Didier Lemaire, professeur de philo à Trappes vit sous escorte policière pour avoir défendu Samuel Paty

Didier-Lemaire-prof-philo-Trappes.jpg
Spread the love

  • https://www.dailymotion.com/embed/video/x7z6o9lhttps://www.dailymotion.com/embed/video/x7z6no4

Didier Lemaire, enseignant dans un lycée de Trappes, s’est exprimé au micro de Cnews, sur la situation sociale de sa ville qui est devenue très compliquée.


Mes élèves, de façon générale ne se sentent plus français du tout ! »

Le professeur qui exerce depuis près de 20 ans dans sa ville, avait récemment publié une lettre ouverte pour défendre Samuel Paty, un enseignant décapité en pleine rue à Conflans-Sainte-Honorine en octobre dernier, pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves quelques jours plus tôt.

Invité sur le plateau de Cnews ce lundi matin, Didier Lemaire qui vit désormais sous protection policière, explique que sa ville ne ressemble plus à celle qu’il a connu il y a plusieurs années.

« Mes élèves, de façon générale ne se sentent plus français du tout ! Ils ont d’autres meurs, une idéologie qui les sépares de la liberté, de l’égalité. Les filles sont soumises aux garçon. C’est un monde vraiment très très différent du notre. A Trappes, il n’y a plus de lieu mixte, il n’y a plus de coiffure mixte. Les cafés ne sont plus ouverts aux femmes magrébines, elles ne peuvent plus rentrer sinon elles sont intimidées, menacées. » explique ce professeur qui exerce en terminal. https://www.dailymotion.com/embed/video/x7z6no4Didier Lemaire, «Il y a une sorte de dissimulation aujourd’hui de la part de nos élèves qu’il n’y avait pas auparavant. Mes élèves contestaient mais avec cette idée qu’ils pouvaient être reconnus par leur professeur et engager une discussion avec lui. » au micro de Cnews ce lundi 8 février 2021.

« Tous mes élèves ne sont pas salafistes ou islamistes, mais la pression de ces élèves là sur les autres est très forte. La communication avec les élèves est moins fluide qu’auparavant. Avant les élèves contestaient la laïcité ; aujourd’hui, ils ne la contestent pas ouvertement. Comment savoir ce qu’ils pensent ? (…) Auparavant, mes élèves contestaient mais avec cette idée où ils pouvaient être reconnus par leur professeur et engager une discussion avec lui. Aujourd’hui, de la part de beaucoup d’élèves, ce n’est plus le cas ». a ajouté ce dernier qui gère près de 25 élèves par classe.

Par Jérémy Renard

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*