De nombreux chefs d’État n’ont pas félicité Joe Biden: ils expliquent pourquoi

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Par Anne van Gelder – 09/11/2020 Facebook Twitter

Un certain nombre de pays, dont la Russie et la Chine, tardent à féliciter Joe Biden pour sa victoire présidentielle, proclamée par les médias, parce que le président Trump n’a pas cédé et continue de poursuivre les contestations juridiques entourant le vote.

Le président russe Vladimir Poutine gardera le silence sur les résultats, a déclaré le Kremlin lundi. “Nous pensons qu’il est approprié d’attendre le décompte officiel des voix“, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, aux journalistes, en donnant une leçon de démocratie à la gauche et aux médias américains.

Il a déclaré qu’il y a des différences entre 2020 et 2016, lorsque Poutine a félicité Trump pour sa victoire sur Hillary Clinton. “Certaines procédures légales ont été annoncées par le Président actuel. C’est pourquoi les cas de figure sont différents et nous pensons donc qu’il convient d’attendre une annonce officielle“, a-t-il déclaré.

Pékin attend également que les questions juridiques soient résolues. “Nous avons remarqué que M. Biden a déclaré la victoire électorale“, a déclaré lundi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, le très anti-américain Wang Wenbin. “Nous comprenons que le résultat de l’élection présidentielle américaine sera déterminé selon la loi et les procédures américaines.” Le président chinois Xi Jinping a félicité Trump au lendemain de l’élection de 2016.

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador, qui a une relation de travail avec Trump malgré les tensions sur la question d’immigration, a fait l’éloge du Président lors d’une conférence de presse samedi.

Le président Trump a été très respectueux envers nous, et nous avons conclu de très bons accords, et nous le remercions parce qu’il ne s’est pas immiscé et nous a respectés“, a-t-il déclaré. “Nous ne voulons pas être imprudents ni agir à la hâte“, a-t-il ajouté.

Le président brésilien, Jair Bolsonaro, surnommé le “Trump des tropiques“, et le président turc Recep Tayyip Erdogan n’ont pas non plus félicité Joe Biden.

De nombreux autres pays, dont le Canada, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, Israël et l’Australie, l’ont félicité.

Donald Trump poursuit la Pennsylvanie et plusieurs autres États pour le décompte des bulletins de vote par correspondance qui, selon lui, peuvent cacher une fraude électorale. Le tribunaux n’ont pas encore statué.

Source: NY Post


Un scénario EXPLOSIF pour Trump: comment rester à la Maison Blanche et rabattre leur caquet aux démocrates

Par Anne van Gelder – 09/11/2020 Facebook Twitter

Donald Trump / Photo: Flickr

Pourquoi les démocrates américains se sont-ils précipités pour déclarer une victoire de Joe Biden à la présidentielle, à grands coups de renforts médiatiques, alors que le décompte des votes n’est pas encore terminé? Voici une petite analyse pour essayer de comprendre ce qui peut se passer aux États-Unis ces trois prochains mois. Et comment Trump peut tenir sa revanche.

Les démocrates, à les observer, sont prêts à déclencher une guerre civile pour faire admettre leur victoire et pousser Trump à abandonner toute tentative de recours juridique, en lâchant leurs chiens de garde d’Antifa et assimilés.

Pourquoi faire, si la victoire de Biden est si évidente? Si le candidat démocrate peut vraiment compter sur les 270 grands électeurs ou plus, pourquoi ne pas laisser faire le système électoral américain? On voit mal Trump se barricader dans la Maison-Blanche.

Pour comprendre les enjeux, il faut se livrer à une petite plongée dans ce fameux système américain, un peu complexe, mais, pour ses lecteurs, FL24 essaie d’apporter un peu de clarté.

D’abord, la première étape :

  • Dans un premier temps, les avocats de Donald Trump vont intenter des procès devant les tribunaux des États partout où une preuve de fraude électorale peut être apportée : Arizona, Nevada, Géorgie, Caroline du Nord, Pennsylvanie, Michigan ou encore Wisconsin.
  • Ces recours prendront une quinzaine de jours, entre les procédures devant les deux instances puis des recours devant les Cours suprêmes des États. Certains de ces jugements provoqueront le recomptage des voix, d’autres, influencés par les démocrates, refuseront de le faire.
  • Les juristes de Trump feront appel des décisions défavorables devant la Cour suprême fédérale qui, s’appuyant sur la jurisprudence Bush vs Gore de 2000, ordonneront le recomptage dans un délai de 7 à 10 jours.
  • Pendant ce temps, les commissions dans les État où le décompte n’est pas encore terminé vont le poursuivre tranquillement, certains voire même la plupart sans tenir compte des ordonnances des tribunaux.
  • La loi oblige les États à former leurs représentations auprès du Collège électoral avant la date limite du 14 décembre. On peut supposer que les démocrates enverront des délégations des grands électeurs, sans tenir compte des ordonnances des tribunaux.
  • Dans ce contexte, le 14 décembre, le Collège électoral élira Biden, indépendamment du fait que les électeurs de certains États voteront illégalement.

Ici commence donc la deuxième phase de ce scénario. Attention, suspens:

  • Selon la loi de 1876 et le 12e amendement à la Constitution de 1804, les résultats des élections nationales sont confirmés par le Congrès lors d’une session conjointe des deux chambres le 6 janvier, présidée par le vice-président Mike Pence.
  • À la demande écrite et motivée d’au moins un député et d’au moins un sénateur, le président de la réunion, c’est-à-dire le vice-président Mike Pence, peut invalider des grands électeurs, surtout que, dans ce cas précis, ils auront été désignés en contradiction avec les décisions des tribunaux, voire de la Cour suprême fédérale.
  • Conformément à la législation, cette décision du président de la séance n’est pas soumise au vote des parlementaires. En clair, Mike Pence peut tout simplement invalider un certain nombre parmi les 538 grands électeurs. Même si cela ne s’est jamais produit dans l’histoire des États-Unis, c’est légal et envisageable. Dans ce cas, aucun des deux candidats — ni Trump, ni Biden — ne pourra réunir la majorité requise des 270 voix.

Et voici donc la troisième phase. Et là, ça chauffe :

  • Si le président ne peut pas être élu par le Grand collège, il est élu par la Chambre des représentants, mais selon un mode de scrutin très particulier: non pas à la majorité des députés, mais par États (c’est-à-dire que 51 voix sont exprimées). Chaque délégation d’État dispose d’un seul vote, décidé à la majorité (on considère qu’une délégation parfaitement divisée s’abstient de voter).
  • À l’heure actuelle, les républicains disposent de la majorité dans 28 États, les démocrates sont majoritaires dans 20 États, tandis que trois États sont à égalité. Pour élire un président, il faut donc 26 voix.
  • Solution extrêmement rare, à ce jour, la Chambre des représentants n’a élu le président qu’en deux occasions: en 1801 et en 1825.
  • Il est impératif que cette élection selon le mode extraordinaire s’achève au plus tard le 20 janvier 2021 à minuit. Si cela n’est pas fait, le Président en exercice sera le président de la Chambre des représentants élu à la majorité simple de la Chambre, donc probablement la présidente actuelle de la chambre basse du parlement américain, Nancy Pelosi.

Ce scénario vous paraît farfelu? Relisez ce décryptage, point par point. Vous allez voir que c’est parfaitement possible.

Rudy Giuliani parle de la fraude électorale: Trump aurait tort de céder, on fera dix procès

Par Gauthier Vincent – 08/11/2020 Facebook Twitter

Rudy Gulliani / Photo: Flickr

Rudy Giuliani, ancien maire de New York et avocat personnel du président Trump, a déclaré dimanche que le président sortant ne devrait pas reconnaître l’élection de Joe Biden, alors qu’il a lancé pas moins de 10 procès de dernière minute accusant ses adversaires de fraude électorale.

“À ce stade, il serait regrettable s’il cédait“, a-t-il déclaré. “Il y a de fortes preuves que cette élection a été truquée dans au moins trois ou quatre États, et peut-être dix,” a-t-il poursuivi. “En d’autres termes, elle était basée sur de faux votes. Maintenant, on ne peut pas laisser une telle élection entrer dans l’histoire sans la contester“.

Giuliani, Trump et d’autres personnes dans l’orbite du président ont à plusieurs reprises fait des accusations de fraude généralisée et organisée, mais n’ont pas fourni de preuves solides pour étayer cette affirmation.

Giuliani a déclaré que cela changerait cette semaine avec une rafale de procès visant à changer le cours de l’élection.

Pour l’instant, nous n’avons qu’un seul procès“, a-t-il déclaré. “Nous en avons deux qui sont en cours de rédaction, et le potentiel est de dix. Nous n’avons pas encore enquêté sur tous les autres États. Vous voulez une estimation? D’ici à la fin de la semaine, nous en aurons quatre ou cinq.

Parmi les États cités par Giuliani, on trouve la Pennsylvanie, le Wisconsin et le Michigan, tous gagnés par Trump en 2016, récupérés cette fois-ci par Biden.

Pour la Pennsylvanie, Giuliani a déclaré qu’il était prêt à désigner des dizaines de témoins sous serment qui ont observé des cas de malversations électorales.

Il y a plus de 50 témoins, et cela fera l’objet d’un procès, que nous déposerons demain lundi, pour violation des droits civils, pour avoir mené une élection injuste, pour avoir violé la loi de l’État, pour avoir traité Pittsburgh et Philadelphie différemment du reste de l’État“, a déclaré Rudy Giuliani.

Interrogé pour savoir s’il avait suffisamment de preuves pour modifier le résultat de l’élection déjà annoncée, Giuliani s’est montré au moins optimiste sur la Pennsylvanie.

Eh bien, je pense que nous en avons assez pour changer les résultats en Pennsylvanie“, a-t-il déclaré, qualifiant l’élection dans cet État de “désastre“.

Trump avait une très forte avance dans cet État le jour de l’élection, mais il l’a vue progressivement se réduire avec l’arrivée des bulletins de vote par correspondance, en grande majorité en faveur de Biden, ce qui a conduit à sa défaite finale.

Le Président a à plusieurs reprises qualifié ces bulletins d’illégaux.

Source: NY Post

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