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ATTENTATS

Black blocs : des activistes bien organisés

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Notre ministre de l’Intérieur fait en ce moment une fixette sur les jeunes identitaires qui font le boulot de l’État en protégeant nos frontières.

Gérald Darmanin nous en a fait un caca nerveux le portant à déclarer qu’il envisageait une dissolution du mouvement Génération Identitaire. Ce qui lui sera difficile puisque ce mouvement associatif n’agit pas dans l’illégalité. Quant à Christophe Castaner, qui se vante d’avoir dissout « avec une forme de plaisir » des associations d’extrême droite quand il était en fonction, il est étranglé par la rage depuis que les jeunes patriotes de Génération Identitaire ont été relaxés par la justice. Il a déclaré : « J’espère que ces gens […] puissent perdre cet écrin [la loi] derrière lequel ils se protègent comme des lâches ». Et oui, Monsieur Castaner, agir dans le cadre de la loi, ça s’appelle respecter l’État de droit et il est encore heureux qu’on ne puisse pas dissoudre une association au seul bon plaisir d’un ministre… qui, lui, cherche à s’affranchir de cette loi.

Darmanin et Castaner feraient mieux de se préoccuper de la montée du mouvement Black Blocs qui saccage nos villes au moindre rassemblement de foule. Contrairement aux jeunes Identitaires totalement pacifiques, ceux-là agissent systématiquement avec violence, foulant au pied toutes les règles de l’État de droit. Une intention délibérée qu’ils affichent ostensiblement en s’attaquant à ses représentants en uniforme. Ce mouvement qui pourrit toute expression sociale est cependant bien utile à ceux qui nous gouvernent pour discréditer les revendications jugées embarrassantes.

C’est pourquoi les Black Blocs ne sont jamais, ou presque, inquiétés

Black blocs - Guide anti-police

Copie d’écran Le Parisien [source]

Ses membres peuvent donc s’organiser sans aucune entrave. Et l’on vient de découvrir qu’en terme d’organisation, ils sont allés assez loin puisqu’ils ont produit et distribué un petit guide du parfait casseur de flic. Un document qui circule dans les téléphones portables de ces voyous découvert par un magistrat parisien à la suite des interpellations du 28 novembre dernier, à Paris – et oui, il y a parfois des interpellations : faut bien faire semblant de lutter contre le phénomène -. Ce petit guide intitulé « En cas d’agression physique » produit la photo d’un policier casqué, en tenue de maintien de l’ordre, assortie de la liste des endroits où il est le moins protégé, donc le plus vulnérable. Ce guide fait des recommandations du genre : « L’efficacité de cette tenue est très relative. Le premier point est celui de l’aspect que donne cette tenue et c’est pour cela qu’elle a été conçue, à la base FAIRE PEUR. Cependant, elle empêche de courir vite, elle est lourde et fatigante. » Ou encore, il rappelle que l’objectif est de faire reculer les forces de l’ordre : « Souvenez-vous toujours que dans ce déguisement se trouve un type ou une femme qui a une famille et dont le cerveau reptilien fonctionne comme le vôtre. Ils sont bien souvent à bout de moral et si vous devenez efficaces, ils cesseront. »

Par ailleurs, les Bkack Blocs sont parfaitement renseignés – comment ? – sur les effectifs de polices mobilisés et sur leurs plans de déploiement.

Le Parisien qui relate l’affaire rapporte aussi les commentaires de policiers du maintien de l’ordre : « Cela correspond bien à ce qu’on rencontre sur le terrain. Ils visent juste et courent vite. On sent que c’est bien étudié et, pour tout dire, on redoute tous un peu la confrontation. » Pour Denis Jacob du syndicat Alternative Police, ce document « n’est pas surprenant ». Selon l’article du Parisien, l’interpellé trahi par son téléphone portable aurait avoué avoir délibérément visé le genou d’un des fonctionnaires et touché un autre au menton en passant sous son casque, en application, précisément, des recommandations du fameux guide.

Voilà donc où auraient dû se situer les priorités des ministres de l’intérieur des gouvernements Macron successifs depuis le début

Mais non, les intentions de ces moralistes sont tout autres, commandées par la haine — car il s’agit bien de cela — qu’ils nourrissent envers tous ceux qui osent refuser « leur monde ». En outre, ces rodomontades de nos ministres de l’Intérieur sont étroitement liées aux manœuvres politiciennes de l’exécutif. En effet, alors que se déroule l’examen du projet de loi contre « le séparatisme », il convient de donner des gages à la France Insoumise qui réclame depuis longtemps la dissolution de Génération identitaire. Ainsi, le ministre veut montrer qu’il n’y a pas que des associations islamistes qu’il entend dissoudre. En s’attaquant à des associations estampillées d’« extrême droite » par le camp du Bien, il donne le change. Quant aux Black Blocs, eux, ils sont assurés de pouvoir continuer leur violences en toute tranquillité, dès la prochaine manif.

Charles André

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ATTENTATS

La quasi faillite de l’économie pétrolière saoudienne explique l’offre de paix urgente faite au Yémen ;

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Les dirigeants saoudiens font face à une défaite humiliante alors que les Yéménites se vengent et que l’Oncle Sam se lave les mains avec du sang.

Après six ans de destruction du Yémen et de blocage de son voisin du sud, les dirigeants saoudiens disent maintenant qu’ils sont déterminés à trouver la paix. Cette décision porte moins sur la paix véritable que sur la survie économique du royaume pétrolier.

La monarchie saoudienne dit vouloir «que toutes les armes deviennent complètement silencieuses». Washington, qui a joué un rôle déterminant dans la guerre saoudienne contre le Yémen, a soutenu la dernière «offre de paix». Le secrétaire d’État Antony Blinken a approuvé cette semaine l’initiative des dirigeants saoudiens, affirmant qu’il s’était entretenu avec eux «de notre travail ensemble pour mettre fin au conflit au Yémen, faciliter l’accès humanitaire et l’aide au peuple yéménite».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré : «L’initiative vise à mettre fin aux souffrances humaines du peuple frère yéménite et affirme le soutien du royaume aux efforts visant à parvenir à une résolution politique globale.»

Pouvez-vous croire à cette duplicité écœurante des Saoudiens et des Américains?

Ainsi, après six ans de bombardements aériens incessants au Yémen provoquant la pire crise humanitaire du monde, selon les Nations Unies, les Saoudiens et leur maître et fournisseur d’armes  américain semblent avoir développé une conscience de la paix et de la fin des souffrances.

La vraie raison pour laquelle on tente de mettre fin au conflit est l’état périlleux de l’économie saoudienne dépendante du pétrole. Saudi Aramco, l’industrie pétrolière, gazière et pétrolière appartenant à l’État, a récemment annoncé que ses bénéfices avaient chuté de près de moitié en 2020 par rapport à l’année précédente. En baisse de 88 milliards de dollars à 49 milliards de dollars.

Étant donné que son économie pétrolière fournit près de 90% du budget de l’État, c’est un coup terrible pour les finances saoudiennes. Les dirigeants saoudiens comptent sur de lourdes subventions de l’État pour maintenir en état de vivre ses 34 millions d’habitants. Avec la baisse des revenus de l’industrie pétrolière, cela signifie que les déficits de l’État vont exploser pour maintenir les dépenses publiques, ou bien risquer des troubles sociaux en raison de coupes dramatiques.

L’Arabie saoudite reste le plus gros exportateur de pétrole, mais en raison de la pandémie de Covid-19 et de la récession des économies mondiales, les prix du pétrole brut ont chuté. À un moment donné, les prix du pétrole sont tombés à environ 20 dollars le baril. L’économie saoudienne a besoin d’un prix du pétrole d’environ 70 dollars le baril pour générer des bénéfices.

Le résultat est que la guerre saoudienne au Yémen est devenue une ponction critique pour les finances de l’État et met potentiellement en péril la stabilité superficielle de la monarchie absolue.

L’augmentation des attaques de missiles et de drones par les résistants houthis au Yémen sur des sites clés de l’Arabie saoudite, y compris la capitale Riyad, est une autre source d’alarme.

Les rebelles yéménites multiplient les frappes aériennes sur les installations d’Aramco à son siège à Dhahran et Dammam dans la province orientale, ainsi que dans les villes d’Abha, Azir, Jazan et Ras Tanoura [1]. Les cibles comprennent les raffineries de pétrole et les terminaux d’exportation. Les Saoudiens affirment avoir intercepté un grand nombre de missiles avec des systèmes de défense Patriot fabriqués aux États-Unis. Néanmoins, le simple fait que les Yéménites puissent frapper des parties clés de l’économie pétrolière saoudienne sur une distance de 1000 kilomètres est un grave problème de sécurité qui mine la confiance des investisseurs.

La première frappe majeure a eu lieu en septembre 2019 lorsque des drones houthis ont frappé l’immense complexe de raffinerie d’Abqaiq [2]. Cela a entraîné l’arrêt temporaire de la production pétrolière saoudienne de moitié. Il a également retardé une première offre publique d’achat des actions Aramco sur le marché boursier, les investisseurs craignant le risque politique.

À un moment où l’économie pétrolière saoudienne se contracte gravement en raison des circonstances mondiales, une autre menace débilitante est l’intensification de la campagne de frappes aériennes houthistes qui portent la guerre au cœur de l’Arabie saoudite.

L’administration Biden a condamné les attaques de missiles Houthi contre l’Arabie saoudite comme «inacceptables». Une telle préoccupation américaine est dérisoire étant donné la façon dont Washington a fourni des avions de combat, des missiles et de la logistique aux Saoudiens pour bombarder aveuglément le Yémen, faisant des dizaines de milliers de morts parmi les civils, femmes et enfants. Les Américains permettent également aux Saoudiens d’imposer un blocus sur la mer et les aéroports du Yémen, ce qui a empêché l’approvisionnement du pays en nourriture et en médicaments vitaux. Près de 80% des 30 millions d’habitants du Yémen dépendent des livraisons d’aide étrangère. Le blocus est un crime de guerre, un crime contre l’humanité, et les Américains en sont pleinement complices.

Le président Joe Biden a déclaré qu’il mettait fin au soutien militaire américain à la guerre de l’Arabie saoudite au Yémen. Ce n’était qu’une promesse électorale. Cependant, on ne sait pas exactement quel soutien militaire les États-Unis ont effectivement arrêté, voire pas du tout. Le bombardement saoudien des dépôts de vivres se poursuit et le blocus du pays ne pourrait pas être maintenu sans une logistique américaine essentielle.

Plus cyniquement, l’administration Biden se rend compte que les Saoudiens ont déclenché une guerre en mars 2015, alors qu’Obama était président et que Biden était vice-président, qui s’est transformée en un bourbier impossible à gagner dont les terribles souffrances humaines sont devenues une tache ignoble sur l’image internationale américaine. 

C’est pourquoi Biden et ses diplomates ont exhorté les dirigeants saoudiens à demander la paix. Maintenant, il semble que la monarchie saoudienne se rende compte que la guerre imprudente lancée par le prince héritier et  «ministre de la Défense» Mohammed ben Salmane a un prix qu’elle ne peut pas se permettre de supporter si elle veut préserver son château de cartes branlant, connu sous le nom de Maison des Saoud [3].

Concernant la dernière proposition saoudienne de paix, les rebelles yéménites l’ont rejetée d’emblée. Ils disent qu’elle ne contient «rien de nouveau». Les Houthis disent que la seule façon de mettre fin à la guerre est que les Saoudiens et leurs sponsors américains mettent fin à l’agression contre leur pays. Il n’y a pas d’«accord». Les Saoudiens et les Américains doivent simplement s’en aller.

Entre-temps, les frappes aériennes sur les infrastructures pétrolières saoudiennes vont se poursuivre avec des dommages toujours croissants aux coffres royaux. Ainsi, les dirigeants saoudiens n’ont d’autre choix que de se rendre sans condition dans cette guerre criminelle. Ils font face à une défaite humiliante alors que les Yéménites se vengent et que l’Oncle Sam se lave les mains avec du sang.

Source : Crashing Saudi Oil Economy Explains Urgent Yemeni Peace Offer

by Finian Cunningham | Mar 28, 2021

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Aux États-Unis, les lobbyistes et les marchands d’armes se bousculent pour se repositionner face à la défaite imminente de l’Arabie saoudite au Yémen

Au cours de ses derniers mois au pouvoir, l’ancien président Donald Trump a donné à des entrepreneurs américains de la défense tels que Lockheed Martin et le fabricant de drones Reaper General Atomics Aeronautical Systems des milliards de dollars de bénéfices prévus dans le cadre d’un accord controversé de 23 milliards de dollars sur les armes avec les Émirats arabes unis (EAU), un accord maintenant ” en cours de révision » par l’administration Biden. 
L’arrêt temporaire du président Joe Biden de l’accord d’armement américain et sa décision de le retirer les résistants yéménites houthis de la liste des organisations terroristes mondiales du département d’État ont été vantés comme un signe avant-coureur de la paix au Yémen, où une guerre d’agression a éclaté pendant le second mandat de Barack Obama (sleepy Joe en, était vice-président) a persisté et s’est étendue aux puissances régionales. 
La coalition d’États arabes dirigée par l’Arabie saoudite a largué plus de 22.000 bombes au Yémen depuis son intervention en 2015 et a contribué à la mort de près d’un quart de million de personnes depuis le début du conflit. Les systèmes d’armes américains ont joué un rôle clé dans la guerre génocidaire qui a produit des millions de réfugiés de guerre dans ce qui ne peut être qualifié que de la plus grande tragédie humaine du 21e siècle. 
Alors que l’industrie américaine de l’armement surfe sur une vague de ventes record au régime saoudien et au Moyen-Orient en général, une pause dans l’avancée implacable de la plus grande économie de guerre de la planète apparaît comme une stratégie politique, largement téléguidée par le vice président Biden avant même qu’il soit devenu le candidat démocrate. Dès que l’ancien vice-président a été projeté comme vainqueur de l’élection de 2020, l’Arabie saoudite a lancé une frénésie de recrutement de lobbyistes pour se préparer à ce que le régime dirigé par le prince héritier Mohammed ben Salmane savait allait arriver. 
Néanmoins, une réalité plus sombre peut  annuler les desseins des marchands d’armes américains. Les développements récents de la guerre indiquent de plus en plus la possibilité que les démarches ostensibles de Biden vers la paix soient simplement une tentative de contrôler le récit et de sauver la faceautour de ce qui ressemble à une nouvelle défaite dans « la guerre mondiale contre le terrorisme par les Américains. » et, plus maladroitement, une tentative de protéger l’industrie de la défense d’une débâcle spectaculaire. 

NOTES de H. Genséric

[1] Yémen. Aramco de nouveau frappée

[2] Golfe. Comment les rebelles houthis ont renversé l’échiquier
–   Moyen-Orient. En plein dans le mille…
–   « Pour dire les choses simplement, les Iraniens ont surpassé les systèmes de défense américains »

[3] Sinistre Arabie. Le siècle du diable: Voyage dans les entrailles de la dynastie wahhabite. 
–   La Turquie kémaliste et l’Arabie Saoudite créées et dominées par les juifs Dönmeh
–   ESSENTIEL. Le berceau arabe de Sion : Moïse, Mohammad, et le wahhabo-sionisme
–   DYNASTIE SAOUDIENNE: une lignée sanglante d’origine juive

Hannibal GENSÉRICEnvoyer par e-mailBlogThis!Partager sur TwitterPartager sur FacebookPartager sur Pinterest

1 commentaire:

  1. nicolas bonnal28 mars 2021 à 16:31Les USA sont surtout incapables de défendre leur “fou allié” avec leur technologie obsolète : avis en cas de guerre massive.Répondre

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ATTENTATS

Le Qatar, trafic d’armes, financement du terrorisme, un espion et quelques traitres

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Une opération d’infiltration conjointe de services de renseignement occidentaux impliquant un ancien membre de ces services, « Jason », qui a constitué un dossier conséquent sur le soutien au terrorisme du Qatar, Michael Inacker, ex-PDG d’un très réputé cabinet allemand de conseils en gestion stratégique, accusé aujourd’hui d’avoir doublé son employeur, ayant cédé à l’appât du gain, un Saoudien haut placé, conseiller du roi Salman d’Arabie saoudite, qui a trahi son pays, des responsables qataris partie prenante de trafics d’armes, d’autres responsables de cet émirat  prêts à acheter au prix fort le silence de ceux qui ont connaissance de ces agissements, des services de renseignement allemand au courant de l’affaire.

Le tout sur fond de soutien qatari financier au terrorisme avec achat d’armes en Europe de l’Est et corruptions diverses : voilà l’affaire qui a éclaté en juillet 2020 en Allemagne, va depuis de rebondissement en rebondissement, de Doha à Bruxelles, en passant, entre autres, par les Caraïbes, l’Ouganda, Beyrouth et Berlin, où elle fait désormais l’objet d’une plainte pénale devant un tribunal de la capitale allemande. Aujourd’hui un procureur de New York s’intéresserait aussi à l’affaire. Last but not least, les services de renseignement israéliens, avec qui « Jason » est en contact étroit, nous dit le très sérieux magazine allemand STERN, suivraient de près toute cette affaire. Israël étant, on le sait, dans la ligne de mire du mouvement terroriste du Hezbollah.

Le dossier : armes et argent pour le Hezbollah et le terrorisme Houthi

Il y a eu au départ de cette affaire un dossier constitué par « Jason G », un ancien membre de services de renseignements occidentaux travaillant aujourd’hui en freelance. Dossier élaboré pendant trois ans, alors qu’il se présentait comme marchand d’armes dans le cadre d’une opération d’infiltration qui le mena de Doha, capitale du Qatar, aux Balkans, au Liban ou en Ouganda.

Selon ce dossier, des armes de guerre sont achetées en Europe de l’Est, en Serbie, Macédoine, pour être acheminées, avec la complicité de certaines douanes, transportées en tant que matériaux de construction et livrées à des groupes terroristes, en passant notamment par le port de Thessalonique, en Grèce[1]. Elles vont au Yémen, où sévit la milice Houthi, soutenue par l’Iran- mais surtout au Hezbollah, milice libanaise, bras armé de l’Iran, qui menace Israël sur sa frontière nord. Avec un arsenal invraisemblable que le magazine FORBES estimait en juin 2020 à plus de 100.000 missiles et roquettes de haute précision, transitant en partie par la Syrie – d’où les nombreuses frappes israéliennes sur des dépôts ou transports d’armes -, fabriqués en partie au Liban, où il est beaucoup plus difficile pour Israël de les détruire, car des frappes provoquerait aussitôt un conflit de grande envergure[2]. Cet arsenal représente un danger mortel. En été 2006, en effet, les 4.000 obus lancés par le Hezbollah avaient tué cinquante Israéliens dans le nord d’Israël. Le Hezbollah a aujourd’hui près de trente fois plus d’armes et de plus grande précision.

Activités totalement illégales au regard du droit international, bien sûr. D’autant que la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU de 2006 enjoignait au Liban de désarmer toutes les milices sur son territoire[3]. Résolution allégrement bafouée au vu et au su de tous, ce dont la communauté internationale n’a cure. Pour ne prendre qu’un récent exemple, on notera que le président Macron, lorsqu’il s’était rendu au Liban dans la foulée de l’explosion d’un silo où étaient entreposées des matières potentiellement explosives, qui détruisit une partie du port de Beyrouth en été 2020, avait reçu un membre du Hezbollah, avec qui il s’était entretenu. Pourtant ce mouvement, bien qu’il fasse partie du gouvernement libanais, est considéré comme terroriste par nombre de pays dont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, récemment l’Allemagne, une grande partie des pays de la Ligue arabe ou l’Union européenne. Certains faisant une différence absurde entre sa branche armée et sa branche politique.

En corollaire, s’ajoute un volet financement avec des flux d’argent importants allant de la capitale du Qatar à Beyrouth ou transitant pour le paiement des armes par les marchés de l’or en Ouganda[4]. Les donateurs et trafiquants sont de riches Libanais en exil qui vivent à Doha, mais aussi des Qataris occupant des positions importantes, dont des membres de la famille royale. Des organisations « caritatives » servent de façade.

Ce dossier accablant pour le Qatar était complété en 2017.

Entrent en scène Michael Inhacker, PDG du cabinet de conseils en stratégie allemand WMP et un conseiller du Roi Salman d’Arabie Saoudite

Mais l’opération n’est pas terminée. Fin juin 2017 un avocat munichois qui, selon le dossier, serait proches de services de renseignements, présente « Jason G » à un interlocuteur de marque, ancien journaliste ayant collaboré à de prestigieux médias, devenu PDG d’un cabinet de premier plan de conseils en stratégie, WMP. Un des volets de leur travail est de rendre plus présentables des pays comme l’Arabie saoudite ou le Qatar. Le ZEIT souligne l’importance de la communication en soulignant que cette citation de Hans-Hermann Tiedje, ancien patron de BILD, autre média allemand important, et fondateur de ce cabinet de conseil en stratégie, figure sur le site de WMP :  « La communication est la condition de toutes les batailles. « Si vous convainquez, vous gagnez ! »

Et pour ce faire Michael Inacker a mis le paquet avec certains de ses clients en faisant figurer, par exemple, les noms et bios de journalistes allemands de premier plan dans des documents fournis à ses interlocuteurs saoudiens, sans, semble-t-il tenir ses employeurs au courant de tout ce qu’il entreprenait. Le conseil de surveillance de ce cabinet n’aurait d’ailleurs sans doute pas autorisé certaines de ses démarches. C’est ce qui ressort aujourd’hui avec la plainte déposée contre lui par WMP. Il a d’ailleurs quitté WMP en septembre 2020. Ostensiblement pour fonder son propre cabinet de conseils. Mais, à la suite des révélations fracassantes dans la presse en juillet dernier concernant ses agissements allégués et ce fameux dossier, les choses se sont gâtées pour lui. Et il fait désormais l’objet d’une plainte pénale pour abus de confiance déposée en janvier 2021 par son ex-employeur auprès du tribunal de Berlin.  On notera, par ailleurs, qu’un procureur de New York étudie actuellement la possibilité de saisir la justice américaine à propos de ces allégations. Les États-Unis ne prennent pas à la légère le financement du terrorisme ou tout ce qui y touche.

Fin juin 2017 Inacker rencontre « Jason G » chez un avocat de Munich. L’une des questions qui se posent alors est d’évaluer combien un tel dossier peut valoir…Le PDG de WMP, qui nie aujourd’hui ce qui lui est reproché, donne comme preuve de sa bonne foi le fait qu’il ait alors montré ce dossier aux services de renseignements allemands pour leur demander leur opinion. Dossier jugé « Intéressant. » Pourtant, l’avoir fait ne prouve en rien qu’il n’a pas tenté de se faire payer par le Qatar pour ne pas ébruiter son contenu…

Il apparaîtra par la suite que le but de « Jason G » était d’obtenir du PDG de WMP une rencontre avec ses clients saoudiens pour qu’ils prennent connaissance de son dossier et le transmettent aux autorités d’Arabie saoudite dans le cadre de relations des plus tendues entre l’émirat et le royaume. Il s’agissait plus précisément d’avoir accès pour ce faire à un proche conseiller du roi Salman.

Une première rencontre avec ce Conseiller a eu lieu le 12 février 2018 à Munich. Selon ce qui en est rapporté, celui-ci perçut aussitôt l’intérêt du dossier et le danger qu’il présentait pour le Qatar s’il venait à être divulgué. Imaginez, en effet, l’énorme contre-publicité que serait pour l’image du Qatar un soutien actif du terrorisme, notamment du Hezbollah, à la veille de la tenue de la Coupe du monde de la FIFA en 2022 dans cet émirat[6], tout à fait conscient des retombées positives que devrait avoir cet événement. Un Qatar dont les violations des droits de l’homme sont largement dénoncées, par ailleurs. Le Guardian britannique fait état de plus de 6.500 travailleurs immigrés morts ces dix dernières années sur les chantiers de cette Coupe et des conditions de travail déplorables…[7]  

Mais il y aurait eu coup de théâtre, le conseiller du roi Salman et Michael Inacker décidant alors qu’au lieu de transmettre ce dossier explosif aux autorités saoudiennes, ils le montreraient à des responsables qataris pour acheter le silence de l’émirat qui ne pouvait se permettre que soit révélé son rôle dans le financement du terrorisme et la fourniture d’armes[8]. Plusieurs médias notent que « Jason G » aurait alors été stupéfait de voir, d’une part la trahison de ce personnage saoudien, d’autre part la volonté du PDG de WMP de taire la complicité qatarie active avec le Hezbollah pour des gains financiers.

Cette trahison est révélatrice de graves tensions internes qu’il y avait alors en Arabie saoudite.

L’ambassadeur du Qatar auprès de l’OTAN à Bruxelles

Michael Inacker organise alors une rencontre à Bruxelles avec « Jason G » et l’ambassadeur du Qatar auprès de l’OTAN, Al- Khulaifi. Un ambassadeur qu’il a connu lorsqu’il était en poste à Berlin. Elle aura lieu début 2019 et sera suivie de cinq autres. L’ambassadeur affirme être heureux de pouvoir ainsi mettre fin aux agissements de personnages dont il dit condamner la conduite. Il n’en sera apparemment rien. Et il accepte d’acheter le silence de « Jason G » pour un montant de 750.000 Euros. Ce que rapportent plusieurs médis dont ZEIT online[9]. Une commission de 300.000 Euros sera prélevée pour être versée à Michael Inacker. Un premier accord prévoit que les sommes seront déposées sur le compte de la société de « Jason G » aux Caraïbes. Société crée, de fait, dans le cadre de cette opération d’infiltration.

Plusieurs contrats ont été ébauchés, les  08 mars 2019, 22 juillet 2019 et le 33 août 2019. Dont il ne reste pratiquement pas de traces. À ce propos, Inacker affirme que son portable a été perdu dans la mer Baltique alors qu’il y naviguait sur un voilier..

Une conversation probante enregistrée, jointe à la plainte au pénal

Le 5 mai 2020 une rencontre entre « Jason G » et le PDG de WMP à Berlin a été enregistrée. Elle est produite par l’avocat de la société dans sa plainte pénale. Il estime cet enregistrement authentique. Or, il est clair, d’après le dialogue qu’Inacker est partie prenante de toutes les discussions avec le Qatar, des échanges avec son ambassadeur à Bruxelles à propos de ce dossier, d’un accord de non-divulgation et que sa part sera de 40% des 750.000 Euros.

Il y est question de la manière dont l’argent que doit verser le Qatar pour que le dossier ne soit pas rendu public va être récupéré et du contrat à signer à cet effet. Contrat qu’il conviendrait de faire dresser par un cabinet d’avocats réputé de Berlin, qui est cité, sans que soit mentionné le Qatar ni « Jason G ». Les deux interlocuteurs tombent d’accord pour que la  somme considérable et apparemment en liquide, versée par l’ambassade du Qatar à Berlin sous huit jours, transite aussi par ce cabinet sans que le montant lui en soit donné.

Il en ressort aussi plusieurs éléments importants :

  1. Il y est confirmé que le Qatar autorise que des levées de fonds pour le Hezbollah soient collectées dans leur capitale de Doha. Un général de l’armée qatarie est mentionné. Il protégerait un financier du Hezbollah à Doha.
  2. « Jason G » serait toujours en contact avec un capitaine dans les renseignements de cette armée qui, lui, semble vouloir mettre un terme à ce trafic d’armes organisé depuis son pays.
  3. On note le fait que les ambassades du Qatar en Europe disposent de vastes sommes d’argent en liquide.
  4. Le nom du propriétaire du club de football de Paris Saint Germain, le PSG, Al-Khelaifi, est évoqué lorsque « Jason G » demande à son interlocuteur s’il s’agit bien du cousin de l’ambassadeur en poste à Bruxelles avec qui ils sont en pourparlers. Ce qui est le cas. Mais Inacker ne pense pas que serait une bonne idée de l’inclure dans leurs discussions. Il évoque pour cela les tensions internes qui peuvent exister dans les familles ou les institutions, notamment dans ce type de pays, dit-il, ajoutant que cela arrive aussi dans des démocraties.
  5. L’expert en images et en communications qu’est Michael Inacker note que la publication du dossier avant la Coupe du Monde de la FIFA porterait un coup bien plus sévère au Qatar que les accusations en matière de violations des droits de l’homme. Voici cet échange : « Inacker : Si j’étais l’ennemi du Qatar, je n’utiliserais pas ces histoires portant sur les normes du travail dans les chantiers de la coupe du monde. Je sortirais cette histoire de financement d’une organisation qui travaille pour…hum… » Jason G :”Annihiler l’État d’Israël”,  Inacker : “oui” .Jason : Exactement”.

 À ce propos on notera que pour se défendre Michael Inacker affirme aujourd’hui que l’État d’Israël compte pour lui, protestant dévot. Or il était bel et bien prêt à faire le nécessaire pour que ce dossier ne soit pas rendu public. Pour empocher 300.000 Euros.

Réponses du Qatar et procès intenté à inacker par son ancien employeur et suites potentielles

En réponse aux questions de journalistes allemands de premier plan, les protagonistes qataris ont soit opposé leur silence, soit ont fourni des communiqués affirmant que l’émirat lutte contre le terrorisme.

Ce qui est dérisoire alors que l’on sait, par exemple, comme noté dans le Jerusalem Post par Benjamin Weinthal en juillet dernier : « Cette monarchie fournit des lieux pour que puisse s’y organiser le mouvement du Hamas, désigné comme terroriste par les USA et l’UE, ainsi que pour les Talibans. Le Qatar a également lié une alliance très forte avec la République islamique d’Iran, le pire soutien du terrorisme selon les administrations Obama et Trump ». Une République islamique qui proclame à qui veut l’entendre qu’elle veut détruire l’État hébreu.  De plus, poursuit le Jerusalem Post, « en 2004 le ministre allemand du Développement, Gerd Muller, a accusé le Qatar de financer l’État islamique. « Ce type de conflit, ce type de crise a toujours une histoire…Les troupes de l’État islamique, les armes… Il faut voir qui arme, qui finance les troupes de l’État islamique. Le mot-clé ici est le Qatar- et comment nous traitons politiquement avec ces gens et ces États. »

Quant au silence de l’ambassadeur qatari concernant ses déclarations antisémites. Le quotidien souligne qu’Al Jazzera – organe officiel de l’émirat d’autant plus redoutable qu’il est très bien fait- publie fréquemment des papiers antisémites. [12]

Cet organe de presse qatari est mentionné dans l’enregistrement de la rencontre du 5 mai 2020, celui-ci étant apparemment victime de fuites.

Quant à la plainte pour abus de confiance, qui inclut nombre de documents fournis, entre autres parle dossier de « Jason G », déposée le 27 janvier 2021 devant un tribunal de Berlin, elle est en cours d’instruction. Il y est précisé que l’ancien PDG a causé un tort considérable à WMP. Entre autres en promettant de manière fantaisiste aux Saoudiens un accès à de hautes responsables allemands, dont le président fédéral, la Chancellerie. Mais aussi en ayant accepté d’occulter un dossier sur le financement du mouvement terroriste du Hezbollah par l’émirat et sa fourniture en armes. On trouve des extraits de cet acte de 22 pages dans plusieurs médias, dont un journal américain.[13]

« Jason G » est désormais représenté à Berlin par un avocat, Steffen Tzschoppe.

Autre élément important : un procureur de New York s’intéresse à l’affaire. On sait que les États-Unis sont engagés aux côtés d’Israël pour combattre le terrorisme, notamment du Hezbollah.

Restent donc à attendre aujourd’hui ces décisions de justice.

Nous nous sommes entretenus avec « Jason G » et avons eu accès aux documents mentionnés en totalité ou partie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hélène Keller-Lind pour Dreuz.info.

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ATTENTATS

Risque élevé pour le voyage du Pape François à Bagdad. 10 roquettes sur la base aérienne américaine d’Al Asad ;

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En attendant les saintes messes du pape … La base aérienne d’Ain Al Asad, qui est située dans la province irakienne d’Al Anbar et accueille des troupes irakiennes et américaines, a été victime d’une attaque massive à la roquette mercredi, a rapporté l’agence de presse irakienne INA, citant une source de sécurité, selon Spoutnik International.

La base d’Ain Al Asad a été attaquée aujourd’hui avec 10 roquettes, selon des données préliminaires“, a déclaré la source. L’armée américaine a par la suite confirmé l’attaque à la roquette, affirmant que les roquettes avaient été tirées par IDF (InDirect Fire only, Tir Indirect), ajoutant que les forces de sécurité irakiennes mènent une enquête.

Rapport initial: 10 roquettes par IDF ont visé une base militaire irakienne, la base aérienne d’Al Asad, abritant des troupes de la Coalition, le 3 mars 2021 à environ 7 h 20 du matin. (Heure irakienne). La SF irakienne mène l’enquête. De plus amples informations seront publiées dès qu’elles seront disponibles.  Le porte-parole de l’OIR, le colonel. Wayne Marotto (@OIRSpox) 3 mars 2021

L’acronyme de IDF a suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux, car il a été confondu avec Forces de Défense Israéliennes: au lieu de cela, en langage militaire, cela signifie uniquement le tir indirect.

Rockets hit US airbase in Iraq days after Biden's first airstrike 'killed  22' in revenge attack on Iran-backed militia

 Auparavant, il y avait des rapports de projectiles de 107 mm sur les médias sociaux. Des images (c / o source insurgée chiite irakienne «Sabereen News») montreraient un camion Kia détruit utilisé comme rampe de lancement pour au moins 4 roquettes Katioucha de 107 mm tirées sur les forces des États-Unis stationnées à la base aérienne d’Ain al-Assad, dans la province d’Anbar, dans l’ouest de l’Iraq. Selon Evan Kohlmann (@IntelTweet) 3 mars 2021

Une chaîne Telegram liée aux # milices soutenues par l’Iran en Irak affirme que 14 roquettes Katioucha [107 mm] ont été tirées sur la base militaire d’Ain al-Assad ce matin. Aucune victime n’a été signalée à la suite de l’attaque.

Le 8 janvier 2020, la base aérienne d’Ain Al Asad ainsi que la base aérienne d’Erbil dans le nord du pays ont été touchées par une douzaine de missiles lancés par l’Iran en réponse au meurtre de Soleimani.

ARTICLE PUBLIÉ LE 25 FÉVRIER 2021 :

Il est à espérer que les services de renseignement du Vatican connaissent et lisent Agenzia Nova, un site spécialisé dans la géopolitique internationale et les conflits de guerre, en  partenariat avec Leonardo, l’industrie de l’armement italienne. Lundi après-midi, en effet, une nouvelle pluie de roquettes a frappé la capitale irakienne Bagdad, à la suite de l’attaque qui a eu lieu ces derniers jours dans le  Kurdistan irakien, à Erbil, deux endroits où le pape François Ier devrait célébrer les saintes messes le samedi 6 mars. et dimanche 7 mars.

Rocket hit airbase in Iraq that hosts U.S. troops, a year after similar  attack brought U.S. and Iran close to war - CBS News

Le conditionnel à ce stade est un must car l’escalade des tensions, fomentée par l’Etat islamique de plus en plus actif sur le territoire irakien ainsi que sur le territoire syrien et par d’autres formations terroristes, devrait inciter le Pape à abandonner le voyage apostolique. Précisément parce qu’il pourrait être une cible très sensible pour ceux qui, comme les jihadistes de la confession extrémiste sunnite-salafiste mais aussi les lobbyistes occidentaux des armes, tentent depuis des années de faire obstacle à l’inter-dialogue religieux au Moyen-Orient entre chrétiens, Musulmans chiites, Kurdes et musulmans sunnites modérés.

Les amis de Hevrin Haly Khalaf, la jeune pacifiste kurde syrienne tuée le 12 octobre 2019 dans une embuscade méticuleusement planifiée par les jihadistes pro-turcs, en sont bien conscients car elle devenait trop encombrante avec son «Parti syrien du futur ” qui vise à surmonter les conflits interreligieux dans le pays dévasté par la guerre d’agression islamiste et turco-occidentale de longue date. En effet, le conflit, tel que révélé par Gospa News, a été planifié par la Central Intelligence Agency depuis 1983 et fomenté par la CIA elle-même et le Pentagone avec la fourniture de missiles antichar TOW aux terroristes islamistes sunnites qui sont les ennemis du président chiite-alaouite Bashar Al Assad.

Nous mentionnons cette histoire car elle est emblématique de la stratégie terroriste pratiquée par les mercenaires payés par la Turquie qui, via les services secrets turcs du MIT, agissent depuis des années comme une agence de relocalisation pour les commandants de l’Etat islamique et d’Al-Qaïda en dépit (ou bien parce que) du fait que la Turquie est un pays de l’OTAN. En effet, précisément en raison de son appartenance à l’Alliance atlantique, la Turquie peut mener des opérations politiquement incorrectes, comme l’envoi de terroristes islamistes de  Hayat Tahrir Al Sham (anciennement Al Nusra) en Libye malgré l’appartenance de ces djihadistes à des organisations déclarées terroristes par l’ONU.

C’est pourquoi ce qui se passe en Irak, où l’OTAN a décidé de faire passer les troupes en mission de «paix» de 500 à 4.000 pour fournir un parapluie de justification au renforcement du contingent américain décidé par le nouveau président américain Joseph Biden, représente un menace concrète pour quiconque dans un scénario d’attentats «sous faux drapeau», qui est mis en scène par un acteur pour blâmer quelqu’un d’autre: par exemple le bouc émissaire iranien habituel pour toute tension internationale précisément à cause de la confession chiite et donc détesté par les pays arabes sunnites du Golfe persique et à Israël qui, grâce aux accords abrahamiques facilités par les Etats-Unis, vient de se réconcilier avec eux (bien qu’ayant toujours maintenu le commerce des armes avec eux depuis longtemps).

Mais voyons les faits décrits par Agenzia Nova. «Un nouveau lancement de roquettes sur la soi-disant Zone Verte, la zone fortifiée au centre de la capitale irakienne Bagdad qui accueille des bureaux diplomatiques et des organisations internationales, fait craindre pour la sécurité et la stabilité du pays dans un moment délicat, au milieu d’un résurgence des activités de l’Etat islamique (EI) et à la veille de la visite historique du Pape début mars » écrit le média italien en se concentrant précisément sur le voyage apostolique qui amènera François en Irak le 5 mars.
Source : VT

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Programme du Pape en Irak 

source : Radio Notre-Dame
Audience générale du 3 mars : « Depuis longtemps je désire rencontrer ce peuple irakien qui a tout souffert, cette église martyre sur la terre d’Abraham… Nous ferons un nouveau pas en avant dans la fraternité avec les croyants », a déclaré le pape François, « prions pour que ce voyage puisse se faire dans de bonnes conditions ».

Reporter ce pèlerinage du pape en Irak ? « Cela aurait été ennuyeux », répond Mgr Pascal Gollnisch, Directeur de l’Œuvre d’Orient,« les peuples ont besoin de se sentir respecter« . Pour autant, l’ouverture de ce voyage aux foules sera impossible vu le risque sanitaire actuel. « Le Saint-Père est déterminé à venir par souci de proximité avec tous les Irakiens qui ont souffert et qui portent un message de paix », explique le Frère Amir Jajé, dominicain irakien, spécialiste du monde chiite. Actuellement en Irak, il fait partie des organisateurs de ce pèlerinage tant attendu. « L’impatience et le grand bonheur des chrétiens » sont déjà palpables, dit-il, « toutes les rues sont décorées par les drapeaux ». Après un accueil officiel du pape par le Président et le Premier ministre, le vendredi 5 mars, le pape se rendra à la cathédrale syro-catholique Notre-Dame du Salut à Bagdad, église impactée par le terrorisme, pour y rencontrer l’ensemble du clergé. Les célébrations débuteront dès le samedi 6 mars, avec un temps fort dès 11h00 : une rencontre interreligieuse à la plaine d’Ur, « terre d’Abraham »« A la manière des rencontres d’Assises, ce sera un temps d’encouragement au dialogue interreligieux, rassemblant la mosaïque irakienne, avec un discours de réconciliation fraternelle du Saint-Père », souligne le Frère Amir Jajé, « chiites, sunnites, chaldéens, sabéites, yézidis,… toutes les religions seront représentées »« Il s’agit d’une rencontre est très importante pour les Irakiens mais aussi pour le monde entier », ajoute-t-il. Le Grand Ayatollah Sayyid Ali Al-Husayni Al-Sistani ne sera pas présent lors de cette rencontre car « trop âgé et fatigué », mais le pape lui rendra une visite de courtoisie quelques heures auparavant à Najaf.

Rencontre symbolique du pape François avec Al-Sistani (le chef suprême des chiites)  : deux hommes de paix

« Cette rencontre est déjà très importante, avant même la signature d’un texte commun », souligne le Frère Jajé, « après une main tendue au monde sunnite avec la signature de la déclaration d’Abou Dhabi, sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et la coexistence commune, le pape François se tourne désormais vers les chiites »« Les relations avec les chiites ne datent pas d’aujourd’hui », ajoute de son côté Mgr Pascal Gollnisch, Directeur général de l’Œuvre d’Orient, « régulièrement des évêques de France vont en Iran pour les rencontrer, les relations plus intenses qu’on ne le croit ».

Autre temps fort : la sainte messe célébrée dès 18h00, le samedi 6 mars , en la cathédrale chaldéenne de Saint Joseph à Bagdad. Là encore résonneront des témoignages sur le vivre ensemble, notamment de la part des chrétiens et musulmans. « Nous allons chanter l’Évangile et le Coran », raconte le Frère Jajé. Le lendemain, dimanche 7 mars, le pape François est attendu dans la plaine de Ninive, pour plusieurs temps forts. A 10h00, il priera à Mossoul pour tous les chrétiens martyrs et les yézidis, et toutes les victimes de la guerre. A 11h30, François se rendra à l’église de l’Immaculée Conception de Qaraqosh où il sera accueilli par des enfants en habits traditionnels pour prononcer l’Angelus et prier pour tous les réfugiés. Il célébrera ensuite la Sainte Messe au stade Franso Hariri d’Erbil. « Ce voyage est un pèlerinage aux sources du Salut »,conclut Mgr Pascal Gollnisch qui appelle de ses vœux « un nouveau synode sur le Moyen-Orient »« 10 ans après le précédent sous le pontificat de Benoît XVI », dit-il, « il faudrait voir ce qui a été fait ou pas ».

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