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AFRIQUE

MACRON PILLE NOS MUSÉES

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Non seulement ce rigolo fantoche pille notre industrie moribonde et pille les français mais en plus il se permet de distribuer nos collections qui font la richesse des musées et l’histoire de France. Cette ordure adorateur des bites de négres offre des cadeaux à des abrutis incapables de créer leur propre musée, tellement leur culture est pauvre et inexistante… car les gauchistes font l’amalgame entre culture évolutive et coutumes décadentes. Il y a autant de différence entre les coutumes et la culture qu’entre un pot de chambre et des toilettes sèches…

Le 6 octobre 2020, après avoir été présenté en Conseil des ministres et approuvé à l’unanimité par les commissions de la culture et des affaires étrangères, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité des présents (où étaient les députés du RN et ceux de la « droite de conviction » ?), le scandaleux projet de loi n°3221 sur rapport de M. Yannick Kerlogot, dérogeant au principe d’inaliénabilité du patrimoine national.

Composée de deux articles, cette loi stipule qu’à compter de l’entrée vigueur du texte, 26 œuvres d’art provenant du trésor du grand chef esclavagiste Béhanzin, roi d’Abomey (voir à ce sujet mon livre « Esclavage, l’histoire à l’endroit ») conservés au musée du quai Branly, cesseront de faire partie des Collections nationales.

Or, il faut savoir que ce texte a été présenté en procédure accélérée, en loi d’exception, et non en loi de portée générale, ce qui signifie qu’il ne passera qu’une seule fois devant les deux chambres. Où était donc l’urgence en ces « temps de guerre » contre le terrorisme islamiste et le Covid ?

Cette loi qui déshonore ceux qui l’ont votée mais également ceux qui, par leur absence se sont rendus complices du vote alors qu’ils n’ignoraient pas que sa discussion allait venir en séance, concrétise une promesse unilatérale faite par Emmanuel Macron le 28 novembre 2017 quand, lors d’une visite d’Etat au Burkina Faso, il déclara : « D’ici à cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain à l’Afrique ».

Allant vite en besogne, et en violation flagrante du principe d’inaliénabilité des biens inscrits aux Inventaires nationaux, le 17 novembre 2019, à Dakar, le « sabre d’el-Hadj Omar » fut remis au président sénégalais Macky Sall – d’ethnie toucouleur comme el-Hadj Omar -, par le Premier ministre français Edouard Philippe. Or, cette arme qui, soit dit en passant, n’a rien d’africain puisqu’il s’agit d’un sabre d’infanterie de l’armée française modèle 1821 forgé à Kligenthal, en Alsace, honore la mémoire d’un conquérant « sénégalais » qui mit en coupe réglée et vendit  comme esclaves les ancêtres de 90% de la population de l’actuel Mali…et d’une partie de celle du Burkina Faso…Un beau geste de paix dans l’actuel contexte de jihadisme…

Dans la foulée de sa visite au Burkina Faso, le président Macron  demanda un rapport sur les « restitutions » à Felwine Sarr de l’Université de St-Louis du Sénégal et à Bénédicte Savoy, historienne de l’Art et militante engagée que la sénatrice Catherine Morin-Desailly qui fut présidente de la commission de la culture au Sénat qualifie d’ « activiste ».

Rendu le 23 novembre 2018, le rapport proprement surréaliste tant il est caricatural  par son aveuglement idéologique et son ignorance historique, recense 46.000 (!!!) œuvres africaines qui devraient être « restituées » sur les 90.000 conservées dans les musées français ….

Dans ce rapport, l’on peut lire que « les collections africaines conservées dans les musées occidentaux (sont) une frustration née de la colonisation (… et) une sorte de totem de cette souffrance ». Pour Bénédicte Savoy, toute œuvre d’art africaine conservée en France et plus généralement en Europe est en effet postulée être le produit d’un pillage…

Une telle impudence a entraîné la vive réponse d’Hermann Parzingzer, président de la Fondation du patrimoine prussien qui gère de très nombreuses collections africaines et qui a qualifié le rapport « de jargon dominé par une idéologie d’expiation et de pénitence ».

Cette  présomption de « pillage » va donc contraindre les musées français à démontrer le caractère « légal » des acquisitions. Mais comment établir la traçabilité des achats, des échanges, des commandes datant parfois de plusieurs siècles, et des dons de collectionneurs, ces derniers constituant plus de 50% des collections ? 

Alors que l’on attendait une vive réaction du Sénat, le 4 novembre 2020, ce dernier, tout en protestant, a lui aussi voté à l’unanimité (où étaient les sénateurs RN et ceux de la « droite de conviction ?), se contentant d’amender le texte en changeant simplement le mot « restitution » signifiant « rendre quelque chose que l’on possède indûment » par « retour »… Une grande marque de  « virilité » qui constitue une garantie pour l’avenir de nos musées…

La boite de pandore ayant été imprudemment et idéologiquement ouverte par Emmanuel Macron, cinq pays africains se sont immédiatement engouffrés dans la brèche offerte par la loi, en réclamant dès à présent 13.000 objets qui sont pourtant autant de biens inaliénables du patrimoine français.

Mais plus encore, de nuit, en catimini, quasi clandestinement, la couronne du dais de la reine Ranavalona  conservée au musée de l’Armée depuis 1910 et qui n’est pas une prise de guerre, mais le don d’un particulier, a été « restituée » à Madagascar. Qui avait autorité pour autoriser une telle sortie d’un bien inaliénable inscrit aux Inventaires nationaux ? Qui a donné l’ordre de cette inadmissible spoliation ?

Quelle association habilitée osera porter l’affaire devant les tribunaux afin que toute la lumière soit faite sur ce scandale ? D’autant plus que la convention de l’UNESCO de 1970 concernant les œuvres d’art conservées dans les musées n’est pas rétroactive. 

Précision ne manquant pas de « sel », la couronne de la reine Ranavalona, une superbe pièce en vermeil ornée de sept fers de lance représentant les sept maisons princières et surmontée d’un aigle était conservée dans le palais d’Andafiavaratra à Antananarivo… où elle a été volée en 2011…

La « restitution » des œuvres d’art à l’Afrique est donc un gage de pérennité… Nous l’avons d’ailleurs observé avec les manuscrits de Tombouctou détruits par les jihadistes ou avec le pillage des collections du musée de Butare au Rwanda au moment du génocide… Si toutes ces collections avaient été abritées dans des musées européens, elles existeraient encore…

 Bernard Lugan. 

Sabre attribué à El Hadj Oumar Tall Numéro d’inventaire :

6995Autre numéro d’identification :Cote : Cd 526, Autre n°inv.non MA : AF 2167 (musée des Arts d’Afrique et d’Océanie, inventaire Ancien Fonds)Auteur / Exécutant :Coulaux & Cie [1]Lieu de création :Klingenthal [13], 

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Numéro d’inventaire6995Autre numéro d’identificationCote : Cd 526Autre n°inv.non MA : AF 2167 (musée des Arts d’Afrique et d’Océanie, inventaire Ancien Fonds)Intitulé ou TitreSabre attribué à El Hadj Oumar TallAuteur / ExécutantCoulaux & Cie [1]DateXIXe siècleLieu de créationKlingenthal [13]À vérifier [98]MatériauxFerLaitonCuivreCuirMesuresLongueur arme avec fourreau en m. : 0,84Largeur en m. : 0,08 (arme)Épaisseur en m. : 0,02 (arme)Longueur fourreau en m. : 0,69Largeur fourreau en m. : 0,04Épaisseur en m. : 0,03 (fourreau)Poids/masse en kg : 0,780PersonneOmar Saïdou, Tall [1]Archinard, Louis [1]ÉvénementPrise de Bandiagara [1]ThèmeTrophée [9]DomaineArme blanche [120]Département de conservationCollections orientales [10]Description analytique

Né vers 1796, dans le royaume du Fouta-Toro, sur le territoire de l’actuel Sénégal, Omar Saïdou Tall, dit El Hadj Omar, est une figure importante de l’histoire de la région au XIXe siècle. Chef spirituel, érudit musulman et membre de la confrérie soufie Tidjaniya, il est à l’origine de l’empire toucouleur, État dont la capitale initiale est Dinguiray (Guinée). Cet empire s’étend pendant une cinquantaine d’années sur des territoires situés aujourd’hui au Sénégal, en Guinée et au Mali.

Il mène la « guerre sainte » contre les territoires voisins et soumet ainsi le royaume bambara de Ségou et le royaume peul du Macina dans les années 1860. Les ambitions d’El Hadj Omar se heurtent à la politique de la France, qui entend établir sa présence coloniale dans la région. Aux offres initiales d’alliances faites aux Français, qui ne s’y intéressent pas, succède un conflit armé à partir des années 1850.

A la mort d’El Hadj Omar en 1864, son fils Ahmadou Tall (1836-1897) prend le contrôle du royaume, dont la capitale se trouve dorénavant à Ségou. Il s’oppose aux troupes du colonel Louis Archinard et c’est au cours des combats qui ont lieu à Bandiagara en avril 1893, que ce sabre est pris par les troupes françaises, probablement à Ahmadou Tall.

Ce sabre comporte une lame française, de sabre d’officier d’infanterie modèle 1821, dite « à la Montmorency ». Sur le dos sont gravées les inscriptions « Manufacture de Klingenthal » ainsi que « Coulaux et Cie ». La poignée est en cuivre ciselé, munie d’une croisière simple et massive. Le pommeau est en forme de bec d’oiseau, en bronze fondu, martelé et gravé, qui témoigne du savoir-faire d’un métallurgiste toucouleur. Il est terminé par un petit anneau. La fusée est garnie d’un filigrane en fil de fer. Le fourreau est gainé de cuir et comporte des garnitures en laiton. Il est typique des fourreaux d’armes blanches provenant de cette région d’Afrique de l’Ouest.

Le sabre a été donné au musée de l’Armée par le général Louis Archinard en 1909. La pièce a probablement été présentée lors de l’exposition coloniale internationale de 1931 et est un temps resté en dépôt au musée des colonies, créé pour faire perdurer cette manifestation sous une autre forme.

La France remet à Madagascar la couronne ornant le dais de la reine Ranavalona III

Un particulier originaire de l’île de La Réunion avait donné l’objet au Musée de l’armée en 1910. La restitution devra être validée par une loi pour être définitive.

Par Laurence Caramel

pastedGraphic.png Couronne surmontant le dais royal de la reine Ranavalona III exposée au Musée de l’armée de Paris qui doit revenir à Antananarivo le 5 novembre 2020 pour un prêt simple avant d’être restituée de manière définitive à Madagascar après le vote d’une loi d’exception par le Parlement français.

Après un faux départ au printemps, la couronne du dais de la dernière reine de Madagascar, Ranavalona III (1861-1917), s’est finalement envolée de Paris pour Antananarivo, où elle devait atterrir jeudi 5 novembre. L’événement, qualifié d’« historique » par le président Andry Rajoelina, coïncide avec l’inauguration, vendredi, d’un controversé colisée et du palais rénové de la reine, situés sur les hauteurs de la capitale malgache. C’est dans ce palais – le Rova – que le morceau de dais sera exposé.

La coiffe de zinc doré garnie de tissu ocre et grenat, haute de 70 cm et de 35 cm de diamètre, séjournait depuis 1910 au Musée de l’armée, aux Invalides, à Paris, à la suite d’un don fait par Georges Richard, « magistrat à la retraite, originaire de La Réunion », comme il est précisé dans la note de huit pages rédigée par les experts du musée pour décrire l’objet et sa provenance.

Le président malgache avait officiellement adressé une lettre à Emmanuel Macron en février pour lui demander la restitution de la « couronne de la reine ». Avec l’espoir que celle-ci puisse aboutir pour les commémorations du 60e anniversaire de l’indépendance de l’ancienne colonie française, le 26 juin.

Prêt simple

Les exigences juridiques qui encadrent la restitution du patrimoine africain souhaitée par le président français ont contrarié ce calendrier. Après avoir refusé que l’objet ne revienne sur la Grande Ile à la faveur d’un prêt simple – ce qui avait, au dernier moment, conduit à annuler l’expédition –, le président malgache semble s’être résolu à cette solution, en attendant que soit votée en France une loi qui seule peut autoriser à déroger au caractère inaliénable et incessible des collections nationales.

Comme cela vient d’être décidé par l’Assemblée nationale et le Sénat pour vingt-six pièces du « Trésor de Béhanzin » au bénéfice du Bénin et pour un sabre attribué au chef de guerre El Hadj Omar Tall pour le Sénégal.

« Il s’agit d’une mise en dépôt, de la France à Madagascar, dans le cadre d’une convention signée entre les deux pays, précise ainsi le ministère français de la culture. Cette convention s’inscrit dans le processus de retour à Madagascar de ce bien culturel, symbole de l’histoire malgache, au titre duquel la France s’engage à initier, dans les meilleurs délais, les mesures préalables à la procédure législative pouvant permettre le transfert de propriété de ce bien à Madagascar. »

« Cent vingt-trois ans après son enlèvement, nous accueillerons ce symbole de notre souveraineté nationale », s’est félicité Andry Rajoelina.

L’expertise rédigée par les experts des Invalides se montre toutefois formelle : le « trésor » de Georges Richard n’est pas une prise de guerre

La note du Musée de l’armée pose pourtant davantage de questions qu’elle n’apporte de certitudes sur l’histoire de cet « élément décoratif » surmontant le dais sous lequel la reine s’installait pour s’adresser à la population lors d’événements solennels appelés Grand Kabary.

Dans quelles conditions son donateur se l’est-il approprié ? Georges Richard a séjourné à plusieurs reprises sur la Grande Ile. Une première fois en tant qu’engagé dans le corps expéditionnaire de Madagascar (1883-1885), puis dans le cadre de l’administration coloniale, en tant que délégué pour le recrutement de la main-d’œuvre malgache pour l’île de La Réunion (1895-1897). Mais il est aussi possible qu’il y soit demeuré plus longtemps, « après avoir obtenu la concession d’un terrain afin de développer un élevage ».

En remettant l’objet au Musée de l’armée en 1910, Georges Richard y joignit une photo montrant le Grand Kabary au cours duquel la reine exhorta le peuple à prendre les armes contre les Français en 1895. Un cliché presque similaire fut pris le jour où elle dut annoncer la défaite. L’étude rédigée par les experts des Invalides se montre toutefois formelle : le « trésor » du Réunionnais n’est pas une prise de guerre.

Unité nationale

Faute d’avoir, jusqu’à présent, retrouvé les inventaires des biens du palais de la reine établis au moment de sa destitution, en 1897, les hypothèses restent aussi ouvertes sur l’importance de ce dais. Figurait-il sur la liste des biens destinés à être conservés dans le palais, transformé en musée par Joseph Gallieni (1849-1916), alors gouverneur général de Madagascar ? Ou était-il destiné à la vente de septembre 1897, parmi les biens présentant « peu de valeur artistique ou d’intérêt historique » ?

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« Grand Kabary de l’annonce de la déclaration de guerre à la France », en 1895. Photographie accompagnant le don par Georges Richard de l’élément de décor surmontant le dais de la reine de Madagascar Ranavalona III. RMN GRAND-PALAIS

Le puzzle est loin d’être complet mais, quitte à se répéter, la note du Musée de l’armée conclut : « Rappelons-le à nouveau, il ne s’agit en aucun cas de la couronne de la reine. » Celle-ci,en vermeil orné de sept fers de lance représentant les sept maisons princières et surmontée d’un aigle, a été dérobée dans le palais d’Andafiavaratra en 2011. La précautionn’est pas inutile, alors que, mercredi, le quotidien La Tribune de Madagascar affichait ladite couronne à sa « une », en titrant : « Restituée. »

Alors que le pays est politiquement divisé et que la récession s’installe dans le sillon de l’épidémie de coronavirus, Andry Rajoelina espère faire de cette « victoire » un moment d’unité nationale. Et éteindre, au passage, la polémique sur la construction dans l’enceinte royale du Rova d’un colisée en béton qui, au-delà des frontières, a soulevé les critiques du comité du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Ce calcul est loin d’être gagné. D’éminents représentants des familles princières ont fait savoir qu’ils n’assisteraient pas aux célébrations auxquelles ont été conviés vendredi les dignitaires du pays. Ce serait cautionner une profanation du Rova, à leurs yeux impardonnable.

Pour avoir vécu cinq ans à Madagascar je peux vous affirmer que le peuple qui meurt de malnutrition a d’autres priorités que d’honorer une couronne. Tout comme le peuple français les malgaches ne connaissent rien de leur histoire, n’ayant ni livres à leur portée ni de l’argent à mettre dans les livres… bien que la France offre généreusement dans son centre culturel une bibliothèque gratuite aux malgaches. C’est d’ailleurs là que j’ai pu lire toute la cruauté des reines et la formation de 18 communautés de migrants qui se détestent allègrement… J’ai aussi connu l’actuel président qui m’épate en étant passé d’agence de pub à président qui s’intéresse à une couronne dont la laideur rappelle le peu de finition esthétique de l’art africain. Il existe d’ailleurs à L.A. un genre de Hard Rock Café uniquement décoré de peintures naïves africaines qui lui donne un charme fou par sa démarche baroque…

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AFRIQUE

Le masochisme gauchiste qui sali la France et les Français

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Pour répondre aux « décoloniaux », aux islamo-gauchistes et aux terroristes de la repentance

Présentation du livre :
Alliés à l’islamo-gauchisme, les « décoloniaux » ont entrepris de déconstruire la France au moyen d’un terrorisme médiatique et intellectuel sans précédent. Ce n’est pas de « séparatisme » qu’il s’agit. Ils ne veulent en effet pas faire sécession. Ils bénéficient de tant d’avantages dans cette France qui les accueille, les nourrit, les loge, les soigne, les éduque… et qu’ils haïssent… À l’image d’Hafsa Askar, vice-présidente du syndicat étudiant UNEF, qui, le 15 avril 2019, jour de l’incendie de la cathédrale, a écrit : « Je m’en fiche de Notre-Dame de Paris, car je m’en fiche de l’Histoire de France… Wallah… on s’en balek [traduction : on s’en bat les c…], objectivement, c’est votre délire de petits blancs. »
Leur but est d’invertir la France. Pour ensuite la soumettre en lui imposant des normes raciales, philosophiques, culturelles, sociales, politiques, historiques, alimentaires, vestimentaires, artistiques, sexuelles et religieuses qui, toutes, vont à l’encontre de sa nature profonde.
En pleine déroute intellectuelle, acculés dans l’impasse idéologique des « droits de l’homme », du « vivre ensemble », du « pas d’amalgame » et du sépulcre phraséologique de  la « laïcité », les  dirigeants français  sont désarmés face à cette entreprise de subversion et de conquête, unique dans l’Histoire millénaire de ce pays.
Quant aux indigènes français, sommés de débaptiser leurs rues, de dépouiller leurs musées, de renier leur Histoire, d’abattre leurs statues, et, quasiment, de devoir s’excuser d’exister, ils ont le choix entre la « soumission » et la réaction.
Or, cette dernière passe par la totale remise en question du corpus idéologique dominant, terreau sur lequel se développent et prospèrent les pensées invasives qui veulent faire de la France autre chose que la France…

Table des matières :
I) Ces trois gauches qui ont enfanté les « décoloniaux »
– La gauche coloniale et son universalisme dévastateur
– La gauche tiers-mondiste, son dolorisme, son misérabilisme et son christiano-marxisme
– La gauche universitaire, ses errances scientifiques et son aveuglement idéologique
II) La francophobie des « décoloniaux », un produit de la gauche « morale »
– La France et le « pillage » de l’Afrique
– Le franc CFA, une « danseuse » entretenue, pas une « vache à lait »…
– La guerre d’Algérie ou l’ethno-masochisme de gauche
III) Le corpus idéologique des « décoloniaux », entre postulats et terrorisme intellectuel
– La « primauté créatrice » de la « négritude », un transfert psychanalytique valorisant
– Le courant « décolonial », un racisme noir assumé
– De la concurrence des mémoires victimaires au cas d’école de Madame le député Obono
IV) Remettre ordre et cohérence dans l’esprit des « décoloniaux »
– Ce n’est pas la colonisation qui a provoqué la catastrophe africaine, mais la décolonisation
– Ce n’est pas la France qui a pillé l’Algérie, mais les dirigeants algériens
– Ce n’est pas l’apartheid qui a ruiné l’Afrique du Sud, mais l’ANC de Nelson Mandela

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Publié par Administrateur à 10:19

2 commentaires:

  1. Marion5 mars 2021 à 14:14Bonjour ,
    Je n’ai trouvé aucun lien pour partager une publicité de ce livre sur Facebook . 
    Bien cordialement Répondre
  2. Unknown5 mars 2021 à 15:56Bernard Lugan un homme que tout le monde devrait écouter.Répondre

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AFRIQUE

Qui était Mouammar Kadhafi et pourquoi l’ont-ils tué ?

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Retour sur « Objectif Kadhafi  », l’ouvrage de Patrick Mbeko, analyste des questions géopolitiques, paru aux Editions Libre-Pensée, 2016.

Le 20 octobre 2011, les téléspectateurs du monde entier découvrent sur leurs écrans les images d’un homme ensanglanté qui se fait lyncher par une foule hystérique. Quelques instants plus tard, on aperçoit deux corps tuméfiés allongés l’un à côté de l’autre, sur des matelas sales posés à même le sol. Il s’agit du Guide libyen Mouammar Kadhafi et son fils Muatassim. L’évènement marque la fin d’une campagne de bombardement de la Libye par les forces de l’OTAN et les combats au sol de leurs alliés de circonstance : les « révolutionnaires libyens », dont il s’avèrera plus tard qu’il s’agissait d’intégristes et des djihadistes. Mais Paris, Londres, Bruxelles, et même le Secrétaire général de l’ONU saluent « une nouvelle ère » pour la Libye. Kadhafi est alors décrit comme un dictateur mégalomane et sanguinaire, dont les proches s’étaient enrichis en détournant les richesses pétrolières du pays au détriment du peuple libyen. Il est décrit comme un parrain du terrorisme international qui a fait poser des bombes dans des avions, et qui, en cette année 2011, avait tiré sur sa population qui ne réclamait que la démocratie. Les grandes puissances devaient prendre leurs responsabilités : lui livrer la guerre et l’éliminer, s’il le faut, au nom de la démocratie et de la « responsabilité de protéger » la population libyenne. C’est à peu près ce que les gens ont retenu de Kadhafi et des raisons de la guerre fatale que les puissances de l’OTAN ont menée contre son pays. Et si la vérité était ailleurs ?…

C’est en tout cas ce qu’on découvre au fil des pages d’Objectif Kadhafi de Patrick Mbeko[1]ouvrage préfacé par Michel Rimbaud, ancien ambassadeur français, qui décrit les « 42 ans de guerres secrètes » : une vingtaine de tentatives d’assassinat et de coup d’État, des opérations subversives de toutes sortes, mais aussi des moments de retrouvailles et des visites officielles entre Tripoli et les capitales occidentales. Qui était vraiment Mouammar Kadhafi ? Pourquoi a-t-il été tué ? Qu’en est-il des accusations portées contre lui ? C’est à ces questions et à bien d’autres que répond cet ouvrage, solidement documenté, nourri d’anecdotes, d’une remarquable mise en perspective historique et d’une grille de lecture géopolitique particulièrement originale.

L’histoire d’un jeune Bédouin devenu révolutionnaire

Mouammar Kadhafi voit le jour en 1942. C’est un jeune Bédouin – aux origines anecdotiques[2] – issu d’une famille si pauvre qu’il avait à peine de quoi se nourrir. Il est toutefois décrit comme brillant à l’école. Il réussit à étudier en quatre années seulement le programme de six années du cycle primaire. Il apprend avec une facilité qui étonne ses camarades et ses enseignants. Très vite, il dégage autour de lui une sorte d’autorité naturelle et une fierté qui contraste avec son cadre de vie très modeste[3]. Féru de lecture, il fait la connaissance des grands personnages qui ont fait l’histoire du monde et de l’Afrique : Abraham Lincoln[4], le général de Gaulle, Mao Zedong, Patrice Lumumba et surtout Gamal Abdel Nasser[5] le leader égyptien dont il s’inspire particulièrement. L’environnement politique de l’époque est marqué par une série d’évènements dans le monde arabe : la guerre d’Algérie, l’agression de l’Égypte, la bataille du Liban, la question palestinienne, la révolution au Yémen, la présence sur le sol libyen des bases militaires américaines et britanniques, l’état misérable du peuple libyen, victime d’un règne monarchique gangrené par la corruption et le népotisme. Autant de facteurs qui amènent Kadhafi à se sentir « investi d’une mission » celle de libérer son pays de la domination étrangère, de la pauvreté et des inégalités[6].

En 1963, Kadhafi obtient son baccalauréat de philosophie, mais refuse de travailler dans les compagnies pétrolières. Il a autre chose en tête. Il crée un groupe de jeunes pour entrer à l’école militaire de Benghazi, pas pour devenir des soldats de métier, mais pour infiltrer l’institution[7] et s’en servir pour mener la révolution. Six ans plus tard, il prend le pouvoir avec ses compagnons d’armes, le 1er septembre 1969, à l’occasion d’un coup d’Etat sans effusion de sang[8]. Mouammar Kadhafi n’est alors qu’un jeune officier de 27 ans. Son rêve de transformer la Libye peut commencer. Il durera tout le temps de son action aux commandes de son pays : 42 ans, et s’étendra sur l’Afrique.

Kadhafi, le pétrole et la souveraineté

Mouammar Kadhafi se révèle rapidement être un nationaliste souverainiste habité par l’idée de protéger son pays et de faire bénéficier à son peuple les revenus tirés des ressources pétrolières et gazières, jusqu’alors détournés et dilapidés par un régime corrompu, celui du Roi Idriss et les compagnies pétrolières. Le jeune pilote est particulièrement choqué face à la luxure et l’indécence déployée au cours des festins[9] organisés dans son pays par les compagnies pétrolières et les autorités à côté d’une population qui manque pratiquement de tout. Kadhafi est un souverainiste. Il rejette tous les impérialismes, aussi bien l’impérialisme américain que l’impérialisme soviétique dont le côté athée » choque sa conscience de « croyant ». Ce refus du communisme, en pleine période de Guerre froide, va d’ailleurs l’épargner des ennuis avec les Occidentaux qui ne voyaient pas en lui une menace là où les leaders ouvertement communistes d’Amérique latine et d’Afrique étaient des cibles à abattre. Il parvient à contrôler les ressources de son pays et à renégocier les contrats là où les pays alignés derrière l’une ou l’autre des superpuissances disposaient des marges de manœuvres assez limitées. Il nationalise les principaux secteurs de la vie économique libyenne, moyennant compassassions. Dans le secteur pétrolier, les négociations sont ardues, mais en 1971, Kadhafi réussit ce qu’aucun autre pays pétrolier n’avait réussi auparavant : imposer aux compagnies pétrolières une augmentation des prix du brut[10]. Le mouvement va faire des émules dans les pays de l’OPEP.

Pour la première fois, le peuple libyen se réapproprie les richesses de son pays. Le revenu annuel qui était de 2 milliards 223 millions de dollars en 1973 passe à 6 milliards en 1974, pour atteindre 8,87 milliards de dollars en 1977. Des centaines de milliers de familles libyennes voient leur condition de vie s’améliorer considérablement[11]. Sous le roi Idriss, la Libye était parmi les pays les plus pauvres de la planète. 94% de la population était analphabète. La mortalité infantile était parfois de 40%. Kadhafi va transformer un pays et un peuple tout entier. Et pas seulement la Libye. L’argent du pétrole libyen va financer plusieurs causes à travers le monde, notamment la cause du peuple palestinien et la lutte des Noirs en Afrique du Sud. La Libye est ainsi le premier pays que visite le leader de la lutte contre l’Apartheid, Nelson Mandela, dès sa sortie de prison en 1994[12]. Kadhafi permet à l’Afrique de connaître sa première révolution technologique en finançant le premier satellite de télécommunication RASCOM-QAF1 permettant aux pays africains de se rendre indépendants des réseaux satellitaires occidentaux et d’économiser plus de 500 millions de dollars (ou de les faire perdre aux compagnies occidentales).

La Libye investit plusieurs milliards de dollars dans les secteurs variés des économies des pays africains[13]. Contrairement aux Occidentaux qui investissent principalement dans l’industrie extractive, Tripoli investit dans les secteurs primaires (agriculture, élevage) et tertiaire (banques, hôtels, services), principalement dans les pays les plus pauvres du Continent. La Libye lance le chantier de trois organismes financiers qui devraient contribuer à asseoir l’émancipation monétaire et financière de l’Afrique : la Banque africaine d’investissement (BAI), le Fonds monétaire africain (FMA) avec un capital de 42 milliards de dollars et la Banque centrale africaine (BCA). Outre le rachat des dettes et engagements contractés auprès des Institutions financières internationales, le développement de ces trois organismes devait permettre aux pays africains d’échapper aux diktats de la Banque mondiale et du FMI et marquer la fin du franc CFA[14]. Une émancipation que l’Occident voit de très mauvais œil. Nous y reviendrons.

Kadhafi, le terrorisme et l’affaire des bombes dans les avions

Trois attentats terroristes ont valu à Kadhafi d’être présenté comme la figure emblématique du terrorisme international : l’attentat contre la discothèque La Belle, à Berlin, en 1986, l’attentat contre un avion de la Pan Am au-dessus du village écossais de Lockerbie en 1988 et l’attentat contre le DC10 d’UTA en 1989 au-dessus du Niger. L’ouvrage revient sur chacun de ces évènements tragiques et les raisons pour lesquels ils avaient été injustement imputés à l’Etat libyen.

L’attentat de Berlin est le premier de la série. Il a failli coûter la vie à Kadhafi suite à la réaction du président américain Ronald Reagan. Ce dernier, dès son arrivée à la Maison Blanche, en 1981, s’était mis en tête l’idée d’éliminer le Guide libyen[15] qu’il qualifiait en pleine Guerre froide, d’« agent de Moscou »[16], « l’homme le plus dangereux du monde » ou encore « le chien enragé du Moyen-Orient »[17]. L’attentat, non revendiqué, servit de justification aux bombardements américains sur Benghazi et Tripoli, dans la nuit du 15 avril 1986. Kadhafi en sortit indemne, mais une de ses filles fut tuée tandis que sa femme et ses sept enfants furent blessés. Qui a commandité cet attentat ? En tout cas, le procès ouvert en Allemagne a abouti au verdict selon lequel aucun élément probant ne permettait d’établir la responsabilité de Kadhafi dans cette affaire[18].

Vient ensuite l’attentat de Lockerbie. L’attentat du vol Pan Am 103 a eu lieu le 21 décembre 1988 contre un Boeing 747-100 de l’ancienne compagnie américaine Pan American World Airways, qui assurait la liaison Londres – New York. Il explosa au-dessus du village de Lockerbie en Écosse et causa la mort de 270 personnes. Patrick Mbeko revient sur l’historique des enquêtes et fait remarquer que les éléments recueillis par les enquêteurs américains, Britanniques et Allemands s’orientaient vers la piste des services secrets syriens et iraniens. L’enquête va connaitre un tournant dans les années 1990 suite à l’implication de l’enquêteur du FBI Tom Thurman laissant tous les observateurs ébahis[19]. La piste libyenne fit, depuis, privilégiée. Pourquoi ? Selon l’auteur, l’abandon de la piste syro-iranienne s’imposait au vu d’un gros embarras en perspective. Au fil des pages, on découvre un monde ténébreux où barbouzes et grand banditisme s’entremêlent si dangereusement[20] que même la justice préfère ne pas voir « ce qu’il ne faut pas voir ». La Libye devint ainsi le coupable idéal, et tout fut mis en œuvre pour lui faire endosser la responsabilité d’un crime qu’elle n’avait pas commis. Tripoli subissait à peine les conséquences de l’affaire de Lockerbie qu’une autre affaire, celle du DC10 d’UTA, était mise à sa charge. Pour rappel, le 19 septembre 1989, soit neuf mois après la tragédie de Lockerbie, le DC-10 du vol UT 772 de la compagnie UTA assurant le trajet Brazzaville-Paris via N’Djamena, explose au-dessus du désert du Ténéré, au Niger. Tous les passagers et membres d’équipage sont tués. Parmi les victimes, des Français et l’épouse de l’ambassadeur des États-Unis au Tchad. Patrick Mbeko reprend le fil des enquêtes des services secrets et du parquet de Paris et aboutit à nouveau à la piste syro-iranienne. La Libye n’avait aucune raison de s’en prendre à la France puisque la guerre du Tchad dans laquelle les deux pays étaient directement impliqués était en voie de règlement[21]. L’auteur attribue l’abandon de la piste syro-iranienne à une alliance de circonstance entre les puissances occidentales et la Syrie durant la Guerre du Golfe et la volonté de ne pas exposer des alliés impliqués dans le dossier des otages au Liban.

Sur les accusations de terrorisme, des années plus tard, les langues se sont déliées et plusieurs preuves sont que la Libye fut injustement accusée des deux attentats[22]. Mais le pays fut contraint de payer : 200 millions de francs d’indemnités aux familles des victimes françaises de l’UTA[23] et 2,7 milliards de dollars aux familles des victimes de Lockerbie[24]. Un acte souvent brandi comme un aveu de culpabilité. En réalité, la Libye perdait beaucoup de revenus suite aux sanctions qui lui avaient été imposées : 24 milliards de dollars[25]. En payant 2,7 milliards de dollars et en reprenant sa place dans le concert des nations, Tripoli s’inscrivait dans la logique froide de la realpolitik : privilégier ses intérêts. Ce geste de décrispation permit à la Libye de redevenir un Etat fréquentable à une époque où il valait mieux ne pas figurer sur la liste des Etat de l’axe du mal. Parallèlement, ce geste de décrispation permit à la Libye d’attirer massivement des investisseurs étrangers dans son secteur pétrolier et même les dirigeants occidentaux[26]. La lune de miel fut néanmoins de courte durée. En cause : le printemps arabe.

Le printemps arabe et le coup de grâce

Patrick Mbeko revient sur les bouleversements politiques de 2010-2011 dans les pays arabes en prenant le soin de rappeler une sagesse de Franklin Roosevelt[27]. Il remonte à l’épicentre du mouvement des contestations populaires : la petite ville tunisienne de Sidi Bouzid et son héros malheureux Mohamed Bouazizi, le jeune marchand des quatre-saisons immolé le 17 décembre 2010 après avoir été frappé et humilié par une policière, Fayda Hamdi, selon la version véhiculée. Il fait remarquer que les récits ne collent pas à la réalité. Le jeune homme immolé ne s’appelait pas Mohamed Bouazizi, mais Tarek Bouazizi. Il n’était pas diplômé d’université, il n’avait même pas passé son bac[28]. Sur place, à Sidi Bouzid, la population a déjà fait disparaître les traces d’un jeune homme qui aurait pourtant dû être célébré comme une fierté nationale. Pourquoi ? Il s’interroge sur la spontanéité des révoltes et l’attitude indolente des forces de sécurités pourtant habituées à réprimer violemment les contestataires du régime. De fil en aiguille, Patrick Mbeko déconstruit l’histoire convenue du « printemps arabe ». Il fait remarquer que, si l’étincelle est partie de la Tunisie profonde, sans que personne ne comprenne vraiment qui étaient les tireurs de ficelles en arrière fond, c’est en Libye et en Syrie que le vrai visage des instigateurs du « printemps arabe »[29] est apparu au grand jour[30], balayant au passage l’invective de la « théorie du complot ». Ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte non pas d’une colère spontanée des masses populaires, mais l’exécution des plans préparés à l’avance[31].

Dès 2007, les jeunes tunisiens et Egyptiens avaient reçu une série de formations initiées par le CANVAS (Centre for Applied Non Violence), une organisation basée sur les principes tactiques de Gene Sharp. Il s’agissait d’étendre aux pays du monde arabe les expériences réussies dans les anciens pays communistes où les Etats-Unis avaient fait renverser des présidents alliés de Moscou, derrière les révolutions colorées[32]. Les autorités tunisiennes, égyptiennes et libyennes n’avaient ainsi rien vu venir. Le rôle joué par les Etats-Unis en arrière-plan est si déterminant que l’auteur décide de renommer ces évènements : « PRINTEMPS AMÉRICAIN DANS LE MONDE ARABE »[33] et non « printemps arabe ».

Arrive le tour de la Libye, un pays qui, contrairement à la Tunisie et à l’Egypte, n’entretient pas de coopération militaire avec les Etats-Unis. Kadhafi avait fait fermer les bases militaires américaines et britanniques sur le sol libyen dès 1970[34]. Les hauts gradés libyens ne pouvaient donc pas obtempérer aux consignes de l’extérieur. Par conséquent, contrairement à la Tunisie et à l’Egypte, où les manifestations étaient globalement pacifiques et maîtrisées, en Libye, les manifestations pacifiques sont accompagnées de graves violences armées. Les casernes et les commissariats sont attaqués par des unités commandos particulièrement efficaces au combat. Des canons anti-aériens apparaissent. D’où viennent toutes ces armes et ces combattants particulièrement aguerri ? Dans un premier temps Kadhafi donne l’ordre de ne pas réagir et de laisser s’exprimer la colère populaire. Il adopte des mesures sociales et fait même libérer des prisonniers politiques[35]. Mais, rapidement, il perd le contrôle de vastes régions qui passent sous contrôle des groupes islamistes, alors alliés de circonstance de l’OTAN. Lorsqu’il tente de reprendre le contrôle de la situation, il se heurte à la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant la mise en place d’une une zone d’exclusion aérienne. Cette résolution, qui ne concernait que Benghazi, sera rapidement violée puisque c’est un déluge de bombes et de missiles qui s’abat sur toute la Libye, ainsi qu’une offensive au sol, jusqu’au renversement du gouvernement libyen, ce que l’ONU n’avait pas autorisé. L’auteur décrit les dernières heures de Kadhafi comme un moment de trahison ultime, une traque[36]. Alors qu’il avait obtenu l’aval de l’OTAN pour quitter le pays et s’installer en Afrique du Sud, son convoi fut saccagé par un missile Hellfire tiré par un drone américain et deux bombes de 200 kg larguées par un mirage français. Il parvint à survivre avec une poignée de fidèles mais tomba entre les mains des miliciens de Misrata. La suite, ce sont les images de lynchage qui feront le tour du monde. C’est aussi le discrédit du principe de « responsabilité de protéger » comme le fut celui de « l’intervention humanitaire en Somalie »[37].

En effet, « protéger la population libyenne » fut la raison brandie au Conseil de sécurité de l’ONU pour justifier l’intervention des pays de l’OTAN en Libye. Lorsqu’on regarde ce qu’est devenue la Libye, difficile d’obtenir un consensus international en évoquant, à nouveau, « la responsabilité de protéger ». Depuis, à l’ONU, Russes et Chinois bloquent les projets de résolution initiés par les Occidentaux, notamment sur la Syrie, en rappelant le précédent libyen[38]. Barack Obama a reconnu que la Libye est le plus grand regret de sa présidence tandis que les parlementaires britanniques ont étrillé l’ancien président français Nicolas Sarkozy et l’ancien Premier ministre britannique David Cameron dans un rapport sur la guerre en Libye[39].

La Libye de Mouammar Kadhafi et la « Libye de l’OTAN » : le contraste

« Vous avez voulu la paix, vous avez voulu la liberté, vous voulez le progrès économique. La France, la Grande-Bretagne, l’Europe seront toujours aux côtés du peuple libyen », avait promis le 15 septembre 2011 le président Nicolas Sarkozy à Benghazi devant l’euphorie d’une foule acquise à l’avènement d’une « nouvelle Libye ». Cinq ans plus tard, la Libye s’est littéralement décomposée. Pire, les Libyens qui ont survécu aux bombardements de l’OTAN seront des milliers à mourir lentement pour avoir respiré sans le savoir les microparticules d’uranium volatilisées dans l’air, tandis que nombreux vont donner naissance à des enfants mal formés, sans bras, sans jambes… conséquence des bombes à uranium appauvri larguées sur le pays[40]. L’occasion de rappeler ce qu’était la Libye avant la guerre. 

Lorsque débute la crise, le niveau de vie de la population libyenne n’a rien à envier à celui des populations occidentales. C’est le pays qui avait l’indice de développement humain le plus élevé du continent africain. Le PIB/hab était de 13.300 $, soit loin devant l’Argentine, l’Afrique du Sud et le Brésil. La croissance dépassait les 10% et le PIB/hab augmentait de 8,5%. La Jamahiriya était un Etat social où des biens publics étaient mis à la disposition de la population : l’électricité et l’eau à usage domestique étaient gratuites ; tout le monde avait accès à l’eau potable. Les banques libyennes accordaient des prêts sans intérêts ; les libyens ne payaient pratiquement pas d’impôts. La TVA n’existait pas. La dette publique représentait 3,3 % du PIB contre 84,5 % pour un pays comme la France, 88,9 % pour les États-Unis et 225,8 % pour le Japon. Le système public de santé, gratuit, était aux normes européennes, tout comme le système éducatif (le taux d’alphabétisation moyen était de 82,6 %). Les meilleurs étudiants libyens poursuivaient leurs études supérieures à l’étranger en bénéficiant d’une bourse du gouvernement. Les produits d’alimentation pour les familles nombreuses étaient vendus moitié prix sur présentation du livret de famille. Les voitures importées d’Asie et des États-Unis étaient vendues à prix d’usine. Le prix d’un litre d’essence coûtait à peine 8 centimes d’euros[41]. Le pays, en dépit des sanctions qui lui avaient été imposées, avait tout de même réussi à constituer des fonds souverains à hauteur de 200 milliards de dollars placés dans des banques étrangères, occidentales notamment, et gérés par un organisme public, la Libyan Investment Authority (LIA)[42], contrairement aux accusations faisant état d’enrichissement personnel. Peu de dirigeants au monde peuvent revendiquer un bilan pareil.

Par ailleurs, la Libye de Kadhafi fut un solide bouclier contre les vagues migratoires puisque de nombreux migrants sub-sahariens, notamment, choisissaient de s’installer en Libye au lieu de tenter la traversée de la Méditerranée. Et non seulement. Kadhafi fut un bouclier contre la circulation des terroristes islamistes qu’il combattait, bien avant les attentats du 11 septembre 2001. L’auteur rappelle que la Libye est le premier pays à avoir lancé, dès 1998, un mandat d’arrêt international contre Ben Laden pour un double assassinat perpétré, en 1994, contre deux fonctionnaires allemands sur le sol libyen[43]. Mais tout au long de la campagne de l’OTAN contre la Libye, et même après, aucune des réalisations susmentionnées n’a été relevée et les populations occidentales n’en savent presque rien. Elles ne sauront jamais que celui qui leur a été présenté par leurs dirigeants et médias comme un méchant dictateur dilapidant les deniers publics de son pays, était en réalité un homme qui a énormément investi dans le bien-être de son peuple et protégé l’Europe des vagues migratoires et des mouvements terroristes.

La Libye est aujourd’hui un pays complètement ruiné. Trois gouvernements et une multitude de groupes terroristes se disputent le contrôle du pays. L’enlèvement du premier ministre Ali Zeidan à Tripoli, le 10 octobre 2013, est un triste exemple du climat chaotique qui règne dans le pays. Les dirigeants de la première heure du CNT[44] ont fui le pays pour se réfugier à l’étranger. Les meurtres et les attentats sont devenus monnaie courante, contraignant des centaines de milliers de Libyens à trouver refuge dans d’autres villes ou dans les pays voisins[45]. Les attentats ainsi que l’escalade des combats se succèdent dans tout le pays. Même le consulat des Etats-Unis à Benghazi a été la cible d’une attaque à l’arme lourde qui a coûté la vie à l’ambassadeur Christopher Stevens, torturé, sodomisé puis assassiné. Les violences et l’insécurité persistante ont poussé la plupart des pays occidentaux à évacuer leurs ressortissants et à fermer leurs représentations diplomatiques[46].

Tout le monde s’en va, y compris l’ONU et bon nombre d’ONG, relève l’auteur. Plus d’un million de migrants sont arrivés en Europe en 2015, au terme de périples périlleux. L’opération de sauvetage à grande échelle de l’UE a secouru près de 100 000 embarcations de fortune en Méditerranée. Malgré les efforts déployés, au moins 3 000 migrants libyens ont péri en mer. Le trafic de drogue a explosé, faisant de l’ex-Jamahiriya un pays de transit de la drogue, essentiellement à destination d’Europe… Le pays est devenu le nouvel eldorado des groupes intégristes islamistes. Dès le lendemain de la chute de Kadhafi, Al-Qaïda en a profité pour hisser son drapeau au-dessus du palais de justice de Benghazi. AQMI se promène dans le grand sud. Les islamistes d’Ansar al-Sharia se sont implantés à Benghazi et Derna, tandis que l’État islamique / Daesh a profité de l’insécurité permanente dans le pays pour s’y implanter.

Se pose naturellement la question de savoir si la guerre et l’élimination physique de Kadhafi valaient vraiment la peine. L’auteur estime que dans la logique des stratèges occidentaux, la destruction de la Libye et l’élimination de Kadhafi sont, paradoxalement, « une bonne opération ». Les efforts de Kadhafi pour sortir l’Afrique de l’extrême dépendance vis-à-vis de l’Occident constituaient une menace pour des puissances qui prospère sur le sous-développement et la misère des Africains. Une indépendance économique de l’Afrique et quelque chose d’inacceptable comme le rappelle le professeur Maximilian Forte cité par l’auteur : « L’intervention en Libye est aussi une façon d’envoyer un message aux autres États-nations africains (…) qu’il y a des limites dans lesquelles ils doivent opérer »[47]. S’ils se lancent dans un processus de défiance nationaliste et anti-impérialiste, il pourrait y avoir des conséquences qui ne sont plus de l’ordre de l’hypothèse.

Un message glaçant dont on apprécie la froideur en repensant à la menace du président Sarkozy aux chefs d’Etat africains qui envisageaient de se rendre à Tripoli pour proposer une médiation de l’UA[48] : leur avion sera « flingué »[49] ! 

Boniface Musavuli

Analyste politique et écrivain


[1] Patrick Mbeko, Objectif Kadhafi – 42 ans de guerres secrètes contre le Guide de la Jamahiriya arabe libyenne (1969-2011), Editions Libre-Pensée, 2016, 617 pages.

[2] Les origines de Mouammar Kadhafi sont truffées d’anecdotes. Officiellement, il est le fils de Mohamed Abdel Salam et Aicha Ben Niran. Mais un autre récit est qu’il serait le fils naturel du capitaine corse Albert Preziosi, officier des Forces aériennes françaises libres (FAFL) dont l’avion s’écrasa dans le désert libyen durant la seconde Guerre mondiale. Recueilli par une tribu de Bédouins, le capitaine Preziosi eut une histoire d’amour avec une femme locale qui donna naissance à Kadhafi. L’autre anecdote est que le Guide libyen est d’une grand-mère maternelle juive. Pp. 45 svts.

[3] « Le traitement discriminatoire que, en sa qualité de Bédouin, il eut à subir de la part des citadins et des étrangers au cours de ses études lui a laissé un profond mépris pour les élites en place et un fort sentiment d’identification avec les opprimés », note un rapport de la CIA cité par l’auteur, p. 45.

[4] Il découvre Abraham Lincoln sur la question de la libération des Noirs et la Guerre de sécession aux Etats-Unis.

[5] P. 50.

[6] P. 53.

[7] P. 55.

[8] C’est l’Opération Al-Quds, pp. 55 svts.

[9] Pp. 42-43.

[10] Pp. 80 svts.

[11] P. 90.

[12] P. 112.

[13] P. 478.

[14] Ibidem.

[15] Pp. 133-134. En 1981, Reagan misait sur la réélection du président français Valery Giscard d’Estaing, connu pour son hostilité à Kadhafi, mais dût revoir ses plans après l’élection surprise de François Mitterrand.

[16] Pp. 84-86. Pourtant que Kadhafi était un antisoviétique notoire.

[17] Pp. 135, 140.

[18] P. 171.

[19] Pp. 196 svts.

[20] Pp. 200-203.

[21] Pp. 205, 217-218

[22] Pp. 232-233.

[23] Ibidem.

[24] Pp. 259-260.

[25] P. 260.

[26] Tony Blair, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy,… et des dizaines de chefs d’entreprise se bousculaient pour serrer la main du Guide Libyen. Il y avait beaucoup d’argent à gagner, et tout devait être fait pour supporter les caprices du leader libyen.

[27] « En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi ».

[28] 315 svts.

[29] Il est à ce titre nécessaire de rappeler que la Libye faisait partie du lot de sept pays arabes et/ou musulmans (Irak, Soudan, Liban, Iran, Somalie et Syrie) que les États-Unis avaient mis sur la sellette des pays à « contrôler », comme l’a révélé le général américain Wesley Clark, qui fut commandant des forces alliées de l’OTAN en Europe (1997-2000), dans une interview avec la journaliste Amy Goodman de la chaîne Democracy Now, le 2 mars 2007. Le général américain expliqua que le Pentagone avait élaboré ce plan « top secret » dix jours après les évènements du 11 septembre 2001. Un an et demi plus tard, en mai 2003, John Gibson, directeur général de la division services énergétiques de la multinationale Halliburton, confirmait l’existence de ce projet en déclarant dans un entretien avec l’International Oil Dagy : « Nous espérons que l’Irak sera le premier domino et que la Libye et l’Iran suivront. Nous n’aimons pas être mis à l’écart des marchés, car cela donne à nos concurrents un avantage déloyal. »

[30] Pp. 310 svts.

[31] P. 293.

[32] Pp. 301-303.

[33] P. 287.

[34] P. 70.

[35] P. 337.

[36] Pp. 451 svts.

[37] P. 394.

[38] P. 541.

[39] Pp. 538 svts.

[40] Pp. 517, svts.

[41] Pp. 533-534.

[42] P. 476.

[43] P. 256.

[44] CNT : Conseil national de transition, plate-forme parrainée par les pays de l’OTAN et derrière laquelle fut menée la guerre contre la Libye.

[45] En janvier 2014, l’ONU a recensé 3,3 millions de réfugiés libyens et, selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le nombre de personnes déplacées à l’interne a presque doublé depuis septembre 2014, passant de 230 000 personnes à plus de 434 000.

[46] Pp. 519 svts.

[47] P. 511.

[48] Union africaine.

[49] P. 384.https://cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fembed%2Ftc-gUP0zNSw%3Fwmode%3Dtransparent%26feature%3Doembed&wmode=transparent&display_name=YouTube&url=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3Dtc-gUP0zNSw&image=https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2Ftc-gUP0zNSw%2Fhqdefault.jpg&key=a42c510231f911e1a92e4040d3dc5c07&type=text%2Fhtml&schema=youtube

LIBYE : Qui était Mouammar Kadhafi et pourquoi l’ont-ils tué ?

Le 20 octobre 2011, les téléspectateurs du monde entier découvrent sur leurs écrans les images d’un homme ensanglanté qui se fait lyncher par une foule hystérique. Quelques instants plus tard…

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AFRIQUE

La Libye effacée par les frasques de BHL et Sarko nous a fait oublier son besoin naturel de se reconstruire… mais que serait-elle devenue à la mort de Kadhafi ? Ces tarés qui se croient immortels ! Et qui crèvent comme une merde à mouches vertes !

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Libye. Le nouveau président rentre au pays. Il revient par Benghazi et… rencontre Haftar 

Retour du nouveau président Mohamed Younes El Menfi en Libye de la Grèce, sa terre d’accueil. Originaire de Tobrouk et représentant l’Est libyen, il est rentré à Benghazi. Quoi de plus naturel ! Mais, sa première rencontre fut avec Khalifa Haftar. Grandes interrogations !

Le maréchal Haftar et le nouveau 
président libyen Mohamed Younes El Menfi 

La Libye retient son souffle en cette phase de transition, où chaque pas compte. Et il va de soi que les observateurs s’interrogeaient sur la réaction de l’Est libyen, après la défaite de Aguila Salah, le président du Parlement et candidat «présumé» du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est. Plusieurs ont avancé que le nouveau président libyen, Mohamed Younes El Menfi, aurait du mal à se réconcilier avec ses origines cyrénaïques. Mais la réalité a démontré le contraire.

Surprise

A la surprise générale, El Menfi rentre de son exil choisi en Grèce directement vers l’aéroport de Bnina, à Benghazi, où il est accueilli par Abderrazek Nadhouri, le représentant du commandant général. Il va directement à la base d’Errajma, quartier général de l’armée de l’Est, où il rencontre Khalifa Haftar. L’échange fut très cordial.

Le commandant général de l’Armée nationale libyenne (ANL) a exprimé au Président choisi par le dialogue national politique son adhésion aux choix des négociateurs libyens, notamment celui de tenir des élections le 24 décembre prochain. 

C’est certes une réponse à ceux qui s’interrogeaient sur les chances d’El Menfi d’arriver à un compromis avec l’Est. Mais, c’est désormais une grande question concernant les dessous des ponts désormais établis entre Haftar et El Menfi. Certains crient déjà à la trahison d’El Menfi, censé être au service de la Tripolitaine, puisqu’il a battu le «méchant» Aguila Salah, l’homme de Haftar.

La liste d’El Menfi a été portée à la victoire par une coalition de tribus de l’Est, avec des Touareg du Sud, un clan de Mesrata et de Frères musulmans. Pour preuve, le président du Conseil de l’Etat, le frère musulman Khaled El Mechri, s’est retiré de la course et a soutenu la liste El Menfi/Dbeiba. Et tout le monde connaît les liens très tendus entre El Mechri et Haftar.

Pour interpréter cette situation surprise, le politologue Ezzeddine Aguil avance deux thèses : «Soit que Khalifa Haftar et Younes El Menfi entretiennent d’anciens liens d’origine tribale. Leurs tribus respectives étant alliées. Ces liens ont servi pour faire de l’Est un passage obligé, par ses origines, avant d’aller vers la capitale Tripoli, pour exercer le pouvoir», comme première hypothèse.

Alors que l’autre, c’est que «les puissances étrangères, amies de Haftar, ont imposé ce détour à El Menfi. On pense à la France, la Russie et l’Egypte, amies de Haftar et de la Grèce, d’où vient El Menfi.» La réponse est loin d’être évidente.

Et maintenant ?

Mohamed Younes El Menfi est donc sous la protection de l’Armée nationale libyenne dans l’Est libyen. Cela pose déjà problème avec l’Ouest libyen, puisque les groupes armés sont, traditionnellement, en conflit avec l’ANL. Bon, El Menfi est censé réconcilier les deux bords de la Libye. Mais, c’est l’objectif pour lequel ONU et communauté internationale travaillent depuis des années.

Donc, ce passage par Benghazi a déjà posé un problème d’allégeance et de sécurité pour le président du Conseil présidentiel, fraîchement débarqué. Mais pour aborder pareille mission, on est censé disposer de plusieurs ficelles, ne serait-ce les réseaux de son allié de Misrata, le chef du gouvernement nominé Abdelhamid Dabeiba.

Dabeiba a annoncé qu’il est déjà en train de faire les démarches nécessaires pour former son gouvernement. Il dispose de 21 jours pour nommer son équipe et avoir l’aval du Conseil de l’Etat, avant d’obtenir la confiance du Parlement de Tobrouk. Aguila Salah a déjà appelé à une rencontre de concertation pour préparer la réunion d’octroi de la confiance. 

Si El Menfi est venu à Benghazi, cela encourage normalement les députés à aller à Tobrouk et briser la glace du conflit. Il est certes plus difficile de le faire que de le dire. Mais, c’est le passage incontournable de tous les Libyens s’ils veulent enterrer la hache de guerre.

Par Mourad Sellami  – 13/2/21
Source :
 El Watan (Algérie)

3 commentaires:

  1. Joset15 février 2021 à 15:45Pauvre peuple de Libye assommé sous les bombes du prix Nobel de la paix Obama, de son serviteur Sarkozy avec son complice Cameron. Aux Libyens de trouver le chemin de la réconciliation. Répondre

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