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Israël propose à Poutine le partage de la Syrie

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Selon Avia-Pro, Israël a proposé de démembrer le territoire syrien à l’instar du scénario yougoslave et d’en céder une partie à la Turquie, une partie à la Russie et une partie aux États-Unis, ce qui équivaut apparemment jusqu’à 50 % de la superficie actuelle de la Syrie.

« La solution doit reposer en la partition de la Syrie : un État alaouite dans l’ouest de la Syrie et un État sunnite à l’est, comme le Kosovo a été séparé de la Serbie dans des circonstances similaires », indique le Jerusalem Post.
Apparemment, « c’est ainsi que la partie israélienne a l’intention non seulement de prendre le contrôle des hauteurs du Golan, mais aussi de minimiser la menace d’une attaque iranienne », indique Avia-Pro.  À noter que la Russie ne reconnaît pas le Golan occupé comme territoire israélien. 

Tout laisse croire que le régime israélien s’est affaibli sur tous les fronts. La stratégie de guerres imbriquées ayant échoué, Israël semble chercher, à travers cette soi-disant proposition, à éloigner les Russes du Golan. Ce faisant, le régime israélien, ayant peur plus que jamais pour sa survie, compte pouvoir pousser les États-Unis à passer directement à l’acte en réaction aux attaques de l’axe de la Résistance. Les États-Unis, quant à eux, seront-ils en mesure de protéger suffisamment Israël ? Même les cadres militaires israéliens ne sont pas très optimistes.

Le général de brigade Amir Avivi, ancien chef du bureau du commandant de l’état-major du régime israélien, a écrit, dans un article, que « dans cette époque, nous avons besoin des Churchill et non pas des Chamberlain ».

« L’Iran examine le comportement de la nouvelle administration américaine sur plusieurs fronts et tout ce dont les États-Unis ont fait preuve jusqu’ici étaient de la réticence, de la faiblesse et de la mollesse face à l’Iran », réaffirme Amir Avivi. 

Et de continuer : « En Irak, les miliciens soutenus par l’Iran ont lancé la troisième attaque à la roquette, en quelques semaines, contre des cibles américaines. Lors de la première attaque, 14 roquettes ont été tirées en direction d’une base des États-Unis à Erbil. Un entrepreneur américain a été tué et six personnes, dont un soldat américain, ont été blessés. Le 20 février, une base aérienne des États-Unis à Balad, au nord de Bagdad, a été frappée. Une personne a été blessée. Ce vendredi, trois roquettes ont été tirées vers l’ambassade des États-Unis à Bagdad. Face à toutes ces attaques, qu’est-ce qu’ils ont fait les Américains ? Rien ! Aucune réponse ! Pour les Iraniens, la nouvelle administration américaine est assez faible pour faire l’objet de pression et de menace ».  

Amir Avivi a ensuite ajouté qu’Israël craignait que les États-Unis ne reviennent au mauvais accord nucléaire qui avait été signé en 2015 avec l’Iran.

« Les Américains espèrent pouvoir signer un nouvel accord avec les Iraniens après annuler les sanctions, mais ce n’est qu’une fausse espérance, car ce sera l’Iran qui aura ensuite tout sous son contrôle ». 

L’analyste israélien a indiqué qu’Israël devrait rester campé sur sa position : « Les sanctions anti-iraniennes ne devraient être levées qu’à condition qu’un nouvel accord soit signé avec l’Iran ; un accord étant en mesure d’étouffer les capacités d’enrichissement d’uranium de l’Iran et de faire anéantir les stocks d’uranium enrichi ainsi que de neutraliser le programme balistique de l’Iran qui est déjà une menace pour des régions en Europe et qui sera bientôt une menace pour les territoires américains ». 

Amir Avivi a conclu que « bien qu’une attaque militaire israélienne ne soit pas une option de préférence, il est toutefois nécessaire d’être toujours prêt à le faire, car un Iran nucléaire, ce n’est pas quelque chose avec qui on peut facilement coexister ». 
Source : Presstv

L’armée russe a testé une nouvelle technologie pour viser les drones d’attaque en Syrie

Le véhicule aérien sans pilote “Pacer”, alias “Orion”, est capable de frapper des cibles au sol à l’aide de missiles guidés et de bombes aériennes corrigées. Récemment, l’armée russe a testé une nouvelle technologie de guidage pour ces drones d’attaque en Syrie. 

Cette information a été rapportée à l’agence RIA Novosti une source liée au complexe militaro-industriel de la Fédération de Russie.

Dans le même temps, l’interlocuteur n’a pas dit exactement quand les tests ont eu lieu. Les drones Orion visaient des cibles terroristes à l’aide du complexe de commandement et de contrôle de reconnaissance portable Strelets-M (KRUS). Au cours des tests, il a été possible d’atteindre une vitesse et une précision élevées. Certains des objets détruits par le drone ont été détectés à l’aide du complexe. Leurs coordonnées ont été envoyées par les unités au sol aux opérateurs de l’Amokhodtsev et au siège via des canaux de communication spéciaux en temps réel. 
La source a précisé que la reconnaissance au sol, à l’aide de Strelets-M, détecte l’objet et le marque sur la tablette, où il indique son emplacement exact et ses paramètres. Les informations reçues sont transmises au drone le plus proche, qui frappe. 
UAV «pacer» peut transporter une charge de combat allant jusqu’à 250 kilogrammes et rester dans les airs jusqu’à 24 heures. Auparavant, le ministre russe de la Défense, Sergei Shoigu, avait déclaré que ce drone était capable de frapper des cibles en 8 à 12 minutes après leur détection.

Un nouveau “pacte de Varsovie” ?

Samedi 2 avril, la marine pakistanaise a accosté au port iranien Bandar Abbas pour un exercice conjoint de 4 jours. C’est une marine de mieux en mieux équipée par la Chine qui, vu ses projets d’investissement à Gwadar, livre régulièrement des équipements navals des plus performants aux Pakistanais. D’ailleurs la Chine a mis à l’eau en janvier  deux nouveaux navires de guerre, l’un pour sa propre marine et l’autre, pour le Pakistan,  le navire d’assaut amphibie type 075 et la frégate de classe 054A / P pour la marine pakistanaise. Le chef de la marine pakistanaise a reconnu que le 054A / P améliore considérablement la capacité de défense et de dissuasion maritimes du Pakistan. Or des exercices navals conjoints avec l’Iran prennent tout autre sens depuis l’annonce de la signature d’un pacte stratégique de 25 ans Chine-Iran. Iraniens et Pakistanais tiendront pour 4 jours des exercices hybrides des marines iranienne et pakistanaise sur l’île de Larak, sur les rives du golfe Persique et dans le but d’échanger expériences, savoir-faire et renseignement, et d’assurer la sécurité des lignes commerciales maritimes de la région. Les bâtiments présents seraient dotés de DCA de missiles subsurface entre autre. Le commandant de la première zone de la marine de l’armée iranienne, le contre-amiral Jaafar Tazakkor, est allé de son commentaire : «Téhéran et Islamabad poursuivent leur coopération navale pour soutenir la sécurité maritime. L’Iran et le Pakistan entretiennent depuis longtemps une coopération maritime mais la contextualisation est une nécessité », a déclaré Tazakkor. D’autres navires rejoindront cette coalition qui a l’air de s’agrandir.

La revue National Interest, basée à Washington, décrivant la capacité militaire de l’Iran, affirme dans un récent qu’il est de plus en plus difficile pour la flotte américaine dans la région de faire face à  l’Iran, d’où la décision du CentCom de déplacer l’arrière-base de ses forces non plus dans le golfe Persique mais sur la côte ouest saoudienne. Maintenant si ces capacités navales se combinent à celles de la Russie et de la Chine, il y aura un séisme géostratégique à affronter. Un pacte de Varsovie oriental propre à s’élargir au Pakistan, au Venezuela voire à la Corée du Nord, et auquel finira par se joindre la Turquie avec ou sans Erdogan. « Cette coalition navale est le pendant à l’OTAN, à cette différence près qu’elle compte dans ses rangs des puissances émergentes et que l’Iran, placé au coeur de toutes les voies maritimes et terrestre du monde, en est le noyau ». 

 Source : Presstv
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2 commentaires:

  1. Unknown5 avril 2021 à 10:15Israël tente de pervertir la Russie avec ce démembrement de la Syrie. Mais la Russie a des vue politiques autrement plus élevées, et de plus réalistes. Israël continue son suicide en révélant aussi ouvertement son cynisme. Répondre
  2. Joset5 avril 2021 à 15:44Partager la Syrie pour en donner une partie à la Russie et aux USA. Ca ne tourne pas rond dans le cerveau de certains juifs. Aucun de ces deux pays n’a de frontière avec la Syrie.Répondre

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Contre les menaces américaines, la Chine et l’Iran signent un traité de 25 ans

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Ce week-end, le ministre chinois des affaires étrangères Wang Yi s’est rendu à Téhéran et a signé un traité de 25 ans avec son homologue iranien, Javad Zarif. Les termes du traité n’ont pas été divulgués.
Toutefois, les médias américains ont noté qu’une version antérieure du traité, obtenue par des responsables américains et montrée au New York Times, prévoyait 400 milliards de dollars d’investissements chinois en Iran en échange d’exportations de pétrole iranien, ainsi qu’une alliance stratégique.

Pékin défie les sanctions économiques imposées par l’ancien président américain Donald Trump après qu’il a unilatéralement mis au rebut le traité nucléaire iranien de 2015 en 2018, et que le président américain entrant Joe Biden n’a toujours pas supprimé. En février, Biden a soudainement bombardé une milice soutenue par l’Iran en Syrie, tuant au moins 17 personnes.

Menaces américaines

La décision de Pékin de signer le traité avec Téhéran fait suite à un sommet sino-américain désastreux au début du mois en Alaska. Lors d’une intervention devant la presse avant même le début du sommet, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a publiquement sermonné Wang en lui disant que la Chine devait accepter un “ordre international fondé sur des règles” établi par Washington, sous peine d’être confrontée à “un monde beaucoup plus violent et instable”. 

Par la suite, le commandant de la flotte américaine du Pacifique, l’amiral John Aquilino, a menacé qu’une guerre entre les États-Unis et la Chine au sujet de Taïwan “est beaucoup plus proche de nous que la plupart ne le pensent”.

En signant un traité avec Téhéran, Pékin signale qu’il a conclu qu’il doit faire ses propres préparatifs contre une administration Biden qui sera agressive et implacablement hostile. Elle est sans doute confortée dans cette opinion par la propagande de guerre continue et sans fondement des politiciens américains, démentie par les scientifiques, alléguant que le COVID-19 a été fabriqué dans un laboratoire chinois.

Lors de la conférence d’Anchorage, Wang a répondu à Blinken en opposant l’engagement de la Chine envers le droit international à la politique étrangère de l’impérialisme américain au Moyen-Orient : “Nous ne croyons pas à l’invasion par le recours à la force, ni au renversement d’autres régimes par divers moyens, ni au massacre de la population d’autres pays, car tout cela ne ferait que provoquer des troubles et de l’instabilité dans ce monde. Et au bout du compte, tout cela ne servirait pas les intérêts des États-Unis.”

L’axe Pékin-Moscou-Téhéran prend forme

Avant de se rendre à Téhéran, Wang a accueilli son homologue russe, Sergei Lavrov, pour des entretiens dans la ville chinoise de Guilin, peu après que Biden ait dénoncé de manière provocante le président russe Vladimir Poutinecomme un “tueur” qui n’a pas d'”âme humaine”.

Lors de la signature du traité ce week-end, les responsables iraniens et chinois ont tous deux critiqué avec force les menaces de Washington. Zarif a qualifié la Chine : “d’ami des jours difficiles”, ajoutant que “nous remercions et louons la position de la Chine pendant les sanctions oppressives.

Wang a répondu: “Les relations entre nos deux pays ont désormais atteint un niveau stratégique, et la Chine cherche à promouvoir des relations inclusives avec la République islamique d’Iran. … La signature de la feuille de route pour la coopération stratégique entre les deux pays montre la volonté de Pékin de promouvoir les liens au plus haut niveau possible.”

Selon le journal d’État chinois Global Times, M. Wang a déclaré aux responsables iraniens que “la Chine est prête à s’opposer à l’hégémonie et à l’intimidation, à sauvegarder la justice et l’équité internationales et à faire respecter les normes internationales avec le peuple iranien et d’autres pays.

Le programme d’investissement « Les Nouvelles Routes de la Soie »

Le traité, discuté pour la première fois entre le guide suprême iranien Ali Khamenei et le président chinois Xi Jinping en 2016, approfondit les liens économiques avec le Moyen-Orient que Pékin a cherché à développer avec son programme d’infrastructure Belt and Road Initiative (Les Nouvelles Routes de la Soie).

Citant l’ambassadeur iranien en Chine Mohammad Keshavarz-Zadeh, le Tehran Times rapporte que le traité “précise les capacités de coopération entre l’Iran et la Chine, notamment dans les domaines de la technologie, des industries, des transports et de l’énergie.” Les entreprises chinoises ont construit des systèmes de transport en commun, des chemins de fer et d’autres infrastructures clés en Iran.

Bien que Washington n’ait pas encore réagi publiquement au traité Iran-Chine, les responsables américains l’ont précédemment dénoncé comme un défi fondamental aux intérêts de Washington, combinant la propagande de la “guerre contre le terrorisme” avec des tentatives de raviver l’anticommunisme de la guerre froide.

En décembre dernier, alors que l’on spéculait sur la signature du traité, le directeur du personnel de planification politique du département d’État américain, Peter Berkowitz, l’a dénoncé à Al Arabiya. Il a affirmé que l’adoption du traité serait “une très mauvaise nouvelle pour le monde libre” : “L’Iran sème le terrorisme, la mort et la destruction dans toute la région. Le fait qu’il soit habilité par la République populaire de Chine ne ferait qu’intensifier la menace.” Les trois décennies écoulées depuis la guerre du Golfe menée par les États-Unis contre l’Irak et la dissolution de l’Union soviétique en 1991 ont mis à nu cette rhétorique. L’élimination de l’Union soviétique en tant que principal contrepoids militaire aux puissances impérialistes de l’OTAN n’a pas conduit à la paix, et l’Iran n’a pas été la principale source de “mort et de destruction”.

Pendant trois décennies, Washington et ses alliés impérialistes européens ont dévasté des pays comme l’Irak, l’Afghanistan, la Libye et la Syrie, tuant des millions de personnes sur la base de mensonges tels que l’affirmation selon laquelle l’Irak cachait des “armes de destruction massive”.

Les dénonciations de l’Iran et de la Chine par Berkowitz sont liées à l’inquiétude croissante de Washington, qui craint de perdre sa position hégémonique mondiale en raison des débâcles de ses guerres, de l’affaiblissement de son poids industriel et économique, et maintenant de sa gestion désastreuse de la pandémie. Depuis que les puissances de l’OTAN ont lancé une guerre pour un changement de régime en Syrie en 2011, en soutenant d’abord les milices islamistes puis les milices nationalistes kurdes, l’Iran, la Russie et de plus en plus la Chine sont intervenus pour soutenir le président syrien Bachar el-Assad.

Avec le traité Chine-Iran, il est désormais clair que ces guerres de l’OTAN portent en elles les germes d’un conflit mondial, comme au XXe siècle, pour le contrôle des marchés mondiaux et l’avantage stratégique. Le poids industriel croissant de l’Asie et plus particulièrement de la Chine en tant qu’atelier pour les sociétés transnationales a intensifié ces conflits géopolitiques.

Le commerce de la Chine avec le Moyen-Orient a atteint 294,4 milliards de dollars en 2019, ayant dépassé le commerce américain avec le Moyen-Orient en 2010. Pékin est le premier partenaire commercial de Téhéran et prévoit de développer davantage les infrastructures reliant la Chine, via le Pakistan, l’Iran et la Turquie, à ses principaux marchés d’exportation en Europe dans le cadre de son initiative “Belt and Road“.

Deux tendances parmi le grand capital iranien

Le sort du traité Chine-Iran est incertain. Il fait certainement face à une puissante opposition interne en Iran, où de larges sections de la classe dirigeante ont cherché en vain à développer des liens avec l’Europe face aux sanctions américaines. L’ancien président Mahmoud Amhadinejad s’est engagé à ce que “la nation iranienne ne reconnaisse pas un nouvel accord secret de 25 ans entre l’Iran et la Chine“, lorsque le traité a été annoncé pour la première fois en juin.

Les médias chinois se sont efforcés de démentir les allégations américaines selon lesquelles le traité visait Washington. Le Global Times s’est plaint que le traité Chine-Iran ait été “interprété par certains médias occidentaux dans une perspective de compétition géopolitique… pour dépeindre la coopération bilatérale entre la Chine et l’Iran, qui s’approfondit normalement, comme un défi contre les États-Unis“.

Pékin et Téhéran ne cherchent pas la guerre avec Washington, mais l’impérialisme américain a clairement fait savoir qu’il se réservait le droit de bombarder ou d’envahir tout pays qu’il considère comme un défi à son hégémonie.  Les régimes chinois et iranien – qui oscillent entre la recherche d’un accord et le défi aux puissances impérialistes – n’ont en fin de compte aucune solution progressiste à ce danger croissant de guerre, enraciné dans la faillite du système capitaliste mondial. En dernière analyse, éviter une guerre nécessite la mobilisation de toute de la classe ouvrière internationale.

Le traité Chine-Iran souligne comment la redistribution mondiale du poids économique et industriel a sapé les alliances internationales (OTAN – OTASE) et les alignements géopolitiques existants.

La contradiction qui, selon les grands marxistes du 20e siècle, a conduit à la guerre mondiale – entre l’économie mondiale et le système dépassé de l’État-nation – réapparaît avec une force énorme. La question cruciale qui se pose est de mobiliser la classe ouvrière sur un programme socialiste international contre la guerre.

Par Alex Lantier; 3 avril 2021 URL : https://les7duquebec.net/?p=263146

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Le retour de Carthage : la nouvelle politique étrangère du Royaume-Uni

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Le 16 mars 2021, le gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord a présenté un nouveau document qui définit la stratégie de la politique étrangère et de la défense britannique pour les 30 prochaines années. Le document s’intitule “La Grande-Bretagne dans un monde compétitif”. Un examen complet a donc été élaboré à Londres sur les questions de sécurité, de défense, de développement et de politique étrangère.
Selon le document, les dirigeants actuels de la Grande-Bretagne considèrent la Chine et la Russie comme la principale menace pour leur pays. Bien que le document indique clairement que la priorité doit être accordée à la région indo-pacifique (la lutte contre la Chine), l’accent est mis sur l’Europe de l’Est (l'”endiguement” de la Russie).

Londres utilisera à la fois les sanctions économiques et la pression militaire contre ses ennemis. Pour y parvenir, le Royaume-Uni procédera à une modernisation de ses armements, cybernétique, spatial, naval et nucléaire. En 2030, les forces armées britanniques prévoient de disposer de 260 têtes nucléaires. Ainsi, l’armée britannique sera présente partout dans le monde et l’île britannique deviendra “un résolveur de problèmes et un gestionnaire de conflits à l’échelle mondiale”.

La Grande-Bretagne et la société ouverte

Le concept d’une Grande-Bretagne mondiale n’est en aucun cas nouveau. Il a toujours été la bannière d’une partie du pouvoir conservateur britannique qui était favorable au Brexit. Il faut garder à l’esprit que deux courants distincts étaient favorables à la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE: d’une part, les populistes, très désabusés par l’UE en tant qu’institution transnationale et libérale, et, d’autre part, les ultra-libéraux (également connus sous le nom de néo-conservateurs). Pour ces derniers, l’UE n’était pas assez libérale et était trop “continentale” par rapport à la Grande-Bretagne, qui a historiquement lié son destin à la défense de sa mission particulière de puissance maritime, au libre marché et à la promotion de la “démocratie” dans le monde. Ce sont précisément ces forces personnifiées dans le néoconservateur britannique, l’intellectuel à l’origine du Brexit, Michael Gove, et l’ancien maire de Londres, Boris Johnson, qui ont finalement gagné et écarté les populistes qui avaient des idées beaucoup plus traditionalistes comme Nigel Farrage.

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La stratégie actuelle des élites britanniques consiste à faire de leur pays une île par laquelle transitent tous les flux financiers, informatiques et toutes sortes de “réseaux” mondiaux (le terme “réseau” est utilisé 52 fois dans le document), en faisant partie intégrante des réseaux de sécurité internationaux. Le Chatham House (Royal Institute of International Affairs) (1) avait déjà proposé plusieurs idées similaires concernant la politique internationale (la Grande-Bretagne étant une sorte de corridor mondial où convergeraient toutes les contradictions mondiales). Nous pouvons dire que le gouvernement britannique et le plus important groupe de réflexion britannique ont les mêmes idées mondialistes sur l’avenir de la Grande-Bretagne.

Le document affirme ouvertement qu’il existe une “compétition idéologique” entre les puissances libérales et “autoritaires” ; puissances autoritaires qui agissent contre les démocraties, et que Londres doit devenir l’un des principaux champions des “démocraties” dans le monde.

Le document indique que “le premier objectif de la Grande-Bretagne, en tant que ‘’force du bien’’ projetée dans le monde, doit être de soutenir toutes les sociétés ouvertes et de protéger les droits de l’homme”.

Le document est caractérisé par une image manichéenne du monde divisé en noir et blanc. Dans ce sens, les ennemis (c’est-à-dire la Russie et la Chine) sont considérés comme le mal absolu et les Britanniques eux-mêmes sont considérés comme parties prenantes des “forces du bien”. En outre, le concept de “société ouverte” est mentionné tout au long du document.

La mission des ‘’États puniques’’ et la ‘’Grande Reconstruction’’

Le 13 novembre 2018, la Henry Jackson Society a discuté en profondeur du concept de Grande-Bretagne mondiale dans une perspective géopolitique. La Henry Jackson Society est un think tank très influent qui compte parmi ses membres plusieurs députés britanniques (parmi lesquels on peut compter l’un des amis des enquêteurs de Bellingcat, le vétéran du renseignement militaire anti-russe Robert Seely), des journalistes (comme Mark Urban, l’un des confidents de Skripal, qui est un spécialiste des questions de renseignement et des assassinats secrets), l’ancien chef du MI-6 Sir Richard Dearlove, l’ancien chef de la CIA James Woolsey, le néoconservateur William Kristol et également certains membres qui dirigent l’Atlantic Council (organisation interdite en Russie). A également participé à ce forum le cerveau derrière le Brexit : Michael Gove.

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Lors de cette réunion de 2018, le professeur Andrew Lambert, qui appartient à la Royal Military Academy Sandhurst, l’institution militaire la plus prestigieuse du Royaume-Uni, a exposé en détail la mission historique de la Grande-Bretagne en tant que Sea Power (2). Pour Lambert, comme pour tous ceux qui ont participé à la réunion, le Sea Power constitue un type d’identité très particulier assumé dans l’Antiquité par les Phéniciens et les Carthaginois, puis par les Vénitiens, les Néerlandais et les Britanniques.

Cette identité considère le commerce comme un principe fondamental. Les puissances maritimes estiment que le marché doit être ouvert tout comme la mer est ouverte à la navigation. En outre, les puissances maritimes ne se caractérisent pas par l’utilisation directe et ouverte de forces militaires, mais pratiquent plutôt l’équilibre par le contrôle de certains points nodaux importants. La pensée des puissances “maritimes” tente de transférer les principes juridiques de la mer aux relations sociales terrestres, puisque les frontières n’existent pas en mer et que le libre-échange se développe (bien que les forces militaires puissent également se déplacer librement). Il est intéressant de voir que cette analyse reprend point par point les idées de Carl Schmitt, qui décrivait la confrontation entre Terre et Mer comme des principes géopolitiques antagonistes.

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Prof. Andrew Lambert.

Cependant, il est incroyable que l’élite britannique utilise ouvertement ces catégories et se considère comme les continuateurs de l’empire commercial carthaginois qui était l’ennemi de Rome. Le professeur Lambert voit également la Russie d’aujourd’hui comme la continuation de “Rome”, tandis que l’Occident libéral est une sorte de ‘’Carthage collective’’. La Chine est considérée comme une puissance terrestre.

Tout cela aide à comprendre pourquoi Lambert préconise l’ordre fondé sur des règles, “un ordre fondé sur des règles claires”. C’est l’ordre auquel Londres exhorte toujours Moscou et Pékin à revenir.

Selon Lambert, l’ordre international n’est pas seulement un “cadeau” que la puissance navale britannique a fait au monde. Tout cela s’est construit grâce aux “navires à vapeur, aux câbles télégraphiques sous-marins, aux communications sans fil, aux services bancaires, au transport maritime et à la finance internationale”.

Lambert affirme que “le Royaume-Uni a créé tous ces services parce qu’ils faisaient partie de ses intérêts nationaux. Nous n’avons pas créé tout cela par charité ; un ordre fondé sur des règles claires n’est pas bon en soi, il n’est bon que dans la mesure où il sert les objectifs pour lesquels il a été créé.

La nouvelle stratégie de politique étrangère et de défense du Royaume-Uni reprend plusieurs de ces thèses, arguant que “le système international qui repose sur les règles du jeu créées après la guerre froide a largement profité au Royaume-Uni et à d’autres nations du monde”. Il est donc entendu que la Russie et la Chine doivent revenir à l’ordre unipolaire qui existait auparavant et reconnaître la domination mondiale de l’idéologie libérale comme la seule idéologie possible.

En ce sens, la “société ouverte” est comprise comme une société qui doit être soumise à des influences extérieures, ou s’autodétruire, de la même manière que les Britanniques ont “ouvert” la Chine au XIXe siècle afin d’imposer le libre commerce de l’opium. Les puissances maritimes sont favorables à une société ouverte pour les mêmes raisons qu’elles ont favorisé l’ouverture des mers ou le libre-échange.

Il est également intéressant de constater que l’élite géopolitique britannique se considère comme les continuateurs de la mission de “conquête” de Carthage contre Rome. L’ancienne Carthage a perdu, dit Andrew Lambert, mais ses successeurs ont eu beaucoup de succès en étant capables de créer la civilisation occidentale moderne.

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Désormais, le rôle du prince Charles en tant qu’architecte de la “Grande Reconstruction” est clair. La volonté d’imposer l’unipolarité par la force fait désormais partie de l’agenda des libéraux britanniques et européens (Prince Charles et Klaus Schwab). Les États-Unis, malgré toute leur puissance, ont montré qu’après avoir élu et soutenu Trump, ils restent au fond trop provinciaux et sont trop liés à des principes “terrestres”, ce qui les différencie beaucoup de l’ex-métropole.

Un parcours plutôt problématique

Mais il ne faut pas se leurrer: cette indépendance, ou plutôt la nouvelle autonomie de Londres par rapport à la politique de Washington, thème sur lequel insistent les partisans d’une “World Britain”, ne doit pas être sous-estimée. Avec cette autonomie, Londres ne se défait pas des États-Unis, elle entend simplement les remettre sur les rails. L’empire décrépit des États-Unis, représenté par le dément Biden, doit être aidé tant qu’il n’abandonne pas sa mission libérale d’hégémon mondial. La Grande-Bretagne doit donc maintenant commencer à assumer sa responsabilité en tant que puissance maritime afin de faire face aux puissances continentales qui remettent en cause l’ordre mondial.

La Russie doit donc surveiller de près les activités de la Grande-Bretagne en Europe de l’Est et surtout en Ukraine à partir de maintenant. Les services spéciaux britanniques et ses forces armées coopèrent activement avec le régime de Kiev depuis longtemps. En ce sens, la montée des tensions militaires autour du Donbass et la future guerre qui est sur le point d’éclater sont sans doute liées à la nouvelle politique que Londres promeut. Les médias ukrainiens ont écrit sur la façon dont l’organisation britannico-néerlandaise Bellingcat fait chanter Vladimir Zelensky et menace d’ouvrir une enquête contre lui pour une prétendue “trahison” pendant son administration. Il y a aussi des preuves que Zelensky essaie de résoudre tout cela avec l’aide du MI-6.

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Dominick Chilcott et Erdogan.

Un autre grand problème auquel la Russie est confrontée est la Turquie. Londres entend aider Ankara tant sur le plan économique que sur celui de la sécurité, notamment parce qu’elle reconnaît la croissance rapide de ce pays en tant que puissance. Suite à la publication de la nouvelle stratégie de politique étrangère, l’ambassadeur britannique en Turquie, Dominic Chilcott, a déclaré sur Twitter que Londres souhaitait “travailler avec la Turquie car il s’agit d’une puissance régionale importante qui peut aider à résoudre les problèmes de Chypre et de la Libye ainsi qu’à renforcer le système international basé sur des règles du jeu claires” (3).

N’oublions pas non plus que l’actuel chef du MI-6, Richard Moore, a été ambassadeur en Turquie, et qu’Ersin Tatar, actuel président de la République turque de Chypre du Nord, qui a fait ses études secondaires en Angleterre et ses études universitaires à Cambridge, peuvent avoir des relations entre eux. Il est important de prendre en compte les réseaux d’influence britanniques dans les pays arabes du Moyen-Orient, y compris la Syrie.

Cependant, il est impossible d’ignorer l’ingérence continue de la Grande-Bretagne en Afrique et l'”empire” britannique PMC qui opère sans aucune interférence sur ce continent.

Guerre informatique

Il est curieux de constater que dans le document publié le 16 mars, qui nous donne un aperçu de la stratégie de la Grande-Bretagne dans le monde, une section est consacrée à un programme de lutte contre la désinformation et de développement des médias. Ce programme fait partie du Fonds pour les conflits, la stabilité et la sécurité du ministère britannique des affaires étrangères, connu pour avoir parrainé les Casques blancs qui ont soutenu les groupes terroristes syriens.

Le programme a commencé à fonctionner en 2017 et vise les médias qui publient en russe. Auparavant, le portail américain Grayzone (4) était soutenu par Reuters, la BBC et Bellingcat, toutes des agences financées par ce programme de contre-information.

Chaque année, ce programme dispose d’environ 23 à 25 millions de livres sterling (leur site officiel ne montre qu’une petite fraction de la somme d’argent fournie par l’APD – Aide publique au développement), qui sont dépensées :

Renforcer les médias indépendants et les ONG ;

Interagir avec des publics potentiellement vulnérables à la désinformation ;

Tous types de projets de communication stratégique, y compris le suivi, l’évaluation et la recherche sur les médias ennemis ;

Interagir avec les parties prenantes et évaluer les coûts de la mise en œuvre du programme.

Toutes sortes de projets de communication stratégique, y compris le suivi, l’évaluation et la recherche des médias ennemis ;

Interagir avec les parties prenantes et évaluer les coûts de mise en œuvre du programme.

Le site web du gouvernement britannique contient très peu d’informations sur ce programme et indique simplement qu’un certain nombre d'”ONG” et d’autres organisations connexes y participent. Cependant, la section sur les “coûts de mise en œuvre du programme et les participants intéressés par le programme” est vide. Il est simplement indiqué qu’ils sont laissés de côté pour des “raisons de sécurité”, ce qui semble indiquer que les services spéciaux britanniques sont en contact direct avec les personnes “intéressées par ce projet”.

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Parmi les partenaires directs de ce programme figurent le Foreign Officeet le ministère britannique de la défense, ce qui indique que tout cela fait partie d’une guerre informatique dirigée contre la Russie. Et cette guerre va non seulement se poursuivre, mais aussi s’intensifier dans les années à venir.

Le papier World Britain in a Competitive World. A Comprehensive Review of Security, Defence, Development and Foreign Policy Issues indique que Londres cherche à renforcer son rôle sur la scène internationale en étant l’une des principales forces libérales promouvant la “Grande Reconstruction”. Cela signifie qu’une guerre ouverte a été déclarée contre la Russie et la Chine. Sur le front idéologique, cette guerre prend la forme d’une lutte pour la “démocratie” et la “société ouverte” mondiales en tant que “forces du bien” qui doivent éliminer le mal. Il ne faut pas faire de prisonniers. Carthage dit que “Rome” doit être détruite.

Notes :

  1. (1) https://www.chathamhouse.org/2021/01/global-britain-global-broker
  2. (2) https://henryjacksonsociety.org/members-content/the-future-of-global-bri
  3. (3) https://twitter.com/DChilcottFCDO/status/1372091995443855361
  4. (4) https://thegrayzone.com/2021/02/20/reuters-bbc-uk-foreign-office-russian-media/

Source : https://katehon.com/

VOIR AUSSI :

–  Hannibal n’a jamais été vaincu par les Romains ! 
–  La langue maghrébia date de plus de 25 siècles !!
–  La patience russe face aux provocations US. Les leçons de la Seconde Guerre Punique pour la Russie et le Donbass
–  Les Carthaginois en Amérique 2000 ans avant Christophe Colomb
–  Les premiers promoteurs historiques du Génocide en sont les seuls bénéficiaires

Hannibal GENSÉRICEnvoyer par e-mailBlogThis!Partager sur TwitterPartager sur FacebookPartager sur Pinterest

5 commentaires:

  1. Joset6 avril 2021 à 18:07La Russie n’est pas au bout des problèmes avec les dirigeants cinglés de l’Occident. La Grande-Bretagne ferait mieux d’achever le Brexit avec la fin de la dictature de Bruxelles qui n’est pas démocratique et commencer à soutenir un Frexit.Répondre
  2. nicolas bonnal6 avril 2021 à 18:41Belinda est Carthago ! Il reste aux anglo-saxons une puissance de nuisance avant tout. Communication et coups tordus, mais pas d’impact militaire. http://russiepolitics.blogspot.com/2021/04/etats-unis-russie-jeu-de-nerfs-et-de.htmlRépondre
  3. Paul Louis6 avril 2021 à 19:57Se comparer à Carthage, le comble du ridicule. Répondre
  4. Vercingetorige7 avril 2021 à 13:12LA TROISIEME GUERRE MONDIALE S’APPROCHE DE PLUS EN PLUS

    RUSSIA DEPLOYS SUBS CARRYING ‘TSUNAMI/POSEIDON’ TORPEDO DRONES…MATCHES ALOIS IRLMAIER’S PREDICTIONS.
    http://prophecyinthemaking.blogspot.com/2021/03/world-war-3-events-here-and-now.html
    – Emergency Meeting Called for Ukraine Peace Talks – Ukraine PULLS-OUT. US Asks Russia about Intention for vast Forces Massing, Russia Replies « No more info for you »
    https://halturnerradioshow.com/index.php/en/news-page/world/emergency-meeting-called-for-ukraine-peace-talks-ukraine-pulls-out-us-asks-russia-about-intention-for-vast-forces-russia-replies-no-more-info-for-youRépondre
  5. ALOUÈNE SAIB7 avril 2021 à 18:58L’union entre russes, chinois et iraniens est devenu plus impérative que stratégique…
    les amerloques fourrent leur nez en Ukraine…alors faites de même à Cuba,au Venezuela et autres pays latino-américains… et voir ce que ça donne…
    celui qui veut la paix prépare la guerre
    la 3ème guerre mondio-nucléaire est inéluctableRépondre

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GEOPOLITIQUE

SYRIE. Les défenses aériennes russes S-400 sont prêtes à abattre F-35 israéliens attaquant la Syrie.

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Les systèmes de défense aérienne russes S-400, déployés sur la base aérienne militaire russe “Khmeimim”, ont pu détecter et escorter des avions de combat israéliens se préparant à attaquer des cibles militaires et civiles en Syrie. Apparemment, l’incident s’est produit au début du mois, car pendant cette période, l’une des attaques de l’armée israélienne a été interrompue de manière inattendue, comme indiqué précédemment par Avia.pro.

Selon Yakov Kedmi, ancien chef d’un service de renseignement israélien, Israël est déjà au courant de ces circonstances et utilise donc des chasseurs F-35 sans entrer dans l’espace aérien syrien, réalisant que la Russie attaquera instantanément ces avions. De plus, selon Kedmi, l’affaire est loin d’être isolée et l’armée russe a une vaste expérience dans la lutte contre les F-35 israéliens en situation de combat [1].

«Israël utilise très souvent le F-35 contre la Syrie sans voler dans son espace aérien. Aujourd’hui, les troupes et les systèmes de défense aérienne russes ont la plus grande expérience de la communication avec les F-35 en situation de combat », a déclaré Yakov Kedmi dans un communiqué.

À ce jour, les capacités du S-400 russe sont suffisantes pour détecter les F-35 israéliens dès qu’ils décollent de leur base aérienne et, par conséquent, leur défaite ne pose aucun problème.

Source : Avia.pro

Les sous-marins russes se préparent à lancer une frappe de missiles à grande échelle sur le territoire syrien depuis la mer Noire

La Russie se prépare à lancer une frappe de missiles à grande échelle avec des missiles de croisière Kalibr depuis la mer Noire à travers la Syrie. Il est prévu de frapper dans le cadre de l’opération militaire de l’armée russe dans le nord et le nord-ouest de la république arabe, où se trouvent actuellement plusieurs dizaines de djihadistes soutenus par Ankara.

Selon les données fournies par la publication d’information Sohu, pour le moment, trois grands navires de débarquement russes se dirigent vers les côtes de la Syrie, ce qui est susceptible d’assurer la préparation d’une opération militaire dans la partie nord-ouest de la Syrie, tandis que six sous-marins situés dans les bateaux de la mer Noire participeront à la frappe, évidemment à travers l’espace aérien turc, au cas où Ankara voudrait intervenir.

Les experts attirent l’attention sur le fait qu’aujourd’hui, il y a plusieurs autres navires de guerre et sous-marins de la marine russe au large des côtes de la Syrie, et par conséquent, au lieu de 40 missiles de croisière, une centaine de missiles de croisière peuvent être tirés à travers la Syrie, ce qui, compte tenu de la haute la précision de ces derniers, permet de frapper avec succès les forces des terroristes islamiste. Par ailleurs, l’évacuation des habitants d’Idlib, commencée par les militaires russes et syriens, confirme les plans d’une puissante offensive des armées russes et syriennes.

Source : Avia.pro

[1] Le F-35, un échec emblématique… parmi d’autres

20 années durant, le programme du Pentagone en vue de développer l’avion F-35 est apparu comme invincible, malgré retards répétés et importants dépassements de budget. Et voilà qu’en l’espace d’à peine quelques semaines, le soutien officiel accordé au F-35 semble évaporé. Ce n’était pas trop tôt.Sur la fin de l’administration Trump, le secrétaire à la défense en poste a qualifié ce programmé de « tas de merde…«  Le directeur de l’Air Force a reconnu que le F-35 ne serait jamais en mesure de remplir les tâches qui lui furent initialement assignées. Et voici qu’à présent, c’est le comité des services des armées à la Chambre qui affirme que nous devrions cesser de déverser de l’argent dans le « trou à rats » F-35. ….

À tout le moins, il faut bloquer la mise en production jusqu’à la fin des tests opérationnels du programme. Les tests continuent de révéler des problèmes de conception dans le F-35 — le dernier décompte du mois de janvier en dénombre 871, soit seulement 2 de moins que l’an passé. D’ici à ce que le processus de tests soit terminé, et que les ingénieurs trouvent des solutions à ces problèmes, tous les avions F-35 achetés seront fabriqués avec ces failles, ce qui exigera par la suite de coûteuses et profondes modifications pour pallier à des problèmes dont certains n’ont même pas encore été révélés par le processus de test.

Le F-35 est la tête d’affiche des programmes trop coûteux pour être pertinents à l’avenir. On aurait dû annuler ce programme il y a plus de dix ans, avec son manquement Nunn-McCurdy, lorsque les coûts de développement et d’achat furent doublés. L’annuler à présent pourrait assurer une économie de 200 milliards de dollars rien qu’en coûts d’acquisition…

Par Dan Grazier − Le 19 mars 2021 − Source pogo.org

VOIR AUSSI : 
–  Depuis 2001, les États-Unis et leurs alliés ont largué plus de 326 000 bombes et missiles à l’étranger
–  Censuré. SYRIE : Le Pentagone accuse la Russie d’avoir abattu un avion américain par “le rayon de la mort”
–  Des avions de combat russes empêchent Israël de frapper à nouveau la Syrie
–  Les systèmes de guerre électronique russes lancent une “frappe de missiles” sur Israël, détruisant le système de défense Iron Dome

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