Je suis d’accord avec les putes, mais contre l’islam et cette invasion malsaine d’africains…

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L’Édito militantJ’ai commencé à m’engager au sein du STRASS avec la conviction que je ne pouvais plus vivre dans la honte. C’est avec Marianne Chargois que j’ai appris le mot “putophobie”. C’est avec Mylène Juste que j’ai appris la détermination dans le combat. C’est avec Pesha que j’ai compris que les dispositifs faits pour nous protéger nécessitent en réalité que nous auto-organisions notre défense. C’est avec Axelle que j’ai réalisé que nous pouvions revendiquer un accès à la protection sociale. 

Le STRASS, porté avant tout par une pluralité de personnes, m’a fait arborer le mot “pute” avec fierté. Au-delà même de la fierté, il s’agit de ne plus se construire comme victime, comme objet, comme ombre, mais comme force de contestation, de représentation, et de création. 

Je crois que les propos portés par les travailleuses du sexe ont aujourd’hui – et ont eu – toute leur puissance parce qu’ils regroupent un ensemble de revendications qui touchent les horizons des luttes antiracistes, féministes, queers ; des luttes dont certain.e.s prétendent qu’elles ne concernent que des corps “mineurs”, des corps sacrifiables, précarisables et expulsables. 

Les putes sont racisées, trans, lesbiennes, pansexuelles, non-binaires, neuroatypiques.  

Les putes font des percées de plus en plus fortes dans les milieux qui ne leur étaient pas réservés. Elles sont à l’université, dans la rue, elles prennent la parole en public, elles performent. Même si la balance institutionnelle semble toujours pencher du côté des féministes transphobes, islamophobes, putophobes et validistes, ce que les luttes du présent nous disent, c’est que cette balance n’est plus crédible, et qu’elle n’a de fondement que dans des vieilles croyances, des mythes creux nous sommes en train de déraciner un à un.  – Amar, ex-secrétaire générale du StrassCalendrierPermanencesLes permanences physiques sont suspendues pendant le confinement.Service juridique – tous les jeudis de 14h à 18h – 07 60 42 51 80Strass Île de France : tous les samedis après-midi. Appelez Katie au 07 69 99 32 52

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