Le premier coran n’a été imprimé qu’en 1537 par des vénitiens ! Avant il n’existe AUCUN coran, sinon des conneries écrites sur du n’importe quoi ! C’est dire le peu de crédibilité de cette infâme merde source de malheurs… On en trouve dans les égouts en Arabie ! Les musulmans tellement tarés avaient interdit que le coran de merde soit imprimé !

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POURQUOI L’IMPRIMERIE APPARAÎT-ELLE SI TARD DANS LE MONDE ARABE ?

Presse à imprimer d’Abdallah Zakher, diacre melkite, qui installa dans les années 1730 l’une des premières presses à imprimer du monde arabe, dans son monastère de Konchara (Liban) © AKG/Philippe Maillard

L’Islam, dès ses origines, est une civilisation de l’écrit. Elle utilise le papier de manière intensive et connaît la xylographie (technique d’impression sur bois) depuis le Xe siècle. Pourtant, l’imprimerie à caractères mobiles ‒ développée en Allemagne par Gutenberg en 1454 ‒ ne concurrence la production de livres manuscrits dans le monde musulman qu’à partir du milieu du XIXe siècle. Comment expliquer ce paradoxe ? 

Plusieurs facteurs concourent au rejet de l’imprimerie par l’Islam. Du point de vue religieux, l’écriture arabe jouit d’un prestige immense, comme outil de transmission de la parole de Dieu, et sa pratique manuscrite possède donc un caractère sacré. Par ailleurs, dans le monde musulman de la fin du Moyen Âge, la transmission du savoir s’effectue grâce à la copie scrupuleuse des textes anciens. Les théologiens, détenteurs de ce savoir, refusent l’imprimerie au nom du respect de la tradition et du maintien de leur autorité. Enfin, le livre manuscrit occupant une place primordiale dans ce système, les copistes ont rapidement formé une puissante corporation (ils sont 80 000 à Istanbul au XVIIe siècle !), fort peu encline à renoncer à ses revenus. Les sultans ottomans Bayazid II (1485) et Sélim Ier (1515) interdisent donc aux musulmans d’imprimer des textes en arabe dans l’Empire. 

Les premières impressions en caractères arabes, réalisées en Europe au début du XVIe siècle, sont des ouvrages chrétiens : le plus ancien est un livre de prières melkite, édité en Italie en 1514. L’Église catholique souhaite ainsi renforcer ses liens avec les communautés chrétiennes d’Orient. Le premier Coran imprimé est l’œuvre de Vénitiens, en 1537. 

En Orient, au XVIIIe siècle, des imprimeries sont installées à l’initiative de communautés juives et chrétiennes, au Liban et en Syrie, dans des proportions encore modestes. La première typographie faite par et pour des musulmans est réalisée à Istanbul, en 1728 : il s’agit d’un dictionnaire arabe-turc, tiré à plus de 800 exemplaires. Le sultan Ahmet III autorise en effet l’impression d’ouvrages non religieux par des musulmans. Il faut attendre le XIXe siècle et la Nahda (« Renaissance arabe ») pour voir se développer réellement la typographie, au Caire et à Beyrouth. Ces deux villes sont alors à l’origine d’un développement spectaculaire des éditions imprimées et des journaux dans le monde arabe. 
Audrey Moutardier

L’histoire de l’imprimerie est étroitement liée au développement de l’humanité et de la culture. Depuis que l’homme a développé ses moyens d’expression (représentations artistiques, théâtre…), il a cherché à pérenniser ses œuvres et à les diffuser.

Des scribes dans l’Égypte antique, qui gravaient sur la pierre et écrivaient sur papyrus aux moines copistes médiévaux, qui passaient leurs journées à reproduire des œuvres — religieuses pour la plupart — en les recopiant à la main, l’homme a régulièrement essayé d’automatiser ces moyens de copie. L’imprimerie permet ainsi une diffusion rapide et à moindre coût du savoir. Elle permit à ses premiers inventeurs, les Chinois, de diffuser le bouddhisme, l’écriture et l’essentiel de la culture chinoise (musiquepeinturecalligraphiearchitecturetextile, etc.), en Corée, puis au Japon.

Impression manuelle

Plaque en poirier (en haut) pour la xylographie traditionnelle, brosse à encrer et frotton pour l’impression au Musée de l’imprimerie de Chine.

Les presses mécaniques n’étaient pas utilisées avant l’importation de presses européennes : l’impression se fait manuellement, la matrice gravée est enduite d’encre à l’aide d’une brosse ressemblant à un gros blaireau, en Chine. La page est ensuite imprimée manuellement, en frottant le verso de chaque feuille avec l’outil approprié :

  • En Chine, on utilise une sorte de petite poutre en bois, entourée de tissu et poussée le long de la feuille, permettant une poussée relativement égale sur toute la largeur. Ce procédé est encore utilisé au xxe siècle dans les manufactures de livres ;
  • Au Japon, on utilise le baren, un disque plat, avec une poignée tressée, fait traditionnellement de feuilles de bambou (aujourd’hui de plastique), permettant une pression relativement homogène. Ce procédé est encore utilisé dans les estampes artisanales.

Dans le monde musulman

Impression xylographique du Coran(Égypte), xe siècle.

Des impressions datant de 900 à 1350 ont été découvertes par des archéologues en 1880, au Médinet el-Fayoum, en Égypte,

Les impressions arabes du xe siècle sont appelées ṭarsh. Ce sont des extraits du Coran, des noms de Dieu et qui servent majoritairement d’amulettes. Il existe deux pages de texte, l’une conservée à la bibliothèque de l’Université Columbia et l’autre dans la Medina Collection de New York.

Dans l’Empire ottoman, dès 1485, le sultan Bajazed II interdit l’usage de la presse à imprimer. En 1515, un second décret du sultan Selim Ier punit de mort toute personne utilisant une presse. L’imprimerie sera réintroduite en 1727 par le chrétien converti Ibrahim Müteferrika, d’origine hongroise, mais sera de nouveau interdite en 1745 jusqu’en 1795. Le premier journal ne sera publié qu’en 1824. Le Coran restera toutefois interdit d’impression durant encore plusieurs dizaines d’années, ce qui contribuera à maintenir vivant un artisanat du manuscrit jusqu’au xxe siècle24.

Toutefois, l’imprimerie en caractères arabes, longtemps interdite dans le monde musulman au motif que ces caractères sont sacrés, est pratiquée en Europe dès le xviie siècle. Le sultan Murad III permet l’importation et la vente de ces livres non religieux en caractères arabes.

Impacts de l’imprimerie

Les conséquences de l’invention de l’imprimerie ont retenus l’attention de l’école historique des Annales, avec le livre L’apparition du livre (1957) de Lucien Febvre et Henri-Jean Martin. Dans l’Histoire générale des techniques, tome 2, Les premières étapes du machinisme : XVe-XVIIIe siècle, (dir. Maurice Daumas), publiée en 1968, l’éditeur et historien Maurice Audin y détaille, en plus de l’histoire technique, l’évolution qu’a créé cette invention, ainsi que son contexte social.

L’historiographie anglo-saxonne s’intéresse plus tardivement à ce sujet, avec La Galaxie Gutenberg, de Marshall McLuhan, en 1962, puis les travaux de l’historienne américaine, Elizabeth Eisenstein, avec The Printing Press as an Agent of Change (1979). L’essai de 1984 de Robert Darnton, tiré du livre The Great Cat Massacre, traite des relations sociales parfois tendues entre apprentis ouvriers, compagnons et les propriétaires des ateliers d’imprimerie des années 1730.

Une estimation du nombre total de livres imprimés donne les chiffres de deux cents millions pour le xvie siècle, cinq cents millions au xviie siècle et un milliard au xviiie siècle. Cette omniprésence de l’imprimé étend et renforce les effets de l’écriture sur la pensée et l’expression, modifiant la place relative de l’oralité dans l’ensemble de la culture.

L’imprimerie permet la diffusion du savoir à un niveau jamais atteint, ce qui produit la Renaissance, une période où une plus grande part de la population redécouvre le savoir de l’Antiquité. Cela entraîne aussi à porter un nouveau regard sur le monde, ce qui débouchera sur la révolution scientifique et la naissance de la science moderne. Enfin, l’imprimerie entraîne un idéal d’alphabétisation généralisée qui se traduira par l’expansion de l’école publique.

La multiplication rapide des livres cesse d’en faire une denrée rare et réservée à une élite : désormais, il est possible à une large fraction de la population de se constituer une bibliothèque privée. La pratique individuelle de la lecture renforce chez chacun la conscience de sa propre intériorité. En permettant à tout individu de se procurer un exemplaire de la Bible et de la lire par lui-même, sans une interprétation officielle venant de l’Église, l’imprimerie encourage la pratique du libre examen. Elle permet aux idées de Luther de se répandre dès 1520, entraînant la Réforme protestante et la réorientation des pratiques catholiques. Alors que pendant tout le Moyen Âge, on lisait la Bible, notamment dans les monastères, selon une interprétation codifiée (quatre sens de l’Écriture), la plus grande diffusion du livre saint dans la population à partir de la Renaissance entraîne, sous l’influence de la Réforme, un retour à la littéralité qui aura des conséquences considérables par la suite.

L’imprimerie est l’un des facteurs qui a permis le développement de l’individualisme dans la société occidentale à partir de la Renaissance, en favorisant cette activité individuelle entre toutes qu’est la lecture.

L’imprimerie donne aussi naissance au roman, qui va devenir en quelques siècles le genre littéraire par excellence.

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