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« Face à la pénurie, PSA revient aux compteurs à aiguilles !! » L’édito de Charles SANNAT

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Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Au volant de ma Dacia Lodgy dernier cri, mais dont les 3 chiffres du centre de la plaque sont tout de même 007, ce qui fait hurler de rire le chef de l’atelier de mon Renault du coin à chaque fois que je vais y traîner mes roues qui me donne du « Monsieur Bond », je suis passé quelques peu à côté de la révolution technologique des écrans qui peuplent désormais toutes les voitures modernes. Tablettes, écrans plats, machins tactiles et autres bidules numériques avec prises « bloutouches » intégrées et tout le tintouin.

Mais c’est qu’il y en faut des semi-conducteurs pour aider les conducteurs qui seraient vite des demi-conducteurs sans toutes leurs assistances électroniques.

Nous les pilotes d’Austin Dacia, nous n’avons rien de cela, et cela tombe bien de n’avoir jamais été croissant, cela évite de gérer la décroissance, parce que les semi-conducteurs manquent cruellement, et il semblerait que cela va vraiment durer.

Du coup, chez PSA on s’adapte.

Fini les compteurs des vitesses numériques sous forme de tablette et place au bon vieux compteur analogique à aiguille…

Hahahahahahaha.

Vintage à souhait !

« L’étonnante décision de Peugeot face à la pénurie de semi-conducteurs »

Titre LCI qui n’en revient toujours pas de la décision de PSA, pardon Stellantis désormais qu’il faut dire !

« Depuis le début de l’année, l’industrie automobile fait face à une pénurie de semi-conducteurs, des petites puces électroniques. Peugeot prend une étonnante décision pour poursuivre la construction des voitures.
Partout dans le monde, depuis quelques mois, l’industrie automobile souffre d’une pénurie de semi-conducteurs. Ce sont des petites puces électroniques qui permettent d’avoir un compteur numérique ou encore un GPS. Alors, quand d’autres constructeurs mettent des salariés au chômage technique faute de travail, Peugeot a pris une étonnante décision. Le groupe a décidé de faire un retour en arrière. Adieu le compteur numérique dans la nouvelle 308, revoici le compteur à aiguilles. Les nostalgiques seront ravis de savoir qu’il fera son retour très prochainement. Y’a-t-il une différence ? Nous avons posé la question à un garagiste »...

Comme le dit le garagiste du reportage avec le bon sens de mon chef d’atelier de mon petit coin normand, ben c’est « comme votre montre, qu’elle soit digitale ou à aiguille, ben… l’heure c’est la même, et ben là, pour votre vitesse ce sera pareil »… Sympa il a pas osé dire que tout ces i-bidules à part tomber en panne en permanence et affaiblir la fiabilité des voitures, ça ne sert à rien, si ce n’est à vendre plus cher et flater des égos d’automobilistes… « je suis quelqu’un au volant de cette voiture ».

Une pénurie durable et du côté de Taiwan ça coince…

Oui ça coince, parce que les usines made in Taiwan patinent et cela va s’aggraver car il n’y a plus assez d’eau… oui de l’eau. C’est la sécheresse là-bas, et la presse en tremble déjà et nos industriels paniquent…

Enfin, non ils ne paniquent pas, ils s’adaptent, et très rapidement, parce que sinon, les usines sont fermées, et la production à l’arrêt.

Vous avez d’ailleurs un exemple assez éclairant sur la façon dont l’Etat français gère une pénurie de masque, et celle de PSA de gérer une pénurie de semi-conducteurs.

C’est tout de même assez saisissant toutes ces pénuries.

L’Asie détient le monopole de beaucoup de productions qui rentrent en compte dans la production de produits finaux. Les gros clients sont en réalité en Asie.

Ce sont donc les grosses, les immenses, les colossales industries asiatiques et chinoises qui sont et seront alimentées en premier. L’Europe, en dehors de l’Allemagne qui résiste encore, sera laminée et sacrifiée par sa faiblesse industrielle sur l’autel des pénuries au profit de l’Asie.

Loin de relocaliser, nos industriels vont au contraire être obligés de délocaliser ce qui reste d’usines ici pour pouvoir trouver les fournisseurs de là-bas.

Et c’est exactement la stratégie chinoise.

Vous voulez des batteries ?

Vous voulez des terres rares ?

Vous voulez des écrans ?

Vous voulez des semi-conducteurs ?

Mettez votre usine ici et vous serez livrés.

Pour vous le dire autrement, ces pénuries ne sont pas non plus que liées au coronavirus.

C’est aussi un choix, une volonté.

Elles sont en partie organisées et instrumentalisées dans le cadre d’une immense guerre commerciale.

Game Over pour la France et l’Europe.

Restez à l’écoute.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Les chiffres vertigineux du Livret A

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« Epargne : le grand vertige du Livret A », c’est le titre de cet article du Monde qui n’en revient toujours pas de la collecte massive sur les Livrets A.

« Près de 15 milliards d’euros ont été collectés au premier trimestre sur le Livret A et son petit frère, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS). Du jamais-vu depuis 2013 ».

L’encours du Livret A a atteint, fin mars 2021, 338,5 milliards d’euros.

De quoi faire grimper en flèche l’encours de ces livrets, c’est-à-dire le montant total qui y est placé : fin mars, il a atteint 338,5 milliards d’euros pour le Livret A seul et 462,9 milliards en tenant compte du LDDS.

Pour Philippe Crevel, fondateur du Cercle de l’épargne, « un retour aux chiffres d’avant-crise n’est pas au programme : « Comme lors des précédentes crises, l’épargne réglementée ne devrait pas revenir à son niveau d’avant-Covid, les ménages ayant tendance à augmenter leur épargne de précaution. La succession des crises, la montée des précarités et le vieillissement sont autant de facteurs qui contribuent à sa progression ».

Les Français sont économes, ils mettent de côté et pas que les « riches », les classes moyennes épargnent également beaucoup, d’autant plus que le budget vacances est dans pour les classes moyennes l’essentiel du budget « loisir » et du « gras », or, avec la pandémie, les vacances sont nettement moins longues et onéreuses. Cela aide donc l’épargne. Et puis les incertitudes font qu’évidemment, nos concitoyens, prudents, préfèrent matelasser.

On ne peut que les comprendre et les encourager à se rendre résilients.

Les montants épargnés vont donc tendanciellement continuer à augmenter jusqu’à ce que nous voyons tous la lumière au bout du tunnel.

Ce n’est pas dit que cela fasse plaisir à nos mamamouchis, et en particulier à celui des finances.

Charles SANNAT

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Source Le Monde.fr ici

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Comment Facebook arrive à faire des bénéfices ? Ça me parait impossible !

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Huit choses qu’il faut savoir sur Mark Zuckerberg, la cinquième est étrange

Par Anne van Gelder – 20/04/2021 Facebook Twitter

La fortune de Mark Zuckerberg a augmenté de plus de 40 milliards de dollars au cours de la seule année dernière. Voici comment le PDG de Facebook, âgé de 36 ans, gagne et dépense sa fortune de 114 milliards de dollars.

Mark Zuckerberg est plus riche qu’il ne l’a jamais été. L’été dernier, après que Facebook a lancé une fonctionnalité Instagram pour concurrencer TikTok aux États-Unis, la fortune personnelle de Zuckerberg a dépassé pour la première fois la barre de 100 millions de dollars.

Aujourd’hui, sa fortune atteint 114 milliards de dollars, en faisant de lui le membre du très select club des centimiliardaires, avec Jeff Bezos, Elon Musk et Bernard Arnaud.

1. Sa fortune provient de ses actions Facebook, mais aussi…

Le salaire de PDG de Facebook n’est que de 1 dollar! La majeure partie de la fortune de Zuckerberg provient de sa participation de 13% dans Facebook, mais pas seulement.

En août dernier, le lancement d’une nouvelle fonctionnalité d’Instagram destinée à concurrencer TikTok a fait grimper à la fois le cours de l’action de la société et la fortune personnelle de Zuckerberg, qui a alors dépassé pour la première fois les 100 millions de dollars, faisant de lui l’un des rares centi-milliardaires de la planète. Aujourd’hui, il pèse 114 milliards de dollars.

2. Il roule dans des voitures pas cher (sauf exception)

Zuckerberg est connu pour conduire des voitures relativement bon marché. Il a été vu au volant d’une Acura TSX et d’une Honda Fit, toutes deux coûtant moins de 30 000 dollars.

Il a également été aperçu au volant d’une Volkswagen Golf GTI noire, une voiture qu’il a achetée bien après avoir fait fortune. Cette voiture coûte aussi environ 30 000 dollars neuve.

Il a cependant dépensé beaucoup d’argent pour au moins une voiture de sport, une Pagani Huayra italienne qui se vend environ 1,3 million de dollars.

3. Il adore investir dans l’immobilier

Il y a une chose pour laquelle Zuckerberg ne semble pas avoir peur de faire des folies: l’immobilier. En mai 2011, il a acheté une maison de 500 mètres carrés à Palo Alto pour 7 millions de dollars. Il l’a depuis équipée d’un assistant intelligent artificiel sur mesure.

Il possède également une maison de ville dans le quartier de Mission District de San Francisco. Il a acheté la maison de 500 mètres carrés en 2013 et a fait pour plus d’un million de dollars de rénovations, notamment en ajoutant une serre et en remodelant la cuisine.

Zuckerberg a également acheté deux propriétés au bord du lac Tahoe, dans la Sierra Nevada, pour un montant total de 59 millions de dollars. L’une des maisons, appelée Brushwood Estate, s’étend sur 550 mètres carrés sur un terrain de 2,4 hectares. La propriété comprend une maison d’hôtes et un quai privé.

Entre ses deux propriétés du lac Tahoe, Zuckerberg possède environ 180 mètres de rivage privé sur la rive ouest du lac Tahoe.

4. Il a été accusé de colonialisme (et il a plié devant ce chantage)

En 2014, le portefeuille immobilier du milliardaire a connu quelques problèmes à Hawaï lorsqu’il a dépensé 100 millions de dollars pour deux propriétés sur l’île de Kauai, la Kahu’aina Plantation, une ancienne plantation de canne à sucre, et Pila’a Beach, une propriété avec une plage de sable blanc.

Mais sa présence à Hawaï a suscité des réactions négatives. En 2016, Zuckerberg a provoqué la colère de ses voisins en construisant un mur de 1,80 m autour de sa propriété et, en 2017, il a intenté une action en justice contre des familles hawaïennes qui avaient des droits de propriété sur des parcelles de terrain situées dans sa propriété. Les autochtones l’ont accusé de “néocolonialisme”, si bien qu’il ait abandonné les poursuites.

5. Quand il achète une maison, il rachète aussi le voisinage

Lorsque Zuckerberg achète des propriétés, il a tendance à acheter les autres maisons qui l’entourent pour des raisons de confidentialité, tout comme il l’a fait à Palo Alto. Il aime le “sans vis-à-vis”, quoi.

L’année suivante l’achat de sa résidence principale, Zuckerberg a commencé à acheter les propriétés entourant sa maison, dépensant plus de 30 millions de dollars pour acquérir quatre maisons, avec l’intention de les raser et de les reconstruire.

6. Il ne voyage pas beaucoup, sauf…

Zuckerberg ne semble pas voyager beaucoup pour le plaisir. Mais lorsqu’il parcourt le monde pour son travail, c’est Facebook qui paie la facture. La sécurité de Mark Zuckerberg et de sa famille a coûté à l’entreprise 23 millions de dollars en 2020.

Mais les voyages de Zuckerberg se sont arrêtés en 2020. Il semble qu’il ait passé beaucoup de temps à Hawaï, à chevaucher une planche de surf électrique à 12 000 dollars et à faire du kayak avec sa famille.

7. Il porte des fringues lambda, enfin, presque

Comme de nombreux autres pontes de la Silicon Valley, Zuckerberg ne porte pas de costumes tape-à-l’œil, mais des jeans, des t-shirts et des pulls. Mais ces vêtements sont apparemment beaucoup plus chers qu’ils n’y paraissent, puisqu’ils coûtent des centaines, voire des milliers de dollars.

8. Il aime se faire passer pour un bienfaiteur

Zuckerberg veut faire croire que le luxe ne l’intéresse pas et que sa principale priorité semble être de donner son argent, plutôt que de le dépenser.

Comme plus de 200 autres millionnaires et milliardaires, Zuckerberg a signé le Giving Pledge, une campagne lancée par Warren Buffett et Bill Gates afin d’encourager les personnes les plus fortunées des États-Unis à s’engager en donnant la majeure partie de leur argent à des fins philanthropiques. Il prévoit de vendre 99% de ses actions Facebook de son vivant.

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Encore un couple homo en pleine réussite ?

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Rencontre : Le couple de passionnés qui veut transformer le château de Catherine Deneuve en hôtel de luxe

Frédéric Biousse et Guillaume Foucher s’évertuent à transformer des demeures nobles en hôtels de luxe. Leur dernière acquisition ? La maison en Normandie de Catherine Deneuve.

À l’automne 2018, une rumeur agite les accros aux pages « belles demeures » du Figaro : Catherine Deneuve aurait vendu le château de Primard, à Guainville, en Normandie, son lieu de villégiature depuis plus de vingt ans. On s’interrogeait : qui aura la chance de s’installer dans cet hôtel particulier époque directoire, d’une valeur estimée à près de 4 millions d’euros ? Quelque 1 200 m2 de surface habitable cernés par l’Eure et les charmilles avec maison de gardien, dépendances, piscine et roseraie. L’actrice est connue pour sa discrétion. Sa thébaïde était nimbée de mystère. Peu de clichés de la propriété existent, rares sont les invités à avoir rendu compte de la magnificence du lieu.

Les deux élus sont des collectionneurs d’hôtels de luxe, Frédéric Biousse, 51 ans, et Guillaume Foucher, 44 ans, déjà à la tête de plusieurs établissements en Europe. Le couple a découvert Primard en novembre 2018, alors qu’il cherchait une maison de campagne pour des cures de chlorophylle à moins d’une heure de Paris. « Nous avions envie de boue, de biches, de chevreuils… Quand j’ai découvert la maison, ses proportions parfaites, je suis immédiatement tombé amoureux », raconte Guillaume Foucher au volant de sa voiture filant sur les routes normandes. Les yeux d’Oscar, un golden retriever, dépassent du coffre. Le domaine est finalement « trop beau et trop grand pour ne pas être partagé », décident les deux élégants : Primard deviendra un hôtel cinq étoiles en mai 2021.

Panoramas instagrammables

Le couple vit à Paris dans une jolie maison sur trois étages recouverte de rosiers, en plein Saint-Germain-des-Prés. Avant de devenir des hôteliers en vue, Biousse et Foucher avaient déjà vécu plusieurs vies. Frédéric Biousse, centralien, fils d’un général et d’une pianiste, a fait fortune dans la mode en redressant des marques assoupies comme Comptoirs des cotonniers ou Sandro. Ce gros bosseur, visage en pointe et lunettes rondes, continue aujourd’hui à faire valser les millions depuis son téléphone avec le fonds d’in­ves­tis­sement qu’il a cofondé. Frédéric a rencontré son futur mari quand Guillaume était étudiant à l’école du Louvre. Ce spécialiste du Grand Siècle, en particulier « des rapports entre Rome et Paris au XVIIe siècle dans la décoration intérieure des grandes demeures », montera ensuite une galerie de photos à Paris et à Bruxelles. « Lors de notre premier date, nous avons découvert que nous avions tous les deux un chien et un chat appelés Maurice. C’était un signe. »

Leur seconde vie professionnelle commence au milieu des années 2000. Ils rêvent de créer un hôtel de luxe géré comme une maison de famille, loin des Hyatt lyophilisés. Ce sera d’abord Fontenille, une bastide provençale du XVIe siècle entourée d’un domaine viticole. Ils créent un restaurant gastronomique, fabriquent leur propre vin et aménagent le lieu avec des œuvres d’art et des photos de leurs parents ; en fond sonore, leurs chanteurs préférés, Étienne Daho et Barbara. Ils rachètent ensuite deux fincas à Minorque, puis les hôtels Les Hortensias du lac à Hossegor et Les Bords de mer à Marseille, dont la vue superbe sur la plage des Catalans fait le délice des instagrammeurs. Leur méthode : rester des semaines entières à sillonner la même région, une carte à la main, leurs deux chiens dans le coffre. « Notre limite d’expansion, c’est l’Empire romain sous Auguste », avance crânement Guillaume Foucher, avant de rectifier : « Il faut que les chantiers de nos hôtels soient à moins d’une heure de Paris. »

Inspection surprise

Avant de jeter son dévolu sur Primard, le couple visite une trentaine de maisons dans la campagne normande. Des châteaux appartenant autrefois à la noblesse parisienne, « trop gros, trop prétentieux », ou des fermes templières « sans intérêt architectural ». Primard a été construit à la fin du xviiie siècle par le marquis de Dampierre, un général qui s’illustra lors de la bataille de Valmy. « Cette demeure balzacienne, familiale, dès que je l’ai vue, j’ai senti qu’elle m’attendait. Elle dormait depuis trop longtemps. Il a fallu beaucoup de travaux pour lui redonner vie », expliquait Catherine Deneuve en 2000 au magazine Oh La ! Pour les jardins, l’actrice a fait appel au paysagiste belge Jacques Wirtz, qui rénova notamment ceux du Carrousel du Louvre et de l’Élysée. Des buis taillés en différents volumes côtoient de larges roseraies. « Ce jardin est la quintessence du bon goût, loue Guillaume Foucher. Certains rosiers que Catherine Deneuve a plantés ne refleurissent pas, mais dégagent des senteurs extrêmement fortes, qui se mêlent aux odeurs de tilleul brassées par le vent. Tout cela a été conçu avec une intelligence incroyable ».

C’est un aspect méconnu de la personnalité de Catherine Deneuve. Elle n’est pas seulement la Parisienne, incarnation de l’élégance à la française, mais aussi une passionnée de nature, qui collectionne les fleurs rares autant que les grands rôles. L’actrice n’a jamais hésité à prendre l’avion pour aller chercher une bouture, des plants ou des graines dénichées dans des revues spécialisées. Simple hasard ou preuve de l’insistance de la lettre dans l’inconscient : Catherine Dorléac est née cité des Fleurs aux Batignolles. « Avec elle, on a parlé des heures de pompe de relevage et de son âne Praline. Elle est très campagne », sourit Guillaume Foucher.

Une vidéo fameuse chez les admirateurs la montre en coulisses d’un défilé, déplorant qu’un renard ait dévoré ses poules et énumérant avec une nostalgie chantante les races des défuntes, des « poules de Houdan » aux « brahmas », avant de conclure : « Les gens trouvent ça bête, les poules. Moi, je trouve ça extrêmement sympathique et très gai dans un jardin. » Au moment de vendre son éden normand, l’actrice s’est assurée que les futurs propriétaires respecteraient l’esprit du lieu. « Catherine Deneuve a choisi ses acheteurs. Nous avons dû la voir plusieurs fois pour lui présenter notre projet », détaillent Biousse et Foucher. Le couple a été invité à venir dormir à Primard avant de conclure la vente. Ils ont décliné poliment : ils étaient déjà convaincus. Même après l’achat, l’actrice a gardé un œil sur les travaux : un jour où Guillaume Foucher avait publié des images du nouvel a­mé­na­gement du potager sur Instagram, il a la surprise de voir débarquer le lendemain l’actrice pour une inspection amicale.

Oscar, nouvelle star

Pas question de faire de Primard un « musée Deneuve ». « Si des gens viennent à l’hôtel pour voir la maison dans laquelle elle a picolé avec Yves Saint Laurent, on ne pourra pas les en empêcher, mais personne, chez nous, ne sera habillé en Peau d’âne », résume en riant Frédéric Biousse. De toute façon, il ne restera pas grand-chose de son passage. Adieu les tentures orangées du salon et la crédence vert bouteille de la cuisine : la transformation d’une maison de campagne en hôtel impose un ré­a­mé­na­gement complet.

Conduite appliquée de jeune conducteur – il vient juste d’obtenir son permis –, Guillaume Foucher s’engage dans un domaine de Primard en pleins travaux. De loin, la maison a de faux airs de Cheverny, ce château de la Loire qui inspira le Moulinsart de Tintin. Des lignes simples, un toit en ardoise, des volets bleu gris. Le chic absolu. « Les chambres donnent sur l’eau. Quand on ouvre les fenêtres, les canards s’envolent », explique Guillaume, bottes aux pieds et anorak bleu marine. Le Charentais, issu d’une famille de métayers, semble très à l’aise dans son rôle de gentleman-farmer. La visite se prolonge dans la roseraie et au milieu des vergers où les clients de l’hôtel pourront bientôt manger. « C’est enchanteur, n’est-ce pas ? », salue Gérard, jardinier qui officiait déjà du temps de Catherine Deneuve. Oscar, le golden retriever, suit gaîment, les pattes pleines de boues. Les ouvriers du chantier lui font la fête. Depuis l’achat de la maison, il a été rebaptisé par ses maîtres Oscar de Primard. C’est sans aucun doute lui, la nouvelle vedette du lieu.

Cet article est paru dans le numéro 87 (Mars 2021) de Vanity Fair.

Publié le LUNDI, 19 AVRIL 2021

par Gaspard Dhellemmes

© Aline Zalko

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