Les héros du progrès

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L’Église médiévale a inventé l’instrument de torture qui vous réveille tous les matins

Florian Besson et  Nonfiction 

Chaque matin, c’est la même rengaine: votre réveil sonne. Mais qui doit-on remercier pour cette habitude?

Horloge à eau et tambour hydraulique probable actionnant des clochettes (vers 1250) | Bible moralisée via Wikimedia Commons
Horloge à eau et tambour hydraulique probable actionnant des clochettes (vers 1250)

Qui n’a jamais haï son réveil? Injurié silencieusement (ou pas) cette petite sonnerie qui vous intime de vous lever? Cherché à désobéir, à grappiller encore quelques minutes de sommeil, avant de céder? Tous les matins (ou presque), nous obéissons à une machine. Et si je vous disais que c’est la faute des moines médiévaux?

Le souci religieux de la ponctualité

Dès le haut Moyen Âge apparaît l’idée que les prières sont plus efficaces si elles sont simultanées. Dans les monastères, on va alors imposer un emploi du temps strict, articulé autour «d’heures» qui sont autant de moments de prières: soit, dans l’ordre, les vigiles (2h du matin), les matines (4h), les laudes (5h), prime (6h), tierce (9h), sexte (midi), none (15h), vêpres (19h). Parmi ces offices, les offices nocturnes, surtout les vigiles, sont les plus difficiles: ils imposent une servitude temporelle stricte en coupant en deux la nuit de sommeil.

Dès lors, comment réveiller les moines? Une solution serait de maintenir un veilleur qui compte le temps avec une clepsydre et va ensuite réveiller ses frères. C’est d’ailleurs le sens premier du mot «vigile»: celui qui reste éveillé, celui qui veille, qui voit. C’est la solution préconisée encore au VIesiècle par une règle monastique appelée la Règle du Maître: deux moines doivent rester réveillés, et on les appellera «les coqs vigilants». Mais, évidemment, ce n’est pas très fiable: facile de s’endormir quand on joue la sentinelle… Or pour un moine, rater une messe est gravissime.

Cette faute est bien sûr immortalisée dans une célèbre comptine qu’on retrouve dans toutes les langues européennes: «Frère Jacques, dormez-vous, dormez-vous? Sonnez les matines…» (et voilà, maintenant vous l’avez dans la tête pour la journée. De rien.).

Les moines médiévaux avaient très peur d’être des frères Jacques malgré eux. Au XIe siècle, un moine, Raoul Glaber, rapporte ainsi qu’il a été visité un matin par le diable, qui le tente en lui conseillant de rester au lit: «Pourquoi sautes-tu si vite du lit dès que tu as entendu le signal? Tu pourrais t’abandonner encore un peu à la douceur du repos, au moins jusqu’au troisième signal…». C’est comme nous le matin, quand on active la fonction snooze pour voler quelques minutes! Raoul ne se laisse pas prendre au piège: il comprend que le diable veut lui faire rater la messe, ce qui pourrait compromettre son salut. Pensez-y, la prochaine fois que vous grognerez péniblement «Encore cinq minutes…».

À LIRE AUSSI Une fois que le réveil a sonné, il n’y a rien de pire que de traîner quelques minutes au lit

Organiser le temps

Ce souci monastique de la ponctualité s’inscrit plus globalement dans une volonté de l’Église d’organiser le temps, à toutes les échelles. C’est ainsi qu’elle met en place un calendrier complexe, articulé autour de dizaines de fêtes et de célébrations. Plusieurs de ces fêtes sont dites «mobiles»: elles ne tombent pas à une date fixe mais dépendent du calendrier lunaire et/ou solaire. C’est le cas de la fête de Pâques, qui se décale chaque année (comme le début du Ramadan en terre d’islam). Pour calculer cette date, les meilleurs scientifiques du temps élaborent de savantes tables de calcul, les computs.

Ce souci du temps est omniprésent et c’est même l’un des domaines scientifiques proprement médiévaux. Autant le Moyen Âge occidental est, par rapport à l’Antiquité romaine ou au monde musulman, en retard au niveau de la médecine, de l’optique, de l’ingénierie, autant il est en avance dans ce domaine-là: mesurer le temps.

Les machines disent l’heure

L’Église va dès lors apprendre à fabriquer des instruments mécaniques de réveil. Dès le VIIe siècle, on fabrique des clepsydres, de plus en plus perfectionnées. Le XIIIe siècle sera le temps des horloges mécaniques, qui se multiplient dans les grandes villes, mais aussi dans les abbayes. Elles permettent non seulement de savoir l’heure qu’il est, ce qui est crucial pour imposer un temps en commun, mais surtout les horloges servent à prévoir l’heure qu’il sera. Elles ne sont pas seulement des outils d’information, mais de maîtrise du temps.

On trouve cette dimension en toutes lettres dans la règle de l’abbaye de Villers, en 1268: s’adressant au sacristain, chargé de sonner les cloches de l’abbaye, la règle note «Tu règleras soigneusement l’horloge, et alors seulement tu pourras dormir tranquillement». La règle cistercienne, rédigée un siècle et demi plus tôt, consacre déjà de longs paragraphes aux soins à apporter aux horloges des abbayes.

Ces horloges sont en réalité des minuteries. On s’en sert encore pour les œufs à la coque: celles du Moyen Âge fonctionnent de la même façon, sauf que ça tictaque pendant des heures avant de sonner pour réveiller un moine. C’est le rôle de Frère Jacques: il doit se réveiller pour aller «sonner les matines» afin que les cloches réveillent tous les autres moines. En latin, on dit horologia excitatoria. Les contemporains ont eu conscience qu’il s’agissait de nouvelles machines, et ont forgé des nouveaux mots: les Hollandais disent klokke, les Anglais clock. Or, ce clock renvoie à la cloche: les premières machines à dire le temps furent des cloches automatisées. De même, en anglais montre se dit watch, c’est-à-dire littéralement garde, veille. Savoir l’heure, c’est donc avant tout pouvoir se réveiller.

À LIRE AUSSI Comment se réveillait-on avant l’invention du réveil?

Bref, l’Église médiévale invente du même geste le réveil-matin et l’autodiscipline temporelle. Comme des moines bien disciplinés, nous réglons, chaque soir, notre réveil avant d’aller dormir. Nous obéissons à la sonnerie, et nous nous levons en même temps que des dizaines de milliers de personnes. La diffusion des horloges a favorisé l’émergence de la notion d’horaire, de retard, d’emploi du temps. Ces notions contribuent à la naissance d’une société disciplinaire, comme l’analyse Michel Foucault: une société dans laquelle le pouvoir découpe le temps pour mieux contrôler les corps et les vies. Décidément, Frère Jacques aurait mieux fait de se rendormir: on ferait tous et toutes de belles grasses mat’, personne n’arriverait jamais en retard, on ne serait pas angoissés par l’idée de perdre son temps.
Quand on vous dit que c’est la faute des moines…

C’est sans doute le lion le plus connu d’Hollywood. Voici le moment où le célèbre lion qui rugit au début des plus grands films américains a été enregistré pour la première fois en 1929. Mais c’est en 1957 que le fameux lion Léo sera retenu pour tous les prochains films de MGM.

Tel Aviv-Jaffa, première ville dans le monde à bâtir des «routes intelligentes» ?

La ville lance un projet-pilote futuriste dans lequel les bornes de recharge disparaîtront – un bus sera alimenté en électricité depuis un réseau souterrain et en se déplaçant 

Par SUE SURKES

Photo d’illustration : Un bus électrique circule sur une route intelligente d’Electreon, en se rechargeant en se déplaçant (Capture d’écran : ElectReon)

La municipalité de Tel Aviv-Jaffa a annoncé lundi qu’elle était sur le point de devenir la première ville, dans le monde, à développer des routes « intelligentes » qui pourront recharger les véhicules électriques en énergie alors qu’elles circulent – un projet-pilote qui servira d’essai pour un système de transport public électrique.

Cette initiative de Tel Aviv, la première en son genre, qui doit commencer d’ici deux mois, prévoit la mise en place d’un tronçon de recharge de 600 mètres qui sera construit sous l’itinéraire suivi par le bus – d’environ deux kilomètres – reliant la gare de l’université de Tel Aviv et le Terminal Klatzkin, à Ramat Aviv. C’est un bus électrique, doté d’une batterie spéciale, qui pourra ainsi être alimenté en énergie, a fait savoir la ville.

Cette technologie a été développée par une compagnie israélienne, ElectReon, dont le siège se trouve au moshav de Beit Yannai, dans le nord du pays.

En Suède, ElectReon a d’ores et déjà installé un tronçon électrique de 1,6 kilomètre qui est utilisé par un bus et par un fourgon sur un parcours situé entre l’aéroport et le centre-ville de Visby, sur l’île de Gotland – soit une distance de 4,1 kilomètres.

A la fin de l’année, la firme devrait également mettre en place le premier système électrique routier sans fil en Allemagne, à Karlsruhe, dans le sud-ouest du pays

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La pose des câbles souterrains d’ElectReon sur une route existante qui permettra de recharger les véhicules électriques alors qu’ils se déplacent.

Si le projet-pilote de Tel Aviv réussit, d’autres routes seront équipées de cette technologie souterraine, ce qui fera de Tel Aviv-Jaffa la toute première ville dans le monde à utiliser largement ce système. La municipalité a dit examiner l’ajout d’autres formes de transports sur ces routes électriques, qu’il s’agisse de camions de livraison ou de véhicules privés et autonomes.

Visant à réduire la pollution de l’air, la route électrique se débarrasse ainsi de la nécessité de se doter de bornes de recharge. Selon le site internet d’ElectReon, un système de bobines en cuivre est installé sous l’asphalte pour transférer l’énergie du réseau électrique à la route et pour gérer le contact avec les véhicules qui s’approchent. Des récepteurs sont installés dans le véhicule, sur le sol, pour transmettre l’énergie directement au moteur et à la batterie. La communication avec toutes les unités de gestion et avec tous les véhicules répertoriés s’effectue via la technologie du cloud.

Le système permet également de placer des batteries plus petites sur les bus électriques, laissant ainsi davantage d’espace aux passagers, et il a l’avantage d’utiliser les routes existantes et de gagner du temps, les véhicules n’ayant plus besoin de s’arrêter pour une recharge ou pour faire le plein.

« La construction de routes électriques à Tel Aviv-Jaffa aura un impact majeur », a noté un communiqué municipal, « depuis l’amélioration de la qualité de l’air au profit des résidents et des visiteurs, jusqu’à la présentation au monde d’une solution avancée de transport qui permettra à l’Etat d’Israël de devenir leader global dans le secteur ».

Ron Huldai, maire de Tel Aviv-Jaffa, a dit que « nous oeuvrons en permanence à réduire la pollution de l’air dans la ville et notre plan stratégique d’action pour nous préparer au changement climatique a placé la lutte contre la pollution à la tête des priorités de notre agenda environnemental. Si ce plan réussit, nous évaluerons – en concertation avec le ministère des Transports – son extension à d’autres secteurs de la ville ».

Oren Ezer, directeur-général et co-fondateur d’ElectReon, a confié que « c’est une avancée très importante dans la mise en oeuvre de la technologie routière électrique et nous sommes très heureux de voir que la première route publique électrifiée sera établie à Tel Aviv – leader global dans le secteur de l’innovation et du transport intelligent ».

Les câbles souterrains d’ElectReon sont invisibles sous l’asphalte

Dans une autre tentative visant à faire baisser la pollution de l’air, Huldai et la ministre de la Protection environnementale, Gila Gamliel, ont convenu de transformer la ville en Zone d’émissions faibles.

Au cours d’une première phase et selon les estimations, 40 000 véhicules diesel (non-privés) seront interdits de circulation à moins d’être dotés de filtres dont le ministère de l’Environnement subventionnera l’installation, avait indiqué un communiqué émis à ce moment-là.

Plus tard, les restrictions seront renforcées dans différents secteurs de la ville pour permettre de conserver à l’écart, à ces endroits-là, près de deux millions de véhicules qui ne répondent pas aux normes européennes sur la pollution. Londres a d’ores et déjà mis en place un tel système.

Dans une troisième phase plus lointaine, certains secteurs n’accueilleront que les véhicules électriques.

Les transports utilisant les énergies fossiles sont considérés comme une cause majeure de changement climatique.

La ministre de l’Environnement présente l’avenir du recyclage des bouteilles

Gila Gamliel, qui dit vouloir satisfaire tout le monde, a montré à la Knesset un clip d’une machine qui comprime bouteilles et boîtes de conserve et émet un bon de remboursement

Un homme introduit des canettes et des bouteilles usagées dans une machine de compression automatisée qui délivre un bon de restitution des consignes versées à l'avance. (Capture d'écran Tomra Group)

Un homme introduit des canettes et des bouteilles usagées dans une machine de compression automatisée qui délivre un bon de restitution des consignes versées à l’avance. (Capture d’écran Tomra Group)

La ministre de la Protection de l’environnement, Gila Gamliel, a fait ce lundi quelque chose d’inhabituelle pour un ministre – elle a participé à une réunion de deux heures d’une commission de la Knesset.

La réunion visait à déterminer la meilleure façon de garantir des taux de recyclage plus élevés pour les grandes bouteilles en plastique. L’un des points forts a été la diffusion d’une vidéo qu’elle a présentée concernant le type de machine qui pourrait à l’avenir équiper les supermarchés israéliens.

Ce qu’on appelle le « distributeur automatique inversé » – dans ce cas, développé par une société norvégienne, Tomra – ressemble à une machine à laver industrielle.

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On peut introduire plus de 100 canettes ou bouteilles en plastique vides dans l’ouverture en une seule fois, sans avoir à les introduire une par une, et la machine calcule le nombre d’articles introduits et émet un bon qui rembourse la consigne versée lors de l’achat des boissons.

Introduction de canettes et de bouteilles usagées dans une machine de compression automatique qui délivre un bon de restitution des consignes versées à l’avance. (Capture d’écran : Tomra Group)

Israël, comme la plupart des pays du monde, nage dans des bouteilles en plastique à usage unique, qui jonchent les espaces publics tels que les parcs, les réserves naturelles, les plages, les rivières et la mer.

Depuis 2001, lorsque le gouvernement a adopté la loi sur la consigne des récipients à boisson, une somme de 30 agorot NIS remboursable a été ajoutée au prix de toutes les canettes de boissons et des bouteilles en verre et en plastique contenant de 100 millilitres à 1,5 litre de boisson, afin d’encourager le recyclage

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Des bouteilles en plastique et d’autres déchets dans le réservoir d’eau de Beit Zait près de Jérusalem, le 1er mars 2019. (Hadas Parush/Flash90)

Mais les grandes bouteilles ont été exclues, en grande partie grâce à la pression exercée par les groupes et les fabricants ultra-orthodoxes.

En décembre 2019, en réponse à une requête déposée par Adam Teva V’Din, la Cour suprême a donné jusqu’en juin 2020 au prédécesseur de Gamliel, le ministre Zeev Elkin, pour expliquer pourquoi la loi sur la consigne ne devrait pas s’appliquer aux bouteilles de plus de 1,5 litre.

Le dernier délai de la Cour suprême, après d’autres reports, est mercredi, mais Mme Gamliel a demandé que ce délai soit également repoussé.

Gila Gamliel, ministre de la Protection de l’environnement, assiste à un débat de la commission économique de la Knesset sur la consigne des bouteilles, le 14 septembre 2020. (Ministère de la Protection de l’environnement)

Elle a déclaré à la commission économique de la Knesset qu’il y avait de nombreuses options pour traiter le problème, qu’il y avait des désaccords même au sein de son ministère et entre les différentes autorités locales sur la meilleure façon de procéder, et qu’il lui fallait encore un mois pour parvenir à une décision qui, elle l’espère, sera acceptable pour toutes les parties.

Les fabricants de boissons, ainsi que deux des trois sociétés de collecte créées par l’industrie, le Center for Local Government et les députés représentant à la fois les Arabes et les Juifs ultra-orthodoxes, se sont tous prononcés contre l’extension de la loi sur la consigne aux grandes bouteilles, arguant que la clé d’un recyclage accru était de rendre les bacs de collecte de bouteilles aussi accessibles que possible au public et d’encourager les citoyens à recycler à l’aide de campagnes éducatives.

Les fabricants ont fait valoir que le coût « injuste » d’une loi de consigne élargie, qu’ils ont estimé entre 300 et 500 millions de NIS, serait répercuté sur le consommateur sous la forme d’une hausse des prix des boissons en canettes et en bouteilles.

Ils ont plutôt préconisé un programme volontaire pour atteindre 73 % de collecte des grandes bouteilles sur cinq ans (en disant que la collecte s’élevait aujourd’hui à environ 60 %), pour un coût total de 150 millions de NIS. Ils ont insisté pour que les plus grandes bouteilles soient incluses dans la loi couvrant le recyclage des conteneurs, qui sont collectés dans des bacs oranges distincts, s’engageant à investir 25 millions NIS supplémentaires dans les infrastructures afin de garantir que les bacs oranges soient toujours vidés lorsqu’ils sont pleins.

Bouteilles de 1,5 litre sur une ligne de production de l’usine de la société à Atarot, près de Jérusalem, le 22 janvier 2015. (Yonatan Sindel/Flash90)

Les groupes environnementaux, le collectif des 15 collectivités locales les plus importantes, l’une des trois sociétés de collecte de bouteilles et de canettes (Asufta), le chef de la commission des affaires intérieures et de la protection de l’environnement de la Knesset, le député Miki Haimovich, et la députée Tamar Zandberg ont plaidé en faveur d’un élargissement de la loi sur la consigne.

Amiad Lapidot, responsable du sujet de l’élimination des déchets à Adam Teva V’Din, a affirmé que la collecte volontaire des grandes bouteilles avait à peine atteint 35 % ces dernières années. L’élargissement de la loi sur la consigne permettrait au public, en particulier aux familles les plus pauvres, d’économiser 90 millions de NIS chaque année, a-t-il déclaré.

Aujourd’hui, le public paie via des canaux tels que les taxes foncières pour la collecte des bouteilles. La loi sur la consigne transférerait les coûts aux fabricants, conformément au principe du pollueur-payeur. Elle rendrait les entreprises responsables de l’élimination de ce qu’elles créent.

Estimant que 3 000 machines de collecte automatisées seraient nécessaires, Doron Lavee, du cabinet de conseil politique Pareto, que le ministère de la Protection de l’environnement a chargé d’effectuer une analyse économique d’une extension de la loi sur la consigne, a déclaré que les machines de compression automatisées réduiraient de 30 fois le volume de chaque boîte ou bouteille, diminueraient de cinq fois le volume des bouteilles que les grands distributeurs traitent à la main et réduiraient de moitié leurs coûts opérationnels.

Alan Turing, père de l’informatique

Par Alexander Hammond.

WAN Link Sniper: Alan Turing 1912-1954 | Alan turing, Computer history,  History

Alan Turing, est un mathématicien, informaticien et cryptologue anglais célèbre pour ses contributions au domaine de l’informatique et pour avoir développé une machine qui a cassé le code Enigma des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

La machine Enigma était un appareil de chiffrement que les nazis ont beaucoup utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale pour envoyer des messages de façon sécurisée.

Les travaux d’Alan Turing, qui ont mené à la création d’une machine capable de casser les messages codés des Allemands, ont conféré aux forces alliées un avantage énorme. Des historiens ont estimé que grâce à cela, la Seconde Guerre mondiale a été raccourcie d’au moins deux ou trois ans. En abrégeant la guerre, les travaux de Turing ont probablement sauvé des millions de vies.

Alan Turing est né le 23 juin 1912 à Londres. Très jeune, il fait preuve d’une grande intelligence. Après son inscription à la Sherborne School à l’âge de 13 ans, il se prend de passion pour les mathématiques et la science. En 1931, il est admis à l’université de Cambridge et trois ans plus tard obtient son diplôme de mathématiques avec mention très bien.

L’université de Cambridge est tellement impressionnée par son travail qu’il est élu membre du King’s College. Il a tout juste 22 ans.

En 1936, il publie un article précurseur intitulé « On Computable Numbers, with an Application to the Entscheidungsproblem » (problème de décision). Il y présente l’idée d’une machine universelle, baptisée par la suite machine de Turing, capable d’effectuer des calculs complexes.

Beaucoup considèrent son article comme fondamental dans le domaine de l’informatique et de l’intelligence artificielle car il préfigurait comment un calculateur numérique moderne pouvait fonctionner.

La même année, il part pour le New Jersey pour préparer un doctorat en mathématiques à l’université de Princeton. Il l’obtient en à peine deux ans et  retourne à Cambridge en 1938.blob:https://www.geraldineclaise.fr/d9bc01a8-0215-415b-adf0-0684bf712801

Quelques mois plus tard, on lui demande de rejoindre la Government Code and Cypher School (GCCS) – une organisation britannique dédiée au déchiffrage de code.

Quand la guerre éclate en septembre 1939, il s’installe au siège de la GCCS à Bletchley Park, dans le Buckinghamshire.

ALAN TURING

Quelques semaines avant que la Grande-Bretagne ne déclare la guerre à l’Allemagne, l’État polonais lui fournit les détails sur ce qui avait été accompli pour décrypter la machine Enigma des Allemands.

Alors que les services secrets polonais avaient rencontré quelque succès pour casser le code Enigma au début de la guerre, les Nazis ont amélioré la sécurité de la machine et se sont mis à en modifier le cryptage quotidiennement. Turing et son équipe n’avaient donc que 24 heures pour casser ce code et traduire le contenu des messages avant que le cryptage ne soit à nouveau changé.

Turing a joué un rôle essentiel dans la création d’une machine baptisée la Bombe (NdT : en français dans le texte). Elle a permis de réduire fortement les efforts nécessaires pour décrypter le code Enigma ; et vers la mi-1940, les communications de la Luftwaffe étaient lues à Bletchley Park.

Une fois déchiffrés les échanges de l’armée de l’air allemande, il s’attaque à ceux de la marine, beaucoup plus complexes. Cette tâche était de la plus haute importance car les sous-marins allemands coulaient beaucoup de cargos transportant de l’approvisionnement essentiel d’Amérique du Nord à la Grande-Bretagne.

Tant de navires de ravitaillement avaient été détruits que les analystes de Churchill avaient calculé que la Grande-Bretagne n’allait pas tarder à mourir de faim.

Fort heureusement, en 1941, Turing déchiffre lui-même l’autre forme de code Enigma utilisée par les sous-marins allemands. Ceux-ci révélant leur position via leurs communications les uns avec les autres, les cargos alliés de la « meute de loups » pouvaient être détournés des sous-marins nazis.

Après la guerre, Churchill a admis : « La seule chose qui m’ait jamais vraiment effrayé pendant la guerre était le danger posé par les sous-marins. »

Beaucoup d’historiens s’accordent à dire que si Turing n’avait pas décrypté le code Enigma de la marine allemande, l’invasion alliée en Europe, c’est-à-dire le débarquement du jour J, aurait probablement été différée au moins d’une année. Tout retard dans l’invasion de l’Europe continentale aurait permis aux Allemands de renforcer leurs défenses côtières et aurait rallongé le temps mis par les Alliés pour atteindre Berlin.

Après la guerre, en 1945, Turing a été décoré de l’OBE (Order of the British Empire) pour ses services rendus au pays puis il est parti pour Londres afin de travailler pour le National Physical Laboratory.

Pendant son séjour, il a dirigé les travaux de conception de l’Automatic Computing Engine, le tout premier ordinateur à programme enregistré. Bien que la version complète de la machine de Turing n’ait jamais été construite, l’adaptation qui en a été faite a influencé de façon significative la conception du DUECE de English Electric DUECE et du Bendix G-15 américain — les tout premiers ordinateurs personnels.

En 1952, il est poursuivi pour homosexualité, après que la police découvre qu’il avait eu une relation sexuelle avec un homme. Pour éviter la prison, il accepte de se soumettre à une castration chimique par une série d’injections d’œstrogènes de synthèse.

Du fait de sa condamnation, son habilitation de sécurité est révoquée et il lui est interdit de poursuivre ses travaux de cryptographie à la GCCS, devenue Government Communications Headquarters (GCHQ) en 1946.

Désespéré d’être écarté du domaine qu’il a révolutionné, il se suicide en 1954, à 41 ans.

L’immense héritage de sa vie n’est totalement apparu qu’à partir des années 1970 quand les travaux secrets de Bletchley Park ont été déclassifiés.

Son impact sur l’informatique est célébré tous les ans par le « Turing Award », la plus haute distinction dans ce domaine. En 1999, Time magazine l’a désigné comme l’une des « 100 plus importantes personnes du XXe siècle ».

En décembre 2013, la reine Elizabeth II l’a formellement réhabilité. En janvier 2017, l’État britannique a promulgué une Loi Turing qui, de façon posthume, réhabilitait des milliers d’homosexuels et bisexuels condamnés par la loi.

On considère souvent Turing comme le père de l’informatique pour son œuvre de conceptualisation du premier ordinateur personnel. Si cela ne suffisait pas, on estime que sa contribution au décryptage du code Enigma des Allemands à Bletchley Park a permis d’abréger la Seconde Guerre mondiale de plusieurs années, ce qui a sauvé des millions de vies.


Au Moyen-Orient et en Afrique du nord, la technologie façonne le futur de l’agriculture

euronews

Nous verrons comment les Émirats arabes unis développent des alternatives locales aux aliments importés, et comment la Tunisie s’appuie sur la technologie pour aider les agriculteurs à accroître et à rendre plus durables leurs exploitations.

Aux Émirats arabes unis (EAU), la sécurité alimentaire est une priorité nationale, puisque le pays est presque entièrement dépendant de ses importations de nourriture. En perturbant les chaînes d’approvisionnement, la pandémie de Covid-19 a ravivé les inquiétudes, et engendré un nouveau débat sur la meilleure manière de favoriser l’agriculture locale et d’encourager l’innovation agricole. 

En raison des fortes chaleurs en été, de la faible pluviométrie et des sols principalement désertiques, les activités agricoles des EAU ont toujours été limitées à de petites zones. Mais cela pourrait bientôt changer.

Un sol artificiel pour cultiver des céréales aux EAUL‘Université Khalifa d’Abu Dhabi est en train de développer un « sol artificiel« , pour y planter des cultures et de la végétation. Par sa texture, sa porosité et sa fertilité, ce sol ressemble à la terre de Thaïlande ou d’Ukraine. S’il est agréé, il pourrait bouleverser le secteur florissant de l’agriculture locale aux Émirats arabes unis.Le climat des EAU étant toutefois très différent de ces régions du monde, les agriculteurs devront accorder une attention particulière au sol artificiel, comme l’explique le Dr. Saeed Al Khazraji, professeur à l’Université de Khalifa, et qui a contribué à lancer le projet de sol artificiel dans la capitale.EuronewsDes plantes cultivées dans le sol artificiel, à l’université de Khalifa.Euronews »Les agriculteurs doivent être conscients que toutes les cultures ont besoin d’être traitées d’une manière spécifique pour leur permettre de maximiser leur rendement. Par exemple, si vous voulez faire pousser une plante difficile à cultiver aux Émirats arabes unis, vous devrez peut-être utiliser une serre en même temps que le sol que nous fabriquons. Le sol lui-même est constitué de 80 à 90% de sable du désert. Et le reste est l’élément clé qui nous permet d’avoir des caractéristiques personnalisables.

Euronews

« D’après le Dr. Saeed Al Khazraji, cette innovation pourrait aider les agriculteurs du pays à cultiver des céréales très gourmandes en eau : « Il y a beaucoup de cultures qui sont difficiles à faire pousser aux Émirats arabes unis, des produits qui servent à nourrir les gens, comme le riz ou le blé. Le sol que nous avons développé nous permet de mieux gérer l’eau nécessaire pour faire pousser ce type de culture, car il nous permet d’avoir une meilleure rétention d’eau que le sol typique des Émirats.« Sharjah, foyer d’innovation agricoleLe riz est un aliment de base vital dans le pays. Le ministère du Changement climatique et de l’Environnement a donc récemment annoncé un projet de recherche commun avec la République de Corée, pour cultiver du riz dans le désert. Il s’agit de la première initiative du genre dans la région.Les résultats préliminaires ont été positifs. Pour le ministre de l’Environnement, si ce projet révolutionnaire réussit à grande échelle, il pourrait façonner le futur de l’agriculture.L’initiative a été lancée à Sharjah, un foyer d’innovation agricole qui abrite également le Parc d’innovation et de recherche technologique (SRTI Park). Ce lieu soutient les agriculteurs et exploite les nouvelles technologies pour produire des aliments locaux durables, tout au long de l’année.Le parc comprend notamment une ferme de 150 mètres carrés et un agro-tunnel Merlin, capable de produire mensuellement une tonne de fruit et de légumes biologiques, irrigués par de l’eau de mer dessalée à l’énergie solaire. Le PDG de SRTI ¨Park, Hussain Al Mahmoudi, estime qu’environ 30% de la nourriture des Émirats arabes unis sera produite localement, dans les cinq prochaines années. Nous l’avons interviewé pour en savoir plus.EuronewsHussain Al Mahmoudi, PDG de SRI ParkEuronewsRebecca McLaughlin-Eastham, Euronews : L’agrotechnologie aide des pays à travers le monde à devenir plus autosuffisants en terme d’alimentation durable, qu’il s’agisse d’hydroponie, d’aquaponie ou d’agriculture verticale. Votre parc intègre toutes ces innovations. Laquelle a le plus grand impact actuellement ?Hussain Al Mahmoudi, PDG de SRTI Park : Depuis la création du parc, nous avons commencé à promouvoir la technologie hydroponique, aquaponique et l’agriculture sous tunnel. Ces technologies ont toutes décollé. Aujourd’hui, nous voyons de grandes exploitations agricoles aux Émirats arabes unis utiliser l’hydroponie et l’aquaponie, et d’autres types de technologies. En ce moment par exemple, nous utilisons l’intelligence artificielle pour étudier le fonctionnement de l’aquaponie par rapport à la nourriture et aux poissons, et la façon dont ces derniers se déplacent et la quantité de nourriture qu’ils consomment. Parlez-moi de la viabilité économique de la production alimentaire de masse aux Émirats. Comment les coûts de production et de récolte, par exemple, peuvent-ils être réduits pour que ces efforts en valent vraiment la peine ?Je pense que c’est réalisable, car les EAU disposent d’une grande quantité de terres. Beaucoup d’agriculteurs des EAU, en particulier les agriculteurs nationaux, obtiennent des terres gratuitement, et on peut ajouter à cela le coût relativement faible des activités commerciales, par rapport à d’autres régions du monde. Et aussi les fantastiques infrastructures dont nous disposons ici en termes de ports et d’aéroports, de stockage et autre. Les Émirats font partie des principaux pays importateurs de riz. Le riz cultivé à Sharjah pourrait-il changer la donne pour l’industrie alimentaire ?Je pense que nous pouvons jouer un rôle stratégique en cultivant du riz et en utilisant nos terres. Nous avons les infrastructures et les institutions nécessaires pour devenir un réel acteur régional dans la production de riz et pour assurer les éléments de sécurité alimentaire. Ce type de projet produit également de nouvelles opportunités commerciales.Nous avons les infrastructures et les institutions nécessaires pour devenir un réel acteur régional dans la production de riz et pour assurer les éléments de sécurité alimentaire. Ce type de projet produit également de nouvelles opportunités commerciales.Hussain Al Mahmoudi PDG de SRTI ParkEn Tunisie, « Smartbee » vole au secours des abeillesLe réchauffement climatique a un impact considérable sur l’agriculture des pays d’Afrique du Nord. Selon rapport publié en 2016 par la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la sécheresse pourrait faire baisser de 30% les ressources en eau de la Tunisie, au cours des dix prochaines années.La FAO prévoit également un déclin important de la végétation, ce qui pourrait mettre en danger la vie des insectes pollinisateurs, notamment les abeilles. Pour tenter de relever ces défis, la Tunisie encourage la création d’entreprises spécialisées dans l’agrotechnologie.En 2016, Khaled Bouchoucha, un ingénieur de 36 ans, a créé un appareil électronique appelé « Smartbee », qui surveille et protège les abeilles au quotidien. « L’idée de construire un appareil technologique pour les abeilles m’est venue en 2011. Mon père est apiculteur, et cet hiver-là, nous avions perdu beaucoup d’abeilles. C’était à cause du niveau élevé d’humidité, donc j’ai eu l’idée de construire un système de ventilation pour la ruche« , indique le PDG de l’entreprise Iris Technologies. https://www.youtube.com/embed/C8LWhL3mvyMSelon l’Agence nationale pour la promotion des investissements agricoles, la Tunisie comptait en 2019 12 000 apiculteurs. Khaled Bouchoucha s’adresse à ceux qui possèdent au moins 50 ruches, soit près de 80% des apiculteurs du pays. Avec un capital de départ de 300 000 dollars seulement, il a réalisé plus de 50 000 dollars de ventes en 2019. Son invention a été un véritable succès. »La production de miel est bien meilleure qu’avant, plus organisée. Je n’avais aucune idée de la quantité de miel que les abeilles pouvaient produire, mais avec cet appareil, c’est beaucoup plus simple« , raconte l’apiculteur Walid Alhamdi.Réduire de moitié la consommation d’eau sur les exploitationsComme les abeilles, l’eau est indispensable aux plantes. En 2018, un rapport de la Banque mondiale indiquait qu’en Afrique du Nord, plus de la moitié de la consommation d’eau dépasse la quantité naturellement disponible. « Aujourd’hui, l’eau est un problème pour nous, les agriculteurs, en Tunisie. Elle devient plus rare, et la qualité et la quantité de l’eau diminuent« , témoigne ainsi l’agriculteur Mahmoud Bouassida. Yasser Bououd, ingénieur de 40 ans, a trouvé un moyen de réduire la consommation d’eau des exploitations agricoles, grâce à un logiciel relié à des capteurs électroniques plantés dans le sol et associés à des pompes à eau. Et pour faciliter l’utilisation, les agriculteurs peuvent accéder à distance à cette technologie via leur téléphone. Il a fallu à M. Bououd quatre ans et 150 000 dollars pour créer son entreprise Ezzayra Solutions, qui est utilisée aujourd’hui dans 100 exploitations. »Le système IGS aide les agriculteurs à contrôler leur irrigation, grâce à des méthodes scientifiques. Cela les aide à préserver les ressources hydrauliques. Dans certains fermes, nous avons réussi à réduire de moitié la consommation d’eau« , indique Yasser Bououd, PDG d’Ezzayra Solutions.https://www.youtube.com/embed/El_vkFJpQjQLe gouvernement tunisien soutient financièrement l’entreprise de Yasser Bououd depuis 2015, de même que 12 autres startups, comme l’explique Faycal Ben Jaddi, directeur de l’Institut national d’agronomie de Tunisie : « De notre point de vue, nous avons encouragé le développement non seulement de start-ups mais aussi de jeunes ingénieurs qui cherchent à lancer leur propre projet.« Le gouvernement tunisien espère que dans les années à venir, davantage d’innovateurs se mettront en avant, pour aider le pays et son secteur agricole à surmonter les défis environnementaux et à continuer à contribuer de manière importante au PIB national

Les AMF sont capables de libérer ou d'absorber de la chaleur pendant leur changement d'état. | Scott Rodgerson via Unsplash
Les AMF sont capables de libérer ou d’absorber de la chaleur pendant leur changement d’état. 

Les alliages à mémoire de forme refroidiront le monde de demain

Les climatiseurs et réfrigérateurs du futur seront faits de ces matériaux aux propriétés uniques.

Les frigos et les clims sont une plaie pour la planète. Les gaz réfrigérants qu’ils utilisent, notamment les hydrofluorocarbures, génèrent un important effet de serre, jusqu’à 15.000 fois plus puissant que celui du dioxyde de carbone. Les seules fuites des équipements en fonctionnement représentent l’équivalent de 1 milliard de tonnes de CO2 émises par an.

Alors que les besoins en réfrigération s’accroissent et que l’usage de ces gaz est de plus en plus régulé, les équipes de recherche se tournent vers d’autres solutions moins coûteuses pour l’environnement.

L’une d’entre elles repose sur les alliages à mémoire de forme (AMF), des matériaux extraordinaires capables de garder en mémoire leur forme initiale et de la retrouver même après avoir été étirés, tordus, pressés ou chauffés.

Les scientifiques veulent exploiter les AMF pour leurs propriétés élastocaloriques, soit leur faculté à changer de température sous l’effet de contraintes.

En l’occurrence, les alliages à mémoire de forme libèrent de la chaleur lorsqu’on les étire, tandis qu’ils se refroidissent en reprenant leur configuration d’origine. L’idée est d’utiliser ces capacités en les adaptant à nos appareils ménagers et dispositifs de climatisation.

Plus ou moins 40°C

La recherche s’attache désormais à repérer les matières variant le plus de température au cours de leur changement d’état: ce seront les plus efficaces dans un dispositif de refroidissement, relève Wired.

Pour l’heure, certains alliages semblent prendre l’ascendant sur d’autres. Un changement de 25°C a été observé dans des fils de nickel-titane, et des chercheurs de l’université des sciences et des technologies de Pékin ont découvert en 2019 un nouvel AMF révolutionnaire, composé de nickel-manganèse-titane, dont la température fluctue de 31,5°C.

Ces matériaux ne sont néanmoins pas parfaits: à force d’être étirés, ils fatiguent. Au bout d’un certain moment, ils ne sont plus utilisables.À lire aussiTrois innovations ingénieuses pour rafraîchir les bâtiments sans réchauffer la planète

Le néopentylglycol, lui, semble tenir la cadence quand on le triture de nombreuses fois. Constitué de petites molécules quasi sphériques, il pourrait atteindre une variation de 40°C et aurait une puissance de refroidissement équivalente à celle de l’hydrofluorocarbone

Mais la matière a également son petit défaut. Pour libérer ou absorber la chaleur souhaitée, elle a besoin d’une pression énorme. Les scientifiques n’ont pas fini de se creuser la tête.

La façade des tours Al Bahar à Abu Dhabi, dont les panneaux se meuvent en fonction du soleil. | Tile Select
La façade des tours Al Bahar à Abu Dhabi, dont les panneaux se meuvent en fonction du soleil. | Tile Select

Trois innovations ingénieuses pour rafraîchir les bâtiments sans réchauffer la planète

Des solutions qui se passent de climatisation pour un bénéfice énorme en matière d’environnement.

Céline Deluzarche

L’air conditionné dans les bâtiments représente aujourd’hui 10% de la consommation électrique mondiale, selon l’Agence internationale de l’énergie. Avec le changement climatique et la hausse du niveau de vie, le nombre de climatiseurs devrait tripler d’ici à 2050, avec un appareil vendu toutes les 30 secondes.

L’air conditionné deviendra ainsi la seconde source de consommation électrique derrière l’industrie, met en garde l’organisation. Heureusement, de nombreuses technologies et méthodes architecturales sont déjà en œuvre pour rendre nos maisons «passives» et plus résiliantes à la chaleur. Celles en développement sont encore plus prometteuses.

Une peinture ultra réfléchissante

On sait déjà que peindre les maisons en blanc contribue à abaisser la température intérieure. «Lorsque vous portez un t-shirt blanc, vous avez moins chaud qu’avec le même en noir car le blanc absorbe moins la chaleur. C’est la même chose avec les bâtiments», atteste Aaswath Raman, professeur assistant à l’université de Californie à Los Angeles.

Mais il est possible d’aller encore plus loin. Alors que la peinture blanche classique réfléchit environ 85% du rayonnement solaire, il est possible de rejeter jusqu’à 98% des radiations grâce à une peinture spéciale concoctée par le chercheur.

La plupart des peintures blanches contiennent du dioxyde de titane, un pigment qui réfléchit les rayons du soleil dans le spectre visible mais absorbe les rayons UV. Une caractéristique efficace dans les crèmes solaires afin de limiter les effets nocifs du soleil mais beaucoup moins pour les peintures destinées aux bâtiments.

L’équipe de recherche a donc remplacé le dioxyde de titane par de la barytine, un minéral utilisé notamment comme pigment blanc dans l’industrie (blanc de Comines). Elle a également ajouté du polytetrafluoroéthylene, plus connu sous le nom de Teflon, qui présente une excellente stabilité aux UV.

Elle a enfin diminué le nombre de liaisons entre les polymères, qui ont tendance à absorber la chaleur. Cette peinture pourrait contribuer non seulement à réduire la facture énergétique de la climatisation mais aussi à atténuer l’effet «îlot de chaleur» dans les grandes villes l’été, assure Aaswath Raman. Reste à prévoir les lunettes de soleil pour les habitant·es.

La peinture (appliquée sur les rectangles E1 et E3) absorbe beaucoup moins de chaleur qu’une peinture blanche classique.

Une fenêtre remplie d’eau

L’eau ne sert pas sans raison de liquide refroidissant dans les centrales nucléaires: elle agit comme un isolant thermique redoutablement efficace. Sa transparence laisse en outre passer la lumière du soleil.

C’est avec ces deux idées en tête qu’une équipe de recherche de l’université de Loughborough au Royaume-Uni a inventé une fenêtre «rafraichissante» munie d’une double paroi remplie d’eau. Les fenêtres constituent en effet le maillon faible du l’isolation thermique en été: comme la plupart des matériaux transparents, le verre produit un effet de serre en piégeant le rayonnement infrarouge à l’intérieur de la pièce.À lire aussiComment rafraîchir une ville sans réchauffer la planète?

Avec la fenêtre mise au point par Matyas Gutai et son équipe à Loughborough, la mince couche d’eau absorbe la chaleur du soleil et la chaleur intérieure avant d’être évacuée via des tuyaux dans le mur et remplacée par de l’eau fraîche.

L’eau chaude, stockée dans un réservoir, peut ensuite être mise à profit pour chauffer le bâtiment lorsqu’il fait plus froid, ou pour la douche et le bain. Le système de pompage recquiert certes un peu d’électricité, mais d’après les calculs des membres de léquipe de recherche, l’économie peut s’élever jusqu’à 72% d’énergie par rapport à un double vitrage, et 61% par rapport à un triple vitrage.

La fenêtre offre aussi une excellente protection acoustique contre le bruit. Après avoir construit deux maisons pour tester ce système, les personnes à l’origine de cette innovation espèrent désormais un développement commercial rapide.

Prototype de fenêtre à eau. | Université de Loughborough

Une façade origami

À Paris, le siège social de la banque Barclays présente une curieuse façade dotée de triangles en forme de «livre ouvert», conçus pour minimiser la pénétration du soleil.

Ces panneaux composites, fabriqués avec un film de marbre intercalé dans un double feuilleté de verre, «tamisent la lumière naturelle pour créer une ambiance intérieure douce» et confère un aspect esthétique à la façade, explique le cabinet d’architecture Manuelle Gautrand, à l’origine du projet.

C’est d’une même inspiration que sont nées les tours jumelles Al Bahr Towers à Abu Dhabi. Hautes de 145 mètres et comprenant vingt-neuf étages, ces dernières sont munies d’une «double peau» rappelant le tronc d’un palmier ou les écailles d’un ananas.À lire aussiComment Tokyo comptait sauver ses JO de la canicule

Cette structure dynamique est composée de panneaux se pliant et se dépliant au gré de la position du soleil au fil de la journée, afin de modifier l’incidence de la lumière entrante.

Entièrement contrôlé par ordinateur, ce système permet de réduire de 50% à 60% la dépense énergétique liée à la climatisation, soit l’équivalent de 750 tonnes d’émissions de CO2 évitées par an, d’après le concepteur Aedes Architects.

Les tours Al Bahar à Abu Dhabi.

Paradoxalement, cette «seconde peau» accroît la luminosité à l’intérieur du bâtiment car il fait appel à du verre moins teinté pour les fenêtres.

Vue aérienne, et édifiante, du système d'aération et de climatisation d'un gratte-ciel traditionnel. | Sergei Akulich via Unsplash
Vue aérienne, et édifiante, du système d’aération et de climatisation d’un gratte-ciel traditionnel. | Sergei Akulich via Unsplash

Comment rafraîchir une ville sans réchauffer la planète?

Sur le plan technologique, Singapour montre l’exemple.

Repéré par Ophélie Surcouf sur Bloomberg

Au cours des soixante dernières années, Singapour s’est en moyenne réchauffée deux fois plus vite que le reste du monde. D’ici à 2100, sa température quotidienne pourrait atteindre les 35 ou 37 degrés si les émissions de carbone continuent d’augmenter à la même vitesse.

Cela fait donc longtemps que la cité-État asiatique sait qu’elle va dépenser une quantité considérable d’énergie pour se refroidir. Et plutôt que de miser sur des unités individuelles de climatisation, catastrophiques pour l’environnement, la ville a fait construire un immense réseau de refroidissement en son cœur, sous le quartier de Marina Bay. C’est le plus grand au monde selon son fabricant, le Singapore District Cooling, une branche du conglomérat SP Group.

Avant même de bâtir les grands buildings à l’architecture futuriste de l’hôtel Marina Bay Sands ou du jardin Garden by the Bay, cinq kilomètres de tuyaux isothermes ont été installés en souterrain.

Leur rôle: transporter de l’eau fraîche depuis l’usine centrale de refroidissement jusqu’aux vingt bâtiments qui quadrillent la zone. La température de l’eau est d’abord réglée à 4,5°C, puis elle est envoyée dans les unités d’air conditionné du quartier.

En réaction avec l’air chaud, la température de l’eau grimpe jusqu’à 13°C. Elle est ensuite renvoyée sous terre et refroidie à nouveau avant de retourner dans le circuit.

40% d’économies

Ce système centralisé permettrait d’économiser 40% de la consommation d’électricité de la ville selon le SP Group, soit l’équivalent d’une réduction des émissions de CO2 de 10.000 voitures. Il s’agirait de l’une des méthodes technologiques les plus efficaces pour limiter les dépenses énergétiques selon les scientifiques ayant, pour ce projet, exploré de nombreuses pistes comme des pompes à chaleur ou l’énergie solaire.

Au cours des vingt dernières années, la demande en énergie pour l’air conditionné a augmenté en moyenne de 13% tous les ans dans le monde, atteignant l’équivalent de la consommation britannique d’électricité.À lire aussiUn Géo Trouvetou britannique invente l’avenir de la réfrigération

Cette escalade est dominée par la Chine: pendant les jours les plus chauds de l’année, près de 50% de la demande d’électricité dans le pays est dédiée à alimenter l’air conditionné.

D’ici à 2050, des estimations de l’Agence internationale de l’énergie (IEA) prévoient que dix unités d’air conditionné seront vendues chaque seconde dans le monde, des chiffres qui feraient d’autant bondir les émissions de carbone. D’ici là, entre les habitations et les voitures équipées, un tiers de l’électricité consommée globalement pourrait être dédiée aux systèmes de refroidissement.

Un moteur à azote pourrait redonner un peu d'air frais à la planète. | Erin McKenna via Unsplash
Un moteur à azote pourrait redonner un peu d’air frais à la planète.

Un Géo Trouvetou britannique invente l’avenir de la réfrigération

Sa forme classique est une catastrophe pour l’environnement mais un ingénieur a peut-être une solution.

Repéré par Adrienne Rey sur Wired

Né en 1951, Peter Dearman est un véritable serial inventeur. Ce passionné d’ingénierie a déposé des brevets pour une clé à molette améliorée, un système d’eau chaude solaire et un réanimateur portable, toujours utilisé dans les ambulances.

Mais son opus majeur reste le «Nova», un moteur à azote liquide. À la différence des moteurs traditionnels, il ne fonctionne plus grâce à la chaleur mais grâce au froid. Écologique, il émet très peu de gaz à effet de serre (environ 40% de moins qu’un moteur diesel et jusqu’à 95% de moins si l’on utilise une énergie renouvelable pour le système de combustion).

En 2015, Dearman équipe l’unité de réfrigération d’un camion avec son moteur Nova. Les tests sont concluants. Un an plus tard, Sainsbury’s, seconde chaîne de supermarchés du Royaume-Uni, l’expérimente pour approvisionner ses magasins londoniens. En 2017, un camion refroidi par Dearman passe six mois à livrer des crèmes glacées Ben & Jerry’s (groupe Unilever) à travers les Pays-Bas, sans la moindre perte.

Avant de passer à l’échelle industrielle, l’invention de Dearman devra toutefois résoudre diverses problématiques: augmenter les cadences de fabrication, embaucher une force de vente, construire des unités de maintenance et développer une chaîne logistique pour les pièces de rechange.

En décembre 2019, l’investisseur Thomas Keller soutient le projet et se montre confiant. «Le moteur de Dearman devrait se retrouver dans les camions Unilever cette année», déclarait-il –avant l’impact du coronavirus.

Un défi planétaire

Si actuellement 3 millions de camions réfrigérés roulent à travers le monde, ils seront 17 millions d’ici 2025. Apparue au début des années 1940, la technique du refroidissement mécanique a transformé l’alimentation humaine, mais elle est aujourd’hui pointée du doigt pour sa contribution au dérèglement climatique.

Les fuites d’hydrofluorocarbones dues aux véhicules réfrigérés sont 100 fois plus toxiques pour l’environnement que le CO2. Un véritable fléau, car la réfrigération représente un sixième de la consommation mondiale d’électricité, et l’on prévoit son quadruplement au cours des sept prochaines années.

Pour relever ce défi, d’autres projets ont vu le jour. À Santa Barbara, l’entreprise Apeel a créé un emballage comestible ralentissant le métabolisme (et partant, le pourrissement) des fruits et des légumes.

Des ingénieurs australiens ont de leur côté trouvé une alternative à la pasteurisation grâce à un traitement à très haute pression du lait, qui permet de le conserver quatre fois plus longtemps.

La Suisse reste première du monde
dans l’innovation

L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle a classé la Suisse au premier rang mondial de l’innovation pour la dixième année consécutive

La Suisse reste première au monde en termes d’innovation, devant la Suède et les États-Unis. Le directeur général de l’OMPI à Genève, Francis Gurry, estime que le Covid pourrait confirmer un basculement vers l’Asie en fonction de la situation dans les prochains mois.

La Suisse arrive en tête de l’indice annuel de l’agence onusienne, qui porte sur des dizaines d’indicateurs et sur plus de 130 pays, pour la dixième année consécutive. Elle s’est notamment améliorée sur la question des brevets, relève l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI)

Seul pays en développement parmi les 30 premiers, la Chine reste parmi les 15 plus innovants. La Corée du Sud devient le second pays asiatique dans les dix meilleurs en rejoignant Singapour. Les pays de cette région sont ceux qui avancent le plus rapidement.

Effets du coronavirus

Cette poussée pourrait se confirmer avec les effets du coronavirus. «Tout dépendra de la situation dans les prochains mois», a affirmé à la presse le directeur général de l’OMPI. Plus largement, si la pandémie a étendu la collaboration scientifique, elle a en revanche interrompu de grands projets de recherche.

Auparavant, notamment en 2018, les dépenses injectées sur cette question par les différents acteurs augmentaient plus rapidement que le Produit intérieur (PIB) mondial. Le recours à la propriété intellectuelle atteignait des sommets, dit également l’OMPI. Mais le Covid devrait réaménager cette situation. Même s’il est «trop tôt» pour avoir des données, selon le directeur général.

Start-ups en difficulté

Les pouvoirs publics doivent «s’assurer que les plans de sauvetage» mettent l’accent sur l’innovation et la collaboration, estime Francis Gurry qui sera remplacé début octobre par le Singapourien Daren Tang à la tête de l’institution. Ce soutien sera «important» pour la branche de la santé mais il faut aussi, une fois la pandémie sous contrôle, que les investissements des gouvernements soient plus largement «maintenus ou augmentés» pour relancer la croissance économique, ajoute le directeur général.

Pour autant, outre la santé, il relève que le télétravail, l’éducation ou encore le commerce électronique ont été couronnés de succès en termes d’innovation ces derniers mois.

L’indice explore cette année notamment le financement et relève que les investissements à long terme sont largement en recul dans le nord du continent américain, en Asie et en Europe. Les start-ups, notamment dans les pays en développement, et les entreprises aux besoins de recherche importants devraient les plus affectées par la crise.

En revanche, la situation ne devrait pas être entièrement difficile parce que certaines sociétés technologiques «se portent plutôt bien», ajoute le chef économiste de l’OMPI. Il semblerait que des composantes observées avant la pandémie «s’accélèrent», a affirmé de son côté le directeur général.

Benjamin Rubin,
l’aiguille bifurquée contre la variole

Grâce en partie aux travaux de Benjamin Rubin, la variole, une maladie qui a hanté l’humanité pendant des millénaires a finalement disparu.

Voici le trente-deuxième épisode d’une série d’articles intitulée « Les Héros du progrès ». Cette rubrique est une courte présentation des héros qui ont apporté une contribution extraordinaire au bien-être de l’humanité.

Notre héros de la semaine est Benjamin Rubin, le microbiologiste américain qui a inventé l’aiguille bifurquée. Elle a été déterminante dans la campagne de 1980 de l’OMS qui a mené à l’éradication complète de la variole, la seule maladie infectieuse à pouvoir s’en prévaloir.

Au milieu des années 1970, cette aiguille a permis d’administrer plus de 200 millions de vaccins chaque année. On estime que grâce à elle, plus de cent millions de vies ont été sauvées et des centaines de millions de personnes n’ont pas contracté la variole.

Benjamin Rubin est né à New York le 27 septembre 1917. Enfant, il était fasciné par la science. En 1934, il s’inscrit au City College de New York pour étudier la biochimie. Il décroche son diplôme scientifique en 1937. En 1938, il obtient sa maîtrise en biologie à Virginia Tech.

Après avoir occupé différents postes de laboratoire, il s’installe à l’université de Yale en 1944 pour y travailler comme assistant de recherche et étudier en vue de son doctorat.

En 1947, l’université de Yale lui décerne son doctorat en microbiologie et il commence à travailler dans différents laboratoires et universités. En 1954, il devient professeur en santé publique et médecine préventive à l’université Baylor. En 1960, il occupe un poste aux laboratoires Wyeth en Pennsylvanie et c’est là qu’il élabore son invention qui allait changer le monde.

Dans les années 1960, la variole tuait plus de deux millions de personnes chaque année. Aucun remède n’existant, on ne pouvait pas traiter une personne atteinte de cette maladie. Avant l’aiguille bifurquée de Rubin, on utilisait, pour les campagnes de vaccination, un pistolet injecteur spécifique. Mais l’entretien de ces appareils était onéreux, il fallait une formation spéciale pour les utiliser et ils manquaient souvent de fiabilité. De ce fait, des centaines de millions de personnes, la plupart vivant dans dans zones pauvres et peu peuplées, restaient vulnérables à la variole.

Il a créé son aiguille bifurquée en modifiant le chas d’une aiguille de machine à coudre. Il l’a rogné jusqu’à le rendre fourchu, c’est-à-dire avec deux dents. Ainsi, cette aiguille est une mince tige d’acier d’environ 6 cm de long avec deux dents à son extrémité.

Quand sa partie fourchue est trempée dans un flacon de vaccin antivariolique lyophilisé, c’est la juste quantité de vaccin qui se retrouve entre les deux dents.

À l’aide de cette aiguille la peau du haut du bras du patient sera percée quinze fois dans une petite zone circulaire.

À l’inverse du pistolet injecteur, l’aiguille de Rubin ne coûtait presque rien, moins de 5 dollars le millier d’aiguilles. De plus, une fois stérilisée avec de l’eau bouillante ou en la passant sur une flamme, elle pouvait être réutilisée sans fin.

Par ailleurs, il n’était pas nécessaire de désinfecter au préalable la peau du patient. Et enfin, l’aiguille utilisait nettement moins de sérum.

Alors qu’avec un pistolet injecteur on pouvait faire 25 vaccinations par flacon, l’aiguille bifurquée permettait d’en faire une centaine. On pouvait également former n’importe qui à son utilisation, en quelques minutes à peine, au lieu de faire appel à un soignant spécialement formé.

Tout cela a abouti à une adoption rapide de l’aiguille comme alternative économique aux pistolets injecteurs difficiles à utiliser, coûteux et souvent peu fiables.

Elle a été le principal outil de l’OMS pour éradiquer la variole lors de la campagne menée de 1966 à 1977. Dans les dernières années, on a estimé que les aiguilles ont servi à administrer plus de 200 millions de vaccins par an.

En 1980, l’OMS a déclaré que la variole était vaincue : pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, on avait réussi à éradiquer une maladie mortelle. Le forum économique mondial a estimé que depuis son invention en 1961, cette aiguille avait permis de sauver plus de 130 millions de vies.

En 1984, Rubin devient professeur au Philadelphia College for Osteopathic Medicine. Il prend sa retraite en 1995 après avoir contribué à plus de 150 publications scientifiques au cours de sa carrière.

Durant sa vie, il a reçu à juste titre de nombreuses récompenses académiques. En 1992, il a été intronisé au National Inventors Hall of Fame.

Il meurt le 10 mars 2010, à 93 ans.

Grâce en partie aux travaux de Benjamin Rubin, la variole, une maladie qui a hanté l’humanité pendant des millénaires a finalement disparu. Pour avoir sauvé les vies de plus de cent millions de personnes et rendu le monde fondamentalement meilleur, Benjamin Rubin mérite bien sa place comme héros du progrès.

Un café sans grain à base de déchets végétaux recyclés

Une entreprise de Seattle a mis au point ce procédé unique.

Le procédé d'Atomo tente de recréer les «Big Five» du café à savoir: l'arôme, le corps, la couleur, le goût et la caféine. | Alexas_Fotos via Pixabay 
Le procédé d’Atomo tente de recréer les «Big Five» du café à savoir: l’arôme, le corps, la couleur, le goût et la caféine. |

Le café est l’une des boissons les plus consommées au monde. Sa production et sa distribution ont cependant de forts impacts éthiques, sur l’environnement (déforestation, utilisations de pesticides) mais aussi sur le plan social, les agriculteurs locaux étant souvent payés une misère.

Face à ces problématiques, la société Atomo Molecular Coffee, basée a Seattle, a décidé de produire du café sans grain. Elle a mis au point un procédé original, dont Science Times se fait l’écho.

Un café durable

L’entreprise utilise les déchets végétaux provenant des fermes. Au total, 95% des ingrédients du café sans grain proviennent de matières végétales recyclées. Atomo Molecular Coffee a travaillé aux côtés du chimiste Chahan Yeretzian du Coffee Excellence Center, de l’université des sciences appliquées de Zurich. Ce dernier a affirmé que le café sans grain recréait l’expérience complète de la boisson traditionnelle, tout en évitant les écueils éthiques. Le produit devrait être commercialisé d’ici à 2021.

L’entreprise a commencé par créer une carte moléculaire du café, qui comprend des centaines de structures chimiques, de composés et autres molécules. Le café est également riche en antioxydants, polyphénols et autres composés bénéfiques pour l’organisme. Atomo Molecular Coffee a tenté de les recréer.

Les scientifiques ont déterminé quelles plantes étaient les plus durables parmis la soixantaine capables de produire naturellement de la caféine. Elles et ils ont ensuite cherché à récolter les plantes dont certaines parties (feuilles, tiges, noyaux, graines) étaient jetées par les agriculteurs et qui pouvaient être recyclées. Les grains de café sont les graines de la cerise de café (fruit du caféier). Les plantes dont les déchets ont été réutilisés sont donc celles qui présentent des graines similaires: torréfiables, broyables et brassables.

Une fois ce travail de collecte effectué afin de recréer le goût du café, il restait encore à faire correspondre la teneur en caféine avec celle du café traditionnel. Ce processus se décompose en six étapes, à commencer par la collecte auprès des fermes américaines, puis le lavage et la préparation, la chimie, la torréfaction et la mouture, le brassage et enfin la consommation de la boisson. Le procédé d’Atomo tente de recréer les «Big Five» du café à savoir: l’arôme, le corps, la couleur, le goût et la caféine.

Convertir des ondes radio en électricité, et se débarrasser de ces disgrâcieux salmigondis câblés. | Dina Lydia via Unsplash
Convertir des ondes radio en électricité, et se débarrasser de ces disgrâcieux salmigondis câblés. 

L’électricité sans fil, un vieux rêve devenu réalité

Une start-up néozélandaise a mis au point le premier réseau de transmission par ondes radio.

L’électricité sans fil est un rêve aussi vieux que l’électricité elle-même. On ne parle pas ici de recharger son téléphone par induction, mais de transmettre l’électricité sur de longues distances, afin de se passer des lignes haute tension et des pylônes disgracieux.

Dans les années 1890, l’inventeur de la pile électrique Nikola Tesla avait lui-même réalisé une expérience lors de laquelle il était parvenu à allumer une ampoule à 2 km de distance, à l’aide d’un gigantesque bobine générant des décharges électriques à très haute tension.

Une expérience malheureuse puisqu’elle entraîna un incendie dans le générateur électrique voisin, plongeant la ville de Colorado Springs dans l’obscurité. Dans les années 2000, un système de transmission sans fil par micro-ondes avait également été testé à Grand-Bassin (La Réunion), mais avec un rendement… de 5,4%. Et si les routes rechargeaient votre voiture électrique?

Cent vingt-cinq ans plus tard, le rêve est cependant peut-être sur le point de devenir réalité. La start-up néozélandaise Emrod vient de passer un accord avec l’opérateur Powerco, le premier réseau de transmission électrique sans fil.

«Cela nous permettra d’acheminer l’électricité dans des endroits éloignés ou dans des zones au relief difficile. [Ce réseau] pourra également être utilisé pour garder le courant lorsque nous effectuons des travaux de maintenance sur nos infrastructures», se réjouit Nicolas Vessiot, directeur réseau de Powerco. La transmission sans fil permet également de réduire les pannes de 85% et les coûts d’infrastructures de 65%, ajoute Greg Kushnir, le fondateur d’Emrod.

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Métamatériaux

Concrètement, le système repose sur un réseau d’antennes qui convertissent des ondes radio en électricité. Le faisceau utilise la bande non-ionisante du spectre radioélectrique, y compris des fréquences couramment utilisées dans le wifi et le Bluetooth (entre 2,5 et 5 Ghz), qui sont sans danger avéré pour la santé.

De plus, le faisceau est automatiquement coupé lorsqu’il est traversé par un objet comme un oiseau, un drone ou un hélicoptère. Selon la start-up, le système fonctionne dans toutes les conditions atmosphériques, y compris par temps de pluie, de brouillard et de pollution. Seule contrainte: le faisceau doit se situer dans la ligne de visée entre chaque antenne relais. Un générateur expérimental allume cent LED avec une simple goutte d’eau

Si cette technologie semble aujourd’hui viable, c’est notamment grâce aux progrès des métamateriaux, qui sont bien plus efficaces dans la conversion d’énergie. «Nous obtenons pour l’instant un rendement de 70%», atteste Greg Kushnir dans une interview au site New Atlas.ACTUALITÉ DES MARQUESMcDonald’s recrute des équipiers. Rejoignez-nous ! DécouvrirRejoignez la team McDonald’s ! Nous recrutons des équipiers.Inspired by

Le prototype n’est pour l’instant capable de transmettre que quelques kilowatts sur une distance de 40 mètres, mais selon Emrod, il est possible de transmettre 100 fois plus d’énergie avec la même technologie et sur des milliers de kilomètres.

«Nous sommes économiquement viables pour des cas où la transmission par câble est impossible, comme des îles, ou dans des réserves naturelles, lorsqu’on ne veut pas couper d’arbres pour installer des pylônes par exemple», indique Greg Kushnir. Serons-nous bientôt débarrassées des vilains fil électriques qui gâchent nos photos de paysage?

Une société israélienne réussit à faire pousser des semences dans un sol salin

Avec un 5e des terres agricoles mondiales trop salées pour la culture, les tests de SaliCrop en Inde et en Israël montrent que ses semences donnent jusqu’à 32 % de récoltes de plus

Dotan Borenstein, PDG de SaliCrop, à côté d'un tracteur qui plante des graines de carottes pour un essai en plein champ près de la frontière de Gaza, le 23 août 2020. (Autorisation)

Dotan Borenstein, PDG de SaliCrop, à côté d’un tracteur qui plante des graines de carottes pour un essai en plein champ près de la frontière de Gaza, le 23 août 2020. (Autorisation)

Israël est déjà célèbre dans le monde entier pour la culture des poivrons et des tomates dans les conditions arides et salées du désert.

Aujourd’hui, une entreprise israélienne a trouvé un moyen innovant de permettre à un large éventail de cultures, dont le riz, le blé et le coton, de pousser sur des sols salins à une grande échelle commerciale.

Dotan Borenstein est allé avec son équipe basée à Kfar Vitkin, dans le centre d’Israël, semer des graines de carottes dans des champs expérimentaux en terre saline près de la frontière de Gaza.

Les carottes sont particulièrement sensibles au sel, et dans cette région, la terre est devenue plus salée au fil du temps parce que les eaux usées recyclées sont utilisées pour l’irrigation.Champs préparés près de la frontière de Gaza par SaliCrop pour des essais de semences de carottes traitées pour résister à la salinité du sol, le 23 août 2020.

À moins qu’elles ne soient naturellement adaptées au sel, la plupart des plantes souffrent et même meurent si le sol est trop salé.

La salinité est causée par de nombreux facteurs, dont certains sont d’origine humaine.

Les sels sont dispersés dans le sol par des produits chimiques ajoutés à l’eau potable, par des engrais, des herbicides et des pesticides et même par les eaux usées recyclées, largement utilisées dans l’agriculture israélienne.

Le changement climatique encourage également la salinisation.

Avec la montée du niveau des mers, l’eau salée est de plus en plus capable de pénétrer dans les aquifères souterrains d’eau douce et de se déverser dans les zones côtières de basse altitude, lors de tempêtes dont l’intensité devrait augmenter.

Une chèvre se trouve sur un morceau de terre dans une zone inondée par le cyclone Aila

En mai, un cyclone au Bangladesh a submergé plus de 4 000 kilomètres carrés de terres sous l’eau de mer.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture estime qu’environ un cinquième des terres irriguées du monde sont déjà trop salines pour la culture, ce qui représente une perte de quelque 12 milliards de dollars par an.

Avec la nécessité de nourrir une population mondiale croissante, chaque centimètre de terre devient plus précieux.

SaliCrop estime qu’elle est en avance sur son temps avec une solution qui permet de livrer très rapidement les semences traitées sur le marché. Elle n’implique ni modification génétique, qui peut prendre 15 ans pour lever les obstacles réglementaires, ni sélection, qui peut prendre six à sept ans.

Avec la méthode de SaliCrop, les graines sont trempées dans un cocktail chimique, dans des conditions très strictes, et peuvent être livrées au marché pour être plantées presque immédiatement. Différents cocktails sont préparés pour différentes variétés de semences.

Les produits chimiques déterminent le comportement de divers gènes.

Selon des essais en plein champ en Israël et en Inde (ces derniers en sont déjà à leur troisième année), le brevet augmente les rendements de 13 à 32 %.

Le PDG Borenstein, 50 ans, qui est né au kibboutz Hanita dans le nord-ouest d’Israël, est un ancien pilote de chasse de l’armée israélienne et un ancien vice-président de l’investisseur en technologies propres Hutchison Kinrot.

Il a déclaré au Times of Israel que SaliCrop avait finalisé la preuve du concept et de l’extensibilité commerciale pour 12 cultures, et qu’elle est maintenant en expansion.Photo panoramique du champ de riz avant le traitement des semences par SaliCrop (à droite) et après (à gauche) dans le Maharashtra, en Inde.

La société a conclu un accord pour un projet pilote visant à appliquer son traitement aux nouvelles variétés de semences de céréales et de légumes mises au point par une grande université agricole de Mexico pour aider les agriculteurs locaux, et elle est sur le point de signer un accord avec une grande organisation australienne qui soutient les producteurs de céréales dans l’ouest du pays, frappé par la sécheresse.

USA | Floride : les autorités vont lâcher 750 millions de moustiques génétiquement modifiés dans la nature

USA | Floride : les autorités vont lâcher 750 millions de moustiques génétiquement modifiés dans la nature [Vidéo]

La Floride a autorisé la libération de 750 millions de moustiques génétiquement modifiés pour ralentir la prolifération de moustiques vecteurs de maladies contre l’avis d’associations de défense de l’environnement. 

Ces petits insectes ont pour mission de réduire l’infestation de leurs congénères « naturels » dans cette région des États-Unis.

C’est la bataille des moustiques. La BBC révèle le projet un peu fou approuvé par la Floride le 20 août dernier : relâcher 750 millions de moustiques génétiquement modifiés dans les Keys, une chaîne d’îles, pour tenter de stopper la propagation de l’Aedes aegypti, une espèce envahissante qui profite des eaux stagnantes pour se reproduire et qui a développé une résistance aux pesticides dans de nombreuses zones de Floride.PUBLICITÉ

En mai 2020, l’Agence américaine pour l’environnement avait déjà autorisé la société américaine Oxitec à produire des moustiques mâles génétiquement modifiés, connus sous le nom d’OX5034. Leurs congénères vivant dans la nature sont connus pour propager des maladies mortelles pour les humains comme la dengue, le Zika, le chikungunya et la fièvre jaune. Le but est de relâcher les Aedes aegypti mâles dans la nature pour qu’ils se reproduisent avec les femelles. Ces mâles portent une protéine qui tuera toute progéniture femelle avant qu’elle n’atteigne l’âge mûr de reproduction.

Une expérience « à la Jurassic Park »

L’objectif n’est pas d’éradiquer le moustique mais de diminuer le nombre de femelles présentes dans la nature. Ce sont en effet elles qui sont responsables des piqûres sur les humains et qui propagent les maladies. Les mâles, qui ne se nourrissent que de nectar, pourront ainsi survivre dans la nature et transmettre leurs gènes.

Ce lâcher de moustiques génétiquement modifiés a provoqué de nombreux débats ces dernières années, dénoncé notamment par des groupes environnementaux qui craignent des conséquences inattendues. Les militants mettent notamment en garde contre les dommages possibles aux écosystèmes et la création potentielle de moustiques hybrides. Le directeur des politiques pour le Centre international d’évaluation technologique et de Centre pour la sécurité alimentaire a même dénoncé une « expérience à la Jurassic Park».

Par ailleurs, 240 000 habitants personnes ont signé une pétition sur Change.org refusant que leurs États soient utilisés comme « terrains d’essai pour ces mutants ». De son côté, la société Oxitec assure qu’il n’y a aucun risque négatif pour les humains ou l’environnement. Les 750 millions de moustiques modifiés doivent être libérés sur une période de deux ans. Selon le site de la société, un test positif a déjà été mené sur le terrain au BrésilD’autres moustiques mutants doivent être libérés en 2021 au Texas.

Bill Gates a publié cette vidéo effrayante sur sa chaîne YouTube après que le gouvernement ait approuvé la libération de 750 millions de moustiques génétiquement modifiés en Floride.https://www.youtube.com/embed/e0fU5cnliY0

Oxitec a établi des partenariats avec de grands leaders de l’industrie agricole et la Fondation Bill & Melinda Gates, ce qui a contribué à faire progresser la technologie de deuxième génération d’Oxitec.

«L’expérience scientifique la plus grandiose de l’humanité»: interview du directeur du centre russe du projet ITER

«Ici, on a construit l’un des meilleurs laboratoires au monde. C’est ma grande fierté», avoue Anatoli Krasilnikov, directeur du centre russe du projet ITER, un réacteur expérimental de fusion nucléaire construit dans le sud de la France. Travaillant sur le projet depuis les années 80, ce chercheur pionnier du projet a révélé des détails de la création d’«un Soleil sur Terre» et a expliqué pourquoi le plus grand chantier technologique du monde se trouve dans l’Hexagone.
La concurrence était dure mais la France l’a emportéAujourd’hui, c’est en France que ce «défi technologique» est construit. Pourtant, initialement, les pays membres ont dû choisir entre plusieurs candidats. «Au début, il y avait cinq options, cinq chantiers: Cadarache en Europe, un autre chantier européen près de Barcelone, Sosnovy Bor en Russie, un autre chantier près de Toronto au Canada et encore un sur l’île de Honshu au Japon», a-t-il rappelé. Le pays hôte étant dans obligation d’assurer non pas 9% des financements, mais 45%, la Russie a dû retirer sa proposition, tout comme le Canada. «Ensuite, il y avait une lutte féroce entre deux chantiers européens: espagnol et français. Au bout du compte, l’UE a accepté la proposition française en retirant celle de Barcelone». Puis, c’était au tour des chantiers français et japonais de s’engager dans un «combat final».«C’est la voix de la Russie qui a fait pencher la balance en faveur de la France: quatre voix contre trois en faveur de Cadarache. Le Président Poutine a pris personnellement cette décision. Et les Français s’en souviennent!», a raconté Anatoly Krasilnikov en souriant.Un projet dispendieux mais rentable pour la FranceSi une telle compétition a eu lieu pour devenir l’hôte d’ITER, c’est parce que, malgré des dépenses colossales, ce statut prestigieux rapporte gros. Selon M.Krasilnikov, ITER est une vraie mine d’or pour certaines entreprises françaises: la garde, la livraison des produits essentiels, l’approvisionnement en nourriture sans mentionner la construction des routes adaptées menant du port de Marseille, ou arrivent de nombreux composants d’ITER des quatre coins du monde, à Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône. Tous ces services sont fournis par les entreprises locales.Plus largement, comme tout cela est construit sur le territoire français, pour obtenir un contrat il faut remplir toutes les exigences françaises liées aux énergies nucléaire et thermonucléaire. Dans cette optique, explique M.Krasilnikov, pour les participants non-français et surtout non-européens, la situation se complique: certaines entreprises hors Europe ne sont pas forcément familiarisées avec ces normes, et les installateurs russes, par exemple, doivent d’abord se procurer un visa de travail, un processus qui prend du temps. «Sur ce plan, l’UE gagne beaucoup».ITER: un projet inégalé à bien des égards«ITER est l’expérience scientifique la plus grandiose de l’humanité, et ce, à bien des égards», raconte M.Krasilnikov. D’après lui, ITER est plus complexe que le Grand collisionneur de hadrons, le plus grand dispositif expérimental existant dans le monde. Jamais un projet technologique n’a réuni autant d’idées, autant d’innovations, autant de chercheurs – ni la Station spatiale internationale (ISS), ni Soyouz-Apollo, précise-t-il.C’est aussi un projet immense au niveau des participants. Avec sept «partenaires» – la Russie, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde, les États-Unis et l’UE- et 35 pays, ITER réunit plus de la moitié de l’humanité et plus de 85% du PIB mondial. Aujourd’hui, la participation au «club ITER»est une sorte de marque de fabrique pour les pays technologiquement avancés. «Si avant les pays du monde entier étaient classés en premier, deuxième et tiers monde, aujourd’hui on les sépare en ceux participant au projet ITER et ceux qui n’y prennent pas part», commente le chercheur.«C’est la première fois que l’humanité va tenir entre ses mains le plasma, l’un des quatre états de la matière dans la nature, conservé par ses propres réactions de fusion.»Une source d’énergie propre et inépuisableUne fois mis en exploitation, ITER peut être considéré comme une vraie révolution en matière de source d’énergie illimitée.«ITER est une source d’énergie inépuisable. Alors qu’un jour on sera à court de charbon, de gaz et de pétrole, on ne manquera jamais de ressources pour l’énergie thermonucléaire, ses carburants étant le deutérium et le tritium, toujours en abondance», détaille M.Krasilnikov.Selon les initiateurs du projet, ITER sera aussi une source d’énergie propre et écologique dans le sens où il n’émettra pas de CO2 ni produira de déchets radioactifs. Qui plus est, M.Krasilnikov assure qu’il n’y a «aucune possibilité d’explosion». «Le plus grand incident qui puisse se produire dans un réacteur à fusion est qu’il s’éteigne plus tôt que prévu», clarifie-t-il.Une collaboration internationale hors normesPour le chercheur, une large équipe internationale est l’une des caractéristiques clés du projet et, probablement, son principal avantage.«Chaque partenaire a apporté sa pierre à l’édifice. C’est pourquoi, aujourd’hui, on a une union des meilleures idées et élaborations technologiques de l’humanité. Elles sont toutes réunies dans le cadre d’ITER», avoue-t-il.«On aurait pu se cotiser financièrement pour externaliser des tâches aux groupes industriels qui peuvent produire telle ou telle composante le plus vite possible, comme c’est le cas dans d’autres projets. Mais non. ITER est organisé différemment, on a décidé de payer en nature. Par exemple, la Russie ne donne pas d’argent, mais 25 systèmes qu’elle produit», a-t-il poursuivi.Et d’ajouter que bien qu’une telle logique organisationnelle ne soit pas toujours efficace économiquement, c’est bien elle qui permet aux partenaires d’acquérir l’expérience nécessaire pour ensuite être en mesure de construire toutes les composantes du futur réacteur à énergie illimitée tout seul, par leurs propres moyens.Qui plus est, ITER est un partenariat qui dépasse la dimension politique. Un fait qui atteste de la priorité du projet est que les sanctions économiques imposées par certains partenaires contre la Russie ne concernaient pas ITER.«Les sanctions ont été imposées partout sauf à ITER. Disons, si on est confronté à une sorte de situation ou on n’arrive pas à se procurer quoi que ce soit, je m’adresse directement au directeur général, Bernard Bigot. Il téléphone ensuite à Bruxelles d’où on ordonne de ne pas appliquer des sanctions dans ce cas. Il en va de même pour nos collègues américains, car avec ITER, il s’agit de sanctions contre soi-même».Au sein d’ITER, les décisions sont prises par le Conseil d’ITER qui se réunit deux fois par an. Lors de la prise de décision, nombreux sont les facteurs à prendre en compte: différentes situations économiques, différentes mentalités et style de faire. «Des différends, il y en a. Mais les parties trouvent toujours un accord. S’il y a un membre qui est contre telle ou telle initiative, les six autres essayent toujours de convaincre ce pays pour que la décision se prenne à sept», explique-t-il.Une vingtaine de milliards d’euros et de nombreuses épreuvesBien évidemment, un tel projet demande beaucoup de financements. Aujourd’hui, le coût d’ITER avoisine 20 milliards d’euros, une somme quatre fois plus importante que celle prévue initialement. Et la crise économique de 2008 n’est pas la seule responsable. Comme le détaille le chercheur, il y a eu un autre événement qui a gravement affecté la réalisation du projet, à savoir l’accident nucléaire de Fukushima après lequel plusieurs pays ont mis leur énergie nucléaire et de fusion à l’arrêt, alors que d’autres ont durci leurs exigences en la matière.«Un durcissement des exigences implique toujours un surcoût. C’est après Fukushima que le projet a été reporté de cinq ans pour la première fois.»
D’autres facteurs extérieurs jouent également un rôle et la crise sanitaire que la planète traverse en ce moment est l’un d’entre eux. Tout de même, selon M.Krasilnikov, ITER a su réussir «l’épreuve de la pandémie».«Le fait même que, malgré la pandémie, on ait inauguré le début de l’assemblage du réacteur le 28 juillet, dans les délais prévus, en dit long». Il précise que même le pic de l’épidémie en France n’a pas suspendu la construction. Certes, le nombre d’ouvriers sur le chantier, qui travaillaient en respectant toutes les mesures de sécurité, a été réduit de 2 000 à 600, mais la France n’a jamais arrêté le processus.Lors de la pandémie, la Russie a envoyé sept poids lourds d’équipements, raconte-t-il. Bien qu’à ce moment-là les frontières en Europe aient été fermées, Bruxelles a laissé passer tous les frets depuis Saint-Pétersbourg.«La construction d’ITER lors de la pandémie a montré que quand les pays ont un objectif commun, ils sont en mesure de résoudre rapidement des problèmes difficiles.»ITER

La plus grande tranche d’équipements russes pour l’ITER a été livrée en France

La Russie vient de livrer en France la plus grande tranche d’équipements électrotechniques pour le réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER), a annoncé le service de presse du Centre russe du projet ITER.

La plus grande tranche d’équipements électrotechniques russes pour le réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER) a été livrée en France dans le cadre de la construction de ce réacteur de recherche civil, a annoncé le service de presse du Centre russe du projet ITER.

«L’actuelle livraison comprenait 22 km de câble coaxial. Le transport des 38 tourets, d’un poids total de plus de 225 tonnes, a été réalisé par 13 poids lourds spéciaux. Tous les véhicules sont arrivés sans problèmes à destination, non loin de Marseille», a indiqué le service de presse.

Plasma

Le projet russe de réacteur thermonucléaire, une percée technologique

Le câble coaxial fait partie des systèmes de commutation qui se rapportent aux systèmes de sécurité radiative du réacteur. Ainsi, leur fabrication, leurs essais et leur transport sont effectués selon des règles particulièrement rigoureuses. Avec les canalisations électriques et les résistances spéciales, les systèmes de commutation constituent la partie la plus chère et l’une des plus compliquées des 25 systèmes confiés à la Russie. Elle est fabriquée en conformité avec l’accord de livraison signé en 2011. Il se base sur le système tokamak mis au point par des chercheurs soviétiques qui est estimé comme étant le moyen le plus prometteur pour réaliser une fusion thermonucléaire contrôlée.

Le premier plasma devrait être obtenu grâce à l’ITER en 2025. D’après son ampleur, le projet peut être comparé à la Station spatiale internationale ou au Grand Collisionneur de Hadrons.

LHC, le grand collisionneur de hadrons — Astronoo

Willem Kolff, organes artificiels et dialyse – Les Héros du progrès

NIHF Inductee Willem Kolff Invented the Artificial Heart

Voici le portrait du « père des organes artificiels » et inventeur de l’hémodialyse, Willem Kolff.

Willem Kolff, médecin hollandais a inventé la première machine à hémodialyse. Il a aussi joué un rôle-clé dans le développement du tout premier cœur artificiel et plus tard, du premier œil artificiel. Le Forum économique mondial a estimé que depuis son invention, la machine à hémodialyse de Kolff, qu’il se plaisait à nommer « le rein artificiel », a sauvé plus de 9 millions de vies.

Willem Kolff est né le 14 février 1911, à Leiden, aux Pays-Bas, dans une vieille famille aristocrate. Il est dyslexique mais cette pathologie n’étant pas reconnue à cette époque, ses difficultés à lire et écrire lui valent de fréquentes punitions à l’école. Au départ, il voulait être directeur de zoo mais après que son père lui a fait remarquer que ce type de carrière offrait des possibilités d’emplois très limitées, puisqu’il n’y avait que trois zoos aux Pays-Bas à cette époque, il décide de suivre ses traces et s’engage dans une carrière médicale.

Il commence à étudier la médecine à l’université de Leiden en 1936 et décroche son doctorat en 1938. La même année, il entame des études pour en obtenir un autre à l’université de Groningen tout en y travaillant comme assistant au service médical.

Le 10 mai 1940, l’Allemagne envahit les Pays-Bas. Pendant l’invasion, alors qu’il assiste à des funérailles à La Haye, il se rend au principal hôpital de la ville déjà submergé par des blessés pour y proposer ce qui allait être la première banque du sang européenne.

L’hôpital accepte et lui fournit une voiture avec laquelle il parcourt la ville pour récupérer des tubes, des flacons, des aiguilles, du citrate et autre équipement — tout en évitant les tirs de snipers et les bombardements. Quatre jours plus tard, la banque du sang de l’hôpital de La Haye était opérationnelle et sauvait les vies de centaines de personnes.

Un mois après l’invasion allemande, son mentor juif à l’hôpital de Groningue se suicide et est remplacé par un officiel nazi. Refusant de travailler avec lui, il est transféré dans le petit hôpital de Kampen jusqu’à la fin de la guerre. C’est aussi pendant cette période qu’il a caché chez lui le jeune fils d’un collègue juif.

Alors jeune médecin, il assiste à la mort douloureuse d’un patient âgé de 22 ans souffrant d’une insuffisance rénale. Il se trouve impuissant à sauver le jeune homme mais il lui apparaît que s’il avait pu éliminer l’urée (le déchet normalement filtré par des reins fonctionnels) le patient aurait pu survivre.

Il remarque : « J’ai réalisé que retirer 22 cm3 de toxicité de son sang lui aurait sauvé la vie. »Après cette expérience traumatisante, il se consacre à la recherche sur les insuffisances rénales.

Kolff

Kolff développe son premier prototype de rein artificiel en 1943. Le matériel manque car les Pays-Bas sont occupés par les Allemands, mais il se débrouille pour construire son appareil avec des bidons de jus d’orange, des pièces de voiture et des peaux de saucisses en cellophane enroulées autour d’un cylindre plongé dans une baignoire émaillée remplie de fluide nettoyant.

Sa machine aspirait le sang du patient dans la baignoire, le nettoyait puis le ré-injectait dans son corps. Sur une période de deux ans, Kolff effectue 15 tentatives de traitement de patients avec cet appareil mais toutes se soldent par le décès des patients. Il persiste malgré ces échecs.

Une avancée se produit un mois après la fin de la guerre, en août 1945, lorsqu’il prend en charge une femme de 65 ans incarcérée pour collaboration avec les nazis, et dans le coma à cause d’une insuffisance rénale. Beaucoup de ses compatriotes refusaient de la soigner en raison de ses liens avec l’occupant mais lui tient à respecter son serment d’Hippocrate. Après des heures de traitement, la patiente se réveille. Elle survivra six années avant de mourir de causes sans lien avec sa pathologie rénale.

Un an plus tard, en 1946, il décroche son doctorat en médecine à l’université de Groningue.

Après avoir apporté la preuve du succès de son rein artificiel, il fabrique des appareils d’hémodialyse dont il fournit les hôpitaux partout dans le monde. Ils gagnent rapidement en popularité et en 1948, la première dialyse humaine est effectuée avec un rein artificiel aux États-Unis, au Mount Sinai Hospital de New York.

Kolff immigre aux États-Unis en 1950 et rejoint la Cleveland Clinic Foundation. Il y aide à développer les premières machines cœur-poumons qui oxygènent le sang et maintiennent les fonctions cardio-pulmonaires d’un patient pendant les opérations de chirurgie cardiaque.

En 1967, il prend la tête de la Division of Artificial Organs et de l’Institute for Biomedical Engineering de l’université de l’Utah. Il dirige l’équipe médicale qui sera à l’origine du premier cœur artificiel implanté avec succès sur un patient en décembre 1982.

Même officiellement en retraite en 1986, il a continué à travailler comme professeur de recherche et directeur du laboratoire Kolff à l’université de l’Utah jusqu’en 1997.

Durant sa vie, il a reçu plus de 12 doctorats honorifiques d’universités du monde entier et plus de 120 prix internationaux, dont le AMA Scientific Achievement Award en 1982, le prix Albert Lasker pour la recherche médicale clinique en 2002, et le prix Russ en 2003.

En 1990, le magazine Life l’a classé parmi les 100 personnalités les plus importantes du XXe siècle. Il meurt le 11 février 2009, à seulement trois jours de son 98ème anniversaire.

Willem Kolff est souvent surnommé le père des organes artificiels et la technologie qu’il a créée a permis de sauver des millions de vies dans le monde entier.

batteries

Batteries à charge rapide : les limites de la physique 

Il faut abandonner l’idée de recharger la batterie d’une voiture électrique en moins de 5 minutes : la physique dit non. 

On ne compte plus les annonces triomphales proclamant que la nouvelle batterie XZZ Plus (ou autre) va enfin résoudre le problème de la capacité et de la recharge rapide qui va rendre la voiture électrique aussi performante que le véhicule thermique classique avec un temps de recharge de moins de 5 minutes et une capacité kilométrique égale ou supérieure aux 800 km d’autonomie de la plupart des véhicules diesel d’aujourd’hui.

Et nos journalistes spécialistes de la question, voyant que les voitures électriques qui demandaient 24 heures de charge au début de l’époque moderne, ont vu leur temps de charge possible passer rapidement à 12 heures, puis 6 heures, et sembler se réduire rapidement au fil du temps, affirment, sûrs d’eux : les 5 minutes sont pour bientôt !

Eh bien non, répond le physicien. Il existe une barrière, invisible mais bien présente.

LA RECHERCHE SUR LES BATTERIES

La recherche tous azimuts sur les batteries est très probablement le sujet qui a déjà mobilisé le plus de ressources de recherche dans le monde depuis plusieurs dizaines d’années. Et cela sans résultat vraiment probant : le saut technologique déterminant n’a jamais eu lieu (on pourrait s’étonner de cet acharnement, mais cela sort du sujet d’aujourd’hui).

On dit aussi que les nouvelles batteries sont le projet dont la période initiale de développement a duré le plus longtemps (150 ans ?). La raison en étant que la physique s’oppose obstinément à la  découverte de batteries électriques douées de performances comparables à celles d’un modeste carburant issu de fossile.

Le défi est simple à énoncer, mais difficile à atteindre.  Il s’agit de créer une batterie possédant les caractéristiques suivantes :

  1. Capable de stocker autant d’énergie que celle contenue dans le réservoir d’un véhicule diesel classique, soit 60 litres de fuel, ou 48 kg.
  2. Rechargeable en moins de 5 minutes (temps d’un plein moyen).
  3. Ces deux premières performances ne diminuant pas pendant toute la durée de vie du véhicule.
  4. Restant entière (solidité) pendant toute la durée de vie du véhicule.

Malgré la formidable masse des recherches, les batteries actuelles (2020) sont encore éloignées de ces performances. Ajoutons qui plus est que la physique limite clairement les possibilités d’innovation dans ce domaine.

Le problème essentiel, jamais d’ailleurs évoqué clairement par les constructeurs, vient de la caractéristique numéro 2. Pour le comprendre, il faut examiner ce qui se passe dans le tuyau d’une pompe lorsqu’on fait le plein de carburant.

Je veux parler du débit énergétique, c’est-à-dire de la quantité d’énergie qui doit transiter, pendant le temps du plein ou de la charge, soit dans le tuyau, sous forme de carburant, soit dans le câble de recharge sous forme d’électricité.

Pour satisfaire à la condition numéro 2, il faut pouvoir faire passer dans le câble de recharge du véhicule électrique, une quantité d’énergie équivalente à celle qui transite par le tuyau, et c’est là que le bât blesse.

UN DES OBJECTIFS EST IMPOSSIBLE À ATTEINDRE

Voici pourquoi :

Le carburant diesel classique contient une énergie libérable par combustion de 44 mégajoules soit 12,2 kWh par kilo.

Le plein (60 litres, soit 48 kilos) d’un réservoir de véhicule diesel contient donc une énergie libérable totale de :

12,2 x 48 = 585,6 kWh

Notons que la capacité des batteries équipant les voitures électriques actuelles est d’environ 50 kWh, soit de l’ordre de 10 fois moins que la valeur à atteindre ci-dessus et que la Tesla modèle 3 pourrait être équipée d’une batterie de 100 kWh, soit de l’ordre de 5 fois moins que cette valeur.

Cependant, il faut aussi tenir compte du rendement des opérations. D’après Wikipédia, le rendement global d’un véhicule thermique sur autoroute serait seulement de 20 % du carburant aux roues. L’énergie réellement utilisable à partir du plein est donc seulement de :

585,6 x 0,2 =117,1 kWh

Le rendement d’un véhicule électrique sur autoroute, toujours selon Wikipédia, est nettement meilleur : il serait de 74 % de la batterie aux roues, rendement qu’il faut encore multiplier par le rendement de la recharge de la batterie qui serait de 85 %.

Pour une comparaison équitable avec un véhicule électrique, il faut donc diviser les 117,1 kWh ci-dessus par le produit des rendement VE (moteur et recharge), et l’énergie devient :

117,1 / (0,74 x 0,85) = 186,2 kWh

L’énergie calculée ci-dessus doit être transférée par la pompe dans le réservoir en 5 minutes.  La pseudo-puissance correspondant au transport dans ce temps de la même quantité d’énergie dans une hypothétique batterie à rechargement rapide (5 minutes, soit 1/12ème d’heure) sera donc de 186,2 x 12 = 2 234 kilowatts, soit environ 2,2 MW

Cette valeur est plus proche de la puissance d’un transformateur de moyenne puissance  alimentant plusieurs centaines de foyers, que de celle d’une installation domestique (environ 12 kW pour un grand logement).

Notons que comme il s’agit de transférer une quantité d’énergie électrique d’un générateur à une batterie, et cela dans un temps donné, le résultat de la division de la quantité d’énergie par le temps correspond bien, dans ce cas, à la puissance électrique du générateur de recharge.

C’est une quantité d’énergie électrique importante qui doit être transférée dans un temps relativement court. Pour fixer les idées, sous une tension de 500 volts continus, le câble de liaison entre la station et la batterie devrait supporter une intensité de 4400 ampères, ce qui apparait assez irréaliste.

En effet, même en admettant que la batterie soit modifiée pour pouvoir recevoir une charge sous 500 volts continus et 4400 ampères et que l’on puisse installer une borne de recharge fournissant ces caractéristiques, la puissance demandée (plus de 2 mégawatts) est telle que cette borne ne pourrait être installée que dans certains sites précis et peu nombreux et qu’il ne serait pas question d’installer deux bornes au même endroit, ce qui correspondrait à une puissance de 4,4 MW.

Le câble capable de supporter les 4400 ampères demandés devrait, d’après les données de l’abaque p 14 être une barre de cuivre de 225 x 20 mm pour pouvoir supporter l’intensité avec un échauffement limité à 30°C au-dessus de la température ambiante. Ce genre de dispositif poserait des problèmes quasi insolubles quant à la connexion proprement dite (qualité des contacts) ainsi qu’au positionnement précis du véhicule par rapport à la barre d’alimentation.

Reconnaissons que ces contraintes sont telles qu’elles éliminent à la fois l’existence possible de stations de recharge régulièrement réparties le long des routes, mais également celle d’une configuration des batteries et des systèmes de liaison capables de supporter ces contraintes.

BATTERIES : LES SOLUTIONS ENVISAGEABLES

Remplacer le cuivre par de l’argent.

L’argent étant le plus conducteur de tous les métaux, on peut espérer diminuer la contrainte dimension du conducteur en remplaçant le cuivre par de l’argent. Hélas, les différences de résistivité entre les deux métaux sont faibles (cuivre : 1,72 µohm.centimètre, argent : 1,59 µΩ.cm. (référence : CRC Handbook of Chemistry and Physics 46th edition).

Ce remplacement peut modifier au mieux de quelques pourcents les dimensions des conducteurs, sans amélioration fondamentale.

Utiliser la supraconductivité.

Il est possible de transporter un courant de 4400 ampères dans un matériau supraconducteur maintenu à une température inférieure à sa température critique par une circulation d’azote liquide = -195 °C. Comme la résistance d’un tel conducteur est nulle, ses dimensions peuvent être telles que le conducteur soit souple.

L’inconvénient majeur du système est l’obligation de maintenir le conducteur à sa température de fonctionnement, ce qui impose une lourde station de réfrigération à très basse température.

De plus, cette solution ne peut pas être étendue facilement aux conducteurs internes du véhicule, ce qui restreint l’avantage de la supraconductivité.

Se contenter d’approcher, sans les atteindre les objectifs critiques.

  • La charge totale de la batterie est beaucoup plus difficile a atteindre qu’une charge partielle à 75 % ou même 50 %. En effet, dans ces cas, la valeur de l’énergie à transporter est multipliée par 0,75 ou 0,50, ce qui permet de réduire l’intensité dans les mêmes proportions : on passe à 3300 ampères (75 %) ou 2200 ampères (50 %).
  • On peut se contenter de 10 minutes de temps de recharge, au lieu de cinq. L’intensité passe alors à 1650 A pour 75 % de charge et 1100 A pour 50 % de charge.
  • On peut accepter une capacité de la batterie divisée par deux (292,8 au lieu de 585,6 kWh, ce qui correspond encore à trois fois la capacité de la batterie de la Tesla 3. On arrive alors à 550 ampères, valeur qui devient réaliste avec les moyens actuels.
  • Cette valeur peut encore être divisée par deux pour arriver finalement à 275 ampères, si on accepte de monter la tension de recharge à 1000 volts.

Il est probable que c’est vers cette troisième solution que les constructeurs vont se tourner, en oubliant les objectifs initiaux et en acceptant une autonomie réelle réduite (300 ou 400 km ?) et un temps de recharge de 10 minutes qui devient réaliste si le nombre des stations de recharge est important, et qu’on les trouve partout, ce qui est rendu possible par l’abaissement des contraintes.

CONCLUSION

Ces petits calculs de coin de table montrent que les batteries des voitures électriques sont assez loin des performances d’un simple réservoir de carburant diesel.

Par ailleurs, il faut se résigner au fait qu’elles ne pourront tout simplement pas les atteindre, non pas pour des raisons liées aux batteries elles-mêmes, mais pour des raisons de puissance de distribution. Il faudra réduire nos ambitions. Et le véhicule électrique pour tous n’est probablement pas pour demain, ni même pour après-demain.

  1. La capacité d’une batterie est la quantité d’énergie électrique qu’elle est capable de restituer après avoir reçu une charge complète, pour un régime de courant de décharge donné, une tension d’arrêt et une température, définies. Elle est souvent mesurée (incorrectement) en ampèreheure, unité qui n’est pas une unité d’énergie. 
  2. Transférer (et non pas consommer) une certaine quantité d‘énergie en un certain temps t peut se noter E/t et a donc la dimension d’une puissance. On peut appeler pseudo-puissance le résultat de cette opération. 
  3. Attention, il ne s’agit pas d’une vraie puissance, mais du résultat de la division d’une énergie exprimée en kWh par un temps exprimé en heures. Le résultat s’exprime donc en kW et possède la dimension d’une puissance, mais il exprime une vitesse de transfert d’une énergie, et non une puissance. 
  4. Tesla et Porsche envisagent des bornes de recharge capables de recharger un véhicule en « une poignée de minutes » ce qui nécessiterait, d’après l’article en référence, une puissance d’alimentation de 600 kW. 

Ce procédé très efficace permet de rendre l’eau de mer potable en moins de 30 minutes

Ce procédé très efficace permet de rendre l’eau de mer potable en moins de 30 minutes

Des scientifiques américains ont récemment développé un procédé révolutionnaire s’appuyant sur des cadres métallo-organiques (MOF) et la lumière solaire afin de désaliniser et purifier l’eau en un temps record.

PURIFIER ET DÉSALINISER L’EAU EN UN TEMPS RECORD ET AVEC UN MINIMUM D’ÉNERGIE

Dans le cadre de ces travaux publiés dans la revue Nature Sustainability, des chercheurs de l’université Monach ont mis au point une technologie prometteuse de désalinisation et de purification exploitant la lumière solaire et les cadres métallo-organiques (MOF). Ces derniers constituent une classe de composés contenant des ions métalliques formant un matériau cristallin dont la surface se révèle supérieure à celle de tous les matériaux connus. Ils sont si poreux qu’il permettent de condenser la surface d’un terrain de football dans une cuillère à café, comme l’a récemment montré cette approche innovante de capture du carbone.

L’Organisation mondiale de la santé considère que l’eau potable devrait avoir un total de solides dissous (TDS) inférieur à 600 parties par million (ppm). Les chercheurs ont découvert que leur système était capable de fournir de l’eau avec un TDS de moins de 500 ppm. Avantage de taille : une fois l’eau purifiée, le MOF est prêt à être réutilisé après seulement quatre minutes d’exposition à la lumière solaire. Leurs expériences ont également montré que chaque kilogramme de MOF pouvait éliminer les particules nocives de 139,5 litres d’eau, et que cette technologie se révélait moins énergivore que les systèmes de désalinisation actuels.

« LA LUMIÈRE DU SOLEIL EST LA SOURCE D’ÉNERGIE LA PLUS ABONDANTE ET LA PLUS RENOUVELABLE SUR TERRE »

« La désalinisation est utilisée pour faire face à l’aggravation des pénuries d’eau dans le monde. En raison de la disponibilité d’eau saumâtre et d’eau de mer, et parce que les processus employés sont fiables, l’eau traitée peut être intégrée dans les systèmes existants avec des risques sanitaires minimaux », estime Huanting Wang, auteur principal de l’étude. « Mais les procédés de désalinisation thermique par évaporation sont gourmands en énergie, et d’autres technologies comme l’osmose inverse, présentent un certain nombre d’inconvénients, notamment l’utilisation de produits chimiques pour le nettoyage des membranes et la déchloration. »

« La lumière du soleil est la source d’énergie la plus abondante et la plus renouvelable sur Terre. Notre nouveau procédé de désalinisation à base d’adsorbant par l’utilisation de la lumière du soleil pour la régénération fournit une solution de désalinisation énergétiquement efficace et écologiquement durable », poursuit le chercheur. « Ces travaux ouvrent une nouvelle voie passionnante pour la conception de matériaux fonctionnels permettant d’utiliser l’énergie solaire pour réduire la demande énergétique et améliorer le caractère durable de la désalinisation de l’eau. »

Pourquoi Elon Musk est devenu le leader du marché des lancements commerciaux

Pour devenir compétitifs, les concurrents d’Elon Musk doivent comprendre que les prix bas de ses lanceurs ne tiennent pas au fait qu’ils sont réutilisables, mais au coût des propulseurs, selon l’analyste en chef de l’association Transports et logistique numérique Andreï Ionine.

Andreï Ionine, membre correspondant de l’Académie russe de cosmonautique et analyste en chef de l’association Transports et logistique numériques, estime que les concurrents d’Elon Musk devraient prendre en exemple la façon avec laquelle ce dernier est parvenu à construire des lanceurs moins chers pour espérer le dépasser.

Le propriétaire de l’entreprise SpaceX Elon Musk a reproché à son concurrent sur le marché intérieur américain United Launch Alliance (ULA) un gaspillage de moyens financiers car ses lanceurs ne sont pas réutilisables. Cela alors qu’il avait appris que ces cinq prochaines années SpaceX n’exécutera que 40% des lancements du Pentagone, tandis que 60% seront effectués par ULA, le maître traditionnel de ce marché.

«Elon Musk est d’ores et déjà le numéro un incontestable des lancements commerciaux sur le marché mondial. Ces quelque cinq prochaines années personne n’a la moindre chance de le surpasser, sauf à condition de comprendre comment il a réussi et reconnaître des évidences. Elon Musk vise désormais un marché plus vaste dont l’accès reste fermé et sur lequel il n’y a qu’un seul acteur car Boeing et Lockheed se sont réunis et ont formé United Launch Alliance qui est, de fait, un monopole», a expliqué à Sputnik M.Ionine.Il a précisé qu’en réalité Elon Musk parvient à faire des fusées peu onéreuses grâce à des moteurs simples étant donné que leur prix constitue d’ordinaire la moitié de celui de la fusée. Un autre facteur tient au refus de coopérer. L’entreprise SpaceX fabrique elle-même toutes les composantes.

Un argument purement publicitaire

«L’argument de cette réutilisation employé par Musk est notoire, il est le plus souvent répété. Mais à vrai dire le prix n’en dépend pas tellement. C’est un truc publicitaire compréhensible pour tout le monde. Car les gens ne sont pas spécialistes de l’économie de la construction des fusées», explique l’expert.

Il a souligné que les prix des fusées de SpaceX sont beaucoup plus séduisants que ceux d’ULA. Si le lanceur réutilisable Falcon9 coûte environ 65 millions de dollars sur le marché commercial et revient à 100 millions pour le Pentagone, la fusée Atlas V embarquant une charge notablement inférieure coûte au département américain de la Défense entre 150 et 180 millions de dollars. Cela sans parler du prix «tout à fait fantastique» de la fusée lourde Delta IV (300 millions).

«Le monopole vit selon ses propres règles parce qu’il a depuis longtemps établi des relations dont Elon Musk est privé. C’est pourquoi il fait appel à d’autres arguments et aux contribuables et pas seulement au Congrès qui distribue les budgets», a ajouté l’expert.

ÉNERGIE LIBRE enfermée dans les quartiers de haute sécurité : Trump va-t-il enfin réussir à imposer les Énergies Libres

Nikola Tesla était trop en avance…

Les élites au début du siècle dernier ont répondu à Nikola Tesla au sujet de son idée de générer de l’énergie électrique gratuite produite en puisant directement dans le vide énergétique inépuisable de l’univers : l’énergie libre, aussi rendant cette énergie accessible en tout point du monde sans fil :

« Mais, M. Tesla où allons-nous placer le compteur ? »

Le principal actionnaire des projets de Tesla se nommait déjà JP Morgan, lequel lui a rapidement coupé tout crédit.

Stanley Meyer a été empoisonné

Mais qui connaît Stanley Meyer ? Pourtant cet inventeur sera célèbre un jour, car son invention va révolutionner la planète. Car Stanley Meyer est l’inventeur du moteur à eau. Ne souriez pas… cette invention lui a couté la vie. Stanley Meyer n’est pas un scientifique, juste un inventeur génial.

Il a imaginé extraire l’hydrogène de l’eau, par une application inverse de l’électrolyse, consommant moins d’1/2 ampère.

Alexandre Tchernovsky (mort subitement en 1992) travaillait déjà sur ce qu’il appelait « l’énergie du vide » et avait mis au point un appareil produisant cinq fois plus d’énergie qu’il n’en consommait, suivi dans ces expériences par Hal Puthoff, qui appelle ça « energie du zéro absolu ».

L’invention de Stanley va beaucoup plus loin : dans un bac en plexiglas, pourvu de barres métalliques, il verse de l’eau du robinet, alimente en courant (moins d’un demi-ampère, pour une fréquence de 20 000 hertz par seconde) Et ça marche : il fabrique plusieurs centaines de pour cent d’énergie de plus qu’il consomme, et produit de l’hydrogène capable de fondre l’acier.

La température de l’eau contenue dans le container en plexiglas ne change pas. Son invention est donc un « séparateur d’eau », qui fractionne l’eau en oxygène et hydrogène.

Il a mis des années a obtenir l’agrément des scientifiques, ceux-ci voyant d’un mauvais œil un chercheur, petit ingénieur, sans le moindre diplôme scientifique, venir leur voler la vedette.

Une équipe de scientifiques anglais a observé que Stanley Meyer a décomposé avec succès de l’eau pure en gaz combustible grâce à des impulsions à haute tension, et faible courant mesuré en milli-ampères. Ils ont remarqué que suffisamment de gaz était produit pour fournir une flamme qui a fait fondre instantannément de l’acier.

La revue Eye-Witness estime que Stanley Meyer a développé un système électrique qui peut extraire de l’eau ordinaire (sans chlore !) des mollécules d’hydrogène et d’oxygène avec peu d’énergie, bien moins d’énergie que ce que requiert une électrolyse habituelle.

En septembre 91, Stanley Meyer a donc fait breveter son invention (aux Etats-Unis, au Japon et en Europe) et a tout de suite eu plusieurs propositions. On l’a poliment prié de laisser sa découverte dans un tiroir contre 1 milliard de dollars. Il a reçu aussi des menaces de mort.

Bien sûr, imaginez la révolution que son invention va provoquer ! Car cette invention est une menace pour tout ceux qui vivent de l’énergie du pétrole, puisqu’elle mettrait l’énergie quasi gratuite à la portée de tous : pensez donc, toutes les sociétés qui vendent de l’énergie feraient faillite !

D’après Paul Czysz (ancien chercheur à la Nasa, et qui est en contact avec eux sur l’avancement de la recherche), la Nasa a passé un contrat avec Stanley Meyer.

Mais en 2006, Stanley est mort empoisonné. Et son invention avec lui.

Avant de disparaître, il avait installé un nouveau prototype de son invention sur un Buggy, le réservoir de celui-ci ne contenant que de l’eau.

Un ingénieur prétend qu’il a été empoisonné à cause de son appareil à Énergie Libre

Un ingénieur qui a créé un appareil à énergie libre et libre d’usage pour le grand public a prétendu que non seulement sa conception a été étouffée, mais qu’il y a aussi eu des atteintes graves à sa vie.

Dans les années 1980, les ingénieurs Adam Trombly et Joseph Kahn ont créé un générateur électrique qu’ils ont appelé le générateur homopolaire en circuit fermé.

Confiants que leur générateur pouvait produire de l’électricité avec une efficacité étonnante, ils ont déposé une demande de brevet. Les deux jeunes ingénieurs étaient convaincus que leur invention permettrait de placer l’humanité dans un changement énergétique révolutionnaire, car elle éliminerait le besoin de sociétés ayant le monopole du marché énergétique.

Comme l’a expliqué Trombly, cet aspect de leur invention que les jeunes scientifiques considéraient comme son principal argument de vente était en fait la raison exacte pour laquelle leur projet est voué à l’échec.

Il dit qu’il a été averti qu’il y avait une structure de pouvoir extrêmement importante en place dans laquelle les entreprises contrôlaient des ressources limitées comme les moyens de production d’énergie et vendaient leurs produits à des taux massivement exagérés au grand public.

C’est un monopole que les grandes entreprises n’ont pas envie de perdre, et elles font tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher des inventions telles que cette conception des ingénieurs d’entrer sur les marchés.

Malheureusement, il semble que le gouvernement américain ait été plus qu’heureux d’aider les compagnies énergétiques à maintenir leur monopole.

Le premier obstacle rencontré par les ingénieurs a été un retard dans la concession de leur brevet pour des raisons qui ne leur ont pas été clairement expliquées.

Le report des brevets est une tactique d’évasion couramment employée par les grandes entreprises et leurs alliés au sein du gouvernement pour empêcher certaines inventions d’arriver sur les marchés de masse.

Il n’est pas rare que les dispositifs à énergie libre voient leurs brevets reportés pendant des décennies.

À l’heure actuelle, environ 5000 brevets pour diverses inventions sont reportés pour des raisons qui ne sont pas immédiatement claires.

Un générateur homopolaire co-rotatif avec un rotor (12) comprenant un disque de commande (30) et des électro-aimants coaxiaux co-rotatifs (32a et 32b) de chaque côté, et a un fonctionnement amélioré en utilisant un circuit de retour magnétique à faible réluctance pour le flux magnétique qui passe à travers le disque de commande (30). Le circuit à faible réluctance permet aux électro-aimants (32a et 32b) de produire un champ d’intensité élevée avec une valeur du courant engendré par le courant de la bobine relativement faible. Par conséquent, la surchauffe est éliminée et le potentiel total du générateur de séquence zéro est obtenu. Le circuit de retour à faible réluctance magnétique (220) est de préférence formé par une enceinte co-rotative de perméabilité relativement élevée (avec des moitiés de haut-parleurs (37a et 37b) de dimensions radiales et axiales suffisantes pour maintenir les électroaimants et le disque d’entraînement du rotor. le disque d’entraînement (30) est construit de préférence avec un matériau de perméabilité élevée et faible résistivité, comme le fer, et peut naturellement être intégré avec le noyau des électroaimants (35a et 35b).

Trombly a également expliqué que l’appareil a été supprimé par d’autres moyens.

Les ingénieurs ont été assaillis par des procès futiles.

Malgré le fait que ces procédures judiciaires ont toujours été jugées sans fondement, elles ont fait payer un lourd tribut financier aux deux jeunes scientifiques.

Pire encore, il a expliqué que treize commissaires fédéraux sont entrés dans leur laboratoire et ont confisqué des quantités considérables de leur équipement.

Bien qu’il ait été révélé plus tard que les commissaires n’avaient aucune raison valable d’agir de la sorte, l’équipement n’a pas été restitué et les ingénieurs n’avaient pas les fonds nécessaires pour acheter ce dont ils avaient besoin pour poursuivre leur travail.

Le plus troublant de tous est que Trombly affirme également qu’il a été victime d’une tentative de meurtre plus d’une fois.

Il a dit qu’il a été sauvé par des anti-toxines et une fois par une réanimation cardiaque si vigoureuse qu’il a eu une côte cassée. Ces événements horribles, comme l’a fortement suggéré Trombly, sont liés à la campagne de harcèlement dont il fait l’objet en raison de son invention révolutionnaire.

Étant donné les efforts extraordinaires que les grandes sociétés énergétiques et leurs amis du gouvernement ont déployés pour que ce genre d’appareil ne soit pas utilisé, on peut se demander à quel point le grand public ne sait pas reconnaître les nouvelles technologies de production d’énergie et à quel point leurs inventeurs ont souffert dans leurs tentatives de mettre de tels appareils sur les marchés.

Trump va-t-il enfin réussir à imposer les Énergies Libres

D’après le lanceur d’alerte du programme spatial secret, Corey Goode, le Président Donald Trump a publié une note de service hautement classifiée, peu après son investiture du 20 janvier 2017, ordonnant la publication d’une série de brevets classifiés concernant la technologie anti-âge et la santé, ainsi que l’énergie libre.

Le mémorandum, très confidentiel, a été envoyé au Département de la Défense et à la Communauté du renseignement, et en raison de son statut de classification, il ne sera pas accessible aux principaux médias.

Voici des extraits de son discours sur ce sujet :

Nous sommes ici aujourd’hui pour introduire une nouvelle politique américaine de l’énergie, qui libère des millions d’emplois et des milliers de milliards de richesses. Depuis plus de 40 ans, l’Amérique était vulnérable face à des régimes étrangers qui utilisaient l’énergie comme arme économique. La qualité de vie des Américains était diminuée par la croyance que les ressources énergétiques étaient trop faibles pour nous soutenir. Nous avons toujours pensé cela et, en fait, à l’époque, c’était juste de le penser. Nous ne pensions pas que nous possédions cette richesse énorme sous nos pieds. Nombre d’entre nous se rappelle les queues aux stations service et les déclarations selon lesquelles le monde arrivait au bout de ses réserves de pétrole et de gaz naturel.

On disait aux Américains que leur nation ne pourrait résoudre cette crise de l’énergie qu’en imposant des restrictions draconiennes sur sa production. Mais nous savons maintenant que c’était un grand et beau mythe. C’était faux. N’aimons nous pas ce terme, faux ? […] La vérité, c’est que nous détenons des approvisionnements en énergie presque sans limite. Poussés par de nouvelles innovations et technologies, nous sommes maintenant au bord d’une vraie révolution de l’énergie.

Notre pays est béni de posséder une énergie en extraordinaire abondance, et que nous ne soupçonnions pas il y a 5 ans, et certainement pas il y a 10 ans. Nous en avons pour presque 100 ans de gaz naturel, et pour plus de 250 ans de beau et propre charbon. Nous sommes l’un des principaux producteurs de pétrole et le numéro 1 pour la production de gaz naturel. Nous en avons tellement plus que nous ne l’avons jamais imaginé. Nous sommes vraiment aux commandes. Et vous savez quoi ? Nous ne voulons pas que d’autres pays nous prennent notre souveraineté et nous disent quoi faire, et comment le faire. Cela ne risque pas d’arriver. Avec ces ressources incroyables, mon gouvernement va chercher non seulement l’indépendance énergétique américaine que nous poursuivons depuis si longtemps, mais aussi la domination énergétique américaine.

Et nous allons être un exportateur. Un exportateur ! Nous serons dominants. Nous exporterons l’énergie américaine dans le monde entier, sur toute la planète. Ces exportations d’énergie créeront d’innombrables emplois et apporteront la vraie sécurité énergétique à nos amis, nos partenaires et nos alliés, partout sur le globe.

Mais ce plein potentiel ne peut être atteint qu’à condition que l’État promeuve le développement énergétique, au lieu d’y faire obstruction comme les Démocrates. Ils y font obstruction. Mais nous dépassons cela. Nous ne pouvons pas rencontrer d’obstacles. Nous devons y aller et faire notre boulot mieux et plus vite que n’importe qui d’autre dans le monde, surtout quand il s’agit de l’un de nos meilleurs actifs, l’énergie. Cette vaste richesse n’appartient pas à l’État. Elle appartient aux habitants des États-Unis d’Amérique. Et pourtant, ces 8 dernière années, l’État fédéral a imposé une massive barrière tueuse d’emplois au développement de l’énergie en Amérique.

Le savoir et la technologie comme base d’une civilisation contre la puissance des lobbys sur la recherche scientifique, voilà ce qu’il faut chercher. Il faut mettre un terme à l’hégémonie du nucléaire, du pétrole et de toutes les autres ressources fossiles pour échapper à leurs conséquences dévastatrices.

Il existe des méthodes pour produire de l’énergie notamment sous forme électrique et quasi gratuitement en « consommant le vide de l’univers » et quelques technologies d’armement se basant sur les propriétés réelles du vide de l’univers.

Si demain, une ressource nouvelle devait être le vide de l’univers, alors toute civilisation qui l’utiliserait deviendrait de facto indépendante de toutes les autres ressources dont notamment le nucléaire et le fossile et indépendante de tous les lobbys contrôlant ces dites ressources, en utilisant l’énergie libre.

Comme nous le savons, les ovnis, au moins une partie d’entre eux, sont humains et sont de simples applications de l’utilisation et de la manipulation de l’énergie du vide qui est la seule énergie capable de produire les phénomènes propres à un OVNI (anti-gravité et accélération exponentielle).

Photonis : le Régime brade encore à l’étranger une entreprise stratégique française

Le Régime brade encore une entreprise stratégique française (Photonis est un groupe français, fondé en 1937, qui fabrique principalement des instruments de mesure et d’enregistrement optiques à des fins scientifiques, techniques et militaires) !
Sur ce thème scandaleux, on pourra lire notamment le livre La France vendue à la découpe, de Laurent Izard.

« Photonis deviendra américain aurait décidé l’Élysée. Pour pallier la perte de souveraineté provoquée par la cession de cette entreprise stratégique, la France entend imposer au groupe américain des «conditions». Une stratégie qui, par le passé, s’est avérée peu concluante… en témoignent les fiascos des cessions d’Alstom et d’Alcatel-Lucent.

Photonis devrait bien passer sous pavillon US, ainsi aurait tranché l’Élysée, selon les Échos. La présidence de la République se serait saisie du dossier afin de mettre fin aux tergiversations tant des services de renseignement que des ministères des Armées et des Finances.
Le Château aurait ainsi donné son «feu vert» à la vente de cette pépite française, leader mondiale de la vision nocturne, à l’américain Teledyne.

L’annonce, en septembre dernier, de la mise en vente de la pépite technologique française par le fond de gestion Ardian (ex-AXA Private Equity) avait provoqué une levée de boucliers dans les rangs de l’opposition. Fournisseur de l’armée française, dont la technologie optique équipe jusqu’au télescope Hubble ainsi que le Grand collisionneur des hadrons du CERN, la cession de Photonis a trouvé un écho tout particulier dans un contexte de braderie des actifs industriels tricolore.

Alstom était le cas le plus médiatisé, l’exécutif des marcheurs avait par la suite –sans coup férir– laissé filer à l’étranger des champions tricolores, tels que le cimentier Lafarge, le parapétrolier Technip et l’équipementier Alcatel-Lucent. La tentative d’offrir sur un plateau le reste d’Alstom à son concurrent Siemens ou encore le départ acté de Peugeot dans l’escarcelle du conglomérat italo-américain Fiat-Chrysler sont venus ternir un peu plus le tableau, malgré les éloges médiatiques de ces opérations catastrophiques pour les intérêts français.

Ainsi, face à un Président qui donne le sentiment d’encourager la cession à des intérêts étrangers des plus beaux atouts économiques et industriels de la France, une entreprise comme Photonis qui équipe les forces spéciales françaises (ainsi qu’américaines) était devenue tout un symbole… en vain.

Aucun repreneur français ne se serait manifesté, en l’occurrence Thales et Safran. Notons toutefois que l’État français ne détient respectivement que 25,7% et 11,2% du capital de ces deux groupes, pour près de 35% et 17% des droits de vote. Dans le cas de Safran, l’entreprise peut-elle encore être considérée comme française? En termes de participations, les deux fonds d’investissement britanniques et américains TCI Fund Management Limited et BlackRock pèsent à eux deux plus que l’État français. Ainsi Teledyne est-il resté le seul repreneur en lice. L’illusion de la «vente sous conditions» 

Pour justifier sa décision et faire preuve d’un minimum d’autorité, l’Élysée aurait posé… ses «conditions». Mais que valent encore les «conditions» de la France?

Le cas d’Alstom fut en la matière un cas d’école, un véritable camouflet infligé par l’entreprise américaine à François Hollande. Au printemps 2014, afin de faire pencher la balance faveur de son offre, le PDG de GE, Jeffrey Immelt, avait en effet promis au Président français de «créer 1.000 emplois nets supplémentaires industriels d’ici trois ans», soit un engament courant entre novembre 2015 et novembre 2018. Une belle offre pour un chef d’État socialiste.

Un objectif que n’atteindra pas GE, avec visiblement l’assentiment du ministère de l’Économie. Mieux, cinq mois après cette échéance, l’entreprise américaine présentait un plan de suppression de 1.044 emplois… un plan dont l’annonce aurait été sciemment reportée au lendemain des élections européennes, fin mai 2019. Cerise sur le gâteau, un mois plus tôt, Hugh Bailey était arrivé à la tête de General Electric France. En d’autres termes, l’ancien conseiller en charge du financement export d’Emmanuel Macron à Bercy, qui a conclu le rachat de la branche énergie d’Alstom par GE, se retrouvait aux manettes de cette même entreprise.

Autre exemple de belles promesses bafouées, celles de Nokia lors du rachat d’Alcatel-Lucent début 2016. «Il n’y aura pas de destruction d’emplois en France», assurait alors le ministre de l’Économie… Emmanuel Macron surenchérissant même, affirmant que «le nombre d’emplois sera le même et même d’avantage». Déjà en grande difficulté financière au moment de l’opération, le géant finlandais licencia à tour de bras dans l’Hexagone.

Par ailleurs, via sa filiale Alcatel Submarine Networks (ASN), la multinationale franco-américaine était alors leader mondial de la pose de câbles sous-marins, maîtrisant toute la chaîne, de leur conception à leur pose en passant par la maintenance. Des câbles par lesquels transitent 95% des communications mondiales 99% des flux intercontinentaux. Conscient des risques de complètement perdre la main sur un tel outil, l’État français avait tout de même exigé un droit de regard en cas de cession de ces fameuses activités par le géant finlandais… ce qui ne l’empêcha pas de remettre en vente ASN au plus offrant.

Espérant convaincre la firme finlandaise de revendre ASN à une entreprise tricolore, le temps que prirent les négociations avec les autorités françaises eurent le mérite pour le Finlandais d’observer grandir l’intérêt des GAFA dans ces câbles au cœur de l’Internet mondial et donc de décider à finalement conserver ASN dans ses filets, au grand dam des Français.

Après avoir vendu une activité stratégique au pire moment qui soit, la France tente depuis, avec l’aide d’Orange, de convaincre Nokia d’élargir l’actionnariat d’ASN et d’y faire rentrer la banque publique Bpifrance. Secret Défense menacé 

Faire rentrer Bpifrance au capital… de Photonis, voilà d’ailleurs l’une des «conditions» qu’aujourd’hui l’État français pose à Teledyne. S’ajoutent à cela «la création d’un comité de sécurité interne», composé de membres de Ballard et Bercy, et une liste à la Prévert: «investissement des bénéfices en recherche et technologie en France, choix des développements technologiques ou encore conservation des emplois et de l’implantation» du site de Brive-la-Gaillarde, qui pèse pour plus de la moitié des emplois du groupe (500 sur 1.000), énumèrent Les Échos.

De plus, afin d’éviter d’être soumise aux normes ITAR, la France souhaiterait interdire la transmission –vers Teledyne aux États-Unis– des informations sensibles, telles que celles relatives à l’utilisation du matériel sur les théâtres d’opérations.

Reste à savoir si sur ce point la France aura les reins assez solides pour résister à l’impérium juridique américain, qu’il s’agisse de l’extraterritorialité du droit US lui-même, ou tout simplement pour parer certaines mesures tel que le Cloud Act, qui permet aux autorités américaines d’accéder aux données stockées sur des serveurs d’entité américaine partout à travers le monde.

Reste surtout à savoir si Teledyne va accepter les conditions françaises et davantage les respecter que son compatriote GE ou que le finlandais Nokia ne l’avaient fait en leur temps. »

Finies les odeurs de mazout –et la pollution qui les accompagne? | Vidar Nordli-Mathisen via Unsplash
Finies les odeurs de mazout –et la pollution qui les accompagne?

Les bateaux carbureront bientôt à l’eau de mer

Une source d’énergie presque illimitée est à portée de main.

Transformer non pas l’eau en vin mais l’eau de mer en carburant pour les navires: une nouvelle étude publiée dans Energy & Environmental Science nous rapproche de la concrétisation de cette idée, initialement formulée il y a six ans.

Le postulat de base est le suivant: si un bateau peut fabriquer au moins autant d’énergie qu’il n’en consomme en utilisant de l’eau de mer, alors il dispose d’une réserve de carburant presque illimitée et peut rester en mer plus longtemps.À lire aussiUne invention élimine 90% des émissions de CO2 des camions

Dès lors, comment changer l’eau en carburant? Le processus est baptisé «conversion catalytique inversée». Il s’agit d’extraire le dioxyde de carbone (CO2) présent dans l’eau et de le transformer en monoxyde de carbone (CO), qui peut à son tour être converti en hydrocarbure.

Un catalyseur qui a fait ses preuves

Pour cela, on utilise un catalyseur fait de carbure de molybdène, un matériau extrêmement résistant à la chaleur. Celui-ci est parsemé de potassium et d’alumine gamma, afin d’accroître l’efficacité de la réaction de catalyse. Par ailleurs, ces matériaux sont plus économiques que ceux testés antérieurement.

La prochaine étape –et pas la moindre– consistera à tester cette solution, non pas dans un laboratoire mais à bord d’un bateau en conditions réelles. Elle s’annonce très prometteuse.

Encore très coûteux, ce kérosène à l'empreinte carbone maîtrisée n'en est pas moins prometteur. | Kai Dahms via Unsplash
Encore très coûteux, ce kérosène à l’empreinte carbone maîtrisée n’en est pas moins prometteur.

L’Allemagne veut fabriquer du «kérosène vert» avec de l’eau

Le procédé a été préfiguré par… le Troisième Reich.

À court de pétrole, les nazis ont durant la Seconde Guerre mondiale fabriqué du carburant synthétique avec du charbon, du gaz naturel et même de la biomasse, en se basant sur les travaux des chimistes Franz G. Fischer et Hans Tropsch ou de Friedrich Bergius.

Toujours en Allemagne, des scientifiques ont récemment modernisé ces procédés, à l’origine très polluants, pour fabriquer du «kérosène vert» à partir d’eau et de carbone.

À l’aide d’une grande quantité d’électricité, les molécules d’eau sont séparées pour obtenir de l’oxygène et de l’hydrogène. Ce dernier est ensuite combiné avec du carbone capté dans l’atmosphère.

Le kérosène vert rejette celui-ci lorsqu’il est brûlé, mais à la différence des carburants fossiles, il ne libère pas dans l’air du carbone prisonnier du sol. Son bilan carbone est donc très faible, à condition d’utiliser des énergies renouvelables pour produire l’électricité.

La compagnie aérienne allemande Lufthansa, qui souhaite faire voler 5% de sa flotte au kérosène vert d’ici cinq ans, s’est tournée vers ce projet pilote, supervisé par l’université de Brême en partenariat avec le pétrolier Klesch. C’est dans sa raffinerie de Heide, en Schleswig-Holstein près de la mer du Nord, que le carburant est fabriqué. L’électricité est quant à elle produite localement par des éoliennes.

Technologie d’avenir ou greenwashing?

Le Canada et les États-Unis se sont eux aussi lancés dans la course, notamment avec Carbon Engineering, financée entre autres par Bill Gates. Mais il n’y a qu’en Allemagne, où la prise de conscience écologique est forte, que cette technologie bénéficie d’un véritable soutien des autorités, et en particulier d’Angela Merkel.

Pour le moment, le principal obstacle au développement du kérosène vert est son coût: les grandes quantités d’électricité nécessaires à sa production le rendent peu compétitif. «Nous devons [le] rendre pratique et économique», insiste le chimiste Ulf Neuling. Dans les conditions actuelles, convertir l’ensemble du transport aérien au kérosène vert renchérirait le prix des billets d’environ 60%.

Lucy Wills contre l’anémie macrocytaire

Voici Lucy Wills, l’hématologue qui a découvert que l’acide folique pouvait éviter des formes d’anémie mortelles.

Cette hématologue a découvert que l’acide folique pouvait permettre d’éviter des formes d’anémie mortelles chez les femmes enceintes – une pathologie de l’hémoglobine liée à une anomalie des globules rouges incapables de transporter suffisamment d’oxygène aux organes.

Les recherches de Lucy Wills sur la santé des femmes enceintes ont sauvé d’innombrables vies et amélioré les soins prénataux.

Aujourd’hui, l’acide folique est recommandé à toutes les femmes enceintes aussi bien pour les prémunir de certaines maladies que pour assurer un développement sain du bébé.

Lucy Wills est née le 10 mai 1888 à Sutton Coldfield, une ville de la périphérie de Birmingham, en Angleterre. Son père était diplômé en sciences et sa mère la fille d’un médecin connu. De ce fait, elle a reçu une solide éducation scientifique dès son plus jeune âge.

En 1903, elle fréquente la Cheltenham School, l’un des premiers pensionnats britanniques à former des jeunes filles en sciences et en mathématiques.

Quatre ans plus tard, en 1907, elle débute des études en sciences naturelles et botanique au Newnham College, exclusivement féminin, de l’Université de Cambridge

Elle y passe ses examens en 1911. Cependant, en tant que femme, elle n’avait pas le droit d’être diplômée de Cambridge (ce qui a changé à partir de 1947).

En 1915, elle s’inscrit à la London School of Medicine for Women, la première en Grande-Bretagne à former des femmes-médecins. En 1920, elle obtient un diplôme en médecine et en chirurgie, validé par le Royal College of Physicians London.

Ensuite, elle enseigne et effectue des recherches dans le service de pathologies des femmes enceintes au Royal Free Teaching Hospital de Londres.

En 1928, Lucy Wills est recrutée pour travailler à Mumbai, en Inde. Elle cherche à comprendre pourquoi des millions de femmes enceintes dans les pays en voie de développement souffrent d’une forme grave et souvent mortelle d’anémie.

Elle découvre que leurs globules rouges sont extrêmement gros et ne transportent donc pas suffisamment d’hémoglobine, la protéine responsable du transport de l’oxygène dans le sang des vertébrés.

Au départ, elle supposait que l’anémie pouvait avoir été causée par une bactérie ou un virus ; mais après avoir étudié les conditions de vie et de travail de ces femmes, elle ne détecte aucun agent pathogène.

Elle réalise vite que les femmes plus aisées en Inde, ayant souvent un régime alimentaire plus riche, risquaient beaucoup moins l’anémie pendant leur grossesse, ce qui l’amène à supposer une carence alimentaire.

Wills décide de nourrir des singes rhésus de laboratoire sur la base du régime alimentaire des femmes anémiques. Beaucoup d’entre eux déclarent une anémie. Elle découvre d’abord que l’extrait de foie, que l’on savait déjà être efficace pour traiter une autre forme de la maladie – l’anémie dite pernicieuse —  est également efficace dans le traitement de l’anémie objet de ses recherches.

Néanmoins, elle découvre aussi qu’il faut une dose bien plus élevée d’extrait de foie pour combattre l’anémie chez les guenons gestantes. Ce traitement étant alors onéreux, elle savait qu’il ne pourrait pas être un traitement efficace pour les femmes les plus pauvres.

Un grand progrès est fait lorsqu’elle s’aperçoit qu’elle peut traiter l’anémie par l’addition d’un extrait de levure dans la nourriture des singes.

Elle découvre que Marmite, une pâte à tartiner britannique pour le petit-déjeuner, populaire et bon marché, élaborée à partir de levure de bière concentrée, est extrêmement efficace pour traiter les singes anémiques.

Elle teste l’efficacité de Marmite, ainsi que des compléments alimentaires pour le foie, sur plusieurs femmes enceintes anémiques et conclut de leur efficacité. Comme Le foie étant beaucoup plus onéreux que la pâte à tartiner disponible dans le commerce, elle traite plusieurs femmes anémiques avec cette seule préparation.

Dans un article publié dans Asia-Pacific Journal, Wills a noté que l’amélioration de la santé des femmes enceintes « était étonnante … [car] elles ont retrouvé rapidement l’appétit… et une augmentation du nombre de globules rouges dès le quatrième jour ».

Elle publie ses résultats dans une édition de 1931 du British Medical Journal tout en admettant ne pas savoir quel est le composé de Marmite et de l’extrait de foie à l’origine de la guérison de ses patientes.

Les scientifiques du monde entier ont baptisé le composé inconnu Wills factor et incité les femmes à consommer Marmite ou de l’extrait de foie pendant leur grossesse.

En 1941, le mystérieux Wills factor a été isolé. Il est connu de nos jours sous le nom d’acide folique.

Wills est revenue à Londres pour travailler à temps plein au Royal Free Hospital en tant que pathologiste jusqu’à son départ en retraite, en 1948. Elle a abondamment voyagé durant les dernières années de sa vie, et poursuivi ses recherches sur la nutrition et l’anémie dans les pays en voie de développement.

Après son décès, en avril 1964, le British Medical Journal a écrit que la découverte du Wills factor dans l’extrait de levure « était l’une des observations simples mais importantes qui jalonnent l’histoire et le traitement des anémies nutritionnelles. »

Aujourd’hui, on encourage partout les femmes à consommer de l’acide folique afin de poursuivre leur grossesse en bonne santé.

Depuis cette découverte, on a découvert qu’en plus de prévenir l’anémie chez les femmes enceintes, l’acide folique réduit aussi fortement les risques d’anomalies congénitales telles que les malformations du tube neural aboutissant souvent à des infirmités permanentes, des dommages crâniens ou cérébraux, et fréquemment, à un décès prématuré.

En découvrant un remède à l’anémie pendant la grossesse, Wills a évité à des millions de femmes et à leurs bébés partout dans le monde de souffrir et même de mourir. Sa découverte permet également d’éviter d’innombrables malformations congénitales débilitantes. Pour cette raison, Lucy Wills est notre vingt-huitième héros du progrès.

Les Héros du progrès, c’est aussi :

L’homme qui a résolu le secret de Tesla pour amplifier la puissance électrique de près de 5000%

L’homme qui a résolu le secret de Tesla pour amplifier la puissance électrique de près de 5000%

Jim Murray électrise le monde depuis plus de 50 ans. Sa vie d’expérience a produit des dizaines de brevets, d’inventions et maintenant une découverte vraiment remarquable qui peut fondamentalement changer la façon dont les êtres humains utilisent l’énergie pour toujours.

Quand il n’avait que cinq ans, Jim dit au Free Thought Project qu’il avait déjà développé une affinité pour les moteurs et l’électricité. Cette curiosité a été piquée par les trains miniatures de son père que Jim a passé des heures à bricoler. Son don naturel et sa passion d’enfance ont favorisé la création de son premier électroaimant à l’âge de six ans.

Au cours des prochaines années, Jim a permis à sa curiosité intellectuelle de le mener dans plusieurs domaines. Il a étudié et construit des fusées et des radios lorsqu’il était à l’école primaire, et au moment où il est entré au lycée avait développé un intérêt pour la physique nucléaire. Cela a conduit Jim à la construction d’un accélérateur d’électrons linéaire, qui a été inscrit dans le New England Science Talent Search de 1964. Cette entrée a remporté la première place de Murray dans les compétitions scientifiques scolaires, municipales et d’État. De plus, son projet a été exposé au Boston Museum of Science.

Il ne fallut pas longtemps après l’obtention du diplôme que Jim a commencé à examiner sérieusement le travail de Nikola Tesla. Il était fasciné par les incroyables affirmations de Tesla concernant la production et la transmission d’énergie, et il a juré de redécouvrir les secrets non divulgués du grand scientifique. Les efforts de Jim l’ont finalement conduit à des individus comme Otis T. Carr, qui prétendaient avoir connu Tesla personnellement. Ils lui ont également donné une meilleure compréhension de plusieurs secrets de Tesla perdus.

Au cours de sa vie professionnelle, Jim a mené des recherches et des expérimentations sur diverses applications technologiques, ce qui a finalement contribué au développement de son dispositif SERPS (Switched Energy Resonance Power Supply). Ce circuit électronique hautement spécialisé a la capacité de “grossir” la puissance effective qui lui est appliquée de près de 50 fois. Lorsque Jim a couplé son appareil à la technologie de commutation ultra-rapide de 5 nanosecondes brevetée par son ami Paul Babcock, il a réussi à augmenter sa puissance électrique de 4790% par rapport à l’entrée. Ce type de performance, s’il était commercialisé, ferait trembler les plus grandes entreprises de distribution d’électricité.

Jim explique:

L’énergie électrique est fournie par un transformateur spécial pour alimenter une charge résistive. Le potentiel magnétique non-guidé est alors capturé et stocké temporairement, avant d’être renvoyé à la source par la même charge électrique. Cette puissance oscillante a des propriétés complètement différentes de la puissance électrique conventionnelle, et réduit en fait la puissance totale requise de la source. La conséquence de cette dynamique énergétique est que la charge résistive peut être alimentée plus de deux fois plus efficacement, alors que la puissance nette fournie par la ligne est réduite à une très petite valeur.Les implications de cette technologie pour la conservation de l’énergie dans le futur sont absolument étonnantes!

Après avoir vu cette incroyable innovation en action, il est difficile de croire que M. Tesla a atteint ce même plateau technologique il y a près de cent ans et, encore, il y a eu des progrès minuscules, jusqu’à tout récemment, dans l’industrie de la production d’énergie.

Il suffit d’examiner le contenu des brevets de Tesla pour comprendre pourquoi le célèbre scientifique était surveillé par le FBI. Ce n’est un secret pour personne qu’après la mort de Tesla en 1943, les agents du gouvernement ont saisi une grande partie de ses recherches privées.

La recherche de Jim a également été examinée par le FBI. Il raconte au Free The Thought Project que lui aussi a eu une altercation avec le FBI à cause d’un des projets sur lesquels il travaillait.

En 1966, peu de temps après la mort de mon père, je suis revenu du travail un jour pour trouver un étrange message qui m’attendait.

Quand Jim a tenté de déterminer la source du message, il a reçu une note disant:

Prenez le métro Hudson-Manhattan jusqu’à Newark, New Jersey, et arrivez au 11 Centre Place, FBI Newark, au plus tard à 10h00 demain matin. Demandez à voir l’agent Harold Miller, il vous attendra.

À son arrivée, les agents ont commencé à interroger Jim au sujet de ses recherches. Après les avoir informés de son intérêt pour le travail de Nikola Tesla, Jim dit:

Les agents se sont regardés en silence, puis ont griffonné quelques notes supplémentaires, qui ont été insérées dans un dossier contenant mon nom. J’ai appris plus tard qu’une fois que vous devenez une personne d’intérêt, le FBI conserve indéfiniment votre dossier!

Heureusement, Jim n’a pas laissé cette tactique alarmiste évidente dissuader ses recherches. Maintenant, grâce aux progrès technologiques modernes et au travail inlassable d’hommes courageux comme Jim Murray, nous pouvons commencer à comprendre la nature vraiment révolutionnaire de l’œuvre originale de Tesla.

Les ramifications de l’application en masse de la technologie SERPS ne sont rien d’autre que le changement de paradigme. Il est largement connu que la «variable énergétique» est un facteur primordial dans les politiques américaines. La poursuite de l’énergie est sans aucun doute un catalyseur de nombreuses décisions prises régulièrement par les politiciens. Cependant, la plupart des Américains sont seulement conscients des efforts de recherche qui impliquent l’utilisation du charbon, du pétrole, de l’énergie nucléaire, de l’énergie éolienne et solaire. Ces avenues d’exploration acceptées reçoivent plus de 5 milliards de dollars de subventions par an, alors que les chercheurs indépendants comme Jim sont totalement ignorés.

L’impact environnemental positif des technologies radicales comme SERPS ne peut pas non plus être sous-estimé. Tandis que les législateurs continuent à se faire entendre sur la question du réchauffement climatique, cette technologie pourrait réduire considérablement l’empreinte carbone de la planète entière.L’extraction du charbon à ciel ouvert détruit des pans entiers, les projets de sables bitumineux sont déjà à l’origine du deuxième taux de déforestation le plus rapide et la fracturation hydraulique pour le pétrole et le gaz naturel peut nécessiter jusqu’à 15,8 millions de gallons d’eau par puits.

En 2012, la production totale d’énergie éolienne aux États-Unis a dépassé 60 gigawatts, soit une capacité suffisante pour alimenter près de 15 millions de foyers. Alors que les sources d’énergie renouvelables telles que l’énergie éolienne, solaire et hydraulique ont été largement critiquées comme étant inefficaces pour répondre aux demandes énergétiques du pays. La vérité évidente est que grâce à l’utilisation de technologies comme l’appareil SEPRS, nous pouvons plus que répondre à nos besoins énergétiques.

Tant qu’il existera des organisations juridiquement capables d’assurer la suppression des technologies émergentes, l’intérêt supérieur de la population sera toujours subordonné aux intérêts de ceux qui détiennent le contrôle des systèmes énergétiques traditionnels. Les mêmes systèmes qui assurent la trésorerie à l’élite et continuent à détruire notre planète dans le processus.


L’Inde avance à grand pas grâce à l’énergie libre 

L’Inde avance à grand pas vers son indépendance énergétique, grâce à l’énergie libre et gratuite !

L’Inde avance à grand pas grâce à l’énergie libre

Journaliste à la retraite, Verdi



« Toute la matière perceptible provient d’une substance originelle ou ténuité inconcevable, remplissant tout l’espace, l’akasha ou l’éther luminifère sur lequel agit la vie donnant le Prana ou la force créatrice appelant à l’existence, rendant infinis les cycles et toutes choses et phénomènes… » Nikola Tesla 

Journaliste à la retraite, Verdi combat depuis des mois Macron, la marionnette des ultra-riches, et l’oligarchie mondialiste messianique.
Dans cette vidéo, Verdi partage une information capitale :
L’Inde avance à grand pas vers son indépendance énergétique grâce à l’énergie libre.
« L’Inde, dit Verdi, ne supprimera pas la Génératrice d’énergie libre -TEWARI – malgré les menaces du Royaume-Uni, des États Unis, et de l’Arabie Saoudite. Malgré la résistance des lobbys pétroliers, l’idée de disposer d’une énergie libre et gratuite progresse à grande vitesse, dans les pays échappant à la domination occidentale. 
C’est le cas de l’Inde, qui soutient la recherche dans le sens qu’a décrit Nikola Tesla, sur l’utilisation de l’énergie cosmique : « Encore quelques générations qui passent, et nos machines seront conduites par la force obtenue à n’importe quel point dans l’univers… 
C’est une simple question de temps et les hommes réussiront à connecter leurs machines aux rouages mêmes de la nature. » 

 


 

Nikola Tesla est un ingénieur et inventeur serbe, né en 1856. 
Il est l’inventeur du moteur électrique asynchrone ou encore de la bobine à électro-aimants. 
« L’Inde estime que son propre programme d’énergie libre (ou gratuite), est une question de fierté nationale, et n’a pas peur de risquer de se mettre à dos les pays du pétrodollar, en apportant son soutien au générateur AC sans réaction synchrone (RLG) inventé par son propre citoyen, Paramahamsa Tewari, un ingénieur électricien, et ancien directeur exécutif du Nuclear Power Corporation of India. » 


Source : https://reseauinternational.net/linde…
https://reseauinternational.net/linde-ne-supprimera-pas-le-generateur-denergie-libre-tewari-malgre-les-menaces-du-royaume-uni-des-etats-unis-et-de-larabie-saoudite/ 


L’énergie libre c’est quoi ? 
« L’énergie libre aussi appelée ‘énergie du vide’ est une énergie électromagnétique contenue dans l’univers, dans la matière, des recherches tendant à montrer que cette source d’énergie peut être partiellement convertie en énergie utilisable. 
Cette énergie renouvelable existerait depuis 20 ans. 
Plusieurs inventeurs indépendants ont tenté de montrer la véracité de l’existence de cette énergie au travers de machines à énergie libre. »

Idées de génies - La pile de Volta (Alessandro Volta) - YouTube

Alessandro Volta invente la pile électrique – Les Héros du Progrès

Notre héros est le physicien italien Alessandro Volta, inventeur de la première pile électrique. Sa « pile voltaïque » a fourni la première source de courant électrique en continu de l’Histoire.

Avec sa découverte, il a déboulonné la théorie en vigueur à l’époque selon laquelle l’électricité n’était engendrée que par des êtres vivants. Son invention a jeté les bases des batteries modernes. Ses travaux ont été également à l’origine des domaines de l’électrochimie et de l’électromagnétisme.

Alessandro Giuseppe Antonio Anastasio Volta est né le 18 février 1745 à Côme, une ville de l’actuelle Italie du nord, au sein d’une famille noble et riche. Enfant, il fréquente un pensionnat jésuite où ses professeurs tentent de le convaincre d’entrer dans les ordres.

Il sait que sa vraie passion est la physique et à l’âge de 16 ans, il abandonne l’école. Bien que ne recevant plus de formation théorique, il entame à 18 ans une correspondance avec des physiciens de renom. Deux ans plus tard, il mène déjà des expériences dans un laboratoire de physique construit par son riche ami, Giulio Cesare.

En 1774, il enseigne la physique expérimentale à l’école secondaire de Côme. Ses travaux portaient alors principalement sur la chimie des gaz.

En 1778, après avoir lu un article de Benjamin Franklin à propos de « l’air inflammable », il devient le premier à découvrir et isoler le méthane gazeux. Il constate que l’on peut faire exploser un mélange méthane/air avec un arc électrique dans un récipient clos. Ce type de réaction chimique déclenchée par de l’électricité sera plus tard à l’origine des moteurs à combustion interne.

En 1779, Volta est embauché comme professeur de physique expérimentale à l’université de Pavie, un poste qu’il conservera près de 40 ans.

Il y passe ses premières années à étudier ce que nous appelons à présent « la capacitance électrique ». Il découvre que le potentiel électrique d’un condensateur (un composant qui a la possibilité, ou « capacité », de stocker de l’énergie sous la forme d’une charge électrique) est directement proportionnel à sa charge électrique. Aujourd’hui, on appelle ce phénomène la loi de capacitance de Volta.

En 1791, son collègue physicien et ami Luigi Galvani observe qu’il peut provoquer les contractions musculaires d’une patte de grenouille attachée à des crochets en fer ou en laiton lorsqu’elle est touchée avec une sonde faite d’un autre métal.

Galvani interprète sa découverte comme une nouvelle forme d’électricité située dans les tissus vivants et la nomme « électricité animale ». Volta est en désaccord avec ces conclusions. Il émet l’hypothèse que la grenouille a simplement conduit le courant électrique qui circulait entre le crochet de fer ou de laiton et l’autre métal qui servait de sonde. Volta nomme ce type d’électricité « électricité métallique ».

Il débute alors des expériences afin de savoir s’il peut produire un courant électrique avec uniquement des métaux. Comme à cette époque les instruments de mesure étaient incapables de détecter des courants électriques faibles, il teste le flux d’électricité entre différents métaux en les plaçant sur sa langue. Bien évidemment, il constate que tout comme les tissus de la grenouille dans les expériences de Galvani, sa salive conduit l’électricité, provoquant des picotements.

Afin de démontrer de façon concluante qu’un courant électrique ne nécessite pas de tissu animal, il crée une pile de disques alternativement de zinc et d’argent, séparés par du tissu imbibé de saumure. Il constate que lorsqu’un fil est connecté aux deux extrémités de la pile, un courant régulier circule entre les couches.

Cette invention, qu’on allait connaître sous le nom de pile voltaïque, était réellement une forme primitive de nos piles électriques actuelles.

Après de nombreuses expériences, Volta découvre aussi que la quantité de courant produite peut être augmentée ou diminuée en utilisant différents métaux ou en ajoutant et supprimant des disques de la pile.

Il fait état pour la première fois de son expérience de pile électrique dans une lettre datée du 20 mars 1800 adressée à Joseph Banks, président de la Royal Society de Londres. Peu après, il se rend à Paris pour faire la démonstration de son invention, qu’il baptise d’abord « organe électrique artificiel ».

La batterie de Volta connaît un énorme succès. Non seulement elle anéantit le consensus scientifique qui régnait autour de « l’électricité animale » mais les savants admettent rapidement l’utilité extrême de « l’organe électrique artificiel » de Volta.

Six semaines après son annonce, les scientifiques anglais William Nicholson et Anthony Carlisle se servent de leur propre pile voltaïque pour décomposer l’eau en hydrogène et oxygène, ce qui conduit à la découverte de l’électrolyse, « technique qui utilise un courant électrique continu pour entraîner une réaction chimique autrement non spontanée », initiant ainsi le domaine de l’électrochimie.

De même, dans les années 1830, un autre scientifique anglais, Michael Faraday, utilisera la pile voltaïque dans ses études révolutionnaires sur l’électromagnétisme.

Napoléon Bonaparte est tellement impressionné par les travaux de Volta qu’il le fait comte en 1801 et sénateur du royaume de Lombardie. En 1809, il devient aussi un membre associé de l’Institut royal Pays-Bas.

Il prend sa retraite en 1819 à 74 ans et s’installe dans sa propriété de Camnago qui a par la suite été rebaptisée « Camnago Volta » en son honneur.

Il meurt le 5 mars 1827, à 82 ans. Depuis, des timbres et de la monnaie sont à son effigie. Son nom a été immortalisé quand la mesure du potentiel électrique a été baptisée volt en son honneur en 1881.

L’invention de la première batterie par Volta n’a pas seulement contribué à jeter les bases de plusieurs domaines scientifiques mais est devenue un produit essentiel du monde moderne. Sans ses travaux, beaucoup de nos technologies actuelles n’existeraient pas. Pour cette raison, Alessandro Volta est notre vingt-neuvième héros du progrès.

Les Héros du progrès, c’est aussi :

La saga de Louis Pasteur l’imposteur 

Ce que l’ecole a oublie de dire sur louis pasteur

Vous allez mieux comprendre d’ou est partit le mythe de Louis pasteur. Quand on voit sur quel genre « d’escroc de génie » notre médecine se base pour établir ses dogmes ;

« Le Pasteur de la légende Française : héro bienfaiteur de l’humanité ! – « pionnier » de la vaccination…

1er mensonge : Il n’est pas le pionnier.

Partout dans le monde, on cite un anglais: le médecin Edward Jenner qui aurait inoculé le premier ce qu’il appela « vaccine », maladie (variole) spécifique des bovins, afin de protéger les hommes de la variole ou petite vérole. Effectivement, Pasteur se servi de ses travaux un demi-siècle plus tard.  En fait quand on cherche un peu plus loin…: Un passage du Santeya Grantharn, [ouvrage sanscrit attribué à d’Hauvantori], prouve que l’inoculation de la vaccine était pratiquée dans l’Inde à une époque déjà très reculée. L’auteur prescrit les règles suivantes relativement à l’opération : « Prenez le fluide du bouton du pis d’une vache ou du bras d’un homme sur la pointe d’une lancette, piquez-en les bras entre l’épaule et le coude jusqu’à ce que le sang paraisse ; le fluide se mêlant avec le sang, il en résultera la fièvre de la petite vérole. » Il ajoute que la petite vérole contractée par ce moyen sera tout à fait bénigne et n’exigera aucun traitement. Il décrit les caractères que doit présenter le bouton de cette espèce de variole (en effet, Jenner non au courant, a butté sur le fait que le prélèvement sur les boutons ne marchait pas à tous les coups) pour pouvoir préserver à jamais, de la contagion de la petite vérole le sujet qui le porte. Fin du 18ème siècle, un brame nommé Alep Chobg à Ghazepoor, district de Bénarès, vaccinait déjà. Humboldt prouva que les habitants de la Cordillère des Andes avaient remarqué l’effet préservatif du vaccin.

Édouard Jenner

Mais Édouard Jenner n’en avait aucune connaissance à l’époque.

–          En 1775, il commence ses études et expérimentations,

–          En 1788 il publie ses recherches sur les causes et les effets de la vaccine.

–          Le 14 mai 1796, il inocula au jeune James Phipps, 8 ans, du pus prélevé sur la main de Sarah Nelmes, une fermière infectée par la vaccine, (ou variole des vaches). Trois mois plus tard, il inocula la variole à l’enfant qui s’est révélé immunisé.

Cette pratique s’est répandue progressivement dans toute l’Europe. (Le motvaccination vient du latin vacca qui signifie vache). Le bruit de cette découverte ne tarda pas à parvenir en France, quoique la plus voisine de la patrie de Jenner, ne fût pas une des premières contrées où elle se répandit !

Et c’est seulement à partir du 19ème siècle

– C’est seulement en 1822 que Louis Pasteur pourtant toujours à l’affut d’un bon coup, repris tous les travaux Jenner et de ceux qui avaient déjà une certaine avance sur le sujet. En plus des travaux de Robert Koch (découvreur de la relation maladie – microbes, connu pour sa découverte de la bactérie responsable de la tuberculose d’où le nom « bacille de Koch »). »

Un individu hors des sentiers battus

Pour devenir un escroc qui ne se fait pas prendre, il faut être un individu hors du commun, Pasteur en était un ! Il ne manquait pas de qualités : d’abord très intelligent, travailleur acharné, (une race d’escrocs qui a tendance à se perdre, aujourd’hui, les escrocs sont souvent partisans du moindre effort). Il était aussi « brillant », expert en com, comme on dit aujourd’hui, il aurait fait un excellent coach d’entreprise ! Mais surtout avec les moyens du bord, il se tenait toujours au courant des travaux sur lesquels ses pairs se penchaient laborieusement.

La méthode machiavélique de Pasteur

Il possédait une tactique bien à lui, toujours la même, en cela il n’était pas original et il aurait été démasqué s’il ne s’était pas appelé « Pasteur » ! D’abord, il savait reconnaître les bons plans, lorsqu’un confrère était sur la bonne voie, il le sentait ! Alors il déclenchait sa manipulation  classique non moins machiavélique : Il commençait par critiquer ouvertement, la méthode de son confrère n’étant pas encore au point , le confrère lui-même souvent naïvement, indiquait là où il en était, les problèmes sur lequel il buttait, Pasteur les citait et les balayait d’un revers de main, ensuite grâce à la notoriété dont il bénéficiait déjà (par sa brillance et son intelligence toutes deux effectivement reconnues),  il les reprenait sans aucune honte, se les appropriait sans vergogne et prétendait les avoir découverts !! C’est ainsi qu’il est devenu au fur et à mesure du temps, un « bienfaiteur de l’humanité » et, sur­tout, un mythe intouchable ! Mais le pire c’est que même maintenant que l’on connait la vérité, le mythe s’accroche aux branches, il est même régulièrement alimenté, en voici un exemple flafgrant :

Le Pr. Axel Kahn, menteur profiteur!

Avril 2005, une émission de télévision qui nous rappelle que la télévision est fossoyeur de la vérité et garante du système  Pasteur est élu le deuxième « Plus grand français de tous les temps », après Charles de Gaulle. Pour en remettre une couche n’hésitant pas dans l’ambiance générale à ajouter  un nouveau mensonge à ceux qui déjà entourent Pasteur, le Pr. Axel Kahn, membre du Comité consultatif national d’éthique français, Directeur de recherche à l’Inserm, (mais l’un des plus fidèles supporters de Pasteur, car il en vit)  n’hésitait pas à affirmer que c’est grâce à Pasteur que les femmes ne meurent plus en couches de la fièvre puerpérale ! Or, on sait maintenant que cette découverte, en vérité, appartient uniquement au médecin hongrois Ignace Semmelweis qui avait observé que les femmes ne mouraient plus lorsque  tout bêtement, les accoucheurs se lavaient les mains (ainsi prenaient formes les premières mesures d’hygiène qui allaient sauver des millions d’Êtres Humains à travers le monde).

Sylvie Simon nous dit à ce propos :

« Il faut savoir qu’il (Semmelweis) déclencha alors les ricanements de ses confrères et ne parvint pas à les convaincre malgré des résultats évidents. On prétendit que les statistiques qu’il avait publiées étaient erronées, mensongères, et on le révoqua. Il semblerait même que des accouchées aient pu être infectées afin de discréditer la véracité de ses observations. Il finit par se suicider de désespoir. Ses travaux, publiés en 1861, ne furent reconnus qu’en 1890 et ce retard coûta des vies. Révolté par ce comportement, un autre médecin, mais celui-là écrivain, Louis-Ferdinand Céline, le défendit avec virulence en publiant sa biographie en 1937.Sans doute Axel Kahn ne l’a-t-il pas lue. Nous pouvons ainsi constater que ce mythe de Pasteur perdure sur des bases totalement erronées, mais que le grand public croit aveuglément parce que la télévision en a parlé.»

 On cache la vérité quand il s’agit de Pasteur!

Il faut savoir que depuis les méfaits de Pasteur, bien des faits ont été rapportés dans des écrits parfaitement authentifiés, en provenance de sommités mondiales, appartenant aux milieux scientifiques, historiques, de la médecine, de ses propres collaborateurs et même de ses proches.Pour ne citer que les plus célèbres dont on peut à l’heure d’aujourd’hui, retrouver tous les écrits et toutes leurs preuves:

–          le Dr Lutaud,

–          le Dr Philippe Decourt,

–          le Dr Xavier Raspail,

–          Adrien Loir,

–          Ethyl Douglas

–          Hume,

–          Emile Duclaux,

–          Gerald Geison,

et bien d’autres moins connus mais de vrais investigateurs, auraient du suffire à le faire tomber de son piédestal et reconnu comme l’un des plus grand faussaire de notre pays.

Qui cache la vérité quand il s’agit de Pasteur?

Le dogme pasteurien

Mais si le dogme pasteurien est tellement  ancré dans les esprits, que rien n’a pu encore l’ébranler, et que les Français idolâtrent encore un imposteur ! C’est parce qu’il est le pilier même sur lequel sont fondés les laboratoires pharmaceutiques, avec la vaccination, et une large partie des médicaments. Le dogme pasteurien est toujours aussi vivant et comme le rappelle si bien Sylvie Simon :

 « Et à présent que Pasteur n’est plus là pour piller les résultats de ses pairs ! Ce sont les autres qui les pillent en son nom. Le même problème se pose pour Pasteur que pour les vaccins : la place manque pour dévoiler tous ses mensonges. Je ne pourrai donc que conseiller au lecteur, s’il veut les découvrir tous, de se référer aux auteurs déjà cités et à l’ouvrage d’Eric Ancelet Pour en finir avec Pasteur, qui résume magistralement ce qui se cache derrière ce person­nage, bien différent de l’image d’Épinal qui le représente officiellement. »

1)      D’abord, Pasteur faisait lui-même des expérimentations et quand celles-ci n’allaient pas dans son sens, dans le sens qu’il souhaitait, il ne cherchait pas plus loin !Il maquillait tout simplement les résultats ! De la même façon que le font les escrocs et les faussaires, il s’entourait de complices qu’il rémunérait très bien et qui lui donnaient entière satisfaction.

Antoine Béchamp usurpé et manipulé

2 il s’appropriait des travaux qu’il avait critiqués chez les autres. L’un des plus sérieux chercheurs du 19ème, qui passaient son temps à élucider les énigmes, les problèmes et que la vie mondaine n’intéressait pas du tout fut sa principale victime, Antoine Béchamp, il avait les diplômes (pas usurpés eux) de médecin, de biologiste, de naturaliste, il fut professeur de chimie pharmaceutique & médicale à la faculté de Montpellier, puis professeur de chimie biologique, professeur de physique à l’Université de Paris et enfin doyen de la faculté libre de Lille.

Le terrain est tout

Béchamp a notamment travaillé sur les travaux de Claude Bernard, dont il a démontré la véracité. Ce qui était très important car ce fut un tournant décisif pour la médecine, que Pasteur n’apprécia pas et remis en cause, ce fut en quelque sorte ce qui décida du chemin qu’allait prendre la médecine ! Maintenant nous en subissant les conséquences: D’une part les médecines naturelles dans la lignée de Béchamp et de Claude Bernard, basées sur la valeur du terrain ! C’est le terrain qui fait tout ! ex : entre d’une part un étang d’eau stagnante et de l’autre des moustiques, qui est apparu en premier ? C’est le terrain, en l’occurrence l’étang d’eau stagnante qui a attiré les moustiques. D’autre part, la médecine moderne et de business, dans la lignée de Pasteur, avec la vaccination à tout va, à la chaine, pour le profit, et la possibilité d’obscures raisons…

Pasteur vole la découverte de Béchamp sur les microbes.

Antoine Béchamp est à l’origine de la « propreté », c’est lui qui a découvert les microbes, le pourquoi des « infections » dans les pathologies. Il est à l’origine de grandes découvertes en physique, en biologie et en médecine et pourtant l’ensemble de son œuvre est complètement inconnue jusqu’à il y a quelques années, quand on a découvert que Pasteur avait jeté son dévolu sur l’œuvre de Béchamp, l’avait systématiquement discréditée, l’avait falsifiée, et en avait tiré les données importantes pour son compte personnel. De nos jours il écoperait au moins de 15 ans !

Pasteur entretient ses relations politiques à des fins de pouvoirs personnel

Pasteur écrivait un jour à un ministre (il avait déjà de belles relations) :

–          « Il est erroné de dire que cette maladie n’est pas constitutionnelle et seulement parasitaire. Enfin, je crois que ces gens-là :Béchamp et son collaborateur sont fous. Mais quelle folie malheureuse que celle qui compromet ainsi la Science et l’Université par des légèretés aussi coupables ! »

En juin 1865, Pasteur fut donc nommé par le gouvernement pour étudier les maladies des vers à soie ! Alors que Béchamp à cette époque avait déjà terminé ses travaux à propos de la maladie des vers à soie : Il en démontrait son origine parasitaire et avait nommé ce microbe  « pébrine » et il avait déjà publié ses travaux sans ambigüité sur des revues scientifiques. Mais Pasteur en colère, fort d’être le représentant légal de l’État lança une croisade contre Béchamp, critiquant ses travaux. Il affirma carrément (on en a les preuves écrites de sa main) qu’il s’agissait bel et bien d’une maladie « constitutionnelle », que les « petits corps » (c’est ainsi que Pasteur et sa clique appelaient les petites bêtes invisibles de Béchamp,  celles qui allaient s’avérer exister réellement et devenir des microbes) que Béchamp considérait comme des « parasites exogènes », c’est-à-dire qui venaient de l’extérieur, étaient tout simplement des cellules malades du ver lui-même !

Pasteur retourne sa veste et s’accapare la découverte de Béchamp!!

En 1868, Pasteur devait reconnaitre que Béchamp avait raison – Il ne se démonta pas et décida de faire une déclaration fracassante à l’Académie des sciences et au ministre de l’Agriculture :

–          «  J’ai été le premier à démontrer l’origine parasitaire de la pébrine, « entièrement ignorée avant mes recherches » !!

Il fallait oser !

Mais on le verra, Pasteur ne reculait devant rien pour s’approprier  les découvertes de ceux qui lui faisaient de l’ombre, ce ne fut pas le dernier de ses coups d’escroc.

Pasteur en remet une couche et fait d’une pierre deux coups!

En 1870, dans la foulée, et pour appuyer ses dires, il publie un livre sur les maladies des vers à soie et, on est malin ou on ne l’est pas, il dédie le livre à l’Impératrice car, depuis longtemps, il préparait et s’introduisait (tel un bon manipulateur qui ne lâche jamais sa prise, mais qui quotidiennement creuse et creuse encore pour assoir ses relations) auprès la cour impériale.

Il devint l’ami de ministres influents, amis de représentants officiels, diplomates de pays étrangers, avec derrière la tête une idée bien claire, profiter de ces relations exceptionnelles. À cette époque, Pasteur se déclarait très « napoléonien », mais après la chute de l’Empire et l‘avènement de la République, il ne fut pas embarrassé du tout, il enleva sa veste… et la retourna tout simplement, il se mit à courtiser les nouveaux venus. Il changea complètement de bord, comme le signalait le journal Impact Médecin du 19 février 1883. Et les nouveaux au pouvoir en furent ravi, De napoléonien il devint donc républicain, dans le monde du business, on ne s’arrête pas à si peu.

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