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LA QUESTION DU GAZ ALGÉRIEN

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L’orgueil mal placé des algériens en prend un coup !

Par Bernard Lugan le 30/03/2021 à 12h01

© Copyright : L’Afrique réelle

Les exportations du gaz algérien ne cessent de baisser, puisqu’elles sont passées de 64 mds de mètres cubes en 2005, à 51 mds en en 2018, à 48 mds en 2019 puis à 41 mds en 2020. Dans ces conditions, l’Algérie pourra-t-elle conserver son rôle de troisième fournisseur gazier de l’Europe?

Un temps, les dirigeants algériens nourrirent l’espoir que le gaz viendrait combler l’effondrement de la production pétrolière dont j’ai parlé ici, la semaine dernière. Cette illusion fut hélas dissipée le 13 décembre 2018 par M. Mustapha Guitouni, ministre algérien de l’Energie, quand il déclara devant les députés de l’APN: «si nous ne trouvons pas rapidement d’autres solutions pour couvrir la demande nationale en gaz, en hausse constante, nous ne serons plus en mesure, dans deux ou trois ans, d’exporter».

Ce pessimisme du ministre contredisait les chiffres officiels qui annonçaient des réserves «prouvées» de 4.600 milliards de mètres cubes (mds/m3). Cependant, là encore, comme pour ce qui est du pétrole, il importe d’examiner ces chiffres plus en détail. En effet, comme la production moyenne de gaz est d’environ 130 mds de m3, dont 30 à 40% réinjectés dans les puits pour qu’ils demeurent actifs, l’Algérie ne dispose en réalité que d’environ 86 milliards de m3 de production commercialisable, dont environ 35 à 40 mds de m3 consommés localement pour la production d’électricité.

Conclusion, selon M. Abdelmadjid Attar, éphémère ministre de l’Energie (à peine 8 mois): en 2025, les exportations devraient atteindre environ 25 mds de m3, soit moitié moins qu’en 2018. Des exportations qui ne cessent de baisser puisqu’elles sont passées de 64 mds de m3 en 2005, à 51 mds en en 2018, à 48 mds en 2019 puis à 41 mds en 2020.

De plus, et cela illustre la gravité de la situation, ces projections sont établies à partir des chiffres officiels qui sont contestés par certains experts indépendants pour lesquels les réserves disponibles ne seraient pas de 4.600 milliards de m3, mais de 2200 à 2500 milliards de m3seulement.

Les dirigeants algériens ne pourront pas dire qu’ils n’avaient pas été prévenus car, comme pour le pétrole, la sonnette d’alarme avait été tirée depuis plusieurs années. Ainsi, le 28 janvier 2013, interrogé par Maghreb Emergent, M. Tewfik Hasni, ancien vice-président de Sonatrach (Société nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures) et ancien PDG de NEAL, la filiale commune de Sonelgaz (Société nationale de l’électricité et du gaz) et Sonatrach, avait déclaré: «tous les experts sérieux savent que nos réserves, y compris le gaz de schiste, garantissent moins de vingt ans de consommation au rythme actuel de leur exploitation (…) Il faut intégrer tous les paramètres. Si on tient compte par exemple de l’évolution de la consommation domestique au rythme actuel, pour ne prendre que ce seul exemple, Sonelgaz aura besoin de 85 milliards de mètres cubes de gaz en 2030 pour la seule génération électrique. Il ne restera plus rien pour l’exportation».

Comme, parallèlement à la baisse de la production, la consommation interne augmente, l’Algérie va donc avoir de moins en moins de quantités à mettre sur le marché et ses recettes extérieures vont donc baisser d’autant. De plus, Gazprom est en mesure de fournir à l’Europe le gaz russe entre 10 à 15% moins cher que celui produit par l’Algérie et l’Egypte entre en force sur le marché.

Dans ces conditions, l’Algérie pourra-t-elle conserver son rôle de 3ème fournisseur gazier de l’Europe? D’autant plus que la concurrence est déjà telle qu’elle a de grandes difficultés pour renégocier ses contrats à long terme, les grands acheteurs ayant même réduit leurs volumes d’achat de gaz algérien. Ainsi, l’Italien ENI qui achetait pour près de 20 mds de m3 par an a diminué ses achats à 9 mds de m3, cependant que l’espagnol ENEL les réduisaient de moitié. Et enfin, depuis 2014, devenu autonome grâce à ses gisements non conventionnels, le client américain, qui représentait entre 30 et 35% des recettes de la Sonatrach a disparu…

Le gaz de schiste pourrait-il alors être le recours? L’Algérie dispose d’énormes réserves en ce domaine, mais la rentabilité de la production est incertaine. Le gaz de schiste américain est en effet à un cours tellement bas que l’Algérie aurait du mal à tirer son épingle du jeu avec un coût de production supérieur à 15 dollars le MBTu (Million British Thermal unit) alors que le seuil de rentabilité est évalué à 10-12 dollars le MBTu. De plus, pour produire un milliard de mètres cubes gazeux, il faut un million de mètres cubes d’eau douce. Or l’Algérie manque cruellement d’eau…

Par Bernard Lugan

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Ils n’ont pas pu nous enlever, à nous, Pieds-Noirs, nos traditions autour de Pâques

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Fiers de la France Histoire Identité française Publié le 4 avril 2021 – par Regis Guillem– 10 commentaires

Les Français d’Algérie ont toujours été très attachés à leurs racines chrétiennes tout comme d’ailleurs ils se sentaient profondément français; dans les traditions encore bien ancrées au sein de cette communauté et de leur descendance, Pâques en faisait partie.J’ai opté pour le petit rappel ci-dessous afin de vous souhaiter, à toutes, à tous, de Joyeuses Fêtes de Pâques.Autrefois dans ce qui fut notre pays l’Algérie Française, Pâques était attendue avec beaucoup d’impatience, tant de nos enfants, mais aussi de nous adultes.

  • les enfants pour courir dans les bottes de pailles, dans les forêts, dans les rochers au  bord de mer afin d’y trouver leurs cadeaux.
  • quant à nous, adultes, c’était cette convivialité insouciante parfois malgré les « évènements » à boire l’anisette, à se délecter avec les diverses kémias en attendant les plats de résistance qui, invariablement allaient de la Paella aux gaz pas chauds, en passant par le roz con conejo. Et évidemment à chacun de raconter sa meilleure blague.

Quoi qu’il en coûte la Pâques restera la Pâques ! Personne ne peut, ni n’a le droit de nous empêcher de la fêter ! Répondre

Julie

Julie il y a 23 heures

Joyeuses Pâques à tous. Ma fête préférée (j’adore les oeufs en chocolat) qui a toujours eu pour moi plus de gaieté que Noël. Peut-être parce que c’est une fête au printemps, que les beaux jours reviennent et que les assiettes se remplissent de plus de couleur.
Vive Pâques, vive nos traditions chrétiennes. Et allez en paix ! Répondre

Argo

Argo il y a 23 heures

Bonjour à tous les amis Français d’Algérie qui ont dû quitter ce pays qu’ils avaient rendu prospère et honte à celui par qui tout est arrivé ! Les accords d’Evian, une journee de deuil ! Ni pardon ni oubli! Et merci pour cet article! Répondre

Alexcendre62

Alexcendre62 il y a 23 heures

Très très émouvant ! merci a vous madame Tasin bonne fête de Pâque a tous les pieds- noirs ainsi qu’aux patriotes notre souffrance est commune ainsi que notre mémoire face a ce crime odieux envers Algérie Française . Les français en 1945 libérés a la fois par les américains et l’armée d’Afrique constituée d’une majorité de pieds-noirs ont oublié leur dette lorsqu’il aurait fallut mouiller sa chemise pour garder ces départements français . La dégénérescence provoquée par le virus communiste depuis 1940 continuait son œuvre ainsi que son implacable destin jusque dans les rouages du pouvoir . Le drame est que cela continue toujours la France n’en finit pas de descendre et les trois mille milliards de dette ne font toujours pas sonner aucun réveil ! Il faut renverser la table si nous voulons sauver ce qu’il reste de notre cher pays quitte a renouer d’urgence avec Poutine et couper les branches mortes et malades qui nous coutent de la sève sans ne produire aucun fruit . Répondre

Vent d'Est, Vent d'Ouest

Vent d’Est, Vent d’Ouest il y a 22 heures

Joyeuses et Saintes Fêtes pascales ! Répondre

Moktar

Moktar il y a 22 heures

Joyeuses Pâques à toutes et tous;non Christine je ne suis pas choqué dès lors où le terme Mouna est prononcé ;comme l’indiquent les ami(e) s fasse le ciel nous permettre de poursuivre cette magnifique tradition clé de voûte de notre culture Répondre

Cattier

Cattier il y a 22 heures

Merci Madame pour cet article qui rend hommage à la communauté des Français d’Algérie si injustement discrédités pendant des lustres par les classes politiques, assimilés de facto à l’extrême-droite, exécrés par De Gaulle qui les a laissé massacrer en juillet 1962 à l’indépendance proclamée. Les Français d’Algérie n’avaient pas encore quitté leurs logements qu’ils étaient assaillis par des hordes de pillards algériens qui leur demandaient de quitter les lieux au plus vite et qui se servaient en meubles qu’ils déménageaient dans des camions stationnés au pied des immeubles. Le rapatriement eût pu s’organiser différemment pour protéger cette communauté qui a été jetée en pâture aux égorgeurs du FLN.
https://exode1962.fr/exode1962/accueil/accueil.html
https://www.lepoint.fr/histoire/les-pieds-noirs-ont-ils-ete-abandonnes-par-la-france-25-01-2012-1423454_1615.php Répondre

Baribal

Baribal il y a 16 heures

@ C.Tasin et R.Guillem

Merci pour cet hommage à la Pâques en Algérie dont ma mère me parle encore. Nous, c’était dans les environs d’Alger et des sublimes ruines romaines de Tipasa. Comme toutes les Pâques, j’ai mangé la mouna, la meilleure des pâtisseries à tremper dans le café au lait ou le chocolat chaud ! 

Joyeuses Pâques à tous les amis de RR qui m’aident à conserver l’espoir que notre France et ses traditions religieuses judéo-chrétiennes ou païennes saura redevenir un grand pays libre ! Répondre

Duval

Duval il y a 15 heures

Hélas ! on ne pas dire que l’hommage à jésus ou à dieu pour pâques nous a rendu service en 1962 et toute cette guerre. Non, je suis fâché avec le divin que je ne prie plus… Répondre

Irène

Irène il y a 1 heure

Merci infiniment pour ce très bel article, et de ne pas oublier ce peuple fier et noble que sont les Pieds-Noirs qui ont fait d’un désert insalubre un Paradis. Merci Christine pour la vidéo « Les cloches d’Algérie », je ne suis pas Pied-Noir d’origine mais de cœur par mon mari qui est natif d’Oran. Et bien sûr pour ces fêtes de Pâques, nous mangeons la MOUNA, sans quoi Pâques ne serait pas tout à fait Pâques. Avec toutes mes amitiés fraternelles. Répondre

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Depuis janvier, l’Algérie a expulsé plus de 3 000 migrants vers le Niger… les algériens n’aiment pas les migrants… mais nous envahissent sans aucun complexe !

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Mais les algériens honnêtes qui ne désertent pas leur pays avouent que ceux qui viennent chez nous c’est la merde dont ils ne veulent pas ! Tout comme les USA ont été peuplés par des brigands et tous les rejetés d’Europe… dont la pègre juive toujours à l’affût des bons plans sans scrupule… Le migrant, le nomade n’est jamais la crème de la société !

Par  Leslie Carretero Publié le : 25/03/2021 

Depuis le début de l’année, 3 779 migrants ont été expulsés de l’Algérie vers le désert, à la frontière avec le Niger. Les ONG et institutions internationales dénoncent une nouvelle fois des renvois illégaux, les migrants n’ayant pas la possibilité de demander une protection internationale.

Malgré les critiques, l’Algérie continue de renvoyer en masse des migrants vers le Niger. Pour la seule journée du mardi 23 mars, 601 personnes ont été expulsées vers le désert, dont une majorité de ressortissants guinéens et maliens, a indiqué sur Twitter Vincent Cochetel, le représentant du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) pour la Méditerranée centrale.

Ce genre de renvois est fréquent. Depuis le début de l’année, 3 779 personnes ont été renvoyées de l’Algérie vers le Niger. La plupart sont originaires d’Afrique de l’ouest, principalement du Niger, de Guinée Conakry et du Mali. L’an dernier, le nombre total de ces renvois s’élevait à 22 631.

Une traversée du désert risquée

Les migrants sont interpellés partout dans le pays, dans la rue, sur leur lieu de travail, dans leurs habitations, dans les magasins… Ils sont mis pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, en cellule, où certains affirment avoir été battu et dépouillé de leurs effets personnels. Ensuite, les exilés sont regroupés dans des bus et renvoyés dans le désert, à la frontière entre l’Algérie et le Niger. “On nous a déposé à environ 15 kilomètres de la frontière. Le reste, on a dû le faire à pied. Cette nuit-là, entre 2h et 6h, on a marché vers le Niger, on était environ 400 personnes”, expliquait en janvier à InfoMigrants Falikou, un Ivoirien de 28 ans.

La traversée du désert est une épreuve, les risques sont grands. Plusieurs personnes, abandonnées par les forces algériennes, ont d’ailleurs perdu la vie en tentant de rejoindre le Niger. Amadou, en contact avec InfoMigrants en juillet, racontait avoir vu trois personnes mourir sous ses yeux dans le désert. “Ils étaient tellement fatigués qu’ils se sont effondrés au sol”, détaillait le jeune Africain, qui travaillait depuis deux ans en Algérie avant d’être arrêté.

Lorsqu’ils parviennent à atteindre la frontière nigérienne, les migrants sont pris en charge par l’Organisation internationale des migrations (OIM) qui dispose de plusieurs centres dans le pays. Certains décident de rentrer chez eux, d’autres en revanche tentent de retourner en Algérie, ou essayent de rejoindre l’Europe via les côtes marocaines ou libyennes.

“Les migrants ont aussi des droits”

Ces expulsions illégales ont été dénoncées à de nombreuses reprises par les ONG et les organisations internationales. Dans un rapport publié en octobre, l’ONG Human Rights Watch (HRW) estimait que même si “l’Algérie a le droit de protéger ses frontières”, elle ne peut pas “détenir arbitrairement et expulser collectivement des migrants, y compris des enfants et des demandeurs d’asile, sans procédure légale”. “Avant d’expulser quelqu’un, les autorités doivent vérifier individuellement son statut concernant l’immigration ou l’asile et s’assurer qu’il fait l’objet d’un suivi judiciaire individuel”, ajoutait l’ONG dans le rapport.

Cependant, ces déclarations n’ont eu aucun effet concret en Algérie. Vincent Cochetel réitère donc sa demande de “procédures appropriées” dans le pays afin de “mettre en place un système de gestion des mouvements migratoires plus humains” que les expulsions dans le désert. “Les migrants ont aussi des droits, certains ont des besoins de protection internationale”, insiste le représentant du HCR.

L’algérien est tellement raciste qu’il est difficile d’imaginer que des noirs africains veuillent vivre en Algérie ! Il est même tellement complexé avec ces origines AFRICAINES qu’il refuse de se dire africain et préfère cette mythomanie de se dire arabe ! Alors qu’il n’est que maghrébin et détesté par les arabes… pauvre type ! En plus musulman ! Donc colonisé par les ottomans…

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En Algérie, trois ans de prison ferme pour port du drapeau berbère

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Par Mohand Ouamar1 avril 2021 11 h 38 min Dans Politique 2 Minutes de lécture  Photo: Hirak341Partages Partager sur FacebookPartager sur Twitter

Un jeune a été condamné à la prison ferme, pour le port du drapeau berbère. C’est ce qu’a rapporté  le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), ce mercredi 31 mars 2021, dans un communiqué rendu public sur sa page Facebook. Originaire de la wilaya de Tizi-Ouzou et répondant au nom de Yassine Kaous, le mis en cause a été condamné par le tribunal de Boumerdès par contumace, indique la même source. “Yassine Kaous (résident à Idjeur, daïra de Bouzeguene, Tizi Ouzou) vient d’être informé ce mercredi 31 mars 2021 d’une condamnation par contumace à 3 ans de prison ferme assorti d’une amende de 100 000 dinars, et ce, pour atteinte à l’unité nationale”, peut-on en effet lire dans le communiqué.Le CNLD a ajouté que “l’affaire remonte à fin 2019 où Yassine Kaous a été arrêté avec son ami à Boumerdes alors qu’ils étaient en voiture, et après vérification et fouilles, la police a trouvé un drapeau amazigh à l’intérieur de la voiture.” Il est à noter en fait que durant le soulèvement populaire, communément appelé le Hirak en Algérie, plusieurs personnes ont été appréhendées pour le même motif relatif donc au port de l’emblème amazigh.

Port du drapeau amazigh, un délit

Une véritable chasse aux porteurs de ce drapeau était lancé en effet durant l’été de l’année 2019 notamment. Les services de sécurité procédaient à des arrestations “à la pelle” des porteurs de cet emblème. Chaque vendredi, à l’occasion des traditionnelles marches du Hirak, on fait état de plusieurs arrestations du genre.Le port de l’emblème amazigh était assimilé à une “atteinte à l’unité nationale”. On a cru que les poursuites contre ce “délit” avaient cessé. Ce n’est visiblement pas le cas puisque ce jeune a écopé de trois ans de prison ferme pour ce motif. Notons par ailleurs que le CNLD fait état sur sa page Facebook de plusieurs autres détenus d’opinion qui croupissent encore dans différentes prisons en Algérie.

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