ECOLO BOBO

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Edwige Diaz : « Avec les maires écologistes, on assiste chaque jour au grand bêtisier des élus verts ! »

Le maire écologiste de Bordeaux Pierre Hurmic, élu en juin dernier, a récemment déclaré qu’il n’installerait plus de sapin de Noël dans sa ville, « un arbre mort », selon lui.

Réaction d’Edwige Diaz, élue girondine, qui revient par ailleurs sur l’explosion de l’insécurité à Bordeaux, liée en particulier à la présence de mineurs non accompagnés, « à l’origine de nombreux faits de délinquance ».

Le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, ne veut pas installer de sapin sur la grande place de Bordeaux, comme le voudrait la tradition. En effet, pour lui, cela n’a pas de sens de mettre « un arbre mort » dans une ville pour célébrer Noël. Il a déclaré que tous ceux qui s’opposaient à ce projet seraient des fachos. On aurait tendance à dire que cela fait beaucoup de fachos pour le pauvre maire de Bordeaux.

Depuis que ces maires verts ont été élus, on assiste chaque jour au grand bêtisier des élus verts. Avant, on entendait parler de Bordeaux pour ses vins, sa gastronomie, son cadre de vie et son bassin d’Arcachon. Cet été, on a entendu parler de Bordeaux comme étant la capitale du coup de couteau et, maintenant, on s’illustre encore parce que monsieur le maire a décidé de tuer notre tradition et d’y mettre fin par extravagance et par radicalité. Cette décision est incompréhensible d’un point de vue écologique. L’entreprise qui fournissait l’arbre de Noël était une entreprise régionale qui s’était engagée dans une gestion durable de sa plantation. En achetant un arbre à cette entreprise, la ville de Bordeaux permettait de valoriser, de gérer et d’entretenir le massif forestier de la Corrèze. Sa décision est d’autant plus incompréhensible.

Bordeaux a effectivement fait la une, cet été. En étant un habitant du Bordelais, on pourrait penser que la priorité est sans doute davantage la sécurité. On a l’impression que la sécurité n’est pas au cœur des préoccupations du maire de Bordeaux et des autres maires écolos… Est-ce un refus idéologique ?

C’est effectivement un refus idéologique. Ils sont dans l’aveuglement. Lorsqu’on a eu les premières violences, monsieur Hurmic nous avait parlé de son plan « vélo ». On est totalement à côté de la plaque !
Il a décidé, peut-être, de se pencher sur la question sécuritaire, mais il ne veut pas de vidéosurveillance et ne veut pas armer la police. Forcément, nos forces de l’ordre sont désarmées, au sens propre et au sens figuré. Inévitablement, l’insécurité continue d’exploser à Bordeaux. Je suis désolée d’être pessimiste, mais elle va continuer à exploser. Comme on le sait, les Verts sont des immigrationnistes. Ils soutiennent l’arrivée de clandestins, au premier rang desquels les MNA, mineurs non accompagnés. Ils sont à l’origine de nombreux faits de délinquance dans notre département. Il faut savoir que le département de la Gironde, dirigé par un exécutif socialiste et vert, est le quatrième département de France qui accueille le plus de MNA. Évidemment, aujourd’hui, il y a un lien entre immigration et délinquance. On ne stoppe pas l’immigration, on l’encourage.
Par conséquent, si vous conjuguez les deux facteurs, plus l’immigration et des forces de l’ordre qui ne sont pas armées, vous avez une explosion de l’insécurité dans le département.

À vous entendre, on pourrait conseiller aux gens de fuir les villes qui sont prises par les écologistes…

Je dis que la situation actuelle ne relève pas d’une fatalité. Prochainement, il va y avoir d’autres élections, notamment les élections départementales. Parmi les compétences du département, il y a la gestion des mineurs. En votant pour des élus Rassemblement national, on pourra inverser la tendance. À partir du moment où la future présidente de la République – Marine Le Pen, je l’espère – sera en place, évidemment, il y aura un soutien aux forces de l’ordre. Les lois pourront être modifiées grâce à une nouvelle Assemblée nationale. Ces lois de durcissement s’opposeront, évidemment, à ce laxisme qui est encouragé par l’État.


Danièle Obono et La France insoumise (LFI) : l’imposture de l’extrême-gauche

Abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, le 27 avril 1848. Tableau du peintre français François-Auguste Biard (1799-1882), réalisé en 1849. Huile sur toile de grande taille (260×392 cm), musée national du château de Versailles.
Abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, le 27 avril 1848. Tableau du peintre français François-Auguste Biard (1799-1882), réalisé en 1849. Huile sur toile de grande taille (260×392 cm), musée national du château de Versailles.

« Si vous écrivez contre les Noirs, alors vos bras nous allons les arracher, et vous n’aurez plus de bras pour écrire quoi que ce soit ! » Egountchi Behanzin [1]

La simple vérité est que l’extrême-gauche refuse de voir dans son imposture les vérités douloureuses de l’histoire de l’esclavage ruinant ses thèses racialistes, indigénistes et décoloniales. Dans la foulée, ces factions radicales tentent d’exploiter le filon de l’antiracisme au service de l’idéologie marxiste (mais pas seulement). La guerre des races se substitue à la guerre des classes qui n’est presque plus. Pour ce faire, c’est la liberté d’expression qu’elles veulent bâillonner afin de nous imposer un révisionnisme de l’histoire conforme à leur racisme et à la dictature de la pensée unique orwellienne qui se dit faussement « progressiste ».

Descendants d’esclaves ?

Le clan de l’extrême-gauche s’acharne à vouloir imposer en France le clivage binaire raciste/antiraciste et identitaire/mondialiste que l’on retrouve dans l’opposition entre Nation et République (dans le sens perverti qu’on lui donne de nos jours) [2]. Pour y parvenir il cherche à bâillonner la liberté d’expression. Cette liberté d’expression est la condition sine qua non de la démocratie. Avec l’extrême-gauche nous sommes à la dictature du stalinisme et du terrorisme intellectuel par l’inversion systématique des notions et des rôles, comme dans un mauvais film qui se déroule en négatif, et comme l’ont décrit George Orwell et Aldous Huxley.

Dans mon dernier article en deux parties, « De Joséphine Bakhita la sainte africaine, à Danièle Obono la racialiste et indigéniste subversive », il était nécessaire de mettre en parallèle et en miroir une histoire vraie d’une esclave soudanaise, sainte Joséphine Bakhita, et une autre fantasmée d’une députée, sainte-nitouche Danièle Obono, d’origine gabonaise née sous la bonne étoile dans la petite bourgeoisie de son pays d’origine, fraîchement française mais en remerciement à cracher constamment son venin sur la France. Elle a persisté dans le mensonge en twittant au sujet de l’illustration qui montre son alter ego de fiction au XVIIIe siècle, en esclave enchaînée et collier en fer au cou : « Cette image est une insulte à mes ancêtres, ma famille et mon mouvement politique. » Le mensonge a une odeur nauséabonde.

Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, la Fédération deétudiants gabonais de France (Fegaf) s’insurge et assure que Danièle Obono « est la cible du racisme de l’extrême droite française depuis trois ans » et dénonce « un acte ignoble et raciste ». Pour noyer le poisson et occulter la coresponsabilité des Africains dans les horreurs de l’esclavage ?

Micher Onfray [3], à propos de Danièle Obono, critique ceux et celles qui se sont insurgés contre cette fiction de Valeurs Actuelles :

« Tous ces gens, comme Rokhaya Diallo, qui nous disent qu’ils ne sont que des descendants d’esclaves : le problème ce n’est pas de savoir ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont dit, ils sont des victimes du simple fait qu’ils sont des descendants d’esclaves. Tous ces gens veulent bien le dire eux, mais ne veulent pas que d’autres le disent. »

Des précisions s’imposent sur ces faux descendants d’esclaves vivant en France mais issus de l’immigration récente.

Mais d’abord, disons-le clairement, les médias sont les premiers responsables de cette polémique : ils choisissent leurs victimes. La plupart sélectifs dans leur indignation s’alignent sur un militantisme gauchiste inculte et qui manque terriblement d’honnêteté. Même si le dessin est peut-être inapproprié, il a été sorti de son contexte (pour les uns intentionnellement, pas pour d’autres), car il illustre et accompagne un texte qui n’est aucunement insultant à l’égard de Danièle Obono. Au contraire. Mais comme l’écrit si bien Didier Desrimais :

« Le monde du « visuel » écrase de sa superbe rigidité celui de l’écritDans l’affaire Obono et Valeurs Actuelles (VA), il est intéressant de noter que presque rien n’a été dit du long texte illustré par quelques dessins. Rien n’a été dit, parce que, le plus souvent, ce texte n’a pas été lu[4] »

Ce qui semble être le cas du président de la République, Emmanuel Macron, et du Premier ministre, Jean Castex, qui se sont empressés, dans la méconnaissance du fond du sujet (?), de porter leur soutien à Danièle Obono victime d’un présumé racisme largement fabriqué, ou du moins préfabriqué de longue date, particulièrement depuis l’affaire de la mort de George Floyd.

Un peu d’histoire…

En réalité, outre ce que j’avais écrit précédemment sur les sens réels (au pluriel) et la charge symbolique à donner à ces chaînes, celle de la servitude idéologique à laquelle Danièle Obono s’est elle-même soumise, elle persiste et signe dans l’imposture. Elle proclame partout, ainsi que les incultes ou de mauvaise foi insidieux de son clan, que tous les noirs sont des victimes de l’esclavage blanc et ne cesse de mettre l’Occident au banc des accusés. Ces falsificateurs devraient se plonger dans l’histoire vraie et non celle fantasmée.

Premièrement, Danièle Obono est née au Gabon, libre dans un pays libre. Deuxièmement, les vrais descendants de l’esclavage et du commerce triangulaire sont – en partie seulement – les Caribéens, les Noirs du Brésil, d’Amérique du Sud et ceux d’Amérique du Nord, nullement ceux des ancêtres nés libres en Afrique. Troisièmement, parmi ces derniers beaucoup se sont adonné à l’esclavage intra-africain de leurs frères, bien avant l’arrivée des Blancs, mais aussi de vendre des captifs Noirs aux occidentaux à partir du milieu du XVe siècle (lire dans mon dernier article la citation du Béninois Professeur Félix Iroko). Les Européens achetaient des esclaves à des chefs côtiers, lesquels assuraient ainsi leur suprématie sur d’autres ethnies de l’intérieur des terres. Quatrièmement, rien ne nous dit que dans les ancêtres de la pseudo antiraciste effarouchée, Danièle Obono, il n’y a pas eu d’esclavagistes, c’est même une possibilité théorique.

Cependant, nous n’avons pas besoin de remonter aux siècles obscurs et dramatiques de la traite humaine. Hélas, cette abomination se poursuit de nos jours en Afrique. Danièle Obono dans sa mythomanie, ses surenchères et son antiracisme frelaté n’ignore pas que son pays d’origine, le Gabon est confronté aux trafics d’enfants esclaves [5]. Pire, à Libreville « certains juges d’instruction font de la lutte contre le trafic d’enfants un fonds de commerce ». Et puis, l’esclavage coutumier est toujours pratiqué dans de nombreux pays africains et arabes contemporains : la Mauritanie (1ère position dans le classement mondial de 2016), le Gabon (10e), le Bénin (7e[6], le Sénégal (11e), la Gambie (9e), la Côte d’Ivoire (8e), le Mali, la Libye, le Soudan (nord, musulman, contre le Soudan sud, animiste et chrétien), la Somalie, l’Érythrée, les pétromonarchies, etc. (la liste est longue [7]). Des dix pays qui détiennent les premières places, il y en a cinq en Afrique, dont le pays de naissance d’Obono.

D’ailleurs dans cette stratégie subversive des présumés antiracistes, on poserait bien la question à Assa Traoré, originaire du Mali et de l’ethnie des Soninkés esclavagistes [8], sœur aînée d’Adama Traoré, mort après son interpellation par des gendarmes. Elle a transformé une affaire d’injustice supposée en racisme d’État. La Camerounaise Stella Kamnga a raison de dire qu’elle ne se sent pas représentée par le discours victimaires d’Assa Traoré qui prétend parler au nom des Noirs ; et elle n’est pas la seule Africaine qui dénonce cette imposture, loin de là. Elle ajoute au sujet du ressentiment anti-blanc contre les Français supposés racistes :

« Mes principaux détracteurs viennent de la diaspora en France mais j’ai des soutiens venant d’Africains vivant en Afrique. Ceux-là comprennent mon discours. Il y a un problème de cohérence. » Là aussi elle a raison !

Les Africains vivant en Afrique sont concernés de près par l’esclavage, notamment moderne et ne comprennent pas ce discours mensonger et retors des Africains de France, pour la plupart nés sur le territoire français et issus de l’immigration récente. Sinon, ils sont arrivés dans leur enfance et à mille lieues des réalités de la traite, nourris et endoctrinés à la haine de la France par l’extrême-gauche. Celles et ceux arrivés de plus fraîche date et subversifs contre la France leur objectif est de susciter une guerre raciale et racialiste, le tribalisme hors d’Afrique, dans l’Hexagone et en Occident.

En effet, dans leur discours victimaire, à cracher sur la France et ses institutions, comment et pourquoi Danièle Obono, Assa Traoré, Rokhaya Diallo, Houria Bouteldja et consorts ne vont-elles/ils pas dans leurs pays d’origine pour manifester et lutter contre le racisme et l’esclavage africain d’actualité ? Comme l’écrit si bien Barack Nyare Mba (voir note 9 et ci-contre), le Gabon est mal en point. Il aurait assurément besoin de Danièle Obono qui est chez elle à Paris mais pas à Libreville pour la libérer une seconde fois. C’est plus bénéfique et rentable pour une opportuniste, tout en crachant son fiel sur la France qui paye pourtant son confortable salaire de députée haineuse, obsédée par le racialisme et l’indigénisme de Françoise Vergès et de Houria Bouteldja.

La France a combattu l’esclavage en Afrique au XIXe siècle

Mais laissons Barack Nyare Mba, de nationalité gabonaise nous conter un instant une brève histoire de son cher beau pays, celui de naissance de Danièle Obono :

« Le 17 octobre 1849 alors que la traite négrière est abolie, un navire négrier brésilien nommé L’Elizia transportant 52 esclaves (27 hommes, 23 femmes et 2 enfants) est arraisonné par la frégate française Pénélope. Tous les esclaves que ce négrier transportait furent libérés et regroupés dans l’actuel quartier Montagne-Sainte, ce fut la création de Libreville. Ce nom fut donné par le capitaine Louis Edouard Bouët-Willaumez en souvenir de ces esclaves qui recouvrirent enfin leur liberté. » Il termine son texte sur l’Esprit de Liberté par : « L’histoire nous permet de comprendre le passé pour que nous nous appropriions le présent afin de construire un avenir meilleur. Le comble c’est qu’en Afrique et particulièrement au Gabon, l’histoire n’est pas très souvent mise en avant. [9] » Et c’est bien le cas d’Obono qui ignore semble-il l’histoire de son pays, ou alors s’est armée de la mauvaise foi du fanatisme idéologique.

Amiral Louis Édouard Bouët-Willaumez (1808-1871). © Victoria and Albert Museum (Number: RPS.2214-2017), London – Royal Photographic Society CollectionPhoto par André Adolphe Disdéri.

C’est donc Louis Édouard Bouët-Willaumez (amiral et sénateur en 1865), dès l’époque où il était lieutenant de vaisseau sur La Malouine en 1834 (avant l’abolition de l’esclavage dans les Colonies en 1848), qu’il réprime la traite négrière d’abord au Sénégal puis conclut des traités de commerce et de protection avec des chefs côtiers du golfe de Guinée, particulièrement avec les rois mpongwè du Gabon en 1839, 1841 et 1843. Car, les Français recherchaient des points de relâche et de ravitaillement au sud du continent africain pour leurs bâtiments qui surveillaient les côtes afin d’empêcher le commerce des esclaves (la première abolition de l’esclavage par la France date du 4 février 1794). Et c’est en octobre 1849 à bord de la frégate Pénélope, comme commandant des quatorze bâtiments de la division navale des côtes occidentales d’Afrique de 1848 à 1850, que Bouët-Willaumez a eu pour mission de lutter activement contre la traite.

Alors, que dire des fantasmes de Danièle Obono présumée antiraciste et de ses camarades racialistes et indigénistes, en parfait accord avec les islamistes antirépublicains ? C’est bien la France qui a plutôt aboli et combattu ce commerce honteux que des Africains dans de très nombreux pays d’Afrique pratiquent encore de nos jours !

L’extrême-gauche pense à grand tort qu’il est plus rentable pour son mouvement de faire le procès de l’Occident plutôt que celui de la triple traite historique arabo-berbère, intra-africain et des Blancs, occultés et qui furent beaucoup plus virulent. Elle nous dévoile ce qu’elle est en réalité : un facteur de dissension et de guerre civile.

Le clan subversif de Jean-Luc Mélenchon

Il est vrai que les idéologies tuent la pensée et rendent leurs adeptes autistes. Face au réel de l’histoire, les adeptes victimes d’une idéologie préfèrent souvent la politique de la terre brûlée. Parfois cela va jusqu’à pire que le simple déni : le nihilisme. C’est le cas de la bande à Mélenchon de LFI.

Le millionnaire Mélenchon se prétend marxiste mais il est en contradiction avec le marxisme. En réalité ce présumé révolutionnaire accumule les paradoxes : il avait appelé à voter « oui » au désastreux traité de Maastricht en 1992 qui a largement contribué à la désindustrialisation de la France. Ensuite, il est islamophile et défenseur de l’islamisme antirépublicain, lui qui se réclame de la République. Enfin, il a bradé la lutte des classes en se fourvoyant avec les adeptes de la lutte des « races » qui pratiquent la politique de la haine. Les gauchistes de LFI n’ont plus que le racialisme, l’écologie et la soumission à l’islam pour exister sur l’échiquier politique alors que les patriotes et les identitaires de droite occupent de plus en plus l’espace consacré au souverainisme. Mélenchon se cache derrière Obono et s’en sert pour fédérer la gauche présumée antiraciste, provoquer la droite identitaire et patriote à la faute et pour nous détourner par le matraquage propagandiste du vrai fascisme gauchiste, autrement plus dangereux.

Le groupe parlementaire LFI a délivré un communiqué de presse appelant au rassemblement unitaire de soutien à Danièle Obono le 5 septembre 2020. Celui-ci a regroupé dans son sillage une ribambelle d’associations douteuses – grassement subventionnées par le contribuable – dont le Parti des Indigènes de la République (PIR), l’Association France Palestine, le CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France), des marxistes maghrébins, des islamistes, la Brigade Anti Negrophobie (BAN), etc. [10]. En somme, la « Cours des Miracles » ; et en bref, des fossoyeurs et des ingrats qui seraient plus utiles dans leurs pays d’origine, mais qui profitent de la France tout en lui crachant dessus et en cherchant à l’islamiser. Dans le court texte de moins d’une quinzaine de lignes, Obono est « victime d’une attaque raciste », elle « reçoit des calomnies et insultes racistes en raison de sa couleur de peau… »

Il est évident que ce communiqué est insidieux par ses mensonges, car le texte de la fiction de Valeurs Actuelles (« journal d’extrême-droite », selon le communiqué) condamne plutôt l’esclavage et par extension le racisme. Ensuite, dans cette surenchère, il ne s’agit nullement d’insultes racistes à cause de la couleur noire de peau d’Obono. La sémantique victimaire dérape d’un premier mensonge, celui du racisme à un deuxième qui lui est rattaché, celui du Noir, racisé à cause de sa couleur de peau. C’est le procédé abject des staliniens et des anarchistes. Car, l’histoire nous démontre que le racisme n’est pas consubstantiel à la couleur de peau.

Ce n’est pas tout. Ce qui horripile, par ailleurs, LFI et son égérie est que dans le récit de Valeurs Actuelles, l’alter ego de Danièle Obono est délivrée de son esclavage par un missionnaire chrétien de rédemption des captifs et cela est insupportable pour des anticléricaux qui ont la haine marxiste atavique du christianisme mais surtout un démenti cinglant que tous les Blancs étaient et sont des esclavagistes. Pourtant, les Ordres religieux de « rédemption des captifs » ont existé (voir par exemple : Daniel Comboni) et existe encore de nos jours par exemple au Soudan et ailleurs en Afrique [11].

Le racialisme de La France Insoumise – incarné par ses adeptes présumés antiracistes comme Christiane Taubira, Danièle Obono, et quelques autres – prend comme référent la traite transatlantique. Dans son hypocrite sélective, LFI occulte intentionnellement la traite des Blancs par les musulmans et les Ottomans en Méditerranée (peu ou prou du XIIIe au premier tiers du XIXe siècles, soit bien plus que la traite européenne des Noirs du milieu du XVe siècle au début du XIXe siècle). De même ils chassent de leur esprit la traite des Africains entre eux ainsi que la plus virulente, des arabo-berbères (qui razziaient et castraient systématiquement ; esclavage qui a débuté au VIIe siècle à nos jours).

Il faut reconnaître que cette amnésie et déconstruction historique du réel sont d’une malhonnêteté singulière. Loin d’être des paradoxes, ces contradictions et ces omissions trahissent une volonté de cliver suivant des thématiques présumées « progressistes » (mot de la novlangue orwellienne vidé par les gauchistes de son sens), afin de créer un espace sociétal – luttes raciales et celles d’une multitude de minorités – en substitution à celui social bourdieusien lui aussi bancal, mais opérant de la même manière, avec des rapports binaires bourreaux-victimes et dominants-dominés au sein d’un même espace.

La stratégie pseudo politique de l’inversion des rôles, en instrumentalisant la question de l’esclavage à des fins racialistes, est elle-même identitaire et foncièrement raciste. Ces faussaires de l’extrême gauche prennent la question de l’esclavage et le racialisme en otage pour exister et faire la guerre culturelle à l’Occident et son procès ; il s’agit de saper l’identité française. Cela s’apparente au nihilisme que j’évoque plus haut.

L’Imposture en Marche

Le philosophe Denis Collin dans un texte « Qu’est-ce que le racisme ? » [12] affirme que « les caricatures de Danièle Obono dans Valeurs Actuelles n’étaient pas racistes », mais :

 « L’offensive contre VA est une offensive contre la liberté d’expression et son corollaire, la liberté de la presse ». « L’ouverture – étonnante – d’une enquête par le parquet constitue clairement une affirmation de la volonté du pouvoir [Emmanuel Macron qui a soutenu Danièle Obono contre VA] de soumettre toute expression au bureau de vérification des énoncés politiquement corrects. » En clair, « ceux qui, comme les dirigeants de LFI [Jean-Luc Mélenchon], dénonçaient hier l’instrumentalisation politique de la justice quand ils en étaient les victimes appellent aujourd’hui à la répression contre la liberté de la presse » auxquels Emmanuel Macron semble se rattacher. D’ailleurs, l’avocat Régis de Castelnau [13]a « insisté sur le fait que sur le plan juridique, le texte et les images de Valeurs Actuelles ne relevaient pas de l’application de la loi pénale qui réprime l’expression raciste. »

C’est à la demande de l’Élysée – qui semble soutenir Obono – que le procureur de Paris s’est empressé d’ouvrir une enquête préliminaire. Mais pourquoi ce choix du paradigme de clivage opéré par l’oligarchie macronienne ? C’est en résumé au nom de la toute puissance de la dialectique mondialisme/mondialisation mise en œuvre depuis des décennies au détriment du peuple sacrifié.

Au lecteur de tirer les conclusions qui s’imposent de ces grossières manipulations. Elles nous rappellent la loi avortée (provisoirement ?) de Laetitia Avia afin de bâillonner la libre expression des Français. On appelle tout cela du terrorisme intellectuel : une extrême-gauche appuyée par une minorité au pouvoir qui tente de s’imposer par la manipulation, par le chantage et la menace en suscitant la peur dans le but de pousser la majorité au consensus de la pensée unique aux relents fascistes et nihilistes.

Conclusion : Alors ?…

Rétrospectivement, Danièle Obono et consorts des racialistes accusateurs se donnent le droit de rendre leurs contemporains Français coupables de la traite de leurs ancêtres au XVe-XVIIIe siècles. Pourtant, les rois Africains sont les premiers responsables de cette abomination en vendant les leurs, parfois même des sujets de leurs tribus ou leurs propres captifs. Par contre elle s’indigne au sujet d’une illustration qui montre son alter ego de fiction au XVIIIe siècle, en esclave enchaînée et collier en fer au cou ? Drôle de logique du « deux poids, deux mesures », permissive aux uns et défendue au autres et qui, de plus, foule au pied l’éthique de réciprocité (la règle d’or) : « Ce que tu ne voudrais pas que l’on te fît, ne l’inflige pas à autrui. »

Ensuite, les gauchistes veulent-ils nous convaincre que l’esclavage est consubstantiel au racisme, malgré le démenti de l’histoire humaine ? La manipulation idéologique est éventée parce qu’en plus, historiquement parlant, l’esclavage et le racisme ne sont pas liés essentiellement à la couleur de peau.

Enfin, la parole devait-elle être interdite aux seuls motifs que l’on récuse des contre-vérités historiques et parce qu’il nous serait défendu d’aborder certains sujets réservés aux seuls faussaires de l’histoire ? C’est là le début de la dictature.

Danièle Obono, considère-t-elle la publication de Valeurs Actuelles comme « une souillure qui ne s’effacera pas ! » Les souillures qui ne risquent pas de s’effacer pour bonne majorité de citoyens de France sont sans doute dans les trois points de cette conclusion.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © François Sweydan pour Dreuz.info.

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NOTES

AFFAIRE OBONO, CELA NE REGARDE PAS LE JUGE

« Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit ! » Depuis quelques jours, l’affaire « Valeurs actuelles » versus Danièle Obono a vu refleurir cette invocation.

Les tenants de la « gô-gauche » se sont précipités sur l’incident avec gourmandise, en lançant les appels habituels à la punition judiciaire, formulés par tous ceux qui rêvent de voir les juges interdire la parole aux méchants qui ne pensent pas comme eux. Daniel Obono elle-même n’a pas manqué de brandir directement la menace en se présentant comme victime d’une « violence sans nom » et en annonçant qu’elle étudierait « sérieusement la question de porter plainte« . Comme le souligne avec une grande pertinence Anne-Sophie Chazaud dans son ouvrage à paraître dans quelques jours (« Liberté d’inexpression », chez l’Artilleur), ce recours systématique au judiciaire est devenu un des outils essentiels de la censure contemporaine. L’objectif est double : d’abord instrumentaliser le juge pénal en le faisant intervenir dans le champ du débat politique, et ensuite intimider l’adversaire, personne n’ayant envie de se retrouver à la barre des accusés. Avant d’expliquer pourquoi les envies de punitions judiciaires de Danièle Obono ne devraient normalement pas pouvoir être suivies d’effet, revenons quelques instants sur l’incendie qui a ravagé le champ politique et les réseaux sociaux pendant le week-end.

Cette séquence mérite trois observations. Tout d’abord relevons le caractère à la fois détestable et contre-productif du dessin paru dans « Valeurs actuelles ». Ensuite notons la violence et l’unanimité de la réaction des acteurs politiques de tous bords. Enfin observons l’effet boomerang que le courant racialiste anti-populaire est en train de subir.

Sauter dans le piège, et à pieds joints

L’initiative de « Valeurs actuelles » tout d’abord. Comment ne pas être consterné par cette publication? Certes il est incontestable que Danièle Obono incarne à la perfection un courant politique qui a fait de l’esclavage un levier de chantage pour justifier des positions que nous qualifierons par commodité « d’indigénistes et décoloniales« . Certes ce passé abominable, où l’Occident a une responsabilité particulière, est instrumentalisé pour justifier une vision raciale et bien souvent raciste de la question sociale. Pour autant, même si le texte n’est en lui-même pas bien méchant, il est détestable de représenter Danièle Obono, député de la République française, en esclave africaine. Imagine-t-on un journal qui représenterait Meyer Habib (tout aussi parlementaire et utilisateur régulier de l’histoire de la Shoah pour justifier son soutien militant à l’État d’Israël) en costume rayé de déporté entre les barbelés d’Auschwitz ? Pour moi, les deux ne sont pas moralement admissibles. Les responsables du magazine n’ont-ils pas vu le piège dans lequel ils tombaient à pieds joints ? Alors même que leur couverture cette semaine portait sur le thème de l’insécurité, question politique qui vient d’exploser à la face du camp du bien ? Comment ont-ils pu favoriser à ce point une pure opération de diversion ? N’était-ce pas prévisible ? L’information politique majeure du week-end est ainsi passée sous la table : la publication d’une étude d’opinion qui fait état d’une progression de 26 points dans l’opinion publique de la lutte contre l’insécurité comme premier impératif politique. Traiter prioritairement et grossièrement à ce moment-là, la question complètement secondaire de la participation des royaumes africains à la traite, témoigne du fait que le surmoi est capable de prendre le dessus sur la lucidité politique de base.

C’est le problème de « Valeurs actuelles », qu’ils s’en débrouillent. En revanche le nôtre est d’en examiner les répercussions politiques. Évidemment, le camp du bien qui rassemble un arc allant d’Olivier Besancenot à Damien Abad en passant par Emmanuel Macron s’est précipité pour exhiber ce que Christophe Guilluy qualifie savoureusement de « signe extérieur de richesse» : son antiracisme.

« L’antiracisme » signe extérieur de richesse ?

Chacun a essayé de tirer son épingle du jeu. Jean-Luc Mélenchon procédant par amalgame en insultant dans un même lot Marianne et Charlie Hebdo (et consacrant ce faisant Danièle Obono comme incarnation de la ligne politique officielle de son parti). Richard Ferrand jouant les sages en altitude. Jean Castex essayant d’exister. Et Emmanuel Macron passant (assis sur un jet-ski ?) un coup de téléphone consolateur et médiatisé à la députée. Tout le monde y est allé de sa tirade et de son soutien personnel appuyé. Danièle Obono, qui n’en demandait pas tant et ravie du piédestal, en fit des tonnes. Le problème, et c’est la troisième observation, c’est que la personnalité politique de la « victime », couplée à l’unanimité d’un champ politique détesté par les Français, a produit après 24 heures de sidération devant un tel tir de barrage, un effet boomerang assez dévastateur.

D’abord, le texte du « roman » de Valeurs actuelles est très rapidement devenu viral sur le Web, et chacun a pu comprendre qu’aussi détestable soit la représentation d’une députée avec des chaînes autour du cou, le contenu n’était pas raciste. Cette constatation a dès lors libéré un flot de contenus hostiles à l’intéressée, de nombreux internautes rappelant sur les réseaux sociaux les multiples déclarations qui ont été les siennes par le passé, où son aversion pour le pays (qu’elle est censée représenter) le dispute à une vision racialiste des luttes sociales et à une volonté de diviser le peuple français en communautés distinctes. Toute à son courroux, compréhensible, Danièle Obono n’a pas hésité à utiliser la grandiloquence en clamant qu’elle « avait mal à sa France« , s’attirant des milliers de réponses lui rappelant son refus de crier « vive la France » et l’interrogeant sur la compatibilité de cette douleur avec le fait qu’elle ait soutenu mordicus la proclamation d’une volonté de la « niquer« .

L’opération est en train de se retourner et on peut penser que, d’ici quelques jours, le bilan en sera très négatif non seulement pour Danièle Obono, mais aussi pour La France Insoumise et  Jean-Luc Mélenchon, qui, désormais un peu coincés, ne peuvent plus contester leur virage indigéniste. La disparition des radars d’Assa Traoré (pour cause de dévoilement irréfutable de l’imposture de sa cause) allait déjà dans ce sens. Les Français sont, semble-t-il, très rétifs à l’importation en France depuis les USA des problématiques américaines, et à la vision communautarisme et racialiste voire, pour certains, raciste de ce que doit être la République. Ce n’est pas une mauvaise nouvelle.

Le prétoire n’est pas le lieu du débat politique

Alors, face à ce qui risque de rapidement se transformer en défaite politique, les indigénistes vont-ils tenter leur va-tout dans les prétoires ? Il faut d’abord tordre le cou au mantra: « Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit! » Et on peut le faire de façon très simple en disant : si, le racisme peut être une opinion. Croire en Dieu, que la terre est plate, qu’Emmanuel Macron est un bon président, ou qu’au contraire de ce que raconte la science, il existe des races humaines et que certaines sont supérieures aux autres sont des opinions protégées par les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’Homme : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes religieuses pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. » Et : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme: tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » C’est donc l’expression de certaines opinions qui est encadrée par la loi, encadrement justifié par un intérêt général supérieur. Concernant le racisme, c’est son expression publique dans certaines conditions qui peut relever de l’intervention et de de la sanction postérieure du juge. Les propos sanctionnables sont précisés dans des textes spécifiques comme la loi du 29 juillet 1881 qui définit un certain nombre d’infractions diffamation, injure, provocation aux crimes et délits qui peuvent être à connotation raciste. Et rappelons aussi que dans le Code pénal le racisme est une circonstance aggravante. C’est donc bien l’expression du racisme à travers un acte qui peut être jugée comme une infraction. Il existe depuis la première loi instaurant ces principes en 1972 une jurisprudence extrêmement étendue qui a permis de définir le périmètre de l’expression fautive du racisme. À la lumière de ce droit, la lecture du texte de « Valeurs actuelles » ne présente aucune des caractéristiques qui permettraient de le qualifier de raciste au sens des textes répressifs applicables dans notre pays, pourtant connu pour être particulièrement sévère (la France n’aimant pas beaucoup la liberté d’expression, qu’elle a enserrée dans pas moins de 400 textes…).

Quand Éric Dupond Moretti se fait moucher par son parquet

Éric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux, c’est-à-dire chef de l’autorité de poursuite a parfaitement analysé cette situation et a produit un tweet qu’il faut reconnaître impeccable et surtout très habile: « On est libre d’écrire un roman nauséabond, dans les limites fixées par la loi. On est libre aussi de le détester. Moi je le déteste et suis à vos côtés. »

Eh oui, Monsieur le garde des Sceaux, les limites fixées par la loi n’ont pas été franchies. Et on peut souhaiter que le débat sur les positions de Daniel Obono et sur le courant politique qu’elle représente se déroule dans le champ politique et seulement dans celui-là. Cela ne semble pas être l’avis du parquet de Paris qui vient d’annoncer qu’il avait ouvert prestement une enquête préliminaire pour « injures racistes ». Geste qui en dit long sur son zèle politique et sur l’autorité dont dispose Éric Dupond-Moretti, qui a autant de pouvoir à la Justice qu’en avait Nicolas Hulot à l’écologie…

Cela étant, il faudra quand même un jour que cesse cette instrumentalisation systématique de la Justice dans un but d’intimidation et de censure.

Le dessinateur TCHO revient sur la décision du maire d’extrême-gauche déguisé en écologiste que se sont choisis les Bordelais dans leur sagesse…

Voici une vidéo reprenant une partie de l’œuvre du caricaturiste.


Qui ne pense pas comme le maire de Bordeaux est un facho

ChristmasTree by www.tOrange.biz Valdemar Fishmen(CC BY 2.0) — www.tOrange.biz Valdemar Fishmen, CC-BY

Suite à la déclaration du maire de Bordeaux qui ne voulait plus d’ « arbre mort » à Noël, ses détracteurs ont été traités de « fachos ». Une réaction indigne d’un élu.

Par Johan Rivalland.

L’information m’avait fait sourire… et surtout bondir. Pas tant sur le sujet de fond lui-même que par le décalage entre les urgences immédiates (en particulier à Bordeaux) et le côté un peu anecdotique de cette « grande décision » dont on pouvait se demander si elle justifiait une conférence de presse dans laquelle le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, annonçait qu’il ne voulait plus « d’arbre mort sur la place de la ville ».

LE FACHO, CELUI QUI NE PENSE PAS COMME VOUS

Par une mauvaise habitude, très ancrée en particulier à gauche, qui ne pense pas comme vous est assez rapidement affublé de qualificatifs qui visent à le décrédibiliser immédiatement et à lui couper ainsi l’envie de s’exprimer librement sans prendre le risque de se voir catégoriser à travers des adjectifs dont on ne souhaite pas vraiment se voir affublé.

En qualifiant de facho quiconque s’oppose à lui, Pierre Hurmic ne se montre pas très ouvert aux débats d’idées et à la liberté d’expression. Après le début de cette polémique, une pétition avait été finalement lancée pour réclamer le maintien du sapin de Noël sur la place de la Mairie lors des fêtes de Noël. Et la réaction du maire de Bordeaux a de nouveau retenu mon attention.

Ce nouveau maire de Bordeaux a une réaction décevante : Pierre Hurmic apparaissait a prioriplutôt modéré avant son entrée en fonction, par rapport à d’autres élus Verts.

Finalement, il semble qu’il n’en soit rien. De tels qualificatifs et une telle propension à s’emporter contre ses détracteurs dénote au contraire un esprit assez intolérant, voire dangereusement autoritaire. Pas à la hauteur, en tous les cas, de ce que l’on peut attendre d’un élu responsable.

ÊTRE À L’ÉCOUTE

En effet, si un maire peut être amené à prendre des décisions en tant qu’élu et représentant du peuple, cela ne le dispense pas d’un minimum de retenue et d’écoute. Sans que cela doive forcément contrecarrer ses décisions. Et en respectant ses opposants. N’est-ce pas là le sens de ce que l’on appelle la démocratie ?

Or, si on se réfère aux nombreuses réactions qu’avait suscité son annonce, il semble que certaines – souvent de bon sens – auraient mérité un peu plus d’attention. Je pense notamment à ce lecteur de Contrepoints qui faisait remarquer (et d’autres avec lui) qu’il suffirait de planter un sapin dans un pot avec de la terre, que l’on pourrait par exemple laisser sur la place toute l’année et décorer durant les fêtes, et le problème de « l’arbre mort » serait évité. N’est-ce pas là, en effet, une idée de bon sens, compatible semble-t-il avec l’écologie et à même de mettre tout le monde d’accord, évitant ainsi les polémiques inutiles ?

À moins que Pierre Hurmic ait prétexté qu’il s’agissait d’une volonté de prendre une décision à caractère écologique pour mieux s’attaquer à une tradition ? En ce cas, il donnerait alors raison à ses détracteurs et à ceux qui ont lancé la pétition. Son énervement et ses propos désobligeants pourraient alors être interprétés comme une réaction qui trahirait le fond de sa pensée.

Quoi qu’il en soit, c’est cette « supériorité morale » qu’évoque David Desgouilles dans l’article du Figaro, qui est bien le sujet central. Sentiment que l’on peut, semble-t-il, trouver chez certains Verts dont le maire de Bordeaux (et celui de Lyon au sujet du Tour de France cycliste), et qui ne les honore vraiment pas.

Bordeaux : les bobos veulent en finir avec les toilettes modernes

Les bobos ont ré-inventé le job le plus immonde de l’Histoire.« Le Progrès ».
Ces crapules sans âme nous sortiront ensuite : « les immigrés font le travail que refusent les Français. »

Lyon : le maire « écolo » boycotte une fête chrétienne mais pose la première pierre de la mosquée de Gerland

Voici qui illustre bien toute l’hypocrisie de la « laïcité républicaine » et de la gauche. Elles ont la haine du christianisme, c’est tout.

« Mardi 8 septembre, le maire EELV de Lyon Grégory Doucet s’était fait remarquer en boycottant, sous couvert de « laïcité », la cérémonie du Vœu des Echevins, grande tradition catholique mais aussi populaire datant de 1643. S’il avait consenti à « prendre la parole à l’issue de la cérémonie », il est devenu le premier maire lyonnais à manquer cet événement majeur dans la culture rhodanienne depuis des décennies. Pourtant, dès le lendemain, l’édile posait la première pierre de la mosquée de Gerland. » (source VA)

Le ministre Dupont-Moretti en plein conflit d’intérêts

Dans la série « la justice rouge française est une vaste (mauvaise) blague ».

Le ministre de la « Justice » a passé une partie de ses vacances avec le prévenu pour corruption Thierry Herzog (comme Sarközy, dont il était l’avocat), dont le procès doit se tenir prochainement.
L’accusation y sera représentée par le PNF, placé sous l’autorité du… ministre.

« De mémoire de magistrat, la situation est inédite. L’actuel ministre de la justice, Éric Dupond-Moretti, est, en tant que garde des Sceaux, frappé par un double conflit d’intérêts lié, d’une part, au Parquet national financier (PNF) et, d’autre part, au futur procès pour corruption de l’ancien président Nicolas Sarkozy et de son avocat MThierry Herzog dans l’affaire « Bismuth ». » (source)

Avec Fernand Nathan, on n’est jamais déçu !

Toujours l’obsession de la propagande métisseuse !

Un décret scélérat autorise la destruction des moulins, canaux, étangs et plans d’eau sur simple formalité, sans étude d’impact ni enquête publique

Détruire une chaussée de moulin, assécher un bief, un canal ou un étang, effacer un plan d’eau, changer le lit de la rivière: tout cela est désormais possible sur simple déclaration et non autorisation comme avant. C’est-à-dire sans étude d’impact environnemental et social, sans enquête publique, sans information des citoyens. Par un décret et un arrêté venant de paraître au journal officiel, la technostructure de l’eau met bas les masques : en guise de « continuité apaisée » à laquelle ont pu croire quelques naïfs, c’est le blanc-seing à la destruction facilitée et accélérée des héritages de nos rivières. Provocation pour les amoureux du petit patrimoine des bassins, mais aussi erreur majeure sur le rôle écologique de ces milieux en eau d’origine anthropique, lesquels méritent une protection accrue et non une facilitation de leur destruction par des apprentis-sorciers obéissant à des modes sous-informées. Hydrauxois a demandé à ses conseils de travailler à une double riposte : requête en annulation de ces textes et formulaire simplifié de plainte pénale de terrain, qui permettra à tout citoyen ou association d’attaquer les chantiers qui détruisent la ressource et les milieux en eau.  
 



Le décret n°2020-828 du 30 juin 2020 modifiant la nomenclature et la procédure en matière de police de l’eau vient de paraître au journal officiel.

Il est complété par un arrêté du 30 juin 2020 définissant les travaux de restauration des fonctionnalités naturelles des milieux aquatiques relevant de la rubrique 3.3.5.0 de la nomenclature annexée à l’article R. 214-1 du code de l’environnement, aussi paru au journal officiel.

Le premier texte crée un nouveau type de travaux en rivière, tenant à la « restauration des fonctionnalités naturelles des milieux aquatiques« .

« 3.3.5.0. Travaux, définis par un arrêté du ministre chargé de l’environnement, ayant uniquement pour objet la restauration des fonctionnalités naturelles des milieux aquatiques, y compris les ouvrages nécessaires à cet objectif (D).« Cette rubrique est exclusive de l’application des autres rubriques de la présente nomenclature.« Ne sont pas soumis à cette rubrique les travaux n’atteignant pas les seuils des autres rubriques de la présente nomenclature. »

En clair, tous les travaux de restauration morphologique et de continuité écologique entrent désormais dans la catégorie des simples déclarations (D) et non des autorisations. Cela sans limite d’impact même si des milliers de mètres linéaires de rivière et canaux ou des milliers de mètres carrés de plans d’eau sont affectés.

L’arrêté donne la mesure de tout ce qui est concerné:

1° Arasement ou dérasement d’ouvrage en lit mineur ;2° Désendiguement ;3° Déplacement du lit mineur pour améliorer la fonctionnalité du cours d’eau ou rétablissement du cours d’eau dans son lit d’origine ;4° Restauration de zones humides ;5° Mise en dérivation ou suppression d’étangs existants ;6° Remodelage fonctionnel ou revégétalisation de berges ;7° Reméandrage ou remodelage hydromorphologique ;8° Recharge sédimentaire du lit mineur ;9° Remise à ciel ouvert de cours d’eau couverts ;10° Restauration de zones naturelles d’expansion des crues ;11° Opération de restauration des fonctionnalités naturelles des milieux aquatiques prévue dans l’un des documents de gestion suivants, approuvés par l’autorité administrative :a) Un schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) visé à l’article L. 212-1 du code de l’environnement ;b) Un schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) visé à l’article L. 212-3 du code de l’environnement ;c) Un document d’objectifs de site Natura 2000 (DOCOB) visé à l’article L. 414-2 du code de l’environnement ;d) Une charte de parc naturel régional visée à l’article L. 333-1 du code de l’environnement ;e) Une charte de parc national visée à l’article L. 331-3 du code de l’environnement ;f) Un plan de gestion de réserve naturelle nationale, régionale ou de Corse, visé respectivement aux articles R. 332-22, R. 332-43, R. 332-60 du code de l’environnement ;g) Un plan d’action quinquennal d’un conservatoire d’espace naturel, visé aux articles D. 414-30 et D. 414-31 du code de l’environnement ;h) Un plan de gestion des risques d’inondation (PGRI) visé à l’article L. 566-7 du code de l’environnement ;i) Une stratégie locale de gestion des risques d’inondation (SLGRI) visée à l’article L. 566-8 du code de l’environnement ;12° Opération de restauration des fonctionnalités naturelles des milieux aquatiques prévue dans un plan de gestion de site du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres dans le cadre de sa mission de politique foncière ayant pour objets la sauvegarde du littoral, le respect des équilibres écologiques et la préservation des sites naturels tels qu’énoncés à l’article L. 322-1 susvisé.

C’est donc une machine de guerre pour tuer la démocratie des rivières et des bassins versants, faciliter la destruction de tous les milieux aquatiques façonnés par l’humain au cours de l’histoire (biefs, canaux, étangs, plans d’eau), destruction qui sera réduite à une simple formalité interne aux administrations, sans lien au public.

Nous avions mis en garde voici un an, lors de la courte enquête publique sur ce projet de décret. Mais rien n’y a fait, malgré les nombreuses oppositions exprimées lors de cette enquête.

La fin du régime d’autorisation sous prétexte de « restauration de fonctionnalités naturelles » signifie ainsi pour les collectifs et associations impliqués sur la continuité écologique, et pour les citoyens en général :
 

  • quasi-impossibilité d’être informés des projets (la déclaration est un simple courrier sans publicité à la DDT-M), 
  • absence d’étude des impacts riverains / usages / environnement, 
  • fin de l’enquête publique qui permettait aux citoyens de s’exprimer (en général, contre les casses) et aux associations de préparer des recours contentieux éventuels contre l’arrêté d’autorisation
  • possibilité de casser « à la chaîne » pour les maîtres d’ouvrage de type syndicats de rivière ou fédérations de pêche.

Face à ce danger majeur de régression du droit des riverains et du droit de l’environnement, l’association Hydrauxois :

  • a immédiatement mandaté son conseil juridique pour une analyse du texte en vue d’une requête en annulation,
  • demande aux parties prenantes du processus dit de « continuité écologique apaisée » de tirer les conséquences de cette provocation sur des soi-disant « concertations » dont le résultat est une déclaration de guerre aux ouvrages et aux milieux que ces parties prenantes sont censées défendre,
  • appelle l’ensemble des associations, collectifs et syndicats à non seulement exprimer leur indignation aux parlementaires et à la ministre de l’écologie, mais aussi à organiser sur chaque terrain la réponse militante et judiciaire que méritent les dérives des fonctionnaires de l’eau.

Alors que le processus d’autorisation et d’enquête publique est justement une procédure d’organisation de la démocratie consultative et délibérative, leur suppression aura pour conséquence une insécurité pour tout le monde : les plaintes seront des démarches individuelles et imprévisibles, les services publics à l’origine de ces troubles dans la vie des riverains ne seront évidemment pas tranquillisés dans l’exercice de leurs fonctions. Quant à la continuité des rivières, elle sera plus que jamais synonyme de violence institutionnelle, de dogme sans preuve de bénéfices, d’absurdité anti-écologique et anti-sociale.

Nous allons travailler à un guide simplifié de dépôt de plainte pénale pour destruction de milieux et mise en danger des tiers par changement d’écoulement, qui permettra d’ouvrir rapidement des instructions contre tous les projets refusant de faire des études complètes d’impacts sur les milieux et les tiers.

Haro sur le fioul
à l’issue du Conseil de défense écologique

fioul

C’est un monde d’écologie punitive qu’on nous prépare, sans fondements autres qu’une idéologie mortifère basée sur des idées reçues.

Dans une société où tout doit être propre et net, où l’élite a complètement oublié que certains se salissent encore les mains, diesel et mazout font horreur.

Pour les transports, leur élimination était déjà actée. Pour le chauffage, leur bannissement était déjà un objectif ; il devient une obligation réglementaire, et à très court terme. Peu importe l’analyse factuelle des éléments techniques et économiques.

HARO SUR LE FIOUL DOMESTIQUE

Annonce du gouvernement à l’issue du Conseil de défense écologique, délivrée à la presse et retranscrite ainsi par tous les journaux :

Il perdure en France 3 millions de chaudières au fioul ou au charbon. Celles qui tomberont en panne devront être changées à partir de janvier 2022 par une chaudière plus vertueuse. Leur installation sera interdite dans des logements neufs. Les ménages les plus modestes pourront prétendre à des aides allant jusqu’à 80 % de prise en charge. 

Et l’entourage de Mme Pompili ajoute :

Il est impossible d’obliger les ménages à changer leur chaudière à fioul ou charbon d’ici 2022 […] Nous interdisons donc les remplacements et nouvelles installations : si demain, votre chaudière au fioul tombe en panne, vous devrez la remplacer par une pompe à chaleur, une chaudière à gaz ou à granulés. Mais en aucun cas par un équipement aussi polluant.

Cette mesure figure parmi les propositions de la Convention citoyenne sur le climat, mais à l’instar de nombre de ces propositions elle a été plus que suggérée par les soi-disant experts.

LE COUAC DU REMPLACEMENT SUR PANNE

On évacuera la question des chaudières à charbon chez les particuliers : on ne voit pas ce qui peut tomber en panne dans un équipement dont l’élément le plus sophistiqué est le bilame qui régule l’ouverture du tirage…

Qu’en est il d’une chaudière à fioul des années 1960/70, cas de la plupart des chaudières existantes dans les nombreux pavillons individuels construits à cette époque, et non raccordés au gaz ? Eh bien c’est une boîte où circule de l’eau et devant laquelle a été placé un brûleur. Avec la pompe à fioul, il est le seul organe qui peut tomber en panne.

On ne voit pas bien comment l’État pourrait vous interdire de remplacer un brûleur…

Et sur le site du ministère de l’Écologie, on peut lire le texte exact en proposition :

« INTERDICTION DE L’INSTALLATION DE CHAUDIÈRES AU FIOUL ET AU CHARBON POUR LES BÂTIMENTS NEUFS ET EXISTANTS EN JANVIER 2022

Cette mesure est la mise en œuvre immédiate d’une proposition de la Convention citoyenne pour le climat qui demandait l’interdiction de l’installation de ces équipements très émetteurs en cas de rénovation globale et de construction dès la promulgation de la loi. Le gouvernement décide d’aller encore plus vite et plus loin en généralisant l’interdiction à janvier 2022 pour le cas du renouvellement des chaudières au fioul ou au charbon arrivant en fin de vie. Les ménages, notamment les plus modestes, qui seront placés dans l’obligation de remplacer leur chaudière existante, bénéficieront des aides tels que MaPrimeRénov’ et les coups de pouce chauffage (dispositifs des certificats d’économies d’énergie). »

Il faut donc comprendre que si votre chaudière est vraiment fichue, irrécupérable, si par exemple elle fuit de partout… vous ne pourrez pas la remplacer par une autre chaudière à fioul.

Ouf ! Le conseil n’a pas accouché d’une mesure impossible à mettre en pratique. Mais à l’évidence, ses porte-parole n’avaient pas bien vu la question… Pour eux, panne et fin de vie, c’est la même chose. Pas très économie circulaire, n’est-ce-pas ?

LA MESURE EST-ELLE JUSTIFIÉE ?

Le problème se pose dans les foyers qui ne sont pas raccordés au gaz, soit environ la moitié des utilisateurs de chaudières à fioul.

Dans ce cas, l’alternative citée par tous les membres du gouvernement est soit le chauffage bois, soit la pompe à chaleur. Il y a aussi le propane, passé sous silence : livré par camion, il nécessite l’achat d’une citerne pressurisée et il est hors de prix. Mais de plus, si on fait le bilan complet du CO2 sur toute la chaîne, il n’est que légèrement moins émetteur que le fioul. Et l’écart se réduit en valeur absolue si on considère les chaudières à condensation.

Le chauffage au bois est réputé écologique, mais c’est plus par une vision bisounours de la forêt que par l’analyse des faits.

Sa production est limitée : certaines communes françaises importent déjà leurs pellets du Canada… Ensuite, le calcul du bilan CO2 nul des pellets est basé sur l’hypothèse que les émissions à la combustion sont compensées par la poussée d’arbres équivalents quelque part dans le monde… ce qui en général est une profession de foi. Enfin, la combustion du bois est parmi les plus polluantes.

Les pompes à chaleur ne sont pas non plus la panacée : elles tournent vite, et donc s’usent. Leur durée de vie n’excède guère 10 ans ; elles font du bruit, sauf à ajouter de coûteux équipements ; et elles fonctionnent à l’électricité, ce qui demande d’acheminer la puissance nécessaire chez l’habitant. On aboutit vite à la nécessité de construire des centrales nucléaires si on généralise (huit Fessenheim selon certains calculs).

ENCORE UNE DÉCISION IDÉOLOGIQUE

Comme on le voit, la situation n’est pas aussi simple que ce qu’on veut bien nous montrer. Chaque système présente des inconvénients et des avantages.

Les chaudières modernes à fioul, à condensation, n’ont rien à voir avec leurs aînées. Et interdire signifie stopper la recherche de progrès. En outre, le fioul est un stockage d’énergie. Avec lui, on se fiche de la pointe de consommation, ce qui n’est le cas ni du gaz, ni de l’électricité.

Ainsi, cette décision idéologique cache les vrais sujets : comment avoir un chauffage peu polluant répondant aux besoins des citoyens, économe des ressources de la nation et maximisant notre indépendance énergétique.

C’est évidemment le nucléaire qui est la réponse : chauffage électrique avec accumulation, pompe à chaleur, voire chauffage urbain alimenté par des petits réacteurs sécurisés comme on commence à en voir sur les marchés internationaux.

Mais le sujet était tabou lors de la Convention… Le chauffage au gaz sera le roi, au bénéfice du Qatar, de la Russie et autres…

DIESEL ET FIOUL, MÊMES BÊTISES

Le diesel (ou gazole) et le fioul domestique, c’est quasiment la même chose. Il ne faut donc pas s’étonner de les voir attaqués ensemble. Or, certains diesel polluent plutôt moins que l’essence, et une bonne chaudière fioul à condensation peut être meilleure qu’une mauvaise chaudière à gaz…

Les deux histoires sont parfaitement superposables.

Se donner des normes environnementales à respecter est légitime puisqu’il s’agit d’un sujet de salubrité publique. Que soient imposés les moyens au lieu, ou en plus, des résultats n’a aucune légitimité.

Contrairement aux dénégations de nos politiques, c’est bien un monde d’écologie punitive qu’on nous prépare, sans fondements autres qu’une idéologie mortifère basée sur des idées reçues.

D’autant que sur le plan économique, le sujet n’est pas bien bordé non plus : pour un équipement d’au moins 6000 euros, 20 %, ce sont encore 1200 euros, inacceptable pour un smicard. L’écologie positive consisterait en ce que l’État paye intégralement les travaux à tout le monde. Où trouver l’argent ?

Eh bien on prévoit de construire 30 GW d’éoliennes, soit environ 50 milliards d’investissement, qui ne serviront à rien puisqu’il faudra quand même construire les centrales classiques en parallèle pour les nuits d’hiver sans vent. Si on s’en servait pour installer des chaudières ?

Professeur Samuele Furfari :
mais arrêtez donc d’ennuyer les Français avec le chauffage !

Professeur Samuele Furfari : mais arrêtez donc d’ennuyer les Français avec le chauffage !

Samuele Furfari, Professeur de géopolitique de l’énergie à l’Université Libre de Bruxelles et Président de la Société européennes des Ingénieurs et Industriels (entre autres) et auteur de nombreux ouvrages de référence en matière de géopolitique des énergies, m’a transmis un article qu’il a publié sur Contrepoints :

Dans cet article, il dénonce, chiffres et faits à l’appui, la politique énergétique « écolo délirante » actuelle menée au sein de l’UE et tout particulièrement en France et qui est et sera désastreuse pour le peuple français. Avec son accord, je le propose aux lecteurs de Résistance républicaine.

Gianni Inglese

En politique énergétique, lorsqu’on impose la contrainte réglementaire on génère toujours des difficultés induites là où on ne s’y attend pas.

Par Samuele Furfari.

Un vieux proverbe calabrais que ma mère me répétait, sans savoir qu’un jour je m’occuperais d’énergie, dit (sans le jeu de mots qu’il y a dans le dialecte calabrais) « celui avec le pain est mort, celui avec le feu a survécu ». Cette maxime se référait à l’importance de disposer de chaleur bien plus essentielle qu’une miche de pain même dans le sud de l’Italie.

Une des erreurs de base de politique énergétique est l’importance exagérée que l’on donne à l’électricité. Dans l’UE elle ne constitue que 22 % de la demande en énergie finale, en France et Belgique c’est respectivement 27 % et 20 %.

MAIS QUELLE EST DONC LA FORME D’ÉNERGIE FINALE LA PLUS UTILISÉE ?

C’est la chaleur. Elle représente 50 % dans l’UE ; en France et Belgique c’est respectivement 45 % et 51 %. La différence de ces pourcentages avec 100 % donne la consommation dans le secteur du transport, l’autre secteur dans lequel on utilise de l’énergie finale.

Pourquoi donc, si le secteur de la chaleur est le plus important, est-ce celui dont on a parlé le moins jusqu’à présent ? Il y a plusieurs réponses, dont voici quelques-unes :

  • C’est un secteur très diffus où il est difficile d’intervenir par des décisions politiques. Le politicien est dépourvu de mesures d’actions tant les choix sont personnels.
  • Il y a très peu de statistiques disponibles précisément parce que c’est un secteur très diffus et domestique. Et il n’y a pas de statistique parce qu’il n’y a pas de commerce de chaleur.
  • Il n’y a pas de gros investissements comme dans les centrales électriques.
  • Il n’est pas créateur d’emplois comme le secteur de l’automobile.
  • Le secteur a toujours existé contrairement à l’électricité et l’automobile.

CHALEUR ET TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Mais à présent que les politiciens ont fait de la transition énergétique leur dossier absolu (au lieu de s’occuper avant tout de l’emploi et de l’avenir des jeunes), ils veulent intervenir également dans le domaine de la chaleur en imposant leurs choix aux citoyens au motif de la transition énergétique.

Rappelons que dans l’UE les énergies renouvelables intermittentes représentent 2,5% de l’énergie primaire bien que les États membres et l’UE aient dépensé depuis 2000 de l’ordre de mille milliards d’euros. Ils se sont imposé d’arriver, en pratique, à 100 % d’énergies renouvelables dans le cadre d’une transition vers une « neutralité » carbone à l’horizon 2050.

Ceci est un abandon pur et simple du système énergétique que nous avons construit lorsque notre objectif était de disposer d’énergie abondante et bon marché, alors qu’aujourd’hui ils visent une énergie rare et chère.

EST-CE RÉALISTE ?

Dynamisés par la farce de la Convention citoyenne, ils s’en prennent à la chaleur, car au niveau de l’UE elle est fournie essentiellement par les énergies fossiles : 43 % pour le gaz naturel, 13 % pour le fuel, seulement 4 % pour le charbon dans certaines zones de l’Europe centrale ou orientale, 11 % pour l’électricité — essentiellement en France grâce au développement extraordinaire de l’énergie nucléaire dans les années 1970-1980.

Le bois de chauffage surtout en Suède, Autriche et Finlande représente 17 %, le reste étant le chauffage urbain le plus souvent fonctionnant au charbon de nouveau dans l’Europe centrale et les Pays baltes. En Pologne, le charbon représente 41 % de la chaleur aussi parce qu’elle est distribuée par des réseaux de chaleur. Dans le secteur domestique, 78 % de la chaleur est utilisée pour le chauffage et 16 % pour chauffer l’eau sanitaire, le restant est pour cuisiner.

S’attaquer aux chaudières au fuel ou au charbon en France ne devrait pas être une priorité vu leur poids dérisoire. Cela donne une belle image écolo, mais bien vaine. Non seulement ils vont créer une ultérieure bureaucratie punitive, mais en plus elle n’aura qu’un impact symbolique.

On sait pour les avoir déjà tellement rencontrées que les écologistes de tous les partis affectionnent les mesures symboliques. Ils aiment dire que les petits gestes insignifiants sont importants, car ils servent d’exemplarités. Magnanime, le gouvernement ne veut pas interdire l’utilisation des chaudières au fuel ou au charbon déjà installées, mais les nouvelles installations à partir de janvier 2022.

De facto, ils veulent pousser les pompes à chaleur qui vont permettre à EDF et à Engie — c’est-à-dire à l’État — de vendre davantage d’électricité. Dans le cas d’Engie ce sera aussi un bénéfice, car les ventes de chaudières au gaz augmenteront bien plus que celles des pompes à chaleur et de celle à la biomasse (granulés de bois).

Comme toujours, ces primes diverses sont toujours payées par les citoyens en fin de compte. Selon Capital, il est question de deux milliards d’euros supplémentaires : « c’est près de 80 % du coût de remplacement d’une vieille chaudière qui sera couvert, pour les ménages les plus modestes ».

Dossier familial s’empresse de présenter la longue liste des différentes primes que la toute grande majorité des Français qui se chauffent déjà au gaz naturel ou à l’électricité vont payer : Ma Prime Rénov, Crédit d’Impôt pour la Transition énergétique (CITE), Coup de pouce pour l’installation d’une chaudière gaz à condensation ou d’une pompe à chaleur, l’Habiter Mieux Sérénité, une subvention de l’ANAH, l’Éco Prêt à Taux Zéro (Eco PTZ) et la TVA à taux réduit. Rien de moins… La France est bel et bien un État socialo-bureaucratique.

Tout ça pour ça ! Depuis l’adoption en 1992 de la Convention climat de l’ONU, les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 58 %, malgré une diminution de 21 % dans l’UE, dont une grande partie est due à la chute des économies socialistes en Europe de l’Est.

Entretemps, le Vietnam, le Bangladesh, l’Inde et la Chine ont augmenté leurs émissions de CO2 respectivement de 1157 %, 709 %, 311 % et 305 %. Entre 2018 et 2019, la Chine a augmenté ses émissions de CO2 de 319 millions de tonnes tandis que la France en 2019 en a émis 299 millions de tonnes.

Et la France qui représente 0,9 % des émissions mondiales grâce à son grand parc de centrales nucléaires veut montrer l’exemple au monde… d’une part en fermant les centrales nucléaires et d’autre part en interdisant quelques chaudières au fioul et celles bien plus rares encore au charbon ! D’évidence, ils aiment faire des lois inutiles et ils n’ont pas le sens des ordres de grandeur.

CES LOIS SONT ÉGALEMENT LIBERTICIDES

De quel droit faut-il imposer le chauffage électrique ? Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit pour les Français qui ne sont pas connectés au réseau gazier. Si le charbon et le fuel sont interdits et que le gaz n’est pas disponible, il ne restera que la solution de l’électricité, qu’elle soit ou non sous forme de pompes à chaleur.

Vous me direz qu’il y a l’option des granulés de bois. Oui, c’est une solution subventionnée, mais polluante. Au Danemark ― pays que l’on aime présenter comme écologique —, la moitié des dioxines produites proviennent de la combustion du bois de chauffage. En Lombardie, on a même interdit en hiver le bois dans les fours à pizza tellement la combustion du bois pollue.

En politique énergétique, lorsqu’on impose la contrainte réglementaire on génère toujours des difficultés induites là où on ne s’y attend pas. Quand donc les politiciens comprendront-ils ce qu’a dit Georges Pompidou au jeune Chirac :

« Mais arrêtez donc d’emmerder les Français ! Il y a trop de lois, trop de textes, trop de règlements dans ce pays ! On en crève ! Laissez-les vivre un peu et vous verrez que tout ira mieux ! Foutez-leur la paix ! Il faut libérer ce pays ! ».

Les données dans cette tribune proviennent essentiellement de mon livre The changing world of energy and the geopolitical challenges.

Au pied de mon arbre, vais-je vivre heureux ?

Pour fixer le carbone, même temporairement, la plantation d’arbres et de végétation pérenne reste et restera longtemps encore plus efficace que les dispositifs industriels.

À l’initiative de la Fondation Nicolas Hulot, depuis 2013 des « planteurs volontaires » se rassemblent pour reboiser la France, une initiative qu’il faut saluer sans réserve aucune.

Sans malice aucune non plus, il reste pourtant plaisant de rappeler, tant pour l’homophonie que pour l’antinomie, qu’existent aussi dans notre beau pays, des « faucheurs volontaires », ceux mobilisés par José Bové et autres anti-OGM.

En poussant la raillerie un cran plus avant, on peut se réjouir pour la mouvance verte que les arbres OGM, résistant mieux aux sécheresses par exemple, ne sont pas (encore ?) en lice, ce qui évite bien des débats cornéliens en leur sein !

MARCHONS À L’OMBRE

Il n’y a en effet que des avantages au reboisement, et ce bénéfice a été constaté de toujours, bien avant qu’on ajoute au panégyrique la lutte contre le réchauffement climatique et le piégeage des particules fines et moins fines de l’atmosphère.

Ce sont des vertus bien réelles à mesurer toutefois sur la bonne échelle afin de pouvoir faire des comparaisons signifiantes.

Les arbres, encore mieux en collection, sont des sources de vie et il faut, à cet égard, relire, même si c’est une fiction, le superbe texte de Giono : L’homme qui plantait des arbres qui décrit le processus de régénération progressive de toute une zone rendue aride par le déboisement, en replantant les arbres, justement…

L’ombre qui entretient la fraicheur et permet la fixation de l’humidité, laquelle rend possible d’autres épanouissements, sont des enchaînements intrinsèquement vertueux.

Aujourd’hui, on met d’abord en évidence le rôle de fixateurs de CO2 que jouent les arbres en ce qu’ils contribuent à la lutte générale contre le réchauffement climatique, allant même jusqu’à prétendre que la diminution locale de la teneur en CO2 qu’ils créeraient, permet l’entretien d’un microclimat, deux bêtises insignes qui pourraient faire déconsidérer une démarche assurément positive par ailleurs.

Reste qu’en ville, on plante d’abord des arbres pour l’esthétique et pour l’ombre. D’ailleurs, et depuis longtemps déjà, les capitales mondiales sont classées en considérant leurs parcs arborés et leurs espaces verts, ce paramètre restant un vrai discriminant.

Mais aujourd’hui, on inverse volontiers l’ordre des arguments, protéger le climat en plantant des arbres devenant la meilleure « raison sociale » pour toute initiative qui pourrait se voir contestée, pour de bonnes ou de moins bonnes raisons, car bousculer l’espace urbain se fait rarement sans problèmes.

FAISONS FROIDURE DE TOUT BOIS

Ainsi, Anne Hidalgo en campagne annonçait t-elle-vouloir reboiser Paris, en y implantant même, des « forêts urbaines » : diantre ! Mais pouvait-il en être autrement dans notre capitale qui se veut à l’extrémité de la pointe de toutes les préoccupations écolo-climatiques ?

Gageons que l’édile aujourd’hui reconduite s’emploiera à tenter de tenir ses promesses.

Au-delà pourtant, et c’est un vrai changement de paradigme, si on parle cette fois encore de lutte contre le réchauffement climatique il s’agit aussi et surtout d’agir par anticipation contre les effets dudit réchauffement.

Les arbres procurent ombre et fraîcheur aux urbains surchauffés, des mesures de plantation à prendre en parallèle avec la végétalisation des sols, en lieu et place de l’asphalte pour réduire les températures des fournaises urbaines.

Ce discours qui propose de rafraîchir Paris est nouveau et mérite d’être repéré et salué ; ne doutons pas d’ailleurs qu’il fasse école, nombre de nos grandes villes s’étant repeintes en vert, à l’occasion des dernières municipales, et que les nouveaux élus ne voudront pas se trouver en reste devant leurs électeurs.

Si vous avez le temps laissez vous bercer par cette magnifique histoire et la voix de Philippe Noiret, même si l’image est de mauvaise qualité.

LA PART D’OMBRE

En France et ailleurs, on dépense déjà beaucoup et on s’apprête à dépenser encore bien davantage en investissant dans les dispositions permettant la diminution des émissions de CO2 et donc la réduction de l’effet de serre induit.

Le gros de l’effort est consacré à la décarbonation de notre système électrique par le développement massif de l’éolien et des panneaux solaires, lequel s’effectue au détriment du nucléaire, pourtant encore moins émetteur que ses substituts, et qui a le mérite de déjà exister !

Mais la nucléophobie hexagonale – pas seulement, hélas, puisqu’elle règne aussi à la Commission et au Parlement européens – l’emporte visiblement sur toutes les autres considérations. Cette sottise a des conséquences graves puisque l’énorme effort consenti manque à d’autres chantiers essentiels, comme par exemple l’isolation du bâti, où le transfert du fret sur le rail ou les canaux.

À vouloir être plus combative que les autres contre l’effet de serre, la France s’épuise en vain et doublement, notre action restant largement inefficace, tant que nous n’actionnerons pas les bons leviers.

De plus, l’absence d’efforts comparables dans la plupart des autres pays, petits ou grands, relativise voire ridiculise nos prétentions, nous qui par ailleurs ne pesons importations comprises que de l’ordre de 1 % des émissions mondiales de CO2.

DE CAUSE À EFFET

Mais la mécanique du réchauffement est en marche et on ne peut déjà plus qu’espérer la réduction (à la marge, qui plus est) de sa cinétique ; nous sommes donc bien avisés de consacrer d’ores et déjà une part des dépenses afférentes à la lutte contre les effets du réchauffement (généralisation de la climatisation, isolation des bâtiments, construction de digues, reprofilage des cours d’eau…), et pas seulement à sa cause.

Par la force de l’évidence, cette part « protection» est appelée à croître progressivement, prenant le pas sur celle dévolue à la « prévention », le boisement alliant exceptionnellement les deux qualités.

Mais tout n’est pas gagné, François de Rugy, alors ministre d’État, tonnait contre un usage excessif de la climatisation, arguant de la nécessaire protection de la planète et cette année encore, nous devrions entendre la même chose qui viendra cette fois de Mme Pompili, déjà partie en guerre contre les terrasses chauffées !

Si tout excès est évidemment condamnable, il aurait été judicieux de rappeler qu’en France, plus de 95 % de l’électricité, celle qui alimente les climatiseurs, est produite sans générer de CO2. Mais il aurait alors fallu également rappeler le rôle positif du nucléaire en matière d’émissions.

La communication a donc ignoré cette évidence et tous les media ont repris l’antienne gouvernementale, sans questionner plus avant son fondement.

Cette année, dans nos EHPAD, déjà si affectés par la covid, aurons-nous l’outrecuidance de rationner la climatisation due à nos anciens, pour des raisons qui n’en sont pas ?

LE PRIX DE L’ESSENCE

La plantation d’arbres a acquis le statut de monnaie d’échange, certains opérateurs d’activités produisant du CO2 proposent de compenser cet apport par la plantation d’arbres. Ainsi, l’effet d’un voyage Paris-New York (en jet, pas en voilier, comme Greta !) pourra-t-il être compensé par (x) m2 de frondaisons supplémentaires, à implanter quelque part sur la planète.

Des entreprises qui ne peuvent éviter de rejeter du CO2, car incontournable à leurs processindustriels, affichent de plus en plus une politique de compensation afin surtout de protéger leur image. Les initiatives se multiplient, toujours sur cette même base, mais selon des arcanes (volontairement ?) compliqués.

Pour pousser la logique jusqu’au bout on pourrait d’ores et déjà se figurer des tables de correspondances à plusieurs entrées suivant les zones d’implantation, les essences, la vitesse de croissance, les besoins en eau… !

Mais si le principe apparaît effectivement vertueux, on peine à imaginer que de tels mécanismes puissent réellement se mettre en œuvre, tant leur réalisation pratique et leur gestion-contrôle s’annoncent inextricables. En effet, tout pourrait bien se limiter à un effet d’annonce.

Pourtant, pour fixer le carbone, même temporairement, la plantation d’arbres et de végétation pérenne reste et restera longtemps encore plus efficace que les dispositifs industriels (souvent des tentatives de captation du CO2 à la source), qui peinent à prouver leurs vertus techniques et économiques.

Alors, plantons ou replantons des arbres, partout où la volonté existe et partout où c’est possible. Il en restera forcément quelque chose de positif, à condition de ne pas se précipiter pour les abattre, les tronçonner, les transformer en pelets, pour alimenter une filière bio-énergie, comme c’est actuellement le cas.

À cet égard, qu’on y réfléchisse un seul instant, produire de l’électricité en brûlant du bois, apparaît bien comme le comble de l’absurdité.

Laissons aux arbres le temps long pour croître et produire le bénéfice attendu.

La fausse bonne idée de la décroissance

Récemment, une série de capsules vidéo sur la « décroissance économique » et ses bienfaits a enflammé la toile québécoise. Cette série, produite par Radio-Canada, suggère que nous vivons sur une planète de moins en moins propre, plus pauvre, mal nourrie et que la santé des humains diminue.

Il n’y aurait qu’une minorité de riches qui tirent profit de la situation actuelle et ceux-ci alimentent une croissance effrénée qui nous pousse à demander à la Terre davantage que ce qu’elle est capable d’offrir. En somme, notre existence est actuellement insoutenable, et seule la décroissance permettrait de vivre en harmonie avec notre planète.

LE TRIOMPHE DE MALTHUS

Ce discours alarmiste repose sur les idées de Thomas Malthus, un démographe anglais du XVIIIe siècle. Malthus affirmait que la croissance de la population et celle de la production étaient insoutenables et que les ressources de la planète seraient bientôt épuisées. Ultimement, il prédisait des famines, une croissance importante de la pauvreté et rien moins que la fin de l’humanité, si rien n’était fait pour contrôler l’augmentation de la population.

En agriculture, les rendements ont tellement augmenté que l’on peut nourrir un nombre croissant de personnes avec une superficie équivalente : la production mondiale de céréales a presque quadruplé en 50 ans, alors que la superficie des terres cultivées est demeurée relativement stable. Pourquoi ? La recherche du profit a incité les agriculteurs à augmenter leur productivité, les fournisseurs de machinerie et de semences à offrir des produits améliorant l’efficience du travail et le rendement des céréales.

UNE DÉCROISSANCE AUX PRÉVISIONS SANS FONDEMENTS

Dans la logique malthusienne, pour quadrupler la production, il aurait fallu quadrupler la superficie des terres cultivées, ce qui aurait accru la déforestation. Au contraire, l’innovation a permis de la réduire alors même que le niveau de développement économique augmente. C’est d’ailleurs principalement dans les pays moins développés que l’on observe une diminution du couvert forestier.

Les prévisions apocalyptiques malthusiennes sont sans fondement. L’idée de la décroissance peut paraître séduisante à première vue ici, dans l’une des sociétés les plus riches au monde, mais elle ne ferait certainement pas consensus dans les pays en développement, aux économies peu productives, et où les gens vivent malgré eux selon l’idéal des disciples de Malthus.

Pourquoi ? Parce que plus un pays s’enrichit, plus le taux de mortalité infantile diminue, plus le travail effectué par des enfants diminue, plus le niveau de pauvreté absolue diminue (il est passé de plus de 80 à seulement 10 % en deux siècles), plus le nombre d’heures travaillées diminue, plus les inégalités entre les hommes et les femmes diminuent, plus le taux de mortalité lié à la malnutrition diminue, plus l’espérance de vie augmente, etc. La théorie économique explique ces relations par la division et la spécialisation du travail, qui sont rendues possibles par les échanges commerciaux.

UN MEILLEUR ENVIRONNEMENT

Au bout du compte, grâce à la hausse du niveau de vie, nous avons davantage de temps pour notre famille et nos loisirs, tout en ayant une meilleure qualité de vie, ce qui serait impossible dans un monde où les idées malthusiennes triompheraient.

Et l’environnement ? La croissance économique nous permet de consacrer davantage de ressources à la recherche afin d’innover, et cette innovation nous permet d’en faire plus avec moins. Dans une société plus riche, où les besoins de base sont couverts, l’environnement devient une plus grande source de préoccupation,  favorisant ainsi le développement d’un cadre réglementaire minimal, qui protège à la fois la propriété privée et nos écosystèmes. Ainsi, une entreprise qui pollue doit rendre des comptes, ce qui contribue à la protection de nos cours d’eau et de nos forêts.

Ce cadre réglementaire est souvent absent dans les pays moins développés. Dans cette perspective, on est moins surpris d’apprendre que plus de la moitié des déchets polluant nos océans proviennent de cinq pays où la propriété privée et le niveau de développement économique sont relativement faibles (Chine, Indonésie, Philippines, Vietnam et Sri Lanka).

Tout cela ne signifie pas que nous ne devons pas faire d’efforts supplémentaires pour être plus écologiques dans notre consommation et réduire la quantité de déchets que nous produisons. Par contre, il va de soi que les solutions proposées par des entrepreneurs seront beaucoup plus utiles que des prévisions apocalyptiques qui proposent un système contraignant et appauvrissant.

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