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MADAGASCAR

Libertalia, l’imaginaire politique de pirates

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Édouard Klos et Nonfiction — 25 février 2021 à 10h06

Alexandre Audard retrace les pérégrinations inattendues et particulièrement riches d’interprétations qu’a connues cette légende de république des pirates à Madagascar.

À la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles, aurait existé à Madagascar une république pirate démocratique et égalitaire. L’esclavage et la propriété privée y auraient été abolis. Toutes les richesses auraient été réparties de manière égalitaire entre les habitants. Trois personnages en seraient à l’origine: le capitaine français Misson, un dominicain italien Caraccioli et le capitaine anglais Tew. Ce lieu utopique, dont les habitants se nomment les Liberi, se serait doté d’une véritable constitution et d’instances représentatives. Malgré ces efforts, Libertalia aurait été totalement détruite après l’attaque de populations malgaches, sans laisser la moindre trace.

Ce récit utopique apparaît en 1728, dans l’Histoire générale des plus fameux pirates de Charles Johnson, pseudonyme de Daniel Defoe, père de Robinson Crusoé. C’est à ce mythe et à sa postérité que s’attaque Alexandre Audard, doctorant en histoire de l’Afrique à l’université de Paris, dont les recherches portent sur la ville portuaire de Diego-Suarez, site où aurait été bâtie l’ancienne Libertalia. Dans un ouvrage plaisant à lire, il décrit comment Libertalia a pu passer d’un récit peu connu au XVIIesiècle à un mythe en passe d’appartenir à la culture de masse, grâce au jeu vidéo Uncharted 4, diffusé à plusieurs millions d’exemplaires.

Libertalia. une republique des pirates a madagascar - interpretations d un mythe (xviie-xxie siecle)

De quoi Libertalia est-elle le nom?

En s’appuyant sur un registre de sources variées et de première main glanées par exemple aux Archives nationales de l’Outre-mer ou au SHD de Vincennes, Alexandre Audard explore la fabrication du récit de Libertalia au XVIIIe siècle. Les analyses sont d’une grande finesse mais ne sont exemptes de quelques longueurs quand il s’agit de démontrer le caractère fictionnel de Libertalia qui fait aujourd’hui largement consensus. Retenons que Daniel Defoe décrit un lieu conforme aux représentations européennes de Madagascar: une île aux richesses insoupçonnées, un éden luxuriant, un lieu de refuge pour de nombreux pirates.

Il introduit, au sein de ce lieu fantasmé, des éléments réels rendant le récit plus crédible, à l’image du personnage du capitaine Tew, l’un des fondateurs de Libertalia, qui a réellement existé.

Libertalia rejoindrait les nombreux exemples d’utopies protestantes indianocéanique écrites au XVIIe siècle.

D’autres éléments apparaissent moins crédibles à Alexandre Audard comme le fait que les pirates n’aient aucun contact avec les populations malgaches. Historiquement, ceux-ci s’inséraient volontiers dans les sociétés locales, tant pour le commerce qu’à travers des mariages mixtes. Par ailleurs, aucun toponyme, aucun vestige archéologique, aucun récit oral ne semble devoir attester l’existence de Libertalia à Madagascar.

Mais alors pourquoi Daniel Defoe aurait-il inséré un récit fictionnel au sein de son Histoire générale des plus fameux pirates, par ailleurs historiquement documentée? Alexandre Audard y voit un moyen pour Defoe de critiquer les institutions anglaises. Libertalia, en présentant un système républicain élitiste d’esprit égalitaire, strictement régulé, rejoindrait les nombreux exemples d’utopies protestantes indianocéanique écrites au XVIIe siècle.

Une légende sujette à de nombreuses réinterprétations

Alexandre Audard décrit avec brio le cheminement du mythe de Libertalia depuis le XXe siècle, qui a été l’objet de nombreuses réinterprétations. C’est alors que l’auteur développe toute une palette d’analyses toujours très pertinentes et documentées.

Libertalia se met d’abord au service de la politique coloniale française à Madagascar. Plusieurs universitaires français, dès le début du XXe siècle, sortent le mythe de l’oubli et lui offrent une historicité. Le récit crée un lien historique entre la métropole et sa colonie. Le capitaine Misson, de nationalité française, est considéré comme un précurseur de la colonisation, défendant des valeurs proches de la fameuse «mission civilisatrice». Dans la seconde moitié du XXe siècle, des courants marxistes et libertaires s’en emparent (Marcus RedikerChristopher Hill ou Michel le Bris).

Selon eux, Libertalia ferait l’éloge d’un modèle égalitaire, abolitionniste et démocratique. Elle symboliserait l’imaginaire politique de pirates, en lutte contre les marchands capitalistes et esclavagistes du commerce atlantique pour plus de liberté et d’égalité. Au prix du détournement du récit lui-même, un courant de pensée indianocéanique fait de Libertalia le symbole du multiculturalisme malgache dans les années 1980. Ainsi, l’écrivain Daniel Vaxelaire dans Les Mutins de la liberté en 1986, en fait une ode au métissage et à la tolérance. Alors que les liens avec les populations locales sont absents du texte de Defoe, il ajoute dans ce but, des scènes de rencontres entre pirates et femmes malgaches.

Alexandre Audard clôture son tour d’horizon chronologique avec la période contemporaine. Depuis les années 1990, le mythe est massivement utilisé par l’économie touristique malgache. La légende correspond aux attentes des touristes occidentaux à Madagascar, à la recherche d’une destination aventure et souvent férus de récits de piraterie. Tous les guides touristiques y consacrent au moins une page entière; de nombreux hôtels et bars utilisent Libertalia, en particulier à Diego-Suarez; un festival populaire de musique d’Antananarivo porte même ce nom depuis 2013.

À travers cet ouvrage riche et stimulant, plus encore dans son dernier tiers, Alexandre Audard parvient à retracer le parcours de Libertalia, longtemps restée méconnue mais en passe d’entrer aujourd’hui dans la culture de masse. Conçue par Daniel Defoe comme une utopie protestante, elle a incarné tour à tour un outil de justification coloniale, un thème de réflexion libertaire et marxiste, une ode au multiculturalisme et enfin un outil commercial mis au service d’un tourisme international. Aujourd’hui, conclut Alexandre Audard, le mythe demeure un fantasme occidental, hérité d’une imagerie coloniale. Les Malgaches se le réapproprient volontiers dans un but économique mais il contribue, d’une certaine manière, à invisibiliser l’histoire de Madagascar.

Libertalia. Une république des pirates à Madagascar. Interprétations d’un mythe (XVII-XXIe siecle)

Alexandre Audard

Hémisphères

Libertalia. une republique des pirates a madagascar - interpretations d un mythe (xviie-xxie siecle)

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384 pages

24 euros

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CORONAVIRUS

Big Pharma s’attaque à la résistance malgache ! Que 394 morts du Covid, il leur faut le vaccin !

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covid 19 Publié le 1 avril 2021 – par Christine Tasin– 7 commentaires

Nous avions déjà évoqué le remède magique de Madagascar, distribué gratuitement par le Président Andry Rajoelina,  de la tisane d’Artemisia annua (interdit par chez nous, c’est gratuit ou presque, bien sûr). 

https://resistancerepublicaine.com/2021/03/22/coup-de-chapeau-a-andry-rajoelina-president-de-madagascar-qui-prefere-larmoise-au-vaccin/

Voilà que Big Pharma passe à l’attaque, soutenu par Amnesty International… Andry Rajoelina est accusé de mettre en danger son peuple, accusé de non assistance à personne en danger puisqu’il ne se dépêche pas de proposer à ses concitoyens un vaccin dont ils n’ont aucunement besoin, de façon évidente…

394 décès sur 27 millions d’habitants, Madagascar s’ouvre à la vaccination ou à la pandémie ?

Faut-il vacciner contre une maladie qui n’a causé que 394 décès sur 27 millions d’habitants, soit une mortalité de 0,0015 % ? Disproportionné, non ? Eh bien, c’est ce qu’ont pourtant décidé les laboratoires et leurs hommes de paille.Le gouvernement s’oppose à la vaccination

Le président de Madagascar, Andry Rajoelina, ne semble pas convaincu : « Personnellement je ne suis pas encore vacciné et je n’ai pas l’intention de me vacciner. » Il assure ne pas être en principe opposé à la vaccination : « Moi et l’Etat malgache ne sommes pas contre le vaccin ». Madagascar se trouve dans « une phase d’observation du vaccin, mais il y a trop d’effets secondaires » pour l’instant, a-t-il estimé.

Feu vert à contre-cœur

Des pressions ont été exercées, si l’on en croit l’ironique déclaration à l’AFP du président Andry Rajoelina : « Si on commande un vaccin, on va d’abord le tester sur l’opposition ». La vaccination sera facultative : « Il a été décidé que prendre le vaccin est un choix et ne devrait pas être obligatoire. »

Le remède local a d’excellents résultats

Le remède anti-Covid local, le Covid Organics (CVO), fabriqué par Giblain avec sa société Bionexx, et Novartis avec son générique Coartem à base d’artémisia annua, continuera d’être utilisé. C’est grâce au Covid Organics qu’il y a très peu de morts à Madagascar.

Ça ne pouvait pas durer !

L’Académie de médecine de Madagascar (l’ANAMEM) s’est insurgée : « il s’agit d’un médicament dont les preuves scientifiques n’ont pas encore été établies, et qui risque d’endommager la santé de la population, en particulier celle des enfants »L’OMS avait pourtant donc mis le Coartem sur la liste des « médicaments essentiels » et incité les gouvernements à l’adopter contre le paludisme. Il ne faisait alors pas de mal, mais contre le Covid, il devient carrément dangereux. Un remake de l’interdiction de l’hydroxychloroquine devenue vénéneuse au bout d’un demi-siècle d’utilisation contre le paludisme sur des milliards de personnes.

Novartis obéit à Bill Gates 

Novartis, qui produit le Coartem, change son fusil d’épaule et participe à l’« accélérateur thérapeutique contre le Covid-19  » (un lobby patronné par la Fondation Bill & Melinda Gates, Wellcome et Mastercard — tous des philanthropes ). Il participe aussi à l’IMI (Initiative en matière de médicaments innovants, un lobbydes laboratoires pharmaceutiques auprès de l’Union européenne). Emer Cooke qui est à la tête de l’Agence européenne des médicaments en faisait partie. C’est elle qui a trouvé le vaccin AstraZeneca sûr et efficace, quoique… Entré dans la ronde de la spéculation vaccinale, Novartis a signé un accord avec Pfizer-BioNTech et un autre avec CureVac pour produire des vaccins à ARNm.

Marketing médiatique

Le 14 juillet 2020, selon Le Monde, qui fait ce que lui demande Bill Gates« En un mois, les chiffres de contamination au nouveau coronavirus et de décès [à Madagascar ] ont quasiment été multipliés par quatre. »Dans le monde réel, en un mois, du 14 juin au 14 juillet 2020, il y a eu 28 décès sur 27 millions d’habitants. Mais 400 %, c’est plus vendeur.

France24, le 22 juillet 2020 : « Face à la hausse spectaculaire du nombre de cas de Covid-19, les hôpitaux de la capitale malgache sont au bord de la saturation. Sourd aux signaux d’alerte, le président Andry Rajoelina continue de prôner l’efficacité d’une tisane, dont il assure qu’elle soigne le coronavirus, sans aucune validation scientifique. » Curieux comme les médias français ressemblent aux malgaches et comme eux tournent leur hargne contre l’hydroxychloroquine qu’ils prétendent remède « miracle » et contre le « controversé » Pr Raoult qui a eu nettement moins de décès dans ses services. Impardonnable aux yeux de Bill, non ?

L’OMS, le 20 juillet, par la voix de Michael Ryan*, déplore 7 548 cas et 50 % d’augmentation de malades au cours de la dernière semaine. Rappelons cette semaine-là ne compte que de 4 décès. Mais additionner les malades qui ne le savent même pas, les malheureux ! est quand même plus impressionnant.
Michael Ryan a travaillé pour la Fondation Bill et Melinda Gates. Un détail très certainement complotiste.

Marketing philanthropique

Amnesty International dénonce une atteinte aux droits des Malgaches de bénéficier des meilleurs soins possibles. L’ONG affirme que l’absence de vaccins plonge de nombreux Malgaches « dans le désespoir », même si peu l’expriment « en raison du climat de peur instillé depuis un an, marqué par un durcissement de la répression des voix critiques ». S’ils ne se plaignent pas, c’est qu’on les en empêche. Forcément. Amnesty International Charity Limited est une blanchisseuse d’argent sale. L’un de ses plus gros donateurs (plus de 100 millions de dollars) est la fondation Open Society Institute de Georges Soros,milliardaire accusé de délit d’initiés en France par la Société Générale.

Réseau mondial de distribution : Covax, Gavi, Cepi, OMS

Covax a été créé en septembre 2020 pour diffuser mondialement les vaccins. Il est codirigé par l’OMS, l’Alliance Gavi (Alliance du vaccin) et la CEPI (Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies). Parmi les donateurs privés : la Fondation Bill & Melinda Gates. Je sais, on se répète, on se répète…

Une pandémie organisée ?

L’Organisation mondiale de la santé juge irréaliste de penser vaincre la pandémie de Covid-19 en 2021… sans dire pourquoi. Une explication (forcément complotiste) : les variants seraient renforcés par les vaccins, ce qui pourrait faire durer la pandémie. D’où l’intérêt pour les laboratoires de lutter contre les traitements qui ne renforceraient pas les virus. Dans le rapport entre les très grands bénéfices des laboratoires et les petits risques de la population vaccinée — risques parfois mortels, mais soyons beaux joueurs ! — les firmes pharmaceutiques, leurs médias, leurs organisations internationales et leurs gouvernements ont fait leur choix. Qui pourrait penser que la politique sanitaire n’est pas mise en place pour notre bien, mais pour la prospérité de quelques milliardaires ? Peut-être Klaus Schwab, celui qui dit tout haut ce qui ne devrait que se murmurer dans les clubs Bilderberg, Le Siècle ou Davos.

La pandémie représente une fenêtre d’opportunité rare mais étroite pour repenser, réinventer et réinitialiser notre monde afin de créer un avenir plus sain, plus équitable et plus prospère.              

Klaus Schwab

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.


A quand la vaccination pour Big foot et les tribus amazoniennes ! Répondre

Sugarhawk

Sugarhawk il y a 19 heures

Espérons que le Président Malgache tiendra tête longtemps préservant ainsi la vie de son peuple ! Répondre

tintin

tintin il y a 17 heures

« Si on commande un vaccin, on va d’abord le tester sur l’opposition ».

Si nous pouvions retourner le mal qui nous est fait contre ces auteurs nous serions sauvés.
 Répondre

gigobleu

gigobleu il y a 16 heures

Merci de mentionner Klaus Schwab, un des redoutables gourou de l’ombre avec Soros, Bill Gates & Co … et dont Macron, Merkel et consorts sont les pions obligés. Il est essentiel de bien identifier et dénoncer nos adversaires. Répondre

Paul-Emic

Paul-Emic il y a 15 heures

Cette époque a quand même quelque chose de magnifique, tous les masques tombent ! Amnesty International, prenant le parti de BigPharma contre un pays du tiers monde qui s’en sort tout seul sans « l’aide » des prédateurs mondialistes, ce n’est pas beau ça ? Répondre

Christian Jour

Christian Jour il y a 15 heures

Entendu sur Cnews dans face à l’info que les pays qui avait vacciner comme l’Angleterre, et Israël n’avait plus de mort et rouvraient tout, comme les restaurants, les bars, les cinéma, tout…..
Et même Eric Zemmour approuvait.
On se fou de qui là??? Répondre

maury

maury il y a 12 heures

https://putsch.media/20201202/tribunes/la-culture-du-debat/le-professeur-perronne-et-le-vaccin-nous-ne-voulons-pas-devenir-comme-les-tomates-ou-le-mais-transgeniques-des-ogm/ Répondre

Recevez tous les jours mes infos sélectionnées

https://lemediaen442.fr/394-deces-sur-27-millions-dhabitants-madagascar-souvre-a-la-vaccination-ou-a-la-pandemie/

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AFRIQUE

Racisme des africains contre nous

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Il n’y a que les gauchistes, les gros cons et ceux qui n’ont jamais voyagé qui ignorent le racisme africain… qui est déjà violent entre noirs, puisqu’il se règle à la machette ! TOUS les blancs bénéficient de SOBRIQUETS RACISTES… à Madagascar nous sommes appelés les vazahas… les étrangers. Dans la rue les malgaches vous interpellent… vazahas ! vazahas ! Comme on appelle un chien pour lui donner un os ! Seul le gauchiste avec sa vulgarité et sa morve au nez trouve cela normal… le malgache ou le noir doivent conserver leur racisme ethnique ancré dans le sang… mais le blanc doit fermer sa gueule ! C’est exactement ce qui se passe actuellement ! Les français doivent s’effacer devant les étrangers qui ne sont à 99% que des tordus qui désertent leur pays pour de mauvaises raisons.


Un adolescent de 16 ans, placé dans un foyer de l’enfance à Limoges, est poursuivi pour avoir poignardé un jeune de 19 ans dans le dos, dimanche 8 novembre, vers 22 heures, à Limoges. L’agression s’est produite près du domicile de la victime, qui connaissait son agresseur, rapporte France Bleu Limousin.

Peu de temps avant l’agression, le jeune de 16 ans s’est enfui de son foyer accompagné d’un camarade de 17 ans, en prévenant qu’il comptait « aller planter le babtou ». Ce terme est le verlan de « toubab », dérivé du mot wolof tubaab, employé dans divers pays d’Afrique de l’Ouest, en particulier au Sénégal, en Guinée et en Mauritanie. Ce terme s’utilise pour désigner des Blancs européens.

Les jeunes sont partis trouver la victime dans son quartier, près du CHU de Limoges, et une dispute a rapidement éclaté, pour une histoire de SMS envoyés par le jeune de 19 ans à la petite amie de l’ado de 16 ans. Ce dernier a finalement poignardé dans le dos sa victime qui tentait de prendre la fuite.

Rapidement secouru par la police et les pompiers, le jeune homme blessé, souffrant d’une plaie sous l’omoplate, a été transporté au CHU de Limoges.

L’auteur du coup de couteau a été interpellé par la police et sera poursuivi judiciairement. Après présentation devant un juge des enfants, il sera à nouveau convoqué en Justice pour lui signifier une mise en examen. Dans l’attente, l’agresseur « sera placé en centre éducatif fermé ou en détention provisoire », explique France Bleu.


Et ça coute combien aux contribuables français ! Des milliards ! Qui ne vont pas dans les salaires et les retraites…

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AFRIQUE

MACRON PILLE NOS MUSÉES

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Non seulement ce rigolo fantoche pille notre industrie moribonde et pille les français mais en plus il se permet de distribuer nos collections qui font la richesse des musées et l’histoire de France. Cette ordure adorateur des bites de négres offre des cadeaux à des abrutis incapables de créer leur propre musée, tellement leur culture est pauvre et inexistante… car les gauchistes font l’amalgame entre culture évolutive et coutumes décadentes. Il y a autant de différence entre les coutumes et la culture qu’entre un pot de chambre et des toilettes sèches…

Le 6 octobre 2020, après avoir été présenté en Conseil des ministres et approuvé à l’unanimité par les commissions de la culture et des affaires étrangères, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité des présents (où étaient les députés du RN et ceux de la « droite de conviction » ?), le scandaleux projet de loi n°3221 sur rapport de M. Yannick Kerlogot, dérogeant au principe d’inaliénabilité du patrimoine national.

Composée de deux articles, cette loi stipule qu’à compter de l’entrée vigueur du texte, 26 œuvres d’art provenant du trésor du grand chef esclavagiste Béhanzin, roi d’Abomey (voir à ce sujet mon livre « Esclavage, l’histoire à l’endroit ») conservés au musée du quai Branly, cesseront de faire partie des Collections nationales.

Or, il faut savoir que ce texte a été présenté en procédure accélérée, en loi d’exception, et non en loi de portée générale, ce qui signifie qu’il ne passera qu’une seule fois devant les deux chambres. Où était donc l’urgence en ces « temps de guerre » contre le terrorisme islamiste et le Covid ?

Cette loi qui déshonore ceux qui l’ont votée mais également ceux qui, par leur absence se sont rendus complices du vote alors qu’ils n’ignoraient pas que sa discussion allait venir en séance, concrétise une promesse unilatérale faite par Emmanuel Macron le 28 novembre 2017 quand, lors d’une visite d’Etat au Burkina Faso, il déclara : « D’ici à cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain à l’Afrique ».

Allant vite en besogne, et en violation flagrante du principe d’inaliénabilité des biens inscrits aux Inventaires nationaux, le 17 novembre 2019, à Dakar, le « sabre d’el-Hadj Omar » fut remis au président sénégalais Macky Sall – d’ethnie toucouleur comme el-Hadj Omar -, par le Premier ministre français Edouard Philippe. Or, cette arme qui, soit dit en passant, n’a rien d’africain puisqu’il s’agit d’un sabre d’infanterie de l’armée française modèle 1821 forgé à Kligenthal, en Alsace, honore la mémoire d’un conquérant « sénégalais » qui mit en coupe réglée et vendit  comme esclaves les ancêtres de 90% de la population de l’actuel Mali…et d’une partie de celle du Burkina Faso…Un beau geste de paix dans l’actuel contexte de jihadisme…

Dans la foulée de sa visite au Burkina Faso, le président Macron  demanda un rapport sur les « restitutions » à Felwine Sarr de l’Université de St-Louis du Sénégal et à Bénédicte Savoy, historienne de l’Art et militante engagée que la sénatrice Catherine Morin-Desailly qui fut présidente de la commission de la culture au Sénat qualifie d’ « activiste ».

Rendu le 23 novembre 2018, le rapport proprement surréaliste tant il est caricatural  par son aveuglement idéologique et son ignorance historique, recense 46.000 (!!!) œuvres africaines qui devraient être « restituées » sur les 90.000 conservées dans les musées français ….

Dans ce rapport, l’on peut lire que « les collections africaines conservées dans les musées occidentaux (sont) une frustration née de la colonisation (… et) une sorte de totem de cette souffrance ». Pour Bénédicte Savoy, toute œuvre d’art africaine conservée en France et plus généralement en Europe est en effet postulée être le produit d’un pillage…

Une telle impudence a entraîné la vive réponse d’Hermann Parzingzer, président de la Fondation du patrimoine prussien qui gère de très nombreuses collections africaines et qui a qualifié le rapport « de jargon dominé par une idéologie d’expiation et de pénitence ».

Cette  présomption de « pillage » va donc contraindre les musées français à démontrer le caractère « légal » des acquisitions. Mais comment établir la traçabilité des achats, des échanges, des commandes datant parfois de plusieurs siècles, et des dons de collectionneurs, ces derniers constituant plus de 50% des collections ? 

Alors que l’on attendait une vive réaction du Sénat, le 4 novembre 2020, ce dernier, tout en protestant, a lui aussi voté à l’unanimité (où étaient les sénateurs RN et ceux de la « droite de conviction ?), se contentant d’amender le texte en changeant simplement le mot « restitution » signifiant « rendre quelque chose que l’on possède indûment » par « retour »… Une grande marque de  « virilité » qui constitue une garantie pour l’avenir de nos musées…

La boite de pandore ayant été imprudemment et idéologiquement ouverte par Emmanuel Macron, cinq pays africains se sont immédiatement engouffrés dans la brèche offerte par la loi, en réclamant dès à présent 13.000 objets qui sont pourtant autant de biens inaliénables du patrimoine français.

Mais plus encore, de nuit, en catimini, quasi clandestinement, la couronne du dais de la reine Ranavalona  conservée au musée de l’Armée depuis 1910 et qui n’est pas une prise de guerre, mais le don d’un particulier, a été « restituée » à Madagascar. Qui avait autorité pour autoriser une telle sortie d’un bien inaliénable inscrit aux Inventaires nationaux ? Qui a donné l’ordre de cette inadmissible spoliation ?

Quelle association habilitée osera porter l’affaire devant les tribunaux afin que toute la lumière soit faite sur ce scandale ? D’autant plus que la convention de l’UNESCO de 1970 concernant les œuvres d’art conservées dans les musées n’est pas rétroactive. 

Précision ne manquant pas de « sel », la couronne de la reine Ranavalona, une superbe pièce en vermeil ornée de sept fers de lance représentant les sept maisons princières et surmontée d’un aigle était conservée dans le palais d’Andafiavaratra à Antananarivo… où elle a été volée en 2011…

La « restitution » des œuvres d’art à l’Afrique est donc un gage de pérennité… Nous l’avons d’ailleurs observé avec les manuscrits de Tombouctou détruits par les jihadistes ou avec le pillage des collections du musée de Butare au Rwanda au moment du génocide… Si toutes ces collections avaient été abritées dans des musées européens, elles existeraient encore…

 Bernard Lugan. 

Sabre attribué à El Hadj Oumar Tall Numéro d’inventaire :

6995Autre numéro d’identification :Cote : Cd 526, Autre n°inv.non MA : AF 2167 (musée des Arts d’Afrique et d’Océanie, inventaire Ancien Fonds)Auteur / Exécutant :Coulaux & Cie [1]Lieu de création :Klingenthal [13], 

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Numéro d’inventaire6995Autre numéro d’identificationCote : Cd 526Autre n°inv.non MA : AF 2167 (musée des Arts d’Afrique et d’Océanie, inventaire Ancien Fonds)Intitulé ou TitreSabre attribué à El Hadj Oumar TallAuteur / ExécutantCoulaux & Cie [1]DateXIXe siècleLieu de créationKlingenthal [13]À vérifier [98]MatériauxFerLaitonCuivreCuirMesuresLongueur arme avec fourreau en m. : 0,84Largeur en m. : 0,08 (arme)Épaisseur en m. : 0,02 (arme)Longueur fourreau en m. : 0,69Largeur fourreau en m. : 0,04Épaisseur en m. : 0,03 (fourreau)Poids/masse en kg : 0,780PersonneOmar Saïdou, Tall [1]Archinard, Louis [1]ÉvénementPrise de Bandiagara [1]ThèmeTrophée [9]DomaineArme blanche [120]Département de conservationCollections orientales [10]Description analytique

Né vers 1796, dans le royaume du Fouta-Toro, sur le territoire de l’actuel Sénégal, Omar Saïdou Tall, dit El Hadj Omar, est une figure importante de l’histoire de la région au XIXe siècle. Chef spirituel, érudit musulman et membre de la confrérie soufie Tidjaniya, il est à l’origine de l’empire toucouleur, État dont la capitale initiale est Dinguiray (Guinée). Cet empire s’étend pendant une cinquantaine d’années sur des territoires situés aujourd’hui au Sénégal, en Guinée et au Mali.

Il mène la « guerre sainte » contre les territoires voisins et soumet ainsi le royaume bambara de Ségou et le royaume peul du Macina dans les années 1860. Les ambitions d’El Hadj Omar se heurtent à la politique de la France, qui entend établir sa présence coloniale dans la région. Aux offres initiales d’alliances faites aux Français, qui ne s’y intéressent pas, succède un conflit armé à partir des années 1850.

A la mort d’El Hadj Omar en 1864, son fils Ahmadou Tall (1836-1897) prend le contrôle du royaume, dont la capitale se trouve dorénavant à Ségou. Il s’oppose aux troupes du colonel Louis Archinard et c’est au cours des combats qui ont lieu à Bandiagara en avril 1893, que ce sabre est pris par les troupes françaises, probablement à Ahmadou Tall.

Ce sabre comporte une lame française, de sabre d’officier d’infanterie modèle 1821, dite « à la Montmorency ». Sur le dos sont gravées les inscriptions « Manufacture de Klingenthal » ainsi que « Coulaux et Cie ». La poignée est en cuivre ciselé, munie d’une croisière simple et massive. Le pommeau est en forme de bec d’oiseau, en bronze fondu, martelé et gravé, qui témoigne du savoir-faire d’un métallurgiste toucouleur. Il est terminé par un petit anneau. La fusée est garnie d’un filigrane en fil de fer. Le fourreau est gainé de cuir et comporte des garnitures en laiton. Il est typique des fourreaux d’armes blanches provenant de cette région d’Afrique de l’Ouest.

Le sabre a été donné au musée de l’Armée par le général Louis Archinard en 1909. La pièce a probablement été présentée lors de l’exposition coloniale internationale de 1931 et est un temps resté en dépôt au musée des colonies, créé pour faire perdurer cette manifestation sous une autre forme.

La France remet à Madagascar la couronne ornant le dais de la reine Ranavalona III

Un particulier originaire de l’île de La Réunion avait donné l’objet au Musée de l’armée en 1910. La restitution devra être validée par une loi pour être définitive.

Par Laurence Caramel

pastedGraphic.png Couronne surmontant le dais royal de la reine Ranavalona III exposée au Musée de l’armée de Paris qui doit revenir à Antananarivo le 5 novembre 2020 pour un prêt simple avant d’être restituée de manière définitive à Madagascar après le vote d’une loi d’exception par le Parlement français.

Après un faux départ au printemps, la couronne du dais de la dernière reine de Madagascar, Ranavalona III (1861-1917), s’est finalement envolée de Paris pour Antananarivo, où elle devait atterrir jeudi 5 novembre. L’événement, qualifié d’« historique » par le président Andry Rajoelina, coïncide avec l’inauguration, vendredi, d’un controversé colisée et du palais rénové de la reine, situés sur les hauteurs de la capitale malgache. C’est dans ce palais – le Rova – que le morceau de dais sera exposé.

La coiffe de zinc doré garnie de tissu ocre et grenat, haute de 70 cm et de 35 cm de diamètre, séjournait depuis 1910 au Musée de l’armée, aux Invalides, à Paris, à la suite d’un don fait par Georges Richard, « magistrat à la retraite, originaire de La Réunion », comme il est précisé dans la note de huit pages rédigée par les experts du musée pour décrire l’objet et sa provenance.

Le président malgache avait officiellement adressé une lettre à Emmanuel Macron en février pour lui demander la restitution de la « couronne de la reine ». Avec l’espoir que celle-ci puisse aboutir pour les commémorations du 60e anniversaire de l’indépendance de l’ancienne colonie française, le 26 juin.

Prêt simple

Les exigences juridiques qui encadrent la restitution du patrimoine africain souhaitée par le président français ont contrarié ce calendrier. Après avoir refusé que l’objet ne revienne sur la Grande Ile à la faveur d’un prêt simple – ce qui avait, au dernier moment, conduit à annuler l’expédition –, le président malgache semble s’être résolu à cette solution, en attendant que soit votée en France une loi qui seule peut autoriser à déroger au caractère inaliénable et incessible des collections nationales.

Comme cela vient d’être décidé par l’Assemblée nationale et le Sénat pour vingt-six pièces du « Trésor de Béhanzin » au bénéfice du Bénin et pour un sabre attribué au chef de guerre El Hadj Omar Tall pour le Sénégal.

« Il s’agit d’une mise en dépôt, de la France à Madagascar, dans le cadre d’une convention signée entre les deux pays, précise ainsi le ministère français de la culture. Cette convention s’inscrit dans le processus de retour à Madagascar de ce bien culturel, symbole de l’histoire malgache, au titre duquel la France s’engage à initier, dans les meilleurs délais, les mesures préalables à la procédure législative pouvant permettre le transfert de propriété de ce bien à Madagascar. »

« Cent vingt-trois ans après son enlèvement, nous accueillerons ce symbole de notre souveraineté nationale », s’est félicité Andry Rajoelina.

L’expertise rédigée par les experts des Invalides se montre toutefois formelle : le « trésor » de Georges Richard n’est pas une prise de guerre

La note du Musée de l’armée pose pourtant davantage de questions qu’elle n’apporte de certitudes sur l’histoire de cet « élément décoratif » surmontant le dais sous lequel la reine s’installait pour s’adresser à la population lors d’événements solennels appelés Grand Kabary.

Dans quelles conditions son donateur se l’est-il approprié ? Georges Richard a séjourné à plusieurs reprises sur la Grande Ile. Une première fois en tant qu’engagé dans le corps expéditionnaire de Madagascar (1883-1885), puis dans le cadre de l’administration coloniale, en tant que délégué pour le recrutement de la main-d’œuvre malgache pour l’île de La Réunion (1895-1897). Mais il est aussi possible qu’il y soit demeuré plus longtemps, « après avoir obtenu la concession d’un terrain afin de développer un élevage ».

En remettant l’objet au Musée de l’armée en 1910, Georges Richard y joignit une photo montrant le Grand Kabary au cours duquel la reine exhorta le peuple à prendre les armes contre les Français en 1895. Un cliché presque similaire fut pris le jour où elle dut annoncer la défaite. L’étude rédigée par les experts des Invalides se montre toutefois formelle : le « trésor » du Réunionnais n’est pas une prise de guerre.

Unité nationale

Faute d’avoir, jusqu’à présent, retrouvé les inventaires des biens du palais de la reine établis au moment de sa destitution, en 1897, les hypothèses restent aussi ouvertes sur l’importance de ce dais. Figurait-il sur la liste des biens destinés à être conservés dans le palais, transformé en musée par Joseph Gallieni (1849-1916), alors gouverneur général de Madagascar ? Ou était-il destiné à la vente de septembre 1897, parmi les biens présentant « peu de valeur artistique ou d’intérêt historique » ?

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« Grand Kabary de l’annonce de la déclaration de guerre à la France », en 1895. Photographie accompagnant le don par Georges Richard de l’élément de décor surmontant le dais de la reine de Madagascar Ranavalona III. RMN GRAND-PALAIS

Le puzzle est loin d’être complet mais, quitte à se répéter, la note du Musée de l’armée conclut : « Rappelons-le à nouveau, il ne s’agit en aucun cas de la couronne de la reine. » Celle-ci,en vermeil orné de sept fers de lance représentant les sept maisons princières et surmontée d’un aigle, a été dérobée dans le palais d’Andafiavaratra en 2011. La précautionn’est pas inutile, alors que, mercredi, le quotidien La Tribune de Madagascar affichait ladite couronne à sa « une », en titrant : « Restituée. »

Alors que le pays est politiquement divisé et que la récession s’installe dans le sillon de l’épidémie de coronavirus, Andry Rajoelina espère faire de cette « victoire » un moment d’unité nationale. Et éteindre, au passage, la polémique sur la construction dans l’enceinte royale du Rova d’un colisée en béton qui, au-delà des frontières, a soulevé les critiques du comité du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Ce calcul est loin d’être gagné. D’éminents représentants des familles princières ont fait savoir qu’ils n’assisteraient pas aux célébrations auxquelles ont été conviés vendredi les dignitaires du pays. Ce serait cautionner une profanation du Rova, à leurs yeux impardonnable.

Pour avoir vécu cinq ans à Madagascar je peux vous affirmer que le peuple qui meurt de malnutrition a d’autres priorités que d’honorer une couronne. Tout comme le peuple français les malgaches ne connaissent rien de leur histoire, n’ayant ni livres à leur portée ni de l’argent à mettre dans les livres… bien que la France offre généreusement dans son centre culturel une bibliothèque gratuite aux malgaches. C’est d’ailleurs là que j’ai pu lire toute la cruauté des reines et la formation de 18 communautés de migrants qui se détestent allègrement… J’ai aussi connu l’actuel président qui m’épate en étant passé d’agence de pub à président qui s’intéresse à une couronne dont la laideur rappelle le peu de finition esthétique de l’art africain. Il existe d’ailleurs à L.A. un genre de Hard Rock Café uniquement décoré de peintures naïves africaines qui lui donne un charme fou par sa démarche baroque…

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