Je parle du sourire

Spread the love

Publié par Laurent Freeman – 

La bouche représente la matière dans le visage. Elle est en bas.

La force d’attirance vers le bas tire la bouche en bas,

La force d’attirance vers le haut l’élève.

Tout animal sait pleurer, gémir.

SOURIRE, SEUL L’HOMME LE SAIT.

C’est la clef. Ne souriez pas seulement

Lorsque vous êtes de bonne humeur !

Votre sourire est sourire créateur !

Non pas sourire artificiel, mais sourire créateur !

Si les forces d’attirance vers le bas agissent, Elles ferment.

Geste horizontal au niveau de la bouche : Tout est tiré vers le bas. Tout.

La bouche est de la terre.

La force d’attirance vers le bas, c’est de la terre aussi.

Là, où deux pareils – matière et force – se rencontrent,

Là tout devient de la terre.

Le sourire est à l’image de la Délivrance, Symbole.

La force créatrice élève la matière.

– Cela dépend de toi.

Il n’y a plus : je suis gai

– je souris. Je suis triste

– je pleure. Cela n’est plus !

Vieilles façons !

L’enfant que tu es, tu l’élève mal, de la vieille façon.

Les coups corrompent l’enfant.

L’amélioration ne peut être qu’apparente.

C’est la forme et non l’essentiel qui change.

Enfant dressé – enfant mutilé. Me connais-tu ?

G. Oui.

-C’EST MOI QUI SUIS LA MESURE POUR TOI.

Ne mesure pas l’enfant avec l’ancienne mesure,

Car il en serait mutilé.

Avec les mesures des autres non plus !

Comment peux-tu reconnaître ta voie,

Si tu ne souris pas ?

J’HABITE DANS LE SOURIRE ET JE SUIS TA MESURE.

Le sourire est symbole : Maîtrise sur la matière.

Si tu lis un livre, tu l’approche de toi

Pour bien voir.

Si tu veux me lire, il faut que tu t’approches.

J’HABITE DANS LE SOURIRE.

Je ne peux pas pleurer, Car il n’y a rien sur quoi pleurer.

Il ne faut pas pleurer sur le manque.

Méchanceté, épouvante, ténèbres, Votre nom est : manque.

Non manque d’eau, mais manque de feu.

La créature impuissante pleure, Car elle ne sait pas faire autre chose.

Elle tombe, et la tombe l’engloutit.

Le Ciel est avec vous.

*Vendredi 18 Février 1944 Entretien 35 – Lili.

-Je m’adresse à toi. Écoute ma bien-aimée !

Je continue à parler du sourire.

Vous passez à coté de lui, il est tellement connu !

Vous ignorez ce qu’il signifie.

LE SOURIRE EST PONT AU-DESSUS DE L’ANCIEN ABIME.

Entre l’animal et ce qui est au-delà de l’animal, – Un abîme profond.

Le sourire est le pont.

Pas le rictus, ni le rire. Le sourire.

Le rire est le contraire des pleurs.

Le sourire n’a pas de contraire.

Écoute bien, mon serviteur !

Tu es « celle qui aide ».

La clef de tous tes actes, de ton travail, De ton enseignement, c’est le sourire.

Essaie ! Mets tes protégés à l’épreuve

Pour voir s’ils arrivent jusqu’au sourire intérieur,

Car ensuite leur façon de se mouvoir va changer.

Le sourire, c’est plus sûr

Que n’importe quelle gymnastique.

SOURIRE – PAROLE – CREATION SONT LES ATTRIBUTS DE L’HOMME.

Mais attention, car il y a aussi ricanement vide !

Vernis – perfidie – et hypocrisie.

Hypocrisie !

LE SOURIRE EST LA PRIÈRE DE CHAQUE PETITE CELLULE,

De chacune, et elle monte jusqu’ici.

Geste horizontal au niveau de la bouche.

Le sourire élève au-dessus de tout. C’est si simple !

Mais personne ne le connaît.

Avez-vous observé où vous en êtes Lorsque vous ne pouvez pas sourire ?

Dans la boue, dans la boue gluante. Jusqu’au cou, ou jusqu’au-dessus de la tête.

Connais-tu quelqu’un qui sourit réellement – dis ?

L . Je ne crois pas.

-Le sourire : condition première !

Où en sommes nous donc ?

Des pitres, usurpant le visage humain,

Qui est sacré, et qu’est-il devenu ?

Un affreux amas de boue !

Un tas de chiffons fripés !

Un masque barbouillé !

Misérables ! Sans-Dieu !

Une seule issue : le sourire.

Et il n’est connu de personne.

Quand tu ouvres les yeux le matin, souris-moi !

Quoique tu commences, avant tes cours, souris !

Que chacun apprenne et essaie le sourire !

Observe le vrai sourire : à quoi le reconnais-tu ?

Les yeux n’y participent plus ; seulement la bouche.

Demande , mon serviteur !

L. Parle-moi de la main.

-La main signifie : être prêt. L’outil est prêt. Prêt à servir. La main s’ouvre. Je donne…

La main se referme comme une griffe. …ou je prends.

La griffe est force animale.

La main ouverte est prête.

Une fois encore, sans que je m’en sois aperçue, j’ai les poings fermés.

S’adressant à moi : Cela n’est pas encore prêt.

Chez toi, ce n’est pas envie ni avarice,

Mais manque de confiance en toi-même.

Tu ne crois pas que c’est LUI

Qui donne à travers toi.

Tu ne crois pas que tu en es digne.

Sois prête !

La main sourie, elle aussi.

Tout sourit.

S’adressant de nouveau à Lili : Demande !

L. A la place de « Que TA volonté soit faite », Pourquoi voulons-nous toujours faire notre volonté ?

-Parce que nous ignorons la Sienne.

Si vous pouviez voir SA volonté autour de vous,

Qui apparaît à travers nous,

Vous ne désireriez pas faire la vôtre.

SA volonté est plénitude.

Accomplissons SA volonté.

Maintenant, c’est la volonté de l’homme

Qui s’accomplit, et non la Sienne.

L’homme est le plus féroce des carnassiers.

Sa main est pire que la griffe d’un prédateur.

Il sera pris à celui qui prend,

Parce qu’il n’est pas digne d’avoir des mains : La main n’est pas destinée à prendre.

—extrait de Dialogues avec l’Ange

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*