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UNION EUROPÉENNE

Le plan de l’UE sur le salaire minimum est contre-productif

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Des interactions sociales ressenties comme injustes suscitent généralement une demande de rectification par la loi. Mais ce type d’intervention n’est pas sans prix et a des conséquences imprévisibles.

Le 28 octobre, la Commission européenne a lancé une procédure législative visant à garantir un “salaire minimum adéquat” dans les États membres de l’UE en réponse à la pandémie de coronavirus, afin d’aider les travailleurs touchés par la crise. Il serait exigé que les pays de l’UE fixent leur salaire minimum en tenant compte d’un certain nombre de paramètres nationaux, tels que le coût de la vie, le prix des logements et le PIB par habitant.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a toujours plaidé en faveur d’un outil juridique qui garantirait un salaire minimum équitable. Elle saisit donc l’occasion qui se présente avec la crise. L’opinion publique semble prête à accepter des mesures qui pourraient compenser les inégalités créées par les pandémies.
La proposition est fondée sur l’article 153, paragraphe 1, point b), du traité sur le fonctionnement de l’UE (TFUE) relatif aux conditions de travail, et prévoit une consultation des partenaires sociaux en deux étapes, conformément à l’article 154 (TFUE). La proposition de la Commission sera soumise au Parlement européen et au Conseil pour approbation. Ensuite, les États membres auront deux ans pour transposer la directive en droit national.

Actuellement, 21 États membres de l’UE ont un salaire minimum déterminé par la loi, mais dans six autres (Autriche, Chypre, Danemark, Finlande, Italie et Suède), le taux du salaire minimum est fixé uniquement par le biais de négociations collectives. Ces mêmes pays préféreront probablement leurs dispositions actuelles, qui ont plutôt bien fonctionné jusqu’à présent.

Sommaire

– Opposition et soutien au projet de la Commission européenne

– La loi sur le salaire minimum fragilise l’emploi et nuit aux plus vulnérables

Opposition et soutien au projet de la Commission européenne

Depuis que la Commission a annoncé son projet d’introduire une initiative législative visant à garantir des salaires minimums dans toute l’UE, les partisans, les opposants et les sceptiques remettent en question le droit de l’UE à agir dans ce domaine.
D’un côté, les organisations représentant les travailleurs européens ont largement salué les propositions. D’autre part, les représentants des employeurs, le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE) et les pays disposant d’une législation non contraignante sur le salaire minimum partagent les mêmes préoccupations, à savoir que les salaires sont mieux fixés par des conventions collectives entre des partenaires sociaux forts et autonomes au niveau national. De plus, les associations d’employeurs affirment que ce plan pourrait mettre en danger des entreprises européennes, déjà fortement touchées par la crise pandémique. En particulier, l’organisation européenne des employeurs de l’industrie et de la technologie a clairement indiqué que l’UE ne dispose d’aucune base juridique pour introduire une législation de ce type, puisque l’article 153, paragraphe 5, exclut la fixation des salaires des compétences de l’UE.

La loi sur le salaire minimum fragilise l’emploi et nuit aux plus vulnérables

La fixation d’un salaire minimum conduit généralement à exclure du marché du travail les travailleurs peu qualifiés, les employeurs écartent les salariés dont le salaire devient plus élevé que leur rapport. Les économistes Jeffrey Clemens et Michael Wither[1] ont analysé la hausse de 30 % du taux effectif moyen du salaire minimum aux États-Unis, d’août 2008 à juillet 2009, et ont constaté que cette hausse a réduit l’emploi des adultes en âge de travailler de 0,7 point de pourcentage : 1,4 million de travailleurs, dont 45 % étaient âgés de 15 à 24 ans. David Neumark, Mark Schweitzer et William Wascher ont présenté des résultats similaires : l’augmentation du salaire minimum rend plus difficile la sortie de la pauvreté pour les ménages à faibles revenus .

En 2016, le gouverneur de Californie a signé un projet de loi visant à augmenter progressivement le salaire minimum, jusqu’à 15 dollars de l’heure d’ici 2022. La conséquence a été que de nombreuses entreprises ont fermé, que d’autres ont déménagé et que des milliers de personnes se sont retrouvées sans emploi. Selon David Macpherson et William Even, d’ici 2022, la Californie perdra près de 400 000 emplois, dont environ la moitié dans le commerce de détail et l’industrie alimentaire .

Une autre expérience qui s’est mal terminée a été menée en Grèce, où le salaire minimum est passé de moins de 600 euros (en 2000) à près de 900 euros (2011). Résultat : plusieurs entreprises grecques ont réduit leurs activités ou ont tout simplement fermé. Certaines se sont installées dans les pays voisins, où les salaires étaient plus bas, tandis que d’autres ont augmenté les prix, faisant peser la charge des coûts sur les consommateurs, ou ont demandé des subventions gouvernementales. Il n’est pas surprenant que les entreprises et les investisseurs étrangers aient quitté la Grèce. Les politiciens ont compris le message, et en 2014, ils ont réduit le salaire minimum à 684 euros. Pourtant, ces trois années d’économie mal erratique – la productivité et la compétitivité ne peuvent être déterminées par la loi – ont provoqué des dommages durables et ont été payées cher, surtout par ceux que cette même législation était censée aider.

Si le président élu Joe Biden donne suite à sa proposition d’introduire un salaire minimum de 15 dollars de l’heure, des emplois seront perdus et les prix augmenteront, les entreprises américaines seront tentées de répercuter le coût sur les consommateurs . Le bureau du budget du Congrès, non partisan, prévoit que la fixation d’un salaire minimum de 15 dollars à l’échelle nationale détruirait de 1,3 à 3,7 millions d’emplois. Dans le même ordre d’idées, l’Institut des politiques de l’emploi conclut qu’un salaire minimum fédéral de 15 dollars supprimerait 2 millions d’emplois. Si la conception de Joe Biden du salaire minimum devient une loi, les travailleurs en paieront le prix fort.

Il faut espérer que ces résultats seront pris en compte dans l’élaboration des politiques futures, et notamment que l’Union européenne en tirera la leçon pour revenir sur sa proposition d’un salaire garanti européen…

Article de Mohamed Moutii traduit de l’anglais.

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UNION EUROPÉENNE

Quand est-ce que l’UE ferme ses portes et sa grande gueule anonyme ?

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Le fossé entre l’UE et la Russie s’approfondit

La semaine dernière, lors d’une visite du chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en a profité pour dénoncerl’ingérence moralisatrice de l’UE dans la politique intérieure de la Russie.
De retour à Bruxelles, Josep Borrell, qui a été critiqué par certains partisans de la ligne dure de l’UE pour ne pas avoir directement réfuté les propos de Lavrov, s’est mis à écrire un billet de blog dans lequel il attaque à nouveau la Russie à propos de l’intox Navalny.
“Je viens de rentrer d’une visite très compliquée à Moscou, au cours de laquelle j’envisageais de discuter du mauvais état des relations entre l’UE et la Russie. Elles sont mauvaises depuis plusieurs années, et se sont encore détériorées après les récents événements liés à l’empoisonnement, l’arrestation et la condamnation d’Alexei Navalny, ainsi qu’aux arrestations massives de milliers de manifestants qui en ont découlé. L’objectif de cette mission était d’exprimer directement la ferme condamnation de ces événements par l’UE et d’aborder, par le biais d’une diplomatie de principe, le processus de détérioration rapide de nos relations avec la Russie, et de contribuer à la préparation des discussions du prochain Conseil européen sur les relations UE-Russie.”

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Borrell se fait des illusions. Presque personne en Russie ne croit à cette absurde histoire d’empoisonnement pour laquelle l’« Occident » ne pourrait fournir aucune preuve :
Brett Harris @BrettHar123 – 18:41 UTC – 7 février 2021
Seuls 15% des Russes pensent que l’empoisonnement de Navalny était une tentative du gouvernement d’éliminer un adversaire, et ces 15% ont fondé leur opinion en surfant sur Telegram et Internet et étaient pour la plupart âgés de 18 à 24 ans. Les autres pensent que c’était une mise en scène, un faux drapeau occidental, par lui personnellement ou par l’opposition : https://levada.ru/2020/12/24/

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L’empoisonnement de Navalny était manifestement une opération des services secrets montée pour frapper la Russie. Son séjour somptueuxdans un luxueux appartement de 5 chambres en Allemagne après sa sortie de l’hôpital a été payé par l’oligarque libertaire Evgeny Chichvarkin. Chichvarkin, qui vit à Londres, est probablement un membre du MI6. On ne sait toujours pas qui a payé les coûts de production, de plusieurs millions de dollars, pour la fausse vidéo sur le « Palais de Poutine ». La location du studio pour la vidéo a été demandée par une société de Los Angeles. Une certaine participation américaine est donc assurée.
La Pologne et d’autres pays de l’OTAN font maintenant ouvertement pression sur Navalny et d’autres traîtres comme lui pour qu’ils poursuivent leurs tentatives de changement de régime :
La Pologne dans l’UE @PLPermRepEU – 12:26 UTC – 8 Fev. 2021
Les récents développements dans les relations  –  exigent une action de la part des États membres de l’UE.
C’est pourquoi accueille une réunion virtuelle avec les plus proches collaborateurs de A.@Navalny @LeonidVolkov & @VAshurkov.
Les PermReps de l’UE27 aux côtés des ambassadeurs discutent actuellement des prochaines étapes.
Ashurkov est le type qui, dans cette vidéo de 2012, peut être vu en train de rencontrer un agent britannique et de lui demander de l’argent et des rumeurs politiques venant de l’étranger pour diffamer des hommes d’affaires et des politiciens russes.

Volkov est un autre dingue. Il déclare maintenant être le ministre des affaires étrangères du gouvernement russe en exil (traduction automatique) :
Le coordinateur du quartier général de Navalny, Volkov, a déclaré de l’étranger qu’il organisait un gouvernement russe en exil et qu’il s’était déjà nommé ministre des affaires étrangères par intérim. Et pour faire sortir Navalny de prison, selon lui, il utilisera surtout des méthodes de politique étrangère, c’est-à-dire des sanctions. L’histoire a été diffusée à l’antenne de l’émission “60 minutes”.
Travailler pour les services secrets étrangers semble rémunérateur.
Elena Evdokimova @elenaevdokimov7 – 21:59 UTC – 9 Fev. 2021
Une maison dans la ville de Mamer, au Luxembourg, qui appartient au chef du FBK de Navalny, Leonid Volkov. Achetée en 2014 pour 720 000 euros. Cela montre que le FBK, qui accuse les gens du gouvernement russe d’avoir des villas et des propriétés à l’étranger, a lui-même des villas et des propriétés à l’étranger. https://www.youtube.com/watch?v=a6KEhZk1nwQ

Navalny, Ashurkov et Volkov sont des traîtres et doivent être traités comme tels.

En plus de s’en prendre une nouvelle fois à la Russie sur des questions qui ne concernent pas l’UE, Borrell a également lancé une nouvelle menace :
Nous sommes à la croisée des chemins. Les choix stratégiques que nous faisons aujourd’hui détermineront la dynamique des puissances internationales au XXIe siècle, et notamment si nous avancerons vers des modèles plus coopératifs ou plus polarisés, fondés sur des sociétés fermées ou plus libres. L’Union européenne peut influencer ces évolutions, ce qui nécessite une vision et des objectifs clairs, accompagnés d’un engagement diplomatique intense, soutenu par nos nombreux moyens d’action extérieure et de projection d’influence.
Nous discuterons de ces questions avec mes collègues ministres des affaires étrangères de l’Union européenne. Comme toujours, il appartiendra aux États membres de décider des prochaines étapes, et oui, celles-ci pourraient inclure des sanctions. Et nous disposons également d’un autre outil à cet égard, grâce au régime de sanctions de l’UE en matière de droits de l’homme, récemment approuvé.

Cet idiot pense-t-il vraiment pouvoir impressionner la Russie avec de telles discours à propos de sanctions ?

Aujourd’hui, au cours d’une interview avec une chaîne de télévision russe, Lavrov a donné sa réponse (traduction automatique). La manchette est à sensation : Lavrov a déclaré que la Russie est prête à rompre ses relations avec l’UE.
La Russie est prête à rompre ses relations avec l’Union européenne, mais ne voudrait pas s’isoler de la vie mondiale. C’est ce qu’a déclaré le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l’occasion de l’émission “Soloviev Live”.
A la question de Vladimir Solovyov de savoir si Moscou se dirige vers une rupture avec Bruxelles, M. Lavrov a répondu : “La Russie est prête à rompre avec l’Union européenne, mais ne veut pas s’isoler de la vie mondiale” : “Nous partons du fait que nous sommes prêts.” Le ministre a souligné que les sanctions créent des risques pour notre économie, y compris dans les domaines les plus sensibles. “Nous ne voulons pas nous isoler de la vie mondiale, mais nous devons être prêts pour cela”, a déclaré le ministre.

Le Kremlin a déclaré plus tard que certains médias ont déformé les propos de M. Lavrov mais a essentiellement confirmé sa position :
La Russie doit être prête face aux actes hostiles de l’Union européenne mais ne voudrait pas couper les liens avec Bruxelles, a déclaré vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, aux journalistes, commentant les propos du ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui a déclaré que Moscou est prête à couper les liens avec l’UE si Bruxelles choisit d’imposer des sanctions qui mettent en danger des secteurs sensibles de l’économie russe. …
“Le fait est que nous ne voulons pas que cela [coupe nos liens avec l’UE] car nous cherchons à développer nos relations avec l’Union européenne. Cependant, si l’UE choisit de s’engager sur cette voie [d’imposer des sanctions qui comportent un risque pour l’économie russe], alors oui, nous serons prêts parce que vous devez être prêts au pire”, a-t-il expliqué. …

Selon Peskov, les commentaires de Lavrov ne nécessitent “aucune confirmation”. “Bien sûr, si nous sommes confrontés à la politique la plus destructrice qui cause des dommages à nos infrastructures et à nos intérêts, alors la Russie doit être prête pour contrer ces mesures hostiles”, a souligné M. Peskov.

Borrell et les autres membres de l’UE ne comprennent pas que la Russie a renoncé à son idée de « grande Europe ». Elle ne se préoccupe plus de ce que pense l’UE :
L’erreur de l’Occident avec la Russie était de s’attendre à ce qu’elle s’occidentalise sans aucune perspective d’intégration dans les institutions occidentales. L’OTAN et l’UE voulaient avoir leur mot à dire dans les affaires de Moscou tout en lui refusant une voix dans les questions européennes plus larges.
C’était à la fois faux et insoutenable et nous avons maintenant atteint une situation où, après 300 ans, la Russie a mis fin à sa politique étrangère centrée sur l’Occident. L’UE n’a pas encore pris conscience du changement véritablement historique qui se produit. Au début du XVIIIe siècle, Pierre le Grand a cherché à faire revenir la Russie en Europe. Mais aujourd’hui, après une brève renaissance dans les années 1990 et 2000, le rêve d’une Grande Europe a été reconnu comme n’étant justement que cela, un rêve.
Le soutien occidental au coup d’État du Maïdan en Ukraine, en 2014, a enfoncé le dernier clou dans le cercueil. Mais à Bruxelles et à Washington, ils vivent toujours dans l’illusion et n’ont pas reconnu avec quelle force Moscou a ressenti ce qui s’est passé.

La Russie s’est tournée vers la grande Eurasie, dont l’Europe occidentale n’est qu’une minuscule péninsule. Un mandataire des États-Unis qui n’a aucune indépendance et qui ne peut plus être pris au sérieux. Elle sera désormais ignorée.

Aujourd’hui, Navalny est de retour au tribunal pour avoir insulté publiquement un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale. L’UE ne manquera pas de faire des remarques à ce sujet. Mais il y a quelques jours seulement, la police écossaise a arrêté quelqu’un parce qu’il avait posté un tweet insultant envers un ancien combattant britannique de cette guerre. Bruxelles n’aura certainement rien à dire à ce sujet.

Et c’est là le cœur de toute la question. Bruxelles a pris l’habitude de dire aux autres : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

Cela ne fonctionne plus. En tous cas pas avec la Russie.

Par Moon of Alabama – Le 12 février 2021

Via le Saker Francophone

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Comment la propagande américaine aide la propagande russe

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ARNAQUES

Giscard nous a bien trahi

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Valéry Giscard d’Estaing, président du déclin

Valéry Giscard d’Estaing, président du déclin

A La Une03/12/2020 04:48

Valéry Giscard d’Estaing est décédé à 94 ans. Pourquoi tous les médias et hommes politiques du système en font-ils un éloge unanime ? Parce qu’il a incarné l’accélération du déclin en « adaptant la France » comme il le disait à Philippe Meyer dans l’émission l’esprit public. C’était l’homme du « libéralisme avancé ».

Que recouvre cette adaptation ?

Abandon de souveraineté

Européiste convaincu, il a favorisé le renforcement des institutions de Bruxelles à qui il a délégué une partie significative de notre souveraineté. Cela s’est traduit par l’ouverture des frontières.

De plus, avec l’instauration du SME – Système monétaire européen – il enclenche la procédure qui fera remplacer le Franc par l’Euro.

Immigration facilitée

Avec la complicité active de Jacques Chirac, il a instauré le regroupement familial, vecteur essentiel d’une immigration de peuplement. Ce sera, beaucoup trop tard, « son plus grand regret ».

Affaiblissement de la famille

En instaurant le divorce par consentement mutuel, il favorise l’éclatement des familles. En autorisant l’interruption volontaire de grossesse sans prendre en compte l’avis du futur père, il a rompu l’équilibre du couple.

Destruction de l’ORTF et pouvoir des médias

En changeant le statut de l’audiovisuel public, qui était la voix de la France, il a permis sa prise de contrôle par les journalistes militants de gauche.

Comme dans le même temps, il joue sur la communication de type People à la mode américaine, ce qui lui valut le titre de « Kennedy français ». On le voit torse nu dans un vestiaire d’une équipe de football, en famille, jouer de l’accordéon, dînant dans des familles etc…, il permet aux journalistes de renforcer leur pouvoir.

Dévalorisation de la fonction présidentielle

Ce faisant et supprimant les symboles du pouvoir, il détruit l’aspect solennel de la fonction présidentielle. Ainsi, pour son investiture, il s’y rend à pied en costume de ville sans porter la grand’ croix de la légion d’honneur.

Perte de la souveraineté populaire au profit  des juges

En suscitant la loi constitutionnelle du 29 octobre 1974, qui a permis au Conseil Constitutionnel de censurer des lois votées par le Parlement, il a supprimé la souveraineté populaire portée par les députés et sénateurs, élus du peuple. Il a ouvert la voie à la prise de pouvoir des juges, mouvement renforcé par les tribunaux de l’Europe de Bruxelles.

Nivellement de l’Éducation Nationale

Avec la loi Haby, instituant le collège unique, dans la continuité des réformes initiés par Edgard Faure après 1968, il a accéléré le nivellement par le bas de l’école et conforté le pédagogisme, dont on mesure aujourd’hui les conséquences dans le niveau de l’orthographe et de la culture générale ( littérature, histoire, géographie ) des jeunes générations.

Un libéral avancé

Est-il juste de le présenter comme un homme de centre droit? En réalité, il était un libéral avancé tant en économie qu’en vision sociétale, soumis aux modes et aux idées du système. C’est ainsi qu’il a déclaré  « avec la mort du président Mao Tsétoung s’éteint un phare de la pensée mondiale », omettant sa responsabilité de millions de morts en Chine.

Jean Theme

Encore une décrépitude qui a couté une fortune aux français trahis par un mondialiste…

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SORTIR DE L’ UE C’EST S’EVADER DE PRISON

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UE : “l’inquiétude” de Michael Martin face à certains Etats membres

Par Shona Murray  •  Dernière MAJ: 25/11/2020 – 19:10

Depuis 4 ans le Brexit est omniprésent dans l’actualité européenne, et dans les semaines à venir on espère qu’un accord sur les futures relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni puisse enfin être négocié. Mais à quel prix pour chacun ? Et que se passera-t-il si les négociations échouent ? Michael Martin, le Premier ministre irlandais a répondu à nos questions.

Shona Murray : Je pense qu’à ce stade on peut dire que les négociations ont largement dépassé le temps imparti. Savez-vous depuis combien de temps l’Union européenne négocie ?

Michael Martin : Et bien parfois vous obtenez un résultat satisfaisant dans le temps additionnel. Et je crois que c’est important étant donné l’ampleur des problèmes, l’énormité des implications en cas de « no deal ». Je dirais même, en ce qui concerne l’économie du Royaume-Uni, d’Irlande et d’Europe, que nous devons utiliser tout le temps dont nous disposons pour trouver un accord.

Parce que je crois qu’un “no deal” serait catastrophique pour notre économie, pour l’économie du Royaume Uni mais aussi pour l’Europe. Donc, les politiques ont l’obligation de trouver un accord vis-à-vis des personnes qu’ils représentent.

Shona Murray : Nous sommes déjà presque au stade où il ne sera peut-être possible pour chaque état membre de ratifier l’accord, et pour le Parlement d’avoir son mot à dire sur cet accord. Que se passera t-il si cela prend une semaine de plus ? Y aura-t-il une transition ? Pourriez-vous appliquer l’accord qui a été conclu avant la ratification en janvier ? Quelle est la situation ? Quels sont les scénarios possibles ?

MM : Ce qui nous préoccupe le plus évidemment en ce moment, c’est d’essayer de faire en sorte que l’Union européenne et le Royaume Uni arrivent à un accord satisfaisant sur leurs futures relations. L’Europe a la capacité de développer des procédures de ratification appropriées.

Je reconnais que le temps presse. Mais je crois qu’avec une bonne dose de créativité on peut faciliter la ratification d’un accord, peut-être par étape. Je crois que c’est un problème que nous pouvons résoudre de manière satisfaisante une fois un accord conclu.

SM : Les questions en suspens restent bien entendu, la pêche, où il y a eu très peu de progrès depuis mars, et bien sûr trouver des règles du jeu équitable, les subventions de l’Etat et la question de la gouvernance. Pouvez-vous nous dire où on en est sur ces questions et pourquoi on ne trouve pas de solution ?

MM : Nous sommes tous conscients des craintes des deux côtés en ce qui concerne l’avantage de l’un sur l’autre au sujet des l’application par exemple de l’aide de l’Etat. Mais je crois qu’on peut trouver un terrain d’entente qui aiderait à régler les différends et permettrait aux deux parties de réagir si l’un des deux portait atteinte à l’accord ou le violait. Je pense que derrière cela il y a un besoin de confiance et de reconstruire la confiance entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. C’est sur la base d’une confiance solide que la future relation entre le Royaume-Uni et l’Europe fonctionnera le mieux.

SM : Et cette confiance justement a été mise à l’épreuve quand on pense à ces 4 années de négociations avec des avancées et des reculs mais aussi et surtout avec le projet de loi sur les marchés intérieurs, qui, s’il est adopté, violera probablement le protocole irlandais ?

MM : Je pense que le projet de loi britannique sur les marchés intérieurs a érodé la confiance. Cela dit je pense que la réponse mesurée de l’Union européenne a été importante ici pour régler les choses et rester concentrés sur l’essence même des négociations autour de la future relation commerciale. Parce que si une future relation commerciale peut être envisagée, celle-ci devrait gommer les clauses problématiques du projet de loi britannique sur le marché intérieur. Donc pour moi, ça a été géré de manière mesurée et appropriée étant donné de l’importance des enjeux du Brexit pour beaucoup de gens.

SM : Mais bien sûr vous dites que ces clauses seraient annulées par un accord commercial. Le Royaume-Uni a déjà dit qu’il n’enlèverait pas ces clauses. Et c’est ce que veut l’Union européenne. C’est un pré-requis. C’est bien ça ? Le Royaume Uni affirmé avec force qu’il ne reverrait pas cet aspect de la loi.

MM : Oui je crois que nous devons avancer étape par étape. Je voudrais aussi signaler que la Chambre des Lords britannique a rendu un verdict très catégorique sur les clauses incriminées et sur le projet de loi sur le marché intérieur. Le projet de loi lui-même a connu un parcours chaotique jusqu’à présent, dans le contexte de l’Ecosse par exemple et du Pays de Galle et lors de la récente réunion du conseil Britannico-irlandais qui a été très claire. Mais si on laisse ça de côté, je crois que la nature de l’accord est telle, que nous avons une future relation commerciale viable avec le Royaume-Uni, et que beaucoup de choses pourront en découler. Par conséquent les craintes et les affirmations du Royaume Uni ne seront pas fondées s’ils obtiennent un accord commercial avec l’Europe.

SM : A propos des autres problèmes en Europe, on a vécu en juillet un moment sans précédent avec l’accord de budget de l’Union européenne et du fonds de sauvetage de 750 milliards d’euros. Deux pays s’y opposent, interrompent sa mise en oeuvre alors que de nombreux états membres ont vraiment besoin d’accéder à cet argent. Que pensez-vous du véto de la Hongrie et de la Pologne la semaine dernière ?

MM : Je suis très très déçu par cette attitude. Je pense que ce n’est pas justifié. C’est une enveloppe très importante. C’est une percée historique sur la manière dont on traite la dette collectivement et avec tous les états membres qui travaillent ensemble pour lever des fonds sur les marchés. Voir cela ralenti ou bloqué par deux états membres qui n’approuvent pas l’accord entre le Parlement et le conseil est très regrettable.

SM : A propos de ces deux pays, en particulier sur le fait qu’ils sèment des embûches aux état membres qui ont accès à cet argent, le fait qu’il poursuivent des politiques anti-démocratiques, qu’ils diminuent les droits des personnes LGBT… des réfugiés, en Hongrie l’expulsion d’une université. Tous deux violent constamment l’état de droit alors qu’on leur demande simplement d’obéir au droit fondamental. Quelle est votre position sur ces deux pays ?

MM : Ma position c’est de dire qu’ils devraient retirer leurs objections sur ce plan de relance et faciliter la cirulation de l’argent entre les états membres. Je crois que le traité existe pour lutter contre les violations des valeurs fondamentales de l’UE. J’ai une réelle inquiétude quant à l’attitude des états membres. En particulier de la Pologne sur les questions LGBT. C’est inacceptable pour beaucoup de monde en Irlande. Et plus largement je dirais qu’il existe dans le traité des mécanismes qui permettent de remédier aux atteintes faites aux valeurs de l’UE.

Et selon moi, étant donné la gravité de la crise liée au Covid 19, il est très très important de vaincre ces obstacles. Et je crois aussi que la Pologne et la Hongrie devraient prendre connaissance des points de vue des autres états membres sur ces questions.

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