ESCLAVAGE JUIF SUR LES BLANCS et traite des blanches via Israël

Le totem évoquant l

La traite des blancs la plus répandue et la plus ancienne

À l’apogée de l’économie esclavagiste américaine : – 78% des propriétaires d’esclaves étaient juifs ; – 40% des juifs possédaient des esclaves ; en comparaison, seulement 0,35% des Américains blancs possédaient des esclaves. Les Juifs séfarades voulaient que tous les États américains reconnaissent l’institution de l’esclavage, exigeaient que non seulement les Noirs soient esclaves, mais aussi les Irlandais et les autres Blancs en dehors du groupe calviniste anglo-saxon [Michael Hoffman écrit à ce sujet dans son livre : “Ils étaient blancs et ils étaient esclaves”]. Les Blancs étaient-ils des esclaves dans les plantations américaines ? Oui, aux États-Unis, des générations entières de Blancs ont été esclaves enchaînés – ce sont des faits – vous en apprendrez plus à leur sujet en lisant le livre “They Were White and They Were Slaves” (Ils étaient blancs et ils étaient esclaves). Le premier racisme en Amérique était d’origine juive. Pendant l’apogée de l’économie esclavagiste américaine, 78% des propriétaires d’esclaves étaient juifs, écrit l’auteur. Les États-Unis régressent vers l’enfance, l’enfance américaine est un pur sionisme.
They Were White and They Were Slaves est un document qui est le résultat d’une recherche approfondie sur l’histoire du travail colonial et industriel, bouleversant la compréhension conventionnelle de l’historiographie de l’esclavage, qui ne s’appliquait pas seulement aux nations noires mais aussi aux nations blanches. Les principaux responsables de cet État étaient, bien sûr, les Juifs. Le livre de Michael A. Hoffman est un étonnant voyage dans une époque cachée, celle de la traite des esclaves d’une race de Blancs, dont des centaines de milliers ont été kidnappés, enchaînés, flagellés, stigmatisés et forcés à travailler comme esclaves jusqu’à leur mort dans les colonies américaines et pendant la soi-disant révolution industrielle.

Dans le sujet qui suit, très documenté je ne retrouve qu’une famille juive… les « Gradis »… ce qui contredit Michael Hoffman qui a un nom juif ?… car et j’en suis persuadée il devait y avoir 80 % de juifs… d’abord se sont les plus grands nomades opportunistes et les plus indifférents à la souffrance humaine… donc tout ce qui va avec du sang comme chirurgien ou mafiosi pour fumer des bandes adverses ne leur touche pas une couille… sans prépuce ils ne ressentent plus rien… AUCUNE empathie, car finalement la gentillesse c’est un frein ! En plus ils adorent les plans ou le fric rentre rapidement… et ils sont les rois en production de sucre, de café, du tabac dont ils ont la finesse de de multiplier la valeur marchande en se chargeant de la transformation… comme de distiller de l’alcool avec le sucre. Ce genre de business les fait bander… Je continue donc mes recherches pour savoir qui se cache derrière des protestant qui ont des noms trop français… tout comme Rothschild qui s’est inventé un nom Allemand à Francfort et un titre de noblesse dans la cour d’Angleterre qu’il tiens par les couilles. BARON de ROTHSCHILD ! La dynastie la plus riche du monde et la plus dangereuse ! Sur un claquement de doigt ils envoient le Mossad virer Macron sans état d’âme… un Macron couleur cadavre ! Comme en ce moment Hillary Clinton qui se chie dans ses couches culottes.. Voir mon livre KHAZARE MAFIA JUIVE… interdit chez Amazon !
Quand une famille juive s’installe sur un filon, il n’y a que d’autres familles juives qui peuvent approcher… tout ce qui n’est pas juif est reçu au flingue avec ordre d’aller très loin au diable. Ce qui me fait observer que partout ils prennent le monopole… en plus, pour le trafic juteux des triangulaires ils en sont même les instigateurs.

 LES FAMILLES NEGRIERES FRANCAISES: NANTES,BORDEAUX ET ST MALO

MONIQUE RISSO Docteure 3éme cycle en Histoire

Lors de ma précédente conférence j’avais abordé les différents types de traites et l’état de la recherche historique sur ces traites : traite inter-africaine, traite arabo-musulmane et traite occidentale.

Au cours de ces recherches j’ai fait la connaissance d’une association d’historiens qui a beaucoup oeuvré sur ce sujet : Les anneaux de la mémoire…

De fait j’ai remonté la chaîne de ces anneaux…et je suis arrivée à Nantes, premier port négrier de France !

Il me fallait poursuivre avec Bordeaux ( 2ème port négrier) puis St Malo (très lié à l’ Océan indien).. Ces villes et ces habitants ont 2 caractéristiques communes: mettre sous une chape de plomb leur passé négrier…jusqu’à ce que les historiens révèlent ce passé qu’on avait enterré !

Et ce sont aussi des villes splendides où la richesse vous saute aux yeux !

Connaissez vous ces personnages ? Certainement…ils ont une face cachée…que les Réunionnais ne connaissent pas forcément…

Un nouvel indice : tous les deux sont malouins ( ST Malo)

Habituellement les recherches en Histoire nous amènent à fréquenter de longues heures et de longues journées les archives publiques ou privées et à collecter des éléments écrits ou visuels pour prolonger notre chemin…or pour cette conférence, j’ai au contraire beaucoup arpenté les chemins et les rues de ces 3 villes , à la recherche des éléments d’Histoire sur les façades,les noms de rue,les résidences des personnages concernés donc j’ai beaucoup marché le nez au vent de l’ Atlantique …tout en retournant aux Archives de temps à autre !

Mais revenons aux Anneaux de la Mémoire : en 1991 -soit 2 siècles après l’acmé atteint par la traite négrière en France- la ville de Nantes inaugure une exposition et fait émerger un passé jusqu’alors caché,occulté …Pendant 18 mois, 400000 visiteurs verront cette exposition au chateau des Ducs de Bretagne…L’association des historiens perdurera après cette date et la revue “Les cahiers des Anneaux de la Mémoire” diffusera les recherches des historiennes et historiens de tous horizons ,année après année…

Depuis 2015, l’Association a initié un nouveau projet:le TOSTEM- Tourisme autour des sites de la traite, de l’esclavage et de leur mémoire- en liaison avec plusieurs pays: Haïti, Cameroun,Sénégal, Antigua, Barbade…

Avant d’aborder véritablement notre sujet je souhaite faire une mise au point sur ce terme de “traite négrière” “ traite des noirs” : c’est à partir du 18 éme siècle que cette expression s’utilise

véritablement car il y a eu auparavant des esclaves blancs et des traites arabo-musulmanes, européennes qui ont fait ce commerce …Esclaves blancs venus souvent des pays d’Europe de l’Est, esclaves africains traversant le Sahara pour les pays arabes…comme traites qui se poursuivent à l’intérieur de l’Afrique …Souvenez vous du grand marché aux esclaves en 900 ? Réponse ???

MAIS à l’époque on parlait de traites d’Arméniens, de Circassiennes ou d’Angoles,de Bassas,de Kirdis et il y avait des marchands Berbères, Touaregs, Gênois, Portugais,Anglais ou Fons comme le roi d’ Abomey…

Ce n’est qu’au XVIIIe que la traite devient quasi exclusivement la traite des Noirs faite par des marchands Blancs,arabes ou occidentaux…d’où le terme de traite négrière …cela donnera lieu ensuite à toutes les thèses racistes au XIX…

Arrêtons nous sur le dénombrement des expéditions négrières françaises de 1707 à 1847 où Nantes est sans aucune contestation le premier port négrier de France :

XVIII è

1- NANTES 1427 2-BORDEAUX 393 3-LE HAVRE 399 4-LA ROCHELLE 427 5- ST MALO 216 6-LORIENT (1664..)156 7- HONFLEUR 125 8-MARSEILLE 82 9-DUNKERQUE 44 10-ROCHEFORT 20

XIX è

318 62 55 4

10 6

15 23 2 0

TOTAL %

1745 45,6% 455 11,9%

454 11,9% 431 11,2%

226 6% 162 4,2%

140 3,4% 105 2,7% 46 1,2% 20 0,5%

Abordons maintenant les familles négrières de Nantes, Bordeaux et St Malo: j’ai choisi quelques familles pour démontrer comment elles ont bâti leur fortune ,dans la pérennité ou non et comment traite négrière et commerce colonial sont intrinsèquement liés dans la fortune engrangée par ces familles et ces ports et la fortune de tout le pays de France…

 NANTES

NANTES dispose de plusieurs atouts :

le plus important bassin fluvial du royaume de France ouvrant en théorie sur 1/4 du territoire français. Lors de la mise en service du canal de Briare on peut rejoindre Orléans puis Paris par voie d’eau.

Paimboeuf est l’avant port de Nantes et plus de 90 % du trafic et des ventes long courrier sont déchargés à Paimboeuf mais le port et la ville resteront toujours dépendants de Nantes.

La construction des navires dans les arsenaux servira à la fois l’économie et le développement maritime.

Quant à l’arrière pays nantais il fournira du vin,de l’eau de vie, des céréales,des toiles,de la chaux,du sel..

Le développement démographique sera lié au développement maritime et économique : Nantes et Bordeaux auront 110 000 hab en 1790.

Enfin la puissance financière : les négociants nantais sont capables de prêter + d’1 M de livres aux armateurs de Lorient mais aussi à des négociants de la Rochelle, St Malo ou Rochefort avant et après la Révolution.Eux mêmes empruntaient des piastres à Macao contre lettre de change pour le commerce en Inde ou en Chine et de la monnaie d’argent venue des Amériques.

La traite négrière fut le moteur de l’expansion maritime de Nantes ,au XVIIe comme au XVIIIe, car chaque voyage “triangulaire” entraînait dans son sillage 3 voyages en droiture de commerce colonial …

Nantes lia ainsi sa réussite à celle d’une économie de plantation dans les îles, surtout St Domingue/ Haïti, dont la production était liée au régime esclavagiste= cette imbrication économique, cette triangulation est essentielle pour comprendre la fortune des armateurs et négociants nantais et de son arrière pays…

Mais elle engendra aussi un développement industriel avec les manufactures textiles fabriquant des indiennes servant au trafic négrier et des sucreries de raffinage pour le sucre venant du commerce colonial (paiement des esclaves par les planteurs en denrées sur 3 ans…)

Les navires vont ramener des îles, d’Afrique ou de l’ Océan indien des épices, du poivre, du tabac ,du sucre ,du café ,du thé,de l’indigo,des bois exotiques…mais aussi des cauris et des guinées, monnaies qui ne serviront qu’à la traite…

En ce qui concerne le commerce négrier c’est avec l’armement du navire L’Hercule en 1707 par la famille Montaudouin qu’il débute…mais nous reverrons cette famille plus tard…

En 1719, Nantes devient la place officielle des ventes de produits rapportés par la Compagnie des Indes orientales:le pactole !

Entrons dans le vif du sujet :Qui sont ces familles négrières ?

1-Tout d’abord les familles des IRLANDAIS de NANTES

A la fin du XVIIéme une vague d’immigration de familles catholiques venant d’Irlande suit l’exil en France du Roi Jacques Stuart II d’Angleterre chassé par la “ Glorious Revolution “ en 1688 (révocation de l’ Edit de Nantes en 1685 par Louis XIV) :

Les WALSH, les O’SCHIELL,les MACNEMARA, les JOYS et les CLARKE

Pour garder et faire prospérer la fortune on se marie entre négriers ainsi Marie O’SCHIELL épouse Antoine WALSH ou Anne O’SCHIELL épousera un négrier français Guillaume GROU…

De 1690 à 1715 les dots des filles de l’élite triplent de valeur : de 10000 à 30000 Livres !

Business is businnes !

On double le trafic négrier par le trafic colonial et même le trafic clandestin avec l’ Irlande et les

Irlandais…Antoine Walsch achète 2 plantations à St Domingue pour le café, le tabac et le sucre.Il va mourir au Cap Français à Haïti en mars 1763.

Auparavant il a créé la Société d’ ANGOLA en 1748 avec des banquiers parisiens et de hauts membres de la Cie des Indes avec un capital de 2 M de livres tournois, pour la traite négrière

( société par actions).Elle organisera 21 expéditions négrières soit près de 30% de ce trafic aux environs de 1750 …

2-Les GROU ET MICHEL

Au cours de ce milieu du XVIII s le concurrent d’ Antoine WALSH est Jean Baptiste GROU arrivé à Nantes en 1689 à l’âge de 20 ans…son fils Guillaume GROU ,né lui à Nantes en 1698 sera envoyé dès l’âge de 6 ans en apprentissage à Amsterdam= il y restera 15 ans dans différentes maisons de commerce et y apprendra aussi l’anglais et l’espagnol…Pour renforcer cette internationalisation des GROU il va épouser Anne O’SCHIELL(dot : 100 000 livres) et belle -soeur d’Antoine WALSH …Il fait construire sur l’île Feydeau, entre 1748 et 1752 un hôtel particulier:signe de sa richesse ! Guillaume financera seul 6 expéditions négrières puis avec la Société GROU ET MICHEL ou COMPAGNIE DE GUINEE (capital 2,4 M) :ils en financeront 18 autres soit 28,5% du commerce vers 1750

= 56 % des expéditions négrières nantaises à cette époque. Lorsque Guillaume GROU meurt ,son cerceuil est précédé de 80 noirs portant des flambeaux : est

ce un hommage à son activité?Sa fortune est alors estimée à 4,5M de Livres que sa veuve Anne O’SCHIELL va gérer puisqu’ils n’ont pas d’enfant…

En novembre 1793 la totalité des biens de la famille sera confisquée par le Comité révolutionnaire de Nantes ! Bien mal acquis ne profite jamais !!!!

Mais revenons à la plus célèbre famille et celle qui sera surtout à l’initiative de ce trafic négrier nantais…

3- LES MONTAUDOUIN

Jean MONTAUDOUIN, artisan parisien ceinturier va s’installer à Nantes en 1616 (son fils Gilles sera tanneur)mais ce sera son petit -fils RENE I MONTAUDUIN qui accédera à la Bourgeoisie nantaise en devenant marchand puis armateur ( 1641- 1691) = ses 3 fils RENE II , THOMAS et JACQUES vont développer cette base à tel point que Nantes va se lancer avec force finance et sens commercial dans l’aventure négrière avec

RENE II MONTAUDOUIN :il deviendra la 1ère fortune nantaise en 1725 grâce aux 10 expéditions en droiture et 5 expéditions négrières qu’il mènera sans ses frères. ;de ce fait il achète une charge anoblissante d’ Ecuyer royal et 2 domaines : le domaine de la Clartière et celui de Basseterre…

A sa mort, les 600 000 livres de K seront tranférés à sa veuve et à ses fils sous le nom de

Mais revenons à René II et à son frère   qui sera successivement Ecuyer du Roi, Juge- Consul de Nantes et Garde -Sceaux de la Chancellerie de Bretagne…

L’argent amassé vient des 9 expéditions en droiture et 3 de traite négrière que mèneTHOMAS et lui permette de s’appeler ensuite : MONTAUDUIN DE LAUNAY !

K a sa mort : 200 000 Livres que son fils Jean Gabriel fera encore plus fructifier en épousant Catherine HAY ( une irlandaise de ST Domingue) ayant des plantations que Jean Gabriel pourvoira en esclaves avec 3 expéditions menées à son compte…ce qui ne l’empêche pas d’être ami de Voltaire (actionnaire négrier)et de Joseph Poniatowski !

   Au total, WALSH

 ,GROU ET MICHEL

    MONTAUDOUIN DE LA CLARTIERE

 Le 3éme fils nom de

Enfin, en 1750 ,

va suivre le même chemin et va mourir avec un K de 300 000 Livres sous le !

épouse PIERRE ANTOINE ESPIVENT DE (nobles bretons) dont l’armement ESPIVENT,fort connu aussi, financera des

MONTAUDOUIN DE LA ROBRETIERE

THOMAS

 Jacques

  Entre 1733 et 1748 ils vont diriger 23 expéditions dont 16 expéditions négrières…

  ELISABETH MONTAUDOUIN

 VILLEBOISNET

opérations de pêche à la morue, des expéditions corsaires ,14 expéditions en droiture et 4 expéditions négrières…Il formera à la traite un autre personnage connu de St MALO ???

La boucle est bouclée ! Comment appelle t on les mariages entre soi ???

L’Hôtel MONTAUDOUIN,situé sur la place Maréchal Foch au centre de Nantes

Agathe et son époux Montauduin de Launay

 Quelques éléments complémentaires :

En un an , 1727-1728 : 108 vaisseaux ont quitté Nantes=

74 pour les Iles (38 St Domingue, 37 Martinique, 5 Guadeloupe)

11 pour la traite négrière 14 pour la pêche à la morue

9 pour le grand cabotage (Cadix, Lisbonne,Amsterdam..)

En 1730 = 230 négociants /armateurs nantais possèdent une fortune

supérieure à 200 000 Livres soit un total de près de 19 M de Livres et la famille Montaudouin est la première fortune avec 1,1 m de livres pour les 3 frères RENE II, JACQUES ET THOMAS ;

1748- 1756 ; apogée des armements nantais pour la traite négrière allant aux Antilles soit 44 armements …

environ 6400/6500 noirs déportés par an jusqu’en 1754 puis 7500 captifs mis en vente chaque année par les Nantais après 1755 avec un taux de mortalité de 18% à cette date.

1777 : recensement ordonné par l’ AMIRAUTE DE NANTES=

il y a environ 700 “gens de couleur” à Nantes et 100 “ noirs “ en Bretagne…certains sont affranchis d’autres pas…

En aout 1777 : une ordonnance royale interdit aux “ Noirs” de séjourner en France et celle d’Avril 1778,interdira les mariages mixtes

1716 : les îles d’Amérique fournissent à Nantes des denrées coloniales pour une valeur de 4,4 M de Livres

1754 : idem mais pour une valeur de 77 M de L

1789 : idem pour 320 M de L (sucre,tabac,café,indigo)

autres marchandises : épices,thé ,poivre,gomme,soieries et toiles,bois exotique,porcelaine, or,ivoire.

Marchandises sur les bateaux au départ : vins (comté nantais, Anjou et Touraine) et eau de vie , des céréales,du fer et d’autres métaux, du bois de construction, de la chaux …et tout le nécessaire pour la traite (armes et munitions,miroirs,pacotille, textiles ou indiennes, cauris, pour l’équipage (nourriture et eau)

Lieux de départ des esclaves sur les navires nantais :

Sénégambie ( Gorée) Haute Guinée, Côte de l’ Ivoire et Côte de l’Or,Baie du Bénin ou Côte des Esclaves ( Ouidah) Baie du Biafra, Congo ( Cabinda) et Angola (Luanda) et Océan indien (Anjouan, Madagascar, Mozambique)

cf carte

A Nantes les “négriers” viennent de 3 milieux :

-environ 64% de négociants/armateurs, de leur veuve et de leur descendance -environ 18% de l’aristocratie bretonne

-environ 18% du monde de la mer = capitaines, chirurgiens…La traite est pour eux un ascenseur social !

4 Octobre 1691:selon le Roi “la liberté est acquise par les lois du Royaume aux esclaves aussitôt qu’ils en touchent la terre”idem en 1709 sur la vente d’esclaves “ la terre nationale étant franche on ne peut y acquérir d’esclaves” Mais il y aura bien des entorses à ces principes !

CF : Mr Panon-Desbassayns et son “ domestique” (en fait esclave) Séverin.

  LA “ MARIE SERAPHIQUE” NAVIRE NEGRIER

( prénom de la femme de l’armateur négrier Gruel)

La Marie-Séraphique est un navire insolite,non par son histoire de navire négrier mais par ses dessinateurs embarqués à bord lors de campagnes vers la GUINEE ou les côtes d’ANGOLE : Jean René Lhermitte, patron de chaloupe, et le capitaine Fautrel-Gaugy qui doit cartographier les Côtes d’Angole ou autres ( 4 voyages avec ce bateau)

 BORDEAUX

2 ème port négrier de France

Nos 2 guides dans Bordeaux seront à la fois un historien”nantais” Eric Saugera qui sera le premier à écrire un ouvrage révélant le passé négrier de Bordeaux en 1995 et Karfa Diallo , Président de Diverscités qui vous promène dans la ville sur les traces de ces familles négrières…

Les maires de Bordeaux : Chaban-Delmas puis Juppé ,au départ, ne souhaitaient pas du tout de publicité sur ce passé négrier !

Autre difficulté:incendie des Archives du Port en 1919 et du Greffe du tribunal de Commerce en 1945…Les archives privées sont toujours fermées,vendues,morcelées pour la majorité …donc il ne reste que les archives départementales !

Mais Bordeaux va s’illustrer tout d’abord par un comportement qui sera démenti dans les siècles suivants:en effet,le Parlement de Bordeaux va exiger en 1571 la libération d’esclaves noirs amenés dans le port de la Lune pour y être vendus !

Il faut souligner cette première action !

Un siècle environ plus tard, en mars 1672 ,le premier bateau négrier “Le St Etienne” part en campagne pour St Domingue via la Guinée financé par le commerçant Jean Marchais qui a travaillé de nombreuses années à ???…

A cette occasion une chambre d’Assurances va naître à Bordeaux puisque les risques sont importants dans ce type de commerce…

Entre 1685 et 1826 : 186 armateurs bordelais ont participé directement à la traite négrière avec 508 expéditions (env 15000 esclaves)+ le commerce colonial lié à la traite… 7 familles financeront plus de 10 expéditions.

Par ailleurs tout au long du XVIIIe on trouvera entre 250 et 300 noirs ou mulâtres résidant à l’année à Bordeaux et travaillant souvent pour des familles créoles…

Je ne reviens pas sur les atouts de Bordeaux (vin,eaux de vie,céréales)…mais je n’en citerai qu’un : Bordeaux passe de 45000 hab en 1700 à 110 000 en 1790 !

Enfin par rapport aux négriers de Nantes , ceux de Bordeaux présentent 2 autres caractéristiques, que vous devez découvrir et que nous analyserons plus tard… Lieux d’achat des esclaves= St Louis et Gorée

Cap les Palmes, Côte de l’Ivoire, Côte de l’Or et Côte des esclaves

Côte d’Angola,Loango,Cabinda,Benguela Mombasa,Zanzibar,Kilwa,Mozambique…

Lieux de vente= 393 expéditions négrières bordelaises (411 pour Saugera)

  St Domingue 283 Ile de France 38

Bourbon 1 Autres 22

Martinique

34 Cuba 15

 1 – LES NAIRAC ( protestants calvinistes originaires du Tarn)

David NAIRAC( maître serrurier) a 3 fils :

Philippe NAIRAC 1628/1708 armurier,il s’implante à B vers 1750 puis descendants

MAURICE vers 1830

son fils JACQUES Edmond épouse une” blanche” de Maurice Henriette TROUCHET

NBX descendants = Maurice et Rodrigues

Jean NAIRAC 1634/1706

s’implante à B en1720

! !

!

Fils PAUL NAIRAC

1649/1759 Raffineur et armateur

commerce colonial et négrier

3 fils dont :

PIERRE PAUL 1732/1812

gd armateur (4 navires dt 3 négriers) et raffineur de sucre(2 raffineries)

fit construire le Château Nairac à Barsac et

l’Hôtel Nairac à B 17 Cours Verdun ( coût=235000 livres en 1775) DEPUTE DU TIERS ETAT 1789

Alexandre NAIRAC 1646/1712

marchand à Castres Puis à Bordeaux

   1790 : son bateau “ LE MOINE TATTY “ a transporté 854 captifs !

JEAN BAPTISTE 1738/1817

Il s’établit à la Rochelle 17 expéditions négrières

SENATEUR SS L EMPIRE

  ELYSEE FM armateur

 de 1764 à 1792,les 3 frères NAIRAC ont organisé 24 expéditions négrières ce

 qui signifie plus de 8000 esclaves transportés

 FAMILLE NAIRAC = record absolu = 84 expéditions négrières entre 1740 et 1792

 La famille GRADIS (juifs séfarade d’origine portugaise)

 DIEGO Ier GRADIS est le premier à s’établir à Bordeaux

 Il fonde une maison de commerce de toiles vers 1685

  DAVID Ier GRADIS 1665-1751

 Fonde en 1696 un commerce de vins et spiritueux à B

 puis achète une plantation à St Pierre de la Martinique (or interdiction)

 et une 2ème à ST Domingue avec son neveu.

 De retour à B il crée avec son fils Abraham I son activité d’

 armateur ss le nom COMPAGNIE DAVID GRADIS ET FILS

 Il est aussi associé à Beaumarchais pour soutenir les insurgés américains.

  FORTUNE FONCIERE A SA MORT

: 10 M de livres tournois

!

   ABRAHAM Ier GRADIS 1699-1780

 Il développera beaucoup la Cie après 1740 avec l’exclusivité du commerce

 avec le Canada, puis l’île de Gorée, Cayenne et les Antilles ensuite…

  Il se lance aussi dans le commerce négrier

; 10 expéditions (1730 /1780)

 puis a des participations sur d’autres navires négriers…

 Grâce à sa fortune il achète le Château Monadey à Talence … et fera construire son

 superbe hôtel particulier (café des arts actuel) au centre de Bordeaux.

: la banque Gradis est fondée

. 1779

: il est naturalisé français.

  MOISE Ier GRADIS 1714 /1788

 Neveu du précédent il laisse sa fortune aux 4 neveux, fils de Benjamin 1er GRADIS

 De 1730 à 1786 les GRADIS ont armé 221 navires en tout pour les îles ou

   l’Afrique,l’Océan indien

…dont 25 expéditions négrières

   DAVID II GRADIS 1742-1811

 C’est un des 4 neveux qui succède à la tête de la maison de commerce et armateur

 Jacob et Abraham II meurent durant la Révolution et Moïse II s’enfuit à Philadelphie

 puis St Domingue et la Martinique où il reprend les plantations confisquées par la

 Révolution d’Haïti .Il meurt sur sa plantation en Martinique en 1825 ( corps rapatrié

 en France dans un tonneau de rhum)

 David II se livra aussi à des réflexions philosophiques et politiques et Malesherbes le

  choisit pour présider la Commission sur le statut des Juifs en France

; il fut membre

1776       !

!

 du conseil de la commune de B et Pr du Consistoire israélite de B sous Napoléon…

   BENJAMIN III GRADIS 1789 /1858

idem

  HENRI Ier GRADIS 1823/1905

 fait construire le Château des Lauriers à Lormont

  RAOUL GRADIS 1861/1943

 avec son beau-frère ils créent la Sté Fr pour le Commerce avec les Colonies et l’

  Etranger en 1921

; il était aussi sociétaire des Artistes français ( poète)……………..

  DIEGO II GRADIS 1955/

 PDG de la SFCO ( fonds d’investissement créé en 1957 = K 2,3 M d’ euros)

 Yvan Gradis est peintre/dessinateur… et la famille vit maintenant ………..

 Ils font partie de l’association des Hénokiens…

???

  LA FAMILLE LAFFON DE LADEBAT

 Cette famille de protestants du Tarn s’implante à Bordeaux en 1708

  Un des fils,Daniel épouse alors….Jeanne NAIRAC

JACQUES ALEXANDRE LAFFON DE LADEBAT

!!! le fils de ce couple sera

  : armateur et banquier qui sera

 anobli par le Roi LOUIS XV POUR

 ses contributions à la richesse du Royaume et à l’utilité publique, par l’armement

 maritime et le commerce de “ bois d’ébène” ( 15 expéditions négrières de 1764 à

 1772) ainsi que l’assèchement et la mise en culture des landes bordelaises.

:

   Devise “ Soyez utile”

:

.

 Mais celui qui nous intéresse au plus haut point dans cette famille c’est le fils du

   précédent

:

ANDRE DANIEL LAFFON DE LADEBAT

né à B en Nov 1746

 Il revient en France après ses études universitaires en Hollande et en Angleterre..

 Avec sa femme il s’intéresse surtout à leur ferme expérimentale de Pessac et c’est un

 homme de Belles lettres qui se fera remarquer en 1788 par un discours devenu très

 célèbre ensuite

.

 En tant que Commissaire-citoyen de Guyenne, il lira ce discours en AOUT 1789 à l’

 Assemblée nationale et soumettra aux représentants du Peuple son projet de

 DECLARATION DES DROITS DE L HOMME en 58 articles…

 Elu député à l’Assemblée législative , il en sera le Président en Juin 1792 (les

 Girondins sont alors le groupe le plus important de l’Assemblée….)

 Homme austère,honnête, il déplait à plus d’un arriviste politique et sera emprisonné 2 fois avant d’être envoyé et déporté au bagne de Cayenne sans jugement dans les cales

 de la Corvette LA VAILLANTE…

 Il revient à Paris -quasiment mourant- grâcié par Bonaparte mais ce dernier le raye

 définitivement des listes de député et donc de la vie politique.

 Il va créer alors et développer LES CAISSES D EPARGNE et plusieurs institutions

 pour aveugles, sourds et muets…

 Peu avant sa mort en 1829, il va écrire son “Journal de déportation en Guyane” lui le

 fils d’un négrier

!

 J’aurais pu vous parler aussi d’un autre armateur négrier

 JEAN MARCHAIS

 (catholique lui) qui a armé 11 ecpéditions négrières en 20 ans ( 1729-1749)…

 Alors avez vous trouvé les 2 caractéristiques qui différencient Bordeaux et Nantes

 à Bordeaux tous les armateurs, quelle que soit leur religion , étaient mêlés au

 trafic négrier

 Laffon de Ladebat ne fut pas le seul membre de B élu lors de la Révolution

 mais il fut le seul à être vraiment abolitionniste de l’esclavage et de la

 traite…Les autres comme Nairac mais aussi une bonne partie des armateurs

 étaient pour que les affranchis noirs et les mulâtres deviennent complètement

  des citoyens français

;par contre ils ne voulaient pas remettre en cause

 l’esclavage et la traite comme le souhaitaient encore plus les planteurs des îles

 Sur l’esclavage, Pétion,Condorcet,Grégoire,Tallien vont oeuvrer pour rompre

 les chaînes…

:

!

   SAINT MALO

 5éme port négrier

 Les 2 personnages du départ ,vous savez maintenant qui ils sont

?

!!

  9 Mai 1676

: premier document de participation des Malouins au trafic négrier…

 ils vont être une des chevilles de la traite puisqu’entre 1756 et 1792, sur les

 17 plus gros armateurs malouins = 12 sont des négriers

 BERTRAND FRANCOIS MAHE DE LA BOURDONNAIS (11 fév 1699-10 Nov

 1753)

  Il commença à naviguer dès l’âge de 10 ans…mais sa carrière d’officier puis plus tard

 d’Amiral se fera au sein de la Compagnie des Indes ORIENTALES où il se distingue

 lors de la prise de Mahé en Inde en 1724..

 Gouverneur général des Mascareignes en Nov 1734 , il modernise les établissements

 français des mers de l’Inde,de l’Isle de France et de l’Ile Bourbon…mais il mène aussi

 très bien ses affaires

 Malgré sa victoire lors de la conquête de Madras,il sera destitué de son poste de

 Gouverneur,embastillé en 1748 pour “malversation et mauvaise administration”,

  jugé en 1751 puis libéré

…il décèdera peu après…

 Il faut rappeler que dans le même temps plus de 39 000 esclaves sont arrivés sur les

 Mascareignes entre 1727 et 1776 .Après le décret liberant le commerce dans l’Océan

 indien en1769=environ 160 voyages négriers sur la zone sur 20 ans

!

!!!

  Un fait est avéré

: le navire, Le Jupiter, est armé par Mahé de la Bourdonnais en 1744

 et il ramènera 800 esclaves venant du Mozambique.Pour d’autres armements on n’a

 pas la preuve mais…

  4 Février 1794

: abolition de l’esclavage dans les colonies françaises mais les

 Mascareignes refusent de recevoir les Commissaires du Directoire en Janvier 1796

 chargés du décret d’émancipation= donc l’esclavage continue chez nous

!

  RENE AUGUSTE CHATEAUBRIAND

 Né en 1718 dans les Côtes d’Armor c’est un nobliau désargenté qui va apprendre son

  futur métier de marin et d’armateur auprès de

………….. P A E de V à Nantes.

 Nanti de ses premiers gains nantais il s’installe à St Malo et se lance dans l’armement

  corsaire avec un certain succés

: ainsi le Britannia anglais sera vendu à Québec avec

  toute sa cargaison pour 680 000 Livres

! Mais aussi dans des expéditions morutières

 avec moins de succés et enfin dans les expéditions négrières et le commerce avec les

 Antilles et la Guyane= sur les 6 expéditions négrières il va perdre ,par naufrage, un

 navire Le Jean Baptiste…on a peu d’informations sur ce naufrage

 Et les voyages en droiture lui ont rapporté un petit pactole…mais il ne s’est pas

 distingué comme un grand marin et encore moins un grand armateur.

!

 Fortune faite, il achètera le château de Combourg en 1779 ( deviendra Comte de

 Combourg) et y vivra avec sa famille..

 Francois René y passera une enfance morose entre un père taciturne et une mère

 superstitieuse et maladive…Je vous invite à visiter ce château et à relire

 Chateaubriand fils

!

  PIERRE -JACQUES MESLE DE GRANDCLOS

 Son grand père avait travaillé pour les …WALSH de Nantes qui lui avait appris le

 métier d’armateur…

  Pierre Jacques fut Lieutenant de navires commandés par .

.. René Auguste de

 Chateaubriand …et devient capitaine de vaisseau à 24 ans

 D’origine rurale,il gravit l’échelle sociale grâce à ses qualités de marin et se lança

  dans la traite dès 1763

: 35 expéditions négrières ( 1,5 M de bénéfices) et 30 voyages

 en droiture aux Antilles et Guyane ( 200 000 Livres de bénéfice) et voyages en Chine

 et Inde ( 300 000 Livres de bénéfice) soit une fortune de 2 M de livres comme ….

 Sentant que le vent tournait à St Domingue il va investir dans des plantations de

 coton sur l’île de Sapelo (Georgie) en 1790 avec d’autres aristocrates bretons.

  Entre temps il a été fait noble en 1768 avec un titre d’Ecuyer du

 ; il achète en 1792 le château de Villers -Bocage près de Caen avec 12 fermes,

 320 ha de terres et 90 ha de bois mais La Malouinière de la Baronnie sera confisquée

 par la Révolution…

 A sa mort en 1806 il a une fortune estimée à 4 M de Livres

Roi

.

!!!

   LES FRERES SURCOUF

 Famille originaire d’Irlande qui vint se fixer en Bretagne après l’exil du Roi Charles

 Ier Stuart en 1643…

    Le plus célèbre fut

Robert (né en 1773 à ST Malo

) mais il y eut aussi

Nicolas,son

  aîné,né en 1770

…Leur maison familiale est dans St Malo intra muros…mais ils ont

 acheté, fortune faite des malouinières comme le manoir de la Giclais qui a appartenu

 à Nicolas et appartient toujours à ses descendants

 Nicolas a secondé Robert durant près de 20 ans et tous deux ont en général investi

 1/6 de leur K sur les navires négriers…

 Revenons à Robert:il s’enfuit à 13,5 ans de son Collège catholique de Dinan et se fait

 enrôler à 16 ans sur l’AURORE avec le capitaine TARDIVET pour son premier grand

 voyage

  Mars 1789

: départ de ST Malo= pour l’île de France (1ére livraison…) = Pondichery

 en Inde (2éme livraison et achats de toiles…)= Ile de France ( 3éme livraison….)

 = Déc 1789 le navire est au Mozambique et charge 600 esclaves pour les Antilles=

 après une révolte manquée des esclaves le bateau fait naufrage près des Seychelles /

  quid des esclaves

?=Robert repart sur un autre navire à destination de la Malaisie et

 de l’Inde (5éme livraison et chargement)= retour à l’Ile de France (6éme livraison:des

 troupes pour le Gouverneur) puis sur un nouveau bateau “La revanche” il repart avec

 Tardivet pour la traite au Mozambique (7éme) = cap sur les îles américaines (8éme)

   et retour à St Malo avec le bateau “ La Bienvenue “

fév 1792

(9éme) : il découvre

 avec stupeur la Révolution

 Je ne vais pas vous retracer les 56 armements des frères Surcouf dont 12 expéditions

 négrières entre 1747 et 1777 =au Mozambique, à Madagascar,au Surinam mais…

 après 1795,si l’Assemblée de l’Isle de France a aboli la traite..elle maintient

 l’esclavage..

 Cette même année Robert Surcouf,capitaine de la Créole, débarque une cargaison

:

!

!

  d’esclaves à l’Ile Bourbon

: selon la loi, il est coupable de traite des noirs et on doit

 saisir son navire…Il s’enfuit avec son navire à la barbe des Commissaires

!!!

!

!

 Robert devient surtout célèbre pour ses actions de corsaire après 1800 ( plus de 30

 prises de navires anglais sans avoir souvent de Lettre du Roi) dont la prise du

 fabuleux Kent qu’il revendra avec sa cargaison plus d’1 Million de livres

 La part du Roi était souvent réduite

 Il mit fin à sa carrière de marin en 1809 avec un palmarés et des voyages

 extraordinaires mais continua ses autres activités d’armateur et négociant , avec

 beaucoup moins de succés…

 Non seulement il fut un des riches armateurs de St Malo = fortune estimée à 2 M de

 francs-or mais il mourut en Juillet 1827 à la tête d’un empire foncier de 800 ha,

  d’une malouinière à Dol de Bretagne, d’une maison de campagne…

 –

!

1840

!!!

CONCLUSION

 Nous avons beaucoup voyagé dans l’Atlantique comme dans l’Océan indien soit dans

 la cale des navires ,enchaînés,ligotés,maltraités,dénutris,vivant dans la puanteur,

 avec le “bois d’ébène” à qui on niait la qualité d’être humain…

 on a voyagé aussi avec les mousses, les charpentiers , maîtres d’équipage,

  officiers,chirurgiens et capitaine sur le pont des navires…

toujours sur le qui vive et

 prêts à faire feu sur les esclaves…

 On a bu de l’eau croupie avec du vinaigre mais aussi du bon vin de Bordeaux et du

 pays nantais,mangé de la morue salée ou de la tortue, humé l’odeur excitante des

 épices ou fumé du tabac des îles en buvant un bon café sucré…

 Mais surtout avec ces familles d’armateurs ,ces ports , ces arrière pays,on a vécu

 durant 2 siècles une aventure économique et sociale sans précédent pour notre pays

 entre 1717 et 1793:la valeur du commerce extérieur français est multiplié par

 10 et celui du commerce métropole/colonies des Amériques multiplié par 17

  La France réexporte 3

/4 de ses produits coloniaux

  sucre= à la veille de la Révolution,

la France est le 1er Producteur de sucre du

  monde

coloniales

, mais il y a aussi le café (2éme produit exporté),l’indigo et le coton =

 320 M de livres de produits coloniaux par an dont 230 M réexportés..

 La FRANCE est le premier fournisseur et réexportateur européen de denrées

  Même si elle n’est pas la première en Europe ou aux Amériques pour le

 commerce négrier ,on peut avancer le chiffre de 1 Million d’esclaves africains

 transportés par les navires négriers de tous les ports français entre 1697/ et

: !!!

:

 Très loin derrière les ports de Liverpool (5700 navires négriers de 1698 à1807)

 Bristol (5300 navires) et Londres ( 5300 navires aussi)= 16300 navires négriers

 anglais au total

   Enfin alors que la

Révolution française

remettait en cause les fondements de

 l’ordre établi par la Royauté et inventait la Déclaration des Droits de l’Homme

  et du citoyen, ce

fut à ce moment là que la traite négrière a été à son apogée en

  France

: plus de 100 expéditions négrières entre 1789 et 1793

 4 Février 1794:l’esclavage est aboli mais pas à la Réunion

  Mai 1802

: l’esclavage est rétabli par Napoléon…ainsi que la traite…

  1er Janvier 1804

: Haïti devient le premier pays indépendant issu d’une révolte

 d’esclaves mais il a une dette de 150 M de francs-or pour dédommagement aux

 planteurs qu’ils paieront jusqu’en… 1940

 En tant qu’Historienne et Citoyenne de la République française je vous

 demande de vous lever et de dire avec moi l’Article I de la Déclaration des

 Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 pour ne jamais l’oublier

 “Les hommes naissent libres et égaux en droits.Les distinctions sociales ne

 peuvent être fondées que sur l’utilité commune.”

 Je vous remercie

 MONIQUE RISSO

!

! !

:

  Armoiries de la Compagnie des Indes orientales

 ( je fleurirai partout où je serai porté )

 Pierre Paul Nairac

Nantes : Pourquoi la ville a renoncé aux plaques explicatives dans les rues portant un nom de famille négrière

MEMOIRE  Plutôt que d’installer des plaques explicatives ou de débaptiser les rues, la ville de Nantes a fait un autre choix

Le totem évoquant l'histoire des rues nantaises se situe rue Kervégan.
Le totem évoquant l’histoire des rues nantaises se situe rue Kervégan. — F.Brenon/20Minutes
  • La ville de Bordeaux a installé la semaine dernière des plaques explicatives dans les rues qui portent les noms de négriers.
  • Six rues honorant des personnalités ayant participé au commerce triangulaire existent à Nantes.
  • La mairie a choisi de s’appuyer sur un grand panneau unique. Elle aborde aussi ce passé au musée d’histoire de Nantes et au mémorial de l’abolition de l’esclavage.

La ville de Bordeaux a fait parler d’elle en fin de semaine dernière en accrochant des plaques explicatives sous les noms de cinq rues évoquant une personnalité bordelaise ayant participé au commerce triangulaire et ayant donc contribué (parfois indirectement) à la traite négrière.

Nantes avait, elle aussi, pris part activement à cette activité esclavagiste entre la fin du XVIIe siècle et le milieu du XIXe. Et aujourd’hui encore, six de ses rues portent le nom d’une famille impliquée en son temps dans le commerce triangulaire. Comme à Bordeaux, plusieurs associations réclamaient de débaptiser ces rues ou de leur adjoindre des plaques explicatives. Qu’a donc fait la mairie de Nantes ?

« Expliquer plutôt que d’effacer ou stigmatiser »

Aucune des deux hypothèses n’a finalement été retenue. L’équipe de Johanna Rolland a privilégié l’installation en 2018 d’un seul panneau (un totem), situé rue Kervégan. Ce panneau, qui s’inscrit dans le cadre d’un parcours urbain, s’étirant du château des ducs de Bretagne au mémorial à l’abolition de l’esclavage, évoque à la fois les rôles historiques de Christophe-Clair de Kervégan, armateur pendant la Traite des noirs, et celui d’Olympe de Gouges, femme de lettres engagée dans la cause abolitionniste. Il ne précise pas, en revanche, les noms des autres rues et avenues concernées.

La rue Kervégan porte le nom d'une personnalité nantaise impliquée dans le commerce triangulaire.
La rue Kervégan porte le nom d’une personnalité nantaise impliquée dans le commerce triangulaire. – F.Brenon/20Minutes

« Plutôt que d’effacer ou de stigmatiser, on préfère expliquer ce qui s’est passé, faire de la pédagogie dans l’espace public, justifie Olivier Château, adjoint au maire en charge du patrimoine. On aurait pu le faire avec des petites plaques rue par rue. On a préféré miser sur un gros panneau, plus visible, qui permet de bien comprendre la démarche. »

Le mémorial, lieu symbolique

La démarche ne s’arrête pas là. « On propose aussi des éléments de compréhension sur notre site Nantes Patrimonia, ajoute Olivier Château. Le musée d’histoire de Nantes (au château) fait partie des musées les plus en pointe sur ce thème. Et on s’appuie aussi, bien sûr, sur le mémorial de l’abolition de l’esclavage, qui est devenu un lieu symbolique visité par de nombreux scolaires. »https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/src/kxvrsf/zone/1/showtitle/1/

Inauguré en 2012 sur le quai de la Fosse, le mémorial de l’abolition de l’esclavage est unique en France métropolitaine. Il est fréquenté par 200.000 visiteurs chaque année en moyenne.

LES ESCLAVES BLANCS DANS L’AMÉRIQUE ANCIENNE ET LA GRANDE-BRETAGNE INDUSTRIELLE
 ACCUEIL    USA_LIBERTE 
MICHAEL HOFFMAN Michael Hoffman est un ancien reporter du bureau de New York de Associated press. Il est l’auteur de neuf livres d’histoire et de littérature, dont trois ont été traduits en français et en japonais. La publication de ses travaux comprend Judaism Discovered, ainsi que Judaism’s Strange Gods ; Usury in Christendom : The Mortal Sin that Was and Now is Not ; The Great Holocaust Trial ; Secret Societies and Psychological Warfare, et le dernier, The Occult Renaissance Church of Rome ces volumes sont disponibles auprès de : [https://i.blogspot.com/2010/03/michael-hoffmans-online-revisionist.html] Cette page web n’existe plus. 
publié le 18 juillet 2018envoyer à un ami  Introduction
Cette article publié par le saker francophone – dont on sait qu’il publie le meilleur et le pire – mérite incontestablement une introduction. Une première lecture engendre le rejet. Une lecture plus approfondie amène a s’interroger sur le fond.
1 Il permet de mieux comprendre les racines du vote Trump aux états Unis : le vote des « déplorables », des « Crackers » et des « rednecks ».
2 Il dénonce a juste titre la discrimination dite positive et montre qu’elle relève du diviser pour régner tout en s’inscrivant dans cette opération , je cite :
« Il n’y aura de paix raciale que lorsque la connaissance radicale des vérités historiques sera répandue et que les deux parties négocieront à partir de positions de force et non de fantaisies sur la culpabilité de classe et l’unicité de la souffrance noire. Disons-le, dans de nombreux cas, les Noirs en esclavage ont été mieux traités que les Blancs pauvres dans le Sud d’avant-guerre [de Sécession]. C’est pourquoi il y avait une telle résistance à la Confédération dans les régions pauvres des montagnes du sud, comme le comté de Winston en Alabama et les montagnes de Beech en Caroline du Nord. Ces pauvres Blancs ne pouvaient imaginer pourquoi un ouvrier blanc voudrait mourir pour la ploutocratie qui possédait des esclaves et qui, plus souvent qu’à son tour, accordait plus de soin et d’attention à ses serviteurs noirs qu’au labeur gratuit des blancs qu’ils considéraient comme « de la camelote ». Aujourd’hui, la classe dirigeante blanche dénigre les Blancs pauvres et cajole les Noirs. » On pourrait sourire au « cajole les Noirs » qui généralise une opération qui vise une toute petite fraction des afro américain. Pour un Obama combien de milliers d’afro américains susceptibles de subir la discrimination positive pratiqué par la police et le patronat (quelle qu’en soit la couleur). En fait il tombe dans le piège d’opposer l’esclavage des noirs et des blancs au lieu de montrer l’unité du phénomène et sa racine l’exploitation capitaliste.
3 Il évoque en l’ignorant ce qu’Engels dénonçait dans « la situation de la classe laborieuse en Angleterre » : l’exploitation poussée au point de la décroissance démographique de la classe ouvrière en Grande Bretagne au XIX siècle.
4 Il ne vois que l’hypocrisie de la bourgeoisie dans l’interdiction de l’esclavage sans voir qu’il s’agit de libérer la main d’oeuvre fixé par l’esclavage pour son exploitation dans l’industrie.
5 Il dénonce « la philanthropie télescopique » qui se pratique encore beaucoup aujourd’hui, tel anti raciste patenté n’hésite aucunement a employer des travailleurs « détachés » a bon compte en toute bonne conscience ( n’est ce pas le prix de la liberté de circulation ?). 
6 en bref une lecture qui n’a d’intérêt qu’à la lumière de la lutte des classes. Vous êtes encouragé à donné votre point de vue!Jean-Louis BertrandEn 1997, le premier ministre australien, Paul Keating, a manqué de « respect » envers la reine Elizabeth II lors de sa visite d’état. En réponse, Terry Dicks, membre conservateur du Parlement britannique, a déclaré : « C’est un pays d’ex-détenus, alors nous ne devrions pas être surpris par la grossièreté de leur Premier ministre. »Une telle insulte serait considérée comme impensable si elle était prononcée contre toute autre classe ou race de personnes, mais pas pour les descendants de l’esclavage blanc. La remarque de Dicks n’est pas seulement offensante, elle est ignorante et fausse. La plupart des condamnés australiens furent envoyés en servitude pour des crimes tels que voler sept mètres de dentelle, couper des arbres dans la propriété d’un aristocrate ou braconner des moutons pour nourrir une famille affamée.Le mépris arrogant de l’aristocratie pour l’holocauste des Blancs pauvres et ouvriers en Grande-Bretagne continue aujourd’hui parce que l’histoire de cette époque a été presque complètement extirpée de notre mémoire collective.Lorsque l’existence de la servitude blanche en Amérique est reconnue, elle est presque toujours qualifiée de « servitude sous contrat » temporaire ou faisant partie du commerce des forçats qui, après la Révolution de 1776, était centré sur l’Australie plutôt que sur l’Amérique. Le nombre de « condamnés » transportés en Amérique en vertu de la Loi Waltham de 1723, se monte peut-être à cent mille.Les serviteurs sous contrat – qui après avoir purgé une petite période de quatre à sept ans en polissant l’argenterie et la porcelaine du maître, ont pu prendre leur place dans la haute société coloniale – représentaient une fraction minuscule des centaines de milliers d’esclaves blancs méconnus qui ont travaillé jusqu’à la mort dans ce pays à partir du début du XVIIe siècle.Pratiquement la moitié de tous les arrivants dans les colonies américaines étaient des esclaves blancs et ils étaient les premiers esclaves de l’Amérique. Ces Blancs étaient des esclaves à vie, bien avant que les Noirs ne l’aient jamais été. Cet esclavage était même héréditaire. Les enfants blancs nés d’esclaves blancs étaient aussi asservis.Les Blancs étaient vendus aux enchères sur l’estrade, avec des enfants séparés de leurs parents et des épouses séparées de leurs maris. Les propriétaires fonciers noirs, libres, se pavanaient dans les rues des villes du nord et du sud des états-Unis tandis que les esclaves blancs travaillaient à mort dans les sucreries de la Barbade, de la Jamaïque et dans les plantations de Virginie.L’establishment a créé le terme impropre de « servitude sous contrat » pour expliquer et minimiser le fait de l’esclavage blanc. Mais les Blancs liés par contrat au début de l’Amérique se désignaient eux-même comme esclaves. Les neuf dixièmes de l’esclavage blanc en Amérique étaient pratiqués sans aucune forme d’engagement, mais selon la soi-disant « coutume du pays », qui était l’esclavage à vie administré par les marchands d’esclaves, blancs eux-mêmes.Dans les lois de George Sandys, trésorier de la colonie de Virginie, les Blancs ont été asservis « pour toujours ». [George Sandys, a « laissé ses serviteurs mourir de faim et languir faute de traitement médical » (encyclopediaviorginia.org ), NdT]. Le service des Blancs lié aux Berkeley’s Hundred [une colonie en Virginie] était réputé « perpétuel ». Ces récits ont été contrôlés dans les « ouvrages de référence standard » tels que le livre (books.google.fr) inénarrable d’Abbott Emerson Smith, Colonists in Bondage.Je défie n’importe quel chercheur d’ étudier l’Amérique coloniale du XVIIe siècle, en analysant les documents, le jargon et les statuts [des chercheurs] des deux côtés de l’Atlantique et il découvrira que l’esclavage blanc était une opération beaucoup plus vaste que l’esclavage noir. C’est à partir du XVIIIe siècle que l’on commence à trouver plus de « servitude » sur la base d’un contrat. Mais même à cette époque, il y avait des enlèvements d’Anglo-Saxons pour l’esclavage, ainsi que des condamnés à l’esclavage.En 1855, Frédéric Law Olmsted, l’architecte paysagiste qui a conçu le Central Park de New York, était en voyage d’agrément en Alabama et a vu des balles de coton jetées d’une hauteur considérable dans la cale d’un cargo. Les hommes jetant les balles quelque peu imprudemment dans la cale étaient des nègres, les hommes dans la cale étaient irlandais.Olmsted s’est renseigné à ce sujet auprès d’un marin. « Oh, dit le marin, les nègres valent trop cher pour être risqués ici ; si les Paddies [terme péjoratif pour Irlandais] tombent à l’eau ou se font casser le dos, personne ne perd rien. »Avant que les esclavagistes britanniques ne voyagent sur la côte ouest de l’Afrique pour acheter des esclaves noirs aux chefs africains, ils vendaient en esclavage leur propre classes ouvrière blanche – « les pauvres excédentaires » comme on les appelait – des rues et des villes d’Angleterre. Des dizaines de milliers de ces esclaves blancs ont été kidnappés. En fait, l’origine même du mot kidnappé est kid-nabbed, le vol d’enfants blancs pour l’asservissement.Selon le English Dictionary of the Underworld, sous la rubrique « kidnapper » on trouve la définition suivante : « Un voleur d’êtres humains, spécialement des enfants ; à l’origine, ils étaient destinés à l’exportation vers les plantations de l’Amérique du Nord. » Le centre du commerce des enfants esclaves était dans les villes portuaires de Grande-Bretagne et d’écosse, selon Van der Zee, dans son livre Bound Over (books.google.fr), (page 210) : « … des gangs, loués par des marchands locaux, parcouraient les rues, saisissant par la force les garçons qui semblaient être des sujets appropriés pour la traite des esclaves. Les enfants étaient conduits en troupeaux à travers la ville et confinés dans des granges à la campagne, avant d’être expédiés. à Aberdeen, les gens évitaient d’amener des enfants dans la ville de peur qu’ils ne soient volés ; et la collusion des marchands, des expéditeurs, des fournisseurs et même des magistrats était si répandue que l’homme qui l’évoquait devait se rétracter et quitter rapidement la ville. »Les esclaves blancs transportés aux colonies ont subi une mortalité stupéfiante aux XVIIe et XVIIIe siècle. Pendant le voyage en Amérique, il était habituel de garder les esclaves blancs sous le pont pendant tout le voyage qui durait de neuf à douze semaines. Un esclave blanc était confiné dans un trou de moins de 5 mètres de long, enchaîné avec cinquante autres hommes à une planche, avec un collier cadenassé autour du cou. Les semaines de confinement sous le pont dans la cale étouffante du navire provoquaient souvent des épidémies de maladies contagieuses qui balayaient la « cargaison » de « fret Blanc » enchaînée dans les entrailles du navire.Les vaisseaux transportant des esclaves blancs vers l’Amérique en perdaient souvent la moitié. Selon l’historien Sharon V. Salinger, « Des données éparses révèlent que, à certains moments, la mortalité des esclaves [blancs] égalait celle des esclaves [noirs] dans le ‘Passage du milieu’ [trajet du commerce triangulaire d’esclaves dans l’Atlantique], et pendant d’autres périodes dépassait en réalité le taux de mortalité des [noirs] ». Salinger rapporte un taux de mortalité de dix à vingt pour cent pour tout le XVIIIe siècle pour les esclaves noirs à bord des navires en route vers l’Amérique comparé à un taux de mortalité de 25% pour les esclaves blancs en route vers la même destination.Foster R. Dulles écrit dans Labor in America : A History, « que ce soient des condamnés, des enfants ‘courageux’ de la campagne ou des prisonniers politiques, les esclaves blancs ‘éprouvaient des malaises et des souffrances pendant leur traversée de l’Atlantique qui correspondaient aux épreuves cruelles subies par les esclaves noirs sur le fameux Passage du milieu’. »Dulles dit que les Blancs ont été « conduits sans discernement à bord de ‘Guineamen(en.wikipedia.org)’ [navires conçus pour le trafic d’esclaves, NdT], souvent jusqu’à 300 passagers sur de petits bateaux supportant moins de 200 tonnes et insalubres … Le taux de mortalité était parfois aussi élevé que la moitié et les jeunes enfants ont rarement survécu aux horreurs d’un voyage qui pouvait durer de sept à douze semaines. »L’investigateur indépendant A.B. Ellis écrit dans The Argosy au sujet du transport des esclaves blancs : « La cargaison humaine, dans laquelle beaucoup de personnes étaient encore tourmentées par des blessures non-cicatrisées, ne pouvait pas se coucher à volonté sans s’allonger les uns sur les autres. Ils n’ont jamais été autorisés à aller sur le pont. L’écoutille était constamment surveillée par des sentinelles armées de bâtons et de gaffes. Dans les cachots, à fond de cale, régnait l’obscurité, la puanteur, la lamentation, la maladie et la mort. »Marcus Jernegan décrit la cupidité des capitaines qui a causé d’horribles pertes en vies humaines pour les esclaves blancs transportés en Amérique :
« Le voyage répétait souvent les horreurs du fameux ‘Passage du milieu’ pour l’esclavage. Une cargaison moyenne était de trois cents, mais le capitaine, pour plus de profits, en entassait parfois six cents dans un petit vaisseau … La mortalité dans de telles circonstances était énorme, parfois plus de la moitié … Mittelberger (un témoin oculaire) dit qu’il a vu trente-deux enfants jetés dans l’océan pendant un voyage. »Warren B. Smith, poursuit, écrivant dans White Servitude dans Colonial South Carolina) :
« Les entreprises mercantiles, en tant qu’importateurs de serviteurs (Blancs), ne faisaient pas trop attention à leur traitement, car le but le plus important de la transaction était d’envoyer des navires en Caroline du Sud pour ramener ensuite des produits locaux en Europe. Par conséquent, les Irlandais – ainsi que d’autres – ont beaucoup souffert … C’était presque comme si les marchands britanniques avaient redirigé leurs navires de la côte africaine vers la côte irlandaise, avec les serviteurs blancs traités de la même manière que les esclaves africains. »Une étude du Passage du milieu pour les esclaves blancs a été incluse dans une pétition parlementaire de 1659. Elle a rapporté que les esclaves blancs ont été enfermés sous le pont pendant deux semaines alors que le bateau d’esclaves était encore au port. Une fois en route, ils étaient « pendant tout le voyage enfermés sous les ponts … parmi les chevaux ». Ils étaient enchaînés de leurs jambes à leur cou.Les universitaires qui insistent sur le fait que l’esclavage est une condition raciale exclusive des Noirs oublient, ou omettent délibérément le fait, que le mot esclave faisait à l’origine référence aux Blancs d’origine est-européenne, les Slaves ( [Du latin médiéval sclavus signifiant « slave » au VIIe siècle et prenant le sens d’« esclave » au Xe siècle, NdT, crédit Wiktionnaire(https://fr.wiktionary.org/wiki/esclave)].En outre, au XVIIIe siècle en Grande-Bretagne et en Amérique, la révolution industrielle a construit les usines, d ont les premiers ouvriers étaient des enfants blancs misérablement opprimés dès l’âge de six ans. Ils étaient enfermés dans les usines pendant seize heures par jour et mutilés par les machineries primitives. Les mains et les bras étaient régulièrement déchiquetés. Les petites filles avaient souvent les cheveux pris dans la machinerie et étaient scalpées du front jusqu’à l’arrière du cou.Les enfants blancs blessés et estropiés dans les usines étaient renvoyés sans compensation d’aucune sorte et laissés à mourir de leurs blessures. Les enfants en retard au travail ou endormis étaient battus avec des barres de fer. De peur d’imaginer que ces horreurs se limitaient aux premières années de la révolution industrielle britannique, il faut savoir qu’en Amérique, les enfants blancs de huit et dix ans travaillaient durement dans des usines et des mines misérables jusqu’en 1920.Du fait de la prostitution pour les sinécures, de la stupidité et de la lâcheté des enseignants et du système éducatif américain, on apprend aux jeunes Blancs que les esclaves noirs, les péons mexicains et les coolies chinois construisaient ce pays alors que la grande majorité des Blancs les dominait avec un fouet dans une main et un cocktail à la menthe dans l’autre.Mais la documentation des archives raconte une histoire très différente. Lorsque David Wilmot, membre Blanc du Congrès, a proposé, en 1845, la résolution Wilmot Proviso qui voulait exclure les esclaves noirs de l’Ouest américain, il l’a fait pour réserver ce vaste territoire aux « fils du labeur, de la race et de la couleur ».Et c’est là, précisément ce qu’était la plupart des Blancs en Amérique, des « fils du labeur », effectuant un travail éreintant tel que peu d’entre nous aujourd’hui peuvent imaginer. Ils n’avaient aucun système paternaliste de protection sociale ; pas de Freedman’s Bureau (https://en.wikipedia.org/wiki/Freedmen%27s_Bureau) pour leur administrer de douces banalités ; pas d’armée de cœurs endoloris pour s’inquiéter de leurs difficultés. Ces Blancs étaient les soldats de première ligne disponibles pour l’expansion de la frontière américaine. Ils ont conquis le pays, abattu les arbres, défriché et ensemencé la terre. L’élite blanche, riche et instruite en Amérique est l’héritière malade de ce que Charles Dickens, dans Bleak House appelait « la philanthropie télescopique » – le souci de la condition des peuples éloignés alors que le sort des parents, dans leur propre pré-carré, est ignoré.Aujourd’hui, une grande partie de ce que nous voyons sur Turner Television et sur le bien mal nommé Family Channel de Pat Robertson, ce sont des séries télévisées représentant des Noirs enchaînés, fouettés, opprimés. Nulle part nous ne pouvons trouver une chronique cinématographique des Blancs qui ont été battus et tués par l’esclavage blanc. Les quatre cinquièmes des esclaves blancs envoyés aux colonies sucrières britanniques dans les Antilles n’ont pas survécu à leur première année.Les soldats de la Révolution américaine et les marins enrôlés de force dans la marine américaine recevaient plus de deux cents coups de fouet pour des infractions mineures. Mais aucune émission télévisée ne soulève la chemise de ces paysans blancs pour révéler les cicatrices sur leurs dos.L‘establishment pleure plutôt sur le sort des pauvres Nègres persécutés, mais laisse la classe ouvrière blanche, les rednecks et les crackers – ces deux termes de dérision ont d’abord été appliqués aux esclaves blancs – vivre juste à côté des Noirs.Peu de choses ont changé depuis le début des années 1800, lorsque les tenants de positions statutaires et les propriétaires qui peuplaient le Parlement anglais ont proscrit l’esclavage des Noirs dans tout l’Empire. Alors même que ce Parlement était en session pour promulguer cette loi, des orphelins blancs de cinq ans, battus, affamés et fouettés, étaient poussés dans les cheminées du parlement anglais pour les nettoyer. Parfois, la maçonnerie de la cheminée s’effondrait sur ces garçons. Parfois ils suffoquaient à mort dans ces tunnels de suie.Longtemps après que les Noirs furent libres dans tout l’Empire britannique, la Chambre des lords refusa d’abolir le ramonage par des enfants blancs de moins de dix ans. Les lords soutinrent que ce serait interférer avec les « droits de propriété ». La vie des enfants blancs ne valait pas un sou et n’était pas considérée comme sujet d’inquiétude humanitaire.La chronique de l’esclavage blanc en Amérique occupe l’étagère la plus sombre, ignorée dans le coin le plus obscur de l’histoire américaine. Si jamais la vérité sur cette époque émergeait dans la conscience collective des Américains, toute la base de l’escroquerie de « l’action positive », de « l’oppression des minorités » et des « réparations aux Afro-Américains » serait balayée. Le fait est que les travailleurs blancs de ce pays ne doivent rien à personne. Comme l’a si bien dit le député Wilmot en 1845, ils sont eux-mêmes les descendants des « fils du labeur ».Il n’y aura de paix raciale que lorsque la connaissance radicale des vérités historiques sera répandue et que les deux parties négocieront à partir de positions de force et non de fantaisies sur la culpabilité de classe et l’unicité de la souffrance noire. Disons-le, dans de nombreux cas, les Noirs en esclavage ont été mieux traités que les Blancs pauvres dans le Sud d’avant-guerre [de Sécession]. C’est pourquoi il y avait une telle résistance à la Confédération dans les régions pauvres des montagnes du sud, comme le comté de Winston en Alabama et les montagnes de Beech en Caroline du Nord. Ces pauvres Blancs ne pouvaient imaginer pourquoi un ouvrier blanc voudrait mourir pour la ploutocratie qui possédait des esclaves et qui, plus souvent qu’à son tour, accordait plus de soin et d’attention à ses serviteurs noirs qu’au labeur gratuit des blancs qu’ils considéraient comme « de la camelote ». Aujourd’hui, la classe dirigeante blanche dénigre les Blancs pauvres et cajole les Noirs.Si cela semble admirable du point de vue pathologique du marxisme ou du libéralisme cosmopolite, les « bénéficiaires » noirs et tiers-mondistes de « l’estime » de la classe dirigeante blanche devraient considérer quelle sorte d‘« amis » ils ont réellement.La Bible déclare que l’homme qui ne s’occupe pas de sa propre famille est « pire qu’un infidèle ». Cela vaut également pour ses frères de race. L’homme qui néglige ses propres enfants pour prendre soin des vôtres n’a de véritable amour pour aucun d’eux.Des libéraux blancs haineux d’eux-mêmes, des conservateurs cupides qui prétendent prendre soin des « droits civils » des Noirs et du Tiers Monde, rejettent la classe ouvrière de leur propre peuple dans les poubelles de l’histoire. Quand ils auront fini avec les leurs, ils s’occuperont sûrement des autres.Ceux qui se soucient d’abord de leurs pareils ne pratiquent pas la « haine », mais la gentillesse, qui est la racine (https://fr.wikipedia.org/wiki/Gentil%C3%A9) même du mot [gentilé,NdT ]. 

Nous sommes bien d’accord ce texte provisoire est bourrée de fautes ce qui est étonnant de la part de RYSSEN… mais il est tellement intéressant pour vous que je le laisse tel un brouillon. Car je continue mes recherches sur la spéculation des juifs sur la race blanche traitée indiffèrent comme les noirs. Ce qui tue la légende des africains qui sans honte revendiquent l’exclusivité de la maltraitance par des blancs. In fine ce dont je me doutais, l’esclavagisme ne concerne les blancs qu’en tant que victime mais rarement en tant que bourreaux… Je ne serais pas étonnée de découvrir que les familles négrières de Nantes et Bordeaux soient juives. En tout cas la revendication de nos envahisseurs qui désertent leurs pays pour venir nous insulter est totalement infondée… il n’y a jamais eu un seul esclave noir sur le sol français… mis à part exceptionnellement dans les fameuses familles de Nantes et Bordeaux.

« Israel et la traite des Blanches »

Herve RYSSEN 

Israel 

et 

la traite 

des Blanches 

Baskerville 

Depuis la chute du mur de Berlin, en 1989, des centaines de 

milliers de jeunes femmes d’Europe de l’Est ont ete happees par des 

reseaux de prostitution et emmenees vers des destinations lointaines. 

L’ Organisation internationale des Migrations estime aujourd’hui a 

500 000 le nombre de ces jeunes femmes de l’ancien bloc communiste 

tombees dans les réseaux mafieux. Les médias restent extrêmement 

discrets sur ce sujet. Au mois de mai 2000, pourtant, un rapport 

d’Amnesty international avait revele l’ampleur du phenomene et 

pointe du doigt l’Etat d’Israel, la plaque tournante de ce trafic 1 . 

1. Esclave sexuel en Israel 

L’effondrement de l’URSS, en 1991, avait provoque un appauvrissement considérable de la population. Pour tenter d’échapper a la misere et de subvenir aux besoins de leurs familles, de nombreuses 

jeunes filles russes, ukrainiennes ou moldaves, avaient alors repondu a 

certaines offres allechantes publiees dans les journaux. Malheureu- 

sement pour elles, ses offres de travail a l’etranger s’averaient souvent 

etre des pieges poses par des proxenetes internationaux. 

Le phenomene fut si important que le tres cosmopolite New York 

Times du 1 1 Janvier 1998 avait ete oblige d’ouvrir le dossier, avec un 

article de Michael Specter sur les « na’ives femmes slaves ». Le 

journaliste relatait l’histoire poignante d’une jeune beaute ukrainienne 

de 21 ans qui, de son village, avait repondu a une annonce dans un 

journal local et s’etait retrouvee en Israel, contrainte de se prostituer. 

Les filles, apprenait-on, etaient envoyees jusqu’au Japon et en 

Thai’lande par des reseaux tenus par les mafieux « russes » bases a 

Moscou. Rappelez-vous : a cette epoque, tous les mediats parlaient de 

la terrible « mafia russe ». 

Le Jerusalem Post du 13 Janvier 1998 avait repris ces infor- 

mations. Ainsi, on apprenait qu’il y avait plus de 10 000 prostituees en 

Israel, presque toutes russes et ukrainiennes. Les femmes, achetees et 

vendues par les proxenetes etaient sequestrees dans des bars et des 

bordels, et rapportaient chacune a leur proprietaire entre 50 et 1 00 000 

dollars par an. 

1 Les editions francophones d’Amnesty International, http://efai.i-france.com. Human 

Rights Abuses of Women Trafficked from Countries of the Former Soviet Union into 

Israel ‘s Sex Industry. 

2 La Traite des Blanches 

Le premier rapport sur la traite des Blanches semble etre celui 

publie le 8 avril 1997 par le CEDAW 2 . Ce rapport montrait que le 

trafic de femmes blanches sequestrees en Israel ne cessait de croitre. A 

Tel Aviv, des centaines de bars, de maisons closes et de boites de nuit 

animaient la vie nocturne. Le Tropicana etait alors l’une des maisons 

de passe les plus en vue. Une vingtaine de femmes russes y 

travaillaient, huit en journee, et douze la nuit. Les clients etaient des 

soldats israeliens, des hommes d’affaires, des religieux, ou encore des 

travailleurs immigres – ces derniers n’ayant pas le droit d’avoir des 

relations sexuelles avec les Israeliennes, sous peine d’expulsion 

immediate. Le proprietaire des lieux declarait : « Les Israeliens 

adorent les femmes russes. Elles sont blondes, bien fichues, et ont un 

air desespere qui plait beaucoup. Elles sont pretes a faire n’importe 

quoi pour de l’argent. » Les filles n’etaient pas payees, et ne gagnaient 

que les pourboires. Elles travaillaient sans arret, sept jours sur sept, 

sans aucun jour de repos dans l’annee, sauf a Yom Kippour. 

Enlevees, sequestrees, battues, violees 

Le long rapport d’Amnesty international presente les temoignages 

de plusieurs de ces jeunes femmes. Elles avaient ete attirees ici sous 

de faux pretextes, puis livrees aux reseaux de prostitution, achetees et 

vendues au plus offrant, le plus souvent aux encheres, comme du 

betail. Elles avaient ensuite ete sequestrees par leurs « proprietaries » 

dans des maisons ou des appartements dont elles ne pouvaient sortir 

sans etre accompagnees. Leurs passeports et autres documents de 

voyage avaient ete confisques par les proxenetes afin de les empecher 

de quitter le pays. Elles etaient frequemment frappees si elles 

refusaient d’avoir des relations sexuelles avec certains clients ou si 

elles tentaient de s’enfuir. De nombreuses informations faisaient aussi 

etat d’actes de torture et de viol, ainsi que d’autres formes de sevices 

sexuels. Les trafiquants les menacaient parfois de mort, elles et les 

membres de leur famille, au cas ou elles s’aviseraient de quitter Israel, 

de fournir des renseignements a la police ou encore de temoigner dans 

le cadre de procedures penales, si bien qu’il etait difficile de traduire 

les proxenetes en justice. Le gouvernement israelien n’avait d’ailleurs 

pris aucune mesure pour enqueter sur ces violences et engager des 

poursuites judiciaires. De plus, les femmes etaient generalement 

traitees comme des delinquantes plutot que comme des victimes. Au 

Committee on the Elimination of Discrimination against Women. 

La Traite des Blanches 3 

regard de la legislation israelienne, en effet, presque toutes ces filles 

etaient des migrantes en situation irreguliere, puisqu’elle sejournaient 

en Israel sans permis de travail ou avec de faux documents. Beaucoup 

d’entre elles etaient ainsi placees en detention a la suite de descentes 

de la police israelienne dans les maisons de prostitution ou les salons 

de massage. Certaines etaient detenues pendant de breves periodes 

avant d’etre expulsees du territoire, mais d’autres etaient incarcerees 

plus longtemps, dans certains cas, sur la base d’un arrete du ministere 

de la Justice qui les empechaient de quitter le pays avant d’ avoir 

temoigne devant la justice. Beaucoup de femmes emprisonnees 

avaient ainsi subi des traumatismes physiques et psychologiques 

considerables, et il n’existait aucun service d’aide psychologique qui 

fut en mesure de repondre a leurs besoins. 

Au cours de leur visite en Israel en avril et en mai 1999, les 

delegues d’ Amnesty International s’etaient rendus a la prison pour 

femmes de Neve Tirza afin de s’entretenir avec des jeunes femmes 

detenues en raison de leurs activites liees a la prostitution et en 

instance de rapatriement. 

Voici le temoignage d’Anna, 31 ans, originaire de Saint- 

Petersbourg. Elle etait professeur de physique en Russie, et avait ete 

attiree en Israel par la promesse d’un emploi remunere 1000 dollars 

par mois, soit vingt fois le salaire qu’elle percevait alors en Russie. Le 

ressortissant israelien qui lui avait propose cet emploi 1′ avait bien 

prevenue qu’il etait lie a l’industrie du sexe, mais ce qu’il avait 

presente n’avait evidemment rien a voir avec la realite. Anna etait 

ainsi arrivee en Israel en octobre 1998 avec un visa de tourisme. 

Attendue a l’aeroport, elle fut emmenee et enfermee dans un appar- 

tement avec six autres femmes originaires de 1′ ex-Union sovietique, et 

son passeport fut immediatement confisque. Anna avait ensuite ete 

vendue aux encheres a deux reprises. La seconde fois, elle fut achetee 

1 000 dollars et emmenee a Haifa ou elle fut sequestree avec deux 

autres femmes. Les fenetres de 1’appartement etaient munies de 

barreaux et lorsqu’elles etaient autorisees a sortir, ce qui etait rare, 

elles etaient de toute maniere toujours accompagnees. Une bonne 

partie de l’argent qu’elles gagnaient leur etait soustrait sous forme 

d’amendes extorquees par les proxenetes. 

Anna avait ete arretee en mars 1999, pour prostitution, apres une 

descente de police dans 1’appartement ou elle etait enfermee. Elle 

avait signe aux policiers des declarations dans lesquelles elle recon- 

4 La Traite des Blanches 

naissait se livrer a la prostitution, mais tous les documents etaient 

rediges en hebreu, langue qu’elle ne savait ni lire ni ecrire. Ce n’est 

que plus tard, a l’audience du tribunal, qu’elle apprit qu’elle etait 

accusee de tenir une maison de prostitution. Elle ne fut jamais 

autorisee a s’entretenir avec le consul de Russie, et resta incarceree 

pendant pres d’un mois en attendant sa reconduite a la frontiere. 

Voici ce que declarait Anna : « Je ne sais pas comment s’est 

termine le proces. Je sais seulement qu’Abraham [le proxenete] est en 

liberie. Je lui ai parle au telephone. Quand les policiers nous ont 

arretees, ils ne nous ont pas laisse prendre nos affaires qui sont restees 

la-bas. Abraham 3 connait mon adresse a Saint-Petersbourg et mon 

numero de telephone parce qu’il a garde mon passeport. J’ai laisse ma 

fdle de huit ans la-bas. II m’a menacee de me retrouver en Russie, 

chez moi, si je ne faisais pas ce qu’il voulait. » 

Tatiana 2 originaire de Bielorussie, etait arrivee en Israel en avril 

1998 avec un visa de tourisme. On lui avait promis un emploi de 

femme de menage dans un hotel de la station balneaire d’Eilat, en lui 

disant que son salaire lui permettrait de subvenir aux besoins de sa 

mere et de son fils de six ans. Tatiana fut accueillie a Eilat par un 

homme qui avait pretendu etre envoye par 1 ‘hotel dans lequel elle 

devait travailler. II l’emmena en fait dans un endroit ou elle fut 

contrainte de se prostituer. Elle devait rembourser son « prix de vente » 

et le cout de son voyage, lui avait-on dit. 

Tatiana avait bien mis au point differents scenarios d’ evasion, 

mais elle fut finalement liberee a Tissue d’une descente de police : 

l’une de ses amies avait pris contact avec le consulat de Bielorussie, 

lequel avait prevenu la police. Tatiana fut ensuite placee en detention 

comme migrante en situation irreguliere dans la prison de Neve Tirza 

en attendant son rapatriement. Trois jours apres son arrestation, elle 

trouva sur son lit une lettre anonyme dans laquelle on menacait de la 

tuer et de s’en prendre a sa famille si elle racontait ce qui lui etait 

arrive. Tatiana desirait temoigner mais craignait les represailles des 

trafiquants qui connaissaient tous les renseignements figurant sur son 

passeport ainsi que l’adresse de sa famille en Bielorussie. Une requete 

avait done ete adressee au directeur de la police pour lui expliquer 

qu’il serait beaucoup trop dangereux pour Tatiana de temoigner 

devant le tribunal si elle n’etait pas protegee. Celui-ci repondit que la 

Les redacteurs d’Amnesty International avaient choisi le prenom « Arthur ». 

La Traite des Blanches 5 

police israelienne ne pouvait garantir la securite d’aucun individu en 

dehors d’ Israel. Tatiana avait neanmoins temoigne, en juin 1999, et fut 

rapatriee dans le courant du mois. Bien qu’elle eut demande a etre 

renvoyee en Pologne ou en Lituanie, d’ou elle serait rentree en 

Bielorussie en voiture, les autorites israeliennes l’avaient renvoyee 

directement en Bielorussie, ou l’un de ses parents l’aurait emmenee 

vers une destination inconnue. 

Voici maintenant le cas de Valentina, une jeune femme de vingt- 

sept ans, d’origine ukrainienne. Elle etait arrivee en Israel en aout 

1998 pour y travailler, pensait-elle, corame representante. Le ressor- 

tissant israelien qui lui avait propose cet emploi s’etait occupe du visa 

et avait organise le voyage. Valentina, qui etait attendue a Paeroport, 

avait d’abord ete emmenee dans un hotel. Le lendemain, on lui 

confisqua son argent, son passeport et son billet de retour. Puis, elle 

fut emmenee dans un appartement ou elle resta sequestree pendant 

deux mois. 

Valentina racontait son calvaire en Israel : « Les conditions de vie 

etaient terribles. Une fille a travaille au sous-sol pendant huit mois, 

elle a attrape la tuberculose a cause de Phumidite qui y regnait. La 

plupart des filles souffraient de diverses maladies veneriennes. Je ne 

souhaiterais meme pas a mes ennemis de subir ce qui nous a ete 

inflige… J’ai eu une depression nerveuse, explique-t-elle. Je voulais 

m’enfuir mais il y avait des barreaux aux fenetres et des gardiens 

etaient la tout le temps, jour et nuit. Un jour, j’ai demande a un client 

de m’ aider mais il faisait partie de leur groupe et les proprietaries 

m’ont battue. Je n’avais nulle part ou aller. . . » 

Valentina avait tout de meme reussi a s’evader avec une autre 

femme en sautant du premier etage d’un immeuble. Quand elles 

retournerent a la maison de prostitution pour aider une autre de leurs 

amies a s’enfuir, elles furent interpellees par la police qui operait au 

meme moment. Valentina avait ete arretee en mars 1999 pour sejour 

irregulier. Elle etait heureuse de P intervention de la police mais 

craignait de temoigner car les proxenetes connaissaient Padresse de sa 

famille en Ukraine. Valentina ignorait combien de temps les autorites 

israeliennes allaient la maintenir en detention. 

Nina etait une jeune fille de dix-neuf ans originaire de Minsk, en 

Bielorussie. Elle etait arrivee elle aussi en Israel a la fin de 1998 avec 

un visa de tourisme, sans savoir ce qui Pattendait. Elle fut sequestree 

6 La Traite des Blanches 

trois mois dans une maison de prostitution a Haifa, puis fut enlevee 

sous la menace d’une arme, vendue pour 1000 dollars, battue et 

violee. Apres s’etre enfuie, elle retourna dans la premiere maison de 

prostitution en esperant gagner suffisamment d’argent pour payer son 

billet de retour en Bielorussie. Nina fut ensuite arretee lors d’une 

descente de police dans un salon de massage de Tel Aviv, en mars 

1999, et incarceree dans la prison de Neve Tirza pour etre reconduite a 

la frontiere. Le procureur du district de Haifa lui avait interdit de 

quitter Israel, afin qu’elle temoignat contre les trois hommes qui 

l’avaient enlevee. « Je veux rentrer chez moi, declara-t-elle, mais il est 

possible que le proces de Moise [l’homme accuse de 1′ avoir violee] 

n’ait pas lieu avant six mois. Je veux aussi etre sure que Moi’se 4 ira en 

prison. » 

« C’est une delinquante, expliquait Moshe Nissan, porte parole de 

la police de Haifa. Elle a reside en Israel sans permis de sejour. II est 

evident qu’elle ne temoignerait pas si elle n’etait pas en detention. » 

Nina fut finalement rapatriee en juin 1999 apres avoir ete detenue plus 

de deux mois. 

Amnesty International ne put obtenir des autorites israeliennes 

aucune statistique sur le nombre de procedures penales engagees, ni 

de donnees sur les poursuites ou les condamnations prononcees dans 

ces affaires contre les proxenetes. 

Un autre temoignage similaire nous est laisse par un article du 

Jerusalem Post du 13 juillet 2000, qui relatait le proces de Boris 

Yasser, 18 ans. Celui-ci etait inculpe en Israel de kidnapping, 

menaces, contrefacon de documents, coups et blessures, proxenetisme 

et viol. Boris Yasser etait accuse d’avoir aide son pere a faire venir 

clandestinement quatre jeunes ukrainiennes et de les avoir forcees a se 

prostituer. Les jeunes femmes, agees de 19 a 22 ans, arretees elles 

aussi pour etre entrees illegalement sur le territoire national, expli- 

querent qu’on leur avait propose un travail de vendeuse. Une fois le 

travail accepte, elles avaient ete conduites en Israel, via Chypre. 

Arrivees a Haifa, on leur avait alors confisque leurs passeports pour 

leur donner de fausses pieces d’identite israeliennes. Deux des filles 

avaient ensuite ete vendues a un bordel de Tel Aviv pour 3000 dollars 

chacune. Les deux autres avaient ete sequestrees dans un appartement 

de Rishon Lezion et forcees de se prostituer. Boris Yasser conduisait 

Le rapport donne simplement « X ». 

La Traite des Blanches 1 

les jeunes femmes aux clients, entre 15 et 20 par jours. Les filles ne 

recevaient pas un centime. L’une d’elle avait ete tres serieusement 

battue apres avoir tente de s’enfuir. Plus tard, elle avait reussi a 

telephoner a ses parents en Ukraine pour appeler a l’aide, et ce sont 

ces derniers qui avaient contacte l’ambassade ukrainienne. 

En 1998, le consul de Hongrie a Tel Aviv, Andrea Horvath, 

s’etait aussi plaint que quatre jeunes femmes hongroises qui avaient 

rencontre leur futur employeur dans une discotheque de Budapest, 

etaient visiblement detenues dans des maisons de Tel Aviv et 

contraintes de se prostituer. 

Le magazine americain Moment – « le magazine de la culture 

juive » – avait publie en avril 1998 un article dans lequel on pouvait 

lire que les filles russes etaient tres appreciees des clients israeliens. II 

y avait parmi eux des hommes de lois, des policiers, mais surtout, une 

proportion importante de ces clients etaient des juifs ultra-orthodoxes 

qui venaient parce qu’ils ne pouvaient avoir de relations avec leurs 

femmes du fait des proscriptions religieuses 5 . Le jeudi apres-midi, des 

bus entiers les amenaient de Jerusalem a Tel Aviv. 

Parmi les prostituees se trouvaient aussi des prostituees arabes, 

virtuellement reduites a un etat d’esclavage. Certains de leurs clients 

juifs venaient apres un attentat palestinien pour se venger sur des 

prostituees palestiniennes. 

Mais les proxenetes tiraient aussi benefice de la colere des 

Arabes, d’apres ce qu’on peut lire dans le livre d’un Israelien intitule 

La terre promise, pas encore, publie en 2002. Voici ce que l’auteur 

ecrit au sujet de ces mafieux « russes » en Israel : « Les Russes, c’est 

des Africains blancs. lis sautent sur tout ce qui brille. lis sont prets a 

tout pour reussir, les pires magouilles, les pires mefaits. J’ai lu dans le 

journal qu’un Russe faisait tapiner des filles habillees en soldat dans 

les Territoires. C’est pas con. A force de se faire bastonner par les 

militaires, 9a doit leur donner des envies, aux Arabes ! » 

Le rapport publie par le Centre feministe d’Hai’fa constitue une 

autre source d’informations. II s’appuie principalement sur les entre- 

5 Sur les proscriptions religieuses, cf. Psychanalyse du juddisme (2006) p. 360 ; et Le 

Fanatisme juif, (2007), p. 313. 

6 Michael Sebban, La terre promise, pas encore, Ramsay, 2002, p. 99. Les juifs 

venant de Russie – plus d’un million depuis l’effondrement du communisme – sont 

appeles « Russes » par les Israeliens. 

8 La Traite des Blanches 

tiens effectues aupres de 106 femmes victimes de la traite et 

interrogees entre 2001 et 2002 dans les prisons israeliennes et les 

differents refuges. Les auteurs du rapport indiquaient Pincapacite des 

differentes autorites a affronter les mafias et mettaient egalement en 

cause Pimplication de certains policiers, comme clients des maisons 

de passe, mais aussi comme collaborateurs des proxenetes. 

Les femmes interrogees avaient ete vendues entre 5000 et 10 000 

dollars. Elles avaient travaille sans interruption, n’ayant jamais pu 

avoir de conges, meme pendant les periodes de regies. Un tiers d’entre 

elles avaient ete victimes de violences quotidiennes. Les clients et les 

proxenetes les consideraient comme des objets et les battaient sans 

relache. Environs 10 % etaient a peine nourries. La moitie avait aussi 

avoue que beaucoup de policiers frequentaient regulierement ces 

maisons closes, et ceux-ci avaient non seulement des relations 

amicales avec les proxenetes, mais etaient souvent en affaire avec eux. 

Cette industrie etait toujours en plein essor en 2005, a en croire le 

rapport d’une commission d’enquete du Parlement israelien, revele le 

23 mars 2005 et rapporte par PAgence France Presse. La traite des 

Blanches en Israel etait une activite qui generait un chiffre d’affaires 

d’environ un milliard de dollars par an. Le rapport precisait que 3000 

a 5000 femmes entraient chaque annee clandestinement en Israel pour 

travailler dans la prostitution. Ces femmes etaient sequestrees dans 

environ 300 a 400 maisons closes dans differentes regions du pays. 

Elles etaient vendues pour une somme variant entre 8000 et 10 000 

dollars et servaient ensuite d’esclaves sexuels 7 jours sur 7, a raison de 

14 a 18 heures par jour 7 . Elles ne percevaient que 20 shekels (4 

dollars) sur les 120 payes en moyenne par chaque client. Le reste de la 

somme revenait au proxenete ; mais certaines ne recevaient abso- 

lument rien. L’etude menee a la demande de la commission avait aussi 

montre que le public israelien ne considerait pas la traite des Blanches 

comme une violation des Droits de PHomme. 

La commission pointait aussi du doigt les faiblesses de la justice 

israelienne sur le sujet. De fait, Pinstruction des dossiers de plainte 

durait tres longtemps, ce qui favorisait les menaces, voire les 

assassinats des plaignantes. On apprenait aussi a cette occasion que les 

magistrats etaient souvent eux-memes soudoyes par les proxenetes. 

Les procureurs generaux exigeaient des peines extremement minimes 

Les chretiennes en age de procreer representent aujourd’hui environ 2 % de 

l’hiimanite. C’est une « marchandise » rare, et recherchee par les proxenetes. 

La Traite des Blanches 9 

et ne demandaient meme pas de dommages et interets pour les 

victimes. Les magistrats faisaient aussi beneficier les proxenetes de 

Pimmunite en les utilisant pretendument comme des indicateurs du 

monde du crime. 

Quelques cineastes israeliens, et c’est tout a leur honneur, se sont 

penches sur le calvaire de ces jeunes femmes europeennes. Le 

telefilm d’Eyal Halfon intitule Quel endroit merveilleux (2005) 

montre des femmes venues d’Ukraine qui debarquent en Israel ou 

elles esperent gagner un peu d’ argent. Mais a la place de ce qui leur a 

ete promis, elles se retrouvent reduites en esclavage, violees par leurs 

proxenetes et forcees de se prostituer. Le telefilm montre aussi des 

ouvriers thai’landais travaillant comme des forcats dans une exploi- 

tation agricole en Israel. 

On pourra voir aussi sur ce sujet le film d’Amos Gitai’, Terre 

promise, sorti en 2005, qui montre le calvaire de jeunes femmes 

d’Europe de l’Est tombees dans un reseau de prostitution. Elles sont 

vendues aux encheres comme du betail, en pleine nuit, dans le desert, 

puis elles echouent dans des bordels sur les bords de la mer Morte. 

La mafia « russe » a Chypre 

A Chypre, la situation etait manifestement la meme qu’en Israel, 

au moins dans le nord de Pile, sous domination turque. La zone 

conquise par les Turcs en 1974 etait devenue, selon l’expression d’un 

diplomate europeen, « un Etat voyou ». Un Etat qui n’etait d’ailleurs 

reconnu que par la seule Turquie et qui servait de refuge a tous les 

truands. Cet Etat etait convert de centaines de maisons de passe et de 

37 casinos, dans lesquels on blanchissait l’argent des trafics de la 

drogue et de la prostitution. Plus de 10 000 musulmans pakistanais, 

syriens ou bangladais y arrivaient chaque annee, grace a un visa 

librement delivre par la Turquie. lis pouvaient ensuite passer au sud de 

Pile, et donc entrer dans l’Union europeenne. 

Theoriquement, la partie turque etait repute plus pauvre que la 

partie grecque, mais les touristes pouvaient se rendre compte du defile 

ininterrompu de voitures de luxe. Des maisons aussi vastes que des 

chateaux y poussaient comme des champignons, au meme rythme que 

les bordels multicolores autour des bases militaires turques. Cet 

endroit etait effectivement un repere de la mafia. Le Figaro du 28 

decembre 2005 citait les propos d’un policier europeen : « Une 

dizaine de ca’i’ds britanniques et israeliens y sont refugies et ne peuvent 

1 La Traite des Blanches 

pas quitter ce territoire. lis y prosperent, car la route de la drogue 

venue d’Afghanistan passe par la Turquie, et l’argent est blanchi 

ici 8 . » 

Les filles d’Europe de l’Est y etaient « cassees » dans les bordels 

militaires de Pile, avant de continuer en Albanie et de fmir sur les 

trottoirs des villes europeennes. Cette mesaventure avait failli arriver a 

Elena Potoran. Elena, 20 ans etait nee a Chisinau, en Moldavie et se 

souviendra toute sa vie de son sejour a Chypre. Le cauchemar de la 

jeune fille avait commence un an auparavant, lorsque, apres avoir 

accepte un contrat de serveuse, elle avait ete vendue des son arrivee a 

Nicosie au proprietaire d’un bordel. Le Crazy Night etait situe a cote 

du Sexy Lady, du Harem Night Club et du Lipstick. Des le soir venu, 

les etablissements se remplissaient de soldats turcs. Le « proprietaire » 

d’Elena, un proxenete nomme Ailan, l’avait d’abord faite violer par 

des clients avant de la faire operer dans des conditions sordides pour 

lui faire elargir le vagin. Durant sa convalescence, Elena avait reussi a 

prevenir son pere, en Ukraine. Ce dernier s’ etait adresse a une organi- 

sation non-gouvernementale specialised dans la defense des victimes 

de trafics humains, Strada International. A Chypre, un pretre russe 

orthodoxe, le pere Sawas, avait servi de relais et avait approche les 

autorites turques. II racontait : « Les fonctionnaires du nord ont 

repondu qu’ils ne pouvaient rien faire, que le proprietaire du cabaret 

etait un homme influent. » Un diplomate europeen confirmait ses 

propos : « Les gens qui ont du pouvoir a Chypre nord sont tous 

acoquines avec les mafias qui ont l’argent. » 

Le pretre ne se decouragea pas et se tourna alors vers Matthew 

Palmer, le charge d’affaires de Washington a Chypre. Celui-ci parvint 

a faire liberer Elena. Le fait est qu ‘Ankara ne pouvait rien refuser aux 

Americains, qui etaient les plus ardents defenseurs de Pentree de la 

Turquie dans l’Union europeenne 9 . « Elena est aujourd’hui rentree 

chez elle, expliquait le pere Sawas, mais elle est completement 

traumatisee. » 

Cette tragedie ne trouve que peu d’echo dans les mediats 

occidentaux, et l’on n’entend jamais les politiciens et les celebrites du 

Les « Britanniques » avaient aussi la nationality israelienne. Le Centre americain 

d’etudes strategiques et intemationales estimait alors a 1 milliard de dollars par mois 

les sommes douteuses transferees de Russie vers Pile de Chypre. 

9 Les liens etroits entre Israel et la Turquie s’expliquent par Pinfluence des Donmehs 

dans les gouvernements turcs successifs. Les Donmehs sont des musulmans, mais 

seulement en apparence. Cf. Psychanalyse dujudaisme (2006), pp. 158-163. 

La Traite des Blanches 1 1 

show business protester contre cet ignoble trafic. Imaginons 

maintenant ce qu’il en serait si des Europeens avaient reduit en 

esclavage des milliers de jeunes femmes juives et les avaient soumises 

a toutes sortes de sevices. Mais le silence mediatique sur ce sujet est 

fmalement bien comprehensible si Ton observe les liens qui unissent 

les mafieux aux responsables de la petite « communaute mediatique 

internationale ». 

2. L’Age d’or de la traite des Blanches 

La traite des Blanches n’a pas commence avec l’effondrement de 

l’empire sovietique. Deja, a la fin du XIX e siecle, les populations 

occidentales s’en alarmaient. 

En Europe centrale, ou demeuraient alors la majorite des juifs 

d’Europe, les proxenetes sillonnaient les campagnes appauvries pour 

convaincre les paysans que leur fille pourrait gagner de l’argent aux 

Etats-Unis en tant que femme de menage. lis expliquaient aux parents 

qu’apres quelque temps, leur enfant aurait rembourse le prix du 

voyage et pourrait commencer une vie meilleure au pays de la liberie. 

C’est ainsi que des dizaines de milliers de jeunes filles se retrouverent 

dans les bordels du nouveau monde, a New York, Rio de Janeiro ou 

Buenos Aires. Les filles des paysans n’etaient d’ailleurs pas les seules 

victimes. Toute la foule des promeneuses, des ouvrieres, des immi- 

grantes constituaient la masse des victimes potentielles de la traite. 

Dans l’Empire austro-hongrois, la population juive etait la aussi 

importante. La capitale des Habsbourg comptait, vers 1900, plus de 

150 000 juifs, et ici comme en Pologne et en Ukraine, les maisons 

closes et les trafiquants de femmes vers l’Amerique ou l’Orient etaient 

des membres de cette petite communaute. La capitale autrichienne 

leur servait de lieu de transit entre Galicie et Pologne d’une part, la 

Serbie, la Turquie et la Roumanie, de l’autre. Ces pourvoyeurs, 

recruteurs et marchands de filles y envahissaient les lieux publics. 

La Galicie et la Bukovine, dans le sud de la Pologne actuelle, 

etaient les hauts lieux de la traite. Les autorites policieres identifierent 

ainsi entre 1904 et 1908 plus d’une centaine de ces trafiquants juifs 

galiciens, dont une quarantaine de femmes. Ces reseaux criminels de 

recruteurs de filles prenaient souvent la forme d’entreprises familiales. 

Certains nouaient des relations jusqu’en Argentine et en Inde. Une 

cinquantaine de proxenetes de Czernowitz (ou Ton comptait 30 000 

juifs), etaient ainsi en rapport avec Bombay. A la tete de ces clans 

12 La Traite des Blanches 

familiaux de gangsters, specialistes hereditaires de la traite des 

Blanches, on rencontrait souvent d’energiques matrones, organi- 

satrices d’une prostitution internationale, de Constantinople a Buenos 

Aires. Rosa Langer, par exemple, etait a la tete d’une organisation qui 

fournissait en chair a plaisir les pays balkaniques 10 . En 1896, elle fut 

arrete et emprisonnee a Vienne. 

Petite soeur 

II faut savoir que les proxenetes juifs ne raflaient pas seulement la 

« marchandise » chretienne, mais prosperaient aussi sur 1 ‘exploitation 

des filles de leur propre tribu : « Des trafiquants juifs incontesta- 

blement, s’y trouvaient compromis avec les filles de leur nation qu’ils 

exploitaient », ecrit le professeur Jacques Sole, dans son livre intitule 

L ‘Age d’or de la prostitution, de 1870a nos jours 11 . 

Le journaliste francais Albert Londres, avait deja ecrit un livre sur 

ce sujet en 1927, intitule La Traite des Blanches, Le Chemin de 

Buenos Aires. Son enquete l’avait mene en Pologne, ou des juives 

pauvres etaient envoyees se prostituer en Amerique du Sud par leurs 

propres families. 

Albert Londres nous montrait le jeu des proxenetes : « Les voici 

qui debarquent a Varsovie… Us operent a domicile. lis s’adressent 

d’abord aux parents, et ensuite, seulement ensuite, a la fille. lis 

n’enlevent pas, ils traitent… A Varsovie, a Cracovie, a Lvov, de 

vieilles femmes qu’ils payent toute l’annee n’ont d’autre metier que de 

leur signaler la bonne marchandise. Telle maison ne vaut rien : les 

filles n’ont pas de sante. Se mefier de cette famille : le pere et la mere 

ont l’intention de demander cher… Emmene la cadette, l’ainee est 

paresseuse !… ils les achetent aux parents, par contrat. Un contrat 

aprement discute, dument signe, bellement paraphe… La famille 

demande cent cinquante zlotis par mois, et pendant trois ans au moins. 

L’acheteur n’en offre que cent. Sous le souffle de l’indignation, la 

barbe du pere fremit. II fait approcher sa fille. II la montre line 

nouvelle fois. Est-elle vierge ? II le jure sur la sainte Thora… Une 

Raphael Viau et F. Bournand, pp. 91, 93, 97 ; in Georges Valensin, La Vie sexuelle 

jmve, Les Editions philosophiques, 1981, pp. 65, 66. 

Jacques Sole, L ‘Age dor de la prostitution, de 1870 a nos jours, Plon, 1993, p. 80. 

Jacques Sole s’est documente essentiellement a partir du livre d’un historien juif 

americam, Edward J. Bristow : Prostitution and Prejudice. The Jewish Fight against 

White Slavery, 1870-1939, Clarendon Press, 1982 

La Traite des Blanches 1 3 

famille est sauvee de la misere. A une autre 12 ! » Voila comment des 

milliers de jeunes juives de Pologne emigrerent vers le nouveau 

monde. 

Jacques Sole ecrit ici : « Les juifs occupent tres vite une place 

importante en merae temps qu’ils organisent l’exportation de leurs 

femmes en province, en Turquie ou outre -mer… Des la fin des annees 

1870, les plus hardis ou entreprenants glisseront avec leur cheptel de 

Pologne en Argentine 13 . » 

Des promesses de travail ou de mariage parvenaient a convaincre 

les families de laisser partir des jeunes filles de quatorze ans. Un 

article du 3 octobre 1869, paru dans le journal Gobs de Saint- 

Petersbourg, relevait deja, au sujet des trafi quants juifs de Galicie et 

de Roumanie : certains « se marient plusieurs fois, dans des localites 

differentes, avec de belles et jeunes Juives, pour les vendre ensuite en 

Orient et en Afrique’ 4 . » 

Entre la Russie et l’Allemagne des frontaliers aidaient leurs 

congeneres proxenetes a faire traverser la frontieres aux femmes qu’ils 

allaient livrer a la prostitution. Une petite ville de Galicie autrichienne 

leur servait de quartier general avant le passage de la frontiere : 

Oswiecim, aujourd’hui plus connue sous le nom d’ Auschwitz 15 . 

En 1889, en Pologne et en Ukraine, 22 % des femmes retenues 

dans les maisons de prostitution (1122 sur 5127) etaient juives. La 

plus grande partie des prostituees etaient done des chretiennes, 

retenues dans des maisons juives. Le consul americain notait d’ailleurs 

en 1908 que le « business » de la prostitution etait presque exclusi- 

vement le fait des juifs 16 . 

Leproces de Lemberg 

La traite des blanches commenca a scandaliser 1′ opinion 

europeenne a partir du debut des annees 1880. En 1892, surtout, le 

proces de Lemberg (aujourd’hui Lvov), en Galicie, avait ete reten- 

tissant. Vingt-huit juifs y etaient accuses de proxenetisme. Le reseau 

etait compose de recruteurs, de transporteurs et d’agents locaux en 

12 Albert Londres, La Traite des Blanches, 1927, 1984, pp. 144-150. 

13 Jacques Sole, L’Aged’orde la prostitution, op. cit. , pp. 117-119. 

14 Roger Gougenot des Mousseaux, Le Juif, lejuda’isme et la judaisation des peuples 

Chretiens, Plon, Paris, 1869, 2 e edition, 1886, p. 39 de 1′ introduction. 

15 Edward Bristow, p. 124, in Jacques Sole, op. cit., pp. 121, 122. 

16 Edward J. Bristow, Prostitution and Prejudice, op. cit., pp. 23, 63, 56. 

14 La Traite des Blanches 

Turquie. Les filles etaient envoyees vers Constantinople, l’Egypte, 

l’Afrique du Sud, l’lnde et l’Amerique. 

En 1899, Francois Trocase, un journaliste francais qui avait vecu 

22 ans en Autriche-Hongrie, avait publie un livre interessant sur la 

situation dans le pays, intitule L ‘Autriche contemporaine telle qu ‘elle 

est. Voici ce qu’il ecrivait : « Les Juifs ont inculque a la jeunesse 

feminine, en Autriche, des mceurs dissolues, des habitudes deplo- 

rables, une demoralisation inoui’e. La bassesse native de leurs 

sentiments, 1′ argent et le manque absolu de conscience, les predis- 

posent singulierement au role de seducteurs. Aussi, la prostitution 

guette-t-elle, a chaque porte, les jeunes filles qui, dans les grandes 

villes, deviennent en si grand nombre les servantes des Juifs. On ne 

risque guere de se tromper en disant que le plus grand nombre de 

malheureuses filles qui se corrompent et se prostituent, dans les 

grandes cites autrichiennes, doivent aux Juifs leur premiere chute… 

Certes, parmi les crimes qu’eclaire le soleil, les Chretiens ont trop 

souvent aussi leur part ; mais jamais encore on a eu, en Autriche, a 

leur reprocher de faire le commerce d’exportation des vierges 

chretiennes. Cette honteuse specialite qui deshonore notre siecle 

appartient aux Juifs seuls et de facon exclusive. II faut leur en laisser 

l’infamie. Pendant longtemps, on en a ignore les details. On voyait des 

jeunes filles, en grand nombre, disparaitre mysterieusement, sans 

savoir ce qu’elles devenaient. Ce fut le proces juge en 1892 dans la 

capitale de la Pologne autrichienne, a Lemberg, qui nous l’a fina- 

lement appris. Vingt-huit Juifs etaient accuses de rapt et de trafic de 

jeunes filles. Ces miserables avaient attire dans un piege savamment 

prepare un grand nombre de chretiennes dont la plupart frequentaient 

encore les ecoles. lis leur avaient promis les conditions les plus 

brillantes pour les decider a aller a l’etranger. Aussitot qu’elles eurent 

franchi la frontiere, on les traita comme des esclaves et toute tentative 

de fuite fut rudement reprimee. Arrivees en Turquie, elles furent 

vendues a des maisons de prostitution a raison de mille marks 

chacune, en moyenne. Or, quels sont les proprietaries de semblables 

maisons en Turquie ? Les Juifs seuls ; pas d’autres. Celles de ces 

pauvres victimes qui voulurent resister furent enfermees dans des 

cachots souterrains et rendues dociles a force de mauvais traitements. 

Lorsqu’enfin la police se decida a intervenir, soixante de ces jeunes 

filles furent delivrees. On put les arracher aux griffes des barbares. 

Mais helas, elles etaient perdues corps et ames. Le proces dura dix 

jours. II mit en lumiere les details monstrueux. II fut clairement etabli 

La Traite des Blanches 1 5 

que des centaines de jeunes filles avaient de entrainees par cette 

bande a Lemberg dans la honte, le desespoir, la maladie et la mort. Par 

suite des lacunes de la legislation, les coupables ne furent condamnes 

qu’a des peines insignifiantes. Le chef de la bande, Isaac Schafenstein, 

en fut quitte pour un an d’emprisonnement. Tous les autres firent 

seulement quelques mois de reclusion et recommencerent leur sinistre 

commerce, en y mettant un peu plus de ruse et de mystere. Ce qu’il y 

eut de plus revoltant dans cette triste affaire, c’est que le signataire des 

contrats de vente et de livraison eut l’audace de proclamer hautement, 

au debut du proces, sa non-culpabilite : « Vous n’avez pas a vous 

occuper de moi, dit-il aux juges, que je vende des habits, des fruits, 

des veaux ou des femmes, peu importe. Je fais du commerce et 

personne n’a rien a y voir. » En parlant ainsi, F accuse, nous le savons, 

se tenait exactement sur le terrain de la morale juive, qui permet de 

pratiquer, vis-a-vis des etres humains, toute affaire qui n’est pas 

interdite par le Talmud a Pegard des animaux 17 . » 

Le proces de Lemberg, fut naturellement exploite par les 

antisemites. En 1918, des emeutes anti-juives eurent encore lieu dans 

la ville, ce qui prouve que le trafic ne s’etait pas arrete. A cette 

epoque, au parlement autrichien, on debattait de la disparition de 

domestiques chretiennes qui etaient emmenees vers des bordels a 

Petranger. 

Selon Francois Trocase, « deux millions de Juifs etablis dans le 

pays avaient autant de servantes que les 28 millions d’Austro- 

Hongrois ; les neuf dixiemes d’entre dies daient chrdiennes ; 

souvent, elles avaient pour mission de satisfaire le fils de la maison, 

« afin qu’il ne soit pas malade avant le mariage ». » Francois Trocase 

evoquait encore le role des employeurs israelites. L’un deux, gros 

industriel dans le tissage en Silesie, se vantait d’avoir possede plus de 

mille de ses ouvrides. Et Trocase concluait : « Les abus que les Juifs 

commettent contre les femmes ont puissamment contribue a Pexp- 

losion de colde qui a donne lieu a Pantisemitisme autrichien… A en 

parler, la haine devenait indicible 18 . » 

17 Francois Trocase, L’Autriche juive, 1899, in Leon de Poncins, Israel destructeur 

d « empires, Mercure de France, 1942, pp. 88-92. 

18 Francois Trocase, L’Autriche contemporaine telle qu’elle est, Ed. Pierret, Paris, 

1899, pp. 148-157, in Georges Valensin, La vie sexuelle juive, op. cit. pp. 142-144. 

Dans le traite Keriboth du Talmud (1 la et 1 lb), le livre sacre du judai’sme, il est ecrit 

que les Pharisiens ont le droit de violer leurs servantes goyes (non juives). 

1 6 La Traite des Blanches 

Adolf Hitler tenait quelques propos similaires dans Mein Kampf: 

« Le role que joue les Juifs dans la prostitution et surtout dans la traite 

des Blanches pouvait etre etudie a Vienne plus aisement que dans 

toute autre ville de l’Europe occidentale, exception faite, peut-etre 

pour les ports du sud de la France 19 . » Et Hitler ajoutait : « La 

premiere fois que je constatais que c’etait le Juif impassible et sans 

vergogne qui dirigeait de la sorte, avec une experience consommee, 

cette exploitation revoltante, du vice dans la lie de la grande ville, un 

leger frisson me courut dans le dos. Puis la fureur s’empara de moi. » 

En France, Leon Blum etait devenu le chef du gouvernement du 

Front populaire, en 1936. II avait publie en 1907 un livre intitule Du 

Mariage, et l’ouvrage avait ete reedite peu avant son avenement au 

pouvoir. Leon Blum y faisait tres explicitement l’apologie du vaga- 

bondage sexuel pour les jeunes filles chretiennes : «Qu’elles se 

donnent quand il leur en vient l’envie », ecrivait-il (page 279). « La 

virginite, rejetee gaiement et de bonne heure », etait pour lui la 

solution, (page 265). « Qu’avant le mariage, la femme depense tout ce 

qu’il y a d’ardent dans son instinct, tout ce qu’il y a de mobile dans 

son caprice ; qu’elle s’epuise, par un nombre indetermine d’aven- 

tures. » (page 25). Leon Blum insistait encore : « II est barbare qu’en 

pleine vigueur de sa jeunesse, la vierge sous peine de decheance et de 

deshonneur, soit tenue de refrener en die 1′ instinct qui est le 

mouvement meme de la nature. » (page 296). Et il s’adressait direc- 

tement aux jeunes filles de France : « Le sentiment d’honneur qui 

vous protegeait etait artificiel et stupide. . . » (page 265). 

II fallait done en finir avec ces vieux prejuges vehicules par le 

catholicisme reactionnaire : « Je pense que dans l’avenir, rien ne devra 

subsister de ces manieres. » (page 280). « Votre prejuge n’est plus 

rien, des qu’on l’isole des mceurs sauvages ou de l’ascetisme religieux 

qui Font supporte jadis. II correspond, comme on dit, a une survivance 

des ages passes de la civilisation. » (page 292). 

De 1 ‘autre cote du Rhin, dans l’Allemagne nationale-socialiste, 

Julius Streicher, le directeur du journal antisemite Der Sturmer, avait 

ecrit un article au sujet du livre de Leon Blum. Sa conclusion etait 

peut-etre un peu brutale : « II pretend y traiter du probleme sexuel. En 

realite, cet ouvrage est un appel invitant tous les juifs a souiller 

systematiquement et methodiquement les femmes et les jeunes filles 

nonjuives. » 

‘ Bristow, p. 84 ; Mein Kampf, Nouvelles Editions latines, p. 66. 

La Traite des Blanches 1 7 

A Rio et Buenos Aires 

L’ecrivain juif autrichien Stefan Zweig, qui s’etait exile au Bresil 

apres l’arrivee d’Hitler au pouvoir, a laisse un temoignage sur les 

prostituees de Rio de Janeiro. En aout 1936, il ecrivait ainsi : «Des 

negresses noires comme la nuit aux cheveux bouffants, aux seins nus, 

vous devisagent d’un air hebete et indifferent, relies des statues en 

bois, des Francaises fardees, en chemisettes voyantes ou en shorts 

provocants, chantonnent et vous appellent, des Juives orientales vous 

promettent les luxures les plus folles, il y a aussi des mulatresses dans 

toutes les nuances de cafe au lait 20 . . . » 

Les bordels constituaient un element bien connu de la societe 

bresilienne. En 1879, trente-neuf proxenetes juifs furent expulses du 

pays, mais en depit des nombreuses expulsions qui se succedaient, les 

proxenetes y resterent jusqu’a la Premiere Guerre mondiale. 

Les filles arrivaient d’abord par Buenos Aires, en provenance de 

Hambourg. La celebre Compagnie maritime allemande d’Albert 

Ballin, un hommes d’affaires juif proprietaire de la Hamburg-America 

Line, fut ainsi utilisee, grace a des complicites, afin d’approvisionner 

en jolies filles les bordels de Buenos Aires. Edward Bristow note ici 

tres justement un des traits caracteristiques d’une mentalite tres 

particuliere : « Pour celles qui avaient jusqu’alors conserve quelques 

illusions, la traversee maritime constituait le moment de verite. Le 

changement de ton de leurs protecteurs, charge de les demoralise^ 

suffisait a leur annoncer leur tragique destin 21 . » 

L’historien « bresilien » Marc Raizman presentait les choses ainsi : 

« Certains d’entre eux parcouraient l’Europe centrale a la recherche de 

belles jeunes filles juives a marier. Apres le mariage, le proxenete 

prenait pretexte de ses affaires pour s’absenter, en offrant un billet 

pour Buenos Aires et la promesse de se rencontrer la-bas. Quand elles 

arrivaient en Argentine ou au Bresil, leur mari n’etait pas la, mais une 

femme se presentait comme sa tante. Les jeunes femmes, souvent 

agees de 18 ans au plus, tombaient ainsi dans les reseaux de 

proxenetisme. Beaucoup se suiciderent. » 

Dans les annees 1920, le journaliste Albert Londres relatait ce 

qu’il avait vu sur place : « A cote des « Franchuchas » [des Francaises], 

qui forment « l’aristocratie » des prostituees de Buenos Aires, ecrivait- 

il, les « Polaks » sont le tiers-etat : deux pesos. » Et les souteneurs, ici 

20 Stefan Zweig, Journaux, 1912-1940, 1984, Belfond, 1986, p. 266. 

21 Bristow, p. 124, in Jacques Sole, L ‘Age d’or de la prostitution, op. cit., pp. 121-123. 

1 8 La Traite des Blanches 

aussi, etaient des juifs de Pologne : « Officiellement, ils se disent 

marchands de fourrures. » Mais en realite, ils etaient surtout des 

proxenetes 22 . 

Les voyages d’ importation qu’ils faisaient en Europe ne cesserent 

jamais pendant toute cette periode : de trois a six par an. Cette 

industrie du vice s’etait organisee des la fin des annees 1890 pour 

former une sorte de syndicat, appele le Zwi Migdal. Puis, en 1906, les 

gangsters s’etaient constitues legalement en association. Grace a 

l’appui de policiers ou de politiciens corrompus, leur reseau de 

maisons et de filles etait devenu une vraie puissance dans les annees 

1920″ . Le syndicat etait domine par un certain Dickenfaden, «vrai 

Napoleon des souteneurs juifs de Buenos Aires », ecrit Jacques Sole. 

II etait arrive de Varsovie en 1885, et il y mourut en 1927, comble 

d’argent et de consideration. 

Les patrons du Zwi Migdal organisaient de veritables ventes de 

femmes. Une fois debarquees, a Buenos Aires ou a Montevideo, les 

filles abordaient leur bordel argentin ou, apres deshabillage complet, 

elles etaient parfois mise a l’enchere 24 . Les trafiquants, eux, s’affi- 

chaient ostensiblement, au theatre ou a l’opera, habilles de maniere 

elegante, avec de gros diamants aux doigts. Ils avaient leurs clubs, 

leurs organisations et leurs codes secrets. 

Sur les 199 maisons closes recensees a Buenos Aires en 1909, 

102 etaient tenus par des juifs, portant des noms juifs (mais l’on sait 

que de nombreux juifs changent de noms) ; et plus de la moitie des 

prostituees etaient juives. II convenait d’y ajouter de nombreux 

pourvoyeurs. Les uns et les autres faisaient souvent l’objet de mesures 

d’expulsion qui portaient jusqu’au Bresil et les refoulaient en Pologne, 

mais ils revenaient toujours en Argentine, tout en conservant leurs 

liaisons avec Varsovie. On comptait, en 1930, 400 profiteurs tres 

officiels de la prostitution a Buenos Aires tandis qu’a Varsovie pres de 

600 autres etaient suspectes de nourrir leur trafic. 

Marc Raizman note ici que le mot portugais pour « souteneur » est 

« cafetao ». Et il explique qu’il s’agit d’un mot derive de « caftan », 

comme on appelait ces long manteaux noirs portes par les juifs 

orthodoxes d’Europe de l’Est. C’est aussi ce qu’ecrit Edward 

Bristow : « A Rio de Janeiro, les immigrants juifs de Russie, de 

Pologne, de Hongrie et de Roumanie etaient tellement identifies au 

22 Albert Londres, La Traite des Blanches, 1927, op. tit, pp. 144-150. 

3 Jacques Sole, L ‘Age d’or de la prostitution, op. cit, pp. 122, 123. 

4 Bristow, p. 309, in Jacques Sole, L ‘Age d’or de la prostitution, op. cit. p. 135. 

La Traite des Blanches 1 9 

proxenetisme, a la fin des annees 1880, que le « caftan », le long 

manteau juif traditionnel, etait synonyme de proxenete. » (p. 113). 

Le Zwi Migdal etait encore tout-puissant dans les annees 1920, 

avec ses centaines de bordels et ses milliers de prostituees. Les 

gangsters qui le dirigeaient avaient aussi investi dans d’autres activites 

criminelles : le trafic de cocaine et d’hero’ine, l’extorsion de fonds, le 

racket, les cambriolages et, aux Etats-Unis, en cette epoque de 

Prohibition, le trafic clandestin d’alcool. 

Aujourd’hui, la population juive du Bresil est de 150 000 

personnes, dont 70 000 vivent a Sao Paulo, le coeur commercial du 

pays, et 30 000 a Rio. Marc Raizman est tres fier de nous citer les 

noms de toutes ces personnalites juives du Bresil qui ont reussi dans 

les affaires, le show business et l’industrie culturelle. A la fin des 

annees 1990, le president du Bresil s’appelait Fernando Henrique 

Silva Cardozo, et sa fille s ‘etait mariee avec un juif. « II a un petit-fils 

dont le nom de famille est Zylbertein », ecrit Raizman. Et l’historien 

precise aussi que Cardozo est un nom de « converso », c’est-a-dire de 

bon catholique en apparence, mais seulement en apparence. Les 

societes multiculturelles, on le sait, sont toujours propices a l’ele- 

vation des enfants d’Israel 25 . 

De Londres a New York 

Avant la Premiere Guerre mondiale, Londres etait aussi une place 

importante du proxenetisme juif. De nombreuses jeunes filles y 

echouaient dans des maisons de debauche maquillees en home 

familial 26 . Dans le East End londonien, Isaac Bogard, dit « Darky the 

Coon », en raison de ses cheveux tres noirs, etait le cai’d qui tenait les 

prostituees et les clubs locaux au debut du XX e siecle. Puis il y eut 

Harry « Little Hubby » Distleman. Un auteur juif tel Chai’m Bermant 

ecrivait dans le Jewish Chronicle du 15 Janvier 1993 que dans cette 

periode (1903-1909), 151 etrangers en Angleterre, la plupart juifs, 

tenaient ce type d’etablissements 27 . 

A partir de Londres, les filles pouvaient rapidement se retrouver 

embarquees pour les Etats-Unis. Des les annees 1 870, des proxenetes 

avaient etablis des maisons closes a New York, mais ce furent les 

annees 1890 qui constituerent 1′ apogee des rois juifs de la prostitution 

En 2007, la France de Nicolas Sarkozy, Jacques Attali et Bernard Kouchner en est 

un bon exemple. 

26 L. Gartner, p. 183, in Georges Valensin, La Vie sexuelle juive, op. cit., p. 264. 

Jacques Sole, L ‘Age d’or de la prostitution, op. cit., p. 79. 

20 La Traite des Blanches 

new-yorkaise. Le desir de s’enrichir etait surement la motivation 

principale pour les 6000 souteneurs que Ton comptait aux Etats-Unis 

en 1914, et qui exploitaient alors pas moins de 30 000 prostituees. 

Selon des temoignages juifs contemporains, etre souteneur constiruait, 

au sein de cette communaute, une activite normale lorsqu’on etait 

jeune et pauvre. Le maquereau, dans ce milieu, offrait un modele de 

reussite sociale. II existait aussi une concurrence des proxenetes 

francais et italiens, mais comme a Buenos Aires, les juifs s’y 

revelaient superieurs par leurs dons d’organisation 28 . Certains eurent 

l’habilete, peu apres, de se glisser dans la machine electorate 

democrate et purent ainsi disposer d’un soutien policier. 

Les jeunes femmes francaises etaient nombreuses dans les 

maisons closes de New York. En 1907, les deux nationalites les plus 

representees etaient les Francaises et les Juives, avance Edward 

Bristow (p. 165). Les Americains appelaient d’ailleurs ces maisons 

« french houses », alors meme que les proprietaries etaient des juifs. 

Motche Goldberg controlait en 1912 les interets de huit maisons 

closes et de 1 14 fdles. II etait alors l’un des rois du vice 29 . 

Le film de Sergio Leone, // etait unefois I’Amerique (1984), qui 

raconte l’histoire de gangsters new yorkais arrives de leur Pologne 

natale au debut du siecle, montre aussi que ces future heros des ecrans 

de television n’hesitaient pas a prostituer leurs propres sceurs. 

Une enquete de 1908 menee par la Commission sur 1′ immigration 

des Etats-Unis, donnait les chiffres suivants : Sur 2093 cas juges, 

1512, c’est-a-dire les trois quarts, concernaient des filles nees sur le 

territoire, dont une predominance de juives. Sur les 581 etrangeres, 

225 etaient juives, 154 etaient francaises, 64 allemandes, 31 italiennes, 

290 irlandaises et 10 etaient polonaises. 

Une association maintenait l’ordre dans la prostitution, y compris 

par le meurtre des fdles desobeissantes. A l’epoque, toute une 

litterature fleurissait sur ce sujet. Aux Etats-Unis, entre 1911 et 1916, 

les journaux etaient pleins de recits de vierges sacrifices au vice, de 

femmes seduites, vendues et asservies 30 : Tout New York se 

passionna, en 1910, pour l’histoire d’une vierge vendue par un juif 

28 Jacques Sole, L ‘Aged’or de la prostitution, op. cit., pp. 125, 126. 

Albert Fried, The Rise and the fall of Jewish Gangsters in America, 1 980, Columbia 

University Press, 1993, pp. 8, 18. 

Judith Walkowitz et Ruth Rosen, Prostitution and Victorian Society Women, 

Cambridge University Press, 1 980. Ruth Rosen, The Lost Sisterhood Prostitution in 

America, 1900-1918, The Johns Hopkins University Press, 1982. 

La Traite des Blanches 21 

allemand. II y avait alors une authentique peur collective, et qui etait 

evidemment justifiee. 

Des rabatteurs pour maisons closes, parlant yiddish, recrutaient 

surtout dans les dancings ou par petites annonces, promettant des 

emplois d’entraineuses. Leurs nai’ves victimes etaient destinees 

principalement a 1′ exportation, et notamment vers l’Afrique du Sud 31 . 

Ce fut aussi vers 1910 que la campagne contre la traite des 

Blanches obtint ses plus grands succes. Plus de mille proxenetes 

furent arretes entre 1910 et 1915. Les temoignages des victimes et des 

policiers, a cotes des enquetes de presse, confirmaient le caractere 

parfaitement organise de leur activite. 

A New York, parmi toutes les « madames » juives, tenancieres des 

bordels, Polly Adler, qui etait d’origine polonaise, etait la plus connue 

dans les annees 1920-1930. Un peu plus tot, c’ etait une certaine Rosie 

Hertz qui etait la plus fameuse « madame » de la ville. Avec son mari 

Jacob, elle avait ouvert plusieurs bordels dans les annees 1880. A son 

proces, elle flit appele par le juge la « marraine des prostituees ». On 

sait qu’un siecle plus tard, dans les annees 1970, ce role etait tenu par 

la fameuse Xaviera Hollender, dont le livre s’ etait vendu a 17 millions 

d’exemplaires 32 . 

En Afrique du Sud 

A partir de 1895, les proxenetes et les prostituees de New York 

furent en butte a une repression accrue et certains partirent pour 

Buenos Aires ou Johannesbourg, ou ils dominerent l’univers de la 

prostitution. A Johannesbourg, les observateurs notaient effectivement 

le grand nombre de juives new yorkaises originaires de l’empire russe 

parmi les prostituees. A cote des « Russo-americaines », il y avait aussi 

des prostituees noires et metisses, des Francaises et des Allemandes. 

Les souteneurs d’origine juive y etaient fort nombreux, et la plupart 

venaient eux aussi de New York. 

C’est un certain Joe Silver qui dominait alors ce milieu des 

« Polono-Americains ». II etait ne en Pologne en 1 869 et avait travaille 

a Londres, comme sergent recruteur de la prostitution. En 1898, il prit 

le bateau pour l’Afrique du Sud, a Southampton. Un rabbin, qui l’avait 

vu embarquer en ce mois de juin, notait qu’il etait alors accompagne 

de son epouse, qui etait elle-meme une prostituee, de quatorze 

I. Howe, p. 96, in Georges Valensin, La Vie sexuelle juive, op. cit., pp. 65, 66. 

Sur Xaviera Hollender, cf. Le Fanatisme juif (2007), pp. 314-318. 

22 La Traite des Blanches 

acolytes et de vingt-cinq filles. Grace a ses talents d’organisateur, il 

s’imposa rapidement a Johannesbourg comme le roi du vice. II crea le 

fameux « Club Americain », association locale des souteneurs juifs dont 

il etait le president. Joe Silver gera ainsi les problemes lies a l’appro- 

visionnement de ce trafic, et notamment du renouvellement des 

« stocks ». Les juifs polonais n’etaient certes pas seuls a faire ce travail, 

mais ils etaient, et de loin, les plus gros trafiquants, et entretenaient, 

ici comme ailleurs, des relations etroites avec le monde du crime . 

Joe Silver fut finalement arrete a Pretoria, en avril 1899, et 

condamne a deux ans de bannissement ; une peine qui ne derangeait 

guere les habitudes de ce cosmopolite voyageur. II partit pour Le Cap 

en compagnie d’autres proxenetes et de leurs prostituees. Comme a 

Johannesbourg dix ans auparavant, les milieux d’affaires lui donnerent 

son appui, tandis que les autorites religieuses chretiennes elevaient des 

protestations. Les Europeens se scandalisaient d’autant plus que les 

proxenetes juifs mettaient en rapports des Noirs avec des Blanches . 

En 1902, des mesures repressives le contraignirent a nouveau a l’exil. 

II partit cette fois-ci pour Bloemfontein, mais du rapidement quitter 

les lieux une nouvelle fois. II s’installa alors a Durban, mais des 1903, 

il fut de nouveau oblige de fuir. II partit alors pour le Transvaal, 

personnifiant les peregrinations du « juif errant », toujours innocent et 

toujours persecute sans raison. 

De Constantinople a Bombay 

Apres New York et Buenos Aires, Constantinople etait le 

troisieme plus grand foyer de prostituees. Dans les maisons closes de 

la capitale ottomane, les prostituees grecques et armeniennes 

cotoyaient d’autres ressortissantes des voisins europeens de la 

Turquie, ainsi que de nombreuses filles d’Europe centrale. La encore, 

les proxenetes juifs occupaient une position dominante. Ils faisaient 

parcourir a leur « marchandise » des routes partant de Budapest et 

33 Charles von Onselen, Studies in the Social and Economic History of the 

Witwatersrand, 1886-1914, T. I, The New Babylon, Longman, 1982, p. 106, in 

Jacques Sole, L ‘Age d’or de la prostitution, p. 110. 

34 Ils encouragent de toutes leurs forces Pimmigration et le metissage chez les autres, 

mais defendent leur propre sang contre toute pollution etrangere. Au cinema, cette 

obsession du metissage revient tres souvent dans leurs films. C’est une de leurs 

marques de fabrique, mais il y en a d’autres : la drogue, les travestis, l’homosexualite, 

le cinema « gore », les attaques contre l’Eglise catholique, l’apologie de la democratic 

et de la guerre contre les « mechants », etc. Cf. les chapitres sur le cinema dans Les 

Esperances planetariennes, Psychanalyse dujudaisme et Le Fanatisme juif. 

La Traite des Blanches 23 

traversant la Roumanie, mais Odessa, sur la mer Noire, constituait 

aussi un point de depart important pour ce traflc. 

A partir de Constantinople, certains proxenetes internationaux 

organisaient ensuite l’exportation des prostituees vers l’Egypte, l’Asie 

orientale ou l’Afrique du Sud 35 . Les autorites de Constantinople furent 

longtemps tolerantes envers ce trafic qu’elles ne demantelerent qu’au 

debut de la Premiere Guerre mondiale. 

En 1903 a Alexandrie, les traflquants provenaient la encore 

essentiellement de Galicie et de Roumanie. En Tunisie, deja en 1850, 

l’historien et voyageur francais A. Vilhau evoquait les « courtiers en 

libertinage, presque tous Juifs 36 « . Un siecle plus tard, le periodique 

pro-nazi Je suis partout constatait : « Le Juif de Tunisie est souteneur, 

pourvoyeur d’innombrables maisons de rendez-vous clandestines et 

opere la traite des aryennes 37 ». 

En Afrique du Nord, confirme encore le docteur juif algerois 

Georges Valensin, « a sevi par exception une prostitution juive tres 

active jusqu’a notre epoque. » Avant l’independance, peut-on encore 

lire ici et la, des souteneurs juifs etaient « toujours prets a jouer du 

couteau pour leurs protegees, ce qui soulevait le degout des hommes 

pieux 38 . Selon Andre Chouraqui, dans son livre Les Juifs de l’Afrique 

du Nord, depuis leur emigration en France, le proxenetisme y etait 

devenu de plus en plus important 39 . » 

Au-dela du canal de Suez, l’Asie et l’Afrique orientale s’ouvrirent 

largement a la prostitution d’origine europeenne a partir de 1870. Les 

chretiennes etaient peut-etre encore plus nombreuses en Asie : a 

Ceylan, a Calcutta, Bombay, Singapour ou Manille. En Mandchourie 

aussi, des juives cotoyaient des Francaises ou des Japonaises dans les 

maisons closes, et jusqu’a Port-Arthur et Shangai’. 

Pareille expansion permet de comprendre pourquoi, dans le 

langage courant du monde de 1900, un juif etait communement 

considere, sous toutes les latitudes, comme un trafiquant de chair 

humaine et un proxenete en puissance. 

35 Bristowp. 181, in Jacques Sole, L ‘Age d ‘or de la prostitution, op. cit, p. 127. 

A. Vilhau, in Georges Valensin, La Vie sexuelle juive, Les Editions philosophiques, 

1981. Georges Valensin, un medecin juif d’Algerie, a publie de nombreux ouvrages 

sur la sexualite. 

Je suis partout, 11 decembre 1942. 

Les Nouveaux cahiers, n° 42. 

39 Georges Valensin, La Vie sexuelle juive, op. cit., pp. 62, 65, 66. 

24 La Traite des Blanches 

3. Une tongue tradition 

Le role preponderant – voire exclusif – des trafiquants juifs dans 

le proxenetisme international remonte a tres loin dans l’histoire. Deja, 

au Moyen Age, des temoignages attestent l’activites febrile des 

marchands de cette communaute dans le commerce des esclaves : 

esclaves Chretiens des le haut Moyen Age, puis esclaves africains 

envoyes vers les Ameriques. Les femmes et les enfants, comme on le 

sait, ne furent pas epargnes, dans la mesure ou ils pouvaient faire 

gagner de 1′ argent aux trafiquants. 

Eros center dans VAllemagne vaincue 

Apres la Seconde Guerre mondiale, les armees alliees stationnees 

en Allemagne constituerent un fructueux marche pour tout type de 

trafics : 1′ alimentation, l’alcool, les cigarettes et les prostituees. Yossef 

Buchman un « rescape des crematoires », comme l’ecrit Jacques 

Derogy dans son livre Israel Connection, avait su profiter du chaos de 

l’apres-guerre. II avait mis sur pied une petite organisation pour 

eliminer la concurrence. Avec ses complices, ils se deguisaient en 

agents de la police militaire americaine, circulaient en jeeps et 

tendaient des embuscades aux autres trafiquants. Ils les appre- 

hendaient et saisissaient leurs marchandises, puis, feignant l’inat- 

tention, les laissaient prendre la fuite. « Quelques mois plus tard, ecrit 

Derogy, le jeune refugie juif polonais roulait en Kaiser, portait 

costume, et ne sortait qu’accompagne de gardes du corps et de 

Gretschen aussi seduisantes que dociles. » 

Puis, Yossef Buchman se lanca dans le trafic de dollars, vrais ou 

faux. II avait cree un reseau dont la rentabilite etait telle que son 

tresorier fut un jour tente de fuir avec plusieurs centaines de milliers 

de marks dans ses valises, mais un coup de poignard etait venu mettre 

un terme a ses projets. 

Yossef Buchman prosperait, partout ou il y avait des bases 

americaines. Kaiserlautern etait ainsi devenu un carrefour notoire de la 

prostitution, de la drogue et de la contrebande. Un journal de l’armee 

americaine, le US Overseas Weekly, avait d’ailleurs denonce Yossef 

Buchman comme « le roi de la cite du crime », mais Buchman porta 

plainte et son redacteur se retrouva en correctionnelle pour 

diffamation. On n’insulte pas un rescape de l’holocauste. 

Dans la revue communautaire L’Arche, de novembre 1977, un 

article confirmait que dans les « mines de Berlin », en 1945, on 

La Traite des Blanches 25 

rencontrait effectivement des « groupes de rescapes juifs s’adonnant a 

des activites lucratives qui n’avaient rien de « catholiques », ni 

davantage de « casher ». » Et le journaliste precisait : « lis ne se 

croyaient plus d’obligations morales 40 . » 

La fameuse Moselstrasse, a Francfort, etait l’oeuvre de Buchman. 

11 s’y etait installe en 1956, et y avait monte une maison de 

prostitution a cote de la gare. Quarante prostituees et strip-teaseuses 

composaient l’essentiel du personnel. Au debut des annees soixante, 

Francfort, la ville des Rothschild, etait ainsi devenue le carrefour 

europeen de la pegre. 

Avec son ami et associe Israelovitch, Yossef Buchman entreprit 

d’y edifier des tours de 14 a vingt etages pour y loger des filles. Ce 

furent les premiers Eros Centers. Buchman generait tellement d’argent 

qu’il etait devenu, en quelques annees, une personnalite en vue. II etait 

desormais recu dans la haute societe allemande, frequentait les 

ministeres ainsi que les sieges des partis politiques, sans oublier, bien 

entendu, l’ambassade d’Israel. Car « Yossele » Buchman demeurait un 

bon juif et un bon sioniste, profitant du moindre temps libre entre 

deux affaires pour venir en Israel. II avait d’ailleurs fait d’importantes 

donations a l’armee israelienne, en particulier pendant la guerre des 

Six jours et la guerre de Kippour 41 . 

Dans les annees 1970, les proxenetes continuaient a recruter des 

femmes juives. Le mensuel juif L’Arche de fevrier 1976 avait publie 

un article sur le crime organise a Francfort. Voici ce que Ton pouvait 

y lire : « A Francfort, en 1975, beaucoup de filles de trottoirs etaient 

venues d’Israel comme leurs souteneurs ; une sur trois arborait l’etoile 

de David. Elles s’entretenaient en hebreu et demeuraient en relation 

avec leur famille. Elles abandonnerent la grande ville allemande 

quand leurs protecteurs furent condamnes et emprisonnes pour trafic 

d’heroine . » Effectivement, la prostitution marche presque toujours 

de pair avec les boites de nuit, le trafic de drogue, le racket, le 

meurtre, l’extorsion de fonds et le blanchiment d’argent. 

En 1980, Jacques Derogy, lui-meme d’origine juive, devait bien 

faire cette constatation : « Curieux phenomene, en verite, que 

l’implantation de centaines de delinquants israeliens a Francfort, 

Lire aussi le temoignage similaire de Samuel Pisar, un autre « rescape », qui s’etait 

lui aussi lance dans le business en Allemagne des 1945, in Psychanalyse dujudaisme, 

pp. 119-122. 

41 Jacques Derogy, Israel Connection, Plon, 1980, pp. 170, 171. 

42 Georges Valensin, La Vie sexuelle juive, Les Editions philosophiques, 1981, p. 264. 

26 La Traite des Blanches 

Hambourg et Munich, dans cette Allemagne a peine sortie du 

nazisme… Curieux phenomene que 1′ irresistible ascension de ces 

Israeliens vers les cimes germaniques de la Mafia internationale ou on 

rencontre desormais un peu partout, prostitution ou drogue, 

escroquerie ou hold-up 43 . » 

Trente ans plus tard, au debut du mois de septembre 1999, le 

deces d’Ignaz Bubis, le president de la Communaute juive d’ Alle- 

magne, avait donne lieu a un incident a Jerusalem, ou se deroulaient 

ses obseques. Par protestation, un juif avait macule le cercueil du 

defunt, qu’il accusait de speculation immobiliere. L’hebdomadaire 

Rivarol nous apprenait a cette occasion qu’en effet, Ignaz Bubis avait 

detourne des fonds recus du gouvernement allemand pour dedom- 

mager des victimes de « l’holocauste », afin d’acquerir des blocs de 

maisons a Francfort. II en avait fait des maisons de passe et avait aussi 

fait construire plusieurs Eros-Centers, qui furent la source de son 

immense fortune. 

Le baron Sinclair 

Le baron Sinclair est une autre figure emblematique de cette 

industrie du sexe. Lui, ne « faisait » que dans la prostitution de luxe. En 

1982, il etait deja tombe une premiere fois pour proxenetisme. Puis il 

avait prefere partir pour les Etats-Unis. Quand il revint en France en 

1988, il reprit ses activites habituelles, jusqu’a son arrestation. Devant 

le tribunal, il niait pourtant categoriquement. Les « clients », affirmait- 

il, etaient en realite « une constellation d’amis richissimes a qui je 

rendais service. » II evoquait encore son amitie avec Faycal d’Arabie : 

« Je le connais depuis vingt ans, on est archi-amicaux. Je lui avais 

presente une fille avec qui il a eu un enfant, alors bien sur… » II 

soutenait avoir simplement ete « une sorte d’animateur entre mes amis 

et mes copines. » Mais un proxenete, certainement pas ! 

Dans son appartement entierement neuf de la Place du marche 

Saint-Honore, la police avait saisi onze tableaux de valeur. Aux Etats- 

Unis, il avait trafique les ceuvres d’art : « J’achetais et je vendais des 

tableaux, declarait-il. La-bas, je connais beaucoup de monde, j’ai tant 

d’amis… » Le president du tribunal avait alors fait cette reflexion : 

« C’est un mode de placement, pour vous, les tableaux. D’ailleurs, les 

marchands disent que vous n’y connaissez rien 44 ! » 

4j Jacques Derogy, Israel Connection, Plcm, 1980, p. 169. 

1993. Archives d’Emmanuel Ratier. 

La Traite des Blanches 27 

Le grand patron italien de l’automobile, qui etait aussi l’un de ses 

« amis », avait pourtant la facheuse habitude de surnommer le baron 

Sinclair, « Pinocchio », a cause de ses sempiternels rnensonges. Les 

policiers disaient aussi de lui qu’il etait « baratineur et charmeur ». En 

plus, il etait drole, « Jacky », car le « baron Sinclair » etait surtout connu 

par les filles sous le nom de « Jacky Cohen ». C’etait un rapatrie 

d’Algerie. Son vrai nom etait en realite Isaac Sellam. II etait 

adolescent quand il avait debarque a Marseille avec sa mere. Le 3 mai 

1993, Isaac etait condamne a quatre ans de prison et 1,2 million de 

francs d’amende. Les persecutions ne finiront-elles done jamais ? 

Les origines talmudiques 

Si Ton remonte maintenant dans l’histoire, on s’apercoit que le 

role des trafiquants juifs dans la traite des Blanches est tres ancien. 

«Au XVII e siecle, ecrit le docteur Valensin, les Juifs de l’Empire 

ottoman etaient specialises dans les ventes d’esclaves formees a toutes 

les depravations, et le commerce des filles leur appartenait 

uniquement comme celui des bordels. . . II y avait a Constantinople des 

Juifs qui n’avaient d’autres fonctions que de verifier la virginite des 

filles vendues comme chair a plaisir 45 . » Mais on peut encore remonter 

un peu plus loin : « Des 1387 a Barcelone, un Juif souteneur etait puni 

d’une amende 46 . » 

Le grand ecrivain russe Alexandre Soljenitsyne presentait un 

autre exemple du role des commercants juifs dans ce trafic. Au XIIF 

siecle, les juifs, qui avaient ete invites a s’installer a Kiev par les 

Tatars, ou se trouvait leur autorite supreme, s’etaient attires la haine 

des autres citadins. Soljenitsyne cite ici un certain Karamzine : « Ces 

gens-la achetaient aux Tatars le droit de prelever le tribut, ils 

pratiquaient une usure exorbitante a l’egard des pauvres, et, en cas de 

non-paiement, les declaraient esclaves et les emmenaient en captivite. 

Les habitants de Vladimir, de Souzdal, de Rostov perdirent bientot 

patience et se souleverent unanimement, au son des cloches, contre 

ces mediants usuriers : certains furent rues, les autres chasses. » 

Et Ton constate ici que les commercants juifs ne se limitaient pas 

seulement au commerce et a l’exploitation des femmes russes, mais 

pouvaient aussi tirer profit des hommes ou des enfants reduits en 

M. Yarden, dans Les Chretiens devant le fait juif, Ed. Beauchesne, Paris, 1929, p. 

131, in Georges Valensin, La Vie sexuellejuive, op. cit, pp. 65, 66. 

46 M. Kriegel, Les Juifs a la fin du moyen age, p. 249 ; in Georges Valensin. 

28 La Traite des Blanches 

esclavage. Les commercants juifs jouissaient d’immenses fortunes. 

Soljenitsyne ouvre la Petite Encyclopedie juive, publiee a Jerusalem 

en 1976 : « Les archives du XV e siecle mentionnent des Juifs de Kiev, 

collecteurs d’impots, jouissant de fortunes importantes . » 

On rappellera encore la bulle du pape Clement VIII, en 1593, 

Cum hebreorum malitia : Defense aux juifs de favoriser la prosti- 

tution, le jeu, le recel, la pederastie. 

Mais peut-etre faut-il aussi tout simplement remonter a la source. 

L’Ancien Testament presente ce passage eloquent qui a sans doute 

legitime la prostitution des filles juives par leurs propres congeneres : 

« Si quelqu’un vend sa fille comme servante, elle ne s’en ira pas 

comme s’en vont les esclaves. Si elle deplait a son maitre qui se l’etait 

destinee, il la fera racheter ; il ne pourra la vendre a un peuple 

etranger, usant ainsi de fraude envers elle. S’il la destine a son fils, il 

la traitera selon la coutume en vigueur pour les filles. » (Exode, 21,7- 

10) Et nous retrouvons ici la question de l’inceste, qui tient une si 

grande place dans le judai’sme 48 . 

Quant au viol des servantes chretiennes ou des filles russes par les 

proxenetes israeliens, il pouvait trouver une legitimite dans le Talmud. 

La Mishnah (loi orale du Talmud) etablit, certes, que tout personne en 

ayant force une autre en dehors des liens du mariage doit etre punie, 

mais la Gemara (les commentaires de la loi) enseigne qu’il existe des 

exceptions, notamment pour les filles esclaves : dans son sommeil, la 

jeune servante est considered comme innocente. Si elle est consciente, 

le Pharisien est alors coupable. Maintenant, s’il la penetre par les 

voies non naturelles, ou encore en se retirant avant l’orgasme, l’acte 

est considere comme un « simple contact sexuel », sans consequence 

morale. Dans ce cas, le Pharisien est « sans tache, comme si elle avait 

ete endormie » Et Ton comprend mieux ainsi toutes ces affaires 

impliquant des psychiatres ou des psychanalystes qui se sont rendus 

coupables d’avoir viole leurs patientes apres les avoir endormies . 

La rumeur d’ Orleans 

En mai 1969, dans la bonne ville d’Orleans, une rumeur 

commenca a courir : des jeunes filles entrees dans des magasins 

d’habillement tenus par des commercants juifs auraient mysterieu- 

7 Alexandre Soljenitsyne, Deux Siecles ensemble, tome I, Fayard, 2002, p. 21. 

4 Lire nos chapitres consacres a l’inceste in Psychanalyse du judai’sme (2006) et Le 

Fanatismejuif (2007). 

4 Lire a ce sujet Le Fanatismejuif, pp. 3 1 8-326. 

La Traite des Blanches 29 

sement disparues. Elles auraient ete endormies avec du chloroforme, 

puis emmenees pour etre livrees a la prostitution, de l’autre cote de la 

Mediterranee. La rumeur, qui avait enflee demesurement, avait ravive 

un antisemitisme des plus « nauseabonds » qui rappelait « les heures les 

plus sombres de notre histoire ». 

Le grand historien juif Leon Poliakov nous expliquait : « Que se 

passa-t-il dans la calme cite d’Orleans durant le mois de mai 1969 ? 

Peu de choses, en fin de compte. Des lyceennes colporterent pendant 

quelques jours le bruit selon lequel les cabines d’essayage de certains 

magasins de confection de leur ville, tenus par des commercants juifs, 

servaient de points de depart a un reseau de traite des Blanches. Ce 

leger delire reussit pourtant, avant de s’evaporer, a faire tourner la tete 

a une partie de la population orleanaise, tandis que, de leur cote, les 

Juifs locaux crurent soudain voir, l’espace de quelques heures, 

resurgir devant eux le spectre du pogrome 50 . » 

L’annee suivante, des phenomenes analogues, quoique moins 

spectaculaires, s’etaient produits dans d’autres villes fran9aises, a 

Amiens, surtout, mais aussi a Chalon-sur-Saone, Dinan, Grenoble, et 

Strasbourg, alimentant les fantasmes les plus fous, les accusations les 

plus « delirantes ». 

Cette folle rumeur dura manifestement plusieurs annees : « En 

1977, dans un lycee de la banlieue dijonnaise couraient encore des 

bruits d’enlevements : des eleves disparaissaient dans un magasin tenu 

par un Juif, de facon mysterieuse 51 . » 

Un ecrivain sefarade comme Albert Memmi denoncait ces bruits 

absurdes, cette « surprenante accusation de viols en serie, preten- 

dument organises par des commercants juifs sur leurs clientes 

chloroformees 52 . » 

Devant le danger d’une resurgence de l’antisemitisme, le tres 

mediatique sociologue Edgar Morin (sefarade lui aussi, ne Nahoum), 

s’etait cru oblige d’ecrire un livre de 250 pages afin d’expliquer aux 

Francais qu’il s’agissait bien d’une rumeur grotesque. II y parlait de 

tout : de 1′ urbanisation, de la mode, de la psychologie feminine, des 

adolescentes, de la bourgeoisie et des classes sociales, etc. ; de tout, 

sauf de l’essentiel 53 . 

50 Leon Poliakov, Histoire de l’antisemitisme, 1945-1993, Seuil, 1994, p. 141. 

51 Le Matin, 1 2 Janvier 1978. Georges Valensin, La Vie sexuellejuive, op. cit, p. 146. 

52 Albert Memmi, Le Racisme, Gallimard, 1 982, rendition de poche 1994, p. 41 . 

53 Edgar Morin, La Rumeur d’Orleans, 1969, Points, 1982. 

30 La Traite des Blanches 

Le lecteur comprenait que les accusations etaient totalement 

delirantes. II s’agissait d’une «vaste supercherie » (page 35). « Le 

fantasme s’est mue en mythe, en delire » (pages 37, 39). La rumeur 

etait un « vague echo des grandes peurs qui traversaient le Moyen 

Age », et qui ressuscitaient « le meme fantasme antijuif ». Le juif, une 

fois de plus, etait le « bouc emissaire », le « coupable congenital 

enracine dans deux millenaries d’Occident chretien », sur qui les 

Chretiens rejetaient tous leurs problemes (page 52). 

En realite, c’etait done bien les Chretiens qui etaient coupables. Le 

commercant juif se voyait assigner « la mission de fixer et de purger 

la culpabilite d’un vrai fantasme libidineux et d’un pseudo-trafic de 

traite des Blanches. » (page 52). Le juif etait le « fixateur de 

l’angoisse et de la culpabilite dans le monde occidental. » (page 56). 

Les Europeens, il fallait le croire, avaient done surtout l’esprit ravage 

par deux mille ans de christianisme. 

La traite des Blanches n’etait finalement qu’un « mythe » : « II est 

delirant d’attribuer la traite des Blanches a des juifs », insistait encore 

Edgar Morin (page 73). Et a ceux des Orleanais ou des Amienois qui 

se permettaient de dire qu’il n’y avait peut-etre « pas de fumee sans 

feu », Edgar Morin repondait : « Cet amalgame est scandaleux. » 

(page 239). Le juif, ecrivait-il encore, est totalement absent dans les 

informations, les reportages et les fictions des mass-media concernant 

la traite des Blanches, et son apparition, dans les rumeurs provinciales, 

semble a la fois surprenante et saugrenue 54 . » 

Ces fantasmes, il fallait le croire, etaient du meme ordre que 

1′ accusation de crimes rituels pratiques par les juifs sur des enfants 

Chretiens. II est pareillement ridicule d’accuser les juifs de controler 

les banques, les journaux, la television et le cinema, dans le monde 

occidental. Tout cela n’a aucun sens. De la meme maniere, les juifs ne 

jouent aucun role, ni dans l’industrie du porno, ni dans le trafic 

mondial d’ heroine, de cocaine et d’ ecstasy. lis ne sont pour rien dans 

les guerres declenchees par l’Occident ces dernieres annees contre les 

pays musulmans. Toutes ces accusations sont ridicules. Les juifs sont 

innocents, fondamentalement innocents de tout ce qu’on peut leur 

reprocher. 

Paris, mars 2008 

Edgar Morin, La Rumeur a » Orleans, p. 48. 

Les Esperances planetariennes (2005) 

Premiere partie : L’apologie d’un monde sans frontieres. Le mythe de Lucy, « la 

grand-mere de l’humanite » (Yves Coppens, Maurice Ta’ieb). Les races n’existent pas 

(Schwarzenberg, Axel Kahn, Langaney). Citoyens du monde (Michel Serres, Albert 

Jacquard). L’Esperanto (Zamenhof). Le reve d’un gouvernement mondial (Albert 

Einstein, Edgar Morin). Tous nomades (Jacques Attali, A. Finkielkraut, Pierre Levy). 

La societe multiculturelle (Michel Wieviorka). L’apologie du metissage (seulement 

pour les autres : Primo Levi, Guy Sorman). L’homme consommateur (P. Bruckner). 

La destruction de la cellule familiale patriarcale (Wilhelm Reich, Herbert Marcuse, 

Alberto Moravia, Cohn-Bendit). Le mepris des sedentaires (Emmanuel Levinas, 

Finkielkraut, Alain Mine, Elfriede Jelinek, Bernard-Henri Levy, Guy Konopnicki). La 

culpabilisation des goys (Viviane Forrester, Bernard Werber, Vassili Grossman, 

Henrich Heine). La sagesse est orientale (Albert Memmi). Ouvrir les frontieres 

(Jacques Derrida, Shmuel Trigano). La societe « ouverte » (Karl Popper). Plus 

d’immigres, moins de racisme (Cohn-Bendit). Les Francais sont frileux (Alain 

Mine, Marek Halter). Les guerres « justes » (Allemagne, Serbie, Afghanistan, Irak), et 

le role des intellectuels cosmopolites. Patriotisme « ouvert » et patriotisme « ferme » 

(Michel Winock). Le mythe americain (George Perec, Jean Daniel, Alexandre Adler, 

Norman Mailer). La haute finance transnationale (Edgar Bronfman, Henry 

Kaufman, George Soros). L’ecole liberale de Chicago (Milton Friedman). 

Hollywood, une creation des juifs ashkenazes (Universal, Fox, Paramount, Warner 

Bros., Metro Goldwin Mayer). Les messages cosmopolites dans le cinema (apologie 

du metissage, homosexualite, travestis, drogue, blasphemes, etc.). La deconstruction 

(Jacques Derrida). Le messianisme juif (l’obsession d’un monde de « paix »). Les 

sources religieuses du mondialisme (Jacob Kaplan, Levinas, Georges Steiner, 

Spinoza. L’attente des cataclysmes (David Banon, Moshe Idel). 

Deuxieme partie : Le communisme (pages 209-270). La chute du tsar (fevrier 

1917). Un explosion de joie dans la communaute juive internationale. Le role des juifs 

dans la revolution d’octobre (Lenine, Trotsky, Kamenev, Zinoviev, Sverdlov, etc). La 

destruction des eglises. La terreur. Peine de mort pour les antisemites. L’elimination 

des koulaks. Le systeme concentrationnaire. La grande boucherie de 1936-38. 

Troisieme partie : La mentalite cosmopolite. Le silence des intellectuels sur le 

role des juifs dans le communisme (Ernst Nolte, Francois Furet, Stephane Courtois, 

John Toland, Eric Hobsbawm, Robert Conquest, Martin Malia, Michel Winock). Le 

messianisme trotskiste. L’inversion : les juifs victimes du communisme. Les juifs, 

toujours boucs emissaires (Hannah Arendt, Primo Levi). Les assassinats politiques 

commis par des militants juifs (Alexandre II, Petlioura, l’ambassadeur allemand a 

Paris Ernst von Rath, le comte Bernadotte, le ministre anglais Lord Moyne, etc.). Les 

contorsions intellectuelles. « Dis-moi ce dont tu accuses les juifs, et je te dirai ce 

dont tu es toi-meme coupable. » L’antisemitisme est une enigme (Trigano, 

Glucksmann, Wiesel). Les juifs sont innocents (Levinas, Stefan Zweig). D’absurdes 

accusations. Une sensibilite epidermique (Albert Cohen). Les antisemites sont des 

fous (Hannah Arendt, Poliakov, Primo Levi). L’interdiction des mariages mixtes. La 

solidarity ethnique (on crie au genie pour tout ce qui porte la « marque » (Joseph Roth, 

Stefan Zweig). L’indignation systematique. Les canulars mediatiques (rabbin auto- 

poignarde, faux incendies). Les grandes escroqueries financieres. Les oligarques 

« russes » des annees 90, et le pillage de la Russie. Les gangsters « americains » des 

annees trente (Arnold Rothstein, Meyer Lansky). Le blanchiment de l’argent de la 

drogue. La morale « tres austere » du judai’sme. 

Psychanalyse dujudaisme (2006) 

Le tableau clinique de la personnalite hysterique se caique point par point avec 

le juda’isme intellectuel : La depression (un peuple persecute). L’inquietude 

interieure, l’angoisse permanente (George Perec, Jacques Derrida). La paranoia 

(Elie Wiesel, Samuel Pisar). La fragilite emotionnelle, l’hyper-emotivite (le vacarme 

mediatique a chaque incident « antisemite »). La tendance a se donner en spectacle. 

Les hysteriques sont theatraux, extravertis, excitables (influence dans le show 

business). La sensibilite a 1’opinion des autres. Une grande intolerance a la 

frustration (le moindre propos juge antisemite vous entraine devant les tribunaux). 

lis tendent a exploiter leur grand potentiel emotif pour tenter de controler et dominer 

les autres. Mythomanie et la fabulation (les « geysers de sang » d’Elie Wiesel, 

Samuel Pisar, Martin Gray, etc.). L’amnesie selective (leur role dans le bolchevisme). 

La plasticite identitaire (ils se transforment en bon Chretien, en bon musulman, en 

chef indien, en bouddhiste, en cosaque ; ils sont « plus francais que les Francais », tout 

en restant juifs). L’autonomie ; ils n’ont besoin de personne (la « dramatique solitude 

de ce peuple a vocation universelle », Elie Wiesel). Le peu de capacite a s’observer et 

a comprendre le point de vue d’autrui. L’egocentrisme (le peuple elu de Dieu). La 

megalomanie (la domination du monde). Les hysteriques sont des « malades du 

verbe » (l’hyper-productivite litteraire des juifs). Ils sont convaincus de leur droiture 

morale. Les psychiatres notent, au sujet de la personnalite hysterique, le desk de 

« constituer une enigme ». Les delires prophetiques (un monde de « paix »). La 

grossesse nerveuse chez la femme hysterique. Pour les juifs, la communaute juive est 

l’epouse de Dieu. C’est une femme censee un jour enfanter un messie (les juifs parlent 

de « l’enfantement du messie »). L’inceste, a l’origine de 1′ hysteric Freud, issu d’une 

famille juive, n’avait en realite fait que projeter les problemes specifiquement juifs sur 

un plan universel. II n’y a pas de complexe d’CEdipe, mais un complexe d’Israel. La 

frequence de l’inceste dans les families juives. Les generations incestueuses. La 

theorie freudienne incestueuse de la horde primitive. La pedophilie chez les juifs 

(nombreux cas signales chez les rabbins). La theorie freudienne de la bisexualite. 

L’ambivalence identitaire. L’ambigui’te sexuelle. Homosexualite et travestis dans le 

cinema. L’interpretation des reves : une vieille tradition juive. La theorie freudienne 

du « desir du penis », qui correspond au mepris des femmes chez les juifs traditionnels. 

Des femmes juives a l’origine du feminisme. Le suicide chez les juifs. 

Le Fanatismejuif (2007) est une synthese elaboree a partir d’une documentation 

nouvelle qui complete les deux livres precedents. On pourra commencer par celui-ci, 

ou bien par les Esperances. Les trois ouvrages d’Herve Ryssen font chacun 400 pages 

et comportent plus de 700 references, pour la plupart tirees des livres des intellectuels 

juifs. Les livres sont vendus au prix de 26 € 1 ‘unite et peuvent etre commandes a 

l’adresse suivante : Editions Baskerville, 14 rue Pierre Brossolette, 92300 Levallois. 

Cheque a l’ordre de Herve Francois. Ajoutez 2 € de frais de port, en tout. Cette 

brochure de 2 € est vendue par correspondence a la meme adresse, par 5 exemplaires 

au minimum ; 1 € a partir de 50 exemplaires. Contact : herveryssen@hotmail.fr. 

Vous pouvez aussi acheter livres et brochure dans les librairies suivantes : 

Librairie Duquesne, 27 avenue Duquesne, 75007 Paris (metro Ecole militaire). La 

Librairie nationale, 12 rue de la Sourdiere, 75001 (metro Tuileries). France-Livres, 6 

rue du Petit Pont, 75005 (metro Saint-Michel). La librairie du Savoir, 27 bis avenue 

Rene Coty, 75014 (metro Denfert-Rochereau). En province : Librairie du Paillon, 2 

rue Georges Ville, 06300 Nice. Librairie Dobree, 14 rue Voltaire, 44 000 Nantes. 

Chaque annee, en Europe, des milliers de jeunes femmes 

tombent dans des reseaux de prostitution apres avoir repondu a 

une annonce dans un journal, ou apres avoir accepte, dans une 

discotheque, un emploi « bien remunere » a I’etranger. 

Depuis la chute du mur de Berlin, en 1989, ce sont ainsi des 

centaines de milliers de filles, principalement d’Europe de I’Est, 

qui ont ete happees par des reseaux internationaux et emmenees 

vers des destinations lointaines. 

L’Organisation internationale des Migrations estime aujourd’hui a 500 000 le nombre de ces jeunes femmes de I’ancien bloc 

communiste tombées dans les réseaux mafieux, et le moins que 

Ton puisse dire, c’est que les médias restent extrêmement 

discrets sur ce sujet. 

Au mois de mai 2000, pourtant, un rapport d’Amnesty 

international avait révélé I’ampleur du phénomène et pointe du 

doigt I’Etat d’Israel, la plaque tournante de ce trafic. 

ISBN 2-9524559-1-0 

2€ 

782952″455916 

pastedGraphic.png

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*