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IRAN

Le Jeu Nucléaire des Mollahs S’autoproclamer chef religieux c’est un job pour se faire du fric ! Sans travailler !

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par Majid Rafizadeh

Traduction du texte original: The Mullahs’ Nuclear Weapons Game

  • Si les dirigeants occidentaux avaient appris quelque chose sur l’establishment théocratique iranien, ils sauraient que le régime a utilisé la religion chiite pour justifier la répression, le meurtre, l’exécution au sein de la population et sponsoriser les groupes terroristes au-delà de leurs frontières.
  • Alors, qu’est-ce qui empêcherait les mollahs d’énoncer une fausse règle religieuse pour faire avancer leur programme nucléaire en dissimulant qu’ils veulent à la fois des armes nucléaires et pérenniser la survie de leur théocratie ?
  • « Le gouvernement a le pouvoir de révoquer unilatéralement tout accord conclu avec le peuple basé sur la Sharia quand cet accord devient contraire aux intérêts du pays ou de l’Islam. » – Ayatollah Ruhollah Khomeini, cité dans « Iran : The Formation of Trans Identity and Possible Paths Toward the Acceptance of Greater Gender ‘Deviance’ » (« Iran: La formation de l’identité trans et les voies possibles vers l’acceptation d’une plus grande« déviance » de genre», Berkeley Journal of Middle Eastern & Islamic Law [Vol. 9: 1].
  • Pour les mollahs, la survie de leur dictature est la seule question qui compte. Tout, y compris la religion, peut être utilisé pour se maintenir au pouvoir.
Pour les mollahs, la survie de leur dictature est la seule question qui compte. Tout ce qui peut contribuer à leur maintien au pouvoir, y compris la religion, peut être utilisé. Rien n’empêchera les mollahs d’émettre une fausse règle religieuse pour faire avancer leur programme nucléaire en dissimulant le fait qu’ils veulent à la fois des armes nucléaires et pérenniser la survie de leur théocratie. Photo : le Guide Suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei (à gauche) et le président Hassan Rohani. (Source image : khamenei.ir)

Pour la première fois, le régime iranien a reconnu que son but réel était la constitution d’un arsenal nucléaire.

Le ministre iranien des renseignements, Mahmoud Alavi, proche conseiller du Guide Suprême l’ayatollah Ali Khamenei, a ainsi récemment souligné que l’Iran s’était délibérément engagé dans cette voie :

« Soyons clair : un chat acculé peut se comporter différemment d’un chat qui marche librement. Si l’Iran est acculé, il ne faudra pas l’accuser [i.e d’avoir cherché à se procurer des armes nucléaires] mais plutôt pointer du doigt ceux qui l’ont contraint. »

Cette déclaration est essentielle. Les dirigeants iraniens ont longtemps soutenu qu’une fatwa (avis juridique en vertu de la loi islamique) de Khamenei bloquaitpour eux toute quête de l’arme nucléaire.

Cette fatwa de Khamenei interdisant une nucléarisation de l’arsenal militaire iranien existe bel et bien :

« Nous considérons que l’utilisation de telles armes est haram[interdite par la loi islamique] et nous pensons qu’il est du devoir de chacun de faire des efforts pour protéger l’humanité contre ce grand désastre ».

Khamenei a affirmé que les lois islamiques bannissent la production ou l’utilisation d’armes nucléaires. Sur son site officiel, le Guide Suprême ajouteque « la sharia [loi islamique] et aqli [la raison] nous dictent de ne pas nous y intéresser ».

Cette fatwa qui interdit le recours aux armes nucléaires a été brandie par la théocratie sur la scène internationale pour prouver que son programme nucléaire obéit uniquement à des usages pacifiques. En 2019, le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif a informé le sénateur américain Rand Paul, que la fatwa de Khamenei empêchait littéralement l’Iran de nucléariser son armement.

Des chefs d’Etats de stature internationale ont pris au mot la fatwa du Guide Suprême. Le président Barack Obama, par exemple, pour apaiser les mollahs et parvenir à un accord nucléaire avec eux, a déclaré à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU en 2013 que « le Guide Suprême a émis une fatwa contre le développement des armes nucléaires ».

L’ancien secrétaire d’État américain John Kerry, en digne supporter des mollahs, a qualifié la fatwa de « forme la plus élevée d’interdiction islamique » :

« Le Guide Suprême … dit qu’il a émis une fatwa, la forme la plus élevée d’interdiction islamique, contre certaines activités, et il a agi ainsi a-t-il expliqué, pour bloquer toute velléité iranienne de se constituer un arsenal nucléaire. »

L’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton a également cautionné le narratif iranien :

« L’autre développement intéressant que vous avez peut-être suivi a été la répétition par le Guide Suprême, l’ayatollah Khamenei, qu’ils allaient – qu’il avait émis une fatwa contre les armes nucléaires, contre les armes de destruction massive. J’en ai longuement discuté avec le Premier ministre Erdogan et un certain nombre d’experts et d’érudits religieux. »

Si les dirigeants occidentaux avaient une claire connaissance de la nature de l’establishment théocratique iranien, ils auraient bien vu que le régime a utiliséle chiisme pour justifier la répression, le meurtre, l’exécution au sein de la population iranienne et pour sponsoriser des groupes terroristes dans la région. Alors, qu’est-ce qui empêcherait les mollahs d’émettre une fausse fatwa pour avancer masqués sur ce double objectif d’obtenir des armes nucléaires et d’assurer la survie de leur théocratie ?

Deuxièmement, si les dirigeants occidentaux avaient une lueur ou deux sur l’islam chiite, ils sauraient qu’une fatwa peut être modifiée à tout moment. Troisièmement, si les dirigeants occidentaux connaissaient la nature de la République islamique d’Iran, ils se rendraient compte que la constitution de la République islamique autorise le gouvernement à passer des lois qui ont priorité sur les décisions religieuses et autres fatwas. Selon l’article 167, « le juge doit s’efforcer de trancher chaque litige sur la base du code civil [adoptée par le parlement et approuvée par le Conseil des Gardiens]». Puis il ajoute, « Faute de loi, il doit rendre son jugement sur la base de sources islamiques faisant autorité et d’une authentique fatwa. »

En termes simples, le parlement iranien peut immédiatement adopter une loi autorisant le gouvernement à utiliser des armes nucléaires. Selon la constitution iranienne, cette loi intègrerait le Code civil et aurait priorité sur toute fatwa interdisant un programme nucléaire.

Le père fondateur de la République islamique, l’ayatollah Ruhollah Khomeiny lui-même, a mentionné à plusieurs reprises que les lois islamiques pouvaient, en cas de besoin, être ignorées. Il a aussi précisé que « le gouvernement est habilité à révoquer unilatéralement tout accord basé conclu avec le peuple sur la base de la Sharia, si cet accord est contraire à l’intérêt du pays ou à l’islam ».

A une autre occasion, Khomeiny a aussi déclaré que « le gouvernement peut empêcher le hajj, qui est l’une des obligations divines importantes, sur une base temporaire, dans les cas où cela est contraire aux intérêts de la république islamique ».

La seule question qui compte pour les mollahs au pouvoir est la survie de leur dictature. N’importe quoi, y compris la religion, peut être utilisé pour atteindre ce but.

Le Dr Majid Rafizadeh, stratège et conseiller en affaires, est un universitaire formé à Harvard, politologue, membre du conseil d’administration de la Harvard International Review et président du Conseil international américain sur le Moyen-Orient. Il est l’auteur de plusieurs livres sur l’islam et la politique étrangère américaine. On peut le contacter àDr.Rafizadeh@Post.Harvard.Edu

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IRAN

Le théâtre d’ombre de Vienne

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Peu de gens, hormis les spécialistes, ont entendu parler de la Commission mixte du JCPOA. Il s’agit du groupe chargé d’une tâche sisyphéenne : la tentative de relancer l’accord nucléaire iranien de 2015 par une série de négociations à Vienne.
L’équipe de négociation iranienne était de retour à Vienne hier, dirigée par le vice-ministre des affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi. Le théâtre d’ombres commence par le fait que les Iraniens négocient avec les autres membres du P+1 – Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne – mais pas directement avec les États-Unis.
Ce n’est pas rien : après tout, c’est l’administration Trump qui a fait sauter le JCPOA. Il y a bien une délégation américaine à Vienne, mais elle ne parle qu’avec les Européens.

Ce théâtre d’ombres tourne en mode turbo car chaque table connaît la ligne rouge de Téhéran : soit c’est le retour au JCPOA original tel qu’il a été convenu à Vienne en 2015, puis ratifié par le Conseil de sécurité de l’ONU, soit rien.

Araghchi, doux et poli, a dû s’exprimer une fois de plus pour souligner que Téhéran quittera les pourparlers si ceux-ci s’orientent vers des « brimades », des pertes de temps ou même une danse de salon pas à pas, ce qui veut dire une perte de temps sous une autre terminologie.

Ni franchement optimiste ni pessimiste, il reste, disons, prudemment optimiste, du moins en public : « Nous ne sommes pas déçus et nous ferons notre travail. Nos positions sont très claires et fermes. Les sanctions doivent être levées, vérifiées et ensuite l’Iran doit revenir à ses engagements. »

Donc, au moins dans cet optique, le débat est toujours d’actualité. Araghchi : « Il y a deux types de sanctions américaines contre l’Iran. Premièrement, les sanctions catégorisées ou dites divisionnaires, comme les sanctions pétrolières, bancaires et d’assurance, maritimes, pétrochimiques, de construction et d’automobile, et deuxièmement, les sanctions contre les personnes réelles et légales. »

C’est le « deuxièmement » qui est la question clé. Il n’y a absolument aucune garantie que le Congrès américain lèvera la plupart ou du moins une partie importante de ces sanctions.

Tout le monde à Washington le sait – et la délégation américaine le sait.
Lorsque le ministère des affaires étrangères de Téhéran, par exemple, déclare qu’un accord a été trouvé sur 60 % ou 70 %, c’est un code pour parler de la levée des sanctions divisionnaires. Lorsqu’il est question du deuxième type de sanctions, Araghchi reste encore évasif : « Il y a des questions complexes dans ce domaine que nous examinons ».

Maintenant, comparez cela avec ce qu’en pensent certains initiés iraniens informés à Washington, comme l’expert en politique nucléaire Seyed Hossein Mousavian : ils sont plutôt des réalistes pessimistes.

Cela tient compte des lignes rouges non négociables établies par le guide suprême, l’ayatollah Khamenei, lui-même. Sans compter les pressions incessantes exercées par Israël, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui sont tous opposés au JCPOA.

Mais il y a aussi un autre théâtre d’ombres. Les services secrets israéliens ont déjà informé le cabinet de sécurité qu’un accord sera très certainement conclu à Vienne. Après tout, le récit d’un accord réussi est déjà en train d’être construit comme une victoire de politique étrangère par l’administration Biden-Harris – ou, comme les cyniques le préfèrent, Obama-Biden 3.0.

Pendant ce temps, la diplomatie iranienne continue de tourner à plein régime. Le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif est en visite au Qatar et en Irak, et a déjà rencontré l’émir du Qatar, le cheikh Tamim al Thani.

Le président iranien Hassan Rouhani, pratiquement en fin de mandat avant les élections présidentielles de juin, revient toujours sur le même point : plus de sanctions américaines ; vérification de l’Iran ; puis l’Iran reviendra à ses « obligations nucléaires ».

Le ministère des Affaires étrangères a même publié une fiche d’information assez détaillée soulignant une fois de plus la nécessité de supprimer « toutes les sanctions imposées, réimposées et réétiquetées depuis le 20 janvier 2017 ».

La fenêtre d’opportunité pour un accord ne durera pas longtemps. Les partisans de la ligne dure à Téhéran n’en ont cure. Au moins 80 % des membres du Parlement de Téhéran sont désormais des partisans de la ligne dure. Le prochain président sera très certainement un partisan de la ligne dure. Les efforts de l’équipe Rouhani ont été qualifiés d’échec depuis le début de la campagne de « pression maximale » de Trump. Les partisans de la ligne dure sont déjà en mode post-JCPOA.

Ce fatidique Fateh

Ce qu’aucun des acteurs de ce théâtre d’ombres ne peut admettre, c’est que la relance du JCPOA fait pâle figure face au véritable enjeu : la puissance des missiles iraniens.

Lors des négociations originales de 2015 à Vienne – suivez-les dans mon livre électronique Persian Miniatures – Obama-Biden 2.0 ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour inclure des missiles dans l’accord.

Chaque grain de sable du désert du Néguev sait qu’Israël ne reculera devant rien pour conserver sa primauté en matière d’armes nucléaires au Moyen-Orient. Grâce à un spectaculaire kabuki, le fait qu’Israël soit une puissance nucléaire reste « invisible » pour la plupart des opinions publiques mondiales.

Alors que Khamenei a émis une fatwa déclarant clairement que la production, le stockage et l’utilisation d’armes de destruction massive – y compris nucléaires – sont haram (interdits par l’Islam), les dirigeants israéliens se sentent libres d’ordonner des acrobaties telles que le sabotage par le Mossad du complexe nucléaire iranien (civil) de Natanz.

Le chef de la commission de l’énergie du Parlement iranien, Fereydoun Abbasi Davani, a même accusé Washington et Londres d’être complices du sabotage de Natanz, car ils ont sans doute fourni des informations à Tel Aviv.

Pourtant, récemment, un missile solitaire a fait littéralement exploser une grande partie du théâtre d’ombres.

Le 22 avril, au cœur de la nuit, avant l’aube, un missile syrien a explosé à seulement 30 km du réacteur nucléaire israélien ultra-sensible de Dimona. La version officielle – et insistante – d’Israël est qu’il s’agissait d’un « missile errant ».

En fait, pas vraiment.

Voici – troisième vidéo en partant du haut – les images de l’explosion, qui semble assez importante. De manière tout aussi significative, Tel Aviv est resté absolument muet lorsqu’il s’est agi de proposer une preuve d’identité du missile.

S’agissait-il d’un vieux SA-5 soviétique de 1967 ? Ou, plus vraisemblablement, d’un Fateh-110 iranien de 2012, missile surface-surface à courte portée, fabriqué en Syrie sous le nom de M-600, et également possédé par le Hezbollah ?

L’arbre généalogique des Fateh est présenté dans le tableau ci-dessous. L’inestimable Elijah Magnier a posé de très bonnes questions sur le quasi-accident de Dimona. Je l’ai complété par une discussion assez éclairante avec des physiciens, et la contribution d’un expert en renseignement militaire.

Le Fateh-110 fonctionne comme un missile balistique classique, jusqu’au moment où l’ogive commence à manœuvrer pour échapper aux défenses ABM. La précision peut atteindre 10 mètres, alors qu’elle est de 6 mètres en théorie. Il a donc frappé exactement là où il était censé le faire. Israël a officiellement confirmé que le missile n’a pas été intercepté – après une trajectoire d’environ 266 km.

Cela ouvre une toute nouvelle boîte de Pandore. Elle implique que les performances du Dôme de fer, tant vanté et récemment mis à niveau, sont loin d’être exceptionnelles – et c’est un euphémisme. Le Fateh a volé si bas que le Dôme de Fer n’a pas pu l’identifier.

La conclusion inévitable est qu’il s’agissait d’un combo message/alerte. Venant de Damas. Avec un cachet personnel de Bachar el-Assad, qui a dû autoriser le lancement d’un missile aussi sensible. Un message/alerte délivré grâce à la technologie iranienne de missiles, totalement accessible à l’Axe de la Résistance – ce qui prouve que les acteurs régionaux disposent d’une sérieuse capacité de furtivité.

Il est essentiel de se rappeler que lorsque Téhéran a envoyé une volée de missiles Fateh-313, de version délibérément plus ancienne,  sur la base américaine d’Ayn al-Assad en Irak, en réponse à l’assassinat du général Soleimani en janvier 2020, les radars américains n’ont rien vu.

La technologie des missiles iraniens comme dissuasion stratégique de premier ordre. Voilà un théâtre d’ombres qui fait de Vienne un spectacle secondaire.

Par Pepe Escobar – Le 27 avril 2021 – Source Asia Times

Via le Saker Francophone

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GEOPOLITIQUE

Washington a envisagé de créer une alternative au canal de Suez avec des bombes nucléaires ;

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Les États-Unis comptaient créer un canal traversant «Israël» grâce à 520 bombes, selon une note déclassifiée de 1963, relayée par Business Insider.

Au milieu des efforts déployés afin de dégager le porte-conteneurs géant Ever Given qui bloque depuis quatre jours le canal de Suez [1], l’historien américain Alex Wellerstein rappelle sur Twitter qu’il y a 60 ans, les États-Unis envisageaient d’employer des armes nucléaires pour créer une voie de substitution à cette route commerciale cruciale entre l’Europe et l’Asie.

Aucune «faisabilité politique»

La note de 1963, rédigée par le département américain de l’Énergie et le Lawrence Livermore National Laboratory, proposait «l’utilisation d’explosifs nucléaires pour l’excavation du canal de la mer Morte à travers le désert du Néguev», reliant la Méditerranée au golfe d’Aqaba et ouvrant un accès à la mer Rouge et à l’océan Indien. Cette voie artificielle se serait étendue sur près de 260 kilomètres.

Pour justifier le recours à ces centaines de bombes atomiques, le laboratoire brandissait le «coût prohibitif» des méthodes d’excavation conventionnelles. Les auteurs assuraient également que l’utilisation d’un tel arsenal ne poserait pas de problème particulier dans cette «friche désertique et très peu peuplée».

Le projet a été rejeté car sa «faisabilité politique» paraissait peu réaliste à l’administration en place qui redoutait une virulente résistance des pays arabes entourant «Israël» à la construction d’un tel canal.

L’Égypte tente en effet de dégager un porte-conteneurs géant bloquant depuis mercredi cette route commerciale cruciale entre l’Europe et l’Asie, un incident qui pourrait ralentir le trafic maritime mondial pendant plusieurs jours, voire des semaines.

Selon les récentes évaluations, plus de 200 navires sont actuellement bloqués aux deux extrémités et dans la zone d’attente située au milieu du canal.

Selon l’Autorité égyptienne du canal de Suez (SCA), l’incident est dû «principalement au manque de visibilité à cause des conditions météorologiques», avec des vents de plus de 70 km/h. Le dégagement du navire risque de prendre plusieurs semaines.

*Source : AlAhed

[1] Blocage du Canal de Suez. “Crazy Joe” punit l’UE, la Chine et l’EgypteEnvoyer par e-mailBlogThis!Partager sur TwitterPartager sur FacebookPartager sur Pinterest

1 commentaire:

  1. nicolas bonnal27 mars 2021 à 20:34Pour vous Hannibal : https://www.theoccidentalobserver.net/2021/03/26/the-not-so-friendly-folks-at-the-world-economic-forum/Répondre

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IRAN

La fable de la “menace nucléaire iranienne”

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Pour que nous cessions d’être les victimes des mensonges des israéliens et de la propagande des occidentaux, cet article de Bruno Guigue sur la supposée “menace nucléaire iranienne” datant de 2018 mais toujours d’une étonnante actualité, remet les pendules à l’heure. Un grand merci à Bruno d’être encore et toujours un fidèle combattant au service de la vérité.

La fable de la “menace nucléaire iranienne”

Transis d’admiration devant le verbiage polyglotte de Macron à Davos, les médias français ont soigneusement occulté un fait majeur : Donald Trump va demander au Congrès 716 milliards de dollars pour le Pentagone au titre de l’année budgétaire 2019. Cette hausse de 7% par rapport au budget 2018 ne servira pas à remplacer les boutons de culotte. Selon un document confidentiel publié par le Huffington Post, le Pentagone envisage la possibilité d’une riposte atomique dans le cas de “très grosses attaques conventionnelles”.
Document d’orientation stratégique, le projet de Nuclear Posture Review pour 2018 prévoit donc une modernisation de l’arsenal atomique dont le coût est évalué par une agence fédérale, le Congressional Budget Office, à 1200 milliards de dollars sur 30 ans.

Ce projet de réarmement massif, pourtant, ne semble pas émouvoir les populations ni passionner les observateurs. Il faut dire qu’on a tout fait pour que l’arbre cache la forêt.

Depuis quinze ans, les dirigeants occidentaux ne cessent d’agiter l’épouvantail de la “menace nucléaire iranienne”. Cette fable géopolitique, les médias dominants la distillent à longueur de colonnes, comme s’il était évident qu’un pays sans la bombe est plus dangereux qu’un pays qui l’a déjà utilisée, et qui entend développer le monstrueux arsenal dont il dispose.

Pour faire avaler de telles sornettes, la propagande martèle alors une idée simple : “le programme nucléaire iranien menace le traité de non-prolifération nucléaire”. Il est curieux, toutefois, qu’on n’ait jamais songé à répondre : “Si vous tenez tant à ce traité, pourquoi ne pas commencer par l’appliquer ?”

Les puissances occidentales, en effet, n’ont jamais fait le moindre effort pour convaincre Israël, l’Inde et le Pakistan de signer le TNP. Refusant d’adhérer au traité, ces trois pays ont constitué un arsenal hors-la-loi. Échappant à tout contrôle, il est tout de même plus préoccupant qu’une bombe iranienne qui n’existe pas. Ce n’est pas tout. Le traité prévoit aussi un désarmement nucléaire que les cinq États “légalement” dotés d’armes atomiques (USA, France, Royaume-Uni, Chine, Russie) ont superbement ignoré. A l’origine de cet échec, les États-Unis ont dénoncé le traité Start II avec Moscou et installé un bouclier anti-missiles en Europe. Pire encore, ils n’ont cessé de développer un arsenal dont “l’usage préventif” est affirmé par la Nuclear Posture Review de 2002. Autorisant l’utilisation d’armes nucléaires en première frappe, cette révision doctrinale a ouvert une fantastique boîte de Pandore.

A en croire la propagande habituelle, le monde civilisé doit se tenir prêt à riposter à la salve dévastatrice des mollahs iraniens, ces “fous de dieu” enturbannés résolus à précipiter l’apocalypse. Mais la réalité est à des années-lumière de ce délire idéologique.

En fait, l’establishment américain n’en finit pas de digérer le traumatisme de la révolution iranienne, lourd d’humiliation symbolique (les otages de Téhéran) et de fiasco géopolitique (la chute du Chah). Pièce par pièce, Washington a donc bâti une démonologie où la République islamique est présentée comme une dictature maléfique, dont le comportement erratique ferait peser sur la planète un péril mortel. Affabulation à grande échelle, manifestement, dont la seule fonction est d’inhiber le développement d’une grande nation rétive à l’ordre impérial.

Les faits sont parlants. Accusé de vouloir la fabriquer, l’Iran ne détient pas l’arme nucléaire. Les USA sont la première puissance nucléaire et la seule à en avoir fait usage. Seul État du Proche-Orient possédant la bombe (plus de 400 têtes nucléaires), Israël jouit de son côté d’un privilège dont il n’entend pas se défaire : il a le droit de détenir l’arme suprême à condition de ne pas s’en vanter.Avec la complicité occidentale, la duplicité israélienne fait coup double. Elle exerce un effet dissuasif puisque la bombe existe, sans encourir les foudres internationales puisqu’il est entendu qu’elle n’existe pas. 
Cet incroyable régime de faveur transforme la question nucléaire en conte à dormir debout : une bombe purement virtuelle devrait nous donner des sueurs froides (Iran), alors qu’un arsenal colossal mais officiellement inexistant ne devrait susciter aucune inquiétude (Israël).

Soustrait à tout contrôle international, le programme nucléaire sioniste bénéficie depuis l’origine d’une impunité totale. 
Les Occidentaux fustigent le risque de prolifération, mais l’histoire de la bombe israélienne montre qu’ils en sont directement responsables. 
Ben Gourion a lancé le programme nucléaire sioniste dès le début des années 50, et la France lui a immédiatement apporté son concours. Un accord secret avec le socialiste Guy Mollet, en 1956, a permis à l’Etat hébreu de maîtriser la technologie nucléaire, et la centrale de Dimona a été construite avec l’aide de techniciens français. Unis dans la lutte contre le nationalisme arabe, la France et Israël ont scellé un pacte dont la calamiteuse expédition de Suez fut le principal fait d’armes.

Prenant le relais de l’alliance française à la fin des années 60, les États-Unis ne sont pas moins coopératifs. Aux termes de l’accord entre Lyndon Johnson et Golda Meir, aucune pression ne doit s’exercer sur Israël pour lui faire signer le traité de non-prolifération. En échange, Israël cultive l’ambiguïté sur la réalité de son arsenal nucléaire.
Complaisante dérogation à la loi internationale, en somme, contre respect scrupuleux de la loi du silence.
En attendant, les Occidentaux s’acharnent sur l’Iran, lui prêtant un projet militaire imaginaire, alors même que Tel-Aviv multiplie les menaces contre Téhéran. La République islamique, pourtant, n’a jamais agressé ses voisins. On ne peut en dire autant d’Israël, qui a bombardé l’Égypte, la Syrie, le Liban, la Jordanie, l’Irak et la Tunisie, sans parler des territoires palestiniens quotidiennement pris pour cibles.

Jetant un écran de fumée sur cette réalité, la propagande occidentale traite le régime iranien de “théocratie fanatique”.
Ce n’est pas un mollah, pourtant, qui a déclaré que “notre État est le seul en communication avec Dieu”. C’est Effi Eitam, ex-ministre israélien et chef du parti national-religieux. Imbibé d’un orientalisme de pacotille, le discours dominant décrit la République islamique comme un repaire d’illuminés férus d’eschatologie qui rêveraient d’immoler Israël avec la bombe atomique !

Quel dommage que les pourfendeurs de l’Iran ne nous aient pas gratifiés de considérations aussi inspirées sur la bombe israélienne : elle a pour caractéristique de faire planer, elle, une menace non virtuelle. Entre la prétention sioniste à “communiquer directement avec Dieu” et l’obstination mystique de Tel-Aviv à posséder l’arme suprême, on aurait pu déceler, ici aussi, une singulière “eschatologie”.

Autre paradoxe qui ne manque pas de saveur : l’Occident accuse l’Iran de vouloir fabriquer la bombe, mais c’est la République islamique qui a interrompu le programme nucléaire en 1979. Encouragé par les USA, le Chah avait signé de juteux contrats avec la France et l’Allemagne pour la construction de centrales nucléaires. L’opposition ayant dénoncé cette politique, jugée onéreuse pour un pays riche en hydrocarbures, le programme est aussitôt suspendu par le gouvernement de la République islamique.

Il fallut la sanglante guerre Iran-Irak (1980-1988) pour changer la donne. Seul face à l’agresseur irakien, le gouvernement iranien a mesuré sa faiblesse devant une coalition faisant bloc avec Saddam Hussein. La participation des puissances occidentales, les livraisons d’armes chimiques à l’Irak, la destruction en plein vol d’un Airbus iranien lui ont fait prendre conscience du danger.

C’est dans ce contexte que les dirigeants iraniens ont vu dans la technologie nucléaire un attribut de la souveraineté et une source de fierté nationale. La possession de l’arme nucléaire, elle, est jugée impie par les autorités religieuses, et aucun programme nucléaire militaire n’a été officiellement engagé en Iran. Ses accusateurs ont constamment prétendu le contraire, mais sans fournir la moindre preuve. Le discours obsessionnel contre Téhéran, en réalité, confond délibérément deux choses : la capacité technologique de produire des armes nucléaires, et la décision politique de produire de telles armes. Au motif que cette capacité a été atteinte, on accuse Téhéran de vouloir se doter de la bombe. Mais ce raisonnement est d’une criante perversité, puisqu’au lieu de demander des comptes à ceux qui ont la bombe, on s’acharne contre un État qui n’en veut pas.

Montée de toutes pièces, la “menace nucléaire iranienne” est une supercherie qui vise à neutraliser un grand pays non-aligné. Souverain, désendetté, farouchement attaché à son indépendance, l’Iran a un potentiel qui effraie les tenants de l’ordre impérial.

Les dirigeants iraniens ont signé l’accord de 2015 parce qu’ils privilégient le développement de leur pays. Ils veulent la levée des sanctions pour satisfaire une population de 80 millions d’habitants.

L’accord sur le nucléaire soumet ce grand pays à un régime de contrôle international sans précédent, mais Téhéran l’a accepté. En accusant l’Iran de “soutenir le terrorisme”, Trump veut interrompre ce processus de normalisation. Poussé par les marchands d’armes, il poursuit la diabolisation de l’Iran d’une façon grotesque.

L’impérialisme ne désarme jamais, et les mensonges continueront. Mais l’Iran sait que le temps joue en sa faveur, et il saura résister aux provocations d’une superpuissance en déclin.

Image
Bruno GUIGUE

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Un an après, l'assassinat du général Soleimani a-t-il amputé  l'expansionnisme de l'Iran ? - L'Express
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