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Jeff Bezos s’offre un méga-yacht à 500 millions de dollars

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Les commandes de bateaux fastueux grossissent au même rythme que la fortune des milliardaires.

Repéré par Céline Deluzarche sur CNN

12/05/2021 à 12h08

Grâce à la pandémie, Jeff Bezos a empoché 75 milliards de dollars en 2020 (62 milliards d’euros) et sa fortune s’élève désormais à près de 200 milliards de dollars. Forcément, il faut bien trouver un moyen de dépenser tout cet argent.

Un joli trois-mâts semblait être une bonne idée: selon l’agence Bloomberg, reprise par CNN, le fondateur d’Amazon aurait commandé un immense yacht de 127 mètres au constructeur néerlandais Oceanco, connu pour ses méga-yachts luxueux conçus sur mesure.

Pas de quoi battre les 180 mètres de l’Azzam, appartenant à l’émir d’Abou Dhabi, mais le yacht de Bezos aura pour lui le bonus d’être écolo. Il devrait du moins être équipé de trois immenses voiles, à l’instar du Black Pearl, lui aussi fabriqué par Oceanco.

Le hic, c’est que cette configuration ne permet pas de poser un hélicoptère sur le pont. Qu’à cela ne tienne: Bezos a également passé commande d’un «yacht annexe» (non compris dans le prix), destiné à accueillir tous les joujoux des clients, à savoir un hélipad, des voitures de luxe, des petits avions, des sous-marins ou encore d’autres petits yachts.

Hissez-haut (et cher)

Bezos n’est pas le seul à vouloir faire des ronds dans l’eau. Visiblement, le confinement a donné des envies d’évasion à nos amis milliardaires, et les chantiers navals croulent désormais sous les commandes, rapporte Bloomberg.

Steven Spielberg, dont le yacht de 86 mètres était apparemment trop petit pour lui, aurait lui aussi un autre bateau en cours de fabrication (si vous êtes intéressé, comptez 131 millions de dollars).

«Le marché est en pleine effervescence», confirme Sam Tucker, du cabinet de conseil VesselsValues. «La demande de yachts très haut de gamme a tellement dépassé l’offre qu’il est aujourd’hui impossible d’obtenir le moindre créneau dans un chantier de construction.»

L’afflux de clients s’explique en partie par la pandémie, souligne Bloomberg. «Alors qu’avant les super riches louaient une villa pour leurs dizaines d’amis et de membres de la famille, ils les accueillent désormais sur leur bateau.»

Plus pratique pour éviter d’être contaminé par un voisin inopportun. Et avec tous les sous accumulés, nos milliardaires hésitent moins à se lancer directement dans l’achat de méga-yachts aux options extravagantes.

Jeff Bezos (et son très long cou) présentant le Kindle 2 à la presse, en 2009. | Emmanuel Dunand / AFP
Jeff Bezos (et son très long cou) présentant le Kindle 2 à la presse, en 2009. | Emmanuel Dunand / AFP

Les petits secrets de Jeff Bezos, ex-patron d’Amazon

«Règle des deux pizzas», chaise vide ou sommeil sacralisé ont bâti un empire.

Repéré par Thomas Burgel sur The Wall Street Journal

En 1994, dans un garage de Bellevue, dans l’État de Washington, un parfait inconnu créait une petite librairie en ligne, Amazon, qui allait changer le monde. Vingt-six ans plus tard, la petite entreprise a présenté le 2 février 2020 un chiffre d’affaires de 125 milliards de dollars pour le seul troisième trimestre, en hausse de 44%.

Et ce parfait inconnu, nommé Jeff Bezos, a annoncé qu’il laissait les rênes de la firme à son fidèle lieutenant, Andy Jassy, pour s’adonner à d’autres activités, notamment sa firme spatiale Blue Origin.

Comment diable Jeff Bezos a-t-il réussi ce tour de force? Avec de la chance, peut-être, porté par les précieux conseils de son ex-femme MacKenzie Bezos, c’est indéniable, grâce à un timing historique parfait, sans doute, au prix d’une gestion impitoyable de ses troupes et de ses partenaires ou concurrents, c’est certain.

Mais ce succès, Jeff Bezos le doit peut-être aussi à ses principes personnels, à l’hygiène de vie et au style de management qui sont les siens et que détaille le Wall Street Journal.

Pour Jeff Bezos, tout commence la nuit: l’homme est un couche-tôt notoire et a souvent expliqué ne pouvoir bien fonctionner qu’après avoir dormi huit heures, pas une de moins. «Je pense mieux. J’ai plus d’énergie. Je suis de meilleure humeur», expliquait-il en 2018 lors d’une discussion à l’Economic Club de Washington.

La sacralisation de ces huit heures avec Morphée est, selon lui, le secret de «décisions de haute qualité»: Bezos préfère peu de bons choix à beaucoup de mauvais. «Warren Buffett dit être bon s’il prend trois bonnes décisions dans l’année, et je suis d’accord», disait-il encore en 2018.

La règle des deux pizzas

Autre facteur temporel: les réunions les plus qualitatives se tiennent selon lui à 10 heures. Pas avant, pas après: si une question importante se pose dans l’après-midi, Bezos préfère bien la traiter le lendemain matin, plutôt que mal le soir, quand les esprits sont déjà las.

Ces meetings se doivent d’être productifs et efficaces. Bezos a notamment posé la «règle des deux pizzas», qui doivent être suffisantes pour sustenter les cadres présents. Soit entre 5 et 8 maximum –un moyen simple de préférer les commandos utiles aux foules inefficaces.

Pour éviter la perte de temps, les personnes présentes doivent exposer leur travail ou les questions à résoudre dans un court mémo, pas plus de six pages, que chacun lira en introduction de la rencontre. Certains cadres, explique le WSJ, pouvaient passer des semaines à parfaire leurs textes, pour s’assurer que les discussions successives iraient dans la bonne direction.

Amazon a également bâti son succès sur sa légendaire (mais réelle) obsession pour le customer-roi –celle-ci est d’ailleurs en tête des dix commandements de la firme, qui président à l’ensemble de ses actions. En réunion, Jeff Bezos ajoutait parfois une chaise vide à la tablée, pour que les cadres gardent en tête, en permanence, les effets de leurs choix et décisions sur cette clientèle maîtresse

Commandes en un clic, livraison express, Alexa et assistants vocaux, Kindle, blitzkrieg sur le cloud: l’innovation à tout crin, sans crainte d’échecs considérés comme normaux voire positifs, est également l’un des moteurs du succès d’Amazon.

La firme est d’ailleurs l’une de celles déposant le plus de brevets au monde, certains d’entre eux portant le nom de Bezos lui-même. Ce qui ne l’empêche pas d’innover également dans le domaine de la copie industrielle de ses concurrentes.

Enfin, le Wall Street Journal explique que Bezos, c’est du moins ce qu’il expliquait publiquement, ne prête qu’une attention très relative au cours quotidien de l’action Amazon.

«Si elle grimpe de 30% en un mois, ne vous sentez pas 30% plus intelligent, expliquait-il ainsi à l’Economic Club en 2018. Parce que si l’action chute de 30% le mois suivant, vous n’apprécierez pas le sentiment de vous sentir 30% plus stupide, et ce sont des choses qui arrivent.»

Cela lui a semble-t-il plutôt profité, ainsi qu’à Amazon: Jeff Bezos est l’un des hommes les plus riches du monde, et l’entreprise qu’il a créée semble ne pas connaître de limite.

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Un impôt mondial sur les sociétés ou comment accoucher d’un monstre fiscal

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lundi 14 juin 2021, par  Jean-Philippe Delsol

Il s’agit d’une réforme improbable qui risque de ne pas rapporter grand-chose et de tout compliquer. Les entreprises ajouteront des formalités sans fin à celles qu’elles subissent déjà et paieront des impôts supplémentaires qui pèseront sur leurs investissements et sur les salaires.

Le monde politique se félicite d’un accord convenu par les ministres des Finances du G7, le 5 juin dernier, pour établir au niveau mondial deux mesures :

• un pilier 1 visant une allocation « équitable » des « droits à taxer » les profits des très grandes entreprises entre les pays du Nord et ceux du Sud, « les pays du marché [là où sont vendus les produits ou services] se voyant attribuer des droits d’imposition sur au moins 20 % des bénéfices dépassant une marge de 10 % pour les entreprises multinationales les plus grandes et les plus rentables ». 
• un pilier 2 consistant en un impôt minimum sur les bénéfices des sociétés d’au moins 15 %, appliqué pays par pays

Les instigateurs de ce projet voudraient qu’il soit entériné au prochain sommet du G20 finances des 9 et 10 juillet, à Venise, après avoir été débattu au sein de l’OCDE dans un comité élargi à 139 pays riches et émergents. Ils proposent que ces mesures frappent les 100 multinationales les plus grandes et les plus rentables du monde, ce qui pourraient concerner une poignée d’entreprises françaises.

C’est un pas de géant, clame le chœur politiquement correct. Bruno Le Maire a évoqué des recettes à venir de « plusieurs milliards d’euros à l’échelle de la France », bien plus que les 400 millions d’euros de la taxe GAFA instituée pour le moment en France. Sous couvert de justice fiscale, l’objectif est bassement financier, conçu pour imposer les profits délocalisés des grandes entreprises et notamment des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). Selon l’Observatoire européen de la fiscalité, avec un taux minimum de 15% d’impôt sur les sociétés, l’UE dans son ensemble gagnerait 50 milliards d’euros de recettes liées à l’IS et la France, 4,3 Md€. Au niveau mondial le gain pourrait aller jusqu’à 150 milliards de dollars (123,5 milliards d’euros).

Mais les calculs sont faits comme si les GAFA ne payaient quasiment pas d’impôt sur les sociétés. Or, comme le fait observer l’Institut Economique de Montréal, les rapports annuels des GAFA montrent qu’ils supportent déjà une fiscalité comparable à celle des entreprises traditionnelles. Apple, Microsoft, Google, Facebook et Amazon ont versé respectivement 10,9,7,4 et 3 milliards d’impôt en 2020, soit 33 milliards au total.

L’impact budgétaire de ces mesures a été estimé par l’OCDE au niveau mondial mais pas au niveau de chaque pays. Dans son rapport très complet à l’Assemblée nationale du 7 avril 2021 présenté par Mme Peyrol, la commission des finances, s’appuyant sur des travaux du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) de 2020 et du Conseil d’analyse économique (CAE) en 2019,a conclu à « un impact plutôt positif des réformes pour la France, en termes de recettes fiscales ». Le pilier 1 serait neutre ou presque et le pilier 2 pourrait, selon la commission, rapporter entre 5 et 9 Md€. Pourtant, les très grandes entreprises françaises, Total, LVMH, Sanofi… risquent de subir une hausse sensible de leurs niveaux d’imposition sur les marchés où elles sont implantées. D’autres estimations s’établissent plutôt entre 1 et 9 milliards selon que les pays où le taux d’imposition est inférieur à 15 % comme l’Irlande (12,5%), la Bulgarie et la Roumanie (10%) et les paradis fiscaux relèveront ou non leur taux d’imposition pour s’aligner avec les 15 %. Le différentiel pourrait rester très modeste.

Une nouvelle usine à gaz

En réalité, l’opération risque d’être plus compliquée et moins rentable que prévu. Les pays qui pratiquent des taux d’impositions inférieurs à 15% sont plus que réticents envers la réforme. D’autres pays en développement voudront élargir le champ d’application des règles de partage du profit à plus de sociétés que les seules très grandes multinationales. Le Sénat américain n’est pas près d’approuver cette réforme et sans lui, l’Amérique ne signera pas. Les clés de répartition entre les pays des profits des multinationales selon la localisation des utilisateurs ne sera pas facile. Les exclusions déjà envisagées pour les industries minières extractives et les transports internationaux par exemple, feront l’objet de marchandages sévères. Chacun demandera son exemption ! Le Royaume Uni milite pour exonérer les banques et services financiers. La France plaide pour les industries du luxe…

Mais si jamais la réforme se fait, quelle machine infernale !

Un taux d’impôt ne veut rien dire s’il s’applique à des bases différentes. Que deviendront les innombrables régimes spéciaux de chaque pays ? Que deviendront les régimes particuliers de pays comme Malte ou Chypre qui pratiquent des taux normaux d’imposition liés à des dérogations ou exemptions nécessaires pour faire venir les investisseurs dans ces îles peu accessibles ?

Il faudra qu’au niveau mondial les bases de l’impôt et du contrôle de l’impôt sur les bénéfices des sociétés deviennent identiques. C’est une atteinte très grave et importante à la souveraineté des nations, qui conduira à supprimer toute concurrence fiscale entre les pays et à les empêcher d’adapter leur fiscalité à leurs besoins et contraintes. C’est le début de la mise en place d’une fiscalité uniforme au niveau mondial et d’une administration mondiale de contrôle des Etats et de leurs entreprises, car il faudra bien éviter la triche.

Au final, il s’agit d’une réforme improbable qui risque de ne pas rapporter grand-chose et de tout compliquer. Les entreprises ajouteront des formalités sans fin à celles qu’elles subissent déjà et paieront des impôts supplémentaires qui pèseront sur leurs investissements et sur les salaires (voir notre étude) avant de réduire encore la croissance. Car l’activité économique en souffrira et affaiblira la créativité et la profitabilité entrepreneuriale, au détriment des Etats eux-mêmes. Ceux-ci, qui croient renforcer leur pouvoir à cette occasion, le perdront au profit d’une technocratie mondiale. Tout ça pour ça, ou tout ça pour l’ego de quelques ministres à la recherche de reconnaissance, et pour satisfaire à une imbécile idéologie ambiante.

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Grace à Amazon, Israel est capable de créer son autonomie de l’information alors que la France et son UE en sont incapables !

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Amazon Web Services ouvrira des centres de données en Israël en 2023

La société technologique annonce son projet quelques semaines après la signature par Israël d’un accord de services sur cloud d’un milliard d’euros avec la société et Google

Amazon a annoncé vendredi qu’il ouvrira des centres de données en Israël en 2023, quelques semaines après que le pays a signé un accord de 4 milliards de NIS (un milliard d’euros) avec la filiale Web Services de l’entreprise et Google.

« Aujourd’hui, Amazon Web Services Inc, une société d’Amazon.com, a annoncé qu’elle ouvrira des infrastructures en Israël au cours du premier semestre 2023 », a déclaré AWS dans un communiqué vendredi, rapporte Reuters.

En avril, les deux entreprises de high-tech – AWS et Google – ont été sélectionnées comme les gagnantes de l’appel d’offres de 4 milliards de NIS pour construire et fournir des centres de données régionaux basés sur le cloud et des services à la nation.

Israël a signé les accords avec les sociétés en mai, ce qui, selon les responsables du ministère des Finances, garantira la continuité du service même si les géants de la technologie subissent des pressions pour boycotter le pays.Le comptable général du ministère israélien des finances, Yahli Rotenberg, au centre, en compagnie d’autres responsables au ministère des finances à Jérusalem, le 24 mai 2021 (Crédit: Shoshanna Solomon/Times of Israel).

Ils construiront les centres de données et fourniront des services basés sur le cloud aux entités publiques locales, toutes les données étant sécurisées à l’intérieur des frontières d’Israël, conformément à des directives de sécurité strictes et à la législation israélienne.

Les employés israéliens devront passer des certifications de sécurité.

Le projet de cloud, appelé Nimbus, est l’un des plus grands projets de technologie de l’information d’Israël. Il permettra aux ministères et autres entités publiques de transférer des serveurs et des services dans le cloud fourni par les deux entreprises technologiques. En attendant que les centres de données soient construits localement – dans un délai estimé à deux ans – les services sur le cloud seront fournis par les centres de données Google et Amazon AWS en Irlande, aux Pays-Bas et à Francfort.

Toutes ces données seront ensuite transférées vers ceux mis en place en Israël, ont précisé les responsables.

Le contrat gouvernemental avec Google et Amazon pour ces services est d’une durée initiale de sept ans, avec une option de prolongation pour un total de 23 ans, ont précisé les responsables. Après les sept premières années, Israël pourra ajouter d’autres fournisseurs ou cesser de travailler avec les fournisseurs actuels.

Le projet, qui prévoit l’installation de six centres de données en Israël pour un investissement d’au moins 4 milliards de NIS, fournira quelque 500 emplois directs pour chaque centre, mais stimulera également l’emploi de manière indirecte via les services que ces centres utiliseront auprès d’autres fournisseurs.Image illustrative d’un centre de données (Crédit: cybrain ; iStock by Getty Images)

Les centres créés contribueront également à la création d’un écosystème pour les jeunes entreprises qui fournissent des services basés sur l’informatique dématérialisée, ont déclaré les responsables, et formeront la main-d’œuvre avec les compétences appropriées qui se répercuteront ensuite dans l’écosystème technologique du pays. Les pays voisins seront également en mesure d’exploiter l’infrastructure sur cloud mise en place en Israël, a déclaré le ministère des finances.

Le projet Nimbus a été divisé en quatre parties, avec quatre appels d’offres distincts : la construction des centres de données et la fourniture de services de cloud au gouvernement sur une plateforme publique – remportés par Google et AWS ; l’aide à l’élaboration d’une stratégie gouvernementale visant à transférer les opérations vers le cloud ; l’aide technique à la mise en œuvre du transfert ; et un appel d’offres non encore publié pour fournir des services d’optimisation de l’utilisation du cloud.

Le consultant KPMG a remporté le deuxième appel d’offres et participera à la mise en place d’un centre d’excellence en matière de cloud computing, qui aidera à définir la stratégie gouvernementale de transfert des activités vers le cloud computing.

Le ministère a déclaré que l’appel d’offres visant à sélectionner des dizaines de petits et moyens fournisseurs locaux pour aider les entités gouvernementales à transférer leurs systèmes vers le cloud et à développer des systèmes basés sur le cloud est en cours. Le quatrième appel d’offres est toujours en cours de formulation, a indiqué le ministère.

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La saga des liaisons de Jeff Bezos est encore plus embarrassante que vous ne le pensiez.

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Des maitres chanteurs vont nous sortir la photo de la bite de Jeff Bezos ?


Par Kyle Smith Le 13 mai 2021

Les selfies de Jeff Bezos ont été prétendument divulgués par le frère de Lauren Sanchez.
Quand on est super-riche, on n’a jamais besoin de dire “Le chien a mangé mes devoirs” ou “La salope m’a piégé”. Les très, très riches sont très, très différents de vous et moi : ils peuvent se permettre de construire des excuses spectaculaires, des palais de rêve, lorsqu’ils font des choses comme tromper leur femme.

“Le méchant roi des Saoudiens a piraté mon téléphone portable parce que mon journal a été dur avec lui”, voilà une excuse que seul Jeff Bezos aurait pu échafauder. Le nouvel exposé d’Amazon “Amazon Unbound”, de Brad Stone, précise que l’affirmation de Bezos est aussi crédible que l’Amazon Fire Phone.

[Note à l’éditeur : Bon sang, cet article va être assez dur. Puis-je le publier anonymement pour que mes colis Amazon Prime ne soient pas mystérieusement retardés ? Ndlr : Non]

Bezos s’est beaucoup appuyé sur son mariage avec MacKenzie Tuttle pour adoucir son image publique avec l’humble routine “ma femme est celle qui est vraiment impressionnante ici” calculée pour faire ronronner les journalistes. Il se vantait de faire la vaisselle tous les soirs et affirmait qu’elle était si débrouillarde qu’elle pourrait “me sortir d’une prison du tiers-monde”. Mais MacKenzie, une romancière timide, ne serait pas à sa place dans un scénario de “Midnight Express”. Elle ne pouvait même pas gérer les cocktails, qu’elle a un jour qualifiés de “éprouvants pour les nerfs”.

Mais au printemps 2018, Bezos était impliqué avec la beaucoup plus grégaire Lauren Sanchez, une va-va-voom ancienne Miss Junior Amérique Nouveau-Mexique, reporter de “Extra” et pilote d’hélicoptère qui connaissait tout le monde à Hollywood, principalement parce qu’elle était mariée à l’un des meilleurs agents de talents, Patrick Whitesell. Son hobby s’alignait de manière suspecte avec la demande de dernière minute d’Amazon pour un héliport sur le site proposé pour son “HQ2” dans le Queens.

Jeff Bezos et MacKenzie Tuttle ont été mariés de 1993 à 2019.
Cette touche de Bond Villain de Beverly Hills a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour certains New-Yorkais, et après un tollé démocrate mené par AOC, Bezos a mis un terme au projet le jour de la Saint-Valentin 2019.

Bezos a publiquement fait savoir que Sanchez était sa nouvelle dame à plusieurs reprises en 2018, à la vue des paparazzi et en compagnie de son frère Michael, un “beau partisan gay de Trump” et agent pour des experts de droite et des stars de la télé-réalité, note Stone dans son livre. Michael Sanchez s’est déclaré en faillite en 2010, devant 165 000 dollars à sa sœur. Les deux hommes se sont chamaillés au fil des ans, mais ils étaient aussi inhabituellement proches : Quand Bezos lui envoyait des messages coquins, elle les transmettait souvent à Michael.

Oups. Pas besoin du prince héritier d’Arabie Saoudite : Bezos a fait la même erreur qu’une lycéenne nerveuse essayant d’apaiser son petit ami idiot. Il n’a pas compris que ses textos pouvaient être rendus publics. L’un des plus grands génies de la technologie n’a pas compris le concept de “transfert”. Comme si nous avions besoin de plus de preuves que même les plus grands cerveaux sont esclaves des décisions prises depuis leur pantalon. Comme Anthony Weiner et Donald Trump, Bezos est l’un de ces types qui auraient été bien mieux dans un monde où les smartphones n’avaient pas été inventés.

La biographie de Jeff Bezos fait des déclarations fracassantes sur son rôle présumé en Arabie Saoudite et sur sa prétendue photo de pénis.
Jeff Bezos peut également être blâmé d’une autre manière : plus tôt, son Washington Post s’est penché sur l’histoire (finalement pas très significative) de la façon dont la société mère du National Enquirer, AMI, avait payé des sources pour obtenir des ragots sur Trump, pour ensuite les enterrer. Cela a rendu l’Enquirer suffisamment furieux pour s’éloigner de son habituel intérêt pour les célébrités et envoyer ses journalistes à la recherche de Bezos. Ce faisant, Michael Sanchez a envoyé un courriel à un ami proche (les deux hommes s’étaient fait tatouer ensemble) qui était également l’un des reporters d’AMI à Hollywood : Andrea Simpson. Il a dit à Simpson qu’il connaissait un “type Bill Gates” marié qui avait une liaison avec une “actrice mariée de la liste B”, c’est-à-dire sa sœur. Aïe, mon frère.

Michael Sanchez a dit qu’il avait des photos compromettantes à vendre. En guise d’allumeuse, cherchant à maximiser son gain, il a envoyé des photos avec les visages masqués. “D’après le corps, je pense que c’est peut-être Jeff Bezos”, a-t-elle écrit à son patron. (Nous savons tout cela grâce à un procès intenté plus tard par Michael Sanchez). Cela a déclenché quelques cloches au siège de la société à New York, et par “cloches” je veux dire “spasmes efflorescents d’extase”. Pensez-y : Meg Ryan dans l’épicerie. Les rédacteurs en chef ont rapidement deviné que la fille sur les photos était Lauren Sanchez, et quand Michael s’est envolé pour aller dîner avec elle, ils ont été surpris. Tout le monde a témoigné sous serment qu’il était la seule source du matériel salace.


Jeff Bezos avait affirmé que l’éditeur AMI avait tenté de le faire chanter.

L’éditeur de l’Enquirer, David Pecker, nerveux à l’idée d’être poursuivi par un milliardaire à la tête de balle, et les séquelles du scandale catch-and-kill concernant Trump, a insisté pour que l’histoire de Bezos soit complètement hermétique.

Michael Sanchez était un petit rat si coopératif que Pecker et Cie se sont demandés s’ils n’étaient pas en train de se faire piéger. Il a même prévenu l’Enquirer qu’il allait dîner avec sa sœur et Bezos, afin que des photographes soient postés à proximité pour prendre secrètement des photos. Sanchez est un salaud tellement tordu qu’il s’est convaincu qu’il rendait service aux tourtereaux en rendant leur liaison publique : “Tout ce que j’ai fait a protégé Jeff, Lauren et ma famille”, a-t-il envoyé à Stone. “Je ne trahirais jamais personne.”

Sauf qu’il a empoché 200 000 $ d’AMI en faisant ça. Il a râlé en disant qu’il pensait que son contrat avec AMI stipulait qu’ils ne publieraient pas les trucs les plus juteux qu’il leur donnait. (Lorsqu’il leur a montré une photo censée représenter les organes génitaux de Bezos, il s’agissait en fait d’une image de stock qu’il avait prise sur le Web ; il n’a jamais eu de photo de Bezos sous la ceinture).

Une fois l’histoire bouclée, les rédacteurs de l’Enquirer ont envoyé un message à Lauren Sanchez et à Bezos pour leur demander une interview. Lauren, paniquée, demande conseil à son frère, qui lui assure froidement qu’il utilisera ses contacts à l’Enquirer pour l’aider. Pour cela, elle lui a versé des honoraires de 25 000 dollars par mois, en plus de l’argent qu’il empochait du tabloïd. Puis il lui a dit, sans sourciller, qu’il allait aller à New York et régler les problèmes de ces journaux pour elle. Classique. Mais gardez à l’esprit que Bezos était assez stupide pour continuer à dîner avec ce type et ne jamais soupçonner que leur accrochage mutuel avec les Wonder Twins pouvait poser un problème.

Le frère de Lauren Sanchez nie à nouveau avoir divulgué les photos du pénis de Jeff Bezos.
Bezos a déclaré qu’AMI le faisait chanter dans un post Medium tristement célèbre, une accusation infondée étant donné que les procureurs qui ont examiné l’affaire il y a deux ans ont refusé de faire quoi que ce soit. Sentant que son allégation était mince, Bezos a également insinué que “pour des raisons encore à mieux comprendre, l’angle saoudien semble toucher un nerf particulièrement sensible.” AMI avait autrefois poursuivi un accord avec les Saoudiens pour acheter le magazine Time, mais chaque détail documenté de l’histoire Bezos-Sanchez s’explique facilement sans aucune implication du royaume.

Trump n’a pas non plus été impliqué dans cette histoire, malgré la relation amicale entre AMI et le président. Les forces puissantes peuvent effectivement mépriser Jeff Bezos, mais il a simplement marché sur son propre paquet Amazon Prime. Trump n’a pas pu éviter de s’amuser, cependant, en publiant l’un de ses plus drôles messages d’inquiétude à l’époque où il était autorisé à avoir un compte Twitter : “Je suis désolé d’apprendre que Jeff Bezos a été démoli par un concurrent dont les informations, si j’ai bien compris, sont bien plus précises que celles de son journal de lobbyistes, le Washington Post.”


Jeff Bezos et Amazon avaient prévu de construire un deuxième siège social dans le Queens avant que les plans ne soient abandonnés.
Lorsque Bezos a finalement décidé qu’il ne pouvait pas arrêter l’Enquirer, il a essayé de neutraliser leur rapport en annonçant lui-même la nouvelle, en annonçant son divorce imminent sur Twitter. Michael Sanchez, brûlé, a envoyé un SMS à un rédacteur en chef de l’Enquirer pour s’excuser que Bezos ait gâché leur plaisir, en disant : “Merci d’avoir essayé de travailler avec moi, même si ces f-s ne voulaient pas.”

L’Enquirer a ensuite publié son grand scoop en ligne, avant son tirage hebdomadaire, car ce sont les détails de l’histoire fournis par Michael Sanchez, et non la simple nouvelle de la rupture, qui constituaient un scoop retentissant. Sanchez a fait l’objet de soupçons de la part des enquêteurs privés de Bezos et a donc commencé à induire en erreur divers médias, dont le Washington Post, qui a faussement rapporté que l’Enquirer avait commencé à parler de la liaison de Bezos à l’été 2018, plusieurs mois avant que cela ne se produise. Après quelques mois de cela, AMI a décidé qu’ils en avaient assez, et a exposé leur rat, disant que Michael Sanchez a “renoncé à toute confidentialité des sources” en faisant de fausses déclarations.

Il est amusant de constater que Bezos s’est effectivement fait pirater par les Saoudiens, mais cela n’avait rien à voir avec l’affaire Sanchez et c’était avant que le régime n’assassine le chroniqueur du Post Jamal Khashoggi, ce qui a rendu le Washington Post furieux et a inspiré une série de révélations sur les Saoudiens. Bezos s’est fait épingler par le genre d’arnaque si basique qu’elle est généralement déployée contre des grands-parents âgés, ou John Podesta. Après un voyage entre copains en Arabie saoudite, au cours duquel Bezos a promis de construire des serveurs d’une valeur de 2 milliards de dollars dans le désert, le prince héritier Mohammed bin Salman a envoyé un texte crypté (en arabe) au téléphone de Bezos, que ce dernier a imprudemment ouvert. Oups, encore une fois ; le fichier contenait Pegasus, une application malveillante développée par des Israéliens.

Jeff Bezos avait affirmé que l’Arabie saoudite était à l’origine des fuites de ses textes en raison de la couverture du prince héritier Mohammed bin Salman par le Washington Post.
Jeff Bezos avait affirmé que l’Arabie saoudite était à l’origine des fuites de ses textes en raison de la couverture du prince héritier Mohammed bin Salman par le Washington Post.
Amr Nabil/AP
Donc : Bezos est un super-méchant ? Fake news. Le vrai problème, c’est MBS, qui a pensé qu’il pourrait être utile d’avoir des informations sur l’homme le plus riche d’Amérique. Ce type est un adversaire de James Bond si impitoyablement rusé qu’il pourrait aussi bien s’appeler Oilfinger.

Quant à Bezos, il est plutôt du genre Docteur Slow.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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