EN 5 minutes avec une prière vous devenez musulman même si ça n’a aucun sens… mais comme toute secte si vous en partez des tarés vont vous tuer…

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   Voir ce courriel sur le navigateurMadame, Monsieur,

En France, ceux qui quittent l’islam, plus encore pour se convertir, sont rejetés par leurs familles et entourages. Ils subissent des pressions, menaces et parfois même des violences pouvant aller jusqu’à l’assassinat, car l’apostasie est interdite dans l’islam, punie de mort sociale, voire physique.

C’est ce problème grave que l’ECLJ souhaite mettre en lumière, pour que la société prenne conscience de la nécessité de garantir – en France – la « liberté de changer de religion », reconnue dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (article 18).

C’est pourquoi nous rassemblons des témoignages de personnes ayant quitté l’islam, en particulier pour suivre le Christ. Ces témoignages sont bouleversants et disent combien il est urgent d’agir, pour les soutenir.
Si vous êtes vous-même issu d’un milieu musulman, ou si vous connaissez des personnes dans cette situation, nous vous invitons à témoigner. Contactez-nous en réponse à ce courriel, nous pouvons garantir votre anonymat (secretariat@eclj.org).

Voici un premier extrait de témoignages : Demandez avec nous que soit affirmé explicitement dans le droit français le « droit de changer de religion » et que « l’entrave à l’apostasie et à la conversion » soit en conséquence sanctionnée comme un délit. C’est une demande de l’ECLJ dans le cadre de l’examen du projet de loi confortant le respect des principes de la République, et que nous adressons à l’ensemble des parlementaires français.

La liberté de conscience et de religion doit être garantie en France.Signez la pétitionVoici ci-dessous d’autres témoignages rassemblées par Jean-François Chemain et extraits du livre Ils ont choisi le Christ. Ces convertis de l’Islam dont on ne parle pas (Artège, 2019).

En juillet 2012, les médias se sont discrètement fait écho d’un drame survenu à Mantes-la-Jolie : le viol sauvage, suivi du massacre d’une jeune femme par son mari, sous les yeux de leurs quatre enfants. L’assassin a raconté à la police que la victime aurait fait « quelque chose de très grave ». Rubrique « drame conjugal », et l’on n’en sait officiellement pas plus. Ceux qui connaissent la famille de la victime savent que son mari l’a tuée parce qu’elle était devenue chrétienne, à la suite de ses parents et de plusieurs de ses sœurs. Ceci s’est passé en France, un pays qui clame haut et fort être le pionnier des droits de l’Homme et de la liberté religieuse. Voici une autre histoire, celle de Fadela, une mère de sept enfants, elle aussi convertie au christianisme. Des voisins l’ayant agressée au supermarché, puis tenté ensuite de mettre le feu à son appartement, l’association qui lui venait en aide n’est pas parvenue à convaincre les élus locaux de faire quelque chose pour elle. Il fallut par ses propres moyens exfiltrer Fadela, et ses enfants, de toute urgence, à l’autre extrémité de l’agglomération.

Prendre sa croix
« La Bible enseigne clairement que la persécution est inhérente à la décision de devenir un disciple de Jésus Christ »[1] . Les violences contre des convertis ne sont le propre d’aucune époque, d’une civilisation, d’une région, d’une religion. « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera » (Mt 10, 38). Mais si la conversion au Christ montre à chacun un chemin difficile, c’est particulièrement vrai pour les musulmans. Mohamed Abd-el-Jalil, intellectuel marocain baptisé en 1928, et devenu prêtre en 1935, fait ainsi part de ses appréhensions à son ami Mehmet Mulla-Zadé, qui l’a précédé de quelques années : « Que de fois j’ai eu la tentation, parfois très forte, de me dérober au courant d’amour qui m’entraîne vers le Christ Jésus et son Église. […] Pense aux malheurs que tu vas causer; pense à tes parents; pense à tous ton avenir, à tout ce qui t’attend.[2] » « Tout ce qui t’attend »… cela dépasse hélas le bien prévisible rejet communautaire.

Le rejet communautaire
Certains légistes musulmans classiques considèrent qu’un homme apostat doit être mis à mort. Ils se fondent sur un hadith recueilli par El-Boukhari (6411), auteur de l’un des deux principaux recueils, mais qui ne figure pas dans le second, celui de Muslim. Il est donc possible, sinon probable, qu’un débat existe à ce sujet au sein de l’islam, mais dans les faits les pays musulmans réservent toujours un sort peu enviable aux apostats. Cette sanction s’applique parfois en France, dans le cadre familial, on en a vu un tragique exemple dès l’introduction de ce livre. Car dans une société très communautariste, où le regard de tous pèse en permanence sur chacun, une conversion est une honte qui rejaillit sur la famille tout entière. Une tâche qu’il faut prévenir à tout prix, ou nettoyer. Ce à quoi toute la communauté s’emploie activement.

La famille
Tous les convertis que nous avons rencontrés n’ont pas été violemment rejetés par leur entourage. D’abord parce que beaucoup règlent la question par la plus grande discrétion. Wahiba, rencontrée à l’occasion d’un forum, habite encore chez ses parents à 28 ans, et se dit certaine d’être défenestrée du huitième étage si son père vient à apprendre qu’elle n’est plus musulmane; elle ne semble pas l’affirmer de façon hyperbolique, mais cela n’a pas effectivement eu lieu, et peut-être se fait-elle des idées. En tout cas, prudente, elle remet son voile quand elle arrive dans son quartier.
Boubacar, l’ancien militaire, n’a rien révélé à sa famille, quittant sa banlieue pour le centre de Paris afin de mener sa nouvelle vie loin des questions indiscrètes. Précaution suggérée par la réflexion d’un « ami d’ami » : « ça ne tiendrait qu’à moi, tu serais déjà mort! »
Certains ont avoué leur conversion à peu de frais. Les parents de Bilal, dont nous ferons bientôt la connaissance, une mère élevée chez les sœurs et un père par des communistes, se sont montrés compréhensifs . La mère de Fouzia l’a même serrée dans ses bras, lui demandant simplement pourquoi elle ne l’avait pas fait plus tôt, tandis que son frère, pourtant haut placé dans la hiérarchie locale de l’islam, en profitait pour lui avouer que lui-même avait perdu la foi. Mais il vaut mieux que son ex-mari ne le sache pas, il lui arracherait leur fils.
Yassine s’est confié à sa mère, mais à aucun de ses frères et sœurs, et il a par précaution préféré mettre 500 kilomètres entre eux et lui. Quand ses collègues de travail le harcèlent pour qu’il fasse le Ramadan – et ne parle plus aux Français – il reste très évasif. Le frère aîné de Lounès – que nous présenterons plus loin – a accepté le fait, à condition qu’on n’en parle jamais. Le « dialogue » entre Noor, la possédée, et son imam de père, mérite d’être rappelé : « Papa, je sais que, en tant que responsable de l’éducation religieuse de tes enfants, tu serais en droit de m’égorger à cause du choix que je désire faire. Mais je tiens à te le dire dès maintenant, je te le pardonne par avance ». Mais le happy end familial et communautaire n’est pas général. Souvent cela se passe beaucoup plus mal. Et en France, pays de la liberté religieuse et des Droits de l’Homme, pas au Pakistan ou au Yémen. Le hadith appelant à la mise à mort des apostats est alors pris au pied de la lettre. On se souvient du cas dramatique de meurtre conjugal évoqué en introduction. J’ai personnellement eu connaissance d’un autre : la sœur d’une convertie, elle aussi convertie, a été étranglée par son mari, après avoir été condamnée par un tribunal familial. Rubrique « drame conjugal », dans la presse locale. J’ai également rencontré une jeune femme qui vit sous un nom d’emprunt, son père, un homme important dans la communauté, ayant prononcé une fatwa contre elle (il est heureusement emprisonné pour trafic de stupéfiants). Elle a témoigné de son expérience dans un livre bouleversant[3] .
Un autre converti pris en charge par l’association Eleutheros, Ridouane, a été maudit par sa mère, et chassé par son frère, chez qui il vivait : depuis, ce dernier, cadre supérieur dans une grande entreprise française, le recherche inlassablement, et il a dû se cacher dans des monastères pendant plusieurs mois. Abdallah a été rejeté par le cousin qui l’avait « accueilli » à son arrivée en France (en fait bien exploité dans son commerce), et il ne peut plus rentrer en Égypte, ayant été menacé de mort par sa famille : « J’ai reçu des menaces, de mon oncle notamment. Mes parents ont coupé avec moi. Pour eux, j’ai trahi mon peuple, ma religion. Je suis sale. » Voilà pour des personnes que j’ai moi-même interrogées, elles ou – pour les morts! – des gens de leur entourage. La littérature donne bien d’autres témoignages poignants. Nadia Piccard a ainsi fait l’objet d’une tentative d’empoisonnement par sa mère, avec l’aide d’un marabout[4] .
Ceux de Nahed Mahmoud Metwalli et Joseph Fadelle sont les plus connus. Une fois sa conversion rendue publique par l’indiscrétion d’un moine, Nahed voit l’enfer se déchaîner contre elle. Elle affirme sans ambages que se convertir, c’est accepter de « souffrir pour le Christ », de « porter la Croix[5] ». La liste des étapes de son calvaire est impressionnante : elle doit quitter son travail, son logement, ses amis chrétiens sont arrêtés et torturés, elle-même entre dans la clandestinité, étant recherchée par la Sécurité d’État; ses frères et sœurs menacent de la faire enfermer dans un asile psychiatrique, ou disparaître sans laisser de traces; ses propres enfants l’attirent dans un guet-apens pour la livrer à la Police. Avec l’aide de chrétiens, elle parvient à quitter l’Égypte (avec les pires difficultés, tant elle est recherchée comme une criminelle) sous une fausse identité, pour les Pays-Bas. Là-bas, ses avanies s’estompent sans disparaître, son fils tentant de la faire enlever.
Quant à Joseph Fadelle, une fois sa conversion découverte, il est roué de coups par ses frères, ses oncles, ses cousins, tandis que sa mère hurle de le tuer et de jeter son cadavre à l’égout[6] , condamné par une fatwa, enfermé seize mois, sur ordre de son influent père, dans une geôle politique de Saddam Hussein où on le torture quotidiennement, enfin fusillé et laissé pour mort par sa famille, venue le débusquer au fin fond de la Jordanie où il s’était réfugié … « Le poids de la société islamique est un frein puissant à la conversion », constate-t-il sous forme d’euphémisme. » « Dans cette société, je mesure aujourd’hui pour moi-même combien l’affection des siens compte peu quand l’honneur de la famille est en jeu.» Car il s’agit bien souvent d’honneur, de « qu’en dira-t-on? », de regard des autres que les proches ne peuvent risquer d’affronter.
À un degré moins extrême, un médecin tunisien a lui aussi porté sa croix : « Ma femme a demandé le divorce le jour où elle a découvert la Bible que je dissimulais sous le matelas. La nouvelle de ma conversion s’est répandue comme une traînée de poudre. La plus jeune de mes filles en a beaucoup souffert psychologiquement car à l’école elle était régulièrement la cible de railleries. Dans les jours qui ont suivi, j’ai perdu toute ma famille, dont douloureusement l’affection de ma mère. […] Ma famille et mon pays m’ayant lâché, j’ai alors entrepris l’exil vers la France[7]. »

Le quartier
Les convertis vivent souvent dans des banlieues ghettos, des « cités » dans lesquelles leurs ex-coreligionnaires sont nombreux, sinon majoritaires. Ceux-ci ont importé en France un mode de vie communautaire, renforcé par le caractère propre de l’islam, religion qui se vit autour de grands moments collectifs, comme l’Aïd ou le Ramadan… Il en résulte une pression sociale permanente, qui est d’ailleurs parfois, comme on l’a vu, une cause de rejet de l’islam, notamment de la part des filles. La conversion, dans un tel contexte, passe rarement inaperçue. Le cas de Kenza, harcelée par tout le quartier, celui de Fadela, qu’il a fallu exfiltrer à l’autre bout de son agglomération après la tentative d’incendie de son appartement, ou encore celui de Jasemina, persuadée d’être suivie, sont éloquents. Même Yassine, qui vit à des centaines de kilomètres de sa ville natale, s’est trouvé devoir un jour rendre des comptes à un ancien de son quartier. On ne peut terminer ce paragraphe sur les persécutions de quartier sans évoquer la douleur de tous ceux qui, convertis, ont dû fuir leur pays d’origine pour échapper à une persécution légale, et se retrouvent de nouveau persécutés en France par leur cité, leur immeuble. Leur cas est très difficilement audible par les autorités. L’association Eleutheros a ainsi eu à prendre en charge, entre autres celui d’une famille de convertis régulièrement agressée dans la cité de logements sociaux où elle résidait. L’avoir accueillie et hébergée suffisait à la République, qui ne voulait pas savoir que son calvaire continuait en France.

Les difficultés à entrer dans l’Église 
Si les déconvenues subies par les convertis de la part de leur communauté d’origine sont compréhensibles, même si souvent injustifiables, on ne peut en dire autant de celles qu’ils doivent aux chrétiens, leurs nouveaux coreligionnaires. Celles-ci illustrent, hélas trop souvent, le fait qu’on devient chrétien parce qu’on a rencontré le Christ, pas pour trouver une communauté. 
L’ECLJ est une organisation internationale non gouvernementale fondée en 1998 et dédiée à la promotion et la protection des droits de l’homme en Europe et dans le monde.Vous pouvez mettre à jour vos informations personnelles ici ou vous désinscrire de cette liste ici

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