est la réaction en chaîne. Afin d’éviter l’escalade énergétique, ces opérations sont effectuées dans une cuve parfaitement étanche qui contient, d’une part, les barres d’uranium et, d’autre part, de l’eau enrichie en matières neutrophages (c’est-à-dire absorbant les neutrons ; l’eau est enrichie au bore). Voilà pour le côté technique.

Passons, maintenant, aux questions politiques (au sens noble du terme) et pesons le pour et le contre :

L’énergie nucléaire présente les avantages suivants :
– Ce type d’énergie présente l’avantage d’être extrêmement rentable : 1 g d’uranium 235 produit autant d’énergie que 2 tonnes de fioul domestique ou 3 tonnes de charbon.
– Le nucléaire ne dégage pas de monoxyde de carbone.
– L’uranium reste un élément abondant sur la Terre et bien réparti géographiquement (les réserves sont aujourd’hui évaluées à plusieurs siècles).
– Peu de déchets sont générés par les centrales et autres installations nucléaires (comparativement aux centrales à charbon, par exemple).

En revanche, il faut reconnaître que le nucléaire présente quelques inconvénients :
– Ce type d’énergie exige, au départ, des investissements lourds, ce qui pose problème dans les pays peu développés.
– La maîtrise de la sûreté est très contraignante, ce qui entraîne des coûts importants (là aussi, au départ : formation des agents chargés de la surveillance).
– Risque de prolifération pour la fabrication d’armes atomiques.
– Certains déchets sont dangereux : même s’il existe une psychose importante, il n’en reste pas moins vrai que certains déchets ne sont pas décontaminables et présentent une dangerosité pour l’environnement pouvant se compter en millénaires (la décroissance, c’est-à-dire le temps nécessaire à un élément radioactif pour perdre la moitié de sa nocivité, atteint les 4,5 milliards d’années pour l’uranium). Cela dit, un gâchis important est à noter, particulièrement en Allemagne et en France.
– Une forte dose de radioactivité absorbée par le vivant en un court laps de temps présente des effets nocifs, voir létaux pour les organismes.

Dans le cas de la France, les infrastructures existent déjà : les installations sont sûres et les personnels sont bien formés et sous stricte surveillance médicale. La dosimétrie, c’est-à-dire la mesure de la radioactivité artificielle absorbée par les agents, est étroitement surveillée (double degré de surveillance, la passive et l’active). Notre pays étant également à la pointe de la technologie spatiale, développer celle-ci afin d’envoyer les déchets non décontaminables dans l’espace interstellaire pourrait être une idée.

De plus, considérons les réalités : en France, la production de charbon coûterait aujourd’hui plus qu’elle ne rapporterait, les meilleurs filons exigeant de descendre de plus en plus profondément dans les mines (qu’il faudrait alors rouvrir). La production de pétrole reste dérisoire (1 % des besoins nationaux en 2016) et seule la présence présumée de gisements importants au large de la Guyane (300 millions de barils estimés) et dans le « couloir » de Saint-Pierre-et-Miquelon (pour l’instant hypothétiques) changeraient la donne, sans toutefois changer radicalement la dépendance aux importations. L’éolien reste à ce jour peu rentable et l’hydraulique (barrages et marémoteur), dans l’état actuel des choses, ne pourrait subvenir que de façon marginale aux besoins de la population.

L’arrêt du nucléaire compromettrait donc notre indépendance énergétique, sans parler des coûts engendrés par le démantèlement des installations existantes. Et puis, arrêtons la psychose : les agents du nucléaire ne sont pas plus malades que les autres et des économies seraient à faire si les pouvoirs publics avaient la volonté de développer le recyclage des déchets nucléaires décontaminables.

Pour conclure, avant d’envisager une sortie du nucléaire, il nous faudrait développer un éolien rentable et propre, développer l’énergie hydraulique (marémotrice, notamment) et, sur la Côte d’Azur, le solaire. En attendant ce jour, l’énergie nucléaire reste le meilleur moyen d’assurer aux Français une électricité bon marché et de qualité.

FUKUSHIMA

La catastrophe de Fukushima a plongé le nucléaire civil dans l’une des pires crises de son histoire et constitue ainsi sans doute l’événement le plus marquant du discours nucléaire actuel. Cependant, les circonstances dans lesquelles est survenu l’accident, telles que le cumul d’une catastrophe naturelle et d’une catastrophe technologique, ont fait que ses représentations discursives diffèrent considérablement d’un pays à l’autre.

Le drame de Fukushima. Un crime sioniste ?!

Michèle Favard-Jirard cite différentes sources selon lesquelles le tremblement de terre et le tsunami qui lui a succédé, n’ont pas été suffisants pour expliquer les catastrophes en chaîne qui ont suivi.

Comme elle l’explique :

«Selon certaines sources du Renseignement US, la cause des explosions qui ont secoué la centrale nucléaire de Fukushima N°1 serait due à la fission d’ogives nucléaires clandestinement subtilisées à partir d’un dépôt d’assemblage d’armement nucléaire aux USA».

Confirmation de l’affaire, un article du journaliste japonais Yoichi Shimatsu, à Hong-Kong, met en cause une concertation américano-israélienne clandestine.

Ce serait le désir de Shintaro Abe, Premier ministre japonais en 2006, de doter son pays d’un programme nucléaire militaire qui aurait déclenché l’affaire.

Le 27 septembre 2007 le quotidien Yomiuri Shimbun, titrait :

«On apprenait hier que le gouvernement et des sociétés de service public ont entamé des pourparlers avec la Russie».

«Si Washington refuse la nucléarisation du Japon, Tokyo se tournera vers Moscou».

C’était une allusion à l’opposition du Pentagone à un Japon, puissance nucléaire.

Or selon Yoïchi Shimatsu, le matériel nucléaire «a été autorisé au niveau gouvernemental (américain) le plus haut, par suite d’un accord trilatéral entre l’équipe Busch-Cheney, le gouvernement israélien d’Ehud Olmert et le Premier ministre nippon Shinzo Abe».

La suite de cette affaire et ses enchaînements sont curieux.

Le matériel nucléaire nécessaire fut dérobé du site BWXT Pantex à Amarillo, Texas, soit 16 tonnes d’ogives nucléaires placées dans des containers réfrigérés afin d’éviter les risques de fission nucléaire et acheminées jusqu’au port de Huston à bord de navires d’une compagnie israélienne

Or un membre de la CIA, inspecteur du port, Roland Vincent Carnaby, qui aurait détecté la radioactivité de la cargaison, allait être abattu par deux policiers alors qu’il poursuivait une voiture occupée par des Israéliens…!

Ce qui est étrange c’est que son contrat le liait à la société israélienne Neptune Intelligence Computer Engineering

Tout dans cette affaire est suspect, à commencer par l’accord secret entre les gouvernements américain, israélien et japonais.

Or, souligne Yoichi Shimatsu :

«Les Israéliens, endossant le rôle de courtiers, n’ont pas hésité à réclamer à Tokyo un supplément d’honoraires et, pour comble d’injure, ont eu l’audace, avant la livraison, de changer les têtes nucléaires neuves par des plus usagées, appelées donc à être enrichies».

La fraude découverte, les responsables nippons du nucléaire, n’eurent d’autre choix que d’enrichir les coeurs d’uranium à Fukushima.

Les Japonais ayant exigé le remboursement, il sera refusé par Israël, entraînant en représailles, le soutien nippon aux droits des Palestiniens à l’ONU.

À partir de là, le drame va se nouer.

Pour se venger de l’aide apportée aux Palestiniens, le Mossad allait «infecter» les installations nucléaires japonaises par le virus informatique Stuxnetqui avait déjà servi contre les installations nucléaires iraniennes en 2010 (1).

Les pare-feux informatiques résistèrent au virus jusqu’au séisme de Tohoku, mais la coupure de courant qui eu lieu alors, aurait perturbé le système de contrôle, supprimant le pare-feu.

Ce n’est que lorsque qu’il fut rétabli, que Stuxnetentra en fonction stoppant les génératrices de secours.

Ainsi, pendant les 20 minutes entre le séisme et le tsunami, les valves et les pompes ont été immobilisées et le flot d’eau de refroidissement dans les piscines interrompu.

La fusion des coeurs surchauffés aurait ainsi provoqué des explosions et amplifié par deux facteurs extérieurs imprévus :

L’entrée en action du virus qui ferma les systèmes de sécurité et la présence de matières nucléaires à usage militaire qui, du fait de la fraude israélienne, étaient présentes à Fukushima pour être enrichies.

On est ainsi amené à penser que cette livraison de matériel nucléaire au Japon a été un piège ourdit de commun accord américain et israélien, en vue de neutraliser toute velléité du Japon de se doter de l’arme nucléaire.

Le journaliste japonais Yoichi Shimatsu conclut :

«La Cour pénale internationale a suffisamment de preuves pour intenter un procès concernant la santé de millions de Japonais, Canadiens,Américains, Russes, Coréens, Mongols, Chinois» (…).

«Le désastre de Fukushima est un crime contre l’humanité !

Un de plus, sur la longue liste des crimes de l’entité américano-sioniste (2) !

Depuis ces révélations, c’est le silence total. Pourquoi ?!

Cahiers d’études germaniques

Le cas le moins grave, mais qui est déjà grave dans ces cas-là, qui peut déjà être considéré comme un accident très grave, c’est si la cuve reste coninée, et de temps en temps, on relâche intentionnellement la vapeur, je dis que c’est déjà un accident très grave, parce que cette vapeur peut être très chargée en radioactivité. Mais ça reste seulement un accident très grave. Là où ça devient vraiment potentiellement catastrophique, c’est s’il y a un déconinement de la cuve… (Nathalie Kosciusko-Morizet, 16.03.2011)11

[…] par rapport à ce que j’ai entendu ou vu sur beaucoup de télévisions ou de radios, ça n’a strictement rien à voir, à ce stade, avec Tchernobyl. Ni dans les explications, ni dans l’enchaînement des faits, ni, a fortiori, au moment où nous nous parlons, dans les conséquences. Donc faisons attention de ne pas mettre, d’abord, nos amis japonais en diiculté en difusant nous-mêmes de fausses informations et deux, de ne pas alerter nos propres populations, de sonner un tocsin qui n’existe pas. À ce stade, nous ne sommes pas dans une coniguration de Tchernobyl. (Éric Besson, 11.03.2011)13

R – Je n’ai pas dit le scénario à la Tchernobyl est exclu, je disais que hier nous n’étions pas dans ce scénario et je le maintiens. Il y a d’ailleurs des raisons techniques qui l’expliquent. Tchernobyl, c’était une centrale graphite, c’est une centrale à eau bouillante. À Tchernobyl, il y a eu un incendie pendant 15 jours, ce n’est pas le cas ici. L’évolution des masses d’air contaminées a été suivie avec beaucoup d’attention par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et par ses homologues des autres pays. Les mesures et les modélisations réalisées par les uns et les autres sont cohérentes ; elles aboutissent à la conclusion que les niveaux détectés, non seulement en Europe, mais aussi aux Antilles et à Saint-Pierre-et-Miquelon sont négligeables et ne présentent aucun risque sanitaire. Contrairement à Tchernobyl, il ne s’agit pas d’un « nuage », mais plutôt de traces de radioactivité. (Éric Besson, 12.03.2011)14

À Tchernobyl, où une explosion a été à l’origine de l’accident, les radionucléides dangereux et très lourds qui étaient présents dans le cœur, comme le plutonium ou le strontium, ont été propulsés à plusieurs kilomètres de la centrale. À Fukushima, cela ne s’est pas produit. Selon les informations dont nous disposons, les radionucléides sont restés dans le cœur ou autour, ce sont plutôt des aérosols qui se sont échappés. (Nathalie Kosciusko-Morizet, 04.05.2011)15

Je dis un mot sur la transparence, je trouve qu’on a beaucoup progressé depuis Tchernobyl, vous me direz : ce n’est pas un luxe, vous vous souvenez tout le scandale qu’il y avait eu sur le nuage qui s’arrêtait à la frontière, bon, depuis le début de la crise, on a choisi la transparence totale, et de donner toutes les informations, quitte à donner des informations incomplètes, parce que parfois, on a eu des informations incomplètes du Japon, en précisant qu’elles étaient incomplètes, et je pense que ça fait partie de ce que les Français sont en droit d’exiger sur un choix aussi engageant que le nucléaire. (Nathalie Kosciusko-Morizet, 18.04.2011)16

Fukushima a été causé par un tsunami (41 %) / une catastrophe naturelle (18 %) / des erreurs humaines (12 %) / le cumul de trois événements (6 %) / un séisme (6 %) ; Fukushima n’a pas été causé par un séisme (12 %)

J’attire votre attention sur le fait que le problème qui s’est passé vient non pas du tremblement de terre mais du tsunami, non pas du nucléaire mais de la vague qui a détruit le système de générateurs destiné à refroidir l’eau. […] Efectivement, nous devons revoir nos protections au regard du risque tsunami. (Nicolas Sarkozy, 31.03.2011)17

Le drame de Fukushima est un drame lié non pas au tremblement de terre, mais au tsunami. […] Donc, le retour d’expérience sur Fukushima, ce n’est pas un retour d’expérience sur le nucléaire, c’est un retour d’expérience sur les tsunamis. (Nicolas Sarkozy, 26.04.2011)18

SCHLUSSREGEL
a. Un événement donne des renseignements sur ses causes b. La même cause produit le même effet.

La fermeture de Fessenheim n’est ni économique,
ni écologique, mais politique

La France ne doit pas gaspiller ses ressources. Alors pourquoi sacrifier une centrale qui fonctionne très bien, évite un déficit commercial important au pays, et qui plus est permet de rester dans le cadre des accords de Paris au sujet des gaz à effets de serre ?

Les manipulations électorales et les accords « entre » l’Allemagne et la France sur Fessenheim, conduisent l’un comme l’autre à une décision purement politique de fermeture de cette installation qui fonctionne pourtant parfaitement, c’est-à-dire 24 heures sur 24 et sept jours sur sept comme sa sœur ainée de 8 ans, Beznau, en Suisse.

L’ARGENT DU CONTRIBUABLE S’ENVOLERA AVEC FESSENHEIM

Combien cela coûtera-t-il aux Français de se séparer d’une usine qui tourne très bien… On entend parler de 400 millions d’euros de dédommagement pour EDF, est-ce réellement cela ?

Regardons du côté d’EDF dont certaines « élites » voudraient le démantèlement tant elle est efficace pour les Français qui ont contribué par leurs factures à cette entreprise hors du commun… et tant elle fait saliver par ses rendements potentiels si une privatisation accompagnée d’une hausse de l’électricité venait à poindre.

Le courant est actuellement estimé à 42 euros par MWh (Mégawattheure, un Mégawattheure est mille fois un kilowattheure, unité qui apparait sur votre facture).

La production annuelle de Fessenheim est de 12 300 000 MWh, soit 516 millions d’euros annuels ; en considérant que la centrale est disponible 85 % du temps, ce qui est minorant.

Autrement dit, payer à EDF une somme de 400 millions ne représente même pas un an de fonctionnement… et EDF, donc les Français vont perdre plusieurs décennies de fonctionnement !

ALLONS PLUS LOIN ENCORE…

Outre la perte de 2000 emplois de haut niveau directement générés par la centrale, ce qui constitue une perte sèche importante pour les villes et villages alentours, il faudra compenser cette perte d’électricité au niveau national ; alors que notre pays en a besoin.

Pour cela, on va devoir importer annuellement l’équivalent de 2 100 000 de tonnes de fioul (ou sa valeur en gaz), un chiffre qui donne le tournis quand on estime à 1000 euros par tonne la valeur moyenne sur la période pendant laquelle la centrale ne fonctionnera pas, c’est-à-dire encore 20 ou 40 ans (40 ans comme aux États-Unis pour ce type de réacteurs).

Ceci se traduira par un déficit commercial de l’ordre de deux milliards annuellement et au total de 40 à 80 milliards… de quoi donner le vertige !

On lit partout que la France ne doit pas gaspiller ses ressources alors pourquoi sacrifier une centrale qui fonctionne très bien, évite un déficit commercial important au pays, et qui plus est permet de rester dans le cadre des accords de Paris au sujet des gaz à effets de serre ?

En conclusion, de quel droit un gouvernement censé protéger les intérêts de ses concitoyens et du pays tout entier peut se permettre de réduire à néant un outil de travail hors du commun au détriment du pays, de ses entreprises et de ses habitants et même du climat ?

Macron l’assassin ferme Fessenheim,
afin de nous rendre dépendants de l’étranger et nous asservir


Macron l’assassin ferme Fessenheim, afin de nous rendre dépendants de l’étranger et nous asservir

Une fois démantelée,
que va devenir la centrale de Fessenheim ?

La plus ancienne centrale nucléaire du pays est à l'arrêt depuis lundi soir. A Fessenheim, c'est un véritable crève-cœur pour les habitants.

DEMANTELEMENT – Après 43 ans d’activité, la plus vieille centrale nucléaire de France a définitivement cessé de fonctionner lundi 29 juin avec l’arrêt de son deuxième réacteur. Que va devenir la centrale de Fessenheim ?

C’est la fin de 43 ans d’activité pour Fessenheim. La plus vieille centrale nucléaire de France a arrêté lundi 29 juin son deuxième réacteur, après le premier en février dernier, et par conséquent sa production d’électricité. Et son démantèlement va se faire en deux temps. Le premier temps va consister en l’évacuation des combustibles vers le centre de la Hague jusqu’en 2023 ; le second temps, prévu de 2025 à 2040, va procéder à l’assainissement du terrain et à la déconstruction de la structure. 

Au programme : la cuve doit être découpée sous l’eau et à distance à l’aide de robots téléopérés, seuls capables d’être au contact des rayonnements ionisants. Des kilomètres de circuits doivent aussi être détruits et les déchets envoyés sur différents sites sécurisés ou bien à Bure (Lorraine) en fonction de leur dangerosité.

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Pas de projet post-Fessenheim arrêté 

De nouveaux projets industriels basés sur la transition écologique doivent voir le jour sur le territoire, avec un budget de 35 millions d’euros que se partagent l’Etat, les régions et les départements. Ceux-ci ont pour objectif de compenser les emplois perdus par la fermeture de la centrale mais aucun d’entre eux n’est arrêté pour l’instant, la crise sanitaire ayant été « un frein sur l’ensemble des dossiers ». 

Au moment de l’arrêt du premier réacteur, EDF assurait que l’ensemble des salariés présents sur le site, 700 d’EDF et 280 d’entreprises prestataires, allaient être reclassés ou bien partir à la retraite. Aujourd’hui, « plus de 60 % des situations sont pleinement réglées », indique le ministère de la Transition écologique. 

Technocentre ou biocombustible 

Le gouvernement mise sur la construction d’une zone industrielle franco-allemande, baptisée EcoRhena et vaste de 220 hectares le long du Rhin. L’installation des premières entreprises pourrait s’implanter fin 2021, début 2022, avec plus de 100 hectares déjà accessibles, selon le cabinet d’Elisabeth Borne. 

Un projet d’usine de biocombustible issu du bois est également dans les tiroirs et pourrait créer entre 350 et 700 emplois, mais aucune date n’est avancée. Autre projet « en cours d’instruction » mais pas concrétisé ; celui d’installer un technocentre EDF destiné au recyclage des déchets métalliques faiblement irradiés.

DEMANTELEMENT – Après 43 ans d’activité, la plus vieille centrale nucléaire de France a définitivement cessé de fonctionner lundi 29 juin avec l’arrêt de son deuxième réacteur. Que va devenir la centrale de Fessenheim ?

30 juin 19:33 – La rédaction de LCI

C’est la fin de 43 ans d’activité pour Fessenheim. La plus vieille centrale nucléaire de France a arrêté lundi 29 juin son deuxième réacteur, après le premier en février dernier, et par conséquent sa production d’électricité. Et son démantèlement va se faire en deux temps. Le premier temps va consister en l’évacuation des combustibles vers le centre de la Hague jusqu’en 2023 ; le second temps, prévu de 2025 à 2040, va procéder à l’assainissement du terrain et à la déconstruction de la structure. 

Au programme : la cuve doit être découpée sous l’eau et à distance à l’aide de robots téléopérés, seuls capables d’être au contact des rayonnements ionisants. Des kilomètres de circuits doivent aussi être détruits et les déchets envoyés sur différents sites sécurisés ou bien à Bure (Lorraine) en fonction de leur dangerosité.

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Pas de projet post-Fessenheim arrêté 

De nouveaux projets industriels basés sur la transition écologique doivent voir le jour sur le territoire, avec un budget de 35 millions d’euros que se partagent l’Etat, les régions et les départements. Ceux-ci ont pour objectif de compenser les emplois perdus par la fermeture de la centrale mais aucun d’entre eux n’est arrêté pour l’instant, la crise sanitaire ayant été « un frein sur l’ensemble des dossiers ». 

Au moment de l’arrêt du premier réacteur, EDF assurait que l’ensemble des salariés présents sur le site, 700 d’EDF et 280 d’entreprises prestataires, allaient être reclassés ou bien partir à la retraite. Aujourd’hui, « plus de 60 % des situations sont pleinement réglées », indique le ministère de la Transition écologique. 

Technocentre ou biocombustible 

Le gouvernement mise sur la construction d’une zone industrielle franco-allemande, baptisée EcoRhena et vaste de 220 hectares le long du Rhin. L’installation des premières entreprises pourrait s’implanter fin 2021, début 2022, avec plus de 100 hectares déjà accessibles, selon le cabinet d’Elisabeth Borne. 

Un projet d’usine de biocombustible issu du bois est également dans les tiroirs et pourrait créer entre 350 et 700 emplois, mais aucune date n’est avancée. Autre projet « en cours d’instruction » mais pas concrétisé ; celui d’installer un technocentre EDF destiné au recyclage des déchets métalliques faiblement irradiés.

Rémy Prud’Homme : « Fermer la centrale de Fessenheim au nom du CO2 est intellectuellement insupportable »

Entretien avec Rémy Prud’Homme, ancien directeur-adjoint de l’environnement à l’OCDE par Théophile Blondy Dupraz 


Economiste et professeur des universités (Paris XII, MIT), Rémy Prud’Homme a aussi été directeur-adjoint de l’environnement à l’OCDE. Les éditions du Toucan/L’artilleur ont réédité en juin son best-seller L’idéologie du réchauffement. C’est l’occasion de faire le point avec son auteur sur les rapports entre science et idéologie, en particulier autour des questions d’environnement.


Vous décriviez en 2015 le réchauffisme comme une idéologie qui fonctionne avec son église, ses dogmes et son catéchisme. Le phénomène ne s’est-il pas accéléré ces dernières années ?

Rémy Prud’Homme : Le réchauffisme est un mouvement beaucoup plus qu’une attitude scientifique. La prétention à la science est devenue de plus en plus lointaine. L’intransigeance s’est affirmée : appels à la délation, tentations totalitaires… Il y a tous les jours des signes qui montrent que la préoccupation scientifique est de moins en moins forte. L’illustration la plus évidente de ce phénomène est Greta Thunberg qui est quand même une enfant qui a quitté l’école à 15 ans : elle est aussi loin de la science qu’on puisse l’être puisqu’elle n’a même pas d’éducation secondaire. Boire ses paroles comme le font tant de responsables, du pape au secrétaire général de l’ONU, c’est fouler aux pieds l’idée même de science. Dans le même état d’esprit, la convention citoyenne où l’on a tiré au sort des citoyens pour apporter des solutions à un problème scientifique, cela reste aussi problématique. En matière d’environnement on ne fait même plus semblant de s’abriter derrière la science sinon d’une façon rituelle.

Greta Thunberg est aussi loin de la science qu’on puisse l’être puisqu’elle n’a même pas d’éducation secondaire

Vous dites que la recherche anglo-saxonne est plus universitaire donc plus susceptible d’accueillir des contradictions et une certaine indépendance vis-à-vis du pouvoir. Pourtant les Anglo-Saxons et leurs universités ne semblent rien avoir à nous envier sur le plan de l’idéologisation.

Dans tous les pays du monde, la science officielle tend à prendre le pas sur la science indépendante des chercheurs. D’abord pour des raisons de financement mais aussi parce que les Etats ont de plus en plus tendance à prendre la science en main. Il y a deux modèles dans le monde. Le premier est un modèle de type communiste, celui où les scientifiques sont contrôlés par le pouvoir et qui tend à se généraliser. La France a toujours été mixte : le patron du CNRS est nommé en conseil des ministres, rappelons-le. Le modèle anglo-saxon universitaire est moins tributaire de l’Etat, les universitaires jouissent d’une réelle indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, mais il rencontre d’autres écueils qui semblent se multiplier ces derniers temps. Sous la pression des étudiants, ou de donneurs de fond, des universitaires ont été censurés, voire limogés car ils disaient des choses qui déplaisaient à ces groupes de pression. Cela aboutit souvent à une forme d’auto-censure ou au moins à ce que les scientifiques soient sérieusement contraints à prendre des pincettes.

Qu’est-ce qui explique cette multiplication des appels à la censure ?

Ce qui peut expliquer ce phénomène, du moins en partie, c’est l’affaiblissement de l’autorité scientifique et la disparition des « juges de paix ». En témoigne la publication d’articles complètement grotesques qui ont passé le filtre des publications, y compris celui des institutions les plus célèbres. Cela s’explique d’autant plus par la forte augmentation du nombre d’articles, de plus en plus spécialisés dans des domaines extraordinairement étroits. L’autorité scientifique est devenue quelque chose de très discutable. Une compétence précise dans un domaine ne vous donne pas la même légitimité dans un autre domaine. Les académies des sciences qui existent un peu partout ne remplissent pas cette fonction de « juges de paix », y compris dans les pays non anglo-saxons. Prenez l’exemple de la Convention citoyenne, non seulement aucun des membres n’a été invité à donner son avis mais l’institution (l’académie des sciences) ne l’a pas fait non plus par elle-même. [ndlr : elle vient de la faire pour la centrale nucléaire de Fessenheim, en critiquant la décision de fermer]

Que vous inspire la décision de fermer la centrale de Fessenheim ? 

Tous les gens raisonnables sont d’accord pour vous dire que c’est une sottise absolue. La centrale  qui était en parfait état et venait d’être rénovée, produisait de l’électricité bon marché, ne rejettant pas de CO2 du tout. La fermer au nom du CO2 est intellectuellement insupportable : il y a peut-être d’autres raisons de fermer cette centrale, mais certainement pas le CO2. C’est un cadeau purement politique fait à un parti. Sans compter les coûts que la fermeture va engendrer.

On ne voit pas par quoi on pourrait la remplacer parce que l’éolien et le solaire ne marche qu’une petite partie des heures de la journée. Le besoin d’électricité est particulièrement fort à des moments où le solaire et l’éolien ne peuvent justement pas en fournir. Du point de vue environnemental, entre la destruction du paysage, le hachage des chauve-souris et les tonnes de béton qui sont coulées, largement supérieures que pour le nucléaire, l’éolien ce n’est pas la perfection. Il y a une tendance, notamment chez les journalistes, à s’abstraire du raisonnement économique, de ses concepts et du raisonnement mathématique. La plupart des articles de presse sur le sujet ne font même pas la distinction entre puissance et production. Dans la même veine, comparer un kilowatt/heure nucléaire ou thermique que l’on a à disposition avec un kilowatt/heure imprévisible produit par le renouvelable n’a pas de sens. Cela rejoint ce que j’ai écrit dans mon dernier livre1 : le problème n’est pas qu’il y ait plus de menteurs aujourd’hui qu’hier mais que la société est moins armée pour se défendre intellectuellement. La presse, qui devrait faire partie de ses outils de défense intellectuelle au lieu de propager approximations et semi-vérités, joue sur l’ambiguïté des mots ou sélectionne certains faits au détriment d’autres.

Ces petites billes résistent, selon leurs fabricants, aux pires des conditions. | BWXT
Ces petites billes résistent, selon leurs fabricants, aux pires des conditions.

Ces billes promettent des centrales nucléaires sans catastrophe

L’isotrope tristructural se compose de minuscules billes d’uranium, toutes enveloppées d’une couche protectrice.

Repéré par Antoine Hasday sur Wired

04/07/2020 à 7h33Contenus SponsorisésÀ Découvrir AussiEst-il possible d’investir dans des entreprises qui guérissent le coronavirus ?eToro Blog PostAuvergne-rhone-alpes : Votre isolation payée par la région si vous habitez à LyonISO GENERATION – 1€Obtenir ce trésor est impossible! Prouvez-nous le contraire!Hero Warspar Taboola

Un réacteur nucléaire génère de l’électricité comme la plupart des centrales: en faisant bouillir de l’eau, afin de produire de la vapeur et actionner un alternateur. Pour cela, il provoque une fission dans le combustible nucléaire et le cœur de la centrale se met à chauffer.

Mais si sa température est trop élevée, il peut fondre partiellement ou totalement, et provoquer une catastrophe nucléaire –ou fusion– dont la dangerosité va de «grave» (Three Mile Island) à «extrêmement grave» (Fukushima). Une nouvelle génération de réacteurs pourrait éradiquer ce risque.À lire aussiMini-centrales nucléaires, maxi-espoirs

En plus d’être plus petits et efficaces que les centrales actuelles, ils seront immunisés contre le risque de fusion, assurent celles et ceux qui les conçoivent. Pour cela, ils utiliseront un combustible bien particulier: l’isotrope tristructural.

«Fabriqué à partir d’un mélange d’uranium faiblement enrichi et d’oxygène, il est entouré de trois couches alternées de graphite et d’une céramique appelée carbure de silicium»explique Wired. Deux entreprises américaines le produisent pour le moment: BWX Technologies et X-energy.

«Un réacteur à l’épreuve des accidents»

Il se présente sous la forme de billes composées du mélange uranium-oxygène enveloppé d’une triple couche protectrice. Celle-ci empêche normalement toute fusion du métal radioactif, même dans les conditions les plus extrêmes qui pourraient se produire dans un réacteur.

La plupart des réacteurs actuels opèrent à moins de 550 degrés celsius. Ceux de demain pourraient dépasser les 1.000 degrés. Mais des tests conduits sur 300.000 particules d’isotope tristructural pendant deux semaines ont montré qu’elles avaient toutes résisté à une température atteignant les 1.760 degrés.

À lire aussiLa fusion nucléaire fait un bond en avant

«Dans les nouveaux réacteurs, il est pratiquement impossible de dépasser ces températures, car le réacteur s’arrête lorsqu’il les atteint. Donc la combinaison de ces réacteurs avec un combustible capable de supporter la chaleur donne grosso modo un réacteur à l’épreuve des accidents», conclut Paul Demkowicz, directeur d’un programme de recherche qui simule les scénarios-catastrophe en matière de nucléaire civil.

Déchets nucléaires :
3 bonnes nouvelles méconnues

Voici 3 bonnes nouvelles à propos des déchets nucléaires.

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Les grands médias et des ONG antinucléaires ne cessent de clamer « qu’on » ne saurait pas quoi faire des déchets nucléaires.

Or, c’est faux.

Il existe au moins trois bonnes nouvelles ignorées par le grand public.

PREMIÈRE BONNE NOUVELLE : PLUS DE 90 % EN VOLUME DES DÉCHETS RADIOACTIFS SONT AUJOURD’HUI GÉRÉS DE FAÇON DÉFINITIVE

Plusieurs centres de stockage sont en service depuis de nombreuses années et, en prévision d’un nucléaire durable (plusieurs milliers d’années) reposant sur des réacteurs surgénérateurs, l’uranium de retraitement et le plutonium sont considérés comme des ressources énergétiques pour le futur.

Pour les 10 % restants, c’est-à-dire pour les déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue (HA et MA-VL) qui contiennent la majeure partie de la radioactivité, la meilleure solution reconnue internationalement comme sûre et pérenne est de les stocker définitivement à grande profondeur (jusqu’à 500 mètres).

En France le Centre industriel de stockage géologique (CIGEO) en préparation a été approuvé par l’Agence international de l’énergie atomique (IAEA) en 2003, par l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’OCDE en 2008, et par l’Union européenne en 2011.

Ces déchets dangereux sont actuellement entreposés en surface à La Hague, intégrés dans du verre enrobé dans un cylindre d’acier, sans aucune conséquence pour la santé. Ils doivent refroidir pendant quelques dizaines d’années avant leur stockage géologique en toute sûreté, à l’abri d’éventuelles agressions criminelles.

Depuis la loi Birraux du 28 juin 2006, la France prépare ce stockage définitif à Bure (entre Meuse et Haute-Marne). En 2025, le gouvernement devra prendre des décisions pour autoriser ce type de stockage, définitif, ou réversible pendant une centaine d’années.

DEUXIÈME BONNE NOUVELLE : LES ÉLÉMENTS RADIOACTIFS DANGEREUX EN STOCKAGE GÉOLOGIQUE NE REMONTERONT JAMAIS À LA SURFACE

Contrairement aux déchets chimiques industriels renfermant des éléments toxiques comme l’arsenic, le plomb, le cadmium, le mercure dont la dangerosité est infinie dans le temps, celle des déchets nucléaires disparait avec le temps.

Dans le monde, 37 % de l’électricité est actuellement produite par des centrales au charbon. Chacune d’elles rejette chaque année 10 millions de tonnes de gaz carbonique dans l’atmosphère, 300 000 tonnes de particules fines et de cendres renfermant 400 tonnes de produits toxiques (cadmium, nickel, mercure, plomb, antimoine, arsenic, béryllium, fluor…), ainsi que 5 tonnes d’uranium et 13 tonnes de thorium (et leurs descendants radium, radon, polonium…).

Aucun de ces produits toxiques n’est géré, ni en Allemagne ni ailleurs, contrairement à ceux produits dans le cycle nucléaire qui sont confinés en France.

Des cas d’intoxication au plomb ou au mercure ont été constatés alors que les radiations de centrales nucléaires n’ont jamais entraîné de conséquences pour le public en France.

Le parc nucléaire assure actuellement 75 % de la production actuelle d’électricité en France sans aucune conséquence néfaste pour la santé.

Or, chaque année, il ne reste que moins de 4 mètres cubes (m3) de produits de fissions par an pour la France entière, soit 60 tonnes de déchets à haute ou moyenne radioactivité à destination du stockage géologique ce qui représente… un seul gramme de déchets nucléaires par Français et par an !

Il faut y ajouter environ 20 tonnes de déchets de moyenne activité et longue durée de vie (MAVL) ayant une radioactivité relativement faible et dégageant peu de chaleur. Ils sont donc plus faciles à gérer.

Au total, il s’agit de moins d’une centaine de tonnes de déchets radioactifs dont la dangerosité décroît au cours du temps.

Même en ajoutant tous les cas les plus défavorables, si des éléments radioactifs devaient remonter « un jour » (dans au minimum 100 000 ans), leur dangerosité aura disparu. Leur radioactivité résiduelle sera indétectable et se confondra alors avec celle du sol qui contient naturellement environ 3 grammes d’uranium par tonne et jusqu’à 20 grammes dans les régions granitiques en France (Massif central, Bretagne, Alpes).

La loi impose que l’augmentation de l’exposition des populations les plus exposées n’excède pas le dixième de la radioactivité naturelle qui est de 2,5 millisievert (mSv) en moyenne en France (elle est bien supérieure dans les régions granitiques comme les Alpes ou la Bretagne et le Massif central).

Or, dans le pire des cas, la dose maximum en surface dans… 400 000 ans sera du centième de la radioactivité naturelle (soit 0,025 mSv soit 10 fois moins que le maximum de 0,25 mSv imposé par la loi qui est elle-même 10 fois moins que la radioactivité naturelle moyenne en France).

Notre descendance proche ou lointaine ne risque donc rien, ni aujourd’hui ni dans l’avenir.

Pourtant, cette innocuité du stockage géologique est largement mise en doute dans les médias, et par conséquent dans le public.

Le stockage naturel d’éléments radioactifs existe dans la nature (elle-même radioactive) depuis très longtemps ! Des concentrations d’uranium et de thorium sont enfouies et stables dans l’écorce terrestre depuis des milliards d’années.

Or tout se passe comme si certains craignaient davantage un stockage en profondeur qu’en surface !

Dans 50 ans ou plus, le stockage géologique pourrait être complété par la transmutation dans des réacteurs à neutrons rapides (surgénérateurs), ou dans des accélérateurs dédiés ; ou une combinaison des deux. Chacune de ces techniques permettrait de consommer une partie des déchets dangereux actuels en les transmutant en produits peu ou pas radioactifs. Le stockage géologique recevrait les éléments restants. Le volume des déchets ultimes et le coût de leur gestion seraient ainsi diminués.

TROISIÈME BONNE NOUVELLE : LE COÛT DE CE STOCKAGE EST FINANCÉ ET RESTERA FAIBLE DANS LE PRIX DE VENTE DE L’ÉLECTRICITÉ

La Cour des comptes a confirmé dans son rapport de 2012 que le coût du stockage est déjà inclus dans le prix de vente de l’électricité.

Et en France, cette électricité est une des moins chères d’Europe.

Et si le coût du stockage venait à doubler, la Cour des comptes (rapport de 2012, page 379) estime que l’électricité facturée aujourd’hui 15 c€/kWh augmenterait de moins de 0,3 cent d’euro/kWh :

« Le calcul du coût de production (5 c€/kWh) est peu sensible aux incertitudes portant sur les charges futures de démantèlement ou de gestion des déchets, le coût total évoluant de 5 % environ si celles-ci venaient à doubler » (et donc de 2 % seulement sur le prix consommateur qui est de 15 c€/kWh).

« La Cour des comptes évalue la sensibilité du coût à un doublement du devis du stockage profond des déchets à 1 %. En effet, la période considérée étant extrêmement longue, l’actualisation ramène le coût à un niveau peu élevé ».

Et le coût actuel de l’indécision politique (qui rallonge les délais de mise en stockage définitif) reste faible : moins de 0,1 c€/kWh sur la facture d’électricité du consommateur.

Rappel : en Allemagne le prix de l’électricité est de 30 c€/kWh pour les particuliers, comprenant en grande partie des taxes pour financer les subventions aux énergies renouvelables (Energiewende) et leurs conséquences.

En ajoutant des protections supplémentaires en béton, l’ensemble des déchets HA et MA-VL (comprenant aussi les gaines des combustibles) représente au total moins de 2000 m3 par an pour le stockage géologique.

LE STOCKAGE GÉOLOGIQUE EST SÛR ET PÉRENNE

Des idéologues antinucléaires et des naïfs mal informés veulent asphyxier le nucléaire par des exigences de sûreté contreproductives et démesurées, notamment pour gérer ses déchets. Ils abusent les Français en les affolant par des mensonges et des amalgames.

Ne pas donner toute sa place à cette source d’énergie exceptionnelle serait une grave erreur stratégique car elle représente un formidable moyen de production d’énergie durable, sûr, massif, décarboné et bon marché pour assurer le besoin en électricité de la France pendant des siècles.

Au-delà des manœuvres politiciennes et des lobbies divers, il serait dramatique de ne pas offrir à nos enfants un avenir énergétique respectueux de l’environnement pour la production d’électricité et de chaleur grâce à l’énergie nucléaire, puisque ses déchets, bien gérés comme ils le sont en France, ne représentent, et ne représenteront jamais, aucun danger pour les populations selon les (vrais) spécialistes.

Les organisations institutionnelles n’ont certainement pas suffisamment informé le grand public qui semble plus réceptifs aux trompettes catastrophistes des médias alimentés par une cohorte d’organisations militantes, dites « indépendantes »,  mais toujours antinucléaires…

Le véritable problème des déchets nucléaires est socio-politique. Les seuls obstacles aujourd’hui ne sont pas d’ordre scientifique, mais d’ordre social et psychologique… et donc politique.

Les prophètes du malheur qui s’acharnent à faire avorter toute réunion d’information l’ont bien compris.

Alors, déchets nucléaires, où est le problème ?

Oui, le nucléaire permet bien de lutter
contre le réchauffement climatique

Un comité d’experts sur la taxonomie verte souhaite que les financements européens aillent à l’éolien et photovoltaïque, mais pas au nucléaire.

La politique énergétique de la Commission européenne dans le domaine de l’électricité, avec le soutien pour l’instant de la majorité du Parlement européen, est fondée pour l’essentiel, au prétexte de la lutte contre le changement climatique, sur des encouragements constants au développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque dans les mix électriques des pays de l’Union européenne.

Dans le même temps, le nucléaire est systématiquement entravé par toute une série d’obstacles visant à en réduire les possibilités de financement. Un des derniers exemples en date est la nomination d’un comité d’experts sur la taxonomie verte, destiné à orienter les financements européens vers les actions permettant de combattre le réchauffement climatique, qui a retenu l’éolien et le solaire photovoltaïque, mais pas le nucléaire !

Pourtant, les ingénieurs spécialistes de ce domaine le savent très bien, le développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque suppose la disponibilité constante de centrales dites pilotables qui peuvent fournir à la demande aux consommateurs l’électricité dont ils ont besoin même quand il y a peu ou pas de vent ou de soleil. Ces centrales pilotables ne peuvent être pour l’essentiel que des centrales à combustibles fossiles, qui émettent du gaz carbonique, ou des centrales nucléaires.

Une réalité rappelée il y a quelques jours par l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) qui, dans son rapport 2020 sur la politique de l’énergie au sein de l’Union européenne, affirme que le futur mix énergétique du continent n’« a pas le luxe d’exclure une technologie bas carbone », comme le nucléaire et propose de considérer l’atome comme une « technologie de transition », selon la terminologie de la taxonomie verte européenne.

Rappelons que le nucléaire, qui émet en France 6 grammes de CO2 par kWh produit, soit l’équivalent de l’hydraulique, en émet un peu moins que l’éolien (7) ou que le photovoltaïque (55), mais surtout infiniment moins que le gaz (418) ou le charbon (1060), ce qui permet à la France, dont près de 75 % de la production d’électricité est assurée par l’atome, de produire l’électricité la moins carbonée d’Europe, Norvège, Suède et Suisse exceptés

Encourager l’éolo-solaire et en même temps freiner le nucléaire revient donc en fait à favoriser les combustibles fossiles, les principaux ennemis du climat, dans la production d’électricité ! L’Europe n’est pas seule à avoir ce comportement.

Citons Narodra Modi, Premier ministre Indien :

« Voyez l’ironie. La communauté internationale organise une conférence climatique, mais si nous lui disons que nous voulons utiliser l’énergie nucléaire – ce qui est une bonne voie pour protéger l’environnement – et que nous lui demandons du combustible pour faire fonctionner les centrales, elle refuse. »

Il y a aussi les ONG qui prétendent défendre le climat. En France, Greenpeace et Sortir du nucléaire attaquent la prolongation du parc nucléaire au-delà de 40 ans – Les deux ONG ont saisi le Conseil d’État contre la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), ont-elles annoncé le 23 juin.

Car, disent-elles, ce document « acte la prolongation de la durée de fonctionnement de quasiment tous les réacteurs nucléaires au-delà de 40 ans, voire au-delà de 50 ». Les ONG pointent notamment l’absence d’évaluation environnementale « propre à chaque site nucléaire » concerné par cette décision.

Mais pourquoi n’exigent-elles jamais d’évaluation environnementale pour l’éolien et le solaire photovoltaïque, dont nous avons expliqué ci-dessus les impacts indirects sur le climat, et qui sont devenus en Europe, en particulier l’éolien, des machines à massacrer l’environnement rural ?

Il existe bien une explication à cet incessant lobbying des militants antinucléaires, qui porte, on le voit bien, ses fruits auprès des dirigeants européens. C’est une forme de ce qu’on appelle l’effet Dunning-Kruger : ils surestiment leurs compétences en matière d’énergie et par leur méconnaissance des enjeux profonds de ces dossiers, parviennent à des effets contre-productifs, puisque plus d’éolien et de photovoltaïque et moins de nucléaire signifient… davantage d’émissions de CO2. Il est difficile de croire que les dirigeants européens soient aussi dans ce cas, mais qui sait ?

En définitive, le nucléaire aura bien son expertise dédiée – le centre de recherche de la Commission étudiera la compatibilité du nucléaire avec le principe « d’absence de préjudice » climatique. L’annonce a été faite après la publication, en mars, d’un rapport dans lequel les experts s’étaient dits incompétents pour juger de l’impact environnemental des déchets nucléaires. Ils n’avaient donc pas conseillé l’inclusion du nucléaire dans la taxonomie.

Depuis, les pro-nucléaires (derrière la France) demandent une expertise dédiée pour l’atome, au grand dam des ONG et des rapporteurs parlementaires. Le rapport du centre de recherche sera ensuite examiné par des experts mandatés par le traité Euratom. Le nucléaire échappera donc à la plateforme généraliste qui conseillera la Commission dès l’automne sur les critères d’intégration de la taxonomie.

D’après l’exécutif européen « le processus ne s’achèvera pas avant début 2021 », l’acte délégué, c’est-à-dire l’autorisation de mise en application de cette taxonomie prévu fin 2020 n’incluera donc pas le nucléaire, mais « la Commission envisagera sa révision fin 2021 si toutes les conditions pour l’inclusion sont respectées ».

Une tergiversation qui étonne puisque la même Commission, dans un récent rapport, estime que le nucléaire « reste une source essentielle d’électricité bas carbone dans l’UE » et que cette dernière doit donc « maintenir son leadership technologique sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement en combustible nucléaire ». Mais peut-être lui est encore trop difficile d’infléchir une politique si ancrée dans ses habitudes, même quand elle en constate les effets néfastes !

  1. Bernard Durand a été directeur de la Division Géologie-Géochimie de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN), puis de l’Ecole nationale supérieure de géologie. Il a aussi présidé le Comité scientifique de l’European Association of Geoscientists and Engineers (EAGE). Il est cofondateur de l’association environnementale « Nature en Pays d’Arvert ». Prix Alfred-Wegener de l’EAGE. Il est également auteur de plusieurs ouvrages et de tribunes au sujet de l’énergie dans la presse grand public (Le Parisien, La Tribune, L’Opinion…) . 

« Convention citoyenne » et nucléaire :
une indifférence de façade ?

La Convention citoyenne a plébiscité le développement immodéré des renouvelables, qui se substitueront encore plus au nucléaire. Pourtant, le nucléaire possède des qualités recherchées dans la feuille de route des conventionnels. 

Dans de nombreux pays du monde, la production d’électricité est l’un des principaux contributeurs au bilan carbone, mais la France, grâce à l’hydraulique et surtout au nucléaire, a jusqu’à présent échappé à cette fatalité.

Il est donc surprenant qu’au moment où l’on bouscule ce schéma vertueux, la Convention citoyenne pour le climat n’ait pas été saisie, ou ne se soit pas saisie d’un sujet qui la concerne pourtant au premier chef, et qu’elle n’ait pas proposé un schéma (convergent, stable ou divergent) pour la filière nucléaire.

Cependant, et sans vraie surprise, les membres de la Convention ont indirectement traité le sujet, en recommandant le développement ad libitum des énergies éoliennes et solaires, dont on sait qu’il se fait en France au détriment technique et économique du nucléaire.

Reste qu’il parait intéressant de formuler quelques hypothèses sur ce « contournement atomique » formel.

ILS N’ONT PAS PARLÉ DU NUCLÉAIRE…

Chacun se souvient du célèbre dessin de presse qui, au plus fort de l’Affaire Dreyfus, qui avait tant divisé la France, figurait deux moments successifs d’un repas de famille, le premier, tout en ordre et en harmonie et le second, un véritable pugilat, avec la légende : « ils en ont parlé » !

Il se trouve que durant leurs travaux et dans leurs recommandations, les conventionnels n’ont apparemment pas parlé de nucléaire et peut-être ont-ils été invités, voire fortement incités à ne pas le faire.

L’exécutif à l’origine de la séquence craignait-il que ce sujet réputé clivant crée le désordre dans cette assemblée composite ? Probablement pas, car ces « élus du sort » avaient été choisis au sein d’une cohorte de « citoyens déjà préoccupés » par les questions qu’on allait leur soumettre, ce qui autorise à penser (salut à Coluche…) qu’ils possédaient une sensibilité écologique. Or, celle-ci fait rarement bon ménage avec le nucléaire, souvent phobie fondatrice de leurs engagements.

Mais sait-on jamais ce qui peut advenir quand toutes les cartes sont sur la table ?  S’agissant des inconvénients du nucléaire, la doxa a pris beaucoup de liberté par rapport à la réalité ; celle-ci rétablie, même partiellement, des positions auraient-elles pu évoluer ?

En conséquence, afin que le chemin de Damas ne soit pas trop fréquenté, pouvoir se préoccuper de nucléaire, a t-il été tout simplement dénié à nos conventionnels, pourtant une dimension clé de la question énergétique, fortement liée au niveau des émissions de CO2, justement leur objet.

Une demi-surprise en fait, car le bouleversement en cours et programmé de notre système de production d’électricité, pour des raisons idéolo-électoralistes afin surtout de servir au mieux de gigantesques intérêts du côté des EnRs électriques, est une chasse bien gardée.

À cet égard, il est surprenant qu’un courant d’opposition, comme La France Insoumise, soucieux, vétilleux même, sur la bonne utilisation des deniers publics, ne s’émeuve pas du dévoiement de plus de sept milliards par an du budget de l’État (schéma qui durera au moins 20 ans et pour lequel, selon la Cour des comptes, 121 milliards sont déjà gagés), pour soutenir la décarbonation d’une électricité nationale qui l’est déjà, grâce à l’hydraulique et au nucléaire.

Aveuglés par leur phobie foncière de l’atome, filière pourtant dans la main de l’État, beaucoup restent fascinés par les énergies électriques renouvelables, bien qu’elles soient intermittentes, largement inefficaces, de technologies importées, et mises en œuvre selon des modalités propres à constituer des rentes permettant de bâtir rapidement des fortunes, à partir de soutiens publics…

À titre d’exemple, les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim, qu’on vient de fermer, produisaient annuellement, à eux seuls, autant que tous les panneaux solaires (le plus souvent chinois…) installés en France et en Navarre, une comparaison qui devrait éveiller les curiosités, sinon les consciences.

Encore une fois, ces énergies renouvelables, certes fournies gratuitement par une nature prodigue, ont le désavantage d’être diffuses et capricieuses, ce qui conduit à devoir démesurément démultiplier les dispositifs de collecte (éoliennes, panneaux solaires) et à assurer un palliatif, extrêmement réactif, en miroir de leur intermittence, un exercice sans répit et exigeant et dont peu mesurent la difficulté et les risques.

Le tout a un coût exorbitant (mais généralement imputé aux autres énergies, quand on fait des comparaisons avec le nucléaire en particulier), somme à laquelle il faut ajouter les surcoûts considérables induits par la multiplication des raccordements au réseau, de toutes ces sources disséminées.

De plus, tout discours sur l’avènement prochain de techniques dynamiques de stockage-déstockage, de grande ampleur, permettant de mettre de côté les surplus de production (l’électricité solaire et éolienne étant fatale, sans corrélation avec les besoins réels du réseau), pour pouvoir les réutiliser à d’autres moments, est jusqu’à plus ample informé une fable tragique.

Tout d’abord, les productions des EnR étant prioritaires pour l’accès au réseau (les autres sources, hydraulique, nucléaire, gaz, devant s’adapter), la notion d’excès de production EnR n’a guère de sens, sauf à devoir hypertrophier les parcs éoliens et solaires, ce qui est bien tentant pour certains, alors que tout montre que l’acceptation des riverains est de plus en plus problématique, au point qu’il a fallu modifier la loi, pour contrer la multiplication des recours.

Une autre voie consisterait à dédier, en ligne, d’éventuels excès de production à l’électrolyse de l’eau pour alimenter une filière hydrogène, mais dans tous les cas, on devrait sur-dimensionner le maillon amont.

Que ces matériels, qui représentent un investissement très significatif, soient quasi-intégralement importés, dans une logique industrielle dévoyée de longue date, alors que le maître mot, post covid, est : «relocalisation des productions », ne semble pas poser question.

Que l’exploitation des EnRs requière d’importantes aides spécifiques de l’État, le marché biaisé de l’électricité (puisqu’y concourent des productions subventionnées) ne permettant pas de rémunérer correctement les capitaux investis, quelle que soit la filière, ne semble pas interroger davantage.

Pourtant, cet effet sera mécaniquement accentué quand les productions intermittentes verront leur part augmenter. Au final, c’est une spirale infernale qui sollicitera toujours plus les contribuables, et conduira mécaniquement à de nouvelles hausses de tarifs.

EN AURAIENT-ILS PARLÉ ?

Mais, malgré tout, nos conventionnels auraient-ils parlé de nucléaire, qu’ils l’auraient fait en vain, les décisions concernant la filière ayant d’ores et déjà été actées dans la PPE (2019-2028), dont l’adoption définitive a eu lieu tout récemment durant la phase Covid, sans autre publicité qu’un communiqué.

Il s’agit de la mise en musique réglementaire de la LTECV de madame Royal, votée en 2015. On y retrouve, entre autres, les objectifs inchangés de réduction de la contribution nucléaire dans le mix électrique à 50 %, induisant l’arrêt de 14 réacteurs.

Au moment du vote de la loi, l’échéance visée, fruit d’un volontarisme de façade, était 2025 (2015 + 10), mais les faits sont têtus, et un réalisme contraignant a depuis fait décaler l’objectif à 2035 (2020 + 15), mais en en maintenant les termes.

La raison invoquée pour le report, par un Nicolas Hulot alors aux responsabilités, était que l’échéance de 2025 n’aurait pas permis à la France d’honorer ses engagements climatiques de la COP 21. En fait, c’est qu’on ne savait pas comment remplacer 12 000 MWe nucléaires-programmables et n’émettant pas de GES, sans devoir recourir massivement au gaz, très émetteur, en imaginant ingénument qu’on saurait, en dix années, bâtir la flotte d’unités « cycle combiné gaz » (CCGaz) correspondante, ce qui était et reste aujourd’hui encore une pure utopie, bien qu’on affiche ostensiblement, qu’on garde le cap !

Qu’importe que depuis, on ait réalisé que le réseau national, inondé de sources intermittentes (éolien, solaire) et progressivement privé de sources programmables (fioul, charbon, nucléaire + moratoire sur le gaz + retard de l’EPR), ne répondait déjà plus aux critères de fiabilité requis, au point qu’on craigne désormais le passage des hivers qui viennent.

Depuis longtemps déjà, des voix se sont élevées dans la société civile, souvent d’anciens spécialistes de ces questions, qui ont attiré l’attention de RTE sur les dangers d’une addition massive de puissance intermittente avec réduction parallèle des moyens programmables, en vain jusqu’ici.

Mais l’émission récente de warnings de la part de RTE, a montré que ces craintes sont fondées, sans que pour autant des actions correctrices aient été programmées, ou des décisions antithétiques différées (arrêt de Fessenheim, fermeture des dernières centrales charbon).

En effet, les prévisions montrent qu’il nous faut croiser les doigts pour que nos voisins soient eux-mêmes en situation de nous prêter quelques électrons pour subsister aux temps froids qui viennent, sans trop de délestages, sans trop de coupures, et en évitant un black-out qui pourrait bien ne pas se limiter à l’Hexagone.

Mais rien n’y a fait et le bulldozer idéologique « pro-EnR, anti-nucléaire », incarné par le duo Borne-Brottes (devenu Brotte-Pompili), va continuer à avancer en bousculant les évidences. Mais celles-ci, pugnaces, sauront se trouver à nouveau sur son chemin, mais plus difficiles à renverser, surtout dans le noir.

Toutefois, même dans le contexte tendu qui leur a peut-être été décrit, il n’était guère à craindre que ces conventionnels recommandassent l’édification, toute affaire cessante, de nouveaux réacteurs.

Bien plus crédible et davantage dans l’air du temps, avec l’arrêt de la centrale de Fessenheim, aurait été le souhait d’une réduction programmée de la contribution nucléaire dans le mix électrique national (avec le sacro-saint motif bidon, répété encore récemment par l’ancienne secrétaire d’État Emmanuelle Wargon, « que nous en avons trop », le degré zéro de la pensée énergétique…).

Mais comme dit plus haut, il se trouve que la PPE avait déjà fait ces coupes claires, avec certainement plus d’audace qu’eux-mêmes ne l’auraient proposé.

Par ailleurs et sans surprise, les conventionnels ont plébiscité le développement immodéré des renouvelables électriques, qui, prioritaires, se substitueront encore davantage au nucléaire, le mettant de plus en plus à la peine (technique et économique), devant en outre et avec les autres sources programmables (hydraulique, gaz), gérer une intermittence de plus en plus massive…

Bref, une réponse indirecte, mais claire, à une question qu’ils étaient censés éluder !

Même peu sensibles aux avantages de l’atome, il est probable que ces  conventionnels déjà au fait de la question, ou ayant été informés durant leurs travaux, ne faisaient pas, ou plus, partie des deux-tiers des Français convaincus que le nucléaire rejette du CO2.

Compte tenu de la problématique qu’ils avaient à traiter, cet élément clé aurait pu instiller le doute dans certains esprits cartésiens et cette assemblée n’en manquait certainement pas.

Au passage, ni l’État ni EDF, qui tous deux semblent désormais avoir le nucléaire honteux, malgré leurs dénégations, la main sur le cœur, alors qu’on ferme Fessenheim, n’ont jamais vraiment cherché à rétablir la vérité sur les rejets.

Pourtant, le nucléaire n’émet que très peu de C02, (6 grammes par kWh électrique produit) et dans les rapports suivants avec les autres filières : de 6/1000 pour le charbon et de 6/500 pour le gaz naturel et il est encore moins émetteur que le solaire 6/20 et même que l’éolien 6/12.

Finalement, un processus qui, en brisant des atomes ne produit pas de CO2, qui dispose d’un formidable potentiel énergétique (la fission d’un gramme d’uranium équivalant à la combustion d’une tonne de pétrole), qu’on a su rendre pilotable à merci et qui contribue fortement à l’indépendance énergétique de la France, ne posséderait-il pas quelques qualités, parmi celles recherchées dans la feuille de route des conventionnels ?

Encore eût-il fallu qu’ils en prennent davantage conscience et que leurs mentors, dûment choisis, les amènent à traiter le sujet.

« Le nucléaire a sauvé deux millions de personnes ! »

PUBLIÉ PAR GAIA – DREUZ LE 8 AVRIL 2019

Source : Lepoint

Écologiste pragmatique, l’Américain Michael Shellenberger est un fervent défenseur du nucléaire comme solution au réchauffement climatique.

Le nucléaire serait-il le meilleur moyen pour lutter contre le réchauffement climatique ? C’est l’avis tranché de Michael Shellenberger. Nommé «  héros de l’environnement  » par Time Magazine en 2008, cet Américain est depuis longtemps l’une des figures de proue des écologistes pragmatiques, ou «  ecomodernists  ». Fondateur du Breaktrough Institute, Michael Shellenberger fustige les écologistes décroissants et défend l’innovation comme meilleur remède pour protéger environnement. Depuis quelques années, l’activiste est devenu un ardent pro-nucléaire, expliquant que les énergies renouvelables, alors même qu’elles devenaient moins chères, ont provoqué une hausse conséquente des prix de l’électricité. Le Point a interrogé ce prophète de la fission, pour qui tout est bon dans le nucléaire : son énergie, ses déchets et même… sa bombe.

Le Point : Qu’est-ce qui vous a amené à critiquer l’environnementalisme et à défendre les innovations technologiques depuis les années 2000 ?

Michael Shellenberger : J’étais un jeune homme de gauche, je suis allé apprendre l’espagnol au Nicaragua pendant la révolution sandiniste parce que j’étais attiré par ce mouvement. J’étais aussi très concerné par l’environnement et la nature, parce que mes parents m’emmenaient souvent camper. Ils étaient très progressistes. Mais je n’ai jamais été malthusien : ma relation avec des personnes pauvres, d’abord au Nicaragua puis au Brésil, m’a toujours fait considérer que ceux qui craignent une explosion démographique sont dans un état d’esprit petit-bourgeois et raciste. J’étais aussi végétarien, mais j’ai recommencé à manger de la viande après la naissance de mon fils. J’étais déjà favorable à des solutions technologiques pour les problèmes environnementaux. C’est une différence majeure avec beaucoup d’écologistes qui ne sont pas tant en faveur de solutions technologiques que d’une baisse de notre niveau de vie, provoquée par une consommation énergétique bien plus basse. Beaucoup d’entre eux considèrent l’espèce humaine comme un cancer sur la terre, ce qui n’est pas mon cas. En revanche, je ne connaissais rien aux technologies de l’énergie, et en tant que militant démocrate et de gauche, je pensais que les énergies renouvelables seraient la solution parce que tout le monde dans mon camp politique pensait cela. Mais lorsque j’ai pris conscience que le nucléaire n’était pas ce qu’on en disait, tout est devenu plus clair. Le nucléaire représente une source d’énergie infinie, abondante. C’est l’énergie la plus propre et la plus sûre, selon toutes les mesures ! À ce moment-là, j’étais déjà ostracisé par la communauté écologiste à cause de mes critiques de leur discours apocalyptique. Embrasser le nucléaire n’a donc pas été si compliqué que ça. Le plus gros défi était de gagner ma vie sans accepter d’argent de l’industrie. J’aime pouvoir être libre de dire ce que je pense.

Donc vous n’êtes pas financé par l’industrie nucléaire ?

Pas du tout. Les gens qui ont lu ce que j’ai écrit durant ces dernières années connaissent la manière dont je critique l’industrie du nucléaire. Je déplore leur arrogance et leur hubris, ce qui les conduit à faire des choix voués à l’échec.

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Par exemple ?

L’industrie propose des solutions extrêmement coûteuses à des problèmes inexistants. Des vieilles centrales comme celle de Fessenheim fonctionnent très bien depuis trois générations, mais les industriels voudraient nous faire croire que les problèmes de sécurité peuvent se résoudre avec de nouveaux types de pompes à eau ou en déplaçant tel réservoir. C’est ridicule quand on sait que les accidents nucléaires proviennent toujours des erreurs humaines. Le changement de plans et de modèles de centrales les rend plus chères à construire, plus chères à faire fonctionner… Alors que la standardisation permettrait de faire baisser les coûts et d’augmenter la sécurité, on fait exactement le contraire. Un peu comme Boeing avec son modèle 737 MAX…

Le nucléaire civil a provoqué bien moins de dégâts que les autres sources d’énergie

Mais cela n’explique pas l’ampleur du désamour du nucléaire…

L’énergie nucléaire est révolutionnaire de trois façons : d’abord en médecine, deuxièmement dans le domaine de la défense, et troisièmement en énergie. C’est une avancée historique tellement significative que les humains se fourniront en énergie nucléaire pour des milliers d’années, très probablement. C’est triste que l’impact principal de cette technologie révolutionnaire ait été aussi traumatique dans la société, à part dans le domaine de la médecine. On se sert des radiations pour explorer le corps humain et pour soigner les cancers, et tout le monde ou presque s’accorde à dire que c’est une avancée formidable. En revanche, les armes nucléaires ont traumatisé plusieurs générations, avec ces images d’apocalypse et de destruction. Le traumatisme a été transposé au secteur de l’énergie : nous voyons les centrales nucléaires comme de petites bombes, et les incidents nucléaires comme de petites explosions, nous considérons les déchets comme une arme… Toute la technologie est enveloppée par cette idée de la mort. Même les gens qui travaillent dans le secteur nucléaire sont complices de cette hystérie antinucléaire en disant en substance : « Oui, il s’agit d’une technologie extrêmement dangereuse, mais nous, ingénieurs héroïques, vous protégerons d’elle. » C’est d’ailleurs faux, puisqu’on ne peut pas protéger totalement qui que ce soit du nucléaire, comme de tant d’autres choses. Pourtant, le nucléaire civil a provoqué bien moins de dégâts que les autres sources d’énergie.

Mais il y a eu Tchernobyl et Fukushima…

On estime à deux cents le nombre de morts par radiation provoquées par Tchernobyl. Fukushima, c’est zéro mort. Donc le nucléaire civil a provoqué la mort de deux cents personnes en quatre-vingts ans ! En revanche, il y a de nombreux morts provoqués par la peur du nucléaire. Un nouveau livre sur Tchernobyl montre comment les docteurs en Ukraine et en Biélorussie ont proclamé que les irradiations avaient eu des conséquences sanitaires diverses et variées sans pouvoir lier ces conséquences aux radiations nucléaires. Les enfants naissent parfois avec des difformités ; pareil pour les fleurs, pas seulement autour de Fukushima ! C’est une réalité que personne n’a envie d’entendre : la nature fait des erreurs sans notre aide, 30 % d’entre nous ont ou auront des cancers. Alors que notre monde aujourd’hui est bien plus sûr que par le passé, nous projetons nos angoisses notamment sur le nucléaire. L’écart entre la perception du nucléaire et sa réalité est plus vaste que sur n’importe quelle autre technologie dans le monde.

EDF n’est absolument pas intéressé par le fait de construire des centrales chez ses voisins européens ! C’est un scandale.

La pollution atmosphérique à Paris tue autour de 2 500 personnes par an.…

L’OMS estime à trois millions par an le nombre de morts provoquées par la combustion de biomasse et quatre millions celles provoquées par la combustion d’énergies fossiles tous les ans, là où les centrales nucléaires ne dégagent aucune pollution atmosphérique sous forme de fumée. Si vous allez à Delhi, en Inde, la pollution est tellement importante qu’avant de vous tuer, elle vous fatigue, vous donne des migraines, de l’asthme… Les habitants d’Europe ne comprennent pas l’amplitude de la pollution atmosphérique en Asie ou en Afrique aujourd’hui. À l’inverse, le nucléaire a sauvé autour de deux millions de personnes en ne brûlant pas d’énergies fossiles, selon deux scientifiques de l’université de Columbia, James E. Hansen et Pushker Kharecha. Mais nous ne nous en rendons pas compte. L’industrie a fait des erreurs dans sa communication, mais il y a aussi eu un lobbying intensif de l’industrie des énergies fossiles contre le nucléaire.

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Et puis il y a cette volonté d’un « retour à la nature » qu’on ne croit possible qu’à travers les énergies renouvelables, ce qui favorise le « greenwashing » des énergies fossiles. Car, dans les faits, les énergies renouvelables préservent mieux l’utilisation d’énergies fossiles que l’environnement ! On a toujours su que le solaire ou l’éolien ne pouvaient pas remplacer les énergies fossiles. Seul le nucléaire, comme le montrent la France et la Suède, a la capacité de remplacer les énergies fossiles efficacement, tout en décarbonisant la production énergétique. Il suffit d’ailleurs de comparer la France à l’Allemagne. Si un pays pouvait faire fonctionner les énergies renouvelables comme solution viable de remplacement des énergies fossiles, c’était bien l’Allemagne. Aucun autre État n’est capable d’investir 500 milliards d’euros, soit une augmentation de 50 % du coût de l’électricité, tout en étant incapable de décarboniser plus de la moitié de sa consommation d’énergie !

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Il est prévu en France de diminuer la part du nucléaire dans la production électrique à 50 % d’ici à 2035 : comment expliquer qu’un pays qui bénéficie autant de l’énergie nucléaire prenne ce genre de décision ?

Ce complexe psychologique existe dans beaucoup de pays. Seules la Russie et la Corée du Sud sont moins touchées, car elles ont une industrie nucléaire fermement contrôlée par un État nationaliste et discipliné. Même en France qui est sans conteste la meilleure réussite nucléaire, l’industrie nucléaire a ainsi été victime d’arrogance, de vanité, d’apathie et d’un manque d’intelligence émotionnelle et sociale. J’étais en Belgique et aux Pays-Bas avec des responsables politiques. Ils m’ont dit qu’ils n’avaient jamais rencontré quelqu’un de chez EDF. Je leur ai demandé : « Si vous voulez construire des centrales nucléaires, préférez-vous faire appel axu Russes, aux Chinois ou aux Français ? » « Les Français », ont-ils bien évidemment répondu. Mais EDF n’est absolument pas intéressé par le fait de construire des centrales chez ses voisins européens ! C’est un scandale. Je ne suis pas certain qu’Emmanuel Macron soit au courant d’une telle incompétence et d’un tel manque d’initiative chez EDF.

Mais que faites-vous des déchets nucléaires, qui peuvent être radioactifs pendant des millions d’années ?

Mais ce sont les meilleurs déchets possibles ! Ils représentent une quantité minime, et cela n’a jamais fait de mal à personne. On ne s’inquiète pas pour les autres types de déchets qu’on laisse en nombre bien plus important dans la nature. Comment se fait-il qu’on va laisser des panneaux solaires toxiques être démantelés par des enfants africains ou asiatiques, comme c’est le cas avec nos vieux téléviseurs ou tous nos déchets électroniques, les exposant ainsi à la poussière toxique de métaux lourds ? Pourquoi laisse-t-on se former des îlots de plastique dans les océans ? Pourquoi personne ne s’émeut-il des décharges géantes ? Et en même temps, il ne serait pas possible d’avoir un entrepôt aussi petit qu’un terrain de basket, comme c’est le cas avec tous les déchets nucléaires produits par la Suisse en quarante-cinq ans… C’est insensé ! La seule explication à tant d’irrationalité, c’est l’impact psychologique de la bombe nucléaire. La plupart des éléments qui figurent sur le tableau périodique sont toxiques et présents dans la nature, mais les gens n’en ont pas conscience.

La bombe nucléaire a été la plus grande force pacifique que le monde ait jamais connue

N’y a-t-il pas un lien entre nucléaire civil et nucléaire militaire ? Un pays avec des centrales est aussi souvent un pays qui possède ou est désireux de posséder des armements nucléaires…

Mais qui sommes-nous, nous les Américains et les Français, pour dire que les Iraniens ou les Coréens du Nord ne devraient pas avoir la bombe ?

Le monde serait plus dangereux si tous les États avaient la bombe…

Dans ce cas, pourquoi la France ne se déleste-t-elle pas de son armement nucléaire ? Imaginons que votre pays se débarrasse de tout son arsenal nucléaire, ce qui est évidemment parfaitement irréaliste sachant qu’on peut cacher une tête nucléaire dans une piscine sans qu’elle soit détectée. Et imaginons qu’après, la France se retrouve en guerre. Quelle est la première chose que vos militaires feraient alors ? Relancer un programme nucléaire pour obtenir à nouveau la bombe. Tous les experts savent cela depuis 1946. Le mouvement antinucléaire est un mouvement idéologique, d’ailleurs largement financé par l’Union soviétique pendant la Guerre froide. Mais dans l’histoire, il n’y a jamais eu la possibilité de se débarrasser d’un type d’armement. Il n’y a donc aucune chance que cela arrive. En revanche, le vrai risque est que les États-Unis fassent quelque chose d’insensé, comme envahir l’Iran ou la Corée du Nord. Nous l’avons déjà fait avec l’Irak au prétexte de les empêcher d’obtenir des armes de destruction massive, et on a vu les conséquences sur les populations civiles. Regardez aussi le conflit entre l’Inde et le Pakistan, qu’on présente comme une menace pour la planète. Est-ce vraiment une guerre ? Les dernières tensions ont fait dix morts pakistanais et une quarantaine chez les Indiens suite à un attentat suicide dans le Cachemire. Et après cela, ils se font la guerre comme si c’était du théâtre kabuki. Chacun a abattu un ou deux avions du camp opposé, puis les deux pays se sont dit des choses horribles pendant une semaine ou deux. Mais chacun sait qu’il n’y aura pas de vrai conflit entre l’Inde et le Paskistan. La bombe nucléaire a été la plus grande force pacifique que le monde ait jamais connue. C’est une révolution technologique qui est en train de mettre un terme aux grands conflits.

Mais si des terroristes s’emparent d’armes nucléaires ?

Il n’y a aucun spécialiste des armes nucléaires crédible au monde qui pense que l’Iran pourrait transmettre la bombe à des terroristes. Pourquoi le régime iranien ferait-il cela ? Tous les États au monde sont dans une sorte de complot entre eux, qu’importe leurs animosités, afin que les armes nucléaires ne puissent pas se répandre dans les sociétés civiles. C’est peut-être la plus importante des priorités internationales depuis 1945. Mais envisageons l’hypothèse dans laquelle Daech aurait pu mettre la main sur la bombe. Dans ce cas, pourquoi l’État islamique l’aurait-il utilisée ? Ils auraient seulement fait un essai dans le désert pour montrer qu’ils possèdent l’arme nucléaire et qu’ils sont ainsi un État souverain. Il faut surmonter une grande dissonance cognitive pour comprendre que l’objet le plus dangereux jamais conçu dans l’histoire a au final rendu le monde meilleur.

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Mais pour en revenir au nucléaire civil, l’électricité et le chauffage ne représentent qu’environ un quart des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Même si on suit vos arguments, le nucléaire ne peut donc être une solution miracle…

Toutes les énergies fossiles qui doivent être remplacées peuvent, et proviendront bientôt du nucléaire. Les énergies renouvelables n’en seront pas capables. Il y aura bien sûr une longue transition énergétique. L’électricité sera la première à être décarbonisée grâce au nucléaire, avant les transports avec d’abord les trains, comme c’est le cas en France ou au Japon, puis les voitures électriques. En France comme en Suède, le chauffage est déjà électrisé grâce au nucléaire. Et pour les avions, vous pouvez très bien avoir un carburant sans émissions de gaz à effet de serre, avec la propulsion nucléaire thermique ou même l’électricité.

N’est-ce pas plus simple de changer nos modes de vie ?

Qui voudrait sérieusement vivre dans une société décroissante ? Emmanuel Macron a essayé d’augmenter légèrement le prix du carburant avec sa taxe carbone, et on a vu le résultat avec les Gilets jaunes. Personne ne désire réellement moins de croissance, si ce n’est quelques universitaires de la Sorbonne (rires). C’est ridicule ! C’est le discours de riches malthusiens dans des pays fortunés qui promeuvent la pauvreté pour les autres, de façon que ceux-ci n’atteignent pas leur niveau de vie. C’est la même logique utilisée dans les discours alarmistes sur la surpopulation, avec l’idée que les autres devraient avoir moins que moi.

Greta Thunberg souhaite imposer un Moyen Âge économique

Mais puisque vous défendez le progrès, pourquoi l’innovation technologique ne rendrait-elle pas les énergies renouvelables plus efficaces ?

On peut bien sûr agrandir les éoliennes, et elles tueront encore plus d’insectes, de chauve-souris et d’oiseaux. Pour des raisons physiques évidentes, les énergies renouvelables sont limitées. Le vent ne soufflera pas plus fort et le soleil ne brillera pas plus souvent. Il faut 450 fois plus de surface pour générer la même énergie dans une ferme solaire en Californie qu’avec une centrale nucléaire. Or je croyais qu’on essayait justement de préserver la nature et l’environnement ! Le dystopique Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve – un très bon film – s’ouvre d’ailleurs symboliquement sur des champs de panneaux solaires en Californie.

Que pensez-vous de l’adolescente suédoise Greta Thunberg qui explique que nous devons radicalement changer notre système pour éviter la catastrophe écologique ?

Ce que ces gens réclament n’a rien à voir avec le changement climatique ! Ce qu’ils veulent, c’est du pouvoir social. Greta Thunberg veut qu’on devienne tous végétariens, qu’on arrête de se déplacer en avion, et qu’on abandonne même notre système politique. J’apprécie sa passion. Mais elle souhaite imposer un Moyen Âge économique. Tout ça est très juvénile. C’est une façon de se sentir puissant, et c’est pour cela que les jeunes sont si attirés par les extrêmes. Si Greta Thunberg voulait vraiment trouver une solution au réchauffement climatique, elle demanderait au monde entier de suivre l’exemple de son pays, la Suède, en matière de nucléaire. Tout ça est une posture postmoderniste. Le vrai problème, c’est qu’en réaction, vous avez des Gilets jaunes dans les rues et des partis conservateurs climatosceptiques en plein essor partout dans le monde. Cette gauche qui souhaiterait tous nous transformer en végétariens ne représente qu’une petite minorité.

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17 thoughts on “« Le nucléaire a sauvé deux millions de personnes ! »”

 Jacques Ady dit : 8 AVRIL 2019 À 10:27

Dommage qu’il mélange un peu tout, parce qu’au milieu de tout ça il dit des choses intéressantes.

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 Emmanuel LIVEMONT dit : 8 AVRIL 2019 À 18:13

Il ment quand il dit que Fukushima à fait zéro mort. Le Japon a reconnu en 2018 le premier décès suite à l’exposition aux radiations. Et Tectéo (la société qui gère le site) a prévu des budgets pour ceux qui vont suivre.

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 Gally dit : 9 AVRIL 2019 À 19:05

Une source ? Qui bien sûr confirme un mort CIVIL, HORS PERSONNEL DE CENTRALE ? Et qui bien sûr est mort d’irradiation, pas de suicide / manque de soin / … ?

J’attends avec impatience.

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 PHIPHI dit : 8 AVRIL 2019 À 11:01

le mauvais souvenir du nucléaire pourrait être lié surtout à Nagasaki et ses images monstrueuses , mais peut être est ce un biais de cognition

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 Jackson dit : 8 AVRIL 2019 À 14:31

Oui et les dizaines de milliers de morts chez les liquidateurs de Tchernobyl, les images d’ouvriers fortement irradiés et condamnés qu’on voyait sur des brancards, les mutations et cancers en seulement 3 décennies et localisées. Les lacs sybériens qui ont reçu tellement de déchets nucléaires qu’il n’est possible de s en approcher que dans un camion dont la cabine est recouverte de 30 cm de plomb et où l’espérance de vie au bord de ces lacs n’excède pas 2 minutes malgré les protections.

La mort de l’acteur John Wayne et la plupart des membre de l’équipe d’un western tourné dans le nevada sur un ancien site d’essais nucléaire, ils sont morts pour avoir respiré des poussières contaminées.

Bref , rien de dangereux , on se fait des idées.

Sinon le prix du terrain est très bon marché sur Pripiak , je vous suggère d’acheter et construire , vous avez même des spots de baignade en aval des bassins de refroidissement, allez y pour nous prouver à quel point le nucléaire dangereux n’est qu’une idée reçue.

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 Gally dit : 9 AVRIL 2019 À 19:13

Mais oui, bien sûr, et les 6 paquets de cigarettes / jour qu’il a fumé toute sa vie (Wayne lui même les a rendu responsables qd on lui a sorti cette thèse bidon) n’y sont évidemment pour rien…

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 Marcoroz dit : 8 AVRIL 2019 À 11:08

Il mélange tout, en effet. Et il dit un peu n’importe quoi. Par exemple, les reproches qu’il adresse à EDF sont absurdes! Ce n’est pas EDF qui construit les centrales nucléaires. EDF exploite et distribue, mais ne construit pas. Les centrales nucléaires françaises ont toutes été construites sous licence Westinghouse par différents corps de métier, sous la supervision d’entreprises comme Framatome, Cogema, etc.; en tout cas, jamais par EDF.

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 Alain Finie dit : 8 AVRIL 2019 À 12:41

Et les énergies géothermiques…, aussi constantes, stables, renouvelables et inépuisables que la rotation de la Terre? C’est pour les Martiens?

Pétroles, charbons, atomes… tous ont des limites quantitatives qui déboucheront sur le géothermique… quand il sera aussi payant que le pétrole, le charbon, l’atome…

Il y a actuellement en Europe et en Asie plusieurs villages chauffés « naturellement » par la domestication de leurs sources thermales. Elles proviennent de profondeurs comparables à celles de puits de pétrole, notamment en haute mer!

Si on a pu construire le Golden Gate dans les années 1930, où est la difficulté de faire des trous dans le fromage?

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 Sylvie Danas dit : 8 AVRIL 2019 À 13:33

Impressionnante lucidité sur l’écologie politique, ainsi que la soif de pouvoir et la haine de l’humanité qui habitent la plupart de ses pratiquants. Et, oui, j’utilise le même terme que pour une religion, car c’en est une – une religion de haine, tout comme l’islam

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 Jackson dit : 8 AVRIL 2019 À 14:16

Le fait que cet idiot affirme que Tchernobyl n’a causé que 200 morts , accompagné de tout ces raccourcis hasardeux , rend sa propagande inaudible.

Pour info , Tchernobyl c’est entre 25 000 et 125 000 morts parmis les liquidateurs et 200 000 invalides. Des milliers de cancers et mutations qui n’ont rien de naturelles , les mutations dites naturelles se font sur des milliers d’années , pas en quelques années et surtout pas une telle concentration qui est propre à cette règion dévastée ! !

On étudie les insectes pour observer les conséquences de Tchernobyl car les conséquences apparaissent après plusieurs générations, l’avantage des insectes c’est qu on a plusieurs dizaines de génération en quelques années, les mutations liées aux radiations se manifesteront de plus en plus sur les futurs générations d’animaux et d’humains.

Je ne suis pas contre le nucléaire mais aller raconter de telles absurdités rend cette technologie dangereuse et potentiellement hors de contrôle….l’expression « jouer avec le feu » n est plus d actualité, désormais on parle de « jouer avec le nucléaire ».

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 Gally dit : 10 AVRIL 2019 À 12:57

« Pour info , Tchernobyl c’est entre 25 000 et 125 000 morts parmis les liquidateurs et 200 000 invalides.  »

L’idiot qui défile une propagande ici, c’est toi, à t’imaginer que tes chiffres bidons vont être cru par qui que ce soit (pour résumer pour ceux non habitués à décrypter la propagande des escrologues : ils prennent le nombre de liquidateurs total et considèrent que TOUS les morts depuis cette époque au sein de cette population sont dus au nucléaire, genre 33 ans plus tard ils n’ont pas eu l’occasion de mourir des multiples raisons qui font que l’ex URSS a l’une des espérances de vie les plus faibles du monde)

La réalité, c’est que les études (sérieuses) qui prévoyaient au pire un surplus de 3 000 cancers, de l’ordre de dix fois la variabilité statistique, n’ont même pas été vérifiées, et que le nombre de 200 morts annoncés dans l’article est celui qui fait actuellement consensus chez tous les vrais experts dans le domaine.

Fais nous plaisir, retourne vendre ta propagande pseudo pro éolienne réellement pro-énergies carbonées chez les imbéciles et arrête de nous prendre pour des cons avec tes chiffres complètement délirants.

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 jackson dit : 18 AVRIL 2019 À 16:32

Pauvre crétin « études sérieuses » d’organismes aux ordres des lobbys nucléaires.

Personne n’est dupe et je ne suis pas pro éoliennes ou je ne sais quoi pauvre idiot plein de raccourcis hasardeux et clichés

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 Gally dit : 18 AVRIL 2019 À 17:43

Mais oui, bien sur, la tentative argumentaire du lache et surtout de l’imbécile qui s’imagine que dés qu’on s’oppose à lui, c’est forcément qu’on est vendu au nucléaire (mais qui ne se posera pas la question de savoir si les mecs qui lui vendent du délire anti-nucléaire ne sont pas eux financés par l’industrie pétrolière, bien évidemment).

Eh, le clown, quand tu auras le plus petit début de l’idée de comment on fait une étude épidémiologique, et quand tu auras la plus petite base dans la capacité à réaliser quand des chiffres sont tellement délirants qu’en les lisant, on s’imagine lire le « réquisitoire » d’un bruleur de sorcière du bas moyen âge, tu pourras venir te permettre d’ouvrir ton claque merde. Dans l’immédiat, quand tu viens répondre « études à la con vendues aux lobbys nucléaires » en réponse à cette phrase : « les études (sérieuses) qui prévoyaient au pire un surplus de 3 000 cancers, de l’ordre de dix fois la variabilité statistique, n’ont même pas été vérifiées », tu ne fais que démontrer ta stupidité la plus crasse. En admettant que les études aient été écrites sur mesure pour le nucléaire, cela rendrait encore plus savoureux le fait que la réalité ait donné un chiffre inférieur à celui du supposé mensonge dudit nucléaire, nous sommes bien d’accord ? Mais tes limites sont tellement proches les unes des autres que tu n’as même pas réalisé cela, n’est ce pas ?

Allez, retourne chier dans tes chiottes à sciure et oublie nous avec tes délires « les trains vont faire tourner le lait des vaches », crétin des alpes (que les malheureux en manque d’iode à l’époque m’excusent de les comparer à un tel demeuré)

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 Dareel dit : 8 AVRIL 2019 À 16:55

Et oui messieurs dames ! Des miserables tocards qui n’ ont pas honte de dire que les centrales nucléaires c est la solution au réchauffement climatique,que les déchets de retraitement et même la bombe nucléaire c est cool ,ça existe !

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 Pat dit : 9 AVRIL 2019 À 13:26

Il faudrait également mentionner les effets sur le personnel qui a assisté aux essais nucléaires de la France dans le Pacifique.

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 docdory dit : 9 AVRIL 2019 À 14:49

Michael Shellenberger dit ceci, je cite : » . Le nucléaire représente une source d’énergie infinie, abondante.  » Infinie, non : si l’on utilise la technique de l’uranium enrichi en uranium 235 ( la technique utilisée en France ) les réserves mondiales permettent la consommation actuelle pendant 100 ans, le reste de l’uranium sera beaucoup plus coûteux à extraire. Evidemment, si l’humanité se met à rouler en voiture électrique, on peut diminuer par deux la durée des réserves mondiales !

Pour durer des millénaires, la technologie nucléaire devrait utiliser l’uranium 238 ou le thorium ( beaucoup plus abondant ) dans des réacteurs à sels fondus à haute température, dont la technologie n’est pas encore tout à fait au point.

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 Gally dit : 10 AVRIL 2019 À 13:46

Donc, pour synthétiser :

* vous dites que non le nucléaire n’est pas une source infinie

* pour justifier cela, vous nous parlez d’un « pic uranium » (sur lequel on pourrait gloser en faisant le parallèle avec le « oil pic »)

* que vous affirmez devant arriver encore plus vite pour cause d’augmentation de la consommation électrique (mais sans prendre en compte le fait que les nouvelles centrales consomment nettement moins que les anciennes, pas plus prendre en compte que les réserves d’uranium sont probablement comme celles de pétrole : encore largement à découvrir)

* et comme solution à cette « non infinité du nucléaire », vous proposez une solution… nucléaire, qui plus est toujours à fission alors que le futur, c’est la fusion.

« Le nucléaire, c’est pas infini, pour avoir de l’infini, faut faire du nucléaire » : ça, c’est de l’argumentaire, rien à dire…


LE NUCLÉAIRE EST-IL VRAIMENT UNE ÉNERGIE VERTE ?

ENERGIE NUCLÉAIRE + SUIVRE

LOLA PARRA CRAVIOTTO  PUBLIÉ LE 08/07/2019 À 12H30

LightRocket via Getty Images

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L’électricité issue de l’atome allie avantages et inconvénients : peu de gaz à effet de serre, mais des déchets radioactifs… Nous nous sommes penchés sur cette énergie qui divise.

«Le nucléaire est éco-friendly.» C’est une phrase que l’on entend de plus en plus dans un contexte de réchauffement climatique. Ses émissions de CO2 sont similaires à celles de l’éolien. En outre, la production nucléaire a l’avantage d’être plus facilement pilotable que celle des énergies renouvelables, permettant de répondre précisément à la demande : sans vent ni soleil, pas d’électricité. «C’est une énergie de demain pour les grands défis écologiques : elle n’émet pas de particules fines et nécessite peu de surface pour son exploitation, évitant ainsi toute destruction d’habitats. De même, elle ne consomme que peu de ressources minières car on recycle une partie des combustibles usés», affirme Valérie Faudon, déléguée générale de la Sfen (Société française d’énergie nucléaire).

Pourtant, on a tendance à oublier les émissions de gaz à effet de serre produites en particulier lors de l’extraction de l’uranium. «Ce processus rejette du radon, un gaz radioactif, et pollue les ressources en eau. En outre, un réacteur dégage des éléments radioactifs et génère de la pollution thermique, rejetant de la chaleur dans les cours d’eau et dans l’atmosphère. On a donc besoin de beaucoup d’eau pour le refroidir», rappelle Bruno Chareyron, directeur du laboratoire de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité).

>> A lire aussi – Nucléaire : les centrales de poche vont-elles sauver la filière ?

La principale polémique se concentre néanmoins sur les déchets les plus radioactifs, qu’on ne sait pas comment gérer durablement. «La France en produit chaque année environ 200 tonnes, soit 40 mètres cubes. S’agissant de matériaux solides, l’idéal est de les enfouir sous terre», précise Jean-Marc Jancovici, enseignant à l’école des Mines ParisTech et président du Shift Project, association pour la décarbonation de l’économie. «C’est un processus qui s’est déjà produit dans la nature : il y a deux milliards d’années, un réacteur naturel a existé à Oklo, au Gabon, où ont eu lieu des réactions de fission nucléaire. Les descendants des déchets sont restés confinés géologiquement depuis.»

Un argument qui, pour les défenseurs du projet de stockage à 500 mètres de profondeur de 80.000 mètres cubes de déchets radioactifs, à Bure, dans la Meuse, validerait la pertinence d’un enfouissement. «Ce phénomène s’est produit dans un contexte particulier : dans une matrice profonde où la teneur en uranium, en particulier en uranium 235 fissile, était très élevée et probablement avec de l’eau sous pression. Nous n’avons jamais retrouvé de déchets, car l’eau les a peut-être emportés ou bien ils ont migré à l’extérieur de la matrice géologique, explique Roland Desbordes, physicien et administrateur de la Criirad.

>> A lire aussi – Energies renouvelables : où en est la France ?

Dans la Meuse, les sols sont en argile, alors que les déchets dégagent de la chaleur pouvant déformer ce matériau et donc provoquer des incendies ou des entrées d’eau.» Selon Bruno Chareyron, personne en réalité n’est en mesure de connaître les coûts réels de ce projet, officiellement estimé à 25 milliards d’euros. «Ces déchets resteront radioactifs et représenteront un risque pour la santé et l’environnement pendant des milliers d’années. D’ailleurs, il serait aussi pertinent de comptabiliser les coûts d’une éventuelle catastrophe nucléaire, estimés à des centaines de milliards d’euros et dont une bonne partie proviendrait de l’Etat.»

Avec un parc de 58 réacteurs vieillissants dans l’Hexagone, cette menace est grandissante. Certains réacteurs dépasseront bientôt les quarante ans, durée de vie envisagée lors de leur construction. «Dans vingt ans, le parc nucléaire français ne sera plus un parc qui produit, mais un parc qui génère des dépenses. C’est pourquoi on commence à entendre parler d’une possible nationalisation du parc nucléaire, précise Yves Marignac, directeur de Wise-Paris, une agence d’information et d’études sur l’énergie. Une solution serait la reconversion d’EDF vers les énergies renouvelables, financé par l’Etat. Mais la capacité de réorientation du secteur nucléaire reste faible.»

EDF propose également de construire des réacteurs de troisième génération, les EPR, qui réduiraient notamment le volume des déchets radioactifs. Mais le chantier pilote de Flamanville (Manche) soulève des problèmes : la date de livraison a été repoussée de huit ans et le budget a grimpé de 3 à 11 milliards d’euros. «Le retard est commun à tous les grands chantiers complexes, comme le tunnel sous la Manche. D’ailleurs, on n’avait pas construit depuis longtemps un réacteur et il est clair qu’on avait perdu la main. Lorsqu’on commence à construire en série, à grande échelle, les coûts baissent. L’expérience du programme français montre que, à partir de trois paires de réacteurs, on réduit les coûts de 30%, explique Valérie Faudon. D’autres technologies comme les renouvelables s’implantent, mais on aura besoin d’un socle nucléaire pour garantir notre sécurité d’approvisionnement. Fin février, il n’y avait pas de vent en Italie ni en Espagne, et la France a exporté 25% de sa production (17.400 mégawattheures). Nous sommes le premier exportateur d’électricité d’Europe et donc une grande source d’approvisionnement pour nos voisins.»

Bien que la Sfen estime à une quinzaine le nombre de réacteurs à construire à l’horizon 2050, le coût de ces opérations n’a pas encore été budgété (pour appuyer le projet, EDF prépare, à la demande du gouvernement, un dossier à soumettre en 2021). Mais on estime que l’électricité vaudra alors 65-70 euros le mégawattheure, bien au-dessus des 33 euros actuels – un prix bon marché du fait que les réacteurs historiques sont déjà amortis. «Le problème du nouveau nucléaire est qu’il entre désormais en concurrence avec les productions renouvelables, alors qu’elles deviennent de moins en moins chères. En particulier le photovoltaïque, que l’on produit déjà à 60-70 euros le mégawattheure, et dont le prix continuera à baisser, même s’il faut tenir compte de l’intermittence. Il est dès lors peut-être préférable de se limiter à rénover le parc tout en préservant la moitié du nucléaire dans le mix énergétique», précise Jacques Percebois, professeur émérite à l’université de Montpellier et directeur du Creden (Centre de recherche en économie et droit de l’énergie).

>> A lire aussi – L’énergie pas si verte des fournisseurs d’electricité

Tandis que certains défendent la baisse de la part du nucléaire, d’autres n’en voient pas l’intérêt, comme Jean-Marc Jancovici. «Dans leur transition énergétique, les Espagnols ont augmenté parallèlement de 25 gigawatts la puissance éolienne installée, et de 25 gigawatts celle au gaz. Donc, l’éolien ne permet pas de supprimer une puissance pilotable. Augmenter en France la part d’éolien et de solaire ne fera pas fermer de réacteurs mais fera qu’on s’en servira moins. Nous devrons payer presque les mêmes charges, pour moins de mégawattheures. « 

A l’opposé, une récente étude de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) conclut que les énergies renouvelables pourraient représenter 85% de l’électricité française à l’horizon 2060. Prix de production du mégawattheure : 35 euros pour le photovoltaïque et 45 euros pour l’éolien. «En parallèle du développement des renouvelables, prolonger en partie le parc nucléaire existant représenterait un avantage économique et environnemental, mais développer une nouvelle filière avec les EPR ne serait pas compétitif», affirme David Marchal, directeur adjoint productions et énergies durables de l’Ademe. «Si on prolonge de vingt ans la vie de tous les réacteurs, il ne restera que celui de Flamanville en 2060, ne produisant que 3% de l’électricité.

D’ailleurs, fermer 40% des réacteurs (environ 25 gigawatts sur les 63 gigawatts actuels) d’ici à vingt ans ne coûtera pas plus cher que de prolonger leur existence.» Les conclusions d’une étude pas encore publiée par Philippe Quirion, directeur de recherche en économie de l’environnement et de l’énergie au CNRS, sont similaires à celles de l’Ademe. «En simulant un scénario 100% renouvelables avec de l’hydraulique, de l’éolien, du photovoltaïque et un peu de biogaz, on en arrivera, à l’horizon 2050, à un coût de 50 euros le mégawattheure. Il y aura bien un moment où il faudra arrêter les centrales existantes et, si on ne le fait pas progressivement, on devra en fermer beaucoup en quelques années : c’est ce que l’on appelle la falaise nucléaire.»

Les chiffres

71,6% de l’électricité produite en France en 2017 est d’origine nucléaire.

14 réacteurs devront fermer en France avant 2035 pour réduire à 50% la part du nucléaire.

45 milliards d’euros pour prolonger l’exploitation de 44 réacteurs pendant vingt ans.

6 grammes de CO2 par kilowattheure sont émis par les centrales françaises pour produire de l’électricité.

ACTUALITÉ DES MARQUES

Des scientifiques implorent Trump de ne pas reprendre les essais nucléaires

Les scientifiques mettent en garde Donald Trump face au risque d’“une accélération de la course aux armements » la menace que cela représenterait pour l’environnement.

Le dernier essai nucléaire américain remonte à
Le dernier essai nucléaire américain remonte à 1992.

ÉTATS-UNIS – Quelque 70 importants scientifiques américains ont appelé ce jeudi 16 juillet Donald Trump à ne pas reprendre les essais nucléaires, estimant que ce serait “une accélération de la course aux armements et une menace pour l’environnement”.

L’administration Trump envisage de procéder à un essai nucléaire pour la première fois depuis 1992, notent ces chercheurs des plus grandes universités américaines, dont une demi-douzaine de Prix Nobel, dans une lettre ouverte publiée par la revue Science, 75 ans jour pour jour après le premier essai nucléaire américain.

Le Washington Post avait fait état fin mai d’une discussion quelques jours auparavant au sein de l’exécutif sur la possibilité de reprendre les essais nucléaires en guise d’avertissement à la Russie et à la Chine.

La réunion s’est achevée sans décision, et les sources étaient divisées quant à la poursuite des discussions, précisait le quotidien, citant un haut responsable du gouvernement et deux anciens responsables.

Alerte sur l’environnement

“Pendant la Guerre froide, les États-Unis ont mené 1030 essais nucléaires, plus que toutes les autres puissances nucléaires réunies” à ce jour, écrivent ces scientifiques, rappelant que Washington observe depuis 1992 un moratoire sur les essais nucléaires, a signé en 1996 le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (Tice) mais ne l’a jamais ratifié.

Reprendre les essais “donnerait le feu vert à d’autres pays comme la Corée du Nord, l’Inde ou le Pakistan pour reprendre les essais”, soulignent les signataires. “Si les essais sont souterrains, des matériaux radioactifs pourraient se répandre dans l’environnement local, y compris les ressources en eau”.

“Nous demandons au gouvernement américain de renoncer au projet de mener des essais nucléaires”, poursuivent-ils, avant d’appeler le Sénat américain a adopter un projet de loi du sénateur démocrate Ed Markey interdisant tout financement d’essai nucléaire et à ratifier “immédiatement” le traité Tice.

La Maison Blanche n’a jamais confirmé envisager de reprendre les essais nucléaires. Dans un communiqué publié jeudi pour marquer le 75e anniversaire de l’essai “Trinity”, le 16 juillet 1945 au Nouveau-Mexique (ouest), l’exécutif souligne que Washington “respecte le moratoire” sur les essais nucléaires depuis 1992.

La Maison Blanche affirme néanmoins que “la Russie a mené des expériences sur des armes nucléaires qui ont libéré de l’énergie nucléaire” et dit avoir des “craintes que la Chine n’en ait fait de même”.

Électricité : un blackout comme dans les années 1970 ?

Faut-il nous préparer à vivre comme dans les années 1970 ou dans un pays sous-développé, avec des coupures de courant régulières, puisque nous n’avons plus de quoi fournir suffisamment d’électricité ?

Nous sortons à peine de la crise du coronavirus qu’on nous réassène sereinement la venue dans un futur proche, d’ici 2022 au plus tard, d’un blackout national, c’est-à-dire d’une incapacité à fournir l’électricité que les Français et leur industrie demandent avec, pour conséquence, l’effondrement généralisé du réseau.

LE BLACKOUT, QU’EST-CE DONC ?

Depuis la fin de la mise en service de nouvelles productions pilotables (centrales thermiques – nucléaire, gaz, charbon – et hydrauliques vers le milieu des années 1990), la consommation des Français a continué d’augmenter comme elle le fait quasiment partout dans le monde. Par exemple, les réseaux pour l’internet et la téléphonie portable consomment plus de 3 % de l’énergie produite en France.

On a bien ajouté des énergies non pilotables (éolien et solaire) mais bien qu’en puissance théorique importantes, elles ne comptent en fait que pour quelques pourcents de la consommation usuelle, c’est-à-dire quand on en a besoin. Qui plus est, par leur absence de modulation intrinsèque, elles contribuent à la perte de fréquence du réseau donc elles le fragilisent.

Aujourd’hui, après avoir sacrifié le « palier N4 » sur l’autel de le politique – nous devions avoir des réacteurs tout neufs construits au fil du temps pour compenser l’augmentation de la consommation – et alors que nous sacrifions de nouveau Fessenheim (2 % de la production nationale), on nous annonce que l’électricité va manquer.

On devra procéder au mieux à des coupures (je me rappelle cette époque dans les années 70 où le courant était coupé et où allumer une lampe n’était pas garanti – pas plus que réfrigérer de la nourriture), ce qui ressemble à s’y méprendre à la situation des pays en voie de développement, mais pire, à un blackout, c’est-à-dire une perte généralisée du réseau.

Ce qui est choquant est que cela est présenté comme une chose inéluctable qui a du bon… puisque lié à l’essor des énergies intermittentes.

LE BLACKOUT A DU BON, VRAIMENT ?

  • Celui de faire mourir prématurément des personnes fragiles ou d’augmenter les risques de coupures dans les hôpitaux (panne des diesels de secours peu entretenus faute de moyens) ?
  • Ou celui de coûter plusieurs milliards d’euros par jour sans électricité alors que la France doit faire face à la crise économique liée au virus Corona ?
  • Celui de convaincre les entreprises de délocaliser encore plus vers des pays où l’électricité est dorénavant garantie ?
  • Ou encore être responsable de la chute de l’ensemble du réseau européen par effet domino ?

C’EST FOLIE QUE TOUT CELA !

Arrêtons le massacre et remettons notre industrie énergétique en ordre de marche, il en va de la santé physique morale et économique des Français !

Nous devons engager d’autres chantiers, cesser de découpler nos moyens de production et redonner à EDF les moyens de se développer de nouveau au fil des besoins de notre pays, voire au-delà pour permettre à notre balance commerciale d’afficher des bénéfices.

La porte-parole d’Extinction Rebellion
devient lobbyiste pour l’énergie nucléaire 

La porte-parole d’Extinction Rebellion devient lobbyiste pour l’énergie nucléaire

Un changement de vie radical. La porte-parole outre-Manche d’Extinction Rebellion Zion Lights a quitté le groupe de protestation pour devenir lobbyiste pro-nucléaire pour Environmental Progress (EP).

Pour expliquer ce revirement, cette femme de 36 ans et mère de 2 enfants a déclaré à la presse qu’elle s’était sentie «dupée» par les militants anti-nucléaires. Et ce, jusqu’à ce qu’elle en lise plus sur l’énergie nucléaire.

«Entouré d’activistes antinucléaires, j’avais laissé la peur des radiations, des déchets nucléaires et des armes de destruction massive s’infiltrer dans mon subconscient. J’ai réalisé que j’avais été dupé dans le sentiment anti-science depuis tout ce temps»

«Les faits n’ont pas vraiment changé, mais une fois que je les ai compris, j’ai changé d’avis», explique-t-elle ajoutant que «maintenant, j’ai quitté l’organisation pour prendre position en tant que militant pour l’énergie nucléaire».

À 19 milliards d’euros, l’EPR est encore moins cher que l’éolien

Nous nous intéressons ici uniquement à l’investissement, l’évaluation des coûts complets se heurtant à l’opacité du secteur des ENR.

La comparaison des coûts entre les différentes filières de production de l’électricité est un exercice quasi impossible. En effet, les filières éoliennes et solaires sont intermittentes et produisent de manière aléatoire (les syndicats de ces filières disent de manière prévisible, certes plus ou moins, mais aléatoires quand même.)

Et elles sont prioritaires sur les réseaux, qui doivent acheter leur production quelle que soit la situation. C’est ce qui permet aux media de clamer « qu’au premier semestre de cette année, les ENR ont produit plus que les fossiles pour la première fois. »

UN CONTEXTE PERVERTI

Lorsqu’on regarde les chiffres, on constate en effet que sur les 40 % affichés par les ENR, 18 % sont le fait de l’hydraulique, non subventionnée, elle, qu’il a fallu solliciter pour compenser la variabilité des autres ENR. Et on découvre que la « performance » est essentiellement due à la baisse drastique de la consommation pendant la pandémie : les fossiles et le nucléaire devant réglementairement s’effacer devant le solaire et l’éolien, il n’est pas étonnant qu’ils aient moins produit…

Les raisonnements sur ce sujet de l’énergie sont donc plein d’embûches : comment chiffrer l’avantage d’être prioritaire, le besoin de secours durant les intermittences ? Tout cela peut donner lieu à des débats sans fin. Nous nous intéressons ici uniquement à l’investissement, l’évaluation des coûts complets se heurtant à l’opacité du secteur des ENR et  aux difficultés signalées ci-dessus.

L’énormité des investissements qu’il faudra consacrer au renouvellement de notre parc nucléaire en fait reculer plus d’un. On s’offusque du coût faramineux de Flamanville et on a raison de déplorer ce fiasco. Mais que disent les chiffres ?

Dans un but de simplification, nous allons nous livrer à l’exercice suivant : comparer les coûts d’investissement de l’éolien et du nucléaire dans le cas de la fourniture d’électricité de base, c’est-à-dire en continu tout au long de l’année. Nous partirons d’une capacité à installer de 40GW, qui est à peu près ce dont nous avons besoin au  minimum en France en été, et d’une période de 60 ans, durée de vie d’un EPR.

PREMIERS CALCULS

Le coût de l’éolien terrestre est d’environ 1,5 millions d’euros/MW (éoliennes modernes de 2 à 3 MW, les plus courantes chez nous) avec une capacité effective liée à l’intermittence (c’est-à-dire la capacité qu’il faut pour  remplacer une éolienne par une centrale classique) de 25 % de sa capacité nominale, soit donc un coût équivalent de 6 millions d’euros/MW effectif.

En fait, c’est un coût minoré, car les dispositifs de raccordement et de stabilisation, rendus nécessaires à cause des caractéristiques de la fourniture de ces ENR, sont à la charge du réseau.

La durée de vie nominale d’une éolienne est de 20 ans.

Il est probable que ce coût ne va pas fortement baisser. La technologie est maintenant mature. Certes, on va encore améliorer le rendement, mais on va équiper des sites de moins en moins venteux, et on ne pourra pas aller au gigantisme comme en éolien off shore, où on annonce des engins grands comme la tour Eiffel pour 14 MW.

Un EPR a une capacité de 1600 MW et, compte tenu de son taux de marche comprenant les pannes et arrêts pour maintenance, une capcité effective de 1400 MW effectif. Sa durée de vie nominale est de 60 ans.

Pour comparer les deux, il faut intégrer qu’on va construire trois fois l’éolienne pendant la durée de vie de l’EPR. On dépensera donc trois fois plus en éolien qu’avec un EPR, soit 18 millions d’euros/MW effectif.

On voit qu’on peut donc dépenser jusqu’à 25 milliards d’euros pour un EPR sans dépasser le coût au MW effectif de l’éolien !

Le coût estimé par EDF d’une série de 6 EPR dans une situation « normale » (c’est-à-dire avec EDF en vrai maître d’œuvre, des aciéries sachant élaborer de l’acier et des soudeurs sachant souder et une stabilité des normes de sécurité) est de 7,5 milliards. Ce chiffre est crédible, les EPR chinois ont coûté 6 milliards d’euros. Pour remplacer le parc actuel, à 40 GW, il faudra 29 EPR, soit 217 milliards. C’est énorme et ça fait peur car c’est massif.

Mais pour avoir l’équivalent en éolien, sur 60 ans, il faudrait 720 milliards répartis en trois vagues… et installer 160 GW soit 53 000 éoliennes de 3MW. Certes, l’investissement éolien est plus étalé dans le temps que le nucléaire, la comparaison doit se faire entre montants actualisés.  Mais la différence est telle que cela ne change rien au raisonnement.

MAIS CE CALCUL N’EST PAS CORRECT

Il raisonne en capacité de fournir une énergie équivalente produite annuellement. Sauf que pour l’éolien, la différence c’est qu’on n’a pas toujours cette énergie au moment où on en a besoin. Pour alimenter le réseau il faut donc stocker quand il n’y a pas de vent. Et stocker une quantité énorme d’énergie pendant des temps longs : il est arrivé qu’il y ait trois semaines consécutives sans vent sur toute l’Europe.

Il faut donc évaluer les coûts d’investissement des moyens de stockage associés. C’est un exercice délicat, car il n’existe pas encore vraiment de technologie crédible à hauteur des volumes et du temps de stockage en jeu. À ce jour, et probablement définitivement, seuls le pompage et la fabrication de gaz hydrogène ou méthane semblent physiquement envisageables. Le pompage (les STEP) est actuellement de loin le moins cher et le seul opérationnel. Mais les ordres de grandeur sont effrayants.

Par exemple, pour subvenir aux besoins, il faudrait transformer quasiment toute la région Auvergne en deux lacs de retenue ! Les estimations (EDF) chiffrent l’investissement d’une STEP entre 0,5 et 2 millions d’euros/MW, mais c’est pour des installations plus modestes.

Pour profiter des vents forts, il faut installer 160 GW (capacité éolienne) moins 40 GW (fournis directement au réseau), soit 120 GW de stockage. Ce problème est d’ailleurs général pour des équipements installés en aval des énergies intermittentes : l’investissement n’est utilisé qu’à 25% de ses capacités. C’est pour cela, entre autres, que ce serait une gabegie d’installer des électrolyseurs alimentés uniquement par des ENR intermittentes.

Si on table sur un milliard d’euros par MW d’installation, cela fait 120 illiards à ajouter si la durée de vie de l’installation est de 60 ans. Et pour l’instant, on ne voit pas comment réaliser physiquement un tel investissement, pour des raisons sociales et environnementales.

Cela se complique… 

Car le stockage a un rendement qui n’est pas égal à un ! Dans le cas des STEP, c’est 80 %. Dans le cas du stockage de gaz, ce serait au mieux de 30 à 50 %… Le compte n’y est pas. Supposons que la part de l’énergie équivalente fournie pour le stockage soit égale à l’énergie fournie en direct, dans le cas des STEPS il faut 10 % d’éoliennes en plus, et dans le cas du stockage gaz,  au moins 25 %.

L’ADDITION FINALE

Pour constituer une capacité de base de 40 GW en éolien équivalente à celle qu’on aurait avec du nucléaire, ceci  sur 60 ans, il faut :

  • 920 milliards d’euros pour l’éolien avec stockage en STEP dans une estimation très optimiste et une faisabilité très problématique ou
  • 217 milliards d’euros pour le nucléaire type EPR dont deux exemplaires produisent déjà en Chine.

Évidemment, sur 60 ans, les coûts peuvent évoluer, des ruptures technologiques peuvent nous surprendre… mais c’est vrai pour les deux filières.

On pourrait faire le même calcul pour le solaire : ce serait pire car même à coût du MW identique, le taux  de capacité équivalente du solaire est de 11 %, contre 25 % pour l’éolien.

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