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Mis à part d’échapper au contrôle de l’Etat à quoi sert le Bitcoin ? Alors que pour être admis au club vous devez fournir votre carte d’identité ?

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L’article ne répond pas à ma question, mais je vous la pose ? Depuis que j’ai mis le paiement en crypto ici sur le site…

Contrepoints Podcast #11 : Bitcoin, la révolte monétaire du siècle

Un entretien avec Ludovic Lars, créateur du site « Comprendre la Cryptomonnaie ».

Par Pierre Schweitzer.

Épisode #11

Si le lecteur audio contenant l’épisode ne s’affiche pas dans l’article, cliquez directement ici pour l’écouter. 

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Bitcoin : comprendre la révolte monétaire du siècle, avec Ludovic LarsContrepoints Podcast

Ludovic Lars est ingénieur de formation, enseignant et expert en cryptomonnaies, créateur du site « Comprendre la Cryptomonnaie ». Nous faisons un tour complet des enjeux technologiques, économiques, philosophiques et politiques de Bitcoin en 2021

Interview et production de Contrepoints Podcast par Pierre Schweitzer. Pensez à vous abonner et faites-nous part de vos commentaires.

Programme de ce Contrepoints Podcast #11 :

05:22 – Qu’est-ce que Bitcoin ?

17:02 – La préhistoire de Bitcoin

28:51 – La « politique monétaire » de Bitcoin

42:55 – Qui développe Bitcoin ?

58:47 – Le débat sur la mise à l’échelle du réseau et le fork BTC/BCH

1:10:00 – Qu’est-ce que le Lightning Network ?

1:14:13 – Pourquoi s’intéresser aux cryptomonnaies ?

1:25:08 – Comment les États vont-ils réagir ?

1:39:07 – Des cryptomonnaies régulées peuvent-elles seulement exister ?

1:43:54 – Les applications non-monétaires des blockchains

1:58:53 – Un krach des altcoins serait-il favorable ou défavorable à Bitcoin ?

2:02:19 – Conseils aux débutants pour se lancer dans les cryptomonnaies

Liens mentionnés dans l’émission : 

Livre blanc de Bitcoin par Satoshi Nakamoto (31 octobre 2008) https://bitcoin.org/bitcoin.pdf

Pourquoi 21 millions de bitcoins au total ? https://cryptoast.fr/pourquoi-21-millions-de-bitcoins/

Le théorème de régression de Mises https://www.contrepoints.org/2013/11/06/145305-theoreme-de-regression-et-bitcoin

Le premier article de H16 sur Bitcoin paru dès 2011 https://www.contrepoints.org/2011/05/30/27178-revolution-numerique-aujourdhui-musique-et-cinema-et-demain

Pour aller plus loin :

Le site de Ludovic https://viresinnumeris.fr

Cryptoast https://cryptoast.fr

Le Journal du Coin https://journalducoin.com

Dépôt GitHub de Bitcoin Core https://github.com/bitcoin/bitcoin

Plateformes d’échanges décentralisées : https://localcryptos.com/ (tuto : https://cryptoast.fr/localcryptos-acheter-ether-bitcoin/ ), https://hodlhodl.com/ (tuto https://cryptoast.fr/hodlhodl-acheter-bitcoin/ ), et https://bisq.network/

Portefeuilles Bitcoin : https://wasabiwallet.io/ et  https://samouraiwallet.com/

Portefeuille Electron Cash pour Bitcoin Cash https://electroncash.org/

Pour nous contacter :

pierre.schweitzer@liberaux.org

Sur Twitter : @Schweitzer_P et @Lugaxker (Ludovic Lars)

Vous pouvez soutenir ce travail bénévole en faisant un don : https://www.contrepoints.org/aider-contrepoints

Retrouvez les épisodes précédents :

#0 avec Emmanuel Martin 

#1 avec Stéphane Courtois

#2 avec Frédéric Prost

#3 (partie 1) avec Jean-Pierre Chamoux

#3 (partie 2) avec Jean-Pierre Chamoux

#4 avec Frédéric Mas

#5 avec Nicolas Marquès

#6 (partie 1) avec Daniil Gorbatenko

#6 (partie 2) avec Daniil Gorbatenko

#7 avec Ferghane Azihari

#8 (partie 1 avec Peggy Sastre)

#8 (partie 2 avec Peggy Sastre)

#9 avec Yves Sassier

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Un million de dollars par jour: la rémunération faramineuse du PDG de Coinbase

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Brian Armstrong s’est vu attribuer un plan de stock-options très généreux.

Repéré par Céline Deluzarche sur Bloomberg

08/03/2021

La flambée du cours du bitcoin, multiplié par six entre mars 2020 et mars 2021, a subitement fait la fortune de certains crypto-investisseurs. Selon CBS, il y aurait à présent 100.000 millionnaires en bitcoin dans le monde, contre à peine 15.000 un an auparavant.

Au moins cinq d’entre eux ont rejoint le club des milliardaires, d’après Forbes, dont Cameron et Tyler Winklevoss, les cofondateurs de la bourse de cryptologie Gemini, ou Matthew Roszak, un crypto-évangéliste de la première heure qui a vu sa fortune passer de 300 millions à 1,2 milliard de dollars (1 milliard d’euros environ) en un an.

Mais ce n’est rien au regard des 15 milliards du PDG de Coinbase, l’une des applications d’échange de cryptomonnaie les plus populaires. Brian Armstrong fait désormais partie des 500 personnes les plus riches du monde, devant le patron de Snapchat Evan Spiegel ou de Twitter Jack Dorsey.

https://d8f62a17cacf9bd6f51a4d4a1dd9063f.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.htmlÀ lire aussiUn millionnaire veut construire une «ville blockchain» en plein désert

Après avoir perçu un salaire mensuel d’un million d’euros en 2020, le néo-milliardaire pourrait toucher plus de 3 milliards de dollars sur la prochaine décennie, soit près d’un million de dollars par jour ouvré, rapporte Bloomberg, qui cite cet accord de rémunération comme «l’un des plus somptueux d’Amérique».

C’est notamment la prochaine entrée en bourse de Coinbase qui affole les compteurs. Créée en 2012, l’entreprise est devenue un mastodonte des cryptomonnaies, grâce à l’engouement mondial pour le bitcoin.

En 2020, elle a enregistré des revenus de 1,1 milliard de dollars et un bénéfice de 322 millions de dollars. Sa valorisation est désormais estimée à 100 milliards de dollars et son entrée en bourse s’annonce comme l’une des plus prometteuses depuis celle de Facebook.

La vie de Brian

En août 2020, Brian Armstrong s’est vu attribuer 9,3 millions de stock-options, soit 3,8% de l’encours de l’entreprise. L’objectif de l’action étant de 374 dollars lors de l’introduction en bourse, cela mettrait Brian Armstrong à la tête d’un pactole de 3,5 milliards d’euros, sachant que les options sont valables dix ans.

Ce n’est bien sûr que la fourchette basse: si l’action continue de grimper dans les années à venir, la fortune engrangée sera encore plus importante.

Ces montants à faire tourner la tête illustrent la dernière tendance des administrateurs à accorder de faramineuses attributions d’actions gratuites aux PDG des entreprises préparant leur introduction en bourse.

Selon eux, ces transactions sont nécessaires pour conserver le fondateur à la tête de la compagnie, gage de stabilité. Parmi les autres exemples récents de ces rémunérations démesurées figurent Alex Karp, cofondateur et PDG de Palantir Technologies, qui va recevoir des stock-options d’une valeur de plus d’un milliard de dollars au cours de la prochaine décennie.https://d8f62a17cacf9bd6f51a4d4a1dd9063f.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.html

Quant à Frank Slootman, le PDG de Snowflake, une start-up d’hébergement de données dans le cloud, il obtiendra des options d’achat d’actions évaluées à environ 80 millions de dollars chaque mois pendant quatre ans.

Pour Brian Armstrong, cela repose bien entendu sur la condition que les cryptomonnaies ne se seront pas effondrées d’ici là. Entre ceux qui prédisent un bitcoin à un million de dollars et ceux qui, comme Nouriel Roubini, affirment que «sa valeur est inférieure à zéro», il sera difficile pour le PDG d’anticiper un plan de retraite peinard.

Une ville nouvelle, en Iran. | Mehrdad Jiryaee via Unsplash

Une ville nouvelle, en Iran. | Mehrdad Jiryaee via Unsplash

Un millionnaire veut construire une «ville blockchain» en plein désert

La cité serait autocontrôlée, et échapperait à la juridiction de tout État. Utopie ou dystopie?

Repéré par Céline Deluzarche 

28/02/2021

En plein désert du Nevada, à 20 kilomètres à l’est de Reno, va peut-être sortir de terre la première «ville blockchain» au monde.

Jeffrey Berns, un millionnaire de 59 ans à la tête de la société d’investissement Blockchains LLC, a acquis 27.000 hectares de terres en 2018 dans le comté de Storey pour y implanter sa future ville utopique entièrement gérée par blockchain.

Sur ce terrain, l’entreteneur espère construire 15.000 habitations, des écoles, ainsi que 3 millions de mètres carrés d’espaces commerciaux et industriels d’ici soixante-quinze ans.

Dans cette ville, tout ou presque sera géré en s’appuyant sur une blockchain: les achats s’effectueront via une cryptomonnaie et chaque habitant disposera d’un compte blockchain pour voter et stocker ses données médicales, financières et personnelles. La blockchain permettra également d’acheter ou de revendre l’électricité entre voisins.

Cette ville créée ex nihilo constituera un moyen de reprendre le contrôle sur son identité et ses données en ligne sans dépendre d’un gouvernement ou d’entreprises, défendait le millionnaire en 2018.

Bref, une ville entièrement bâtie sur une page blanche et qui ne ressemblera à rien de connu, promet le libertarien Jeffrey Berns, qui considère le gouvernement comme un intermédiaire «inutile» entre les gens et les idées.

Liberté!

Pour réaliser son projet, Jeffrey Berns fait aujourd’hui appel à l’État du Nevada pour qu’il modifie sa législation et autorise des zones d’innovation.

Au sein de celles-ci, les entreprises auraient des pouvoirs identiques à ceux d’un gouvernement de comté, à savoir la création de son propre système judiciaire, la possibilité de lever des impôts, la prise de décision pour la construction d’infrastructures ou la gestion des terrains et de l’eau.

Une proposition accueillie avec curiosité et scepticisme par les législateurs du Nevada, jusqu’ici plutôt habitués à accorder de larges déductions fiscales.

L’État a ainsi accordé 1,3 milliard de dollars à Tesla en 2014 afin d’attirer son usine de batteries géantes. Le Nevada est par ailleurs connu pour être un paradis fiscal, avec zéro imposition sur les sociétés, sur les bénéfices, sur les dividendes, ainsi qu’un anonymat garanti pour le directeur et les actionnaires des firmes.

Le millionnaire peut néanmoins déjà compter sur le soutien du gouverneur démocrate Steve Sisolak, qui a relayé sa demande de zone d’innovation lors de son allocution en janvier dernier.

«Cela permettra d’attirer de nouvelles entreprises qui créent des technologies révolutionnaires sans recourir à des abattements fiscaux ou à des financements publics», a-t-il justifié. Un enthousiasme sans doute amplifié par les 60.000 dollars de dons versés par Blockchains LLC à son comité de campagne.

Si le projet est accepté, les entreprises technologiques disposant de 20.000 hectares de terrain et promettant un investissement d’un milliard de dollars pourraient créer des zones gouvernées par trois personnes, deux étant issues de l’entreprise elle-même, indique l’agence Associated Press. Une étape de plus vers un système dont on ne sait pas très bien s’il est utopique ou dystopique.

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L’avertissement de Bill Gates sur le Bitcoin

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par Charles Sannat 

Le Bitcoin n’est pas un actif légal et donc soumis à une régulation. Cela implique que n’importe qui peut s’amuser à en faire monter ou baisser les cours via des tweets ou autres manipulations sans que cela ne constitue un délit.

Je ne serais pas surpris d’apprendre que Tesla, qui a du mal à gagner de l’argent avec ses voitures, présente des résultats positifs grâce à des placements en cryptomonnaies rentables, d’autant plus que les propos d’Elon Musk sont de nature à influencer les cours.

Bill Gates, lui met en garde les petits contre les risques du Bitcoin, il faut dire, que Bill vous veut du bien, c’est un philanthrope 😉 !

Charles SANNAT

Bill Gates « Si vous avez moins d’argent qu’Elon, vous devriez faire attention » : l’avertissement de Bill Gates sur le Bitcoin

Interviewé par Bloomberg au sujet du récent investissement de Tesla en bitcoin, Bill Gates a déconseillé au grand public de miser son argent sur cette cryptomonnaie, lui reprochant son instabilité, son insécurité et son impact sur l’environnement.

Face à l’enthousiasme d’Elon Musk pour le bitcoin qui, via Tesla, en a acheté pour 1,5 milliard de dollars, Bill Gates appelle à la prudence. Dans un entretien accordé à Bloomberg, le fondateur de Microsoft s’est montré plutôt sceptique quant à l’intérêt d’investir dans les cryptomonnaies.

« Elon a des tonnes d’argent et il est très sophistiqué, donc je ne m’inquiète pas sur le fait que son bitcoin monte ou descende aléatoirement », a-t-il déclaré en référence au fait que de simples tweets du patron de Tesla en ont influencé le cours. Il conseille toutefois aux personnes moins riches de ne pas y consacrer leurs économies.

« Mon opinion générale est que si vous avez moins d’argent qu’Elon, vous devriez probablement faire attention », estime-t-il.
Il souligne ensuite que le bitcoin requiert beaucoup d’énergie pour être miné, que les transactions sont anonymes et ne sont pas réversibles.

La monnaie numérique est une « bonne chose », car elle a permis d’octroyer des fonds à des pays en difficulté pendant la crise sanitaire « de manière très efficace », explique le philanthrope en citant sa propre fondation. Il prône toutefois une approche différente avec une législation, notamment en termes de blanchiment et de financement du terrorisme.

Variations du Bitcoin
Toujours selon Bloomberg, l’exaltation d’Elon Musk pour le bitcoin est telle qu’il influence directement son cours. Après l’annonce de l’investissement de Tesla dans cette cryptomonnaie, sa valeur a augmenté de 76 %, pour ensuite baisser de 13 % à la suite d’un seul tweet du milliardaire.

D’après le site spécialisé Coindesk, le bitcoin a atteint un sommet de près de 58 000 dollars (48 000 euros) le 21 février. Une semaine plus tard, il ne s’échange plus qu’à 44 000 dollars (36 000 euros).

Source Agence de presse Russe Sputnik.com ici

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BITCOIN

Ne confondez pas monnaie électronique et monnaie virtuelle

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source https://unsplash.com/photos/DCCt1CQT8Os

Le bitcoin est l’exemple le plus polémique de ce que l’on range sous la catégorie de « monnaie virtuelle ». Cette catégorie est souvent assimilée par le grand public à celle de « monnaie électronique »

Par Adnan Valibhay.

Quelques rappels terminologiques avant d’investir vos précieux deniers : qu’est-ce que la monnaie électronique ? Qu’est-ce que la monnaie virtuelle ? En quoi diffèrent-elles toutes les deux ?

POSITION DU PROBLÈME

Par un arrêt du 22 octobre 2015, la Cour de justice de l’Union européenne a considéré que le bitcoin échangé contre une devise traditionnelle dans le cadre d’une opération de change ne pouvait être qualifié de « bien corporel » au sens de l’article 14 de la directive relatif aux livraisons de biens.

Elle en a déduit, conformément à l’Article 24 de la même directive, que l’opération de change ne pouvait être regardée que comme une prestation de services. Ayant observé que cette cryptomonnaie constitue un moyen de paiement contractuel, la Cour a enfin estimé, en se fondant sur les finalités et l’économie de la directive, que les opérations de change de bitcoins contre monnaie traditionnelle devaient être traitées de la même manière que des opérations de change intermonétaires classiques.

Le bitcoin, que la Cour considère incidemment comme une monnaie, est l’exemple le plus polémique de ce que l’on range sous la catégorie de « monnaie virtuelle ». Cette catégorie est souvent assimilée par le grand public à celle de « monnaie électronique ». Il importe dès lors d’établir une distinction entre ces deux catégories.

DÉFINITION DE LA MONNAIE ÉLECTRONIQUE

La monnaie électronique, telle qu’elle est définie à l’Article 2 de la directive du 16 septembre 2009 concernant l’accès à l’activité des établissements de monnaie électronique et par l’article L 315-1 du Code monétaire et financier est

Une valeur monétaire […] stockée sous une forme électronique, y compris magnétique, représentant une créance sur l’émetteur, qui est émise contre la remise de fonds aux fins d’opération de paiement […] et qui est acceptée par une personne […] autre que l’émetteur de monnaie électronique.

En conséquence, quatre critères définissent la monnaie électronique :

  • le stockage sous une forme électronique ;
  • la représentation d’une créance sur l’émetteur ;
  • l’émission contre la remise de fonds aux fins d’opération de paiement ;
  • l’acceptation par une personne autre que l’émetteur de la monnaie électronique.

DÉFINITION DE LA MONNAIE VIRTUELLE

Concernant la monnaie virtuelle, la Banque centrale européenne (BCE), dans une étude documentée publiée en octobre 2012, complétée en février 2015 en distingue trois types :

  • Le premier constitue une monnaie virtuelle fermée souvent utilisée dans les jeux- vidéo. Celle-ci ne peut être dépensée que dans une communauté virtuelle bien précise et ne peut être convertie en monnaie légale. Il n’existe en réalité aucun lien avec l’économie réelle. Seuls des biens ou services virtuels peuvent être acquis par son biais.
  • Le deuxième est la monnaie virtuelle avec un flux unidirectionnel. Elle peut ici être achetée directement avec de la devise légale, à un taux de change défini, mais ne peut être reconvertie en monnaie légale. Celle-ci permet cependant d’acheter à la fois des biens et services virtuels et des biens ou services réels (ex : NikeFuel, AmazonCoin, Miles des Compagnies Aériennes). Ces porte-monnaie virtuels affectés font l’objet de règles dérogatoires issues des textes européens et qui ne permettent que des échanges d’un montant limité.
  • Enfin, la monnaie virtuelle avec un flux bidirectionnel constitue le troisième type de monnaie au sens de la BCE. Dans ce schéma, les utilisateurs peuvent convertir leur monnaie virtuelle en monnaie légale. Il existe à la fois un cours d’achat de monnaie et un cours de revente (ex : bitcoin ou ethereum).

L’on se concentrera sur ce troisième type, et plus spécifiquement sur l’exemple du bitcoin, car il est celui qui pose le plus de problèmes en raison de sa ressemblance avec la monnaie traditionnelle.

À partir notamment des quatre critères qui définissent la monnaie électronique, quelle est la distinction que l’on peut établir entre la monnaie électronique et la monnaie virtuelle ?

LES CARACTÉRISTIQUES COMMUNES ENTRE LA MONNAIE VIRTUELLE ET LA MONNAIE ÉLECTRONIQUE

Le stockage sous forme électronique suppose l’utilisation d’un support électronique. Celui-ci se définit comme un support utilisant des dispositifs électroniques. Les bitcoins, notamment, sont stockés sur tous les nœuds de la chaîne de blocs, également appelée blockchain, une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle. Or, il s’agit bien évidemment d’un dispositif électronique. Ainsi, les monnaies virtuelles sont comme les monnaies électroniques stockées sur un support électronique.

L’acceptation par une personne autre que l’émetteur est assez simple à caractériser, bien qu’en France, l’article 1343-3 du Code civil dispose que le paiement d’une obligation de somme d’argent s’effectue en euros. Le principe de la liberté contractuelle emporte que le créancier d’une somme d’argent est libre d’accepter en paiement une autre devise que l’euro si l’obligation procède d’un contrat international.

Le Code civil permet en outre au créancier de recevoir en paiement autre chose que ce qui lui est dû dans le cadre d’une dation en paiement et l’on peut donc concevoir qu’un débiteur se libère de son obligation par une dation de bitcoins.

LES DIFFÉRENCES FONDAMENTALES ENTRE LA MONNAIE VIRTUELLE ET LA MONNAIE ÉLECTRONIQUE

En ce qui concerne la représentation d’une créance sur l’émetteur, les choses se compliquent. Il n’y a aucun émetteur central de bitcoin, la gestion de la monnaie est répartie sur tous les nœuds du réseau, la fameuse blockchain, le bon fonctionnement du système repose uniquement sur des procédés cryptographiques.

Pour ce qui est de l’émission contre remise des fonds aux fins d’opération de paiement, on voit un fossé se creuser entre la monnaie électronique et la monnaie virtuelle. Effectivement, les crypto-actifs ne sont pas nécessairement « émis » contre remise de fonds, ils peuvent être émis en l’échange de l’activité de « minage » consistant justement à les fabriquer.

De surcroît, en cas d’acquisition de cryptomonnaies au moyen de fonds en devises ayant cours légal, il n’y a pas d’équivalence entre la valeur de l’actif et la valeur nominale des fonds collectés en contrepartie, à la différence de ce que prévoit sur ce point l’article L315-3 du Code monétaire et financier.

C’est là la principale différence entre ces deux types de monnaies, la monnaie électronique a pour cours l’euro et est soumise à l’autorité de la BCE, contrairement au bitcoin qui n’a pas de cours légal et qui n’est soumis à aucune autorité centrale, et encore moins à une autorité étatique.

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