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En Algérie, trois ans de prison ferme pour port du drapeau berbère

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Par Mohand Ouamar1 avril 2021 11 h 38 min Dans Politique 2 Minutes de lécture  Photo: Hirak341Partages Partager sur FacebookPartager sur Twitter

Un jeune a été condamné à la prison ferme, pour le port du drapeau berbère. C’est ce qu’a rapporté  le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), ce mercredi 31 mars 2021, dans un communiqué rendu public sur sa page Facebook. Originaire de la wilaya de Tizi-Ouzou et répondant au nom de Yassine Kaous, le mis en cause a été condamné par le tribunal de Boumerdès par contumace, indique la même source. “Yassine Kaous (résident à Idjeur, daïra de Bouzeguene, Tizi Ouzou) vient d’être informé ce mercredi 31 mars 2021 d’une condamnation par contumace à 3 ans de prison ferme assorti d’une amende de 100 000 dinars, et ce, pour atteinte à l’unité nationale”, peut-on en effet lire dans le communiqué.Le CNLD a ajouté que “l’affaire remonte à fin 2019 où Yassine Kaous a été arrêté avec son ami à Boumerdes alors qu’ils étaient en voiture, et après vérification et fouilles, la police a trouvé un drapeau amazigh à l’intérieur de la voiture.” Il est à noter en fait que durant le soulèvement populaire, communément appelé le Hirak en Algérie, plusieurs personnes ont été appréhendées pour le même motif relatif donc au port de l’emblème amazigh.

Port du drapeau amazigh, un délit

Une véritable chasse aux porteurs de ce drapeau était lancé en effet durant l’été de l’année 2019 notamment. Les services de sécurité procédaient à des arrestations “à la pelle” des porteurs de cet emblème. Chaque vendredi, à l’occasion des traditionnelles marches du Hirak, on fait état de plusieurs arrestations du genre.Le port de l’emblème amazigh était assimilé à une “atteinte à l’unité nationale”. On a cru que les poursuites contre ce “délit” avaient cessé. Ce n’est visiblement pas le cas puisque ce jeune a écopé de trois ans de prison ferme pour ce motif. Notons par ailleurs que le CNLD fait état sur sa page Facebook de plusieurs autres détenus d’opinion qui croupissent encore dans différentes prisons en Algérie.

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Quand l’Algérie colonise une partie du Maroc !!!

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SAHARA MAROCAIN: LES RAISONS DE L’OBSTINATION ALGÉRIENNE

Par Bernard Lugan le 13/04/2021 à 12h00

© Copyright : L’Afrique réelle

Pourquoi cette obstination algérienne à vouloir nier la réalité historique, politique, culturelle, religieuse et économique de la marocanité de l’ancien Sahara espagnol? Regardons les choses en face, et disons-le clairement, pour l’Algérie, la question est d’abord d’ordre psychologique.

Au mois de février 2020, lors du 33e sommet de l’Union Africaine, et alors qu’il venait tout juste d’être investi à la tête de l’Algérie, M. Abdelmadjid Tebboune s’est clairement inscrit dans la continuité de la politique algérienne concernant le Sahara marocain. Pour Alger, il y avait urgence. Il lui fallait en effet tenter d’éviter le délitement du dernier carré résiduel des 24 Etats reconnaissant encore la «RASD»… 24 sur 193 Etats membres de l’ONU, soit 88%, ne reconnaissant pas ce fantôme politique.

Pourquoi cette obstination algérienne à vouloir nier la réalité historique, politique, culturelle, religieuse et économique de la marocanité de l’ancien Sahara espagnol? Regardons les choses en face, et disons-le clairement, pour l’Algérie, la question est d’abord d’ordre psychologique. Pour trois grandes raisons:

1- les dirigeants algériens ne veulent pas reconnaître que la colonisation amputa territorialement le Maroc.

2- Ils refusent d’admettre qu’au moment des indépendances, il fut demandé à ce dernier d’entériner ces amputations en acceptant le rattachement à l’Algérie –Etat qui n’avait jamais existé avant 1962 car il était directement passé de la colonisation turque à la colonisation française–, de territoires historiquement et incontestablement marocains comme le Touat, la Saoura, le Tidikelt, le Gourara ainsi que la région de Tindouf.

3- Pour une Algérie, «enfermée» et même «enclavée» dans la Méditerranée, il est insupportable de devoir constater que le Maroc dispose d’une immense façade maritime océanique partant de Tanger au nord, jusqu’à la frontière avec la Mauritanie au sud, ouvrant de ce fait le Royaume à la fois sur le «grand large» atlantique et sur l’Afrique de l’Ouest.

Et pourtant, tout aurait pu être réglé en 1962 au moment de l’indépendance de l’Algérie, et cela, pour le plus grand bénéfice des deux pays et de tout le Maghreb.

Pour le Maroc, il était en effet clair que l’indépendance de l’Algérie allait permettre d’effacer entre «pays frères», l’ensemble des contentieux frontaliers résultant des partages coloniaux. Or, cet espoir étant déçu, Rabat fut placé face à une situation à la fois insolite et inacceptable puisqu’il lui était demandé d’entériner la perte de ses provinces de l’est tout en acceptant leur rattachement à l’Algérie, Etat créé par l’ancien colonisateur… Ayant fait en quelque sorte la «part du feu» afin de ménager l’avenir de l’union maghrébine, les autorités marocaines attendaient en échange un soutien algérien dans leur volonté de récupération du Sahara. Un espoir vite déçu…

Six ans auparavant, en 1956, quand le Maroc recouvrit son indépendance, sa souveraineté ne fut en effet rétablie que sur les deux anciennes zones des protectorats français et espagnol, plusieurs provinces du sud étant encore à récupérer.

En 1958, l’Espagne rétrocéda Tarfaya, puis Ifni en 1969, mais la question du Sahara occidental demeurait en suspens. Le 17 septembre 1974, la situation étant diplomatiquement bloquée, le roi Hassan II présenta la question à la Cour internationale de justice. Un an plus tard, le 16 septembre 1975, cette dernière fit droit aux arguments marocains. Juridiquement en position de force, et face aux manœuvres algériennes, le roi Hassan II décida alors de forcer le destin en envoyant des centaines de milliers d’hommes et de femmes reprendre pacifiquement possession de cette partie du territoire national perdue lors des partages coloniaux. Ce fut la «Marche Verte», qui débuta le jeudi 6 novembre 1975.

Depuis, à travers le Polisario, l’Algérie ne cesse de contester les droits du Maroc. Une politique relevant de l’obstination et qui menace la paix régionale tout en bloquant toute vision de développement du «grand Maghreb».

Par Bernard Lugan

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Est-ce que les Algériens fuyaient leur pays à l’époque “si malheureuse” de la colonisation ?

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Décidément après plus d’un demi-siècle, vous n’avez toujours rien compris et, j’en suis persuadé, vous ne comprendrez jamais rien « La France est un ennemi traditionnel et éternel » 

Les même connards nous disaient que nous étions des cousins et même des frères… j’ai bien compris que l’ennemi c’est eux ces parasites incapables d’évoluer et venant foutre la merde chez nous. Nous ne sommes surement pas frères ou sinon qu’elle honte d’avoir des gens aussi nuls dans la famille… ces gens sont extra européens et n’ont rien à faire en France… qu’ils vivent sur leur continent l’Afrique ! Se sont des africains ! Des jaloux des haineux et des malades mentaux handicapés par la circoncision… cette pratique satanique qui rend légume…

C’est l’un de vos ministres qui vient d’asséner cette absurdité et c’est, hélas, ce que l’on a enseigné à une majorité d’Algériens, depuis l’indépendance. 

Non, l’ennemi traditionnel et éternel de l’Algérie, c’est l’Algérien lui-même ! 

Il y a eu une guerre de conquête, une guerre barbare, cruelle, meurtrière, comme le sont toutes les guerres depuis que les hommes se tuent. 

L’armée de la France, commandée par le maréchal Bugeaud, a été impitoyable « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, fumez-les à outrance comme des renards » et ils vous ont « enfumés » dans vos grottes imprenables. Des milliers de morts de votre côté. 

Mais également des milliers de morts du nôtre, par Abd-el-Kader, près de Sidi-Brahim par exemple les têtes coupées, détachées des troncs et emportées, les poignets, les oreilles, le nez, arrachés et les nuques tailladées. 

Après la défaite de 1870, 250 tribus bédouines se soulèvent, des centaines de familles de différentes nationalités, des civils, femmes, enfants, massacrés près d’Alger ou dans la région de Palestro. Le 21 avril 1871, des indigènes hystériques découpent les corps « hachés en morceaux ». Le curé de l’église éventré et le sexe dans la bouche, la tête du maire jetée dans une fosse d’aisances. 

Et ne parlons pas des juifs, vos « dhimmis », que vous aviez le droit de voler, de violer leurs femmes et leurs filles, de les empaler, quand ils n’obéissaient pas. 

Oui, toutes les guerres sont cruelles, souvenez-vous du Viet Nam et des bombes au napalm, 

D’Hiroshima et de Nagasaki, des nazis et de l’holocauste, des soviétiques en Pologne et en Prusse et celles récentes, entre musulmans, en Syrie, Irak, au Liban, en Lybie et actuellement et depuis des années au Yémen. 

Mais après la guerre s’est installée, pour nous, la paix, la colonisation, la construction. 

Mais pas pour vous ! 

Permettez-moi de vous faire souvenir certaines déclarations vous concernant 

  • Lamartine s’exprimait, le 29 avril 1834, devant l’Assemblée nationale. Il avertissait : « Remettre les rivages et les villes d’Afrique à des princes arabes, ce serait confier la civilisation à la barbarie, la mer à la garde des pirates et nos colons à la protection et à l’humanité de leurs bourreaux ? La France répondant par la colonisation à un devoir moral d’arracher le Maghreb aux ténèbres. » 
  • En 1841, Victor Hugo s’enthousiasmait : « C’est la civilisation qui marche sur la barbarie. C’est un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit. Nous sommes les Grecs du monde ; c’est à nous d’illuminer le monde. »
  • En 1847, Alexis de Tocqueville, dans un rapport sur l’Algérie, notait « La société musulmane “n’est pas incivilisée, elle a seulement une civilisation arriérée et imparfaite”.
  • Du 17 au 19 septembre 1860, lors de son premier voyage en Algérie. L’empereur Napoléon III préconisait l’éducation des uns et la sécurité des autres : “Notre premier devoir est de nous occuper de trois millions d’Arabes que le sort des armes a fait passer sous notre domination. Élever les Arabes à la dignité d’hommes libres, répandre sur eux les bienfaits de l’instruction, améliorer leur existence en faisant sortir de cette terre tous les trésors que la Providence y a enfouis et qu’un mauvais gouvernement laisserait stériles, telle est notre mission, nous n’y faillirons pas. Quant à ces hardis colons qui sont venus implanter en Algérie le drapeau de la France et avec lui tous les arts d’un peuple civilisé, ai-je besoin de dire que la protection de la métropole ne leur manquera jamais ?”
  • Ernest Renan lors une conférence, en mars 1883, à la Sorbonne, sur le thème “l’islamisme et la science” : “Toute personne un peu instruite des choses de notre temps voit clairement l’infériorité actuelle des pays musulmans, la décadence des États gouvernés par l’islam, la nullité intellectuelle des races qui tiennent uniquement de cette religion leur culture et leur éducation. Tous ceux qui ont été en Orient ou en Afrique sont frappés de ce qu’a de fatalement borné l’esprit d’un vrai croyant, de cette espèce de cercle de fer qui entoure la tête, et le rend absolument fermé à la science, incapable de rien apprendre ni de s’ouvrir à aucune idée nouvelle.”
  • Guy de Maupassant, en 1884 : “Les Arabes passent, toujours errants, sans attaches, sans tendresse pour cette terre que nous possédons, que nous rendons féconde, que nous aimons avec les fibres de notre cœur humain.”
  • Le socialiste Jules Ferry proposait aux colons de participer à “l’émancipation des indigènes qui manquent d’équité de l’esprit et du cœur”. Il estimait que c’était “la mission éducatrice et civilisatrice qui appartenait à la race supérieure”. C’est sur le socle d’une France maternelle et généreuse de ses “héroïques colons”, que s’est appuyée la colonisation en Algérie. 
  • En 1930, en commémoration du centenaire du débarquement, sur le monument érigé à Sidi-Ferruch, ces lignes gravées dans le marbre : “Ici le 14 juin 1830 par l’ordre du roi Charles X sous le commandement du général de Bourmont, l’armée française vint arborer ses drapeaux, rendre la liberté aux mers, donner l’Algérie à la France. Cent ans après la République française ayant donné à ce pays la prospérité, la civilisation, avec la justice, l’Algérie reconnaissante adresse à la mère patrie l’hommage impérissable de son attachement.”
  • Le 10 mai de cette même année du centenaire, le président de la République, Gaston Doumergue, déclarait à Alger “la prospérité et la grandeur de l’Algérie unie pour toujours à la mère patrie indivisible et républicaine. Derrière la façade somptueuse qui se mire dans la mer, il n’y a plus ni la misère, ni la terreur, ni la violence, ni la paresse qu’on y trouvait avant nous.” 
  • Amédée Froger, maire de Boufarik, dans la plaine de la Mitidja, dévoilant un monument “à la gloire de la colonisation française”, déclarait “Alentour, c’était le marécage avec sa vase épaisse et ses eaux dormantes. C’était la solitude morne et impressionnante, c’était la brousse qui cachait le pillard, c’était la fièvre, c’était la nuit, c’était la mort. Au milieu de ce chaos, les Français vinrent construire. Dès lors, partout, du levant au couchant, du nord au sud, la lutte fut entreprise, âpre et sévère. Pendant des décennies, sans relâche, il fallut assainir, cultiver et bâtir. La mort devant tant d’audace réclamait sans cesse son tribut. Les colons disparaissaient, mais de nouveaux arrivants venaient à chaque moment prendre la pioche de ceux qui tombaient.”
  • Le 28 décembre 1956, c’est Amédée Froger qui tombait, sous les balles d’un tueur du FLN, Ali la Pointe. 

En un siècle, le nombre des indigènes s’était multiplié par cinq grâce aux bienfaits de la colonisation. 

Cela pour répondre au dictateur turc Erdogan qui a accusé la France de “génocide” en Algérie, mais également à tous les dirigeants de ce pays qui depuis plus d’un demi-siècle n’ont fait que s’enrichir en l’appauvrissant. 

Jeunes Algériens, posez-vous cette question, et surtout, posez-là à “vos anciens” : Est-ce que les Algériens fuyaient leur pays, vers la France et l’Espagne, à l’époque “si malheureuse” de la colonisation ? 

La colonisation française vous a “offert” un pays dans lequel vous vivez “libres” depuis une soixantaine d’années, si vous n’arrivez pas à le conserver tel qu’il était au moins ne le détruisez pas ! 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

Etienne

Etienne 2 heures plus tôt

Merci Monsieur.0 Répondre

Abbé Alain René Arbez

Abbé Alain René Arbez 2 heures plus tôt

C’est la gauche républicaine qui a été le fer de lance de la colonisation, considérant que les « races inférieures » (sic) devaient bénéficier des lumières de la France de progrès.1 Répondre

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Quand Un Ministre Algérien Qualifie La France D’« Ennemi Éternel »… c’est méconnaitre que l’Algérie n’existait pas en 1830 !

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Combien de connards ignorent que c’est la FRANCE qui a inventé l’Algérie ?

Pierre AretteCatégorie : Editoriaux 10 avril 2021 4 minutes de lecture

Une des qualités de Jean Messiha est de ne pas être hypocrite. On l’a vu après l’agression des époux Tapie lorsqu’il a froidement distingué le vieil homme malade et sa femme odieusement frappés par quatre individus « dont trois Africains et un de type nord-africain » de l’homme public, défenseur du « vivre ensemble » et des migrants, « rattrapé par la réalité ».

L’un de ses derniers messages, posté ce 9 avril, est encore sans ambiguïté : « Un ministre algérien traite la France d’”ennemi traditionnel et éternel”. Réaction d’Emmanuel Macron ? Aucune. Il ne veut pas nuire à la “réconciliation” promue par Benjamin Stora. » Et de poser la question : « Si on est ennemis, que foutent les flopées d’Algériens ici ? »

C’est durant une séance de questions orales au Conseil de la nation (Sénat), ce 8 avril, et alors qu’il était interpellé par un sénateur sur le déficit de la Caisse nationale des retraites (CNR) du pays, que le ministre du Travail algérien, El Hachemi Djaâboub, s’est justifié de la sorte : « Pour ce qui est du déficit de la CNR, je voudrais dire que toutes les caisses de retraites dans le monde souffrent. Je peux donner quelques chiffres qu’on peut vérifier sur Internet, notre ennemi traditionnel et éternel, la France, a un déficit de 44,4 milliards d’euros dans sa caisse des retraites. »

Étrange justification. Pourquoi évoquer les errements de l’ennemi « éternel » pour excuser les siens propres ? D’abord, pour qu’un ennemi soit « éternel », il faudrait pouvoir justifier d’une relation intemporelle, de toute éternité. Or, l’Algérie n’existant – en tant qu’État – que depuis 1962, voilà une éternité relative. Cela dit, des ennemis, les Berbères en ont eu depuis l’Antiquité : les Romains qui étaient italiens, les Vandales qui étaient allemands, les Byzantins qui étaient grecs, les Arabes qui étaient… arabes, les Ottomans qui étaient turcs ! Une belle brochette d’envahisseurs européens et asiates. Algériens, vous avez la mémoire courte qui ne vous rappelez que des derniers et tard venus, ces maudits Français qui édifièrent ce pays après 1830.

Mais en désignant l’éternel coupable français – dont on sait les pulsions génocidaires depuis qu’Emmanuel Macron l’a sournoisement suggéré en 2017 en venant se soumettre, simple candidat, à Alger –, El Hachemi Djaâboub, peut-être descendant d’un oppresseur arabe de la Berbérie, entend surtout réaffirmer, en substance, que la mauvaise conscience française doit être entretenue chez nous, et que la dénonciation de la colonisation, « crime contre l’humanité », devra durer toujours. N’est-ce pas par la désignation d’un ennemi « éternel » qu’on forge et qu’on maintient une nation ?

El Hachemi Djaâboub est membre du Mouvement de la société pour la paix (MSP), un parti affilié à la confrérie des Frères musulmans ; islamiste donc et prosélyte. Un parti qui a proposé, en mai 2020, de « criminaliser l’usage de la langue française dans les institutions et les documents officiels » et de « considérer la charia comme l’une des sources de la législation ». En novembre dernier, deux mois après sa nomination au ministère du Travail, El Hachemi Djaâboub a émis une série d’instructions appelant à l’utilisation exclusive de la langue arabe dans ses administrations.

Diversion, bien sûr. Pour camoufler son impuissance à réformer et redresser l’un des secteurs les plus touchés par la crise économique et financière du pays, par la crise sanitaire et les programmes de confinement et déconfinement… avec plus de 14 % de chômage, le taux frôlant sans doute les 30 % chez les jeunes. Explosif ! Tactique électoraliste, aussi : en qualifiant la France d’« ennemi traditionnel et éternel », le ministre du Travail islamiste veut mobiliser une partie de l’opinion publique qui, à deux mois d’élections législatives en Algérie, pourrait être sensible aux discours nationalistes de rupture.

Tout cela éclaire, en tout cas, la réalité des luttes idéologiques au sein du pouvoir algérien, entre ceux qui veulent avec la France des relations « apaisées » et pragmatiques, et les nationaux-islamistes qui soufflent sur les braises des enjeux « mémoriels » pour s’imposer. Petite victoire symbolique pour eux : notre Jean Castex national, qui devait se rendre à Alger dimanche, restera, nous dit-on, confiné à Paris !

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