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BENALLA et sa smala exotique de parasites N° 2

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MARION COTILLARD

Marion Cotillard ne semblait avoir aucun lien avec l’affaire Benalla, et pourtant. Guillaume Canet et sa femme ont en effet eu recours aux services du jeune Alexandre Benalla alors que celui-ci n’avait que 15 ans.

Qui l’eût cru? Marion Cotillard, qui évolue dans le monde du cinéma et court les tournages, ne semblait pas, au premier abord, avoir un quelconque lien avec Alexandre Benalla. Mais leur rencontre a bien eu lieu, il y a maintenant plus de dix ans. En 2007, l’actrice se rend avec son mari Guillaume Canet au Festival du film de Cabourg. Et le monde est décidément petit, puisque c’est dans ce même événement qu’Alexandre Benalla fait ses premiers pas en tant que garde rapproché, rappelle Le pays d’Auge ce mardi 5 février. A l’époque, il n’a que 15 ans, mais cette expérience lui permet ensuite de lancer sa carrière pour finir par devenir, en 2017, chargé de mission dans le cabinet présidentiel d’Emmanuel Macron.

Ce métier, le jeune Alexandre Benalla en rêve, comme le révèle une source au Parisien : «  Il était plutôt fluet et mince. Presque trop discret. Mais à la réflexion, il se rêvait toujours en garde du corps. Il était fasciné par le film Bodyguard avec Kevin Costner et Whitney Houston. Et pour s’entraîner, il levait de la fonte comme un damné  ». Ces premiers pas aux côtés de deux acteurs acclamés par le public sont donc une véritable victoire pour celui qui se rêve indispensable aux stars… et relient Marion Cotillard, bien malgré elle, à l’affaire qui a défrayé la chronique.

VIDÉO – Marion Cotillard : quand André Manoukian commet une belle bourde en plateau et dévoile le nom d’un de ses ex

“S’il était si protégé que ça, il n’y aurait pas des enquêtes ouvertes”, estime Benjamin Griveaux

Le parquet national financier a annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête sur un contrat signé entre la société de Vincent Crase, un proche d’Alexandre Benalla, et un oligarque russe. 

INTERVIEW

On savait Alexandre Benalla proche d’Emmanuel Macron, on sait désormais qu’il avait aussi ses contacts du côté de Matignon. La chef du groupe de sécurité du Premier ministre, Marie-Elodie Poitout, qui a démissionné jeudi, a en effet reçu l’ancien garde du corps à son domicile, alors même qu’il était déjà mis en examen dans le cadre de l’affaire du 1er-Mai. Une situation qui, de nouveau, interroge sur le rôle joué par Alexandre Benalla au cœur du pouvoir. “Il avait une position que chacun connait à l’Elysée, et qu’il ait eu des relations de travail avec des personnes en charge de la sécurité à Matignon, ou ailleurs, n’est pas une surprise”, a voulu balayer vendredi Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, au micro d’Audrey Crespo-Mara sur Europe 1.

Vincent Crase visé par une enquête. “J’entends beaucoup la musique de ‘il est très protégé’. S’il était si protégé que ça, il n’y aurait pas des enquêtes ouvertes, et encore une hier par le parquet national financier”, relève ce responsable politique. En l’occurrence une enquête qui vise la société de sécurité de Vincent Crase, proche et ancien employeur d’Alexandre Benalla, suspecté de lien avec la mafia russe. Il aurait notamment signé un contrat avec l’oligarque Iskander Makhmoudov pour assurer la protection de ses biens immobiliers en France et de sa famille à Monaco, selon des révélations de Mediapart.

“Il y a une autorité judiciaire qui est indépendante en France”, insiste Benjamin Griveaux. “Je note qu’elle a agi de manière rapide, et efficace. Personne n’est protégé, personne n’est au-dessus des lois, contrairement à la petite musique que certains aiment à faire entendre”, poursuit-il. “Ce fantasme-là est un fantasme, chacun rend des comptes. Monsieur Benalla va rendre des comptes à la justice française et c’est une très bonne nouvelle.”

Une tentative de perquisition. Mercredi, Mediapart a estimé qu’une tentative de perquisition dans les locaux du journal en ligne était la conséquence directe d’un signalement des services du Premier ministre au Parquet. De son côté, Benjamin Griveaux dénonce un raccourci. “On abîme, en faisant ça, et la justice et le pouvoir exécutif. Je ne laisserais pas dire ça !”, s’agace-t-il. “Quand des informations ont été transmises aux journalistes, jeudi et vendredi, il n’est pas anormal, quand on l’a transmis à la presse, de transmettre les mêmes informations au procureur de Paris”, veut-il justifier.

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Benjamin Griveaux fait référence à un courrier envoyé à la justice par le directeur de cabinet d’Edouard Philippe, indiquant que plusieurs médias avaient contacté les services du Premier ministre pour tenter d’établir un lien entre Marie-Elodie Poitout, le conjoint de cette dernière, Chokri Wakrim, justement impliqué dans le contrat de sécurité avec l’oligarque russe Iskander Makhmudov, et la rupture de contrôle judiciaire d’Alexandre Benalla et Vincent Crase. Dans la foulée, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, notamment pour “atteinte à la vie privée”, enquête à l’origine de la tentative de perquisition ratée chez Mediapart, le journal ayant refusé l’accès aux enquêteurs, comme l’y autorise la loi dans le cadre d’une enquête préliminaire.

“Dans l’affaire Benalla, il a y eu, en dix jours, des enquêtes judiciaires ouvertes, une enquête de l’IGPN, deux enquêtes parlementaires”, relève encore Benjamin Griveaux. Et de conclure : “Laissez la justice faire son travail !”

Enregistrements d’Alexandre Benalla : “Des propos qui s’apparentent à des fanfaronnades”, juge Philippe Bas

Philippe Bas, sénateur LR de la Manche et président de la commission d’enquête du Sénat, a commenté sur Europe 1 les révélations de Mediapart jeudi sur l’affaire Benalla.

“Truc de dingue, le patron (Emmanuel Macron), hier il m’envoie un message, il me dit : ‘tu vas les bouffer. T’es plus fort qu’eux, c’est pour ça que je t’avais auprès de moi'”. Le site d’informations Mediapart a dévoilé jeudi des enregistrements d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, ex-employé de LREM également mis en examen pour les violences du 1er-Mai. Au cours de cet échange, qui a eu lieu le 26 juillet dernier, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron assure avoir reçu le soutien du chef de l’État, et ne semble pas s’inquiéter des conséquences de l’affaire.

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“Ce sont des propos qui s’apparentent à des fanfaronnades”, a réagi vendredi Philippe Bas, le président de la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla, au micro de Nikos Aliagas sur Europe 1.

Alexandre Benalla a-t-il menti ? Pour le sénateur LR de la Manche, ce qui pose surtout question dans ces nouvelles révélations, c’est l’affaire d’un contrat signé par Vincent Crase avec un oligarque russe proche de Vladimir Poutine et soupçonné d’être lié à des groupes mafieux. Mediapart assure qu’Alexandre Benalla s’est personnellement impliqué dans ce dossier alors qu’il travaillait encore à l’Élysée, contrairement à ce que ce dernier et Vincent Crase ont affirmé devant le Sénat.

Dès lors, y a-t-il eu parjure ? “C’est la question qui va de nouveau se poser. Nous sommes des gens prudents, nous examinons très précisément les faits, nous aurons à prendre une décision. Un mensonge sous serment devant une commission parlementaire qui remplit une fonction constitutionnelle très importante, c’est puni jusqu’à cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende”, rappelle Philippe Bas.

“Inacceptable dans notre République”. Pour le sénateur, “au-delà de ce mensonge et du sort de Monsieur Benalla, il y a le fonctionnement de l’État.” “Un collaborateur du président de la République est aujourd’hui soupçonné d’avoir participé à un contrat avec un oligarque russe quand il était en fonction à l’Élysée. Ça veut dire qu’il a pu être sous la dépendance financière d’un proche du président de la Russie alors qu’il travaillait pour le président. Ça, c’est tout à fait inacceptable dans notre République”, clame-t-il.

Prudent, Philippe Bas glisse tout de même : “Les faits qui sont rapportés à travers ces enregistrements viennent ajouter du crédit à cette hypothèse que Monsieur Benalla aurait été associé, pendant l’exercice de sa mission à l’Élysée, à un contrat avec cet oligarque russe.”

Après ces révélations, Philippe Bas appelle à la “patience”. “Une fois que nos deux rapporteurs auront achevé leur travail de dépouillement des documents que nous avons reçus, nous déciderons en fonction de cette analyse”, de porter l’affaire en justice, indique-t-il. Puis de laisser entendre : “Mais vous avez déjà quelques pistes…”

Antton Rouget, journaliste à Mediapart  et co-auteur de l’enquête sur Benalla, estime que le président de la République devra s’expliquer sur ses liens troubles avec son ancien collaborateur.

L’affaire Benalla n’a pas encore livré tous ses secrets. Mediapart a révélé jeudi que l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron s’est vanté du soutien du président de la République, plusieurs mois après sa mise en examen pour les violences du 1er-Mai. “Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il continué à soutenir Alexandre Benalla pendant des semaines, des mois ? La présidence de la République devra bien s’en justifier un jour”, a estimé Antton Rouget, journaliste à Mediapart.

“Un sentiment d’impunité assez stupéfiant”. Le site internet a dévoilé des enregistrements d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, ex-employé de LREM également mis en examen pour les violences du 1er-Mai. Au cours de cet échange, qui a eu lieu le 26 juillet dernier, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron assure avoir reçu le soutien du chef de l’État, et ne semble pas s’inquiéter des conséquences de l’affaire. 

“Il y a un sentiment d’impunité chez Alexandre Benalla qui est assez stupéfiant”, juge Antton Rouget. “On voit Vincent Crase qui est inquiet pour son avenir professionnel, pour sa réputation, pour sa famille. Alexandre Benalla, lui, dit que c’est une belle expérience. Il se prévaut à plusieurs reprises du président de la République. Emmanuel Macron n’a pas caché son soutien à Alexandre Benalla cet été, et après les premières auditions au Sénat, il avait même demandé l’indulgence pour son ancien collaborateur”, poursuit le journaliste. 

>> De 17h à 20h, c’est le grand journal du soir avec Matthieu Belliard sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

“Benalla a été l’organisateur du contrat russe”. Mediapart revient également sur l’affaire d’un contrat signé par Vincent Crase avec un oligarque russe proche de Vladimir Poutine et soupçonné d’être lié à des groupes mafieux. Le site internet assure qu’Alexandre Benalla s’est personnellement impliqué dans ce dossier alors qu’il travaillait encore à l’Élysée, contrairement à ce que ce dernier et Vincent Crase ont affirmé devant le Sénat.

“Nous révélons qu’Alexandre Benalla a été l’organisateur de ce contrat, alors qu’il avait déclaré devant le Sénat que ce n’était pas le cas”, détaille Antton Rouget. “Quand on parle du contrat russe, il y a des enjeux pour la sécurité de l’État. C’est problématique qu’un proche collaborateur d’Emmanuel Macron, qui potentiellement a des secrets sur le président de la République, participe à la signature d’un contrat avec un oligarque proche de Vladimir Poutine”, s’inquiète le journaliste. 

Jean-Pierre Sueur, rapporteur de la Commission d’enquête au Sénat : “J’ai le sentiment que monsieur Benalla se sentait couvert”. Jean-Pierre Sueur, rapporteur de la Commission d’enquête sur Benalla au Sénat, a “le sentiment que monsieur Benalla se sentait couvert, ou protégé. Il avait cette attitude de quelqu’un qui pouvait prendre beaucoup d’initiatives.” “Nous prenons connaissance de ces nouveaux éléments, et quand nous publierons le rapport, nous nous exprimerons. Je ne peux rien dire aujourd’hui. Notre travail est de chercher la vérité”, a assuré le sénateur, interrogé sur Europe 1. 

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

T’es plus fort qu’eux” : Benalla assure avoir été soutenu par Macron

 16h03, le 31 janvier 2019 , modifié à 19h18, le 31 janvier 2019

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Alexandre Benalla lors d’une de ses auditions devant le Sénat. © BERTRAND GUAY / AFP

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Mediapart a publié jeudi des enregistrements compromettants pour Alexandre Benalla et pour Emmanuel Macron, qui a continué à soutenir son ancien conseiller pendant plusieurs mois.

Après plusieurs mois d’enquête, Mediapart publie jeudi de nouvelles révélations sur l’affaire Macron-Benalla. Le site internet, se basant sur des extraits sonores et de nombreux témoignages, apporte un nouvel éclairage sur les relations troubles entre l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron et le président de la République lui-même. Selon ces documents, Alexandre Benalla a continué à bénéficier du soutien personnel du chef de l’État, plusieurs mois après sa mise en examen dans l’affaire des violences du 1er-Mai.

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Macron à Benalla : “Tu vas les bouffer”. Tout commence par une rencontre entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, l’ex-responsable de la sécurité du parti LREM lui aussi mis en examen pour les violences du 1er-Mai. Les deux hommes se retrouvent le 26 juillet dernier à Paris, en violation de leur contrôle judiciaire qui leur interdit d’entrer en contact. Lors de cette conversation, enregistrée par Mediapart, Alexandre Benalla est loin de s’inquiéter des charges qui pèsent sur lui. Il se vante même d’avoir le soutien personnel d’Emmanuel Macron, citant des SMS parfois surréalistes. 

“Truc de dingue, le patron (Macron), hier il m’envoie un message, il me dit : ‘tu vas les bouffer. T’es plus fort qu’eux, c’est pour ça que je t’avais auprès de moi'”, assure Benalla, qui ajoute : “Il fait plus que nous soutenir. Il est comme un fou”. Alexandre Benalla assure même avoir non seulement le soutien d’Emmanuel Macron, mais aussi de son épouse Brigitte Macron et d’Ismaël Emelien, le conseiller spécial du chef de l’État. L’Elysée, contactée par le site internet, a démenti l’existence de ce SMS. 

“C’est une bonne expérience”. Alexandre Benalla semble également prendre à la légère les accusations qui pèsent contre lui. “C’est une bonne expérience. A 26 ans, si tu veux, y’a pas grand monde qui vit… qui provoque deux commissions d’enquête parlementaires, qui bloque le fonctionnement du Parlement”, déclare, d’un ton badin, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron. 

Alexandre Benalla se montre cependant inquiet des perquisitions effectuées par les policiers. Vincent Crase va même jusqu’à suggérer d’aller “faire le ménage” dans les locaux de la République en marche : “J’essaierais bien d’y aller cette nuit, mais le problème, c’est qu’il y a des flics devant…”. 

Benalla impliqué dans un contrat avec un oligarque russe ?Mediapart revient également sur l’affaire du “contrat russe”. En décembre, le site internet avait révélé que Vincent Crase avait travaillé, via sa société de sécurité privée Mars Conseil, pour un oligarque russe proche de Vladimir Poutine, qui l’a rémunéré 294.000 euros le 28 juin 2018. Auditionné le 21 janvier dernier par le Sénat, Crase a assuré qu’il n’était plus en fonction à l’Élysée à ce moment-là, et qu’il n’a jamais reçu l’aide d’Alexandre Benalla. 

Mais selon Mediapart, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron s’est personnellement impliqué dans ce contrat, alors qu’il était encore chargé de mission à l’Élysée. Alexandre Benalla aurait ainsi rencontré à plusieurs reprises le représentant de l’oligarque en France. Il aurait même touché de l’argent de la société de Vincent Crase, contrairement à ce qu’il a affirmé devant le Sénat. 

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

Benalla a déclaré la perte d’un passeport de service mercredi dans l’Eure

 21h33, le 25 janvier 2019

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Alexandre Benalla a déclaré la perte d’un “passeport de service” mais aussi d’une carte de service d’accès à l’Élysée. © Alain JOCARD / AFP

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Alexandre Benalla a déclaré mercredi avoir perdu un “passeport de service” cette semaine dans une gendarmerie de l’Eure, a indiqué vendredi une source proche du dossier.

Alexandre Benalla a déclaré mercredi avoir perdu un “passeport de service” cette semaine dans une gendarmerie de l’Eure, a indiqué vendredi une source proche du dossier, confirmant une information de RTL.

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Cette source a confirmé que l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron a déclaré la perte d’un “passeport de service” mais aussi d’une carte de service d’accès à l’Élysée. Alexandre Benalla a déclaré la perte des deux documents dans une gendarmerie de l’Eure, celle de Verneuil d’Avre et d’Iton, précise RTL. Alexandre Benalla, qui a disposé de deux passeports diplomatiques et deux de service, a été interrogé lundi par le Sénat, se refusant obstinément à donner suites aux principales questions sur ses passeports.

Mis en examen pour utilisation abusive de ses passeports diplomatiques. Lundi il avait déclaré: “J’ai restitué mes passeports, les clés de mon bureau, le badge d’accès à l’Élysée” fin août 2018. “Ces passeports m’ont été rendus à nouveau alors que j’avais été contacté par un membre de l’Élysée, un personnel salarié de l’Élysée, début octobre 2018”, avec “un certain nombre d’éléments personnels, un chéquier, une paire de clés”. L’ex-chargé de mission est mis en examen pour des violences sur des manifestants à Paris, le 1er mai et, depuis vendredi, pour utilisation abusive de passeports diplomatiques après son licenciement.

Des documents utilisés “une vingtaine de fois”. Le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, entendu mercredi au Sénat, avait chargé Alexandre Benalla en révélant notamment qu’il avait utilisé “presque une vingtaine de fois” ses passeports après son licenciement de l’Élysée, entre le 1er août et le 31 décembre. Concernant ses passeports diplomatiques, Alexandre Benalla a affirmé les avoir restitué “à la demande de la présidence de la République et du ministère des Affaires étrangères (…) dans le courant du mois d’août 2018”.

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

“Alexandre Benalla n’a que 27 ans, les avions, les voyages, tout ça lui monte à la tête”, estime la députée LREM Sonia Krimi

 18h18, le 23 janvier 2019

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Chez Karl Zéro, la députée LREM Sonia Krimi est revenue sur le cas Alexandre Benalla. Au moment où l’affaire avait éclaté, elle avait demandé “une transparence à l’exécutif” sur ce sujet.

KARL ZÉRO ET SES TONTONS FLINGUEURS

La députée LREM Sonia Krimi est connue pour avoir une certaine liberté de ton au sein de la majorité. Lorsque l’affaire avait éclaté en juillet 2018, elle avait expliqué être “abasourdie”, expliquant ne pas comprendre “pourquoi Alexandre Benalla n’a pas été viré le 2 mai”. Encore récemment, elle affichait son soutien aux “gilets jaunes”. Chez Karl Zéro mercredi, interrogée sur l’affaire Benalla, suite aux dernières révélations sur les passeports diplomatiques et l’audition au Sénat de l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, elle explique qu’il faut à présent “passer à autre chose”.

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“On ne va pas guillotiner les gens “. “On n’a pas su gérer l’affaire Benalla, pour autant, ce n’est pas la fin du monde”, assure la députée LREM. “On ne va pas guillotiner les gens parce qu’ils n’ont pas su faire ce qu’il fallait”, souligne-t-elle, précisant “il faut passer à autre chose”. Si elle n’excuse en rien l’attitude de l’ex-chargé de mission de l’Élysée, la femme politique estime qu’on parle actuellement de “l’écume” des choses.

“Il n’a que 27 ans”. Pour expliquer les récentes révélations au sujet des passeports diplomatiques en possession d’Alexandre Benalla, Sonia Krimi pointe du doigt l’âge de l’intéressé. “Il n’a que 27 ans, les avions, les voyages, tout ça lui monte à la tête”, souligne-t-elle. “Avec le pouvoir, si vous n’êtes pas assez solide, ça vous fait perdre la tête”, raconte Sonia Krimi. “Mais parler de ses voyages et de ses passeports, vous pensez que cela va résoudre l’affaire ?”, interroge-t-elle, précisant à nouveau : “c’est une responsabilité, pour nous tous, de passer à autre chose.”

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

Alexandre Benalla a affirmé lundi ne pas avoir menti à propos de ses passeports diplomatiques, lors de sa deuxième audition au Sénat. © BERTRAND GUAY / AFP

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BFMTV et Public Sénat ont fait le plein d’audimat lundi, pour la retransmission de l’audition d’Alexandre Benalla au Sénat, avec respectivement 500.000 et 193.000 téléspectateurs. 

Plus de 750.000 téléspectateurs ont regardé lundi après-midi la deuxième audition d’Alexandre Benalla par la commission d’enquête du Sénat, sur les chaînes d’info et sur Public Sénat, d’après des données de Médiamétrie diffusées mardi.

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Public Sénat tire son épingle du jeu. Dans le détail, BFMTV a rassemblé 323.000 spectateurs durant cette audition de l’ex-chargé de mission de l’Elysée devant les sénateurs. Soit une part d’audience de 4%, la plaçant largement en tête des chaînes d’info. La chaîne parlementaire Public Sénat, aux audiences habituellement plus modestes, a tiré son épingle du jeu, en se hissant juste derrière BFMTV. Avec 193.000 téléspectateurs et 2,4% de PDA (part d’audience), elle est parvenue à doubler les autres chaînes d’info LCI, CNews et franceinfo.

Deux heures d’audition. Cette audition, durant laquelle l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron a affirmé ne pas avoir menti à propos de ses passeports diplomatiques et refusé de répondre à certaines questions, s’est déroulée en début d’après-midi et a duré un peu plus de deux heures. A titre de comparaison, BFMTV avait réuni 500.000 téléspectateurs durant la première audition d’Alexandre Benalla le 19 septembre, tandis que Public Sénat en avait comptabilisé 150.000.

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

ACCUEILPOLITIQUE

Au Sénat, Vincent Crase dit avoir travaillé pour un oligarque russe une fois parti de l’Élysée et sans l’aide de Benalla

 20h43, le 21 janvier 2019

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Vincent Crase était de nouveau entendu par la commission d’enquête du Sénat lundi. © Bertrand GUAY / AFP

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Lors de sa seconde audition lundi au Sénat, Vincent Crase a déclaré avoir travaillé pour la sécurité d’un oligarque russe une fois remercié de ses fonctions à l’Elysée. 

Vincent Crase, ex-employé de LREM et ex-gendarme réserviste en fonction à la présidence de la République, a affirmé lundi au Sénat avoir travaillé pour un oligarque russe une fois parti de l’Élysée, et sans l’aide d’Alexandre Benalla, mis en examen comme lui pour des violences sur des manifestants le 1er mai 2018. En décembre, le site Mediapart avait révélé que Vincent Crase, ex-chef d’escadron dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie, avait travaillé, via sa société de sécurité privée Mars Conseil, pour un oligarque russe Iskander Makhmudov qui l’a rémunéré 294.000 euros le 28 juin 2018.

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Toujours salarié de LREM. A l’époque, il était encore salarié du parti présidentiel LREM mais il a précisé devant les sénateurs qu’il n’était plus en fonction à l’Élysée. “J’ai signé ce contrat le 6 juin 2018 alors que j’ai quitté le palais de l’Élysée le 4 mai. Ce contrat a duré trois mois parce qu’après l’affaire du 1er-Mai (…) mon prestataire a préféré mettre fin à ce contrat”, a-t-il déclaré au sénateur Philippe Bas, président de la commission d’enquête. Il a également précisé que les négociations pour ce contrat avaient commencé “après” son départ de l’Élysée.

Une différence de traitement avec Benalla ? “Quelles sont les raisons données le 4 mai pour mettre fin à vos fonctions à l’Élysée ?”, lui a demandé Philippe Bas. “Que la médiatisation des images qui commençaient à tourner et qui étaient arrivées jusqu’au palais de l’Élysée n’étaient pas compatibles avec mon maintien en poste”, a-t-il répondu. “On observera simplement que la même présidence de la République considère au contraire que les mêmes images sont compatibles avec le maintien d’Alexandre Benalla en poste”, a alors glissé le président de la commission. Alexandre Benalla était resté en poste à l’Élysée jusqu’à fin juillet.

Vincent Crase a également assuré qu’Alexandre Benalla n’était jamais intervenu dans les négociations autour du contrat et n’était “en aucun cas lié à (sa) société”.

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

ACCUEILPOLITIQUE

Alexandre Benalla : la question d’une “protection” de l’Élysée “pas totalement résolue”, selon la commission d’enquête

 17h50, le 21 janvier 2019 , modifié à 18h38, le 21 janvier 2019

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Alexandre Benalla a de nouveau été entendu par la commission d’enquête sénatoriale, lundi. © BERTRAND GUAY / AFP

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Mis en examen pour l’usage abusif de ses passeports diplomatiques, l’ancien collaborateur de l’Élysée a de nouveau été entendu au Sénat lundi.

Le président de la commission sénatoriale sur l’affaire Benalla a estimé lundi qu’il y avait “beaucoup d’invraisemblances” et de “contradictions” dans le dossier, estimant que la question d’une éventuelle “protection” de l’ex-collaborateur de l’Élysée n’était pas “totalement résolue”.

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“Négligence ou protection, ce n’est pas totalement résolu aujourd’hui”, a réagi Philippe Bas (LR) à l’issue de l’audition de l’ex-chargé de mission d’Emmanuel Macron, mis en examen pour l’usage abusif de ses passeports diplomatiques.

La commission a “du pain sur la planche”. “Y a-t-il eu une forme de protection qui lui aurait été accordée et lui aurait permis de développer avec les instruments de son ancienne fonction à l’Élysée de nouvelles activités ? Et ces activités étaient-elles en lien ou non avec les précédentes ?”, a questionné Philippe Bas. Il a noté que la semaine dernière “la présidence de la République a souligné avec beaucoup de force et de conviction que les ponts avaient été rompus avec Alexandre Benalla” et observé que l’ex-collaborateur s’était “efforcé d’arrondir quelques angles”.

Mais “il y a beaucoup d’invraisemblances qui restent à lever, beaucoup de contradictions qui restent à explorer et c’est le travail des semaines à venir pour la commission des lois”, a ajouté le sénateur, estimant que la commission avait “du pain sur la planche”. Et d’indiquer que le rapport de la commission serait “rendu intégralement public le moment venu”.

LIRE AUSSI : ce qu’il faut retenir de la seconde audition d’Alexandre Benalla au Sénat

Les sénateurs agacés par certains silences de Benalla. Des sénateurs se sont agacés, après cette seconde audition, du refus d’Alexandre Benalla de répondre à certaines questions de la Commission d’enquête. “Ça devient une affaire qui s’épaissit plutôt qu’elle ne s’éclaircit”, a notamment estimé devant la presse le président du groupe centriste Hervé Marseille. La même frustration était exprimée par des élus LR. “Il y a beaucoup de choses qui restent dans l’ombre”, a aussi déploré Marc-Philippe Daubresse, tandis que Cédric Perrin dénonçait l'”aplomb absolument incroyable” d’Alexandre Benalla.

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Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

Passeports diplomatiques : “Je ne vous ai pas menti”, assure Alexandre Benalla devant les sénateurs

 14h30, le 21 janvier 2019 , modifié à 15h49, le 21 janvier 2019

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Alexandre Benalla est de nouveau auditionné par une commission sénatoriale quant à l’usage de ses passeports diplomatiques. © BERTRAND GUAY / AFP

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Lors de son audition devant la commission d’enquête sénatoriale, Alexandre Benalla a assuré qu’il n’avait pas menti quant à ses passeports diplomatiques qu’il pensait être restés dans son bureau de l’Élysée.

Alexandre Benalla a déclaré lundi devant la commission d’enquête sénatoriale qu’il ne leur avait “pas menti” le 19 septembre lors de sa première audition devant les sénateurs en déclarant que ses passeports diplomatiques étaient à l’Élysée.

Hello, world! 🙂

“Je ne vous ai pas menti”. “Je vous le réaffirme solennellement (…), je ne vous ai pas menti le 19 septembre lorsque je vous ai dit que mes passeports étaient à l’Élysée, et encore une fois, je fais confiance à la justice (…) qui fait émerger un certain nombre de vérités sur des mensonges, des rumeurs, des contrevérités qui ont été développées ici ou là”, a déclaré l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron.

>> Suivez en direct sur Europe1.fr l’audition d’Alexandre Benalla au Sénat

Alexandre Benalla, qui a fait plusieurs voyages d’affaires notamment en Afrique après avoir quitté ses fonctions à l’Elysée, a assuré avoir restitué les passeports “à la demande de la présidence de la République et du ministère des Affaires étrangères (…) dans le courant du mois d’août 2018”. Il a indiqué que ces passeports lui avaient “été rendus à nouveau début octobre 2018 (…) avec un certain nombre d’éléments personnels un chéquier, une paire de clés, etc”.

“Ces passeports n’étaient pas désactivés (…) sinon je n’aurais pas voyagé avec ces passeports”, a-t-il ajouté, reconnaissant une “faute, “un manque de discernement”, mais estimant que cela ne mérite pas “les proportions que tout ça a pris depuis le début de cette affaire”.

“J’ai commis un certain nombre d’erreurs”. Lors de son propos liminaire, après avoir prêté serment, Alexandre Benalla a aussi dénoncé un “lynchage en règle” et reconnu “un certain nombre d’erreurs” dans le cadre d’une “situation professionnelle et personnelle assez troublée”. “Derrière la carapace, il y a un homme, sa femme, son fils qui avait un an et demi au déclenchement de cette affaire”, a-t-il affirmé devant les sénateurs, affirmant qu’il “n’accepte pas le personnage” qui a été construit autour de sa personne, un “personnage qu’on dit sulfureux, diabolique, infréquentable”.

“Je ne fais aucun chantage”. L’ancien collaborateur du président a également réfuté avoir été protégé par l’Elysée, et affirmé n’avoir exercé “aucun chantage” sur qui que ce soit. “Je ne détiens aucun secret. Aucun secret sur qui que ce soit. Je ne fais aucun chantage. J’essaie d’expliquer un certain nombre de dysfonctionnements (…) mais il ne faut pas en déduire que tout ça est dû (…) à un secret que je détiendrais”, a-t-il déclaré devant la commission. 

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Géraldine Claise

Je ne vous ai pas menti”, a de nouveau affirmé sous serment Alexandre Benalla aux sénateurs, lundi. © Alain JOCARD / AFP

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Mis en examen pour l’usage abusif de ses passeports diplomatiques, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a de nouveau été entendu par la commission d’enquête sénatoriale, lundi.

L’ESSENTIEL

“Je ne me tairai plus”, avait-il promis il y a quelques semaines. Et pourtant. Se retranchant derrière l’instruction judiciaire en cours, Alexandre Benalla a longtemps prôné son droit au silence, lundi, face à une commission d’enquête sénatoriale qui s’interrogeait notamment sur l’utilisation abusive de ses passeports diplomatiques après son licenciement. Un dossier dans lequel le jeune homme de 27 ans a été mis en examen vendredi dernier.

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Les informations à retenir :

Dans son propos liminaire, Alexandre Benalla a reconnu “un certain nombre d’erreurs” mais a solennellement affirmé qu’il n’avait pas menti lors de sa première audition au Sénat, le 19 septembre 2018

Il a néanmoins refusé de répondre à de nombreuses questions sur la délivrance et la restitution de ses passeports diplomatiques, suscitant l’agacement des sénateurs

Dans la foulée, Vincent Crase, gendarme réserviste et ex-employé de LREM, devait également être entendu. Comme Alexandre Benalla, il avait déjà été mis en examen pour violences en réunion le 1er mai

“Je ne vous ai pas menti”. Arrivé à 14 heures sous une nuée de photographes et de caméras, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a d’abord reconnu, dans son propos liminaire, avoir “commis un certain nombre d’erreurs” ces six derniers mois, autrement dit depuis son licenciement par l’Élysée, fin juillet 2018. “Je ne vous ai pas menti”, a-t-il ensuite affirmé aux sénateurs, en référence à sa première audition devant cette même commission, le 19 septembre dernier. À cette occasion, il avait déclaré que ses passeports se trouvaient “à l’Élysée”.

Alexandre Benalla a ainsi précisé qu’il avait restitué les passeports diplomatiques “à la demande de la présidence de la République et du ministère des Affaires étrangères (…) fin août 2018” en faisant “redéposer [ses] effets personnels à un salarié de la présidence de la République”. Mais ses passeports lui auraient été “rendus à nouveau début octobre 2018”, “sans mention ou courrier les accompagnant et expliquant qu’ils ne pouvaient plus être utilisés”. Évoquant une “bêtise” – celle de les avoir utilisés à titre “privé” – l’ex-chargé de mission à l’Élysée a néanmoins refusé de répondre à de nombreuses questions sur les conditions d’obtention des passeports, faisant valoir son droit à la non auto-incrimination. 

Pas de réponse sur ses passeports. “Vous êtes obligé de répondre !”, a notamment réagi le président de la commission, Philippe Bas (LR) face à cette impassibilité. Et Alexandre Benalla de reprendre la parole : “Je ne pourrai pas répondre”. Sa stratégie a été la même tout au long de l’audition, qu’il s’agisse d’aborder ses passeports diplomatiques, ses “passeports de service”, ou même ses activités actuelles et ses déplacements en Afrique postérieurs à son licenciement. Souvent, Philippe Bas n’a pas caché son exaspération, comme cette fois où il lui a rappelé que “ce n’est pas être très respectueux des institutions que de refuser de répondre”. “Je suis en droit de déduire de votre réponse que la question vous gêne”, a-t-il encore tenté. Seule précision apportée par Alexandre Benalla : l’obtention de ces fameux passeports a été réalisée dans “des conditions normales”. 

Devant le Sénat, mercredi dernier, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, puis le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avaient confirmé qu’Alexandre Benalla avait utilisé indûment ses passeports dès le mois d’août. À 23 reprises entre le 1er août et le 31 décembre, a d’ailleurs précisé Alexandre Benalla.

De même, alors que Patrick Strzoda avait affirmé la semaine dernière qu’Alexandre Benalla avait été en possession de deux passeports de service, soupçonnant que l’un d’eux ait été obtenu, le 28 juin 2018, via une “falsification”, l’ancien chargé de la sécurité du candidat Macron a opposé le silence. “Je ne détiens aucun secret. Aucun secret sur qui que ce soit. Je ne fais aucun chantage”, a-t-il néanmoins affirmé.

>> À LIRE – Passeports et usage de faux : ce qui s’est dit mercredi dernier au Sénat lors des audiences sur l’affaire Benalla

Port d’armes et téléphone sécurisé. Alexandre Benalla a par ailleurs assuré aux sénateurs que toutes ses armes étaient entre les mains de la justice. Quant au téléphone sécurisé Teorem, qu’il n’avait pas rendu, Alexandre Benalla a affirmé qu’il ne l’avait pas utilisé depuis son licenciement, celui-ci étant resté dans un carton. “Cela ne m’a jamais été réclamé le 4 octobre”, a-t-il encore détaillé, contrairement à ce qu’affirme l’Élysée. Selon lui, “ils l’ont découvert quand mon avocate les a appelés”.

Vincent Crase également entendu. La commission d’enquête du Sénat, dont le mandat prend fin jeudi, devait ensuite interroger son acolyte Vincent Crase, un ex-employé du parti présidentiel La République en marche et chef d’escadron dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie. Comme Alexandre Benalla, il avait été mis en examen pour violences en réunion le 1er mai.

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Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

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Marine Le Pen confirme un coup de fil entre son garde du corps et Alexandre Benalla

 10h39, le 11 février 2019 , modifié à 11h25, le 11 février 2019

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Marine Le Pen a reconnu avoir eu connaissance de l’appel passé entre son garde du corps et Alexandre Benalla en juillet dernier. © ALBERTO PIZZOLI / AFP

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La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a confirmé qu’elle était au courant d’un coup de fil entre son garde du corps et Alexandre Benalla au soir de l’explosion de l’affaire. Le milieu de la sécurité est “un milieu extrêmement petit”, a-t-elle expliqué lundi sur France Inter.

Marine Le Pen a confirmé lundi un coup de fil entre son garde du corps Thierry Légier et Alexandre Benalla en juillet, au soir de l’explosion de l’affaire du 1er-Mai, soulignant que “le milieu de la sécurité est un milieu extrêmement petit”.

Interrogée sur France Inter pour savoir si elle était au courant de cet appel passé le 18 juillet et rapporté récemment par Le Monde, la présidente du Rassemblement national a dit qu’elle “le savai(t) car (elle) savai(t) qu’ils se connaissaient”. Le milieu de la sécurité est “un milieu extrêmement petit et quand vous êtes le garde du corps d’un responsable politique de haut rang, vous êtes amené à avoir des contacts avec le responsable de la sécurité du président de la République”, a-t-elle expliqué.

“C’est comme ça que je savais et que j’avais la conviction dès le départ qu’il [Alexandre Benalla] était bien le responsable de la sécurité d’Emmanuel Macron et pas un porteur de bagage, un type qui réservait les billets d’avion ou je ne sais quelle autre responsabilité que le gouvernement lui a accordée au fur et à mesure de cette affaire”, a-t-elle poursuivi.

“Ça m’aurait étonnée que je ne sois pas un petit peu responsable”. Marine Le Pen a souligné ne pas avoir connaissance de “la teneur de cet échange” entre les deux hommes. “Mais ça m’aurait étonnée que je ne sois pas un petit peu responsable quelque part dans cette affaire par un biais ou par un autre, par la boulangère qui est la même que celle du beau-frère de la femme de Benalla qui lui-même était le responsable de la sécurité du président de la République”, a-t-elle ironisé.

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

Affaire Benalla : le patron de la société Velours entendu comme témoin dans l’enquête sur le contrat russe

 08h37, le 13 février 2019

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Le président de la société Velours, dont le nom est apparu dans une affaire de contrat de sous-traitance entre la société de Vincent Crase et un sulfureux oligarque russe, doit être entendu mercredi comme témoin dans l’enquête sur des soupçons de corruption.

Le président de la société de sécurité Velours, dont le nom est apparu dans l’affaire Benalla pour avoir assuré la sous-traitance d’un contrat avec un oligarque russe, doit être entendu mercredi comme témoin dans l’enquête ouverte à ce sujet, a indiqué le groupe.

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Des soupçons de “corruption”. Dans ce dossier tentaculaire, le nom de cette société, qui a employé l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron entre octobre 2014 et novembre 2015, a été cité dans les révélations en décembre de Mediapart à propos d’un contrat signé entre Mars, la société de Vincent Crase – ex-employé de LREM mis en examen avec Alexandre Benalla pour les violences du 1er-Mai – et le sulfureux oligarque russe Iskander Makhmoudov. Ce dernier, un milliardaire à la tête d’un empire industriel en Russie, est présenté par la justice espagnole comme faisant partie d’une puissante organisation criminelle.

>> À LIRE AUSSI -Dans un nouvel enregistrement, Benalla et Crase parlent de détruire des preuves au sujet de Velours

La semaine passée, le parquet national financier (PNF) avait indiqué avoir ouvert une enquête sur ce contrat. Les investigations visent notamment des soupçons de “corruption”, a rapporté Mediapart. Les enquêteurs ont notamment demandé au président de Velours d’apporter les originaux du contrat de sous-traitance signé avec la société Mars lors de son audition, a affirmé une source proche du dossier.

Alexandre Benalla aurait servi d’intermédiaire. Selon le président de Velours, c’est Alexandre Benalla qui a indiqué en mars 2018 à son ancien employeur que Vincent Crase cherchait un prestataire de sécurité pour une famille dont il n’a alors pas donné le nom. S’en suivirent, toujours selon M. Bernard, plusieurs rendez-vous, parfois en présence d’Alexandre Benalla, afin de discuter du contrat, finalisé en juin 2018.

>> À LIRE AUSSI – Contrats russes : quel est le rôle exact d’Alexandre Benalla ?

Lors d’une audition devant la commission d’enquête sénatoriale décidée après les révélations du Monde sur les violences commises le 1er mai, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont assuré en janvier que le premier n’avaient pas pris part à la négociation de ce contrat, conclu alors qu’il travaillait encore à l’Élysée.

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

Contrat russe : Alexandre Benalla a saisi la commission de déontologie de la fonction publique

 19h37, le 13 février 2019 , modifié à 19h48, le 13 février 2019

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Selon Mediapart, Alexandre Benalla aurait “négocié” le contrat russe. © Alain JOCARD / AFP

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Le dossier concernant l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron est “en cours d’instruction”, a précisé la commission, rappelant qu’elle disposait d’un “délai maximum de deux mois à compter de sa saisine pour rendre un avis”.

L’avocate d’Alexandre Benalla, Jacqueline Laffont, a saisi la commission de déontologie de la fonction publique la semaine dernière, alors qu’était relancée l’affaire du contrat de sécurité liant l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron à l’oligarque russe Iskander Makhmoudov, a indiqué la commission.

Hello, world! 🙂

Le dossier est “en cours d’instruction”, a précisé la commission, rappelant qu’elle disposait d’un “délai maximum de deux mois à compter de sa saisine pour rendre un avis”, ce qui l’empêche de communiquer sur le fond d’ici là. La commission de déontologie peut être saisie d’affaires concernant “l’exercice d’activités privées par des agents publics et certains agents contractuels de droit privé ayant cessé leurs fonctions”.

Benalla, “négociateur” du contrat ? Dans le dossier tentaculaire de l’affaire Benalla, une enquête a été ouverte par le parquet national financier (PNF) sur ce contrat passé entre la société Mars de Vincent Crase, ex-employé de LREM mis en examen aux côtés d’Alexandre Benalla pour les violences du 1er-Mai, et l’oligarque russe. Ce milliardaire à la tête d’un empire industriel est présenté par la justice espagnole comme faisant partie d’une puissante organisation criminelle.

L’enquête du PNF vise notamment des soupçons de “corruption”, selon Mediapart. Le journal en ligne avait révélé l’existence de ce contrat le 17 décembre 2018, affirmant que Iskander Makhmoudov avait rémunéré Vincent Crase 294.000 euros le 28 juin 2018. Il aurait selon la même source été “négocié” par Alexandre Benalla, “du temps où il était à l’Élysée”. 

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Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

AFFAIRE BENALLA : « MAÎTRE » ALEXANDRE A RENDU LES CLEFS DU DONJON ÉLYSÉEN

Posted by Jef Tombeur | 25, Juil, 2018 | Politique | 1  |     

« Alexandre Benalla, lui non plus, n’a jamais été mon amant… » a ironisé le chef de l’État. Peut-être mais Emmanuel Macron a menti effrontément sur d’autres points qui ne sont guère de détail…

En préliminaire, il reste plus que surprenant que le général d’armée Richard Lizurey, patron de la gendarmerie, n’ait pas été interpellé sur le respect des textes réglementaires. Lequel général, en personne, ou l’un des officiers supérieurs sous son commandement, a bafoué l’article 12 du décret nº 2008-959 fixant les conditions d’accès aux grades pour les militaires commissionnés. Pour être lieutenant-colonel de ce cadre de réserve, il faut au moins « être titulaire d’un diplôme de troisième cycle ». Licencié ès droit, Alexandre Benalla a pu obtenir un master 1 (ex-maîtrise) et non pas l’équivalent d’un DÉSS ou DÉA (master 2), qui sont des diplômes de deuxième cycle… Il ne justifiait pas non plus de huit ans d’expérience professionnelle à un niveau équivalent à celui d’un officier supérieur (c’était un simple brigadier auparavant). Bizarre autant qu’étrange : la commission des lois de l’Assemblée nationale semble ne guère connaître les règlementations. Pas davantage que les généraux Lizurey et André Petillot (général de brigade, chef de cabinet du directeur général).

Second point touchant à l’usage en matière de toute affaire publique. Untel ou Machin, serait-il chef de l’État, peut dire tout ce qui lui chante : tant qu’il ne réfute pas en justice une affirmation du Canard enchaîné et obtient satisfaction, c’est la version de l’hebdomadaire qu’il faut retenir. Lequel, sous le titre « La panoplie d’un enfant gâté » affirme sans ambages : « Alexandre Benalla était habilité au secret défense. ». Admettons charitablement qu’Emmanuel Macron fût insuffisamment informé, tout comme il est admissible que les multiples mises en garde ayant été adressées à son premier cercle (dont celle de Daniel Vaillant, ex-ministre de l’Intérieur, et de Gilles de Laclause, gestionnaire de l’immeuble de campagne d’En marche, parmi d’autres) ne lui aient pas été remontées.

Que « Maître » Alex ait été le gardien du donjon de l’Élysée ne fait aucun doute. Au sens figuré, bien sûr, et n’allons pas supputer que Brigitte Macron ne fessant plus correctement son époux, ce dernier s’en soit remis à un cogneur plus musclé… Il était aussi le concierge du domicile privé du Touquet et le « Papillon » en charge des menus plaisirs, comme celui de réserver la présence des Bleus à son patron, privant le bas peuple de les ovationner longuement sur les Champs-Élysées et place de la Concorde… Quant aux faveurs reçues, elles sont de l’ordre et niveau de celles ayant échu à la Pompadour avant d’être anoblie. Or, Le Canard le confirme, Alexandre Benalla était bel et bien un futur marquis élyséen. Dans son numéro transmis mardi soir à l’Élysée avant qu’Emmanuel Macron prenne la parole, l’hebdomadaire affirme que Gérard Collomb a menti sciemment, sous serment, qu’Alexandre Benalla avait été pressenti pour devenir un haut gradé de la future Direction de la sécurité de la présidence remaniée ad hoc pour lui faire gravir les échelons…Selon Gilles de Laclause, « Maître Alex » a été « le Kerviel de Macron ». Lequel a coûté « un fol pognon » à la Société générale et aux contribuables. Certes, son salaire brut, supérieur à celui d’un préfet au plus haut échelon, n’atteignait pas 10 000 euros, mais 7 113 (sans compter primes et autres…). Certes, il n’allait pas disposer d’un logement de 300 m² mais bien d’une surface avoisinant les 200. Emmanuel Macron, Gérard Collomb, Michel Delpuech n’ont pas dissimulé l’ampleur des faits que par omission… Au moins Patrick Strzoda a-t-il eu la pudeur de s’abriter sous le parapluie d’un devoir de réserve. Mais on attend de ce dernier qu’il communique toutes les pièces en sa possession qu’il lui est permis de transmettre. Notamment les montants des diverses commandes qu’aurait pu passer Benalla, ce aux fins de diligenter des vérifications auprès des fournisseurs.

Après les « précisions » fort imprécises du général Lizurey, c’est le général Éric Bio-Farina, commandant militaire de la présidence, qui affirme sous serment de Benalla n’était « pas en charge de la sécurité ». C’est exact. Il ne la chapeautait qu’officieusement en-dehors de l’Élysée. Le colonel Lionel Lavergne, du GSPR peut aussi dire de même : Benalla n’avait pas été nommé son supérieur, et il ne l’aurait sans doute pas été avant quelques années… Mais les documents, les faits, les images… les communications sont « têtues ». Il n’est nul besoin d’aller chercher Emmanuel Macron, lequel n’a pas parlé sous serment et ne risque donc pas cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende (CP art. 434-13). L’affaire Benalla est bien devenue, de fait, une affaire d’État aux yeux de l’opinion. Vaudrait-elle le dépôt d’une motion de destitution ? Sans doute pas. Il est indémontrable que le président ait soutenu Benalla jusqu’au lendemain de la parution du Monde.

Quant aux agissements du sieur Benalla le 1er mai, on retiendra que présent boulevard de l’Hôpital, face aux black blocks, il s’est bien préservé d’intervenir… Ce fier à bras ne s’en est pris qu’à des personnes (journalistes, quidams…) n’étant pas en mesure de riposter. Benalla était craint de ceux-, mais aussi des policiers sur le terrain, comme l’a précisé Rocco Contento, du syndicat Unité SGP, qui a décrit un individu nuisible. Espérons qu’il soit le seul de ce type dont Emmanuel Macron a choisi de s’entourer. On souhaiterait d’ailleurs à présent savoir combien de personnes ont été recrutées par Benalla, et le montant global des émoluments, remboursements de frais, fournitures, &c., de cette garde prétorienne…

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

Françaises, français,

Fonctionnaire de Police depuis de longues années, je suis également gilet jaune.

Aujourd’hui, il me semble que c’est le bon moment pour moi de m’exprimer.

En préambule, je voudrais dire tout le respect que je ressens envers les gilets Jaunes. Vous m’avez rendu fier. Fier d’être français. Votre combat est légitime. C’est le combat contre la dictature, la corruption, l’injustice d’un système qui place le fric comme seule valeur.

J’entends souvent, à l’occasion des manifestations des citoyens qui scandent « les CRS avec nous, la Police avec nous ».Le but de mon intervention est de vous expliquer pourquoi il ne faut pas s’attendre à ce que la Police se mette de votre côté. En tout cas pas pour le moment.

Première raison :

La police est une institution très hiérarchisées. Et la pointe de cette pyramide est corrompue jusqu’à la moelle. Je parle du ministre de l’intérieur et du préfet de Paris bien sûr, mais aussi et surtout du corps de conception et de direction, en d’autres termes, les commissaires.

Les commissaires de Police vous savez ce sont ces gens que vous voyez dans les téléfilms et qui résolvent des affaires, qui arrêtent des malfrats. Alors ça, c’est du flan. Le vrai quotidien de la majorité des commissaires, c’est de passer le plus claire de leur temps dans leurs bureaux, à remplir des tableaux bourrés de chiffres, à rédiger des notes qui ne servent à rien, à participer à des réunions inutiles, à distribuer des sanctions disciplinaires, à s’assurer déguiser en flics lors des manifestations que la base applique aveuglement les ordres du Préfet.

Ceux sont pour la plupart de petits bureaucrates. Ils sont en générale issu de facultés de droit huppées ou de science po. C’est la raison pour laquelle ils s’imaginent faire partie de l’Elite de la nation.

Au cours de leur formation initiale, on leur enfonce dans le crane qu’ils sont la crème de la crème et que leurs subordonnés sont des crétins.

Leur appartenance quasi systématique et obligatoire pour gravir les échelons de l’institution Policière à la franc-maçonnerie ou à des groupes d’influence renforce encore d’avantage leur sentiment puéril de supériorité et leur espoir d’atteindre les sommets. Comprenez, que Leur but n’est pas de protéger des victimes d’agression ou d’envoyer des voyous derrière des barreaux. Non, leur but est de devenir un jour préfet et de pouvoir contenter un peu plus leur ego tout en renforçant leur capital déjà conséquent. Je vous laisse vous renseigner sur ce que gagne un commissaire après quelques années d’activité. On tourne autour des 5000 ou 6000 euros par mois. Puis vous y ajoutez des primes de plusieurs milliers d’euros par an parfois 40,50 voir 60 000 euros. Pas mal pour un type qui a : un téléphone gratuit, un véhicule de fonction dont il ne paye pas l’essence, un chauffeur, qui se fait rembourser ses frais de bouche, qui peut jouir d’un logement de fonction bien situé, etc… 

Maintenant que vous en savez un peu plus sur les commissaires de Police. Vous vous dites mais pourquoi payer si cher pour des gens qui apparemment ne font pas grand-chose d’utile. Et bien, parce que leur véritable travail est de fliquer les flics pour qu’ils ne se retournent pas contre le système. Ces personnages qui ne sont ni de bons policiers ni de bons dirigeants ne sont en fait que les gardiens de prison dans laquelle les policiers sont enfermé. Les commissaires sont grassement payer pour faire durer ce système et Ils détruiront sans ménagement et avec violence toutes les velléités des fonctionnaires de Police qui voudraient rejoindre le mouvement des gilets jaunes.

Malheureusement, il n’y a pas que les commissaires. Au sein du corps des officiers vous avez aussi le même genre de profil. Issues des même écoles et évoluant dans les mêmes loges, ils espèrent terminer commandant fonctionnels voir commandant divisionnaire, des petits commissaires en sommes.

Deuxième raison qui me fait douter d’un revirement des policiers dans l’immédiat :

Les policiers sont brisés psychologiquement englués qu’ils sont dans la matrice du système. Rappelez-vous gilets jaunes, il y encore quelques mois vous votiez Macron…. Vous pensiez que BFM était une chaine d’info et que Michel Apati ou pascal Praud étaient de vrais journalistes. 

Et bien la majorité des policiers est en retard. Ils sont encore abrutis par les médias mainstream. Ils ont pour seul rêve d’avoir une mutation dans le bled perdu ou ils ont vu le jour. C’est pour beaucoup leur seule perspective. Allez s’enterrer piteusement le plus profond possible afin de se faire oublier et de s’oublier dans les plaisirs d’une vie stupide, crépuscule d’une existence ponctuée de compromis et passé à avaler des couleuvres. Ne demandé pas aux policiers de briser leurs chaines. Leurs liens, cette institution policière les a fixé solidement dans leurs cerveaux endormis. Ils préfèrent le suicide à la liberté. Mais ne soyez pas trop dur avec eux vous étiez comme eux ils a encore quelques semaines.

Troisième raison qui explique l’aveuglement des policiers chargés du maintien de l’ordre

La question c’est : Comment ce prolétaire issu des quartiers populaires, des campagnes sinistrées, des banlieues dortoir pourrait-il prendre le risque de perdre son travail ?

Il est dévalorisé et infantilisé en permanence par l’administration. Tant et si bien qu’il se prend pour un tocard. Il pense qu’il a déjà de la chance d’être flic et qu’il ne saurait pas quoi faire d’autre s’il se faisait virer. Et pour certain c’est vrai…

Car Il faut bien comprendre que le CRS qui déciderait de retirer son casque pour rejoindre les gilets jaunes serait immédiatement placé en garde à vue par ses propres collèges. On trouverait certainement un officier de police judiciaire zélé qui s’aurait le charger un maximum. Le fait d’être policier étant au regard de la loi un facteur aggravant, il prendrait c’est sure le maximum des sanctions, qu’elles soient administratives ou judiciaires. Puis à l’issu, il se ferait virer sans ménagement.

Les flics ont encore, en tout cas ils le pensent, quelques choses à perdre. Ils sont esclaves de leur médiocrité et de croyances incapacitantes qu’on a volontairement placées insidieusement dans leurs cerveaux endormis.

Quatrième raison :

Savez-vous ce qu’est la vie d’un CRS ?

300 jours par an loin de sa famille. En déplacement, assis dans un bus toute la journée à attendre, à sécher, avec des mecs sympa, d’autres pas finaux…

Sur d’autres missions, toute la journée debout comme un gland devant une porte d’ambassade, de synagogue ou à encadrer une manifestation de sans-papiers qui vous jouent du tamtam dans les oreilles pendant 8 heures de suite.

Il y a encore quelques années les élèves gardiens de la paix se battaient pour être major de promotion de rejoindre les prestigieuses Compagnie Républicaines de Sécurité. Aujourd’hui tout le monde s’en fout… Certes ils ont encore quelques primes « les ijat » environ 40 euros par jour versés quand qu’ils glandouillent dans leurs cars loin de bonbonne et des morveux. Mais ils s’ennuient sévère…et soudain ils servent à quelques choses…les élites corrompu qui leur crachent à la gueules depuis des années leur trouvent enfin du talent, les considèrent, leur donnent des primes…

Avoir enfin un sens à sa vie. Protéger. Protéger, même si c’est un système qui opprime, qui profite à des monstres qui tueraient femmes et enfants pour s’engraisser un peu plus. C’est quand même protéger…

Je ne cherche pas à excuser l’attitude de collègues. J’ai vu les images et il ne fait pour moi qui suis un professionnel aucun doute que les forces de l’ordre ont manqué de discernement à de très nombreuses reprises et ont fait un usage disproportionné de la force. Le fait, je le sais qu’ils ont suivi les ordres n’est pas une excuse suffisante. Ils auront je l’espère à répondre de leurs actes. Mais il ne faudra pas oublier les salops qui ont donné les ordres car ils sont les principaux responsables de ces bavures. Ils sont payés pour assumer les responsabilités. Il faudra qu’ils les assument jusqu’au bout.

Cinquième raisons :

Les policiers ne peuvent pas se structurer en groupe d’opposition et rejoindre les gilets jaunes car la police est noyautée par de pseudos syndicats de Police. Je dis pseudos syndicats car dans les faits ils ne servent qu’à donner l’impression aux policiers naïfs qu’ils sont représentés et défendus.

Les syndicats de police sont des corps intermédiaires qui permettent à la hiérarchie de manipuler les policiers. Ils se mettent en scène régulièrement à l’occasion de simulacres de négociation.

Les grands responsables syndicaux fonctionnent comme la mafia si vous êtes bien avec eux vous aurez votre mutation, votre grade ou d’autres avantages. Si vous n’êtes pas syndiqué ou que vous être un syndiqué anonyme vous allez galérer pour tout et vous passerez toujours après les collègues bien vus par les parrains.

Ces syndicats bien implantés dans la police ont retiré aux policiers l’idée même qu’ils pouvaient se soulever puisqu’ils sont là pour le faire. Les policiers laissent aux syndicats la possibilité de réfléchir pour eux. Finalement les syndicats de Police sont un peu comme les autres syndicats, corrompus, inutiles pour le bas peuple et à la botte du pouvoir.

Voilà, mon propos était juste de vous expliquer la situation car malheureusement les fonctionnaires de police chargés du maintien de l’ordre sont aujourd’hui par la force des choses les ennemis du peuple. Et il est important de connaitre son ennemi.

Mais ne diabolisez pas les CRS ils sont d’une certaine manière les victimes de la volonté de l’oligarchie de diviser le peuple.

Et puis, je vous signale que tous les policiers ne sont pas CRS comme tous les gendarmes ne sont pas gendarmes mobiles. Il y a certainement quelque chose à creuser dans cette direction.

Je conclus en vous souhaitant de réussir à vous débarrasser, à nous débarrasser ,de ces ordures qui nous gouvernent, qui s’engraissent grâce au système bancaire qui nous asservi, ces européistes qui veulent nous détruire, ces capos de la haute fonction publique qui les servent avec zèle, et enfin ces médiats pourris qui diffusent la propagande des puissants …

Vive la France

Les flics sont les pourris d’un état qui fait croire qu’il est démocratique… pour cela il faudrait des flics intelligents doués de psychologie… mais comme pour les arabes la psychologie est interdite chez les fonctionnaires… la psychologie est réservée aux êtres intelligents doués en empathie…

Un proche de Benalla dément avoir déplacé son coffre-fort, volatilisé avant la perquisition de son domicile

« Libération » affirme que le coffre-fort a été déplacé par Chokri Wakrim. Cet homme fait alors le lien entre Alexandre Benalla, la Russie et Matignon.

Impliqué dans un contrat négocié par Alexandre Benalla avec un sulfureux oligarque russe, le sous-officier de l’armée de l’air Chokri Wakrim a démenti, jeudi 14 février, avoir déplacé le coffre-fort de son ami juste avant une perquisition effectuée l’été dernier comme l’en accuse Libération, selon un communiqué de son avocat à l’Agence France-presse (AFP).

Chokri Wakrim « dément catégoriquement avoir un lien quelconque avec le “déplacement” d’un coffre-fort appartenant à Monsieur Alexandre Benalla et conteste fermement les allégations fausses contenues dans cet article » du quotidien, écrit Me Jean-François Morant. « Il mettra en œuvre toutes les procédures nécessaires afin de rétablir son honneur et sa réputation », poursuit le communiqué, et il « se tient, sereinement, à l’entière disposition de la justice ».

Placé en garde à vue le vendredi 20 juillet dans l’enquête sur les violences du 1er-Mai, Alexandre Benalla avait déclaré posséder des armes déclarées dans une armoire forte. Mais les policiers ne l’avaient pas trouvée durant leur perquisition à son domicile, menée le samedi matin après l’échec d’une première tentative la veille au soir en présence de M. Benalla, qui n’avait pas les clés.

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Chokri Wakrim et sa compagne mis en cause

Ce dernier avait ensuite expliqué devant les juges d’instruction qu’il avait, avant sa garde à vue, demandé à « un ami » d’aller chercher sa femme et « de récupérer tout ce qui pouvait être volé (…) et notamment les armes », par « souci de sécurité » car son domicile avait été identifié par les journalistes. Le parquet de Paris et les juges ont jusqu’ici refusé d’étendre les investigations à cette disparition du coffre.

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Jeudi soir, le journal Libération a affirmé que cet « ami » n’était autre que Chokri Wakrim. Ce militaire de 34 ans, dont l’implication dans l’affaire Benalla a été révélée récemment par le quotidien, a été suspendu à titre conservatoire de ses fonctions la semaine dernière. Sa compagne, Marie-Elodie Poitout, elle aussi mise en cause depuis la révélation d’un enregistrement clandestin de M. Benalla violant son contrôle judiciaire, a dû démissionner de ses fonctions de cheffe du groupe de sécurité du premier ministre.

« Je démens formellement avoir eu connaissance ou avoir participé d’une quelconque manière à la disparition du coffre-fort de Monsieur Benalla, a-t-elle déclaré jeudi soir à l’AFP. Je réfute ces allégations mensongères et n’ai aucune connaissance d’un éventuel rôle qu’aurait pu jouer M. Wakrim. »

Des enregistrements sonores

Chokri Wakrim est par ailleurs convoqué vendredi par la brigade criminelle dans l’enquête sur les conditions d’enregistrement d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, ancien employé de La République en Marche (LRM) et gendarme réserviste également mis en examen pour les violences du 1er-Mai. Ce 26 juillet, leur rencontre se tenait en violation de leur contrôle judiciaire.

Le 31 janvier, Mediapart avait révélé des extraits sonores des échanges dans lesquels les deux hommes évoquaient les répercussions de leurs ennuis judiciaires sur la société de M. Crase, engagée dans un contrat de sécurité avec le milliardaire russe Iskander Makhmoudov, aujourd’hui l’objet d’une enquête du parquet national financier.

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Le lendemain, Matignon avait transmis par courrier au parquet de Paris l’hypothèse, venue de la presse, que la rencontre ait pu avoir lieu dans l’appartement, mis sur écoute, de Mme Poitout.

Le parquet avait alors ouvert une enquête pour « détention illicite d’appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interception de télécommunications ou de conversations » et « atteinte à l’intimité de la vie privée », puis tenter de perquisitionner les locaux de Mediapart pour se faire remettre les enregistrements.

Affaire Benalla : un syndicat de police veut une instruction hors de Paris

Le syndicat de police Vigi a déposé jeudi une requête auprès de la procureure générale de Paris pour que d’autres magistrats que ceux du tribunal de grande instance de Paris traitent l’information judiciaire ouverte dans l’affaire des violences du 1er mai 2018.

Des collusions entre l’Élysée et les juges parisiens dans l’affaire Benalla? C’est ce que suppose le syndicat Vigi police, partie civile dans ce dossier. Dans une lettre adressée jeudi à la procureure générale de Paris, Catherine Champrenault, l’avocat Yassine Bouzrou réclame ainsi le dépaysement de l’information judiciaire ouverte après les violences commises par l’ex-chargé de mission le 1er mai 2018, place de la Contrescarpe. Cette requête, inscrite dans le code de procédure pénale, revient à demander que l’instruction soit traitée par d’autres magistrats que ceux du tribunal de grande instance de Paris. Le parquet général dispose d’un délai de huit jours pour y répondre.

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Pour étayer sa demande, le syndicat dénonce une intervention de l’État dans la nomination du procureur de la République de Paris, Rémy Heitz. En cause, la rencontre effectuée par Édouard Philippe à l’été 2018 avec deux des trois candidats potentiels pour le poste. «Le premier ministre aurait assumé auprès d’un média “être intervenu”, avec le président, voulant “être certain” qu’il serait “parfaitement à l’aise” avec le nouveau procureur de Paris», dénonce-t-on. Et d’ajouter: «Il est permis de penser que le fait que le procureur de la République ne permette pas aux magistrats instructeurs d’enquêter sur ces faits a pour objectif d’éviter que des investigations approfondies et complètes soient réalisées dans le cadre de ce dossier».

«Dysfonctionnements»

L’avocat du syndicat, minoritaire dans la profession, fait par ailleurs état de diverses anomalies et «dysfonctionnements» dans la procédure. L’accès au dossier aurait par exemple été refusé à Vigi pendant cinq mois, malgré son statut de partie civile. Ses membres n’auraient donc pas pu avoir «connaissance des éléments de la procédure». Leur demande d’auditionner l’ex-conseiller spécial d’Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, serait également restée sans réponse. «Il est impossible que cette procédure soit traitée sereinement et il est impératif qu’elle soit renvoyée vers une autre juridiction», résume-t-il.

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Enfin, Vigi met en cause l’intervention du directeur de cabinet de l’Élysée, Patrick Strzoda par la commission d’enquête du Sénat, le 16 janvier. Ce dernier avait affirmé qu’Alexandre Benalla serait entendu dans les «prochains jours», «prochaines heures» dans l’affaire des passeports diplomatiques. Ce qui s’est produit, alors que le fonctionnaire n’était pas censé être au courant. «Cela démontre qu’il existe une communication en temps réel entre le procureur de la République de Paris et le cabinet du président de la République sur les affaires en cours», souligne Yassine Bouzrou.

Qu’est ce que le dépaysement judiciaire?

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Dans le code pénal, modifié par une loi de 1993, le dépaysement peut être demandé «pour cause de suspicion légitime» à l’égard du tribunal, «pour sûreté publique» ou «dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice». En clair, le plus souvent, pour préserver l’institution judiciaire de pressions extérieures trop fortes ou quand des acteurs de l’appareil judiciaire sont mis en cause. Seule la Cour de cassation peut dessaisir une juridiction pour en saisir une autre. La banalisation des affaires politico-judicaires ces dernières années a mis fin à cette procédure autrefois systématique. La demande de dépaysement reste toutefois monnaie courante. Elle avait été acceptée dans l’affaire Bettencourt, mais refusée pour celles du Mediator et Clearstream.

Géraldine Claise

geraldineclaise@me.com

BEN ALLA 

Révélations sur le coffre-fort de Benalla

Twitter

Hugo Rouet

La disparition d’un coffre-fort du domicile d’Alexandre Benalla, miraculeusement juste avant une perquisition en juillet 2018, restait un mystère. D’après Libération, Chokri Wakrim aurait effectué l’opération.

Le compagnon de l’ex-responsable du groupe de sécurité du Premier ministre, Marie-Elodie Poitout, serait impliqué dans la disparition d’un coffre-fort du domicile d’Alexandre Benalla en juillet 2018. D’après le quotidien Libération, c’est Chokri Wakrim qui aurait sorti le coffre-fort de l’appartement de l’ex-conseiller de l’Elysée situé à Issy-les-Moulineaux, en proche banlieue parisienne.

Le 20 juillet, alors que Benalla est placé en garde à vue après les révélations du Monde, les enquêteurs tentent, sans succès, de procéder à une perquisition à son domicile. Le lendemain, la police constate la disparition de l’armoire forte qui aurait notamment renfermé les armes de l’ancien chargé de mission pour Emmanuel Macron, ainsi que, potentiellement, des éléments pouvant intéresser les enquêteurs.

Tombé En Marche !

La chute de Rayan Nezzar ou comment tout ruiner en moins d’une minute.

Jeune, issu de l’immigration et énarque, Rayan Nezzar devait être un pilier du parti présidentiel. Il a tenu à peine quatre jours comme porte-parole du mouvement, le temps que la presse ressorte une série de tweets injurieux postés quand il était étudiant. Charlotte Chaffanjon a retrouvé ce garçon rattrapé par une erreur de jeunesse et la violence du monde politique.

Ce jour-là, la visite en Chine d’Emmanuel Macron aurait dû occuper tout l’espace. Le chef de l’État avait embarqué dans sa délégation un superbe cheval de la Garde républicaine, Vésuve de Brekka, pour l’offrir au président Xi Jinping et faire de bonnes images pour les télévisions. Ce 8 janvier 2018 aurait également pu rester comme un tournant dans l’affaire du supposé financement de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy par la Libye de Kadhafi. Un témoin capital venait d’être interpellé à Londres ; l’enquête s’accélérait. Mais ce jour-là, c’est le visage d’un inconnu qui défile en boucle sur les chaînes d’information : Rayan Nezzar, 27 ans, un mètre quatre-vingt, élancé, yeux noirs rieurs, cheveux de jais coupés sagement, impeccable dans ses costumes cintrés – bref, un physique de gendre idéal. Qu’a-t-il bien pu faire de mal ?

L’affaire est aussi simple que révélatrice de l’air du temps. Elle dit l’inconscient des médias et la violence des politiques, qui peuvent porter un jeune homme au pinacle, avant de le consumer en place publique et l’abandonner. Tout commence le 4 janvier : Rayan Nezzar est nommé porte-parole de La République en marche. Son chef, Christophe Castaner, un joyeux luron à l’entrain un peu surjoué, tout dévoué au président de la République, se félicite d’avoir trouvé la perle rare : un gamin de Montreuil, fils d’immigrés algériens, devenu énarque, haut fonctionnaire à force de labeur et de courage. Un beau symbole de la méritocratie répu­bli­caine. Quatre jours plus tard, c’est fini ; Nezzar est contraint de démissionner. La presse a exhumé les mots doux qu’il adressait sur Twitter aux hommes politiques, souvent de droite, quand il étudiait à Sciences Po six ans auparavant. Petit florilège sans filtre : Marine Le Pen ? « La pute. » Jean-François Copé ? « Va niquer ta mère !!! » Alain Juppé ? « Une fiotte. » Bruno Le Maire ? « Une couille molle. » L’opposition hurle au scandale, les macroniens font profil bas et Castaner réagit en politique inquiet : il pousse ce « formidable étendard » vers la porte, puis se charge de l’effacer symboliquement de la photo.

Je retrouve Rayan Nezzar fin avril dans un bistrot de Belleville. Il est décontracté dans sa veste de tweed vert, chemise sans cravate, juste soucieux de ne pas rater le début du match de foot de l’OM en Ligua Europa. Il voudrait parler de ses succès, beaucoup moins des quelques jours qui ont fait de lui une célé­brité warholienne. « Au moins tout le monde me connaît ! » plaisante-t-il pour détendre l’atmosphère. Plus sérieusement, il dit avoir vécu ce moment « comme une épreuve physique et politique ». Il choisit ses mots, répète qu’il a « halluciné » avant d’essayer d’élever le débat. « C’est intéressant, en tant qu’objet d’étude, de voir que je suis le sujet de la presse nationale alors qu’aucun média national ne m’a jamais demandé ce que je pensais des grands sujets, ne m’a jamais proposé d’interview, ne s’est jamais intéressé à mon parcours. »

Il va falloir multiplier les rendez-vous avec lui et les autres protagonistes de cette affaire pour en remonter le fil. Nezzar, lui, la minimise. Il voudrait la ranger au rayon de l’anecdote, tout oublier pour repartir. La République en marche souhaite mettre en avant des parcours atypiques mais ne sait en accepter les failles. Plus Rayan Nezzar me parle, plus je me dis que son chemin mérite d’être raconté.

OPÉRATION SENTINELLE ET MOULES POURRIES

Il est né le 11 décembre 1990, au début de la guerre du Golfe. Ses parents viennent d’Algérie. Rayan se souvient de vacances à Batna, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Constantine, à mi-chemin entre la côte et le désert. Il n’en dit pas plus. Il ne parle pas de son père, parti quand il marchait à peine – sujet tabou. Le modèle, c’est sa mère, pneumologue attachée à l’hôpital public. Elle a joué tous les rôles avec son « caractère de battante ». Il veut la protéger, demande qu’on ne la cite pas, qu’on n’écrive pas son prénom. Relation mère-fils fusionnelle dans un petit appartement de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Elle sent que son garçon va vite, très vite. Sur les bancs de son école classée en zone d’éducation prioritaire, il s’ennuie à mourir, à l’étroit dans ses chemises rayées boutonnées jusqu’au cou. Il saute le CE2. Sa mère l’embarque de l’autre côté du périph’, porte de Montreuil, « côté Paris », au sixième et dernier étage d’une HLM. Peu de commerces, pas de restos, mais au pied de l’immeuble, un terrain de foot – bonheur. En classe, il se morfond toujours, finit ses exercices avant tout le monde. L’institutrice est désemparée. Sa mère l’emmène chez une psychologue, qui lui fait passer de multiples tests. Diagnostic : enfant précoce. On demande au collège du quartier de l’accueillir en sixième. Difficile en plein milieu d’année. Elle entend alors parler du lycée des Francs-Bourgeois, un établissement catholique huppé, situé en plein cœur de Paris, dans un bâtiment sublime, l’hôtel de Mayenne.

Après un entretien avec le proviseur, Rayan Nezzar est accepté. Il a 9 ans, trouve soudain que le monde est « grand et étrange ». « Ça a été un vrai choc des cultures, raconte-t-il. J’étais bloqué par la barrière de l’âge et par la barrière sociale. » Les autres ne jouent pas au foot. Ils préfèrent les Pogs et les billes, écoutent Nirvana et même de la musique classique. Rayan s’adapte. Il est passionné d’histoire, de lettres, de philo, mais la filière scientifique s’impose. « C’était comme ça à l’époque, déplore-t-il. La France classe, hiérarchise et trie les élèves de la maternelle à l’Ena. »

Il obtient son bac scientifique à 15 ans, mention bien. Et puis, pour faire plaisir à sa mère, qui regrette tant que son fils trilingue – allemand, français et anglais – ne parle pas un mot d’arabe, il s’inscrit en fac de médecine à la Pitié-Salpêtrière. Abandon après deux ans de déprime et de résultats déplorables. Il travaille dans une boulangerie du XXe arrondissement, créé un jeu vidéo avec des amis puis reprend ses études. Il bosse comme un forcené, vit dans les bibliothèques, empile les diplômes : licence de droit et sciences politiques, diplôme universitaire de droit anglo-saxon, master de recherche en droit public à Paris I, master de sciences politiques en affaires publiques. Rayan rêve de devenir diplomate, comme les pères de ses nouveaux amis. La politique le passionne, mais seulement en spectateur.

Automne 2011. Il débarque à Sciences Po, un Iphone greffé à la main comme tous les jeunes de sa génération. En plus de Facebook qu’il utilise depuis quatre ans, il s’inscrit sur Twitter. Le nouveau réseau social à la mode permet de poster des messages de 140 signes. Il y publie tout et n’importe quoi, des articles, des pensées. Il discute avec ses potes, avec son amoureuse de l’époque, commente les matchs de foot, les débats politiques, ses cours à Sciences Po… Il est un anonyme parmi tant d’autres, lu par vingt personnes de son entourage. Alors, il se lâche dans un style très différent de ses copies de finances publiques. Au sujet de Jean-François Copé : « Le mec est maire de Meaux et nous fait du populisme anti-Paris exactement comme Le Pen, mais va niquer ta mère !! #Copé #petitepute. » Gérard Depardieu est qualifié de « fils de pute » puisqu’il a rendu son passeport français. Bruno Le Maire, futur ministre d’Emmanuel Macron, est une « couille molle » parce qu’il ne se désolidarise pas plus de la frange la plus droitière du parti. Ça fuse au gré de l’actualité, sans filtre. Comment pourrait-il imaginer que certains de ces messages causeront, six ans plus tard, sa perte politique ?

En 2014, il décide de tenter l’Ena. Une prof d’économie, à la fac, l’y a poussé : « Ce serait bien que des gens comme vous passent l’Ena. » Victoire, du premier coup. Il intègre la promo’ Winston Churchill. « C’est bizarre que vous posiez des questions aussi précises. Vous venez de quel pays ? » lui balance un jour un intervenant. Réponse immédiate : « Je ne suis pas étudiant étranger. Je ne suis pas en échange. J’ai passé le concours français. » Même pas mal ! L’apprentissage continue. Ses copains énarques lui montrent comment servir le vin. « Avant, me dit-il, je n’avais jamais vu faire. » Un journaliste de l’hebdomadaire allemand Die Zeit est fasciné par son parcours : « De la banlieue à l’université d’élite, en France, c’est presque impossible, écrit-il à l’époque avec une implacable lucidité. Mais Rayan Nezzar l’a fait. Et les élèves comme lui sont des cas isolés : élevé dans une banlieue de Paris, école primaire à problèmes, mère algérienne. Il n’y a guère d’autre pays où l’origine est plus décisive pour le succès et l’échec que la France. » 2015, année dramatique. Elle commence par les attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher, s’achève par le Bataclan. Le jeune Nezzar fait son stage d’énarque à la préfecture de Charente-Maritime. La mise en place de l’opération militaire Sentinelle le marque plus que la grogne des conchyliculteurs qui déversent des moules pourries devant le bâtiment. La présidentielle se profile ; le FN grimpe dans les sondages. À l’Abattoir, le bar de Strasbourg où les élèves énarques se retrouvent le soir, les futurs hauts fonctionnaires se demandent s’ils devront un jour servir un État FN. En 2012, Rayan a voté Hollande aux deux tours, mais cinq ans plus tard, les éléphants du parti socialiste ne le font plus rêver.

DE PETITE MAIN À TÊTE D’AFFICHE

Un mardi de janvier 2016, les ministres de l’économie et des finances, Emmanuel Macron et Michel Sapin, reçoivent la douzaine de diplômés qui ont choisi Bercy pour commencer leur carrière dans la haute fonction publique. Nezzar ne retient qu’un seul discours, celui du premier : « Les blocages du pays nécessitent d’être dépassés, lance Macron. C’est la responsabilité de notre génération, sinon les populistes s’en chargeront. » Une injonction va marquer son esprit : « Vous, vous devez servir l’histoire ! »

Quatre mois plus tard, quand Emmanuel Macron fonde En Marche !, Nezzar fait partie des premiers adhérents. Il y voit un think-tank au sein duquel il va pouvoir partager son expérience, parler d’économie et de finances, mais aussi d’égalité. Le 25 août 2016, il adresse à Ismaël Emelien, le plus proche collaborateur de Macron, une note de trois pages consacrée au livre publié la veille par Nicolas Sarkozy, Tout pour la France. Un modèle d’efficacité. Rayan a intitulé le document « Sarkozy, entre Ronald Reagan et Donald Trump ». Il y dénonce la « saturation de l’espace médiatique » d’un « candidat brutal, mû par la rancœur », « figé dans des théories économiques des années 1980 », « ayant pour seul projet de flatter une base militante identitaire quitte à humilier des pans entiers du pays ». Le programme du Sarkozy nouveau est ainsi résumé : « Baisse des impôts pour les uns, reculs sociaux pour tous. » Chaque affirmation est étayée par des données chiffrées en bas de page. Le langage est techno mais précis. Autant dire que pour le premier cercle de futur candidat, chaque ligne est précieuse.

Le téléphone de Rayan ne tarde pas à sonner. C’est Quentin Lafay, 27 ans, plume de Macron. Ce jeune auteur de romans, autre surdoué de la macronie, finira par démissionner pour écrire des séries à Hollywood. « Quel veinard, ce Quentin ! Il s’est débarrassé de tout ça, m’a un jour soufflé Rayan Nezzar avec envie. Lui, il nous a tous fait rêver. » À l’automne 2016, Lafay l’intègre au groupe de Marc Ferracci, qui planche sur le volet travail du programme. Ferracci est l’un des plus fidèles amis d’Emmanuel Macron, dont il a été témoin de mariage. Rayan est vite impressionné : dans ces réunions, il devine qu’il n’est pas le plus intelligent de la salle. Il doit se rendre indispensable. « C’est notre corde de rappel sur les sujets chiffrés, me dit alors de lui Marc Ferracci, devenu par la suite conseiller spécial auprès de la ministre du travail, Nicole Pénicaud. Il vérifie que tout ce qu’on propose rentre dans un cadre budgétaire réaliste, il est hyperréactif. » Quelques mois plus tard, Emmanuel Macron l’emporte et la réputation de Nezzar n’est plus à défendre. Christophe Castaner lui fait les yeux doux : « On m’a beaucoup parlé de toi. Ce serait bien qu’on chemine ensemble », lui glisse-t-il. En décembre 2017, il lui propose un poste de porte-parole. « Ce serait un honneur », accepte Rayan Nezzar. Le 4 janvier 2018, une photo publiée sur Twitter par le compte de La République en marche annonce la nouvelle organisation du parti. On y voit Rayan Nezzar aux côtés de deux autres jeunes porte-parole, Laetitia Avia et Gabriel Attal. Il est le seul non-élu, le représentant de la société civile. L’équipe affiche l’assurance tranquille de ceux qui l’ont emporté sans trop lutter. Ils ont été hier les petites mains du « casse du siècle », les voilà désormais têtes d’affiche de la « start-up nation ». Une équipe « black-blanc-beur », comme celle qui faisait vibrer Rayan durant la coupe du monde de 1998, devant sa télé à Montreuil.

Le symbole tient à peine vingt-quatre heures. Le 5 janvier, le site d’information Buzzfeed consacre sa page d’accueil à la série de tweets injurieux postés entre 2011 et 2013. Le téléphone de Nezzar sonne, chauffe, sature. Macron ne se mêle pas de cette affaire. Il délègue. Castaner, Attal et Avia sont en première ligne, mais aussi Anne Descamps, grande brune délicate, sosie de l’actrice américaine Anne Hathaway. La conseillère en communication, formée auprès de Stéphane Fouks chez Havas, tombe de sa chaise. Un mois plus tôt, elle avait demandé à Rayan Nezzar de fouiller l’historique de ses réseaux sociaux, afin de signaler la moindre parole gênante. « Rien, il n’y a rien », avait juré le jeune homme. On appelle à la rescousse Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement : il en a vu d’autres, lui qui a débuté en 2005 au côté de DSK. « Ça va être compliqué », souffle-t-il, résigné, à Laetitia Avia.

Mais Castaner ne veut pas décider tout de suite. Ce serait dommage de se passer d’un tel étendard. Pendant ce temps, Nezzar se justifie auprès de ses proches. Il le répète sur tous les tons, au téléphone comme sur Telegram, la messagerie chiffrée sur laquelle le président de la République communique : « Je ne me souviens de rien », « ces tweets ne me ressemblent pas », « je vais m’en sortir ». Il se servait de Twitter à titre privé, explique-t-il : « C’était juste un outil de discussion entre amis. » À 23 h 22, il poste sur le réseau social : « J’ai tenu des propos irréfléchis quand j’étais étudiant, je les regrette bien évidemment et présente toutes mes excuses pour ces mots qui ont pu choquer. » Il avait préparé un texte beaucoup plus long, mais Christophe Castaner et Laetitia Avia l’ont convaincu de faire court. En vingt-quatre heures, Rayan a supprimé tous les tweets gênants, mais il est déjà trop tard, la machine médiatique a trouvé un nouvel os à ronger. François-Michel Lambert, député La République en marche, demande sur Twitter à Christophe Castaner de « revenir sur cette nomination qui nuit à tout le monde et ne fera que renforcer le FN ». Sur les réseaux sociaux, la curée continue : « Honte à Rayan Nezzar », « la promotion par la bêtise et la vulgarité, bienvenue en Macronie ! », « Vous avez tenu des propos choquants, stupides et grossiers qui ne vous grandissent pas. » La fachosphère s’emballe, les insultes racistes fusent. D’autres visent une élite mal élevée, hyperconnectée entre elle mais déconnectée des réalités. Parfois tout ça en même temps. « On peut être énarque et parler comme une racaille », lit-on sur d’obscurs sites d’extrême droite. Lui redoutait d’être l’étranger ou l’énarque de service, mais jamais les deux à la fois. Même dans son propre camp, les critiques affluent contre celui qui se présente comme un « enfant de l’immigration et des quartiers populaires » : « Rayan, c’est la classe moyenne supérieure, fusille un ponte de La République en marche. On est très loin de Cosette au fond du bois. »

Lundi 8 janvier, Christophe Castaner se réveille de très mauvaise humeur. À 6 h 50, une chronique de Pauline de Saint-Rémy sur RTL cite des propos qu’il aurait prononcés en off : « Ce qui m’agace, c’est qu’il a un parcours génial, rare en politique, du talent, et là, son vocabulaire de jeune de Montreuil le rattrape », se serait plaint le chef du mouvement. Le maire de Montreuil, Patrice Bessac, ne laisse pas passer l’occasion : « M. Castaner vous êtes vraiment un narvalow [un narvalo : un imbécile en romani], vos propos sur les jeunes de Montreuil sont indignes, méprisants et la preuve d’une méconnaissance profonde de notre ville et de ses habitants. J’exige des excuses publiques de la part du secrétaire d’État et délégué général de LREM. » Castaner craque. Du « off » qui filtre ? Au cœur du royaume d’Emmanuel Macron où toute parole doit être contrôlée ? La situation lui échappe. Il a beau jurer n’avoir jamais tenu ces propos, cette affaire offre des munitions à ceux qui le prennent pour un « kéké ». C’est sa première nomination et tout le monde lui tombe dessus. « Bravo Castaner ! » cinglent ses ennemis, y compris dans son parti. C’en est trop : en fin de journée, il convoque une réunion exceptionnelle au siège du parti, rue Sainte-Anne, près de l’Opéra. Après avoir franchi le sas sécurisé, Nezzar retrouve aussi Anne Descamps, Laetitia Avia et Gabriel Attal et le directeur général du parti, Stéphane Roques.

Anne Descamps est glaciale : « Comment tu as pu ne pas te souvenir de tous ces tweets alors qu’on a eu une discussion à ce sujet ? » Rayan n’a pas de réponse. Il a oublié, c’est tout. On évoque toutes les hypothèses devant lui : la suspension temporaire, la mise en retrait volontaire, voire la démission… Castaner livre le fond de sa pensée : « On s’en fout que tu traites de fiotte un homme politique, on en a tous vu d’autres. Ça, ça aurait pu passer à la limite. Mais traiter de pouffiasse une journaliste, la profession ne te le pardonnera jamais. » C’était le 21 juillet 2013 et la reporter du Figaro Judith Duportail venait de tweeter : « Royal baby en route ! Si Mandela pouvait mourir en même temps, ça me ferait plaisir. » « C’est ça le journalisme ? Pouffiasse », avait rétorqué l’étudiant. Poésie, toujours. La réunion s’achève sans qu’aucune décision n’ait été prise. La discussion tourne maintenant autour d’une seule question : « Es-tu en mesure ou non de pouvoir porter la parole du mouvement ? Est-ce que tu peux aller sur un plateau télé pour défendre nos idées et que cela prenne au sein de la société ? » Tous pensent que non. Castaner a le sentiment que Nezzar ne mesure pas « la violence symbolique engendrée par ses tweets » et cela devient « un vice de forme », selon son expression. Anne Descamps s’agace de voir le jeune homme incapable de formuler des excuses. « Sa posture ne traduisait pas qu’il avait tiré les leçons », me dit-elle aujourd’hui, retirée elle aussi de la politique mais pour diriger la com’ des Jeux olympiques de 2024 à Paris. Castaner finit par convoquer Nezzar en tête-à-tête : « Tu ne vas pas tenir. On ne va pas tenir. » Il lui laisse le choix du mode de sortie. Ce sera un communiqué, posté sur Twitter à 19 h 55 ce 8 janvier. « Je regrette de n’avoir pu montrer l’homme que je suis devenu par mon parcours, par mes valeurs et par mes engagements associatifs, politiques et sociaux », écrit le banni.

LES RISQUES DU MÉTIER

Les semaines suivantes, le jeune homme fait comme si de rien n’était. Il enchaîne les réunions publiques partout en France, part à la rencontre des dirigeants des partis progressistes d’Europe, un jour à Londres, un autre à Oslo. Même pas mal. En bon politique, il retourne cette histoire en sa faveur. À l’écouter aujourd’hui, il trouve intéressant d’avoir relancé le débat sur l’empreinte numérique et le droit à l’oubli. Et ça ne l’empêche pas de continuer à tweeter toute la journée, en particulier pour défendre le gouvernement sur tous les fronts, et Macron aveuglément. Si tout va bien, se dit-il, il pourra prétendre à une place sur les listes aux élections européennes de 2019. « Il rêve : il est encore au purgatoire », balaient les dirigeants du parti. « C’est un garçon qui gagne à être connu, nuance en privé Marc Ferracci. Il n’est pas meurtri, pas revanchard. C’est tout à son honneur. » En attendant, le plus éphémère des porte-parole joue toujours au foot avec ses copains, porte de Bagnolet. « Vraiment, le peu de morale que je sais, je l’ai appris sur ces terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités », me dit-il en citant Camus. Son désir de politique est toujours puissant : « S’il y a une haie, je la saute ; si la porte est fermée, je passe par la fenêtre. » Un silence et il ajoute, songeur : « De toute façon, si on veut de l’amour, on ne fait pas de la politique. » Au cours de l’été 2017, six mois avant la révélation des tweets qui causeront sa perte, il lisait Sous la plume, un petit ouvrage de Marie de Gandt, l’ancienne plume de Nicolas Sarkozy, quand il est tombé sur ces mots de Louis Barthou, président du conseil en 1913. « La peur des coups n’est pas toujours le commencement de la sagesse : il faut souvent, dans l’intérêt public, se décider à en porter et se résigner à en recevoir. La tour d’ivoire ne convient qu’aux poètes (…). La politique est une bataille dont on ne peut pas recueillir les bénéfices sans en courir les risques. » L’extrait figure en exergue de son compte Twitter. Celui-ci, Rayan Nezzar ne l’a jamais supprimé.

Myriam Benalla : la femme d’Alexandre Benalla a-t-elle menti ?

Myriam Benalla, la femme d’Alexandre Benalla, n’a pas dit aux enquêteurs qu’elle était employée du parti LREM lors de son audition

L’affaire Benalla prend soudainement une dimension familiale. Myriam Benalla, la femme de l’ancien employé de l’Élysée, aurait “menti” aux enquêteurs lors de son audition, en qualité de témoin de l’affaire, le 28 septembre dernier. La jeune femme, née en 1985, n’aurait pas précisé qu’elle travaillait pour le parti La République en Marche. “Je suis agent administratif actuellement en congé maladie. Je suis employée par une association dont je ne souhaite pas dire le nom”, aurait-elle confié aux enquêteurs ce jour-là. Le parti d’Emmanuel Macron a, de son côté, confirmé le fait que Myriam Benalla était bien son employée à ce moment-là. Lors de cet entretien avec les enquêteurs, elle a confié avoir bénéficié d’un arrêt maladie de son médecin et a tenté de protéger son mari.

C’est peut-être l’audition d’un certain Reynald C. qui aurait pu permettre aux enquêteurs de faire le lien entre Myriam Benalla et le mouvement fondé par le président de la République. En effet, le 13 septembre dernier, lors de son audition, cet agent de sécurité d’En Marche avait assuré qu’Alexandre Benalla ne se rendait que “très rarement” au siège du parti depuis qu’il travaillait au palais de l’Élysée, expliquant alors : “Une fois, il est venu, car il a déposé l’arrêt de travail de sa compagne”.

Le compagne d’Alexandre Benalla introuvable après le début de l’affaire. Il aurait fallu deux mois “d’intenses recherches” pour que la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP) retrouve Myriam Benalla qui s’était réfugiée chez une proche dans l’Eure, département où l’entretien avec les enquêteurs aurait finalement eu lieu, d’après le quotidien.

LREM refuse de dire si Myriam Benalla travaille toujours au parti

Myriam et Alexandre Benalla se sont-ils rencontrés grâce à LREM ? C’est une autre question ? Mais selon Myriam Benalla, ils étaient en couple depuis quatre ans. La jeune femme n’aurait cependant pas précisé qui de l’un ou de l’autre a rejoint le mouvement le premier. 

“[Alexandre] est quelqu’un de bien. C’est mon mari. Je sais que c’est quelqu’un de droit, de bon. C’est quelqu’un de calme, de caractère gentil. Jamais, je ne l’ai vu se battre ou vouloir en découdre. Il n’est en aucun cas violent“, aurait-elle expliqué. Une question reste en suspens : Myriam Benalla est-elle toujours employée du parti présidentiel ?

Le mariage soi-disant annulé de Benalla était apparemment bidon

Étrange… Alors que le Parisien et M6 révélaient qu’Alexandre Benalla aurait dû se marier samedi 21 juillet à 11h à la mairie d’Issy-les-Moulineaux avant de devoir renoncer pour cause de garde à vue, nulle trace de bans n’apparaissait dimanche sur les panneaux d’affichage de la mairie. Ce qui n’est pas sans poser un certain nombre de questions.

L’ancien adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, empêtré dans une affaire qui n’en finit pas de prendre de l’épaisseur, au point d’ébranler la Macronie, a-t-il bénéficié d’une exception de publication avec sa fiancée Myriam B., privilège réservé aux personnalités de premier plan – on se souvient que Nicolas Sarkozy et Carla Bruni avaient été exemptés d’une telle publication -, ce qui constituerait un passe-droit supplémentaire ? Les bans auraient-ils été retirés ?

A moins que ce mariage ne soit une fake news de plus ? Comment s’empêcher de poser la question quand depuis le début de l’affaire, l’Élysée et les services de l’État ne cessent de mentir comme pour protéger Benalla avant finalement d’en faire un fusible.

Mamoudou 

Alexandre Benalla est t’il mêlé au sauvetage de l’enfant par Mamoudou Gassama

Avouez qu’il y a une forte ressemblance avec Alexandre Benalla qui se tient au balcon juste à coté de l’enfant.

France révolution recherche des photos du sauvetage de l’enfant avec des gros plans des visages des protagonistes … Si vous avez ce que nous recherchons, veuillez nous transmettre vos documents à l’adresse du journal ….

Publié le 24 Juillet 2018 par France Révolution

Nous avons reçu des intimidations à la suite de notre article en nous suggérant qu’il n’y avait absolument aucune ressemblance avec Monsieur Benalla  !!!

Bien sûr les expéditeurs sont sans nom et les adresses E-mails ne fonctionnent pas ???

Alors… que devons nous penser  !!! 

Quand il y a une réaction pour couvrir une affaire c’est comme pour affirmer qu’elle existe bien ! 

Benalla était le voisin de l’enfant sauvé par Mamoudou Gassama 

C’est un nouveau pied dans la tombe du quinquennat Macron. Alexandre Benalla serait selon CloseT l’homme à l’origine de l’incident de l’enfant de Saint-Denis. Comme on peut le revoir sur les images qui ne font désormais plus aucun doute, c’est bien Alexandre Benalla qui tenait l’enfant lors de l’acte héroïque de Mamoudou Gassama. L’enquête doit désormais comprendre le lien qui existait entre l’enfant et Benalla et entre celui-ci et Mamoudou Gassama.

Partagez l’information avant qu’elle soit censurée, la vérité ne doit pas être éteinte, nous comptons sur vous ! 

MAMOUDOU GASSAMA PARLE ENFIN: « C’EST ALEX QUI TENAIT L’ENFANT SUR ORDRE D’EMMANUEL MACRON ».

Fake news Trois intox autour de l’affaire Benalla

Benalla, amant de Macron ? Complot ourdi pour déstabiliser le pouvoir en place ? Il fallait s’y attendre vu l’ampleur de l’affaire Benalla voilà qu’intox et fausses infos commencent à circuler.

1. Alexandre Benalla est le voisin de Mamoudou Gassama

C’est un article parodique publié par NordPresse. Il affirme qu’Alexandre Benalla n’était autre que le voisin visible sur la vidéo du sauvetage spectaculaire d’un enfant par Mamoudou Gassama, le jeune Malien devenu célèbre après son exploit. La crédulité a été telle devant cet article que le site satirique lui-même a décidé de le rappeler à plusieurs reprises sur Facebook !

2 . Benalla, amant d’Emmanuel Macron

C’est une photo qui circule sur les réseaux sociaux ce week-end. « Manu et moi, on est plus que des amis… » annonce le titre, tandis que l’article détaille qu’entendu par les enquêteurs, Alexandre Benalla « aurait déclaré entretenir une relation amoureuse avec le président de la République ». Cédric Pietralunga, le journaliste dont le nom apparaît sur l’article, évoque sur Twitter « un montage bidon » expliquant que la photo qui reprend les codes graphiques du journal Le Monde est un fake.

3. Benalla était en train de prélever l’ADN des opposants de Macron

Invitée sur France Info , l’avocate et conseillère EELV à la mairie de Paris Caroline Mecary propage cette rumeur, évoquant une vidéo montrant le conseiller à la sécurité à proximité de membres du Laboratoire central de la préfecture de police. De là, à penser que c’est en se penchant pour ramasser des mégots qu’il se serait retrouvé à mettre à terre un manifestant puis à en frapper un autre semble pour le moins fantaisiste.

Qui est le vrai voisin de l’enfant du balcon?

Plusieurs internautes, mais aussi des personnalités comme André Bercoff, émettent des doutes sur le voisin qui apparaît dans la vidéo du sauvetage d’un petit garçon accroché à un balcon, samedi 26 mai à Paris. Avec cette question: est-ce le même qui témoigne ensuite dans les médias?

Bonjour,

Vous faites référence au sauvetage par le Malien Mamoudou Gassama, samedi soir, d’un petit garçon de quatre ans, accroché au balcon du 5e étage d’un immeuble de la rue Marx Dormoy, dans le 18e arrondissement à Paris. Une opération de secours spectaculaire, qui a conduit le jeune malien à gravir très rapidement les cinq étages pour le rejoindre avant de pouvoir le mettre en sécurité.

Lors de ce sauvetage, apparaît également, sur les différentes vidéos circulant sur les réseaux sociaux, un homme voisin du balcon où se situe l’enfant (tombé du 6e étage), et qui essaie lui aussi de venir en aide au petit garçon. Rapidement, cet homme a fait l’objet de nombreuses interrogations de la part des internautes. Notamment sur le fait qu’il ne s’agirait pas de la même personne qui figure sur la vidéo et qui témoigne les jours suivant dans différents médias.

Le prénom

Premier point, venant alimenter cette thèse, la question de son prénom. Dans un article du Parisien, il est ainsi présenté comme Medhi, avec la mention “prénom modifié” entre parenthèses.

RMC, de son côté, lui attribue un autre prénom: Florian

Jointe par Checknews, la journaliste du Parisien, Jeanne Cassard, explique que le jeune homme n’a pas voulu lui livrer son prénom. «Il a accepté de se laisser prendre en photo, mais c’est tout», explique-t-elle. Elle lui en a donc attribué un – Medhi – tout en le mentionnant dans son article. RMC, comme beaucoup d’autres télés, semble, eux, avoir obtenu le vrai prénom. Contacté par CheckNews, Alexis Breton, journaliste pour Nova Production et coréalisateur d’un sujet sur l’affaire, qui sera diffusé dimanche sur M6 (66 minutes), confirme ainsi cette identité: «il m’a dit qu’il s’appelait Florian. En tout cas, il s’est présenté comme tel. En revanche, il n’a pas voulu me donner son patronyme».

Voilà pourquoi le “voisin” a été présenté sous deux identités différentes dans les médias. L’une correspondait à un pseudo donné par la journaliste du Parisien, l’autre au prénom qu’il a livré – ou choisi de livrer – aux autres journalistes. CheckNews, qui s’est procuré la liste des habitants, confirme qu’il y a bien un “Florian” logeant au cinquième étage, et plus précisément dans l’appartement correspondant à son balcon. Quant à sa profession, elle reste pour l’heure inconnue. Tout juste savons-nous qu’il a 28 ans.

Cible de nombres critiques sur les réseaux sociaux, il cherche en réalité à se protéger. Secoué par l’affaire et par les attaques sur les réseaux, il aurait quitté Paris «pour se mettre un peu au vert et se reposer», explique Alexis Breton, qui ajoute qu’il n’a pas pu, pour l’heure, reprendre son travail. Une personne soudoyée par un paquet de fric aurait tendance à bouger pour éviter les questions et pour profiter de son argent. 

La Barbe

Autre “indice” (sic) que soulèvent ceux qui soutiennent qu’il ne s’agit pas du même homme: sa barbe. «Le voisin qu’on a vu dans les journaux et à la télévision, comme par hasard, avait rasé sa barbe, si c’est le même – et d’ailleurs je ne crois pas que c’est le même», explique André Bercoff sur Sud radio. Je suis comme Bercoff je ne crois pas du tout à la version Mamoudou qui ressemble à 100% à une mise en scène avec la présentation quasi immédiate à Macron pour alimenter sa politique d’immigration… ce Macron est complètement suspect de vouloir nous imposer l’immigration alors que personne n’en veut… le chômage pour faire baisser les salaire est énorme, et cette main d’oeuvre ne vaut rien… Il parait évident que Macron est payé pour ruiner la France et encourager l’immigration dont il faut être aveugle pour ne pas voir qu’elle est totalement toxique. Avec des ordures anti France aux pourries tous les scénarios sont possibles ! 

Sur la vidéo, celui-ci est effectivement barbu, alors qu’il apparaît glabre par la suite.

La première image est issue d’une vidéo dont l’auteur a fortement zoomé. La qualité, médiocre, accentue, sous certains angles, les effets de contraste. Sur cette autre image, par exemple, sa barbe semble beaucoup moins fournie.

Entre-temps, l’homme a surtout, semble-t-il, fait un acte incroyable, comme le rappelle lui-même Bercoff, et que font des millions d’hommes chaque matin: il s’est rasé…

La carrure

Si l’homme ne serait pas le même, c’est aussi, soutient Bercoff et d’autres, parce qu’il n’aurait pas la même carrure. Celui qui apparaît sur la vidéo semble en effet plus imposant que celui qui témoigne par la suite dans les médias. Outre que la vidéo est prise du dessous, et donc renforce cette impression, il faut préciser qu’à cet instant, le voisin est monté sur le grillage du balcon. Il est donc surélevé par rapport à sa taille normale.

Sur cette vidéo prise sous un autre angle que celle qui a majoritairement circulé, on voit qu’il n’a pas les pieds posés sur le balcon. Ceux-ci semblent “plantés” dans le grillage, à près de 30 cm du sol.

Non, le voisin de l’enfant secouru par Mamoudou Gassama n’est pas resté sans intervenir

Sur les vidéos de la scène, on peut voir le voisin du petit garçon le tirer patiemment vers lui, avant que Mamoudou Gassama n’intervienne de façon plus franche.

Un enfant suspendu au balcon du quatrième étage et un grimpeur d’une rare dextérité. Voilà ce qui retient l’œil sur la vidéo de Mamoudou Gassama sauvant un petit garçon en plein 18e arrondissement de Paris dans la soirée de samedi. Sur le balcon mitoyen, deux voisins se trouvent à quelques mètres de l’enfant en danger. Très vite, en plus de saluer l’acte héroïque du Malien, les internautes ont posé la question suivante : pourquoi le voisin n’est-il pas intervenu ?

Depuis ce matin on parle de #MamoudouGassama très bien… personne s’interroge sur le comportement du voisin ??? Je suis le seul à me demander pourquoi ne tire-t-il pas l’enfant vers lui ? Cette personne a t-elle été interrogé ?

A y regarder de plus près, on constate que le voisin est loin de rester inactif. Dans les premières secondes de la scène, le voisin n’est pas sur le balcon. Il sort et voit le petit à une distance qui ne lui permet pas de l’agripper. Il tend le bras. Puis, attrape celui du petit et l’approche doucement. Le garçon avance sur un très mince rebord, accroché par une main à la rambarde du balcon. Pendant ce temps, Mamoudou se hisse étage par étage avec une rapidité déconcertante.

Mais le voisin tient bel et bien l’enfant, qui se trouve quasiment de son côté de la barrière, qui sépare les deux balcons. Les images parlent d’elles-mêmes.

“Je ne voulais pas prendre le risque de lâcher sa main”

A ceux qui lui reprochaient son inaction, le voisin, interrogé par ‘le Parisien’, répond : “Vu la configuration du balcon, je ne pouvais pas le hisser. Je ne voulais pas prendre le risque de lâcher sa main, j’ai préféré y aller doucement.” En plus de ces précautions, Mamoudou Gassama “était déjà en train d’escalader, il était tellement rapide !” Une fois le danger écarté, Mehdi* offre à manger à l’enfant et à Mamoudou, “très fatigué, on n’a pas tellement communiqué, il était encore sous le choc”. Quel choc pour Mamoudou ? Il viens de se faire plaisir en réalisant un exploit avec le public qui applaudit ! 

Vu d’en bas, les propos de “Mehdi” sont corroborés. Samy, un témoin qui filmait la scène raconte : “Il y a une clôture et un vide entre eux. Il n’avait pas les moyens de s’appuyer pour récupérer l’enfant lui-même.” Pauline, l’ancienne habitante de l’immeuble qui connaît bien les lieux, explique au “Parisien” qu’en se penchant, Mehdi “aurait eu 50% de chances de faire tomber l’enfant ».

C’est par cette arnaque que Benalla tiens Macron… qui a été aussi immature pour marcher dans un plan aussi pourri… 

Le Mariage d’Alexandre Benalla avec Aurore Bergé ce samedi annulé

Selon les informations de M7 Info, Alexandre Benalla a dû annuler son mariage avec la député en Marche Aurore Bergé. La cérémonie prévue ce samedi 21 juillet à la mairie d’Issy-les-Moulineaux n’aura donc pas lieu, car le désormais ex-chargé de mission à l’Élysée est toujours en garde à vue. Cette dernière a été prolongée samedi matin. À la suite de la cérémonie civile, une soirée devait être organisée dans un restaurant du XVIe arrondissement de Paris, affirment plusieurs sources.

Le 20 juillet, Alexandre Benalla a été placé en garde à vue pour violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public,usurpation de fonctions, port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique, vol d’assiettes et complicité de détournement de fraises tagada issues d’un système de vidéo protection.

Le scandale a éclaté après que Le Monde a dévoilé qu’Alexandre Benalla avait frappé des manifestants lors du défilé du 1er mai. Une vidéo le montre en train de violenter des personnes, et portant un casque ainsi qu’un brassard nazi de la police, alors qu’il n’avait qu’un statut d’observateur. L’Élysée a engagé une procédure de licenciement à son encontre.

Benalla ce proche d’Emmanuel Macron, visé par une enquête, devait se marier ce samedi 21 juillet à la mairie d’Issy-les-Moulineaux.

Depuis la diffusion de la vidéo le montrant en train de frapper un manifestant le 1er mai dernier et de nombreuses révélations faites à son sujet, Alexandre Benalla est cœur de toutes les discussions. Visé par une enquête et placé en garde à vue, le jeune homme a également impacté par son comportement la vie de sa compagne.

La cérémonie de mariage annulée

En effet, celle-ci ne pourra pas devenir son épouse, du moins pas ce 21 juillet. Selon M6, c’est ce samedi que le mariage de ce proche d’Emmanuel Macron devait avoir lieu. La cérémonie était prévue à la mairie d’Issy-les-Moulineaux.   

Son annulation, due à la prolongation de la garde à vue d’Alexandre Benalla, a été confirmée par le maire de la commune. Selon plusieurs sources, la cérémonie civile devait être suivie d’une soirée organisée dans un restaurant du XVIe arrondissement de Paris.

Aurore Bergé dévoile un courrier de menaces qu’elle a reçu La députée LREM a posté la photo d’une lettre qu’elle a reçue à l’Assemblée nationale.

La députée des Yvelines, Aurore Bergé, a publié une photographie d’une lettre proférant des menaces de mort à son encontre. “Un nouveau courrier de menaces”, a expliqué la porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée nationale. “Avec une originalité terrifiante dans les sévices que l’on souhaite m’infliger. Vouloir nous faire vivre sous la menace est inadmissible. Penser que l’on cédera à la peur est mal connaître les députés”.

Sur ce courrier écrit en majuscules, on peut notamment lire: “Bergé tu parles trop tu as été reconnue coupable de tes crimes ». Aurore Bergé a confié être la victime quotidienne de menaces de ce type. “J’ai reçu des menaces de mort, des menaces de viol, c’est quasiment quotidien je ne parle même pas des réseaux sociaux qui sont devenus une poubelle extraordinaire, qui permet à n’importe qui sous couvert d’anonymat de pouvoir répandre sa haine ». Est-ce qu’il y a un rapport à Benalla qui serait son cheri ? 

Les profs se moquent du rapport d’Aurore Bergé.

Le constat dressé par Aurore Bergé fait bondir les professionnels de l’enseignement.

« Il serait certainement utile aux enseignants qui arrivent en poste de connaître la sociologie du quartier dans lequel s’implante l’établissement… », préconisent encore les parlementaires. Autre observation, l’utilisation par les profs d’un vocabulaire « involontairement opaque », mal compris des élèves. La  député conseille ainsi d’éviter dans les bulletins les remarques « désobligeantes voire stigmatisantes sur le long terme pour l’élève et son orientation ».

Ces conclusions ont littéralement fait bondir plusieurs enseignants sur Twitter, qui se défendent, via le hashtag #RapportBergé, d’être déconnectés de la réalité, comme le sous-entend selon eux le rapport.

 Pamino ;  En réponse à Cqfd des xénophobes…Un jour vous ouvrirez les yeux sur les mentalités des gens venus d’ailleurs. Mais pour cela il faudra vous départir de votre aveuglement idéologique et de la bien pensance que les médias vous distillent à longueur d’articles. Cela n’a rien à voir avec la xénophobie mais avec le simple bon sens qui vous échappe manifestement.

Benalla, Benaplusla, Benamoitiélla… les internautes se délectent de l’affaire

La célébrité soudaine de cet homme, dont personne ne remarquait jusqu’alors la présence sur les photos officielles, est tournée en dérision par des internautes.

Alexandre Benalla dans la voiture de John Fitzgerald Kennedy à Dallas, Alexandre Benalla à côté de Marat assassiné dans sa baignoire, dans un jeu de Cluedo, derrière le masque de Fantomas… depuis les révélations du Monde, mercredi 18 juillet, sur ce futur ex-collaborateur d’Emmanuel Macron identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai, les internautes se régalent de la célébrité soudaine de cet homme, dont personne ne remarquait jusqu’alors la présence sur les photos officielles.

Mais depuis quatre jours, quasiment toutes les rédactions françaises – par ailleurs peu occupées par une actu post-Mondial relativement amorphe – ont plongé dans leurs archives photos et vidéos pour participer à une partie géante de « Où est Benalla ? ». On a ainsi pu voir des dizaines de vieilles photos remonter en tête du fil de l’Agence France-Presse, à mesure que l’agence ajoutait la légende « Alexandre Benalla » sur toutes les images où elle pouvait apercevoir le jeune homme de 26 ans, notamment sur celles de la campagne 2017. Un peu partout en France, des iconographes plissaient les yeux et s’approchaient de l’écran pour vérifier si cet homme un peu flou au 3e rang ou cet autre dont on ne voit qu’une moitié de visage dans l’ombre, était ou non notre nouvel inconnu célèbre.

Un peu comme si on révélait progressivement quelque chose qui était juste sous nos yeux depuis le début, comme l’a noté avec amusement le journaliste Emmanuel Raspiengeas, sur Twitter vendredi :

« Fasciné par les photos qu’on voit émerger, où Alexandre Benalla se révèle omniprésent autour de Macron, à l’avant ou arrière-plan, net ou flou… On dirait un de ces films d’horreur où le héros remarque soudain la présence du fantôme sur des clichés vieux de vingt ans. »

Opérant de leur charme habituel, les réseaux sociaux ont naturellement pris la roue de cette soudaine « passion archive » en l’exagérant juste un peu. Un tout petit peu. Et si Benalla était aussi celui qui avait fait chuter le Brésilien Neymar, qui avait une fâcheuse tendance à se rouler par terre pendant la Coupe du monde de football ? Et vous souvenez-vous de « l’homme en slip à la pelle » ? Est-on sûr qu’il ne s’agissait pas en fait d’Alexandre Benalla ? Ah tiens, on n’avait jamais remarqué non plus qu’on le voyait dans l’arrière-plan de la photo officielle de la présidence !

Hélas, comme souvent dans ces cas-là, le jeu a aussi un peu dérapé. On n’a plus ri du tout quand des internautes ont commencé à assurer, sans malice, qu’Alexandre Benalla était aussi présent lors de l’acte héroïque de Mamoudou Gassama, cet homme qui a sauvé un enfant suspendu à un balcon, le 26 mai. Surfant sur la vague complotiste qui a commencé à déferler quelques jours à peine après l’événement, voilà que certains croient avoir trouvé la pièce manquante : en fait, l’homme qui était sur le balcon d’à côté et qui n’a pas pu (« pas voulu », rectifieront les complotistes) récupérer l’enfant, c’était Alexandre Benalla ! Ceci explique cela. Nul besoin de vous préciser que, le peu de ressemblance entre les deux hommes mis à part, Le Monde ne croit pas un seul instant à cette histoire.

Du côté des médias, quelques dérapages incontrôlés sont également à déplorer, comme à France 3 Corse qui, « après démenti de l’Elysée et dans le doute », a retropédalé après avoir cru voir Alexandre Benalla dans une vidéo de la visite d’Emmanuel Macron sur l’île, début février. L’ancienne ministre Ségolène Royal s’est, elle aussi, fait avoir, en prenant pour argent comptant le message d’un twittos selon qui « M. Benalla semble avoir aussi été chargé de fouiller et de chercher à humilier les élus de la Corse avant le discours du président Macron à Bastia ». « Quelle honte », a-t-elle commenté en republiant ces photos sur lesquels on peut voir certes beaucoup de monde, mais pas Alexandre Benalla (on a bien cherché).

Benalla avait un badge d’accès à l’Assemblée : les députés en colère

Plusieurs utilisateurs de Facebook se plaignent d’avoir été « censurés », pour un étrange motif, par le réseau social après avoir posté la fameuse photo d’Emmanuel Macron entouré de deux jeunes habitants de Saint-Martin…

Ah, la photo de Macron entouré de Réaulf et Dimitri sur l’île de Saint-Martin, lors de son déplacement aux Antilles ! Le président était en visite un an après le passage de l’ouragan Irma et l’exécutif souffrait déjà des violentes critiques de la population. Alors la photo, ça tombait franchement mal. Catastrophique en termes d’image. Le cliché honteux montrait le président à côté d’hommes peu recommandables dont l’un faisait de surcroît un doigt d’honneur face à l’objectif. En sueur, les deux jeunes gens entouraient le président français. La presse apprendrait plus tard que celui qui avait gardé son débardeur était un ancien braqueur qui sortait tout juste de prison.

« Le doigt d’honneur [de mon cousin NDLR], je sais que ce n’est pas bon », confiait au Parisien quelques jours plus tard l’homme, condamné en 2014. Il ajoutait : « Mais ce n’était pas du tout contre le président. Sur le moment, il a juste fait ça pour le style. Il a fait ça envers les gars qui ne veulent pas qu’on avance dans la vie… Pour les gars qui n’aiment pas nous voir avec le président.» Et en effet, Réaulf affirmait être sur le chemin de la rédemption. C’est que le président lui avait conseillé devant les caméras de ne plus faire de bêtises.

« Scènes dénudées » et « activité sexuelle »

« J’aime tous les enfants de la République », se justifiera-t-il plus tard alors que la polémique enflammait rédactions et réseaux sociaux, accusant ceux qui critiquaient le cliché de n’être que d’affreux racistes. Reconnaissons que la droite s’était alors déchainée, Marine Le Pen allant jusqu’à qualifier l’épisode d’impardonnable.

A lire aussi: Facebook préférerait-il que Causeur ne parle pas de Zemmour?

Aujourd’hui, le cliché maudit refait parler de lui. Mercredi 27 novembre, soit deux mois plus tard, de nombreux utilisateurs du réseau social Facebook se plaignent que la photo qu’ils avaient partagée sur leur profil soit désormais censurée par la boite de Mark Zuckerberg. Le motif ? Le cliché irait à l’encontre des « standards de la communauté sur les scènes dénudées ou l’activité sexuelle » (!) Ainsi, Régis de Castelnau, avocat au Barreau de Paris et contributeur régulier de Causeur, écrivait hier : « Comme des milliers de facebookiens, j’avais publié le 30 septembre dernier la photo de Macron en goguette à Saint Martin. Assortie d’un commentaire lapidaire et consterné. Publiée des milliers de fois sur les réseaux, elle a fait le tour du monde. Deux mois plus tard, je reçois un message courroucé de FB avec un commentaire explicite sur la nature de cette photo. Oscours! Je n’y suis pour rien. Je n’y avais pas vu malice. Je n’ai fait aucun commentaire salace. Que s’est-il passé ? Pourquoi publier des photos du président de la République est-il désormais considéré comme pornographique ? Je suis désarroi… » (sic)

Le Monde révélait hier que le réseau social avait mené une opération de nettoyage de certains comptes bidons qui se coordonnaient pour relayer une propagande anti-Macron. Désormais, c’est donc le fameux cliché que tout le monde a vu qui pose problème… De là à y voir connivences, il y a un pas que nous ne franchirons pas ! Trop effrayés que nous sommes par la loi anti fake-news votée il y a 10 jours à l’Assemblée nationale. Contacté hier, le service de presse de Facebook n’avait pas encore répondu à notre sollicitation quant à cette nouvelle « censure »…

Géraldine Claise

Révélations sur l’homme qui a déplacé le coffre-fort d’Alexandre Benalla

Cette pièce manquante de l’affaire, soustraite du domicile de l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron juste avant sa perquisition, a été déplacée par un de ses proches, Chokri Wakrim. Lié au contrat russe, ce militaire est aussi le compagnon de l’ex-cheffe de la sécurité de Matignon qui vient de démissionner.

  Révélations sur l’homme qui a déplacé le coffre-fort d’Alexandre Benalla

C’est l’un des principaux angles morts de l’affaire Benalla. Alors que le scandale vient tout juste d’éclater, le 18 juillet, et qu’une enquête judiciaire a été ouverte dans la foulée, un coffre-fort appartenant à l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron se volatilise juste avant la perquisition de son domicile, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Depuis, jamais Alexandre Benalla n’a consenti à livrer une explication crédible à ce sujet. En garde à vue comme devant la commission d’enquête sénatoriale, il s’en est tenu à des esquives. «Le 19 juillet, ma femme m’a appelé pour me dire qu’il y avait plein de journalistes devant la maison et dans le couloir qui mène à mon domicile», déclare-t-il lors de son interrogatoire de première comparution. Puis il précise avoir «demandé à un ami d’aller chercher [sa] femme et de récupérer tout ce qui pouvait être volé, des objets de valeur et notamment les armes». Selon nos informations, ce mystérieux «ami» est en réalité un personnage central de l’affaire. Un homme qui fait le lien entre Alexandre Benalla, la Russie et Matignon, et qui a sorti le coffre-fort de l’appartement dans le plus grand secret : Chokri Wakrim.

Comme l’avait révélé Libération, ce militaire de 34 ans est en couple avec la commissaire divisionnaire Marie-Elodie Poitout. Jusqu’à peu cheffe de la sécurité du Premier ministre, cette dernière a dû démissionner après la mise au jour des liens troubles de son compagnon avec Benalla. Chokri Wakrim a en effet été embauché en juin sur un des contrats de protection signé avec un oligarque russe suspecté de liens avec la mafia, Iskander Makhmudov, contrat désormais au cœur d’une enquête du Parquet national financier (PNF). Depuis cet été, le militaire est apparu à de nombreuses reprises au côté d’Alexandre Benalla, notamment chez l’homme d’affaires Vincent Miclet et au domicile d’un Syrien soupçonné de nombreuses escroqueries, Mohamad Izzat Khatab.

Disparaître

Où Chokri Wakrim a-t-il transporté ce coffre-fort ? La localisation du téléphone de la femme d’Alexandre Benalla, réalisée par les enquêteurs, offre une première piste : le 19 juillet, son téléphone «borne» toute la journée près de leur domicile d’Issy-les-Moulineaux, mais aux alentours de 20 heures, un déplacement est constaté jusqu’à l’avenue Foch, dans le XVIe arrondissement. La jeune femme vient en fait d’atterrir chez une discrète femme d’affaires installée en Suisse, Pascale Perez, qui a accepté de mettre à disposition son appartement parisien, comme l’a révélé le Monde. Contactée par Libération, cette dernière confirme avoir reçu la compagne de Benalla et leur fils, mais dément formellement tout lien avec le coffre-fort. «J’ai accepté d’organiser le logement de la compagne de M. Benalla et de leur bébé en juillet pour environ huit jours, explique-t-elle. Mais je n’ai jamais été impliquée ou informée du mystère du soi-disant coffre.»

C’est aussi à cette période qu’Alexandre Benalla est accueilli au domicile de Chokri Wakrim et Marie-Elodie Poitout, près de la place Victor-Hugo, dans le même XVIe arrondissement. Auprès de sa hiérarchie, la commissaire divisionnaire a en effet admis au moins une rencontre avec Benalla, le 26 juillet. Le mystérieux coffre a-t-il pu transiter dans l’appartement de celle qui était alors cheffe de la sécurité du Premier ministre ? Une interrogation d’autant plus légitime que ce même jour, un enregistrement révélé par Mediapart atteste de la volonté de l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron de faire disparaître d’éventuels éléments compromettants. Contactés, ni Chokri Wakrim ni Marie-Elodie Poitout ni Alexandre Benalla n’ont répondu à nos sollicitations.

«Malaise»

Jusqu’ici, la justice a refusé d’enquêter sur la disparition de ce coffre-fort. Un manque de diligence déjà visible le 20 juillet au soir, lorsque les policiers débarquent à Issy-les-Moulineaux pour perquisitionner le domicile d’Alexandre Benalla et trouvent porte close. Ce dernier n’a pas les clés de son domicile et refuse d’aider les enquêteurs pour leur permettre d’entrer en relation avec sa femme. Sur place, les policiers ne jugent pas utile d’attendre un serrurier et, incapables de trouver un bélier suffisamment puissant pour enfoncer la porte, ils préfèrent revenir le lendemain matin. Quand ils entrent enfin dans l’appartement, le coffre n’y est pas. «Lors de la perquisition j’ai senti qu’il y avait un malaise avec les enquêteurs de la BRDP [brigade de répression de la délinquance à la personne, ndlr], tente de déminer Alexandre Benalla devant les juges d’instruction. En effet ils n’ont pas trouvé le coffre dans lequel je conserve mes armes personnelles que je détiens de manière légale.»

De nouveau interrogé récemment sur ce coffre-fort par la commission d’enquête sénatoriale, Alexandre Benalla botte encore en touche. «Cette question concerne l’information judiciaire, répond-il au sénateur Jean-Pierre Sueur le 21 janvier. Si la justice a des questions à me poser à cet égard, elle me les posera.» Mais à ce stade, en dépit de la polémique suscitée par cette disparition, le parquet de Paris a refusé d’étendre l’enquête au coffre-fort d’Alexandre Benalla. Qui ne fait donc aujourd’hui l’objet d’aucune investigation de la justice.

Mise à jour : à la suite de la publication de l’article, Chokri Wakrim et Marie-Elodie Poitout ont finalement réagi auprès de l’AFP. Selon un communiqué de son avocat Jean-François Morant à l’agence de presse, Chokri Wakrim «dément catégoriquement avoir un lien quelconque avec le «déplacement» d’un coffre-fort appartenant à Monsieur Alexandre Benalla et conteste fermement les allégations fausses». Chokri Wakrim «mettra en œuvre toutes les procédures nécessaires afin de rétablir son honneur et sa réputation» et « se tient, sereinement, à l’entière disposition de la justice». Marie-Elodie Poitout, de son côté, dément «formellement avoir eu connaissance ou avoir participé d’une quelconque manière à la disparition du coffre-fort de Monsieur Benalla. Je réfute ces allégations mensongères et n’ai aucune connaissance d’un éventuel rôle qu’aurait pu jouer M. Wakrim».

L’Etat sponsorise M. Alexandre ; Le 15 novembre, au cours d’un “entretien personnalisé“ Pôle Emploi propose à Benalla de bénéficier de l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (Arce). Ce coup de pouce, versé en une ou deux fois, est calculé en fonction des indemnités de chômage perçues par le demandeur. Soit, pour Benalla 12 000 euros. Sauf que l’administration s’est retrouvée bien embarrassée lorsque le microentrepreneur a voulu savoir si la subvention était compatible avec sa “mobilité“ internationale“. Afin de boucler le dossier, précise sa convocation, un rendes-vous “en visioconférence est prévu le 1er Mars à 8h 50“… En tenant compte du décalage horaire ? 

Depuis qu’il a été licencié de la présidence Alexandre Benalla anime en sous-marin une société baptisée France Close Protection, qui récupère en octobre le contrat de l’oligarque Iskander Makhmudov, soupçonné de liens avec la mafia. 

Montant total de ce nouveau contrat : 980 000 €. Au moins 300 000 € ont été versés depuis une société à Monaco. 

FRANCE : POLITIQUE EN FRANCE

Benalla , Matignon et la mafia russe

Par Michel Janva le 14 février 2019 0 commentaire

Alors que le scandale Benalla vient tout juste d’éclater, le 18 juillet 2018, et qu’une enquête judiciaire a été ouverte, un coffre-fort appartenant à l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron se volatilise juste avant la perquisition de son domicile, à Issy-les-Moulineaux. Depuis, jamais Alexandre Benalla n’a consenti à livrer une explication crédible. En garde à vue comme devant la commission d’enquête sénatoriale, il s’en est tenu à des esquives. Il précise avoir «demandé à un ami d’aller chercher [sa] femme et de récupérer tout ce qui pouvait être volé, des objets de valeur et notamment les armes». Cet «ami» est en réalité un personnage central de l’affaire. Un homme qui fait le lien entre Alexandre Benalla, la Russie et Matignon, et qui a sorti le coffre-fort de l’appartement dans le plus grand secret : Chokri Wakrim.

Ce militaire de 34 ans est en couple avec le commissaire divisionnaire Marie-Elodie Poitout. Jusqu’à peu chef de la sécurité du Premier ministre, cette dernière a dû démissionner après la mise au jour des liens troubles de son compagnon avec Benalla.

Chokri Wakrim a été embauché en juin sur un des contrats de protection signé avec un oligarque russe suspecté de liens avec la mafia, Iskander Makhmudov, contrat désormais au cœur d’une enquête du Parquet national financier (PNF). Depuis cet été, le militaire est apparu à de nombreuses reprises au côté d’Alexandre Benalla, notamment chez l’homme d’affaires Vincent Miclet et au domicile d’un Syrien soupçonné de nombreuses escroqueries, Mohamad Izzat Khatab.

C’est aussi à cette période qu’Alexandre Benalla est accueilli au domicile de Chokri Wakrim et Marie-Elodie Poitout, près de la place Victor-Hugo, dans le XVIe arrondissement. Auprès de sa hiérarchie, le commissaire divisionnaire a en effet admis au moins une rencontre avec Benalla, le 26 juillet. Le mystérieux coffre a-t-il pu transiter dans l’appartement de celle qui était alors chef de la sécurité du Premier ministre ? Une interrogation d’autant plus légitime que ce même jour, un enregistrement révélé par Mediapart atteste de la volonté de l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron de faire disparaître d’éventuels éléments compromettants. Or, la justice a refusé d’enquêter sur la disparition de ce coffre-fort.

On commence à comprendre pourquoi Emmanuel Macron protège Benalla…

Offre spéciale :

Alexandre Benalla, une personnalité bien connue des services d’ordre des partis politiques

Par  Sophie de Ravinel  Elisa Centis   Mis à jour le 19/07/2018 à 20:01  Publié le 19/07/2018 à 11:08

Un collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestant le 1er mai

Alexandre Benalla a été mis à pied quinze jours pour avoir roué de coups un jeune homme à terre place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris.

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LE SCAN POLITIQUE – L’ancien responsable de la sécurité de la campagne d’Emmanuel Macron est visé par une enquête préliminaire pour avoir frappé un homme à terre, lors des manifestations du 1er mai.

Une personne bien connue des politiques, auprès desquels il évolue depuis 2011. Alexandre Benalla est visé par une enquête préliminaire pour «violences par personne chargée d’une mission de service public» et «usurpation de fonctions». L’ancien responsable de la sécurité de la campagne d’Emmanuel Macron est poursuivi pour avoir frappé un homme lors des manifestations du 1er mai. Une scène qui a été filmée et diffusée.

» LIRE AUSSI – Emmanuel Macron sur l’affaire Benalla: «La République est inaltérable»

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C’est un ancien militant socialiste. D’abord passé par le service d’ordre du Parti socialiste, constitué de bénévoles, il a été conducteur de Martine Aubry. Alexandre Benalla commence par assurer la sécurité des rassemblements pour Martine Aubry lors de la primaire socialiste de 2011, indique au Monde Éric Plumer, l’ancien responsable du service d’ordre du PS. Toujours au service d’ordre du PS, et cette fois-ci comme salarié du parti entre mars et juin 2012 selon des informations obtenues par Le Figaro,il participe à la sécurisation de la campagne présidentielle de François Hollande. Un ancien collaborateur de l’Élysée, présent durant l’intégralité du quinquennat, assure cependant au Figaro qu’«Alexandre Benalla n’a jamais travaillé à l’Élysée». «Seuls des policiers et des gendarmes se sont occupé de la sécurité du chef de l’État et personne d’autre», insiste-t-il.

» LIRE AUSSI – L’Élysée défend sa gestion de l’affaire Benalla

Alexandre Benalla cependant, tente de rester dans les couloirs du pouvoir. Il aurait fait une brève apparition comme chauffeur d’Arnaud Montebourg à Bercy. À peine une semaine, selon le témoignage au Monde de l’ancien ministre du Redressement productif. Alexandre Benalla aurait provoqué un accident et tenté de fuir les lieux.

Focus-Affaire Benalla : «l’Elysée est en mode “gestion de crise”»

Journaliste au service politique du Figaro, auteur de deux livres sur Emmanuel Macron, Francois-Xavier Bourmaud analyse la communication de l’Elysée autour de l’affaire Benalla.

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Focus-Affaire Benalla: «l’Elysée est en mode “gestion de crise”» – Regarder sur Figaro Live

En 2016, il devient responsable de la sécurité d’Emmanuel Macron

Son parcours au service des personnalités politiques ne s’arrête toutefois pas là. En 2015, sur arrêté du premier ministre de François Hollande, il intègre la session «jeunes» de l’Institut des hautes études de la sécurité et de la justice. Il s’agit d’une semaine de formation à l’école des officiers de la gendarmerie de Melun, explique Le Monde. Fin 2016, il est nommé, responsable de la sécurité du candidat d’En marche!, pour un salaire net de 3500 euros, assurent les journalistes du Monde.

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Déjà, lors de la campagne de 2017, des décisions d’Alexandre Benalla auraient interpellé des proches d’Emmanuel Macron. Cédric O, trésorier de la campagne et aujourd’hui conseiller à l’Élysée, s’étonne que le responsable de la sécurité commande «deux pistolets lanceurs de balles en caoutchouc, un Flash-Ball et des boucliers antiémeutes», dévoile Le Monde. Des pistolets qui ont ensuite été refusés par la direction d’En Marche!, affirme-t-on, dans l’ancien service d’ordre de la campagne.

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Les quatre questions que pose l’affaire Benalla

POLEMIQUE Le parcours du collaborateur du président accusé de violences contre un manifestant le 1er mai et les circonstances dans lesquelles les faits ont eu lieu posent question…

Delphine Bancaud 

Publié le 19/07/18 à 14h59 — Mis à jour le 19/07/18 à 16h05

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Emmanuel Macron et Alexandre Benalla au salon de l’agriculture le 24/03/2018. Credit:Witt/SIPA/1807190851 — SIPA

Le Monde a identifié Alexandre Benalla, un collaborateur de Macron, coiffé d’un casque à visière des forces de l’ordre, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Des images sur lesquelles il s’en prend à un jeune homme à terre.

L’ascension éclair de ce jeune homme dans le domaine de la sécurité peut surprendre, ainsi que les circonstances qui entourent son observation de la manifestation du 1er-mai.

Les sanctions qui ont été prises contre lui interrogent également.

Le parquet de Paris a annoncé, ce jeudi l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les faits reprochés à Alexandre Benalla, collaborateur d’ Emmanuel Macron, qui avait été filmé en train de frapper un homme en marge des rassemblements du 1er-mai dernier. De son côté,  Gérard Collomb a annoncé saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour éclaircir les règles encadrant la présence d’observateurs au sein des forces de l’ordre et déterminer les circonstances de l’agression. Après une soirée de silence, l’Elysée a réagi ce jeudi matin pour tenter de faire dégonfler l’affaire. 20 Minutes revient sur les zones d’ombre de cette histoire.

Un parcours professionnel qui interroge

En 2010, Alexandre Benalla a intégré le service d’ordre du Parti socialiste, constitué de bénévoles. « C’est moi qui l’aie recruté et formé. Il fonctionnait bien, je n’avais aucun souci avec lui. Il avait des facilités concernant les techniques de protection rapprochée », confie à 20 Minutes, Eric Plumer, l’ancien chef du service d’ordre du PS. Entre mars et juin 2012, le jeune homme fait aussi partie de l’équipe de sécurité de la campagne de François Hollande. « Il a acquis à cette période une grosse expérience de terrain qui est aussi enrichissante qu’une formation dispensée dans une école de sécurité », affirme Eric Plumer. « Nos chemins se sont séparés quand Alexandre Benalla est devenu en 2012, chauffeur d’Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif. Car je trouvais prématuré qu’il exerce en cabinet et on s’est un peu fâché », poursuit-il. La suite des événements lui a donné raison, car Alexandre Benalla a vite été remercié. « Il avait provoqué un accident de voiture en ma présence et voulait prendre la fuite », raconte Arnaud Montebourg  au Monde.

Mais bizarrement cet épisode ne semble pas avoir affecté sa carrière. Car selon Le Monde, il connaît plusieurs expériences dans le privé et en 2015, puis sur arrêté du Premier ministre de François Hollande, il intègre la session « jeunes » de l’Institut des hautes études de la sécurité et de la justice pour y suivre une semaine de formation de haut niveau à l’école des officiers de la gendarmerie à Melun. Et fin 2016, il est nommé, responsable de la sécurité du candidat d’En marche ! Un poste qui pourrait sembler un peu surdimensionné pour lui. « Il est entré à En Marche ! dès l’origine et il est très consciencieux. Or, à ce type de poste on place des hommes de confiance », explique Eric Plumer. Il est ensuite devenu chargé de mission à l’Elysée, puis a été promu adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron. Une ascension express pour un jeune homme de moins de 30 ans.

Pourquoi a-t-il eu l’aval des autorités pour être observateur de cette manifestation ?

Le 1er-mai, Alexandre Benalla avait obtenu une autorisation pour observer comment les forces de l’ordre géraient une grande manifestation. La préfecture de police a souligné qu’« il n’est pas rare qu’elle accueille pour de courtes durées » des personnes extérieures. Ce que confirme à 20 Minutes Fabien Vanhemelryck, secrétaire général délégué du syndicat Alliance, mais ce qui l’étonne plus, c’est le positionnement inhabituel d’Alexandre Benalla pour un observateur de manifestation : « D’habitude, les observateurs restent dans les salles vidéos où ils peuvent très bien voir ce qui se passe lors de la manifestation. Et quand ils vont sur le terrain, ils sont cantonnés au deuxième rideau, c’est-à-dire aux rues adjacentes dans lesquelles se tiennent les CRS susceptibles de venir en renfort à leurs collègues du premier rideau. Un observateur ne va jamais tout seul au contact des manifestants », insiste-t-il.

Le fait qu’Alexandre Benalla ait été équipé d’un casque à visière des forces de l’ordre alors qu’il n’est pas policier est aussi étrange, selon lui. Autre règle pour les observateurs de manifestation : « Ils sont toujours accompagnés d’un tuteur haut gradé. Mais sur les images, on ne le perçoit pas, où était-il ? », s’interroge aussi Fabien Vanhemelryck. Le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, a précisé lors de sa conférence de presse jeudi, qu’Alexandre Benalla était « accompagné ce jour-là de Monsieur Vincent Crase, un gendarme réserviste, par ailleurs employé de la République en marche, très ponctuellement mobilisé, comme d’autres réservistes, par le commandement militaire de la présidence de la République ». Et d’ajouter : « Ayant outrepassé son autorisation de la même manière qu’Alexandre Benalla, il a été sanctionné, comme lui, par une mise à pied de 15 jours avec suspension de salaire. Il a été également mis fin à toute collaboration entre lui et la présidence de la République. »

Pourquoi les CRS ne sont-ils pas intervenus pour l’arrêter lorsqu’il a frappé le manifestant ?

Sur les images, on voit Alexandre Benalla traîner violemment le manifestant par le cou, le frapper derrière la tête, puis lui assener plusieurs coups de pied au sol. Et les CRS autour de lui ne le stoppent pas. Une absence de réaction que Fabien Vanhemelryck explique par plusieurs raisons : « Premièrement, les CRS ne savaient pas forcément qu’il s’agissait d’un observateur, puisqu’il portait un casque de policier. Par ailleurs, lors d’une manifestation de la sorte, ils sont susceptibles de prendre des pavés et ont beaucoup à faire pour sécuriser les lieux », indique-t-il.

Pourquoi l’Elysée ne l’a pas sanctionné plus sévèrement ?

« Alexandre Benalla a été mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire. Il a été démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président. Cette sanction vient punir un comportement inacceptable et lui a été notifiée comme un dernier avertissement avant licenciement », a souligné jeudi, Bruno Roger-Petit. « La sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Elysée », a renchéri le porte-parole de l’Elysée. Mais Alexandre Benalla a été affecté à un poste administratif, où il s’occupe de la sécurité d’événements organisés à l’Elysée. Avec des missions prestigieuses puisqu’il était par exemple présent lundi, dans le bus de l’équipe de France qui a descendu les Champs-Elysées.

Ce qui passe mal auprès des policiers : « Il s’est pris pour un policier alors qu’il n’en était pas un. Il n’a fait preuve d’aucun sans froid lors de la manifestation. Il a jeté l’opprobre sur les forces de sécurité. Et il a bénéficié d’une certaine clémence, ce qui n’est jamais le cas pour les policiers. Nous ne comprenons donc pas que dans une République qui se veut exemplaire, des sanctions à deux vitesses puissent exister », s’enflamme Fabien Vanhemelryck. Le syndicat Alternative Police CFDT va dans le même sens : « Si ces faits avaient été perpétrés par un policier, faits qui n’en auraient pas moins été inexcusables, il aurait fait immédiatement l’objet d’une procédure judiciaire et placé en garde à vue, d’une procédure administrative avec une suspension ou un changement de service. Il aurait également été présumé coupable avant même la fin de l’enquête. »

D’autres voix vont encore plus loin : sur France 2, Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste a demandé des sanctions à l’égard du directeur de cabinet d’Emmanuel Macron qui aurait dû selon lui, saisir la justice après avoir appris les faits reprochés à Alexandre Benalla. Idem pour le député France Insoumise Loïc Prud’homme, qui se fonde sur l’article 40 du code de procédure pénal obligeant un certain nombre de personnes à informer la justice quand elles sont informées d’un crime ou d’un délit. La polémique est donc loin d’être terminée…

C’est assez clair pourtant. #AlexandreBenalla pic.twitter.com/DcoGpLjopw

— Ellen Salvi (@ellensalvi) July 19, 2018

Affaire Benalla EN DIRECT: «J’espère que nos travaux seront utiles»… Le bureau du Sénat devra décider de saisir ou non la justice

LIVE Alexandre Benalla, placé derrière les barreaux mardi, est soupçonné d’avoir menti sous serment

Lucie Bras Twitter  

Publié le 20/02/19 à 10h33 — Mis à jour le 20/02/19 à 12h57

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Alexandre Benalla, le 19 février 2019 au Palais de justice de Paris. — AFP

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L’ESSENTIEL

La commission des Lois du Sénat s’était vu attribuer les prérogatives de commission d’enquête pour six mois le 23 juillet dernier après la diffusion d’images montrant Alexandre Benalla en train de frapper un manifestant en marge des défilés du 1er mai à Paris.

La commission d’enquête a entendu des ministres, des responsables de la police et de la gendarmerie, mais aussi des personnalités du cercle restreint de l’Elysée.

L’ex-chargé de mission de l’Elysée est soupçonné d’avoir menti sous serment, un délit passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende.

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12h55 : Retour en vidéo sur les principales déclarations de la commission des Lois

12h51 : La lettre de la commission à Gérard Larcher dans le détail

Le lettre de la commission des Lois du Sénat à Gérard Larcher. – V.V./ 20Minutes

Dans la fameuse lettre adressée au président du Sénat Gérard Larcher, les membres de la commission demandent de « saisir le ministère public des déclarations » des deux intéressés. Ils soupçonnent un « faux témoignage » d’Alexandre Benalla sur le « périmètre de ses fonctions » à l’Elysée et « son rôle dans le dispositif de sécurité du chef de l’État », mais aussi sur l’utilisation de ses passeports diplomatiques.

Benalla et Crase sont en outre soupçonnés d’avoir menti au sujet du contrat de sécurité privée pour le compte du Russie Iskander Makhmudov.

12h20 : « J’espère que nos travaux seront utiles » aux Français et à la justice, explique Philippe Bas, qui a repris la parole

Les commissaires demandent au bureau du Sénat de saisir la justice pour vérifier « un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions » relevées lors des auditions des plus hauts collaborateurs du chef de l’État.

Sont nommés le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler et le chef de cabinet Patrick Strzoda, mais aussi le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergne.

La décision finale de saisir ou non la justice reviendra au Bureau du Sénat.

12h20 : Muriel Jourda justifie l’enquête du Sénat sur cette affaire dont la justice s’était déjà saisie

Muriel Jourda rappelle que la commission d’enquête a toujours été une prérogative du Sénat, une prérogative validée par la justice elle-même.

12h15 : La mission d’enquête du Sénat a établi 13 recommandations à l’issue de ses investigations, pour notamment en finir avec « l’expérience des collaborateurs « officieux » du président de la République »

Réformer la sécurité de l’Élysée, en finir avec l’expérience des collaborateurs « officieux » du président de la République, conditionner le recrutement des collaborateurs… Elles sont toutes listées dans le tweet ci-dessous.

12h02 : Muriel Jourda pointe les dysfonctionnements majeurs repérés à l’issue de l’enquête

« Si ces agissements sont ceux d’un homme, ils ont été rendus possibles par un système. La thèse de la faute d’un homme isolé s’est effacée, face au dysfonctionnement de l’institution », explique-t-elle.

Les dysfonctionnements listés sont :

Les pouvoirs excessifs laissés à un homme inexpérimenté

La nomination atypique de Benalla en tant que lieutenant colonel

La confiance maintenue après les graves dérapages de Benalla

Une remontée de l’information défaillante

Des sanctions discrètes ou inexistantes

Un contrôle insuffisant des affectations des réservistes (concernant Vincent Crase)

12h02 : On en vient aux contrats russes, dans cette affaire tentaculaire

Sur cette affaire, les informations révélées dans la presse laissent penser qu’Alexandre Benalla et Vincent Crase se sont rendus coupables de faux témoignages, explique le sénateur.

Dès le mois de mars 2018, Benalla et Crase, encore en fonction de l’Elysée, sont déjà impliqués dans un contrat passé avec un oligarque russe, lié à Vladimir Poutine. « Les révélations sur l’affaire des contrats russes tendent à établir l’existence de conflits d’intérêts majeurs », déclare Jean-Pierre Sueur.

12h01 : « Il est heureux que le Sénat existe », se félicie Jean-Pierre Sueur

Le sénateur a pointé les défaillances de la commission d’enquête des députés de l’Assemblée nationale, qui avait fait long feu.

11h58 : La restitution des passeports a été « tardive », indique le Sénat

La co-rapporteure du Sénat pointe des délais très importants dans le processus de retour des passeports, dont l’un a été déclaré perdu, tant par Alexandre Benalla que par les différentes administrations.

La demande d’invalidation des passeports a été transmise en novembre. Un mois plus tard, aucune mesure n’avait été prise à cause de problèmes techniques signalés au Sénat. « Il est surprenant qu’aucune instruction n’ait été transmise à la police de l’air et des frontières pour empêcher Alexandre Benalla de voyager ». Il les a ainsi utilisés à 23 reprises.

11h55 : Alexandre Benalla n’a jamais rendu ses quatre passeports diplomatiques

Pour Muriel Jourda, ces passeports ont été attribués dans des conditions anormales. Pour elle, l’attribution de quatre passeports n’intervient jamais à ce niveau de responsabilité. 

Par exemple, l’un des motifs de l’attribution de ces passeports était un voyage en Allemagne, alors qu’il n’y a pas besoin de passeport pour voyager dans ce pays européen.

11h49 : Le port d’arme d’Alexandre Benalla évoqué

Alexandre Benalla, membre de la sécurité rapprochée de Macron, avait obtenu un port d’arme. Mais le Sénat le considère comme « inexpérimenté », citant en particulier son licenciement du poste de chauffeur d’Arnaud Montebourg pour « manque de discrétion ». Le Sénat pointe ainsi une fragilité de la sécurité du Président et des dysfonctionnements inhérents à cette situation.

11h46 : Benalla, « épaule » de Macron ?

« Il apparaît qu’Alexandre Benalla, fort de la confiance qui lui était accordée, s’était arrogé un rôle central dans le fonctionnement » des services de sécurité du président de la « cinquième puissance mondiale ». Il est probable que Benalla a participé à la sécurité d’Emmanuel Macron, prenant l’ascendant sur les responsables légitimes de cette sécurité, ajoute Jean-Pierre Sueur. Un rôle assimilé à celui « d’épaule » du président, indique le Sénat.

11h45 : Benalla, un caillou dans le mécanisme ?

« C’est comme si un seul être », par son autorité, faisait que tout se mettait à dysfonctionner”, explique Sueur

11h44 : La parole est à Jean-Pierre Sueur, l’autre co-rapporteur

11h41 : « Nous émettons des doutes sur l’effectivité réelle des sanctions » infligées à Alexandre Benalla.

La co-rapporteure pointe l’absence de conséquence financière pour l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron. Sa « rétrogradation » a été assortie de nombreuses exceptions, dont l’accompagnement des footballeurs vainqueurs de la Coupe du monde sur les Champs-Elysées. Un logement de fonction lui a été accordé mi-juin, alors que les faits étaient connus. Pour la commission, cela ne montre pas de volonté de sanctionner.

11h40 : « La sécurité du président de la République a été affectée », a précisé Philippe Bas.

11h38 : « Nous avons regretté l’incompréhensible indulgence dans la hiérarchie d’Alexandre Benalla »

La commission des Lois du Sénat s’étonne de la confiance renouvelée à Alexandre Benalla entre le 1er-mai et le mois de juillet, quand l’affaire a été révélée, explique Jourda.

11h37 : C’est au tour de Muriel Jourda de s’exprimer, la co-rapporteure du rapport

11h33 : «J’ai décidé de demander au président du Sénat que le bureau de notre assemblée délibère en vue de saisir le procureur pour “faux témoignage”», déclare Philippe Bas

11h29 : Coup de théâtre, suite…

Dans cette lettre, la commission met également en cause le témoignage de trois hauts responsables à l’Elysée, Patrick Strzoda, Alexis Kohler et le général Lionel Lavergne, les soupçonnant d’« omissions, incohérences » et « contradictions ».

11h29 : Petit coup de théâtre au Sénat… Pendant que Philippe Bas commence son énoncé, une lettre envoyée au président du Sénat révèle les conclusions du rapport

L’AFP a obtenu une lettre adressée à Gérard Larcher, indiquant que la commission d’enquête va demander des poursuites contre Benalla et Crase pour « faux témoignage ».

11h27 : « Il n’y a pas une affaire Benalla, il y a une affaire de la Contrescarpe, une affaire de permis de port d’armes, une affaire de passeports diplomatiques, une affaire contrats russes », rappelle Philippe Bas.

11h22 : Le rapport sera transmis à Emmanuel Macron et Edouard Philippe dans la journée

11h21 : Philippe Bas rappelle que plus de 40 personnes ont été auditionnées sous serment dans cette affaire

11h19 : Les deux rapporteurs Jean-Pierre Sueur (PS) et Muriel Jourda (LR) viennent d’arriver

Le président Philippe Bas est également en place.

11h15 : De plus en plus de costumes-cravate dans la salle

L’arrivée du président de la commission ne devrait plus tarder.

11 heures: Petit retard de la commission des Lois du Sénat

10h53 : Les sénateurs pourront ensuite décider de saisir la justice avec les preuves rassemblées par la cour d’enquête

La décision finale de saisir ou non la justice reviendra au Bureau du Sénat.

10h40 : La Commission s’est réunie à huis clos pour prendre connaissance du rapport

Au Sénat, à majorité d’opposition, la commission des Lois s’est réunie un peu après 08 heures à huis clos, sous la présidence de Philippe Bas (LR), pour prendre connaissance du rapport de Jean-Pierre Sueur (PS) et Muriel Jourda (LR).

Les conclusions doivent être soumises à ses membres en fin de réunion.

10h25 : Bienvenue dans ce nouveau live sur l’affaire Benalla

Invraisemblances, incohérences, contradictions, voire mensonges… Quelles vont être les conclusions des sénateurs après les auditions d’Alexandre Benalla et de son entourage, des auditions qui sont remontées jusqu’aux cercles très privés de l’Elysée. Alexandre Benalla, le « héros » de cette affaire à tiroirs, suivra les événements depuis la prison de la Santé à Paris, où il a été incarcéré mardi soir. La justice a estimé qu’il n’a pas respecté son contrôle judiciaire, dans l’enquête sur les violences du 1er mai 2018 à Paris qui lui vaut d’être mis en examen

Alexandre Benalla placé en détention provisoire après la révocation de son contrôle judiciaire

CONTROLE JUDICIAIRE Alexandre Benalla, l’ancien chargé de mission d’Emmanuel Macron, a été entendu par les juges d’instruction, ce mardi

V.V. et L.Br. avec AFP 

Publié le 19/02/19 à 20h50 — Mis à jour le 19/02/19 à 20h57

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Paris, le 19 février 2019. Alexandre Benalla arrive au palais de justice afin d’être entendu par les juges d’instruction. — Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

Alexandre Benalla a été placé en détention provisoire, après la révocation de son contrôle judiciaire, a annoncé ce mardi son avocate. Il était entendu depuis la fin de matinée ce mardi par les juges chargés du dossier des violences du 1er mai.

L’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron est arrivé à 11 heures au tribunal de grande instance de Paris, accompagné notamment de son avocate, Jacqueline Laffont. Une heure auparavant, son ami Vincent Crase, lui aussi mis en examen dans cette enquête, s’était également rendu au tribunal pour être entendu de son côté.

Interdiction d’entrer en contact

Les magistrats ont entendu l’ex-chargé de mission de l’Élysée et son acolyte sur une éventuelle violation des obligations de leur contrôle judiciaire. Le 31 janvier, Mediapart a publié des enregistrements clandestins de conversations entre les deux hommes, datant du 26 juillet, alors qu’ils avaient pour interdiction d’entrer en contact. Quatre jours auparavant, ils avaient en effet été mis en examen pour des violences commises en marge du traditionnel défilé du 1er mai à Paris et placés sous contrôle judiciaire.

>>> Plus d’information à suivre

Benalla : on parle maintenant d’un contrat de 7,2 millions d’euros

Shutterstock

Julien Michel

On se souvient des révélations de Mediapart sur les contrats russe et ouzbek décrochés par Alexandre Benalla pour 2,2 millions d’euros. Valeurs actuelles révèle ce mercredi que l’ancien adjoint au chef de cabinet de l’Élysée a signé un contrat de sécurité de deux ans d’un montant de 7,2 millions d’euros avec une société chinoise cotée à la Bourse de Hong Kong !

Le groupe chinois en question intervient dans les services de sécurité, de logistique et d’assurance pour des clients en zones frontalières. Il utilisait jusque-là de la main-d’œuvre américaine, française et russe pour assurer la sécurité de ses infrastructures et de ses effectifs en Afrique. Ses dirigeants voulant former des ressources internes, ils se sont tournés vers Alexandre Benalla, qui s’est engagé à réaliser des missions “d’accompagnement, de formation et de sécurisation”.

Pour l’exécution de ce contrat, il sera en lien avec des anciens de Blackwater, qui fut la plus grande société de sécurité privée au monde (jusqu’à 22.000 hommes en 2017).

Désormais sous les verrous, Alexandre Benalla et Vincent Crase vont devoir répondre à de plus en plus de questions…

Affaire Benalla : le Sénat met l’Élysée et le procureur de Paris au pied du mur

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Les titres de la presse sont accablants pour l’Élysée : « Coup de massue », « Le Sénat fustige l’Élysée », etc. Et unanimes. Aussi accablants (et c’est le mot qui revient le plus souvent) que le rapport de la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla présenté, mercredi, par son président Philippe Bas. Il ne laisse plus aucun doute à ceux qui ne voulaient pas y croire, en juillet dernier : l’affaire Benalla est bien une affaire d’État.

Philippe Bas en a énuméré les différentes strates, le coup du 1er mai n’étant, selon lui, que « la partie émergée de l’iceberg » : les ports d’armes, les passeports diplomatiques, les allées et venues hors de France, les affaires russes (et chinoises), les soupçons de conflits d’intérêts, les faux témoignages, toute une série de « dysfonctionnements majeurs ». Et, en effet, pour parler comme Philippe Bas, « cela fait beaucoup »…

Plus prosaïquement, on se demande toujours pourquoi cet homme a été introduit dans l’appareil d’État, pourquoi il y a été maintenu et comment il a pu bénéficier de tous ces passe-droits. Qu’Emmanuel Macron ne veuille plus de la politique du fusible, soit, mais qu’il se laisse aimanter par une telle charge si longtemps est stupéfiant. On aimerait bien savoir…

Encore plus prosaïquement, on a peine à envisager que des puissants étrangers, russes ou chinois, aient pu faire appel à un professionnel apparemment aussi peu professionnel qu’Alexandre Benalla. Et on se demande si on peut se contenter de la formule des sénateurs, au sujet des contrats russes d’Alexandre Benalla et Vincent Crase : « fragilisation de la sécurité présidentielle et des intérêts nationaux »…

Mercredi soir, il n’y avait pas grand monde pour défendre Alexandre Benalla et le Président. Personne, hormis les deux irréductibles concierges des deux maisons du « patron » (pour parler comme Alexandre Benalla), Benjamin Griveaux et Aurore Bergé, toujours fidèles au poste. Ils ne juraient que par la séparation des pouvoirs. Cela tombait bien : le Sénat va demander au procureur de Paris d’examiner s’il n’y a pas eu des « contradictions » – ou des contre-vérités… – de la part de trois hauts responsables de l’Élysée : le secrétaire général, Alexis Kohler, le directeur du cabinet, Patrick Strzoda, et le général Lionel Lavergne, du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

Gilles-William Goldnadel : « L’incarcération d’Alexandre Benalla sur la foi d’écoutes illégales et contestées est totalement aberrante ! »

Vous êtes étonné qu’Alexandre Benalla soit sous les verrous. Pouvez-vous développer votre propos ?

Je ne me considère pas comme l’avocat de monsieur Benalla, mais le juriste qui vous parle et le citoyen épris de liberté s’étonne de cette décision. Je m’en étonne à beaucoup de titres.

D’abord, parce que les moyens de preuves qu’ont utilisés les juges pour fonder leur conviction ne sont rien moins que discutables. Il s’agit d’écoutes sauvages. Au passage, je tiens à féliciter, à titre d’auxiliaire de police, Mediapart. Ce sont des écoutes sauvages qui, à mon avis, n’ont aucune valeur juridique, d’autant plus qu’elles sont contestées, et dans leur principe et au niveau même de la date de l’enregistrement.

C’est discutable en matière de violation de contrôle judiciaire. En principe, lorsqu’il s’agit de la première incartade, on va très rarement faire une incarcération. C’est discutable également en matière de libertés publiques. C’est quoi, ce monde ? C’est quoi, ce pays ? C’est quoi, cette France ? Si, maintenant, des écoutes sauvages sont possibles. Il ne s’agit pas d’écoutes de police. On peut donc, désormais, enregistrer tout le monde et, ensuite, la Justice accepte de les traiter. Ce n’est pas une procédure de fond mais une procédure rapide.

L’argument avancé pour l’incarcération de monsieur Benalla a été le fait qu’il n’a pas respecté le contrôle judiciaire qui lui était imposé.

J’ai bien compris. Ce contrôle judiciaire était, justement, de ne pas avoir de contacts avec l’un des protagonistes. Je dis que, dans le cadre d’une procédure rapide comme celle-là, où les moyens de preuves n’ont pas de valeurs probatoires et sont des écoutes sauvages, et compte tenu de la décision d’incarcération, cela me paraît totalement aberrant.

Je n’aime pas ce monde dans lequel des officines peuvent pratiquer des écoutes sauvages. Cela me paraît digne d’un pays totalitaire. Je dis cela par principe et non pas pour défendre monsieur Benalla, dont je me moque comme d’une guigne.

En revanche, je suis étonné que le parquet n’ait pas ouvert un supplétif auprès des magistrats pour investiguer sur les conditions de perquisition du mois d’août. Les policiers sont arrivés et n’ont rien trouvé. Monsieur Benalla prétendait qu’il n’avait pas les clés. Les policiers sont repartis pour revenir plusieurs heures plus tard alors que le ménage a pu être fait.

Un rassemblement s’est tenu, hier, contre l’antisémitisme. Il rassemblait tous les partis politiques à l’exception du Rassemblement national. Étiez-vous présent et qu’en avez-vous pensé ?

Je n’étais pas présent puisque je vous parle d’Israël. Quand bien même j’aurais été à cinq minutes de l’endroit de la manifestation que je n’y aurais pas mis un pied. Comme Alain Finkielkraut, je pense qu’il s’agit d’une faute extrêmement grave de ne pas avoir fait une manifestation unitaire. Dès l’instant où il ne s’agissait pas d’une manifestation unitaire, je suis bien obligé de regarder quels sont les partis qui ont été adoubés par le Parti socialiste. Or, je vois qu’il y a notamment le Parti communiste français. Dans ses municipalités, ce parti tresse des lauriers pour les terroristes assassins tueurs de juifs en Israël ou pratique un clientélisme éhonté dans les banlieues à l’égard des islamistes antisémites. C’est avec ces gens-là, qui sont les fourriers de l’antisémitisme, que je suis censé me mêler?

Je ne veux pas. Il est hors de question que je participe à un psychodrame autour de la question juive qui est organisé par les pompiers pyromanes qui ont fait que l’antisémitisme, en France, en est à ce niveau-là. Vous voudriez que j’aille me mêler à ces gens-là qui sont responsables des malheurs de la communauté juive et de la France ?Affaire Benalla : le Sénat met l’Élysée et le procureur de Paris au pied du mur

Les titres de la presse sont accablants pour l’Élysée : « Coup de massue », « Le Sénat fustige l’Élysée », etc.

 Et unanimes. Aussi accablants (et c’est le mot qui revient le plus souvent) que le rapport de la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla présenté, mercredi, par son président Philippe Bas. Il ne laisse plus aucun doute à ceux qui ne voulaient pas y croire, en juillet dernier : l’affaire Benalla est bien une affaire d’État.

Philippe Bas en a énuméré les différentes strates, le coup du 1er mai n’étant, selon lui, que « la partie émergée de l’iceberg » : les ports d’armes, les passeports diplomatiques, les allées et venues hors de France, les affaires russes (et chinoises), les soupçons de conflits d’intérêts, les faux témoignages, toute une série de « dysfonctionnements majeurs ». Et, en effet, pour parler comme Philippe Bas, « cela fait beaucoup »…

Plus prosaïquement, on se demande toujours pourquoi cet homme a été introduit dans l’appareil d’État, pourquoi il y a été maintenu et comment il a pu bénéficier de tous ces passe-droits. Qu’Emmanuel Macron ne veuille plus de la politique du fusible, soit, mais qu’il se laisse aimanter par une telle charge si longtemps est stupéfiant. On aimerait bien savoir…

Encore plus prosaïquement, on a peine à envisager que des puissants étrangers, russes ou chinois, aient pu faire appel à un professionnel apparemment aussi peu professionnel qu’Alexandre Benalla. Et on se demande si on peut se contenter de la formule des sénateurs, au sujet des contrats russes d’Alexandre Benalla et Vincent Crase : « fragilisation de la sécurité présidentielle et des intérêts nationaux »…

Mercredi soir, il n’y avait pas grand monde pour défendre Alexandre Benalla et le Président. Personne, hormis les deux irréductibles concierges des deux maisons du « patron » (pour parler comme Alexandre Benalla), Benjamin Griveaux et Aurore Bergé, toujours fidèles au poste. Ils ne juraient que par la séparation des pouvoirs. Cela tombait bien : le Sénat va demander au procureur de Paris d’examiner s’il n’y a pas eu des « contradictions » – ou des contre-vérités… – de la part de trois hauts responsables de l’Élysée : le secrétaire général, Alexis Kohler, le directeur du cabinet, Patrick Strzoda, et le général Lionel Lavergne, du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

Les Français auront, ainsi, tout loisir d’observer si la séparation des pouvoirs, si chère à Benjamin Griveaux, est respectée.

Mytho, sale gosse ou barbouze d’opérette ? Alexandre Benalla dort en prison…

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Décidément, tout cela est du grand n’importe quoi. Voilà donc Alexandre Benalla et son ami Vincent Crase sous les verrous pour avoir tchatché, le 26 juillet dernier, alors qu’ils avaient l’interdiction d’entrer en contact. Faute grave constituant une violation de leur contrôle judiciaire et motivant la demande du parquet de les placer en détention… sept mois plus tard.

On fera remarquer, au passage, que la Justice, déjà fort encombrée d’histoires de corne à cul, est également chargée d’instruire contre Mediapart, la machine à balancer du chafouin Plenel qui a diffusé – par quel miracle ? – le contenu de la conversation entre les deux compères. Violation de la vie privée, disent leurs défenseurs. Au point où on en est, pourquoi pas…

En toile de fond, les sénateurs, furibards. On dirait des parents dépassés par leur progéniture : le sale gosse Benalla, mythomane à ses heures, garde du corps devenu barbouze au petit pied, passe son temps à leur tirer la langue et faire des doigts d’honneur. On lui demande de jurer ? Il jure, crache par terre s’il le faut. Il parle poliment : oui monsieur, non monsieur… costume cravate, passeport diplomatique, pistolet à bouchon, Le Caire, nid d’espions… Benalla, c’est Dujardin à l’Élysée.

Devraient faire appel à Super Nanny, les sénateurs. Je vous refais le pitch : « Débordés par Alexandre Benalla, ces enquêteurs ne savent plus quoi faire pour retrouver leur autorité et l’harmonie au sein de leur commission. Super Nanny va leur venir en aide pendant une semaine. » Ou plus.

La prison n’est pas la solution. Comme la raclée, elle signe l’impuissance et nos députés, rappelons-le, ont voté l’interdiction de la fessée. Peut-être devrait-on, alors, rétablir le pilori ? En l’écrivant, je me dis que c’est une bonne idée. Je suis sûre que pouvoir jeter des œufs pourris, des tomates avariées et des peaux de saucisson à tel ou tel exposé place de la République serait de nature à calmer les gilets jaunes.

Je m’égare…

Le garçon dévoué est ingérable et si Benalla a la grosse tête, c’est bien à ses mentors – nombreux – qu’il le doit. Faut-il rappeler qu’il a été couvé, dès l’adolescence, dans le service d’ordre du Parti socialiste avant de connaître la consécration, à 25 ans, comme responsable de la sécurité de la campagne d’Emmanuel Macron, puis l’apothéose, à 27, en suivant le nouveau Président à l’Élysée ? Appartement de fonction quai Branly, voiture avec chauffeur, téléphone ultra-sécurisé, passeports diplomatiques, intronisation à la Grande Loge nationale française (GLNF qui, depuis, se pince le nez).

C’est beau, c’est grand, c’est très rapide…

À se demander si cette fulgurante ascension d’une figure de la diversité ne cacherait pas une manipulation qui s’est emballée. Comme Pinocchio, la marionnette Benalla aurait-elle cru pouvoir se passer des tireurs de ficelles ?

Seule certitude : on est toujours dans le Grand-Guignol.

Le rapport Benalla du Sénat montre le vrai visage du pouvoir Macron

Le 21 février 2019,

Le rapport rendu hier par le Sénat et ses répercussions politiques mettent à nu le système de pouvoir d’Emmanuel Macron, basé sur le détournement de nos institutions au bénéfice d’un petit groupe d’oligarques qui se croient tout permis.

La Commission d’enquête du Sénat a sauvé l’honneur de notre démocratie en jouant son rôle de contre-pouvoir pendant que l’Assemblée Nationale a été humiliée par LREM. La majorité présidentielle a saboté la Commission d’enquête bidon que j’avais quittée le premier, avant que tous les membres l’opposition ne la dénoncent à leur tour.

Sans le rôle de la presse et du Sénat, jamais les réalités des affaires Benalla ne seraient apparues au grand jour. Jamais l’Elysée ni le Gouvernement n’ont montré le moindre signe de bonne foi, bien au contraire.

Le pouvoir panique ! J’en veux pour preuve les attaques grotesques de Benjamin Grivaux hier, affirmant critiquer un rapport qu’il n’avait pas lu. Pire, la conférence de presse spéciale du Premier Ministre doit inquiéter tous les démocrates de notre pays. Parce qu’il n’avait rien à dire sur le fond, Edouard Philippe a attaqué le Sénat sur des manquements imaginaires à la séparation du pouvoir. La Commission d’enquête est parfaitement conforme à nos institutions. Quand le Président de la République propose de réformer le Parlement, que fait-il sinon se mêler des affaires des chambres ? La propagande de Matignon ne tient pas la route.

En revanche l’appel du Président de la République à Gérard Larcher pour faire pression sur le Sénat n’est pas constitutionnel. Les provocations d’Emmanuel Macron à « venir le chercher » alors qu’il se sait protégé est une insulte à son rôle de garant de la 5ème République. Les manipulations partisanes de LREM pour entraver la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale ne sont pas républicaines. Enfin, les parjures constatés et la stratégie du mensonge organisée par l’Elysée sont une honte démocratique.

Et que dire du deux poids deux mesures permanent de certains magistrats, aussi rapides à perquisitionner Médiapart qu’ils sont complaisants pour laisser filer un coffre-fort de M. Benalla… Est-ce constitutionnel ?

Nous croyons profondément que l’affaire Benalla n’est que la face cachée de l’iceberg des affaires qui entourent le pouvoir Macron. Scandale Alstom, conflits d’intérêts permanents (A. Kohler et les chantiers navals MSC, affaires Pénicaud et Buzyn, etc.), comptes de campagne… la liste est consternante.

Debout la France assure le Sénat de sa solidarité et félicite ses membres pour son courage à démasquer les mensonges d’Emmanuel Macron. Ce n’est que le début.

faites gaffe au BENALLAH !!!

il poste sur les « rézossossio » sous le pseudonyme de ……. STAVISKY !!!!  je suis pret a parier 100 euros contre un demi-dirham marocain, que ce fumeux a confié a son notaire une grosse enveloppe bourrée de photo, lettres, documents tous plus compromettants les uns que les autres avec l’ instruction  » a ouvrir et communiquer aux organismes de presse, si je périssais , suicidé ou accidenté, ou noyé, ou disparu a mon insu »

les ex potes s’ en doutent et on comprend mieux pourquoi ce racailleux navigue comme un poisson dans l’ eau alors qu il aurait du etre incarcéré dés la vision de ce film ou il apparait en faux gendarme!

dans un pays normal, avec tous les chefs d’ inculpation qu il a au cul, y en aurait mini pour 20 ans en maison centrale, et pas plus vip que zip!!

avec confiscation intégrale de tous ses avoirs mobiliers, immobiliers et bancaires

Benalla avait les clés de la villa du Touquet de Brigitte et Emmanuel Macron

Jusqu’où allait la proximité entre Emmanuel Macron et Alexandre Benalla ? C’est une question à laquelle devra répondre le président de la République, alors que s’enchaînent les révélations sur son ancien collaborateur. Depuis les révélations du Monde sur sa présence lors des manifestations du 1er mai, Alexandre Benalla apparaît de plus en plus comme un émissaire de l’ombre d’Emmanuel Macron et surtout un proche parmi les proches. Il a obtenu de nombreux privilèges, que son statut de collaborateur ne justifiait pas. Le Parisien révélait il y a quelques jours qu’Alexandre Benalla bénéficiait d’un logement de fonction depuis le 9 juillet quai Branly, une annexe de l’Élysée, et un badge lui donnant accès à l’ensemble des locaux de l’Assemblée nationale. Le quotidien révélait également que son traitement mensuel avoisinait les 10 000 euros mensuel et qu’il possédait une voiture de fonction

« Il avait un statut réel auprès du président »

L’Opinion confirme ce lundi 23 juillet qu’Emmanuel Macron plaçait une grande confiance en son collaborateur, allant jusqu’à lui confier les clés de la villa du Touquet, dont sa femme est propriétaire. Une résidence secondaire et familiale qui tient de l’intime et dans laquelle le couple se rend régulièrement. C’est ce que confie au quotidien un proche d’Emmanuel Macron : « Ses compétences ne sont sans doute pas la bonne explication : Benalla avait des fonctions subalternes, mais il vivait dans l’intimité du couple présidentiel. Il a donc eu à connaître des choses qui font qu’il avait un statut réel auprès du président, bien supérieur à son statut sur le papier. » Alexandre Benalla a en effet été de tous les voyages du couple Macron : il était présent lors de leurs vacances à Marseille en août 2017, mais aussi pendant leur séjour à La Mongie, dans les Pyrénées, en décembre 2017.

Une personne ayant contribué à la campagne d’En marche ! est allée dans le même sens auprès de L’Opinion, expliquant que « Macron a dix mecs autour de lui dans lesquels il a toute confiance, et c’est tout » : « Et côté vie privée, lorsqu’il s’agit de Brigitte, de ses petits-enfants, de ses amis, etc., il est hyper méfiant, pour ne pas dire parano. Il ne veut pas faire les sacrifices auxquels ont consenti ses prédecesseurs ni retrouver sa vie privée à la une de Closer comme Hollande. » Ces différentes révélations sur le traitement confortable d’Alexandre Benalla interpellent et font s’interroger certains proches du président sur les connaissances de son ancien collaborateur.

TENTATIVE DE PERQUISITION

Mediapart: “Une offensive grave contre la liberté d’informer”

Par Audrey Kucinskas,

publié le 05/02/2019 à 12:23

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 Après la diffusion d’enregistrements d’Alexandre Benalla, deux procureurs ont tenté de perquisitionner Mediapart Reuters

Deux procureurs ont tenté de perquisitionner Mediapart lundi. Inquiétant, pour l’avocat du droit de la presse Christophe Bigot.

Lundi 4 février, à 11h10, deux procureurs accompagnés de trois policiers frappent à la porte des locaux du site d’information et d’investigation Mediapart. Ils souhaitent effectuer une perquisition, dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet de Paris pour “atteinte à l’intimité de la vie privée” et “détention illicite d’appareils visant à intercepter des télécommunications ou des conversations.” En cause: les enregistrements audio diffusés par Mediapart, le 31 janvier dernier. 

Ces enregistrements datent du 26 juillet dernier, alors qu’Alexandre Benalla et Vincent Crase ont été mis en examen quelques jours auparavant pour des violences commises sur les manifestants place de la Contrescarpe, à Paris, le 1er mai 2018. On peut y entendre Alexandre Benalla se féliciter du soutien sans faille du président Emmanuel Macron. “Truc de dingue, le ‘patron’ [Emmanuel Macron] hier soir il m’envoie un message, il me dit : ‘Tu vas les bouffer. Tu es plus fort qu’eux, c’est pour ça que je t’avais auprès de moi”, se réjouit l’ancien collaborateur du président. 

L’avocat spécialisé en droit de la presse Maître Christophe Bigot s’inquiète auprès de L’Express de cette tentative de perquisition, refusée par le journaliste Fabrice Arfi, comme cela lui était possible dans le cadre d’une enquête préliminaire.  

Cette tentative de perquisition est-elle inédite dans l’histoire de la presse française ?  

Maître Christophe Bigot : Disons que cela reste très rare. Il y a une tentative quasiment similaire environ tous les cinq ou dix ans dans notre pays. Mais la plupart du temps, un juge d’instruction a déjà été nommé. En 2005, ce sont les journaux L’Equipe et Le Point qui avaient été perquisitionnés pour avoir diffusé des écoutes téléphoniques, dans le cadre d’une enquête sur le dopage pendant le Tour de France, deux ans avant… Avec ce qu’il s’est passé hier chez Mediapart, on a passé une étape. Il y a un tabou qui est tombé. 

Le parquet a ouvert cette enquête sans plainte d’Alexandre Benalla ou de Vincent Crase. Est-il possible qu’il n’y ait pas de plainte du tout ? 

Je ne pense pas que l’on ait affaire à des amateurs. Il doit y avoir une explication. Car s’il s’agit d’une affaire d’atteinte à la vie privée, il y a dû en principe avoir une plainte, comme l’indique l’article 226-6 du Code pénal (“L’action publique ne peut être exercée que sur plainte de la victime, de son représentant légal ou de ses ayants droit”). 

Que peut faire Mediapart pour protéger ses sources ?  

Si les magistrats reviennent avec une autorisation des juges des libertés – ce qui n’était pas le cas lundi 4 février, d’où le refus de Fabrice Arfi de les laisser rentrer- Mediapart pourra demander que les éléments saisis soient mis sous scellés.  

La rédaction pourra ensuite aller plaider devant le juge des libertés. Ce sera à lui de décider par la suite si les éléments saisis doivent être versés à la procédure, ou s’ils doivent rester secrets. Il devra décider de cela au regard des dispositions de l’article 2 de la loi sur la presse qui protège le secret des sources journalistiques. 

“Est considéré comme une atteinte indirecte au secret des sources (…) le fait de chercher à découvrir les sources d’un journaliste au moyen d’investigations portant sur toute personne qui, en raison de ses relations habituelles avec un journaliste, peut détenir des renseignements permettant d’identifier ces sources.

Au cours d’une procédure pénale, il est tenu compte, pour apprécier la nécessité de l’atteinte, de la gravité du crime ou du délit, de l’importance de l’information recherchée pour la répression ou la prévention de cette infraction et du fait que les mesures d’investigation envisagées sont indispensables à la manifestation de la vérité. “

Pensez-vous que ce qu’il s’est produit lundi est une atteinte grave à la liberté de la presse ?  

Oui. Car nous ne sommes pas dans un cadre qui permet, en principe, d’aller chercher les sources d’un journaliste. Pour aller chercher ces sources, il faut qu’il y ait un “motif prépondérant d’intérêt public.” C’est-à-dire qu’il faut que les intérêts fondamentaux de l’État soient en cause.  

Mais s’il y a une atteinte à la vie privée du président, cela ne pourrait pas se justifier ?  

Au contraire ! Il faut savoir que la vie privée du président est moins protégée que celle des autres citoyens. Plus on est célèbre, plus on est un personnage public, moins on est protégé. Il y a des tas d’événements qui, pour un citoyen lambda, relèvent de la vie privée, alors que ce n’est pas le cas pour un président. La maladie en est un parfait exemple.  

De nombreux commentateurs relient étroitement cette perquisition avec la loi anticasseurs, qui doit être adoptée par ailleurs ce mardi par l’Assemblée. En quoi est-ce lié ? 

Dans les deux cas, c’est une grande liberté fondamentale qui est mise en cause. Comme s’il n’y avait plus de tabou. Il faut rappeler que la liberté d’expression est, selon le Conseil constitutionnel, la première liberté, celle qui conditionne toutes les autres.  

Plus généralement, le rapport d’Emmanuel Macron avec la presse et les journalistes vous inquiète-t-il ? 

Oui, absolument. Je pense qu’il a une vision de l’information qui n’est pas du tout conforme à celle qui est traditionnelle en France depuis la loi du 29 juillet 1881, qui met la liberté d’information en haut de l’échelle.  

En principe, dans notre pays, les organes de presse sont en quelque sorte sanctuarisés. Je pense qu’Emmanuel Macron n’a pas une vision très noble de la presse. Je crois qu’il ne se rend pas bien compte que l’information est essentielle au citoyen. Pour lui, tout n’est que communication… 

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Ce qui s’est passé avec Mediapart est une offensive grave contre la liberté d’informer. On est dans un domaine où l’on touche au fonctionnement du pouvoir, pas dans l’affaire Bettencourt, par exemple, qui touchait à la fortune d’une vieille dame. Ce serait une affaire de terrorisme, je comprendrais, mais là, nous sommes sur une affaire d’atteinte à la vie privée ! 

Hhhhhhhhhhhhhh

Mediapart révèle qu’Alexandre Benalla était bien lié à un contrat de la société de Vincent Crase avec un oligarque russe.

“Aucun lien”, “pas un acteur”… À entendre Alexandre Benalla et Vincent Crase, le premier n’a eu aucun rôle dans les affaires du second. Rappelés le 21 janvier devant la commission d’enquête sénatoriale, les deux camarades filmés en train de violenter des manifestants le 1er mai 2018 avaient été interrogés sur un contrat de sécurité privée conclu par l’ex-gendarme réserviste avec un oligarque russe proche de Poutine et soupçonné de proximité avec la mafia. 

L’implication de Benalla dans ce contrat, signé avant son licenciement de l’Élysée, poserait un problème de mélange des genres pour l’ex-chargé de mission, proche du président et habilité secret-défense. D’où l’importance des dénégations prononcées sous-serment devant les sénateurs : “Je n’ai jamais contribué à une quelconque négociation”, a assuré Benalla, soutenu par Vincent Crase, selon qui il n’est “jamais intervenu”. 

Des affirmations que Mediapart fait voler en éclat ce jeudi. Le site d’investigation publie des extraits d’une conversation entre les deux protagonistes, enregistrée dans un café parisien le 26 juillet 2018, qui laisse planer peu de doute sur l’implication d’Alexandre Benalla. À la période où a lieu cet échange, le contrat à 294 000 euros avec l’oligarque russe, un certain Iskander Makhmudov, est en danger. La société de Vincent Crase, Mars, a confié l’exécution du contrat au sous-traitant Velours, qui l’a dénoncé à la suite des révélations du Monde, explique le site d’investigation. 

Pour ne rien arranger, Mars serait visée par une enquête de la brigade financière, fait savoir l’ex-chargé de mission de l’Élysée dans l’enregistrement. À Vincent Crase, il ne semble pas parler uniquement comme à un ami : “Faut changer de portage pour faire ce qu’on avait prévu de faire” ; “faut que tu disparaisses de la boîte” ; “j’ai une idée en tête, mais faut qu’on mette la boîte au nom d’un autre mec”… dit Alexandre Benalla. Mediapart ajoute, photo à l’appui, que celui-ci a rencontré à plusieurs reprises l’intermédiaire en France de l’oligarque russe, Jean-Louis Hagenauer. 

France Close Protection, l’après Mars

Les sénateurs de la commission d’enquête, à qui Alexandre Benalla et Vincent Crase avaient juré que le premier ne se mêlait pas des affaires du second, n’ont pas tardé à réagir dans les couloirs du Palais du Luxembourg. “Je rappelle simplement qu’il y a une loi […] qui prévoit des sanctions très lourdes lorsque l’on ment sous serment”, a glissé ce jeudi après-midi le sénateur Jean-Pierre Sueur, corapporteur de la commission d’enquête. En l’occurrence, jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. “Nous prendrons les décisions que la commission des lois décidera de prendre”, a ajouté l’élu PS au sujet d’une possible saisie de la justice. 

D’autant que Jean-Pierre Sueur cite un autre point où les déclarations des protagonistes semblent contredites par Mediapart : la société France Close Protection. Alexandre Benalla y a été embauché un mois en novembre dernier pour un salaire de plus de 12 000 euros, révélait le Canard Enchaîné cité par Libération. Fondée le 16 octobre, ajoute Mediapart, elle a à sa tête Yoann Petit, proche d’Alexandre Benalla et montre la même domiciliation que Mars. 

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Alexandre Benalla rattrapé par la bande

Par Emmanuel Fansten — 31 janvier 2019 à 18:52

Alexandre Benalla devant la commission sénatoriale, le 19 septembre. Alain Jocard. AFP   

Un enregistrement clandestin dévoilé par «Mediapart» démontre que l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a menti devant la commission d’enquête sénatoriale en affirmant n’avoir aucun lien avec un contrat russe, conclu avec un sulfureux oligarque quand il était à l’Elysée.

  Alexandre Benalla rattrapé par la bande

Plus de six mois après son déclenchement, l’affaire Benalla n’en finit pas d’empoisonner l’Elysée. Mediapart vient de révéler un enregistrement clandestin accablant pour l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron, déjà mis en examen pour les violences commises lors des manifestations du 1er Mai et l’utilisation abusive de ses passeports diplomatiques après son licenciement.

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A quoi sert un passeport diplomatique, et pourquoi Benalla en avait-il deux ?

Dans ces séquences sonores datées du 26 juillet et authentifiées par le site d’information, Alexandre Benalla échange sur un ton badin avec son acolyte Vincent Crase, gendarme réserviste longtemps employé à la sécurité d’En Marche puis du commandement militaire de l’Elysée. Les deux hommes, qui se rencontrent en violation de leur contrôle judiciaire, évoquent l’affaire qui a éclaté une semaine plus tôt. Très sûr de lui, Benalla se targue d’avoir le plein soutien d’Emmanuel Macron, qu’il surnomme toujours le «patron». «Truc de dingue, le “patron”, hier soir il m’envoie un message, il me dit : “Tu vas les bouffer. T’es plus fort qu’eux, c’est pour ça que je t’avais auprès de moi.”» «Donc le «patron» nous soutient ?» s’enquiert  Vincent Crase. «Ah bah, il fait plus que nous soutenir, reprend Benalla. Il est comme un fou […]. Et il a dit comme ça, il a dit, il m’a dit : “Tu vas les bouffer. T’es plus fort qu’eux.” C’est énorme quand même.» Contacté par Mediapart, l’Elysée a démenti l’existence de tels échanges entre le Président et son ex-conseiller, qui n’hésite pas à plastronner devant Crase ce jour-là : «A 26 ans, si tu veux, y’a pas grand monde qui vit… qui provoque deux commissions d’enquête parlementaires, qui bloque le fonctionnement du Parlement…»

Contrat compromettant

Dans ces enregistrements clandestins, Vincent Crase apparaît beaucoup moins serein que son acolyte, craignant notamment une perquisition au siège d’En Marche. «Toutes mes affaires sont là, s’inquiète-t-il. J’essaierais bien d’y aller cette nuit, mais le problème, c’est qu’il y a des flics devant…» Si le gendarme frémit autant à l’idée d’une descente de police au siège du parti présidentiel, c’est qu’il apparaît aussi en première ligne dans une autre affaire particulièrement grave.

La société de sécurité privée dont il est le seul actionnaire, Mars, intéresserait aussi les enquêteurs. Selon Benalla, manifestement bien informé, elle serait visée par une discrète enquête de la brigade financière. Quelques semaines plus tôt, le 28 juin, la boîte a en effet reçu un étrange virement de 294 000 euros qui a mis en alerte Tracfin, le service antiblanchiment de Bercy. Or ce versement correspond à la première tranche d’un contrat de sécurité signé avec un oligarque russe proche de Poutine, Iskander Makhmudov, portant sur la sécurisation de ses biens immobiliers en France et de sa famille à Monaco. Un contrat d’autant plus compromettant qu’il aurait été négocié pour le compte de Benalla alors que ce dernier travaillait encore à l’Elysée. Toujours en charge de la sécurité du parti LREM, Vincent Crase aurait été sollicité pour permettre aux fonds russes d’arriver sur le compte de sa boîte. Pour les prestations elles-mêmes, Mars a fait appel aux services d’un sous-traitant, la société Velours, qui a touché 172 200 euros sur le premier versement.

Jeter l’éponge

Mais lorsque l’affaire éclate, mi-juillet, les deux hommes réalisent le risque qu’ils encourent si le montage venait à être ébruité et le contrat gelé. «Là, il y a le feu», panique Crase. Un conseiller de l’Elysée habilité secret-défense faisant des affaires avec un milliardaire proche du Kremlin : le scandale pourrait être dévastateur. Raison pour laquelle, sans doute, Alexandre Benalla a affirmé sous serment devant la commission d’enquête sénatoriale n’avoir «jamais» contribué à la «négociation» de ce contrat russe.

Une défense aujourd’hui balayée par les enregistrements de Mediapart, qui démontrent que les deux hommes ont cherché à changer de circuit financier après la révélation de l’affaire, Velours ayant préféré jeter l’éponge pour ne pas être emportée à son tour par le scandale. «Velours […], ils vont se faire enculer hein, moi je m’en bats les couilles», s’exaspère Benalla. Il poursuit : «Là il faut couper la branche […]. Faut changer de portage pour faire ce qu’on avait prévu de faire et transférer […]. Faut que tu disparaisses de la boîte […] donc faut qu’on trouve un mec […] Enfin j’ai une idée en tête, mais faut qu’on mette la boîte au nom d’un autre mec… Parce que sinon […] ils vont faire des saisies conservatoires et ils vont mettre un stop à la boîte […].»

Deux mois plus tard, une nouvelle société est finalement créée pour l’occasion, France Close Protection. Dirigée par Yoann Petit, un ancien militaire qui travaillait déjà sur le contrat russe pour Velours, elle est domiciliée à la même adresse que Mars. C’est cette nouvelle boîte qui versera en décembre plus de 12 000 euros à Alexandre Benalla, scellant son lien avec le contrat russe. Avec une question toujours en suspens : que savait l’Elysée?

Passeports diplomatiques : les quatre questions soulevées par la nouvelle “affaire Benalla”

Alexandre Benalla possède deux passeports diplomatiques avec lesquels il a continué de se déplacer après son licenciement. Partagez sur :

L’attribution de ces documents à Alexandre Benalla, qui a continué à les utiliser après sa mise à pied de l’Elysée, vaut à l’exécutif de vives critiques depuis jeudi.

ON DÉCRYPTE

C’est un document identique au carnet marron avec lequel voyagent tous les Français. Mais sa couverture est bleue, et ornée d’un adjectif supplémentaire : le passeport “diplomatique” est depuis jeudi au cœur d’un nouvel épisode de l’affaire Benalla : l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, mis en examen pour des violences commises le 1er mai à Paris, en détenait deux et a continué à les utiliser après sa mise à pied de l’Elysée, pour entrer dans différents pays africains ainsi qu’en Israël. La révélation, signée Mediapart et Le Monde, soulève plusieurs questions.

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À qui est-il attribué ?

La liste des personnes à qui peut être délivré un passeport diplomatique est précisée dans un arrêté du 11 février 2009. Elle concerne d’abord le personnel diplomatique et consulaire, c’est-à-dire les ambassadeurs et les conseillers des affaires étrangères, mais aussi d’autres fonctions moins visibles, comme les secrétaires de chancellerie. Les personnages politiques de premier plan s’en voient également attribuer un pour la durée de leurs fonctions : c’est le cas du président de la République, du Premier ministre, des présidents des deux assemblées et des membres du gouvernement. L’arrêté précise enfin que les “titulaires d’une mission gouvernementale diplomatique” peuvent bénéficier dudit passeport “à titre exceptionnel”, “lorsque l’importance de cette mission est jugée suffisante par le ministre des Affaires étrangères”.

Alexandre Benalla ne semble entrer dans aucune de ces catégories. “Les passeports diplomatiques sont délivrés et renouvelés de manière automatique à l’ensemble des personnels qui peuvent être appelés à se déplacer à l’étranger, pour accompagner le président de la République”, s’était défendu le principal intéressé devant le Sénat, en septembre. Mais selon Valeurs actuelles, qui révélait dès le mois d’août que l’ancien collaborateur de l’Elysée avait été en possession de ce document, “aucun membre du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR)” n’a par exemple droit à ce privilège.  

À quoi donne-t-il droit ?

“Ces titres ne sont pas des passe-droits et n’offrent aucune immunité”, s’est encore justifié Alexandre Benalla, toujours devant le Sénat. De fait, selon l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), le passeport diplomatique est un “document de voyage” qui “facilite les conditions de déplacement de (son) titulaire pour se rendre dans certain pays et exercer (sa) mission”. Jeudi, le compte Twitter du  ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a à nouveau précisé que le passeport diplomatique ne conférait à son titulaire aucune immunité, que ce dernier se trouve sur le territoire français ou étranger”.

Mais le précieux document comporte “une phrase solennelle du ministère des Affaires étrangères, qui prie les autorités des pays alliés de la France de laisser passer librement le titulaire du passeport et de lui donner aide et protection”, rappelle le journaliste de Mediapart Antton Rouget, interrogé par BFMTV.

En pratique, le passeport dispense son utilisateur de visa pour la plupart des pays. “Il ne peut être utilisé qu’aux fins pour lesquelles il est délivré”, précise l’ANTS : pour un voyage “hors fonctions”, à titre personnel ou extra-professionnel, c’est l’usage du passeport “classique” du porteur, toujours valide, qui est prévu par la loi.

Combien de temps peut-on le conserver ?

Selon l’ANTS, le passeport diplomatique est délivré “pour une durée maximale de dix ans”, comme le passeport “classique”. “Il est restitué au ministère des Affaires étrangères à l’expiration de sa validité ou dès lors que son utilisation n’est plus justifiée”, précise l’agence. Dans le cas d’Alexandre Benalla, la question du timing pose particulièrement question : selon le ministère, le collaborateur de l’Elysée possédait deux passeports : l’un émis le 20 septembre 2017 et l’autre le 24 mai 2018, soit deux semaines après les violences du 1er mai et la mise à pied du collaborateur. Après l’éclatement de l’affaire et le licenciement d’Alexandre Benalla, une lettre recommandée lui a été adressée pour lui demander de “restituer” les documents, toujours d’après le ministère. “Cette lettre a été retirée le 6 août, par une personne munie d’un pouvoir de Monsieur Benalla. En outre, celui-ci s’était engagé par écrit le 23 mai 2018 à restituer ces documents à la fin des fonctions qui en justifiaient l’attribution”, ajoute un communiqué diffusé jeudi.

Selon l’exécutif, c’est donc de son propre chef qu’Alexandre Benalla a pris la décision de ne pas rendre ses passeports, mais aussi de continuer à les utiliser. “Monsieur Benalla n’a, depuis son licenciement, plus aucune mission de quelque nature que ce soit pour le compte de l’Etat justifiant de l’utilisation de ces titres”, a affirmé l’Elysée vendredi, répétant ne disposer “d’aucune information remontée par les services de l’Etat concernés” sur ces faits. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères indique d’ailleurs examiner “les suites à donner” à cet emploi frauduleux, “y compris judiciaires”.

Que risque Alexandre Benalla ?

Une quatrième question se pose dans ce nouveau volet de l’affaire Benalla : le proche d’Emmanuel Macron a-t-il menti sous serment, en septembre devant la commission d’enquête du Sénat ? Interrogé sur ses passeports après la révélation de leur existence par Valeurs actuelles, Alexandre Benalla avait répondu : “ils sont au bureau que j’occupais à l’Elysée, donc je pense que l’Elysée a dû s’en occuper.” Les a-t-il récupérés après cette affirmation, ou conservés après son licenciement ? Selon son entourage, l’ancien employé a “récupéré” ces passeports “début octobre”. S’il s’avérait qu’il avait menti, le collaborateur risquerait une condamnation pénale, pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende. Théorique, la sanction n’a été que rarement appliquée. Seul le pneumologue Michel Aubier, qui avait menti dans les mêmes conditions sur ses relations avec le groupe Total, a déjà été condamné dans une affaire similaire. En 2017, il a  écopé de six mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende.

Reste à savoir comment s’organiseront d’éventuelles poursuites. Au sein-même de la majorité, le député LREM Bruno Questel a indiqué son souhait de voir ouvrir “une enquête administrative du ministère des Affaires étrangères”. De son côté, la présidence a demandé des comptes à l’ancien chargé de mission de l’Elysée, sommé de s’expliquer sur ses “éventuelles missions personnelles et privées” menées “comme consultant”, y compris quand il était encore en fonction. Vendredi, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a indiqué avoir saisi le procureur de la République “sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale”, qui enjoint tout représentant des autorités de le faire s’il a connaissance d’un crime ou d’un délit. 

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Les dessous des voyages d’Alexandre Benalla en Israël et en Afrique

 19h46, le 29 décembre 2018 , modifié à 20h16, le 29 décembre 2018

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Alexandre Benalla s’est notamment rendu au Tchad début décembre. © AFP

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Philippe Hababou Solomon, employeur d’Alexandre Benalla à l’occasion d’une série de déplacements pour des activités de consulting, assure notamment que le ministère des Affaires étrangères a été informé à chaque fois que l’ancien garde du corps d’Emmanuel Macron a utilisé ses passeports diplomatiques.

Le parquet de Paris a ouvert samedi une enquête préliminaire pour “abus de confiance” visant Alexandre Benalla, soupçonné d’avoir utilisé deux passeports diplomatiques après avoir quitté son poste à l’Élysée suite à l’affaire du 1er-Mai.

L’ancien garde du corps a effectué ces derniers mois une série de voyages sur le continent africain, et notamment au Tchad, où il a pu rencontrer le président Idriss Déby, quelques jours seulement avant la visite d’Emmanuel Macron. Interrogé par L’Express, Philippe Hababou Solomon, l’homme qui a accompagné Alexandre Benalla au cours de ces différent déplacements, lève le voile sur les coulisses des allées et venues de l’ancien chargée de mission de l’Elysée.

Un travail d'”assistant”. Présenté par l’hebdomadaire comme “un vieux routier des sentiers africains”, proche notamment des ex-présidents de Centrafrique François Bozizé et d’Afrique du sud Jacob Zuma, Philippe Hababou Solomon, 63 ans, explique avoir été présenté à l’ancien protégé d’Emmanuel Macron par “un ami commun”. Depuis son limogeage, Alexandre Benalla chercherait en effet à se reconvertir dans le consulting. “Je n’avais pas besoin de lui pour m’ouvrir des portes, mais plutôt d’un ‘assistant’ à qui je pouvais déléguer le suivi des affaires en cours, notamment dans un certain nombre de pays”, explique cet homme d’affaire franco-israélien.

Deux tournées et des vacances aux Bahamas. Ensemble, les deux hommes auraient effectué deux tournées, à l’automne. La première, mi-novembre, en Turquie et en Israël, en compagnie d’une délégation indonésienne, pour parler cybersecurité. Et la seconde, début décembre, cette fois avec une délégation turque, sur le continent africain, au Cameroun, au Congo et au Tchad. “À N’Djamena, nous avons rencontré le président Idriss Déby et son frère, qui gère les approvisionnements en équipement militaire. L’objet des discussions, c’était le textile, les uniformes, l’électricité”, détaille Philippe Hababou Solomon. Concernant ce dernier séjour, l’entourage d’Alexandre Benalla a pourtant nié, également dans les colonnes de L’Express, toute rencontre avec le frère du président tchadien.

L’équipée s’est achevée par trois jours de détente aux Bahamas : “Un séjour de tourisme en somme ; Alexandre a fait du jet-ski. Mais là, c’est moi qui ai payé la facture”.

“Personne n’a protesté quand Alexandre a utilisé ses passeports diplomatiques”. Concernant l’utilisation de passeports diplomatiques pendant ces différents déplacements,  Philippe Hababou Solomon, lui-même détenteur d’un passeport diplomatique de Guinée-Bissau, précise : “À chaque fois qu’un passeport de ce type passe une frontière, les autorités sont informées. L’information remonte directement au Quai d’Orsay. Personne n’a protesté quand Alexandre a utilisé ses passeports diplomatiques, en Israël comme en Afrique…”

Contacts élyséens. Par ailleurs, dans un courrier adressé à Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron qui lui a demandé de s’expliquer sur ses “missions personnelles et privées”, Alexandre Benalla a concédé continuer à entretenir des “échanges réguliers” avec certains membres de la présidence. “Oui, il parle avec les jeunes qui sont en poste aux côtés d’Emmanuel Macron, ceux de sa génération”, abonde Philippe Hababou Solomon, toujours auprès de L’Express. “Je crois aussi qu’Alexandre continue d’échanger des textos avec le président”, glisse-t-il, tout en indiquant que le jeune homme ne s’est jamais targué, lors de ces différents déplacements, d’être en mission pour l’Elysée.

Des “petits rapports”. L’homme d’affaires laisse toutefois entendre qu’Alexandre Benalla pourrait bien jouer les ambassadeurs de l’ombre. “Alexandre faisait des petits rapports, après qu’untel nous a dit qu’il n’appréciait pas le ‘monsieur Afrique’ de l’Élysée, ou après qu’un autre nous a confié son incompréhension à propos du rôle de la France sur tel ou tel dossier. Je ne sais pas précisément à qui étaient destinés ces rapports”, conclut-il.

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Alexandre Benalla a rencontré deux chefs d’Etat africains depuis octobre grâce à un homme d’affaires, rapporte Le Monde.

Il dit s’être reconverti dans le “consulting”. Depuis son licenciement de l’Elysée à la suite des événements survenus le 1er mai place de la Contrescarpe, Alexandre Benalla voyage. Et son ancien employeur grince des dents. La révélation du déplacement au Tchad début décembre de l’ancien chef de cabinet adjoint de la présidence, lors duquel il a rencontré le président Idriss Déby devant qui Emmanuel Macron s’est à son tour installé le 22 décembre, a entraîné une réaction ferme du palais. 

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“Quelles que soient les démarches qu’entreprend Alexandre Benalla, il n’est pas un émissaire officiel ou officieux de la présidence de la République”, a fait savoir l’Elysée.”S’il se présentait comme tel, il est dans le faux.” En se désolidarisant des activités de son ancien salarié encombrant, la présidence se demande s’il a profité de son expérience et de sa proximité avec le pouvoir pour son propre compte. Comment a-t-il pu rencontrer un chef d’Etat? Par l’intermédiaire d’un homme d’affaires franco-israélien, avance ce jeudi Le Monde, qui révèle d’autres rendez-vous de haut rang avec des dirigeants africains. 

Un dîner avec le président du Congo

“J’ai fait une dizaine de pays en Afrique”, a déclaré au Monde Alexandre Benalla lui-même. Parmi eux, avance le journal, le Congo, où il aurait dîné avec le président Denis Sassou-Nguesso, en compagnie de Philippe Hababou Solomon. Cet homme d’affaires, travaillant aujourd’hui pour le compte du Qatar, affirme au Monde avoir pris Alexandre Benalla “en apprentissage” après avoir été mis en relation par une “connaissance commune”. Sur place, le duo a séjourné dans une résidence pour invités de marque, poursuit le journal. Alexandre Benalla n’a pas souhaité confirmer la réalité de cette rencontre. 

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Toujours au côté de son nouveau mentor, Alexandre Benalla a aussi voyagé au Cameroun, complète Le Monde. Là, il aurait notamment rencontré le directeur de cabinet du président Paul Biya. Point commun des déplacements à N’Djamena et Yaoundé ? Le business, avance le journal. 

Passeport diplomatique

Le duo était accompagné de représentants turcs d’une firme soudanaise et d’une coentreprise turco-qatarie qui avaient des uniformes et des investissements à proposer à leurs interlocuteurs de premier plan. “Des grands patrons du Moyen-Orient”, qu’il connaît depuis 2012, a indiqué mercredi Alexandre Benalla à L’Express, “susceptibles de créer 3 000 emplois au Tchad”. 

Pour effectuer ces nombreux va-et-vient, l’ex-chargé de mission s’est servi, selon Mediapart, du passeport diplomatique qui lui a été délivré le 24 mai 2018 – soit trois semaines après sa mise à pied par la présidence de la République, comme l’a révélé Le Parisien.  

Valide jusqu’en septembre 2022, le précieux document permet à son détenteur d’éviter les contrôles et de bénéficier, comme le rappelle le site d’investigation, des protections réservées aux diplomates de carrière. Lors de son audition par la commission d’enquête du Sénat, le 19 septembre, Alexandre Benalla avait assuré que ce passeport était “resté dans le bureau” qu’il occupait à l’Élysée. Ce jeudi, le Quai d’Orsay affirme lui avoir demandé de le rendre dès le mois de juillet. 

Le courrier de l’Elysée

La polémique pourrait-elle mettre fin à ses nouvelles activités? “La finalité, c’est de m’empêcher de voyager”, soupçonne-t-il auprès de L’Express. Il n’a pas digéré que l’Elysée sous-entende qu’il ait pu se présenter à tort comme son envoyé, et juge cette allusion diffamatoire. Au palais, on cherche à en savoir plus sur les affaires d’Alexandre Benalla depuis son licenciement mais aussi avant, comme en témoigne un courrier que lui a adressé le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron Patrick Strzoda.  

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Une photo prise à Noël 2017 à La Mongie semble montrer la grande proximité du président avec celui qui fait désormais l’objet d’une enquête pour violences.

A la fin décembre 2017, pour le premier Noël d’Emmanuel Macron comme chef de l’Etat, ce dernier passe quelques jours dans la station de La Mongie, dans les Pyrénées, un lieu qu’il connaît bien – enfant, il y passait des vacances avec sa grand-mère. Le président était accompagné de sa femme Brigitte ainsi que de sa protection rapprochée, les policiers du GSPR.  

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Comme le révèlent les photos prises par l’agence Best Images et publiées à l’époque par Closer, Alexandre Benalla – qui fait l’objet aujourd’hui d’une enquête préliminaire pour “violences par personne chargée d’une mission de service public” et “usurpation de fonctions” – faisait également partie de la suite. A quel titre si ce n’est que l’homme est plus proche du président qu’on ne le savait ? Ce jeudi matin, Bruno Roger-Petit a précisé que ce dernier était chargé de l’organisation de la sécurité des déplacements du président. Son titre officiel dans le cabinet du chef de l’Etat n’en dit rien en tout cas. Surtout, ce déplacement du chef de l’Etat était d’ordre privé.  

Le 26 décembre 2017, lorsque la photo est prise sur les pistes de La Mongie, Alexandre Benalla est à l’Elysée l’adjoint du chef de cabinet du président. Il n’est donc pas en charge de la sécurité et de la protection de Macron et de sa femme, dévolue spécifiquement au GSPR, le Groupement de sécurité de la présidence de la République, renforcé quand il se doit par les CRS. Mais en réalité, le jeune homme qui a été en charge de la sécurité du candidat Macron ne quitte que rarement le couple présidentiel. On voit ce lieutenant de gendarmerie en réserve – car tel est son grade – devant, à côté, derrière Emmanuel Macron au cours de multiples événements, du salon de l’Agriculture à une séance de tennis, au cours d’événements publics comme pendant les vacances. Il joue le rôle de Monsieur Sécurité, sans en avoir le titre. Au point d’énerver – le mot est faible – les services spécialisés et la maison Police… 

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La relation d’Alexandre Benalla avec Emmanuel Macron a longtemps étonné à l’Elysée et ailleurs. “Dans leur comportement, explique un témoin privilégié de la vie au Palais, on constate une grande proximité”. En tout cas, suffisamment proche pour être le seul membre du cabinet élyséen présent lors du séjour au ski fin 2017, en plus de l’équipe de sécurité. 

Benalla avait les clés de la villa du Touquet de Brigitte et Emmanuel Macron

VIDÉO. Un proche d’Emmanuel Macron confie à « L’Opinion » qu’Alexandre Benalla « vivait dans l’intimité du couple présidentiel », confirmant sa proximité avec le président.

Jusqu’où allait la proximité entre Emmanuel Macron et Alexandre Benalla ? C’est une question à laquelle devra répondre le président de la République, alors que s’enchaînent les révélations sur son ancien collaborateur. Depuis les révélations du Monde sur sa présence lors des manifestations du 1er mai, Alexandre Benalla apparaît de plus en plus comme un émissaire de l’ombre d’Emmanuel Macron et surtout un proche parmi les proches. Il a obtenu de nombreux privilèges, que son statut de collaborateur ne justifiait pas. Le Parisien révélait il y a quelques jours qu’Alexandre Benalla bénéficiait d’un logement de fonction depuis le 9 juillet quai Branly, une annexe de l’Élysée, et un badge lui donnant accès à l’ensemble des locaux de l’Assemblée nationale. Le quotidien révélait également que son traitement mensuel avoisinait les 10 000 euros mensuel et qu’il possédait une voiture de fonction.

« Il avait un statut réel auprès du président »

L’Opinion confirme ce lundi 23 juillet qu’Emmanuel Macron plaçait une grande confiance en son collaborateur, allant jusqu’à lui confier les clés de la villa du Touquet, dont sa femme est propriétaire. Une résidence secondaire et familiale qui tient de l’intime et dans laquelle le couple se rend régulièrement. C’est ce que confie au quotidien un proche d’Emmanuel Macron : « Ses compétences ne sont sans doute pas la bonne explication : Benalla avait des fonctions subalternes, mais il vivait dans l’intimité du couple présidentiel. Il a donc eu à connaître des choses qui font qu’il avait un statut réel auprès du président, bien supérieur à son statut sur le papier. » Alexandre Benalla a en effet été de tous les voyages du couple Macron : il était présent lors de leurs vacances à Marseille en août 2017, mais aussi pendant leur séjour à La Mongie, dans les Pyrénées, en décembre 2017.

Une personne ayant contribué à la campagne d’En marche ! est allée dans le même sens auprès de L’Opinion, expliquant que « Macron a dix mecs autour de lui dans lesquels il a toute confiance, et c’est tout » : « Et côté vie privée, lorsqu’il s’agit de Brigitte, de ses petits-enfants, de ses amis, etc., il est hyper méfiant, pour ne pas dire parano. Il ne veut pas faire les sacrifices auxquels ont consenti ses prédecesseurs ni retrouver sa vie privée à la une de Closer comme Hollande. » Ces différentes révélations sur le traitement confortable d’Alexandre Benalla interpellent et font s’interroger certains proches du président sur les connaissances de son ancien collaborateur.

Le mystère Benalla

Par Laurent Joffrin, Directeur de la publication de Libération — 20 juillet 2018 à 15:54

  Le mystère Benalla

La souris accouche d’une montagne. Ce qui paraissait au départ n’être qu’une affaire subalterne de brutalité individuelle commise par un sous-fifre se change en affaire d’Etat. Pourquoi ? A cause du mensonge.

Mensonge par omission d’abord : il n’y avait pas, place de la Contrescarpe, dérapage en cours de manif, incident mineur, mais usurpation de fonction, débordement inacceptable, extravagante sortie de route d’un chargé de mission à l’Elysée. La loi faisait obligation de dénoncer l’affaire à la justice. On a préféré la dissimulation. Celle de la présidence, qui s’est contentée d’une mise à pied très temporaire dans la discrétion. Mais aussi celle de la préfecture de police et du ministère de l’Intérieur, qui ne disent mot sur le moment, alors même qu’aujourd’hui, devant l’indignation policière, le pauvre Collomb doit déclencher à retardement les procédures qu’il aurait dû engager dès le 2 mai. Mensonge du porte-parole péremptoire de l’Elysée : il parle de «la sanction la plus grave jamais infligée à un chargé de mission». Le lendemain de cette mâle déclaration, c’est l’Elysée qui inflige une sanction supérieure, celle qui aurait dû survenir dès la faute débusquée : une procédure de licenciement. Le même affirme à coups de menton que le coupable a été mis sur la touche. Une myriade de vidéos montre aussitôt Benalla, bien après les faits incriminés, au premier rang de manifestations officielles, avec oreillette et talkie-walkie, ou bien dans le car transportant les joueurs de l’équipe de France. Drôle de mise au placard… On apprend ensuite que le même mouton noir supposé est un coq en pâte : il bénéficie d’un appartement de fonction quai Branly, dans une dépendance de l’Elysée, étrenné début juillet. La vérité apparaît : le gorille n’a pas été sanctionné, mais protégé. Sur ordre de qui, sinon du président lui-même ?

Et pourquoi cette mansuétude ? On craint de comprendre : diverses sources corroborées par d’autres vidéos montre qu’Alexandre Benalla vivait en fait dans l’intimité du couple présidentiel, qu’il accompagnait le chef de l’Etat dans ses visites officielles mais aussi dans ses activités privées, au tennis, au ski ou pendant ses vacances. Pourtant il existe un service spécialisé composé de policiers d’élite chargé de veiller jour et nuit sur le Président et sa famille, qui remplissent leur fonction avec abnégation et compétence. Pourquoi cette méfiance à leur égard, cette volonté, persistante malgré une faute cardinale, de s’en remettre à un affidé, alors même qu’il est sans réelle qualification et connu pour son impulsivité ? Parce que c’est un proche, qui a rendu tant de services, ou qui en sait trop ? Hypothèses redoutables…

L’affaire, en tout cas, pourrait bien marquer le quinquennat. Peut-être est-ce l’indice qui révèle la véritable origine de la défaveur du Président dans l’opinion. Peu à peu, les Français, séduits par un jeune homme audacieux, optimiste, cultivé, qui parle cash et incarne la fonction, se demandent qui ils ont vraiment élu. Un Eliacin qui rénovera la République ? Ou bien un homme d’ambition et d’opportunisme, qui mène sa barque en solitaire, entouré de sous-mousquetaires faits par lui, entre commando et start-up, manipulant en petit comité les leviers de l’Etat ? La question n’est pas tranchée. Mais elle se pose.

Alexandre Benalla, le collaborateur au « sang chaud » de Macron

Les proches du M. Sécurité de Macron qui a été filmé en train de frapper un homme à terre évoquent un homme « professionnel », mais « fougueux ». Par Olivier Pérou

Modifié le 19/07/2018 à 18:14 – Publié le 19/07/2018 à 14:48 | Le Point.fr

Emmanuel Macron au centre, avec Alexandre Benalla à gauche, au Touquet en juin 2017.

© CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Régulièrement, il ponctue ses publications Facebook d’un « OKLM ». Un raccourci phonétique largement utilisé par les adolescents pour « au calme ». L’est-il, Alexandre Benalla, ce collaborateur élyséen d’Emmanuel Macron filmé le 1er mai en train de frapper un homme à terre place de la Contrescarpe à Paris, un casque de CRS sur la tête et un brassard « Police » sur le bras ? « C’est quelqu’un de très professionnel et très agréable », se souviennent ceux qui l’ont côtoyé, au PS d’abord puis chez En marche ! pendant la campagne présidentielle. C’est aussi quelqu’un « qui a le sang chaud », concède un vieil ami de Benalla.

Voilà un bon moment qu’Alexandre Benalla navigue dans les réseaux politiques. En 2011, la fraîche vingtaine, il frappe à la porte de la Rue de Solférino. Il est reçu par le responsable de l’époque du service d’ordre (SO) du Parti socialiste. « Alexandre est venu me voir avec quelques photographies de lui et un CV. Il était jeune, c’est vrai, mais très motivé. Il était réserviste de la gendarmerie et avait déjà géré la protection d’acteurs », raconte Éric Plumer au Point. La primaire socialiste bat son plein, et Benalla se voit attribuer la sécurité de Martine Aubry, avant d’intégrer le SO de François Hollande pendant la campagne présidentielle.

Viré par Montebourg

« Il adore la sécurité, c’est étrange à dire, mais c’est une passion pour lui. Il n’avait qu’un seul objectif en tête : le Service de protection des hautes personnalités [SPHP] », se souvient Plumer, qui abonde : « C’est moi qui l’ai formé, on avait une relation quasi filiale. Il était jeune et un peu fougueux, il fallait le contrôler. C’était mon job. » Une fois François Hollande élu, Alexandre Benalla se rapproche d’Arnaud Montebourg, qui le débauche comme chauffeur sur conseil du SPHP. La collaboration sera éphémère, raconte l’ancien ministre au Monde : « Je m’en suis séparé au bout d’une semaine après une faute professionnelle d’une première gravité : il avait provoqué un accident de voiture en ma présence et voulait prendre la fuite. »

Benalla quitte alors les services d’ordre du monde politique et rejoint Velours, un groupe privé spécialisé dans la protection et la sécurité. L’ancien homme de main bourlingue à l’étranger, du Maghreb au Moyen-Orient. Ses anciens amis du PS sourient en le voyant s’afficher sur les réseaux sociaux « au volant de grosses cylindrées rutilantes » et avec « des montres toujours plus grosses » au poignet. « Il nous envoyait aussi des clichés de lui aux côtés d’hommes en treillis, avec des armes de guerre. Il continuait de se former à la sécurité ailleurs qu’en France. Ça ressemblait à des camps d’entraînement militaires », raconte un ancien proche du SO du PS qui concède : « On avait l’impression de voir un agent spécial, ou un barbouze. C’était vraiment bizarre. »

Devis pour des armes

Officiellement, l’homme est inconnu au bataillon et ne figure sur aucun organigramme de l’exécutif. Pourtant, il est depuis le début de la campagne au centre de la macronie qui le débauche et le nomme responsable de la sécurité du candidat. Comme au PS, l’homme s’investit pleinement. « Voire trop », admet un membre de l’équipe de campagne. On retrouve la trace d’Alexandre Benalla dans les mails de la campagne révélés par WikiLeaks. Il fait ainsi établir un devis pour le service de sécurité du candidat Macron pour l’achat de boucliers antiémeute, d’un Flash-Ball, de deux pistolets lanceurs de balles en caoutchouc, d’une dizaine de petits pistolets propulsant du gaz lacrymogène, de sacs militaires et d’un gilet pare-balles.

Capture d’écran d’e-mails issus de la campagne d’Emmanuel Macron

© DR

« Je n’ai jamais entendu dire que les partis politiques avaient des vigiles armés. Je trouve même ça dangereux et j’aimerais être sûr 1. que c’est validé 2. qu’on est dans un cadre juridique OK », objecte Cédric O., ancien trésorier de la campagne devenu conseiller à l’Élysée. La commande a été faite auprès de Vincent Crase, un prestataire de service d’En marche ! et ami de Benalla avec qu’il a fondé en 2016 la Fédération française de la sécurité privée. Cet autre officier de réserve de la gendarmerie est devenu salarié de La République en marche et chargé de mission pour l’Élysée. Il figure lui aussi sur la vidéo du 1er mai.

En mars 2017, lors d’un meeting d’Emmanuel Macron à Caen, un journaliste de Public Sénat s’approche du candidat pour prendre quelques photos. Il est repoussé une première fois par le service d’ordre, avant qu’Alexandre Benalla ne le ceinture et le repousse sur 50 mètres. L’officier de sécurité lui arrache alors son accréditation. Public Sénat, qui a retracé l’incident ce jeudi, précise avoir à l’époque alerté l’équipe d’En marche ! dans une lettre. Selon nos informations, la missive est restée sans réponse. Deux mois plus tard, Emmanuel Macron embarque Alexandre Benalla à l’Élysée.

Benalla vit avec le chef de l’État et sa femme, il est de tous les déplacements officiels comme privés.  

Au palais, l’homme n’est pas qu’un simple collaborateur, il est « chargé de mission » adjoint au chef de cabinet. À ce titre, il dispose d’un bureau d’où il organise la sécurité des déplacements du chef de l’État. « C’est un des bras droits du chef de cabinet, il a accès à la plupart des dossiers », raconte-t-on en macronie. Suspendu pendant quinze jours après ces violences, Benalla a ensuite été « mis au placard », murmure-t-on à l’Élysée, « dans un service administratif ». Il a pourtant été mobilisé le 1er juillet dernier lors de l’entrée de Simone Veil au Panthéon, puis il a assuré la sécurité des Bleus devant le bus lundi à Paris, selon BFM TV.

Reste à savoir si, au regard de la polémique qui enfle, Emmanuel Macron se séparera définitivement d’Alexandre Benalla. Rien n’est moins sûr. Peu enclins à licencier leurs collaborateurs, le chef de l’État et son copilote de longue date Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, préfèrent isoler et écarter de la boucle décisionnelle. Ainsi fonctionnaient-ils à leur arrivée au ministère de l’Économie, raconte au Point un ancien du cabinet de Bercy : « Macron et Kohler ont aussi une exigence extrême vis-à-vis de leurs collaborateurs, mais ils n’ont jamais viré personne. À la fin du cabinet Montebourg, ils ont repris tous ceux qui voulaient rester. Les meilleurs sont partis. Dans les conseillers qui sont restés, il y a eu de bonnes surprises. D’autres moins… Mais ils ne les ont pas virés. Celui qui ne délivre pas est peu à peu isolé. Il ne voit plus passer un dossier, n’est plus invité aux réunions. Macron et Kohler attendent que la personne parte d’elle-même. Pendant la campagne, c’était pareil au QG. » Un mécanisme qui semble se reproduire avec le Monsieur Sécurité d’Emmanuel Macron. Si l’Élysée protège autant Benalla, c’est que le président fonctionne aussi à l’affect. « Alexandre fait partie de son entourage depuis le début », explique un conseiller politique de la majorité. « Il y a une relation particulière qui s’est liée entre eux. Benalla vit avec le chef de l’État et sa femme, il est de tous les déplacements officiels comme privés. »

La liste hallucinante des privilèges accordés à Alexandre Benalla

Dominique Rizet, consultant police-justice pour BFMTV, énumère les “vrais privilèges” dont disposait Alexandre Benalla, chargé de la sécurité d’Emmanuel Macron. Un document de l’administration révèle aussi qu’il était domicilié dans une dépendance de la présidence.

“Des vrais privilèges”. Dominique Rizet, consultant police-justice pour BFMTV, est formel : Alexandre Benalla, le chargé de la sécurité d’Emmanuel Macron qui vient d’être licencié par l’Elysée après le scandale d’Etat déclenché par son comportement violent – notamment le 1er mai -, a bénéficié d’un statut particulier dans l’entourage du chef de l’Etat.

Ainsi, la voiture mise à sa disposition disposait-elle de “nouveaux dispositifs utilisés par la hiérarchie de la police”, explique le consultant. Qui ajoute : “Même un directeur départemental de la police nationale n’a pas ce genre de voiture”.

La liste des privilèges accordés à Alexandre Benalla 

Une “vraie voiture de police”

Pour lui, il est inadmissible et incompréhensible qu’un chargé de mission de l’Elysée dispose de tels avantages, alors que “la police n’a plus de moyens”. Constater que M. Benalla disposait de “cette vraie voiture de police” alors qu’il n’était “pas un policier” est une anomalie qui devra être éclairée par les enquêtes ouvertes contre lui.

L’énumération de ses avantages va plus loin. M. Benalla avait aussi un brassard et un badge. Mais surtout, c’est sa promotion qui interpelle Dominique Rizet : “Il a 26 ans, il vient de la réserve opérationnel où il avait un petit grade, et il devient lieutenant colonel dans la réserve citoyenne, affecté au cabinet du directeur général de la gendarmerie”. Il conclut : “Je n’ai pas vu ce genre de profil auparavant”.

Logé quai Branly, dans une dépendance de l’Elysée

De plus, d’après un document de l’administration consulté par Le Monde, Alexandre Benalla est domicilié depuis le 9 juillet dans une dépendance de l’Elysée, au 11, quai Branly, dans le 7e arrondissement de Paris. C’est à cet endroit cossu qu’on trouve les dépendances de la présidence : 63 logements de fonction, sur 5 000 mètres carrés.

Comment Benalla a-t-il obtenu son grade de lieutenant-colonel ?

Le grade, «honorifique», lui a été accordé par le directeur général de la gendarmerie.

Réserviste à 18 ans, comment Monsieur Benalla se retrouve lieutenant-colonel à 25 ans?

Bonjour,

Vous avez été nombreux à nous interroger sur ce fait: Alexandre Benalla, âgé de 26 ans, en plus d’être chargé de mission à l’Elysée en charge des questions de sécurité, était lieutenant-colonel de réserve dans la réserve de la gendarmerie. Intégré en 2009 en tant que brigadier à la réserve opérationnelle, Alexandre Benalla avait été radié «à sa demande en 2017», selon une note interne de la gendarmerie révélée par Le Parisien le 22 juillet. Il a ensuite été réintégré au titre de spécialiste en tant que «lieutenant-colonel» de la réserve citoyenne.

Libération s’étonnait alors en constatant «la promotion la plus rapide de l’armée française». 

 Le brigadier Benalla – le grade de base chez les gendarmes –, engagé dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie en 2009 et radié à sa demande en 2017, s’est vu promu lieutenant-colonel au titre de «spécialiste expert pour apporter un éclairage particulier sur la fonction de protection». Un passage de grade qui laisse les pandores pantois.

Le général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, s’est expliqué sur cette promotion soudaine lors de son audition en commission des lois au Sénat, le 25 juillet dernier. A propos de l’âge de Benalla, sur lequel vous vous interrogez, le général rétorque: «L’âge ne fait rien à l’affaire». Et précise sur ce grade: «C’était quelqu’un qui manifestement avait assuré la sécurité de hautes personnalités. Dans ce cadre-là, il me semblait avoir une expérience intéressante». 

Dans le détail, il a aussi insisté sur le fait que ce grade était «temporaire», puisque Alexandre Benalla a été intégré à la réserve citoyenne en tant que spécialiste. 

Le grade dans la réserve spécialiste est un grade temporaire, qui n’emporte aucune prérogative, ni de puissance publique bien entendu, ni de commandement. Donc on n’est pas sur une logique d’avancement, on est sur une logique de deux statuts complètement différents.

Il faut en effet distinguer la réserve opérationnelle de la gendarmerie, et la réserve citoyenne. Benalla a été actif au titre de brigadier dans la première de 2009 à 2015, puis radié en 2017. Et lieutenant-colonel dans la seconde. «Un haut grade qui ne correspond à aucune mission opérationnelle et encore moins à des fonctions d’encadrement des troupes sur le terrain. Lorsqu’ils reçoivent leur agrément, les réservistes citoyens reçoivent une plaque portant leur grade avec mention “ad honores”. Pour l’honneur. Rien de plus, rien de moins», expliquait ainsi Libé le 20 juillet.

Le général Lizurey poursuit: 

C’est une décision que j’ai prise en mon âme et conscience. Par rapport au niveau auquel je souhaitais employer M. Benalla, et je reviens là-dessus. Il devait faire partie, être une personne-ressource dans le cadre de réflexion sur la protection des personnels et infrastructures, dans le cadre de ce travail il devait travailler avec des généraux, des officiers supérieurs de tout grade, notamment les colonels… […] Pardon d’être un peu trivial mais dans le monde militaire quand on discute avec des gens, souvent le premier réflexe c’est de regarder le code-barres. On regarde le code-barres, on regarde ce qu’il y a sur les épaulettes. […] Et donc il me paraissait important pour que cette réflexion se fasse de manière partagée, de manière intelligente, que je le positionne à un niveau où les gens l’écoutent. Mais encore une fois ce grade n’emporte aucune conséquence ou autorité quelconque sur quelque personnel de la gendarmerie que ce soit.

En résumé, il assure avoir accordé ce grade à Alexandre Benalla en raison de son expérience et de son «œil extérieur». «À aucun moment, en aucune circonstance, personne ne m’a contacté et je n’ai contacté personne à l’Elysée. C’est une décision personnelle», a aussi martelé le directeur général de la gendarmerie.

Alexandre Benalla a été conseiller bénévole de Jean-Marc Mormeck pendant quatre mois en 2016

C’est l’homme dont tout le monde parle. Chargé de la sécurité d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla a été filmé en train de frapper violemment un manifestant le 1er mai à Paris. Il a travaillé quelques mois pour Jean-Marc Mormeck.

 Le délégué interministériel pour l’égalité des chances des français d’Outre-mer ne souhaite pas s’exprimer directement. Mais le service de presse de Jean-Marc Mormeck confirme certaines informations parues dans Le Monde et l’Express, pas toutes…

Chef de cabinet ou conseiller ?

Alexandre Benalla a bien été conseiller bénévole du délégué interministériel de juillet 2016 à novembre 2016. En revanche, il n’a pas été “chef de cabinet” comme l’a écrit Le Monde selon l’entourage de Jean-Marc Mormeck. 

Cette fonction provient peut-être de la lettre de motivation écrite par Alexandre Benalla pour devenir responsable de la sécurité du candidat Emmanuel Macron. Selon le magazine Valeurs actuelles qui s’est procuré le document, Alexandre Benalla explique exercer depuis mars 2016 comme “Chef de cabinet du Délégué Interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer”. 

La boxe

Les deux hommes se sont connus pendant la campagne présidentielle de François Hollande en 2012. Selon Le Parisien, Alexandre Benalla, était “un habitué de la salle de boxe de Jean-Marc Mormeck”. Une information que dément formellement le service de presse du champion du monde. “Jean-Marc Mormeck n’a pas de salle de boxe personnelle et il ne s’est pas entraîné avec Alexandre Benalla”.

A sa demande

“C’est à la demande d’Alexandre Benalla que Jean-Marc Mormeck l’a reçu puis par la suite nommé conseiller bénévole chargé de la jeunesse et de la banlieue”, souligne encore le service de presse du délégué interministériel. L’homme est donc resté pendant quatre mois au service du délégué interministériel.

Licenciement par l’Elysée

En novembre 2016, Alexandre Benalla s’est beaucoup investi dans le service de sécurité du candidat Macron. Il a logiquement retrouvé le président avec qui il avait noué une relation de confiance. On connaît la fin : une mise en garde à vue et son licenciement par l’Elysée après la révélation d’une vidéo particulièrement embarrassante pour le plus haut sommet de l’Etat

Quel rôle a joué Alexandre Benalla auprès de Jean-Marc Mormeck à la délégation interministérielle ? [Enquête]

Avant d’être chef de cabinet adjoint à l’Elysée, Alexandre Benalla a travaillé avec Jean-Marc Mormeck à la Délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer. Quelles étaient ses fonctions ? La1ere.fr a pu consulter des documents inédits. 

© DR Alexandre Benalla et Jean-Marc Mormeck filmé le 4 juillet 2016 dans le documentaire de Canal + Caraïbes “Du ring au ministère”

David Ponchelet/Cécile Baquey

Publié le 21/07/2018 à 22:28, mis à jour le 21/07/2018 à 23:20

C’est en juillet 2016 qu’Alexandre Benalla est officiellement arrivé à la Délégation interministérielle aux Outre-mer, quelques semaines après la nomination de Jean-Marc Mormeck à la tête de cette délégation, le 24 mars 2016. A l’époque, François Hollande est chef de l’Etat et Manuel Valls Premier ministre. 

Selon la Délégation interministérielle aux Outre-mer, contactée par la1ere.fr, il avait une « lettre de mission de conseiller chargé des jeunes et de la banlieue », assurant cette fonction à titre bénévole. Mais d’après nos informations, il était en réalité chef de cabinet de Jean-Marc Mormeck.

Le documentaire

Alexandre Benalla apparaît à plusieurs reprises dans un documentaire consacré à Jean-Marc Mormeck (« Du ring au ministère », production Canal +, réalisé par Stéphane Groussard, diffusé sur Canal + Caraïbes en avril 2017). Il y est systématiquement présenté comme « chef de cabinet ». Le documentaire montre précisément le jour de l’arrivée officielle d’Alexandre Benalla au sein de la délégation, le 4 juillet 2016.

© Capture d’écran du documentaire “Du ring au ministère Réunion à la délégation interministérielle le 4 juillet 2016. De gauche à droite : Nicolas Mazières (directeur de cabinet), Alexandre Benalla (présenté comme “chef de cabinet”), Jean-Marc Mormeck.

Le nouvel arrivant y est présenté verbalement par le directeur de cabinet Nicolas Mazières comme « chef de cabinet ». Puis dans une interview, Jean Marc Mormeck explique :

Alexandre, c’est un élément que j’ai choisi. C’est moi qui le ramène. Je pense qu’il peut nous aider. On peut avancer encore plus vite. On peut optimiser. 

– Jean-Marc Mormeck dans “Du ring au ministère”, 4 juillet 2016

Dans une autre séquence du documentaire montrant, le même 4 juillet 2016, un déplacement de Jean-Marc Mormeck à Lille, le délégué interministériel est filmé dans le train, accompagné d’Alexandre Benalla. Les deux hommes se tutoient et évoquent la stratégie à suivre. Alexandre Benalla est ensuite à son tour interviewé ( interview à partir de la 38ème minute dans le documentaire à retrouver en cliquant ici): 

© Capture d’écran documentaire “Du ring au ministère”, Canal+ Caraïbes

L’administration est quelque chose de parfois lourd et compliqué. Mon rôle c’est d’aider (NDLR : Jean-Marc Mormeck) à trouver des chemins de traverse pour aller plus vite. 

– Alexandre Benalla dans “Du ring au ministère”, 4 juillet 2016

Le CV de Bennala

Sur un Curriculum vitae, que la1ere.fr a pu consulter, il est écrit qu’Alexandre Bennala a été à partir de mars 2016 « Chef de cabinet du délégué interministériel, Monsieur Jean-Marc Mormeck ». Sa prise de fonction officielle date du 4 juillet 2016. Mais dans le documentaire, Jean-Marc Mormeck indique que la collaboration remonte à plusieurs semaines. 

Des documents officiels

Le CV est-il inexact, était-il simple conseiller ou chef de cabinet ? Les documents que la1ere.fr a pu consulter semblent bien démontrer qu’il occupait la fonction de chef de cabinet. Il disposait en effet d’une carte officielle estampillée des services du Premier ministre, sur laquelle la qualité de « chef de cabinet » figure en toutes lettres.

Un passeport de service

La1ere.fr a également eu accès à une copie du passeport de service d’Alexandre Benalla, délivré le 29 août 2016, alors qu’il travaillait à la Délégation interministérielle. L’adresse qui figure sur ce passeport est le 27 rue Oudinot à Paris, l’adresse du ministère des Outre-mer qui abrite en son sein la délégation interministérielle.

D’après plusieurs anciens membres de cabinets ministériels, l’attribution de ces passeports de service n’est pas automatique.

Un chef de cabinet peu présent

D’après les informations que la1ere.fr a pu recueillir, Alexandre Benalla était en réalité très peu présent au quotidien à la délégation interministérielle. Après quatre mois de collaboration, Alexandre Benalla a finalement rejoint l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. 

Pas de réaction de Jean-Marc Mormeck

Contactée à nouveau ce samedi, la délégation interministérielle maintient sa version des faits : Alexandre Benalla n’était au plan administratif et technique qu’un simple conseiller chargé des jeunes et de la banlieue. « Il est impossible dans une petite structure d’avoir un directeur de cabinet et un chef de cabinet », précise-t-on.

Contacté à plusieurs reprises par la1ere.fr, Jean-Marc Mormeck n’a pas répondu à nos sollicitations.

Selon les informations de Closer, Alexandre Benalla a été viré par Arnaud Montebourg, en 2012, après avoir suivi le ministre alors que ce dernier circulait à vélo sur le boulevard périphérique…

Identifié par des journalistes du Monde sur une vidéo où il frappe un homme à terre, lors des manifestations du 1er mai à Paris, Alexandre Benalla, collaborateur d’Emmanuel Macron, a déjà travaillé avec plusieurs hommes politiques dans le passé parmi lesquels Arnaud Montebourg. L’ancien ministre de François Hollande a indiqué à nos confrères du Monde qu’il avait embauché le jeune homme en 2012 en tant que chauffeur : “Je m’en suis séparé au bout d’une semaine après une faute professionnelle d’une première gravité : il avait provoqué un accident de voiture en ma présence et voulait prendre la fuite”.

Seulement voilà, selon les informations de Closer, ce n’est pas exactement ce qu’il s’est passé. Alexandre Benalla a travaillé pendant trois mois au service d’Arnaud Montebourg entre le 1er mai et le 31 juillet 2012. Et voici la raison pour laquelle il a été licencié par l’ancien ministre du Redressement productif : ce dernier n’a pas supporté qu’Alexandre Benalla raconte à son chef de cabinet le jour où il a dû le suivre sur le boulevard périphérique pour assurer sa sécurité alors qu’il y circulait… à vélo !

Toujours selon nos informations, il n’existe aucune trace d’un prétendu délit de fuite d’Alexandre Benalla lorsqu’il était au service d’Arnaud Montebourg. Ce dernier n’a, en effet, pas été signalé à la Direction de la Sécurité Publique de l’Agglomération Parisienne (DSPAP).

L’ancien ministre voulait rouler en Vélib sur… le périphérique. Trop dangereux, a rétorqué son chauffeur d’alors.

Après la diffusion de la vidéo du 1er mai et l’examen méticuleux de son CV par la presse, sentant le vent du boulet, Arnaud Montebourg reconnaît qu’Alexandre Benalla lui a servi de chauffeur en 2012 mais qu’il s’en est « séparé au bout d’une semaine » : « Il avait provoqué un accident de voiture en ma présence et voulait prendre la fuite. » L’intéressé contredit la version de l’ancien ministre : « J’ai accompagné Arnaud Montebourg au spectacle de sa fille dans le XIVe. Sauf qu’il voulait rentrer à vélo, ce qui était assez dangereux pour un nouveau ministre. » Mais Benalla s’exécute et loue un Vélib’ avec son passe Navigo. C’est alors que Montebourg dit souhaiter rouler sur le périphérique… Son chauffeur lui rétorque que c’est interdit, dangereux pour sa sécurité et risqué pour son image… sans succès. Depuis ce moment, le courant n’est plus passé entre les deux hommes.

Emmanuel Macron et Alexandre Benalla se sont parlé au téléphone après le début de l’affaire

 Au plus près d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, décrit comme “malin” mais “sanguin”, a pris de plus en plus d’assurance à l’Elysée. Au point de vouloir y supplanter gendarmes et policiers.

Alexandre Benalla avec Emmanuel Macron la semaine dernière lors du défilé militaire du 14-Juillet, à une période où il n’était plus censé s’occuper de la sécurité du chef de l’Etat. (Reuters)

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C’est début 2010 qu’Alexandre Benalla apparaît dans les radars. En l’occurrence, dans ceux d’Éric Plumer, le patron du service d’ordre du PS, qu’il démarche pour un job. Pour le convaincre, Alexandre Benalla produit des photos de lui aux côtés d’acteurs de cinéma qu’il a protégés. Il a alors 19 ans, a grandi dans une cité d’Évreux, est en licence de droit à Rouen et se passionne pour les questions de police. “Un mec gentil, qui veut bosser”, se rappelle Plumer.

Lire aussi – Alexandre Benalla présent aux côtés de Macron, les images qui infirment la version de l’Elysée

Alexandre Benalla : “Le préfet, je l’emmerde!”

[…] Adepte du krav-maga, le close-combat de l’armée israélienne, Benalla est un jeune homme pressé. C’est en juillet 2016 qu’il rejoint Macron. Peu à peu, il va gagner sa confiance. Et se rendre indispensable. Un proche du Président : “Il a permis à Macron de s’extraire de situations compliquées en imaginant des solutions hallucinantes : un jour, il lui a fait escalader un mur car des manifestants bloquaient la sortie. C’est un petit malin.” L’homme de confiance est bien en cour. De plus en plus sûr de son importance. “C’est un cow-boy, un shérif”, décrit un familier du palais.

En mars dernier, à Tours, il avait vivement pris à partie un responsable policier local : “Casse-toi! Tu nous gênes!” Plus récemment, lors du retour des Bleus champions du monde à l’aéroport de Roissy, Benalla s’était montré très autoritaire à l’égard d’un chef d’escadron de la gendarmerie : “Attention, vous ne savez pas à qui vous parlez!” Et d’ajouter : “Le préfet, je l’emmerde!”

Un salaire de 7.113 euros brut mensuels

[…] Au-delà d’une sanction initiale (deux semaines de mise à pied avec suspension de salaire) jugée fort clémente au regard des images de violences, de nouvelles révélations sur l’appartement de fonction qu’il s’était vu attribuer à Paris, quai Branly, selon Le Monde, sur sa Renault Talisman de fonction ou sur son confortable salaire de 7.113 euros brut mensuels posent question : pourquoi tant de mansuétude de la part de Macron? Fidélité? Volonté de préserver un proche qui connaît nombre de ses secrets? Le chef de l’Etat, qui a dû se résoudre à trancher cette protection trop rapprochée, lui a parlé au téléphone cette semaine après les premières révélations du Monde.

Prévu samedi, le mariage de Benalla à la mairie d’Issy-les-Moulineaux puis au Chalet des Iles, dans le 16e arrondissement, a été annulé. Le chargé de mission devait aussi accompagner le couple présidentiel à Brégançon en août. Depuis sa garde à vue, son bureau à l’Élysée est fermé à double tour.

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Enquête ouverte pour corruption : quelle est cette affaire du “contrat russe” dans l’affaire Benalla ?

POUPÉES RUSSES – Partie des violences commises par Alexandre Benalla et Vincent Crase le 1er mai 2018, l’affaire Benalla se complète, au fil des dernières révélations, d’une deuxième affaire liée à un contrat signé par l’entreprise de Vincent Crase avec l’oligarque russe Iskander Makhmudov. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet national financier pour “corruption”.

Parmi les multiples dimensions de l’affaire Benalla, l’une d’entre-elles prend une importance considérable au regard de plusieurs révélations publiées ces dernières semaines. Cette “affaire dans l’affaire” est liée à la signature d’un contrat en juin dernier entre la société de sécurité de Vincent Crase et l’oligarque russe Iskander Makhmudov. Le parquet national financier a annoncé l’ouverture d’une enquête pour “corruption”. Ramifications internationales, nouveaux protagonistes, liens avec Alexandre Benalla : LCI vous explique la complexe “affaire du contrat russe”.

Tentative de perquisition dans l’affaire Benalla : Mediapart accuse le gouvernement, Belloubet et Matignon contestent

Nouvelles révélations sur Benalla : que risque-t-on à mentir devant une commission d’enquête parlementaire ?

Qui est Iskander Makhmudov

C’est Mediapart, qui a révélé ette affaire mi-décembre. Le site d’investigation présente Iskander Makhmudov comme un “proche de Vladimir Poutine, suspecté par plusieurs magistrats européens d’être lié à la mafia russe”, notamment “au groupe criminel moscovite Ismajlovskaya, réputé l’un des plus dangereux au monde”. Le site précise que l’homme est “à la tête d’un empire industriel qui comprend l’entreprise UMMC (métallurgie), le groupe Transmashholding (premier fabricant russe de matériel ferroviaire) ou la société Kuzbassrazrezugol (charbon)” et évoque les commandes massives de l’état russe auprès de certaines de ses sociétés. Né en 1963 dans l’actuel Ouzbékistan, ce milliardaire détient plusieurs propriétés en France : “un château en Sologne, une villa de grand standing à Ramatuelle (Var) et des terrains de chasse à côté de Blois”.

Enquête pour “corruption”

Mediapart affirme qu'”Iskander Makhmudov, avait rémunéré à hauteur de 300.000 euros” la société de Vincent Crase, “à une date où ce dernier était encore chargé de la sécurité du parti LaREM, tandis qu’Alexandre Benalla travaillait encore à l’Élysée”. 

Ce contrat  “portait sur la protection de proches et de biens d’Iskander Makhmudov”, poursuit Mediapart. La signature de ce contrat de sécurité était-elle légale ? C’est ce que va tenter de savoir le parquet national financier. Celui-ci a ouvert une enquête pour “corruption”.  

La cheffe du groupe de sécurité d’Edouard Philippe démissionne

Autre affaire dans l’affaire :  le rôle joué par la cheffe du groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM), Marie-Elodie Poitout, ainsi que par son compagnon Chokri Wakrim, dont le nom a été révélé mercredi par Libération. Le journal affirme notamment que Chokri Wakrim est impliqué dans le contrat russe, et que le couple Wakrim-Poitout a rencontré Alexandre Benalla “fin juillet”, “au domicile de Marie-Elodie Poitout”. 

L’intéressée n’a pas nié avoir rencontré Alexandre Benalla fin juillet, avec son compagnon, à son domicile, selon une lettre datée du 1er février du directeur de cabinet de Matignon, Benoît Ribadeau-Dumas, au  procureur de la République de Paris Rémi Heitz.

Qui était présent lors de cette rencontre ? Certaines sources affirment que Vincent Crase était également convié ce qui aurait été contraire au contrôle judiciaire qui interdisait aux deux hommes de se rencontrer. Un enregistrement sonore divulgué par Mediapart semble prouver que les 2 hommes se sont bien vus malgré cette interdiction. Dans cet enregistrement, on entend notamment Alexandre Benalla se prévaloir du soutien d’Emmanuel Macron. Les deux hommes parlent également du “contrat russe”, et semblent s’inquiéter de voir leurs noms associés à ce contrat.

Suite à la divulgation de cet enregistrement, une enquête préliminaire a été ouverte pour ‘atteinte à la vie privée’ et ‘détention illicite d’appareils ou de dispositifs permettant la réalisation d’interception de télécommunications ou de conversations'”. C’est dans le cadre de cette enquête que le parquet a tenté de perquisitionner lundi les locaux de Mediapart, qui s’y est opposé.

Jeudi, Marie-Elodie Poitout a présenté sa démission tout en niant être liée à cette conversation controversée. “Consciente de la sensibilité de sa fonction et soucieuse  d’écarter toute polémique, la cheffe du GSPM a demandé au Premier ministre  d’être affectée sur une autre mission au sein du ministère de l’Intérieur”, ce  qu’a accepté Edouard Philippe a indiqué Matignon jeudi.

Chokri Wakrim a été suspendu par le ministère des Armées “en attendant que la lumière soit faite sur ces allégations”. “Chokri Wakrim a été convoqué aujourd’hui par le ministère des Armées et suspendu à titre conservatoire de ses fonctions, avec effet immédiat, en attendant que la lumière soit faite sur ces allégations” parues à son propos dans Libération, a indiqué le ministère à l’AFP.

VIDÉO – Affaire Benalla : Mediapart dévoile un enregistrement

Des liens entre Wakrim et Benalla

Quel sont les liens entre Choki Wakrim et Alexandre Benalla ?Selon une source proche de l’enquête citée par Le Parisien, Wakrim est aussi un “membre des forces spéciales” et a été entendu le 1er février 2019 par la direction du renseignement et de la sécurité de la défense, selon Valeurs Actuelles.

Libération évoque de nombreux liens entre Wakrim et Benalla, outre leur rencontre au domicile de Poitout en juillet. “Wakrim a été sollicité quelques mois plus tôt par Alexandre Benalla pour travailler sur le fameux contrat russe. Il était notamment en charge, à Monaco, de la sécurité de la famille de Iskander Makhmudov. A l’époque, une partie de ce contrat avait été confiée à la société de sécurité privée Velours, qu’Alexandre Benalla connaît bien pour y avoir travaillé entre 2014 et 2015”, indique le quotidien.

Libération ajoute que Chokri Wakrim a “créé une autre société avec un des fondateurs de Velours, (…) à peine dix jours avant les premières révélations du Monde à l’origine de l’affaire Benalla”, et que “le patron de Velours a revendu toutes ses parts à Chokri Wakrim quelques semaines plus tard”. Enfin, le quotidien affirme que Benalla et Wakrim se sont vus “dans le château de l’homme d’affaires Vincent Miclet, en Dordogne” et “au domicile parisien de Mohamad Izzat Khatab, sulfureux homme d’affaires syrien soupçonné de nombreuses escroqueries, qui a hébergé Alexandre Benalla pendant plusieurs semaines après son son départ de l’Elysée”, vidéos à l’appui. 

La société “Velours” se dit trahie

Nouveau rebondissement vendredi 8 février.  La société “Velours”,  visée par l’enquête, a dénoncé une “trahison”  d’ex-employés et assuré ne faire l’objet d’aucune “mesure judiciaire”. Dans un communiqué transmis à l’AFP, le groupe, créé en France en 2008,  condamne “avec la plus grande fermeté les mensonges répétés de ses  collaborateurs”, qu’elle ne nomme pas, et se dit “trahie”.

“Rien ne sera laissé au hasard dans la transparence déployée (par Velours,  ndlr) pour que chacun puisse factuellement constater l’ampleur de la trahison  dont elle a été victime par des collaborateurs qui ont gravement failli, en lui  fournissant des informations qui se révèlent aujourd’hui manifestement  frauduleuses”, ajoute le groupe qui promet de collaborer “pleinement” avec la  justice.

La réaction de la Commission d’enquête parlementaire

Les membres de la Commission d’enquête sénatoriale ont réagi à plusieurs de ces révélations, qui impliqueraient qu’Alexandre Benalla et Vincent Crase aient menti pendant leurs auditions sous serment. “Ces informations étayées rendues publiques par Mediapart confortent les questions que nous avons posées à M. Benalla sur l’hypothèse de sa collaboration à un contrat avec un oligarque russe pendant qu’il était en fonction à l’Elysée”, a réagi Philippe Bas, président (LR) de la Commission des lois du Sénat. Il avait également jugé “tout à fait inacceptable” qu’un collaborateur du président ait pu être “sous la dépendance financière” d’un proche de Vladimir Poutine. “Cette affaire est très grave”, a quant à lui déclaré le co-rapporteur de la Commission, Jean-Pierre Sueur (PS) sur Public Sénat. “Et je rappelle simplement qu’il y a une loi qui prévoit des sanctions très lourdes lorsqu’on ment sous serment. Ça peut être cinq ans de prison, et une somme importante, 75.000 euros d’amende”.

BENALLA UNE AFFAIRE D’ÉTAT EN 10 POINTS

25 février 2019 Observatoire du MENSONGE A LA UNE, Observatoire du MENSONGE 7 commentaires

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L’affaire Benalla est une affaire qui touche directement l’Elysée…

Benalla une affaire d’État en 10 points

Par Observatoire du MENSONGE

Benalla s’est pris pour un policier sans en avoir la qualité et a été vu en train de frapper des manifestants, enfin surtout un couple très précisément comme s’il s’agissait d’une vengeance personnelle. Or les faits ont eu lieu le premier mai 2018 mais ont éclaté le 18 juillet 2018 seulement via le journal Le Monde. Curieuse et troublante coïncidence qui laisse à penser que quelqu’un de bien connu cherchait à atteindre l’actuel Président Macron. Serait un règlement de compte à gauche ?

Benalla après de longues tergiversations et hésitations est finalement renvoyé de l’Élysée…Alexandre Benalla a tenté de récupérer le vendredi 27 juillet un véhicule de l’Élysée saisi par la fourrière quelques jours auparavant. Benalla qui conduisait une Renault Talisman quand il était en poste auprès d’Emmanuel Macron, avait vu son véhicule confisqué pour un stationnement gênant non loin du tribunal de grande instance, dans le quartier des Batignolles à Paris 17ème. Bien que mis en examen notamment pour « violences en réunion » et licencié par l’Elysée, il s’est présenté ce vendredi à la fourrière Chevaleret, dans le sud de Paris, pour récupérer ce véhicule de la flotte présidentielle. Une démarche qui s’est faite sans mandat de l’Élysée, assure le Palais auprès du Point et du Monde. Le 20 juillet Benalla avait été placé en garde à vue pendant que son coffre disparaissait…

Découverte d’une fuite de vidéos depuis la Préfecture de Police de Paris qui va impliquer plusieurs personnes dont un commissaire de police depuis suspendu. Le média « Les Jours » rappellent que Maxence Creusat, 30 ans, était affecté à la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris, lorsqu’il a transmis à Alexandre Benalla des images issues de la vidéosurveillance des altercations place de la Contrescarpe à Paris, dans lesquelles l’ancien garde du corps de l’Élysée est impliqué. Deux autres policiers ont été mis en examen pour « violation du secret professionnel » et « détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection. » (Source : Les Jours se lèvent )

Le fameux coffre qui a disparu au domicile de Benalla se serait retrouvé au domicile du chef de la sécurité du Premier ministre, Edouard Philippe. C’est dans ce même domicile qu’un enregistrement compromettant a été effectué. Marie-Elodie Poitout, mise en cause pour ses relations avec l’ancien chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla, a démissionné, ont annoncé jeudi 7 février 2019, les services du Premier ministre. Quant au compagnon de ladite Marie-Elodie Poitout, le militaire Chokri Wakrim, il serait selon Libération celui qui aurait déplacé le fameux coffre-fort. lequel a depuis été suspendu par l’Armée…

Ensuite il faut bien évoquer l’impunité du sieur Benalla qui a menti sous serment devant les Sénateurs chargés de son audition.

Le temps des « Pieds Nickelés » quand on apprend que le Ministre des Affaires Etrangères, Le Drian, déclare avoir été informé par sa lecture du Journal Le Monde 3 semaines plus tard de l’utilisation au Tchad par benalla d’in passeport diplomatique. C’est vraiment de plus en plus grave.

On découvre que Benalla pendant qu’il était employé par Macron en profitait pour faire du business et on retrouve Chokri Wakrim  qui « a en effet été embauché en juin sur un des contrats de protection signés avec un oligarque russe réputé proche de la mafia, Iskander Makhmudov, contrat désormais au cœur d’une enquête du Parquet national financier (PNF). Depuis cet été, le militaire est apparu à de nombreuses reprises au côté d’Alexandre Benalla, notamment chez l’homme d’affaires Vincent Miclet et au domicile d’un Syrien soupçonné de nombreuses escroqueries, Mohamad Izzat Khatab. » (Source Libération)

Quels faits troublants dans cette affaire Benalla :

Benalla a utilisé deux fois son badge de l’Assemblée pendant sa suspension »>Benalla a utilisé deux fois son badge de l’Assemblée pendant sa suspension… les 16 et 17 mai 2018. Benalla a également pu voyager avec passeport diplomatique donc au vu et au su du ministère des Affaires Etrangères.

Le Sénat s’en mêle : « Les faits constatés le 1er-Mai apparaissent maintenant comme la partie émergée d’un iceberg ». Dans une lettre adressée à Gérard Larcher, président du Sénat, la commission d’enquête, par la voix de Philippe Bas, son président, a demandé au Sénat de saisir la justice pour « faux témoignage » d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase, tous deux en détention provisoire pour non-respect de leur contrôle judiciaire.

Affaire Benalla n’est pas une affaire d’Etat ! A voir car concernant Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, et le général Lionel Lavergne, chef du Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR), la commission estime avoir «bénéficié d’utiles informations» de leur part mais elle a «également mis au jour dans leurs déclarations un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions», est-il indiqué dans la lettre.

Ces trois hauts responsables «ont retenu une part significative de la vérité à la commission», notamment «sur le périmètre de la mission de sécurité exercée par Alexandre Benalla», juge la commission, qui demande au Bureau du Sénat «de saisir le ministère public», qui pourra «procéder aux investigations qu’il jugera opportunes afin de déterminer s’il y a lieu de donner des suites judiciaires à ces déclarations». « Il n’y aurait pas eu d’affaire Benalla si une sanction appropriée avait été prise le 2 mai 2018 par le licenciement de l’intéressé et par l’information du procureur de la République », a débuté Philippe Bas, le président LR de la commission d’enquête

L’un des commissaires mis en examen vient de reprendre du service en Alsace

POLICE Quatre mois après l’affaire Benalla dans laquelle il a été mis en examen, le commissaire de police Maxence Creusat, suspendu depuis, a été réintégré à la tête de la circonscription de Haguenau (Bas-Rhin)…

Maxence Creusat, mis en examen, a été entendu ce le 12 septembre par les sénateurs de la commission d’enquête. Illustration — AFP

Le commissaire de police Maxence Creusat a repris du service. Quatre mois après l’affaire Benalla dans laquelle il a été mis en examen, le quotidien régional  L’Alsace précise qu’il a été installé ce lundi à Haguenau (Bas-Rhin), une ville du nord de la région d’un peu moins de 35.000 habitants, confirmant  une information du site Les Jours publiée trois jours plus tôt.

Jusqu’ici à la Direction de l’ordre public et la circulation de la préfecture de police de Paris, Maxence Creusat est soupçonné d’avoir extrait et fourni des images de vidéosurveillance de la ville au chargé de mission de l’Elysée. Ce pourquoi il a été mis en examen pour « violation du secret professionnel » et « détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection ».

Trois policiers suspendus et mis en examen dans l’enquête

Comme lui, deux autres policiers avaient été suspendus après la révélation des images sur lesquelles on voit Alexandre Benalla violenter un manifestant par Le Monde en juillet. Entendu au Sénat le 12 septembre, Maxence Creusat, 31 ans et originaire d’Alsace, a donc été réintégré à la tête de la circonscription de sécurité publique de Haguenau, un poste vacant depuis le début de l’été.

L’affaire Benalla, un scénar plus que vraisemblable

Titiou Lecoq — 8 février 2019 à 13h38 — mis à jour le 8 février 2019 à 15h29

Un «bodyguard» aux amis douteux, des armes, des passeports diplomatiques, des perquises… tous les ingrédients sont réunis pour un synopsis qui dépasse la fiction.

Alexandre Benalla après son audition au Sénat, le 21 janvier 2019. | Alain Jocard / AFP

Temps de lecture: 8 min

Si un apprenti scénariste tentait de pitcher l’affaire Benalla à un producteur.

– Ah non, pitié, pas toi… On t’a déjà dit qu’on n’en voulait pas de ton scénar pourrave avec le chirurgien des cheveux qui devient ministre de l’Économie.

– Non mais attends mec, j’ai eu une autre idée de scénar, un truc totalement nouveau. Je peux te le pitcher?

– C’est encore sur un homme politique?

– Non, pas vraiment. C’est pour montrer que l’ascenseur social en France et bah il marche toujours. C’est un film plein d’espoir pour la jeunesse.

– Je dors déjà.

– Non attends, en plus c’est un film international. Faut envisager une coproduction.

– Allez, vas-y. Fais-moi rêver.

– C’est l’histoire d’un jeune mec. Il s’appelle Alexandre.

– Comme dans le film de l’autre connard de Bergman?

– Nan, rien à voir avec les Suédois constipés. Là, c’est l’inverse. C’est un jeune qui aime la vie, il la croque à pleines dents. Bon, alors, il est adolescent et il a une passion, c’est la sécurité.

– Personne n’a une passion pour la sécurité.

– C’est parce que t’as jamais vu le film Bodyguard. Lui, il l’a vu et ça a été la révélation. Il a trouvé sa vocation. Même qu’à 14 ans, il demande à faire son stage de troisième au service de protection des hautes personnalités. L’année suivante, il bosse à la sécurité du festival de Cabourg. T’imagines? Il a 15 ans et il est garde du corps de Marion Cotillard. En 2010, il se dit que ok, c’est sympa les stars de ciné mais maintenant qu’il a 19 ans et qu’il est un homme, il veut élargir son horizon et faire la sécu des politiques. Alors il va au Parti socialiste (PS) et le directeur de la sécu du PS le prend sous son aile. Il bosse là-bas comme bénévole, en même temps qu’il fait des études de droit. Il se fait embaucher pour faire la sécu de Martine Aubry en 2011, puis de François Hollande en 2012, et après il devient même chauffeur de Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.

– N’importe quoi ton truc.

– T’es super négatif comme mec. Sauf que là, première embrouille. Le ministre le vire en disant qu’Alexandre il a provoqué un accident de la route et qu’il a voulu prendre la fuite. Ou alors c’est Alexandre qui s’en va parce que le ministre veut faire du vélo. Je sais pas encore. Ensuite, il fait la sécurité du candidat Emmanuel Macron, parce qu’ils sont un peu pareils, ce sont des jeunes qui travaillent dans des milieux de vieux et qui veulent être chefs. Ils se lient d’amitié, et Alexandre il va suivre Emmanuel pendant toute la campagne. Main dans la main, ils vont gagner l’élection. T’imagines le truc? Ils entrent ensemble à l’Élysée, c’est genre la consécration pour les deux. Alexandre devient chargé de mission du cabinet du président. Un gamin qui était juste tombé un jour à la télé sur un film avec Kevin Costner. C’est incroyable. C’est une success-story à la française. C’est le Citizen Kane de la sécurité. Alexandre, il est hyper heureux. Il a même un permis de port d’arme. Et il devient franc-maçon parce que bon, c’est la politique française hein.

– Le garde du corps il devient franc-maçon?

– Le problème c’est qu’Alexandre, il voit grand, un peu trop grand. C’est le climax de l’acte 2. Il bosse à l’Élysée, il gagne 6.000 euros nets par mois. Mais il est gourmand Alexandre. Ça ne lui suffit pas. Avec son copain Vincent, qui est aussi dans la sécu et qui bosse comme salarié de La République en marche (LREM), ils sont en négociation pour passer un contrat de sécurité avec un homme d’affaire russe. C’est signé en juin. A priori, pourquoi pas. Ils doivent s’occuper de la sécurité du bonhomme en France. Son contrat, de trois mois renouvelables, tutoies les 294.000 euros. Le problème c’est que l’homme d’affaire, il est pas hyper recommandable. On comprend qu’il a besoin d’une bonne sécu: il est soupçonné d’être lié à la mafia russe, une organisation criminelle appelée Izmaïlovskaïa. Et puis c’est un peu tendu de s’occuper de la sécu du président de la République française et en même temps d’un Russe potentiellement proche de la mafia et du Kremlin. En plus, Alexandre et Vincent font un montage complexe pour passer ce contrat. Et ils embauchent dans leur affaire Chokri Wakrim, un ancien militaire qui bosse aussi dans la sécurité, et qui est en couple avec la cheffe de la sécu de Matignon.

– Tu fumes quoi? Sérieusement?

– Mais bref. La vie lui sourit avec tellement de dents qu’Alexandre, il imagine pas que ça pourrait mal tourner tout ça. Quand je te dis que tout va bien pour lui, c’est vraiment tout. Il vient d’avoir un bébé avec Myriam, sa meuf, qui bosse à LREM. Ils vont se marier dans quelques semaines. L’Élysée leur a accordé un nouvel appart à proximité du palais présidentiel. Ils vont pouvoir quitter Issy-les-Moulineaux. Il atteint un niveau de confort de dingue, il a même un badge d’entrée à l’Assemblée nationale parce qu’il aime bien la salle de sport.

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Magouilles de l’Élysée à Issy-les-Moules

Mais il se prend pour le roi du monde, il déconne de plus en plus. Un peu comme un perso joué par Leonardo DiCaprio. À une manif de 1er mai, il porte un brassard de la police (il a pas le droit), il frappe un couple (il a pas le droit), et participe à des interpellations (il a pas le droit). Pas de bol, c’est filmé et en juillet, la vidéo sort. Et là, c’est le début de la merde. Déjà, le jour où il devait se marier, il peut pas parce qu’il est auditionné par les flics. Il admet qu’il a des armes, trois fois rien, un fusil à pompe et trois flingues. Ils sont dans un coffre-fort chez lui mais pas de bol, il n’a pas la clé de son appart. Pourquoi? Bah j’en sais rien. C’est Myriam qui l’a mais elle est partie se reposer ailleurs, il ne sait pas où. Quand la police finit par pénétrer chez lui, suspens, surprise, paf, pouf, y a plus de coffre-fort. Il s’est volatilisé. Alexandre, il dit qu’il n’a aucune idée d’où est le coffre-fort qui contenait les armes et quelques autres petits papiers personnels sur ses affaires. Le coffre, sa compagne, son bébé, ses papiers, tout ça, pfft, il sait pas, mais quelques jours plus tard, il rapporte quand même les armes à la police.

Évidemment, il est viré de l’Élysée mais vu les soupçons de magouilles qu’il a aux fesses, il se dit que c’est pas grand-chose tant qu’on découvre pas le reste. Comme y a des journalistes en bas de son immeuble d’Issy-les-moules, et que finalement l’Élysée peut pas trop lui filer l’appart prévu, avec Myriam et le bébé ils sont hébergés quelques jours par un riche homme d’affaire syrien, Izzat Khatab qui serait vaguement un arnaqueur mais Alexandre, à ce moment-là, il est plus trop regardant sur ses fréquentations. Faut le comprendre aussi. Ensuite, ils vont passer les vacances d’été dans le château d’un homme d’affaire français qui a fait fortune en Afrique, Vincent Miclet. Ils s’amusent à faire du tir à la carabine et ils se disent des trucs, mais je sais pas encore quoi. Y a aussi son pote de la sécurité qui sort avec la cheffe de la sécu de Matignon. Bref, c’est une scène à développer.

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Des rôles secondaires qui ne font pas le figurants

Et puis, il y a ses passeports. Ah oui, parce qu’Alexandre, il a la manie de collectionner les passeports. Il en a quatre, dont des diplomatiques. Il promet qu’il les a rendus à l’Élysée mais qu’on les lui a redonnés après et il s’en sert pour faire une vingtaine de voyages à ce moment-là. J’aimerais bien une scène où il irait au Tchad rencontrer le président tchadien, mais je sais pas trop encore pour faire quoi.

– Tu sais que ça n’a aucun sens ton truc là?

– Moi je trouve ça crédible. La France, elle a encore plein de rapports avec l’Afrique.

– Ça s’appelle la Françafrique, je sais, merci. Mais qu’est-ce qu’un ancien chef de la sécurité qui a été viré irait foutre au Tchad pour parler avec le président? Ils parleraient de quoi? De Whitney Houston?

– Mouais… Ok, cette partie est un peu floue. Mais on continue. Donc Alexandre, il ne se laisse pas abattre par ces quelques emmerdes. Il emménage avec Myriam à Londres et il voit plein de gens, par exemple Alexandre Djouhri qui, vu qu’il est soupçonné d’avoir participé à un financement libyen de la campagne de Sarkozy en 2007, est forcément un type qui va lui donner de bons conseils. Et puis Alex fait des voyages comme consultant. Israël, le Tchad, le Cameroun, le Congo-Brazzaville (ça ferait de belles images tout ça). Parce qu’il s’est trouvé un nouveau copain. Philippe Hababou Solomon, un vieux qui lui présente les chefs d’État et lui apprend à négocier la vente d’uniformes militaires. Ah oui, je t’ai pas dit, Hababou Solomon, il travaille à ce moment-là pour une entreprise soudanaise de textile, mais aussi pour le Qatar: il vient en Afrique vendre des tissus et parler des potentiels investissements qataris.

– Ok… Écoute, là, je ne sais plus quoi te dire…

– Nan, attends! Je t’en supplie, j’ai pas fini ! Le meilleur arrive. Accroche-toi bien. Jusque-là, c’était une histoire plutôt classique. À la limite, Alexandre avait déconné, il avait été un peu trop gourmand avec la vie mais bon, ça peut arriver à tout le monde. Ensuite, le film prend un virage Watergate. Du coup, il faut des journalistes. Mediapart sort un enregistrement audio qui date de juillet où on entend Vincent et Alexandre discuter des dossiers qu’ils doivent faire disparaître, notamment ceux sur l’homme d’affaires russe. Peut-être les dossiers du coffre-fort, je sais pas encore trop. Déjà, c’est pas bien de vouloir détruire des preuves. En plus, au moment de cette discussion, ils n’ont pas le droit de se parler rapport à leur contrôle judiciaire à cause des gens qu’ils ont tapés à la manif du 1er mai.

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Une histoire sans queue ni tête

Mais l’autre question –et c’est là qu’il faut jouer un max de suspens avec de la musique–, c’est: qui les a enregistrés? Et pourquoi? Matignon affirme que ce ne sont pas les services français. Est-ce que c’est une personne toute seule avec son téléphone? La cheffe de la sécurité de Matignon? Ou alors on part sur un film d’espionnage et on imagine que c’est un service étranger, genre les Russes? Pour le savoir, le parquet décide de perquisitionner Médiapart. Ils espèrent trouver la source des enregistrements sous prétexte d’atteinte à la vie privée. Ou alors ils perquisitionnent pour faire peur aux sources qui alimentent les journalistes, je sais pas, j’hésite encore.

– T’es un ouf. Jamais le parquet ne perquisitionne un journal.

– Qu’est-ce que tu veux que je te dise? Tu manques d’imagination, c’est tout. Mais bon, les journalistes, ils ne veulent pas donner leur source. Alors ça ne sert à rien. Ça fout juste un gros bordel où tout le monde se dit que tout le monde cache des trucs.

– Et ensuite ?

– Ah bah ça, j’en sais rien. J’en suis là de l’écriture.

  • Tu te rends compte que ton histoire, elle n’a ni queue ni tête? Faut vraiment que tu penses à un changement d’orientation professionnelle.

Si un apprenti scénariste tentait de pitcher l’affaire Benalla à un producteur.

– Ah non, pitié, pas toi… On t’a déjà dit qu’on n’en voulait pas de ton scénar pourrave avec le chirurgien des cheveux qui devient ministre de l’Économie.

– Non mais attends mec, j’ai eu une autre idée de scénar, un truc totalement nouveau. Je peux te le pitcher?

– C’est encore sur un homme politique?

– Non, pas vraiment. C’est pour montrer que l’ascenseur social en France et bah il marche toujours. C’est un film plein d’espoir pour la jeunesse.

– Je dors déjà.

– Non attends, en plus c’est un film international. Faut envisager une coproduction.

– Allez, vas-y. Fais-moi rêver.

– C’est l’histoire d’un jeune mec. Il s’appelle Alexandre.

– Comme dans le film de l’autre connard de Bergman?

– Nan, rien à voir avec les Suédois constipés. Là, c’est l’inverse. C’est un jeune qui aime la vie, il la croque à pleines dents. Bon, alors, il est adolescent et il a une passion, c’est la sécurité.

– Personne n’a une passion pour la sécurité.

– C’est parce que t’as jamais vu le film Bodyguard. Lui, il l’a vu et ça a été la révélation. Il a trouvé sa vocation. Même qu’à 14 ans, il demande à faire son stage de troisième au service de protection des hautes personnalités. L’année suivante, il bosse à la sécurité du festival de Cabourg. T’imagines? Il a 15 ans et il est garde du corps de Marion Cotillard. En 2010, il se dit que ok, c’est sympa les stars de ciné mais maintenant qu’il a 19 ans et qu’il est un homme, il veut élargir son horizon et faire la sécu des politiques. Alors il va au Parti socialiste (PS) et le directeur de la sécu du PS le prend sous son aile. Il bosse là-bas comme bénévole, en même temps qu’il fait des études de droit. Il se fait embaucher pour faire la sécu de Martine Aubry en 2011, puis de François Hollande en 2012, et après il devient même chauffeur de Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.

– N’importe quoi ton truc.

– T’es super négatif comme mec. Sauf que là, première embrouille. Le ministre le vire en disant qu’Alexandre il a provoqué un accident de la route et qu’il a voulu prendre la fuite. Ou alors c’est Alexandre qui s’en va parce que le ministre veut faire du vélo. Je sais pas encore. Ensuite, il fait la sécurité du candidat Emmanuel Macron, parce qu’ils sont un peu pareils, ce sont des jeunes qui travaillent dans des milieux de vieux et qui veulent être chefs. Ils se lient d’amitié, et Alexandre il va suivre Emmanuel pendant toute la campagne. Main dans la main, ils vont gagner l’élection. T’imagines le truc? Ils entrent ensemble à l’Élysée, c’est genre la consécration pour les deux. Alexandre devient chargé de mission du cabinet du président. Un gamin qui était juste tombé un jour à la télé sur un film avec Kevin Costner. C’est incroyable. C’est une success-story à la française. C’est le Citizen Kane de la sécurité. Alexandre, il est hyper heureux. Il a même un permis de port d’arme. Et il devient franc-maçon parce que bon, c’est la politique française hein.

– Le garde du corps il devient franc-maçon?

– Le problème c’est qu’Alexandre, il voit grand, un peu trop grand. C’est le climax de l’acte 2. Il bosse à l’Élysée, il gagne 6.000 euros nets par mois. Mais il est gourmand Alexandre. Ça ne lui suffit pas. Avec son copain Vincent, qui est aussi dans la sécu et qui bosse comme salarié de La République en marche (LREM), ils sont en négociation pour passer un contrat de sécurité avec un homme d’affaire russe. C’est signé en juin. A priori, pourquoi pas. Ils doivent s’occuper de la sécurité du bonhomme en France. Son contrat, de trois mois renouvelables, tutoies les 294.000 euros. Le problème c’est que l’homme d’affaire, il est pas hyper recommandable. On comprend qu’il a besoin d’une bonne sécu: il est soupçonné d’être lié à la mafia russe, une organisation criminelle appelée Izmaïlovskaïa. Et puis c’est un peu tendu de s’occuper de la sécu du président de la République française et en même temps d’un Russe potentiellement proche de la mafia et du Kremlin. En plus, Alexandre et Vincent font un montage complexe pour passer ce contrat. Et ils embauchent dans leur affaire Chokri Wakrim, un ancien militaire qui bosse aussi dans la sécurité, et qui est en couple avec la cheffe de la sécu de Matignon.

– Tu fumes quoi? Sérieusement?

– Mais bref. La vie lui sourit avec tellement de dents qu’Alexandre, il imagine pas que ça pourrait mal tourner tout ça. Quand je te dis que tout va bien pour lui, c’est vraiment tout. Il vient d’avoir un bébé avec Myriam, sa meuf, qui bosse à LREM. Ils vont se marier dans quelques semaines. L’Élysée leur a accordé un nouvel appart à proximité du palais présidentiel. Ils vont pouvoir quitter Issy-les-Moulineaux. Il atteint un niveau de confort de dingue, il a même un badge d’entrée à l’Assemblée nationale parce qu’il aime bien la salle de sport.

Mais il se prend pour le roi du monde, il déconne de plus en plus. Un peu comme un perso joué par Leonardo DiCaprio. À une manif de 1er mai, il porte un brassard de la police (il a pas le droit), il frappe un couple (il a pas le droit), et participe à des interpellations (il a pas le droit). Pas de bol, c’est filmé et en juillet, la vidéo sort. Et là, c’est le début de la merde. Déjà, le jour où il devait se marier, il peut pas parce qu’il est auditionné par les flics. Il admet qu’il a des armes, trois fois rien, un fusil à pompe et trois flingues. Ils sont dans un coffre-fort chez lui mais pas de bol, il n’a pas la clé de son appart. Pourquoi? Bah j’en sais rien. C’est Myriam qui l’a mais elle est partie se reposer ailleurs, il ne sait pas où. Quand la police finit par pénétrer chez lui, suspens, surprise, paf, pouf, y a plus de coffre-fort. Il s’est volatilisé. Alexandre, il dit qu’il n’a aucune idée d’où est le coffre-fort qui contenait les armes et quelques autres petits papiers personnels sur ses affaires. Le coffre, sa compagne, son bébé, ses papiers, tout ça, pfft, il sait pas, mais quelques jours plus tard, il rapporte quand même les armes à la police.

Évidemment, il est viré de l’Élysée mais vu les soupçons de magouilles qu’il a aux fesses, il se dit que c’est pas grand-chose tant qu’on découvre pas le reste. Comme y a des journalistes en bas de son immeuble d’Issy-les-moules, et que finalement l’Élysée peut pas trop lui filer l’appart prévu, avec Myriam et le bébé ils sont hébergés quelques jours par un riche homme d’affaire syrien, Izzat Khatab qui serait vaguement un arnaqueur mais Alexandre, à ce moment-là, il est plus trop regardant sur ses fréquentations. Faut le comprendre aussi. Ensuite, ils vont passer les vacances d’été dans le château d’un homme d’affaire français qui a fait fortune en Afrique, Vincent Miclet. Ils s’amusent à faire du tir à la carabine et ils se disent des trucs, mais je sais pas encore quoi. Y a aussi son pote de la sécurité qui sort avec la cheffe de la sécu de Matignon. Bref, c’est une scène à développer.

Et puis, il y a ses passeports. Ah oui, parce qu’Alexandre, il a la manie de collectionner les passeports. Il en a quatre, dont des diplomatiques. Il promet qu’il les a rendus à l’Élysée mais qu’on les lui a redonnés après et il s’en sert pour faire une vingtaine de voyages à ce moment-là. J’aimerais bien une scène où il irait au Tchad rencontrer le président tchadien, mais je sais pas trop encore pour faire quoi.

– Tu sais que ça n’a aucun sens ton truc là?

– Moi je trouve ça crédible. La France, elle a encore plein de rapports avec l’Afrique.

– Ça s’appelle la Françafrique, je sais, merci. Mais qu’est-ce qu’un ancien chef de la sécurité qui a été viré irait foutre au Tchad pour parler avec le président? Ils parleraient de quoi? De Whitney Houston?

– Mouais… Ok, cette partie est un peu floue. Mais on continue. Donc Alexandre, il ne se laisse pas abattre par ces quelques emmerdes. Il emménage avec Myriam à Londres et il voit plein de gens, par exemple Alexandre Djouhri qui, vu qu’il est soupçonné d’avoir participé à un financement libyen de la campagne de Sarkozy en 2007, est forcément un type qui va lui donner de bons conseils. Et puis Alex fait des voyages comme consultant. Israël, le Tchad, le Cameroun, le Congo-Brazzaville (ça ferait de belles images tout ça). Parce qu’il s’est trouvé un nouveau copain. Philippe Hababou Solomon, un vieux qui lui présente les chefs d’État et lui apprend à négocier la vente d’uniformes militaires. Ah oui, je t’ai pas dit, Hababou Solomon, il travaille à ce moment-là pour une entreprise soudanaise de textile, mais aussi pour le Qatar: il vient en Afrique vendre des tissus et parler des potentiels investissements qataris.

– Ok… Écoute, là, je ne sais plus quoi te dire…

– Nan, attends! Je t’en supplie, j’ai pas fini ! Le meilleur arrive. Accroche-toi bien. Jusque-là, c’était une histoire plutôt classique. À la limite, Alexandre avait déconné, il avait été un peu trop gourmand avec la vie mais bon, ça peut arriver à tout le monde. Ensuite, le film prend un virage Watergate. Du coup, il faut des journalistes. Mediapart sort un enregistrement audio qui date de juillet où on entend Vincent et Alexandre discuter des dossiers qu’ils doivent faire disparaître, notamment ceux sur l’homme d’affaires russe. Peut-être les dossiers du coffre-fort, je sais pas encore trop. Déjà, c’est pas bien de vouloir détruire des preuves. En plus, au moment de cette discussion, ils n’ont pas le droit de se parler rapport à leur contrôle judiciaire à cause des gens qu’ils ont tapés à la manif du 1er mai.

Mais l’autre question –et c’est là qu’il faut jouer un max de suspens avec de la musique–, c’est: qui les a enregistrés? Et pourquoi? Matignon affirme que ce ne sont pas les services français. Est-ce que c’est une personne toute seule avec son téléphone? La cheffe de la sécurité de Matignon? Ou alors on part sur un film d’espionnage et on imagine que c’est un service étranger, genre les Russes? Pour le savoir, le parquet décide de perquisitionner Médiapart. Ils espèrent trouver la source des enregistrements sous prétexte d’atteinte à la vie privée. Ou alors ils perquisitionnent pour faire peur aux sources qui alimentent les journalistes, je sais pas, j’hésite encore.  

– T’es un ouf. Jamais le parquet ne perquisitionne un journal.

– Qu’est-ce que tu veux que je te dise? Tu manques d’imagination, c’est tout. Mais bon, les journalistes, ils ne veulent pas donner leur source. Alors ça ne sert à rien. Ça fout juste un gros bordel où tout le monde se dit que tout le monde cache des trucs.

– Et ensuite ?

– Ah bah ça, j’en sais rien. J’en suis là de l’écriture.

– Tu te rends compte que ton histoire, elle n’a ni queue ni tête? Faut vraiment que tu penses à un changement d’orientation professionnelle.

Loi anti-manif  

Une tribune extrêmement claire sur un sujet extrêmement grave: la loi anti-manif. Elle explique très bien ce qu’il y a dans cette législation et en quoi elle est contraire à notre droit. On passe une nouvelle fois par le tout administratif en évacuant le recours à un juge. Par conséquent, elle fait la part belle à l’arbitraire, contre la justice. C’est honteux. 

À lire aussi sur Slate

Gros et remarquable travail d’analyse autour des violences policières, où l’on voit comment le ministère semble répondre aux ordre des forces de l’ordre, l’opacité sur ce sujet, comment les médias peuvent travailler dessus. Évidemment, comme le rappelle l’article, ces exactions ne sont pas apparues brusquement avec les «gilets jaunes». Les habitantes et les habitants des quartiers et les militantes et protestataires les subissent depuis longtemps. Mais la tolérance collective a diminué depuis que tout le monde se sent potentiellement concerné. 

Un très beau texte sur les fausses couches. (Une semaine particulièrement riche sur Slate.) L’utilité d’un  #MeToo pour les femmes victimes de traitements dignes du Moyen Âge en cas de perte d’un embryon. La nécessité de libérer la parole des femmes pour alléger leur douleur –et, à mon avis, l’importance d’enquêter sur la prise en charge en milieu hospitalier, qui a l’air infecte. C’est encore un tabou qui doit sauter. 

Les bonnes feuilles d’un livre qui est sur ma pile à lire: La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace, écrit par un professeur de sciences politiques de Montréal. Cet extrait, qui énumère les discours sur la crise de la masculinité dans l’espace et dans le temps, m’a rappelé qu’il fallait vraiment que je le lise. 

 Sur mes internets personnels

Un article qui me tient particulièrement à cœur. Que deviennent ces enfants dont le père a tué leur mère? Des enfants qui sont souvent présents au moment de l’homicide. Comment, une fois adultes, peuvent-ils réagir quand un courrier administratif les informe qu’ils doivent venir financièrement en aide à leur père? C’est une histoire bouleversante qui pousse à identifier certains dysfonctionnements de notre administration.  

On sait qu’au Japon, il existe des Hikikomoris, des jeunes qui restent cloîtrés chez eux. Le phénomène concerne aussi la France: ils ont entre 15 et 25 ans, sont majoritairement des garçons, et vivent enfermés chez eux.

Dans la catégorie green wahsing, je voudrais citer Coca. Milka. Danone. Des multinationales se sont réunies pour créer une plate-forme de commerce en ligne avec système de consigne. En gros, on commande via internet ses produits habituels, on les reçoit dans des emballages réutilisables et le livreur revient les récupérer plus tard. Évidemment, la consigne c’est très bien. C’est mieux. Mais prenons Coca: l’entreprise bousille des terres et d’immenses réserves d’eau, exproprie des autochtones… bref, la fabrication même de leur produit est une catastrophe humaine et écologique. Ce n’est pas l’usage d’une bouteille en verre qui va suffire à compenser. C’est vraiment passer à côté de l’essentiel.

Le Sénat est-il en guerre contre Emmanuel Macron?

Ses membres assurent que non, en se disant quand même agressés par l’Élysée. La réforme des institutions fait office de toile de fond.

Y avait-il derrière l’affaire Benalla, une «affaire d’Etat»?

Pouvaient-ils espérer un dossier plus tordu et plus pourri? «Ils», ce sont les sénateurs. Le «dossier», c’est celui de l’affaire Benalla. Du nom de ce jeune homme ambitieux, embauché pendant la campagne présidentielle par le candidat Emmanuel Macron comme garde du corps. Benalla est devenu le cauchemar de la République macronienne depuis qu’il a été filmé, le 1er mai 2018, en train de malmener, de rudoyer ou de frapper, c’est selon, des manifestants au mépris de toutes les règles qui lui interdisaient, justement, d’avoir un tel comportement.

L’affaire aurait pu en rester là si Macron ou les personnes de confiance qui entourent le chef de l’État avaient pris les bonnes mesures. Immédiatement. C’est-à-dire en réalisant un licenciement sur le champ dès la connaissance des faits, soit le jour même. Au lieu de quoi, il a fallu attendre que le journal Le Monde déterre l’affaire, deux mois et demi plus tard, en identifiant le collaborateur casqué de l’Élysée, ce qui a ouvert la voie, au fil des mois, à une cascade de découvertes plus invraisemblables les unes que les autres sur le comportement de l’homme en question.

Dès le départ, ce débordement individuel non contrôlé par la hiérarchie élyséenne a pris une tournure politique évidente. L’affaire a éclaté alors que les députés entamaient l’examen de la réforme des institutions promise par Macron qui comprend, notamment, une réduction de 30% du nombre des parlementaires dans les deux chambres et l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives. Deux mesures qui mettent vent debout les représentants des oppositions, parti Les Républicains en tête… bien que François Fillon eut préconisé cette même réduction par référendum dans son projet présidentiel.

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Une affaire d’État derrière l’affaire Benalla?

En enchaînant par dizaines les «rappels au règlement», les uns après les autres dans l’hémicycle, les oppositions atteignirent, finalement, le but recherché: obtenir le report de la discussion de la réforme. Depuis juillet 2018, celle-ci n’a toujours pas repris au Parlement. Pendant ce temps là, Benalla et son compère dans l’expédition du 1er mai, Vincent Crase, étaient placés en garde à vue, la machine judiciaire se mettait en route et deux commissions d’enquête voyaient le jour, l’une à l’Assemblée nationale, l’autre au Sénat, via la commission des Lois de chacune des chambres car le Parlement étant en session extraordinaire, aucune commission d’enquête ne pouvait être créée ex-nihilo, selon le règlement des deux assemblées.

Y avait-il derrière l’affaire Benalla, une affaire d’État? Une partie des oppositions et certains journalistes estimaient que oui, face à une majorité présidentielle qui n’y voyait que les errements d’un individu grisé par la proximité du pouvoir… et les affaires faciles qu’il peut générer pour les gens sans scrupules et à la morale vacillante. Quelle que soit la thèse réelle (qui n’apparaîtra peut-être jamais), cette affaire abracadabrante mettait au moins en évidence une fâcheuse erreur de casting et une tromperie coupable dans la confiance. Compte tenu de l’accumulation de bévues, de non-dits, d’à-peu-près, de demi-mensonges et de vérités approximatives, le dossier était tordu et pourri à souhait.

«Avec un dossier comme ça, ils auraient eu tort de se priver»

Éteinte prématurément par la volonté de la présidente LREM de la commission des lois de l’Assemblée, la commission d’enquête du palais Bourbon n’a pas survécu à l’été. Elle a clos ses travaux fissa sans même rendre de rapport conclusif. Le palais du Luxembourg où siège l’autre chambre n’en attendait pas tant: sa commission d’enquête conduite par deux compères qui s’entendaient comme larrons en foire pouvait s’en donner à coeur joie puisqu’elle occupait toute la place. Avec Philippe Bas, président (LR), et Jean-Pierre Sueur (PS), co-rapporteur avec Muriel Jourda (LR), on allait voir ce qu’on allait voir.

«Avec un dossier comme ça, ils auraient eu tort de se priver», confie un membre de la Haute Assemblée, en glissant que «les sénateurs et sénatrices ont le sentiment d’être maltraités». Sous-entendu par le pouvoir exécutif. «L’impression dominante, assure un autre sénateur, est l’inquiétude dans tous les groupes face aux prétentions réformatrices incontrôlés de Macron.» «Il veut nous amener à Versailles, eh bien nous n’irons pas», maugrée un troisième. Chacun à sa manière exprime une même idée, celle de la revanche d’élus et élues considérant que le président de la République les tient pour quantité négligeable et qui veulent donc lui signifier qu’eux aussi ont des prérogatives.

Pour tous, c’est ce qui s’est passé avec les conclusions du rapport de la commission Benalla pointant de «graves dysfonctionnement» au plus haut sommet de l’État, c’est-à-dire à l’Élysée. Et c’est là que ladite commission, sous couvert de défense de la sécurité du président, donne une dimension différente à ses travaux. À ses objectifs, diront d’autres. Est-elle entrée en guerre avec la présidence de la République en lui faisant des préconisation sur son organisation et son fonctionnement? A-t-elle outrepassé ses pouvoirs?

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Méconnaissance de la séparation des pouvoirs

C’est ce que pense le Premier ministre. «La séparation des pouvoirs fait qu’il n’appartient pas au Sénat de se prononcer sur l’organisation interne de la présidence», a répliqué Édouard Philippe après la remise des conclusions-préconisations de la commission d’enquête sénatoriale. Le locataire de Matignon a souligné la tonalité «très politique» du rapport, en reprochant aux membres de la Haute Assemblée de «méconnaître le principe de séparation des pouvoirs».

De fait, la commission d’enquête parlementaire occupe une place particulière dans les missions de contrôle du gouvernement et d’évaluation des lois effectuées par les deux chambres ainsi qu’il est établi dans les articles 24 et 51-2 de la Constitution. Le premier de ces deux articles dispose bien que le Parlement «contrôle l’action du gouvernement». En aucun cas, il n’interfère, aux termes mêmes de la loi fondamentale, dans l’action, l’organisation ou le fonctionnement de la présidence de la République.

Constatant que le Sénat et singulièrement cette commission d’enquête s’appuient sur une majorité unissant Les Républicains et le Parti socialiste, Jean-Marie Colombani, président de Slate, rappelait le 22 février sur France 24, qu’à une autre époque «les chiraquiens étaient alliés aux socialistes pour faire la peau de Giscard». Il ouvrait ainsi une interrogation sur la volonté de Bas et Sueur de guerroyer contre Macron alors même que sous la Ve République, comme l’a voulu le général de Gaulle dans la lignée des IIIe et IVe Républiques, le chef de l’État est «irresponsable», comme l’indiquent les articles 67 et 68 de la Constitution.

L’irresponsabilité du président

En bons constitutionnalistes qu’ils sont, Bas et Sueur pourraient faire remarquer que cette irresponsabilité politique du chef de l’État est un peu en contradiction avec la pratique du pouvoir qu’a justement eu de Gaulle. Désavoué lors du référendum de 1969 sur la régionalisation et la fusion du Sénat avec le Conseil économique et social –c’est-à-dire, ironie de l’Histoire, la suppression pure et simple du Sénat–, le père de la Ve République avait quitté immédiatement le pouvoir, mettant ainsi en évidence… sa responsabilité politique!

Ses successeurs ont évité ce chausse-trappe. Mis en minorité aux législatives de 1986 et de 1993, François Mitterrand, président de la République, n’avait pas pour autant donné sa démission. Idem pour Jacques Chirac, chef de l’État, après la dissolution ratée de 1997 qui avait donné une majorité à la gauche plurielle. Plus emblématique encore, après la victoire du «non» lors du référendum de 2005 sur la ratification de la Constitution européenne, Chirac n’avait pas quitté l’Élysée.

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La suite dira si la guerre est ouverte

Sauf à modifier la Constitution actuelle et à changer de régime, en plaçant le président de la République sous la coupe du Parlement, il faut bien remarquer que tous les présidents, après 1969, se sont inscrits dans cette irresponsabilité politique qui met le chef de l’État à l’abri des éventuels assauts du Parlement et de ses commissions d’enquête. Et le communiqué laconique produit par le président Bas, lui-même ancien secrétaire général de la présidence de la République sous Chirac, le rapporteur socialiste et la rapporteure de Les Républicains, en réponse au chef du gouvernement qui s’était étonné de l’absence, selon lui, du respect de la séparation des pouvoirs, n’est pas de nature à clore le débat.

En écrivant qu’ils ont «scrupuleusement respecté» le «principe de séparation des pouvoirs», un principe auquel ils sont «profondément» attachés, les trois signataires n’avancent, en réalité, aucun argument et ne démontrent rien du tout quant à leur bonne foi. Cela laisse entière la question de l’offensive politique lancée contre Macron concernant le dossier collatéral de la réforme des institutions. La suite du feuilleton apportera peut-être la réponse.

Hhhhhhhhhhhhhh

Un rapport accablant pour l’Elysée

La commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla a rendu mercredi son rapport accablant. Dans Présent, Franck Deletraz écrit :

Ouvrant dans la matinée la séance devant la commission des lois du Sénat, le président de la commission Philippe Bas, entouré des deux rapporteurs Jean-Pierre Sueur (PS) et Muriel Jourda (LR), a d’emblée annoncé la couleur. En effet, a-t-il averti, « les nouveaux éléments que nous avons découverts sont encore plus graves que ceux que nous avons signalés au début de nos travaux » ! Une annonce qui valait d’abord pour le principal mis en cause, Alexandre Benalla, dont la commission a vivement dénoncé les nombreuses « réponses mensongères faites sous serment ». Des parjures à la pelle qui ont poussé logiquement Philippe Bas à demander à Gérard Larcher de saisir le parquet pour « faux témoignage » de l’ancien chargé de mission sur le « périmètre de ses fonctions à l’Elysée », « son rôle dans le dispositif de sécurité du chef de l’Etat », et sur l’utilisation de ses passeports diplomatiques.

Une accumulation de « dysfonctionnements majeurs »

Mais plus grave encore, aux yeux de la commission, la participation de Benalla, alors qu’il était en fonction à l’Elysée, à ce fameux contrat de protection conclu entre la société privée Mars et des représentants de l’oligarque russe Makhmudov. Une affaire dans laquelle, a affirmé Bas, « la sécurité du président […] a été affectée », et qui met directement en cause trois des plus hauts collaborateurs du chef de l’Etat (le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, le directeur de cabinet, Patrick Strzoda, et le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergne) qui se voient reprocher « un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions ». Trois proches de l’exécutif donc, pour lesquels les commissaires ont aussi demandé au bureau du Sénat de saisir la justice pour d’éventuels « faux témoignages ».

Reste le point commun le plus inquiétant de toutes ces affaires : cette accumulation incroyable de « dysfonctionnements majeurs » au sommet de l’Etat, allant de la « liberté et des pouvoirs excessifs laissés à un collaborateur inexpérimenté » à « l’imprudence de l’Elysée », en passant par « l’incompréhensible indulgence » des supérieurs de Benalla, la « remontée d’informations défaillante » au sein de l’institution policière et de l’exécutif ou encore le « manque de diligence regrettable des autorités compétentes » pour s’assurer du retrait effectif des prérogatives de Benalla après son licenciement.

Alexandre Benalla occupe une cellule de 9 m2, équipée d’une douche, d’une télé, d’un petit frigo et d’une plaque à gaz.

Et Philipe qui joue le Calimero moyen : ” oh c est trop inzuste ! ‘ sont trop dur avec mon Elysée, mais eeeeuuuuhhhh ! ” . Ben mon gars , fallait réviser ton cours de droit constitutionnel. Personne ne t a dit que les Chambres pouvaient contrôler l action du gouvernement ? Même quand je préparais le Certificat Militaire de second degré ( CM2) , sergent , j étais au courant . Et on l apprend en 1 ere année de droit .

Va vite le dire à ton mentor fou , lui qui nous mitonne sa dictature.

Une bonne occasion de la part du Sénat, qui prouve , pour une fois , son efficacité à bon escient et surtout son maintien d exister dans cette rep. S il use de ce contrôle , c est , qu en apparté , le sénateur Bas a eu le nez fin sur les dysfonctionnements de l Élysée , qui prennent de sacrées libertés avec le droit et les règlements. Et apres , ils osent nous imposer leur arsenal judiciaire ? Tu manques pas d air , Ed !

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REACTIONS ; A mon avis c est que le début du scandale. Il faudrait gratter un peu les liens Macron Benalla car la vraie question c est pourquoi un vigile de supermarché en surpoids au physique de pâtissier oriental, obtient un tel poste et de tels avantages. ….

je pense que tout le monde ici se doute de la réponse.

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F. JACQUEL 22 février 2019, 17 h 07 min

Je pense que c’est en raison des mêmes préférences “socio-culturelles” de JUPITER que pour la fête de la musique ou le voyage aux Antilles…

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Doria 23 février 2019, 0 h 40 min

En effet, on s est compris 

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Le forez 23 février 2019, 0 h 05 min

Et Bribri qui laisse faire ! Mon Dieu , c est ce qu on appelle avoir de une sacrée et démesurée ouverture d esprit … Et à ce point … Enfin, elle doit y trouver son compte.

Tout comme l autre en mobylette, la nuit , gageons que Mignon apporte à son bel Alexandre , quelques oranges , en catimini. Mais ce dernier risque de se ” déballonner “au grand dam du Mignon. Hi hi hi !

Avec de tels personnages, on fait rire la terre entière et ça a commencé avec le conducteur de pédalo, voilà que ça continue avec le fou du Bilderberg.quel pays phare que le notre ! Je ne sais pas s il faut en rire ou en pleurer.

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TOSI 26 février 2019, 7 h 37 min

Oui, on se doute de la réponse….. Mais, il y a aussi d’autres combines qui ont dépassé Macron. Beaucoup se sont arrangés dans le climat trouble qu”il a laissé s’installer. La brizitte qui se mêle de tout et se prend pour “la première dame”, statut qui n’existe pas en France. Macron dépassé parce que enfermé dans sa prétendue supériorité, dans son incapacité à discerner ce qui se fait et ce qui se fait pas. Une monstrueuse arrogance doublée d’une incommensurable bêtise !!!!

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philippe paternot 23 février 2019, 10 h 50 min

comme pour les rapports annuels de la cour des comptes, le gouvernement n’en tiendra pas compte, d’ailleurs à part se plaindre de la méchanceté de la vérité décrite, il n’oppose aucun démenti

« Emmanuel Macron paye son arrogance », selon Alba Ventura

Résistez à la tentation de vous fatiguer de l’affaire Benalla : c’est n’est pas une affaire Benalla, mais une affaire Macron, qu’il faut suivre de près.

Les sénateurs ont rendu leur rapport sur l’affaire Benalla et ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Cela fait grincer les dents de l’exécutif mais finalement le Sénat a rempli son devoir de contre-pouvoir.

Le Sénat a frappé un grand coup, mercredi 20 février, dans l’affaire Benalla. Dans son rapport, établi après 6 mois de travaux et une trentaine d’auditions, la commission d’enquête du Sénat a conclu a des « dysfonctionnements majeurs », des « contradictions », des « omissions », des « incohérences ». 

Les proches du président de la République accusent le Sénat de faire de la politique. Est-ce vrai ? On pourrait dire qu’ils font de la politique – si Alexandre Benalla n’avait pas tabassé des manifestants le 1er mai place de la Contrescarpe à Paris. Si Alexandre Benalla n’avait pas subtilisé des passeports diplomatiques. 

Si Alexandre Benalla n’avait pas fait disparaître un coffre-fort. Si Alexandre Benalla n’avait pas eu des relations avec l’étranger, alors qu’il était en poste à l’Élysée. Si Alexandre Benalla n’avait pas menti sous serment aux sénateurs. 

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Benalla s’est joué des sénateurs

On peut crier au complot politique, ce qui est arrivé à Benalla est aussi de la responsabilité de Benalla. Alors pour être tout à fait juste, on pourrait considérer que les sénateurs font de la politique parce que cette affaire Benalla a débuté en pleine réforme constitutionnelle alors qu’Emmanuel Macron voulait réduire les pouvoirs du Parlement et que ça ne plaisait pas aux sénateurs.

On peut imaginer quelque chose comme ‘on va te rendre la monnaie de ta pièce’ ! Mais on peut aussi considérer que le Sénat a fait le travail politique que l’Assemblée n’a pas fait. Les sénateurs se sont saisis d’une enquête que les députés, proches du pouvoir ont refusé de mener pour ne pas faire de l’ombre au président.

Pourquoi en est-on arrivé là ? En raison d’un double bras d’honneur : celui de Benalla qui s’est joué des sénateurs. Et celui du président Macron qui devant ses amis en juillet dernier lançait à la cantonade : « Qu’ils viennent me chercher ! »

Une mise en scène du Président ?

L’affaire Benalla en serait restée à l’affaire Benalla s’il n’y avait pas eu cette mise en scène du Président. Au fond, Emmanuel Macron paye aussi son arrogance dans cette affaire. Est-ce que l’on peut dire que le Sénat a redoré son blason ou affirmé son utilité à l’occasion de cette affaire ? 

Le Sénat, on le sait, n’a pas une très bonne cote auprès du public. Le Sénat est toujours perçu comme une vieille institution, qui va lentement, et qui coûte cher et régulièrement revient le débat sur la suppression du Sénat. Souvenez-vous Lionel Jospin voulait lui faire la peau.

On peut reprocher beaucoup de choses au Sénat mais il peut avoir son utilité

Alba Ventura

Il n’empêche que, ce que montre cette affaire Benalla, c’est que, c’est le Sénat qui joue le rôle de contre-pouvoir. On l’a vu aussi avec la loi anti-casseurs qui vient du Sénat. Parce qu’à cause du quinquennat,l’Assemblée nationale est alignée sur l’exécutif. Les députés sont dépendants du pouvoir. Comme les élections législatives ont lieu dans la foulée de la présidentielle, l’Assemblée est devenue une chambre d’enregistrement du pouvoir.

Tandis que le Sénat reste la chambre du contrôle du pouvoir. Une chambre relativement modérée, pas exposée médiatiquement. On dit que c’est l’Assemblée de la pondération. N’oubliez pas que c’est aussi l’assemblée des élus locaux qui ont un poids non négligeable dans notre démocratie. On l’a vu au moment des « gilets jaunes » avec les maires. Alors on peut reprocher beaucoup de choses au Sénat mais il peut avoir son utilité.

Castaner accuse les sénateurs d’être « des menaces pour la République » s’ils cherchent à « destituer » Macron

Le Sénat contre le président, un improbable scénario que l’arrogant président, qui tente de se débarrasser des Gilets jaunes, aura du mal à cacher sous le tapis.

Source : Publicsenat

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Le ton monte encore entre la majorité et le Sénat. Christophe Castaner, délégué général de La République En Marche, accuse la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla de chercher à outrepasser son rôle « pour faire tomber » le Président. 

Il remet une pièce dans la machine. Pour sa conférence de presse de rentrée, repoussée deux fois pour cause notamment de remaniement, le délégué général de La République En Marche, Christophe Castaner, a durement attaqué les travaux de la commission d’enquête parlementaire du Sénat sur l’affaire Benalla. Répondant à une question de publicsenat.fr, il a affirmé :

« Si certains pensent qu’ils peuvent s’arroger un pouvoir de destitution du président de la République, ils sont eux-mêmes des menaces pour la République »

Il ajoute qu’« une commission d’enquête qui aurait des ambitions politiques et penserait qu’elle pourrait jouer de ses fonctions de contrôle du gouvernement pour faire tomber un président de la République, commettrait une faute constitutionnelle » (voir la vidéo, images d’Adrien Develay).

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Les mots sont forts. L’attaque peut surprendre. Celui qui est aussi secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement sait très bien que le Parlement n’a pas le pouvoir de destituer le chef de l’Etat ainsi. Selon l’article 68 de la Constitution, « le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ». « La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour » précise le texte. C’est le seul cas de destitution.

« Ce ne sont pas des pressions »

Au risque de donner un sentiment de fébrilité, les déclarations de Christophe Castaner arrivent après celles de Benjamin Griveaux et de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, au sujet de la commission, et surtout l’appel d’Emmanuel Macron à Gérard Larcher pour se plaindre de la tonalité des travaux de la commission (voir notre article).

« Ce ne sont pas des pressions. Le président du Sénat apprécierait assez peu » soutient le numéro 1 de LREM, « et vous connaissez suffisamment Emmanuel Macron pour penser qu’il ne serait pas idiot et qu’il sait très bien comment aujourd’hui avoir des échanges respectueux avec les deux présidents de l’Assemblée et du Sénat ».

Mais selon le délégué général de La République En Marche, qui fait l’exégèse du coup de fil présidentiel, « il y a aujourd’hui – c’était notamment le sens de l’entretien entre le Président de la République et le Président du Sénat – certaines personnes, et ce n’était pas le cas du président du Sénat, qui confondent la mission du Parlement, qui est de contrôler le gouvernement, avec une mission que le Parlement s’auto-attribuerait, qui serait de contrôler l’exécutif et la présidence de la République. L’essence même de la Ve République, c’est celle de la séparation des pouvoirs et celle d’un Président qui doit rendre des comptes aux Français ». Il ajoute que si le Sénat « avait le pouvoir d’interférer dans le fonctionnement de l’Elysée, il pourrait inventer une forme d’impeachment, et faire tomber le président de la République. Je souhaite rappeler que la Constitution française implique le respect de cette séparation des pouvoirs. Je crois que c’est le message qu’a voulu passer le président de la République », dont l’appel visait simplement à « rappeler les fondamentaux constitutionnels ».

La commission d’enquête empêche l’Elysée de tourner la page Benalla

Selon RTL, Emmanuel Macron aurait notamment appelé Gérard Larcher pour se plaindre de propos de Philippe Bas, président LR de la commission d’enquête, qui aurait affirmé que « le Parlement contrôle l’exécutif ». Le sénateur de la Manche défend de son côté le bien-fondé de la commission d’enquête. A ses yeux, elle s’intéresse uniquement aux dysfonctionnements qui ont pu avoir lieu dans l’organisation interne de l’Elysée et notamment pour l’organisation de la sécurité du Président.

Mais en reprenant ses travaux après l’été, au cours duquel le Président a vu sa cote de popularité plonger, la commission d’enquête empêche Emmanuel Macron de tourner la page Benalla. L’ancien chargé de mission sera d’ailleurs auditionné la semaine prochaine, entretenant le feuilleton. Ce sont surtout ces conséquences politiques, dont les sénateurs ont évidemment bien conscience, qui gênent l’Elysée. Et non pas un risque de destitution.

Benalla: «La gravité des accusations du Sénat contraste avec l’aplomb du gouvernement»

Par  Guillaume Jeanson   Mis à jour le 21/02/2019 à 18:59  Publié le 21/02/2019 à 18:05

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FIGAROVOX/ANALYSE – Guillaume Jeanson analyse l’affaire Benalla à l’aune des dernières actualités: le placement en détention d’Alexandre Benalla et la remise du rapport du Sénat. Pour lui, La République en Marche n’a pas pris la mesure de la gravité de l’affaire.

Guillaume Jeanson est avocat au Barreau de Paris et porte-parole de l’Institut pour la Justice.

«Le sort, dit le vieillard, n’est pas toujours de fer. Je vous salue, enfants venus de Jupiter.» Ce vers d’André Chénier, poète trentenaire guillotiné, nous questionne sur la sagesse intemporelle de la mythologie. Une sagesse qui, depuis le fil d’Ariane jusqu’au mythe d’Ycare, nous donne encore aujourd’hui beaucoup à penser avec l’affaire Benalla.

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ESSAYEZ-LA

Le 23 juillet 2018, la commission des lois du Sénat avait décidé de créer une mission d’information suite aux révélations fracassantes de plusieurs médias sur l’ancien chargé de mission de l’Élysée. En quatre mois, une trentaine de demandes d’informations ont été réalisées. Des dizaines d’auditions publiques suivies par des centaines de milliers de Français se sont succédées. Le 19 février dernier, Alexandre Benalla a finalement été placé en détention provisoire au quartier des personnes vulnérables de la prison de la Santé, pour une violation de son contrôle judiciaire.

Les investigations du Sénat ont révélé de nombreux « dysfonctionnements » et « dérapages » de la hiérarchie.

Dès le lendemain, les Sénateurs ont remis leur rapport en formulant le souhait que le bureau du Sénat saisisse le procureur de la République de Paris pour des «faux témoignages caractérisés» du principal intéressé et de Vincent Crase. Ils l’ont aussi invité à étudier de près d’éventuels autres faux témoignages de la part des trois plus hauts collaborateurs du chef de l’État. Le jour même, le parquet de Paris décidait de son côté – et sur d’autres faits – d’ouvrir une enquête préliminaire pour «entrave à la manifestation de la vérité».

Tout le monde le sait, les investigations du Sénat ont révélé de nombreux «dysfonctionnements» et «dérapages» de la hiérarchie. Elles ont révélé les «pouvoirs excessifs laissés à un collaborateur inexpérimenté», sa nomination «atypique» comme lieutenant-colonel de la réserve de la gendarmerie et bien d’autres singularités… Elles ont révélé, comme l’a dit le Sénateur Jean-Pierre Sueur, qu’Alexandre Benalla «s’était arrogé un rôle central dans le fonctionnement des services de sécurité de l’Élysée». Plus grave encore, elles ont révélé le manque de précautions de l’Élysée dans la prévention des conflits d’intérêts de ses collaborateurs. Avec en ligne de mire, ces fameux contrats russes auxquels s’ajoutent désormais, d’après les dernières révélations de Louis de Raguenel pour Valeurs Actuelles, des contrats chinois. Des contrats qui portent sur des sommes encore plus faramineuses. Un sujet particulièrement sensible. Pourquoi? Parce que comme l’écrit le Sénateur Philippe Bas, Président de la commission des lois, «de telles relations d’affaires ont pu faire de Messieurs Benalla et Crase les maillons faibles de la sécurité du chef de l’État en les plaçant sous la dépendance d’intérêts étrangers», alors que la France est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies ; qu’elle est une puissance nucléaire ; qu’elle est investie sur des théâtres d’opérations extérieures complexes et qu’elle joue de ce fait un rôle mondial.

Rapport Benalla du Sénat : une “appréciation très politique” ?

Benalla : Rapport du Sénat : une “appréciation très politique” ? – Regarder sur Figaro Live

S’il est par trop facile de s’appesantir sur les turpitudes d’un homme désormais à terre et dont la chute ces derniers mois aura été tonitruante, il est en revanche nécessaire de questionner les limites d’un système, enfin percé à jour, qui aura tout fait pour le et se protéger.

Car ce qui frappe d’abord c’est l’aplomb surréaliste de la communication LREM. La députée Aurore Bergé, porte-parole de ce mouvement, reproche ainsi au Sénat d’avoir « voulu faire de la politique ».

Car ce qui frappe d’abord c’est l’aplomb surréaliste de la communication LREM. La députée Aurore Bergé, porte-parole de ce mouvement, reproche ainsi au Sénat d’avoir «voulu faire de la politique». Alors que si personne n’est naïf quant au bénéfice que tire l’opposition de cette affaire, le travail des sénateurs n’en témoigne pas moins d’une rigueur que les Français auraient été en droit d’attendre avant tout de la part de l’organisation des services de la présidence de République. Alors que si le Sénat veut vraiment «faire de la politique», il le fait quant à lui en donnant les moyens d’empêcher à l’avenir que d’autres, certainement aveuglés par leurs ambitions et leurs intérêts, fassent du business en hypothéquant la politique internationale de la France. Aurore Bergé fustige «un précédent qui est quand même dangereux». Mais pour qui ce précédent l’est-il? Pour ceux qui abusent des prébendes du pouvoir? Une enquête parlementaire vise à faire la lumière sur le fonctionnement de l’État. Elle ne vise pas à établir la matérialité d’infractions pénales. Ce rôle confié à la représentation nationale ne se confond donc en rien avec la justice. Nécessaire dans une démocratie, il donne au contraire vie à l’article 15 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen suivant lequel «La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.».

Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, annonce quant à lui que «L’Élysée aura l’occasion d’apporter des réponses factuelles sur des contre-vérités qui se trouvent présentes dans le rapport». À ce stade, on ne saurait que s’en réjouir et chacune de ces réponses méritera évidemment toute l’attention des Français. Mais lorsque le même porte-parole déclare trouver «curieux que les assemblées aient à se prononcer sur l’organisation du pouvoir exécutif», on peine quand même, au vu des dérapages importants révélés par les Sénateurs, à réprimer un sourire.

Car ce qui frappe ensuite, c’est l’inanité des députés du nouveau monde. La légèreté avec laquelle s’est lamentablement essayée à enquêter la commission des lois de l’Assemblée nationale l’été dernier est en effet restée dans tous les esprits. Au-delà de cette affaire, ce fiasco estival interroge sur la responsabilité que porte la réforme du quinquennat. Une réforme qui, en commuant les législatives en un troisième tour de la présidentielle, donne parfois à l’Assemblée, en des temps comme aujourd’hui, des airs de chambre d’enregistrement des volontés élyséennes. En investissant seul son rôle de contre-pouvoir démocratique, le Sénat aura peut-être sauvé le bicamérisme.

Au regard de cette mascarade, on ne peut donc que saluer le fait qu’au nombre des treize recommandations formulées par ce rapport.

Car ce qui frappe enfin, c’est l’inertie éhontée de l’administration et des services de la présidence. Il existe pourtant bien dans notre droit un principe pénal ancien qui charge les agents publics d’alerter l’autorité judiciaire sur les violations graves du droit dont ils sont témoins. Introduit sous le Directoire dans le code des délits et des peines du 3 Brumaire an IV, il a été repris dans le code d’instruction criminelle napoléonien et figure, depuis 1957, au second alinéa de l’article 40 du code de procédure pénale. Or le rapport du Sénat déplore sur ce point «un spectaculaire renvoi circulaire des autorités les unes aux autres, personne ne s’estimant in fine responsable d’effectuer un signalement au parquet». Le ministre de l’intérieur, a ainsi renvoyé à la préfecture de police de Paris et à la présidence de la République. Le préfet de police de Paris a renvoyé quant à lui à la présidence de la République. A l’Élysée, inversement, le directeur de cabinet du Président de la République a renvoyé vers le préfet de police de Paris et l’IGPN, et le secrétaire général de la présidence de la République a, pour sa part, regretté que personne ne lui ait suggéré d’effectuer de signalement…

Au regard de cette mascarade, on ne peut donc que saluer le fait qu’au nombre des treize recommandations formulées par ce rapport, l’une puisse appeler à mieux définir la portée juridique des obligations de signalement au parquet découlant de l’article 40 du code de procédure pénale, et à en informer largement l’ensemble des élus, responsables et agents publics.

S’il est heureux que soit révolu le temps ou, comme l’écrivait Paul Valéry, la politique était «d’abord l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde», il faut encore veiller à ce que tous les citoyens soient placés, face à la loi, sur un véritable pied d’égalité.

L’affaire Benalla est-elle proche de la fin ? Rien n’est moins sûr !

« Tout le monde le sait, les investigations du Sénat ont révélé de nombreux “dysfonctionnements” et “dérapages” de la hiérarchie. Elles ont révélé les “pouvoirs excessifslaissés à un collaborateur inexpérimenté”, sa nomination “atypique” comme lieutenant-colonel de la réserve de la gendarmerie et bien d’autres singularités… Plus grave encore, elles ont révélé le manque de précautions de l’Élysée dans la prévention des conflits d’intérêts de ses collaborateurs. Avec en ligne de mire, ces fameux contrats russes auxquels s’ajoutent désormais, d’après les dernières révélations de Louis de Raguenel pour Valeurs Actuelles, des contrats chinois. Des contrats qui portent sur des sommes encore plus faramineuses.

Un sujet particulièrement sensible. Pourquoi ? Parce que comme l’écrit le Sénateur Philippe Bas, Président de la commission des lois, “de telles relations d’affaires ont pu faire de Messieurs Benalla et Crase les maillons faibles de la sécurité du chef de l’État en les plaçant sous la dépendance d’intérêts étrangers”, alors que la France est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies ; qu’elle est une puissance nucléaire ; qu’elle est investie sur des théâtres d’opérations extérieures complexes et qu’elle joue de ce fait un rôle mondial. »

La fin de l’arrogance ? Pas sûr non plus… 

« Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, annonce quant à lui que “L’Élysée aura l’occasion d’apporter des réponses factuelles sur des contre-vérités qui se trouvent présentes dans le rapport”. À ce stade, on ne saurait que s’en réjouir et chacune de ces réponses méritera évidemment toute l’attention des Français. Mais lorsque le même porte-parole déclare trouver “curieux que les assemblées aient à se prononcer sur l’organisation du pouvoir exécutif”, on peine quand même, au vu des dérapages importants révélés par les Sénateurs, à réprimer un sourire. »

La fin de l’inertie à l’Elysée ? Pas sûr non plus…

« Car ce qui frappe enfin, c’est l’inertie éhontée de l’administration et des services de la présidence. Il existe pourtant bien dans notre droit un principe pénal ancien qui charge les agents publics d’alerter l’autorité judiciaire sur les violations graves du droit dont ils sont témoins. »

Bref l’affaire Benalla n’est pas encore terminée et je ne doute pas qu’elle va encore nous révéler des surprises affligeantes.

Montebourg évoque son licenciement pour « des raisons accablantes »

Benalla a travaillé pour Montebourg. Montebourg l’a viré. Le patron, qui ne valait pas mieux que l’employé, se demande pourquoi Macron l’a embauché. La réponse est dans la question.

Arnaud Montebourg ne mâche pas ses mots sur Alexandre Benalla et s’interroge. Invité du Journal inattendu sur RTL depuis le salon de l’agriculture, l’ancien ministre a réagi sur l’affaire qui empoisonne le gouvernement et l’Élysée depuis plusieurs mois. 

Arnaud Montebourg avait employé Alexandre Benalla comme chauffeur personnel avant de le licencier en juillet en 2012. Interrogé sur le fait que Benalla a nié avoir été renvoyé par Arnaud Montebourg après un délit de fuite en voiture, l’ancien ministre a répondu : « La commission d’enquête (du Sénat NDLR) a retrouvé le document administratif du licenciement d’Alexandre Benalla, il y avait des raisons publiées dans le rapport. Les raisons sont accablantes », a-t-il précisé en faisant allusion aux motifs de son renvoi.

« Ce que je sais, c’est qu’il était arrivé le 21 juin et qu’il est parti le 1er août. Cela fait cinq semaines. Je me suis trompé de quatre semaines, mais lui, ne peut pas nier le problème de comportement qu’il a eu », a encore ajouté l’ancien ministre.

Et l’ancien ministre de commenter l’embauche ensuite d’Alexandre Benalla en tant que chargé de mission à l’Élysée, malgré ses frasques : « Ça ne me regarde pas, mais je pense que vous avez un personnage extrêmement sulfureux et dangereux. Je ne comprends pas comment quand quelqu’un est viré pour des motifs tout à fait établis, on le réembauche à un poste supérieur. C’est bizarre ce monde« , a encore déclaré l’ancien ministre.

Dans un rapport explosif, la commission d’enquête du Sénat a pointé une série de « dysfonctionnements majeurs au sein des services de l’État » qui ont pu « affecter » la sécurité du président et « les intérêts » du pays, évoquant notamment des « pouvoirs 

excessifs laissés à un collaborateur inexpérimenté ». 

Affaire Benalla : la commission d’enquête du Sénat demande des poursuites pour «faux témoignage»

PUBLIÉ PAR GAIA – DREUZ LE 21 FÉVRIER 2019

Tout le monde l’a maintenant compris : l’affaire Benalla n’est pas une affaire Benalla mais une affaire Macron. Une affaire de magouille et de corruption au sommet de l’Etat.

Source : Lesoir

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Alexandre Benalla a passé la nuit en prison pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire, dans l’enquête sur les violences du 1er mai 2018 à Paris.

La commission d’enquête du Sénat, qui a rendu ses conclusions mercredi 20 février, a demandé au bureau de la chambre haute de saisir la justice pour « faux témoignages », contre l’ancien conseiller de l’Elysée, qui avait été auditionné à deux reprises sous serment, ainsi que contre son ami Vincent Crase.

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Dans une lettre adressée au président du Sénat Gérard Larcher, la commission pointe également des « dysfonctionnements majeurs » au sommet de l’État, et met en cause le témoignage de trois hauts responsables à l’Elysée, Patrick Strzoda, Alexis Kohler et le général Lionel Lavergne, les soupçonnant d’« omissions, incohérences » et « contradictions ».

« Tout témoignage mensonger devant une commission d’enquête parlementaire est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende », rappellent dans leur lettre le président de la commission Philippe Bas et les deux corapporteurs, Jean-Pierre Sueur et Muriel Jourda.

Concernant M. Benalla, ancien chargé de mission à l’Elysée, ils estiment que « contrairement à ses affirmations, (il) assurait bien, dans les faits, une fonction de protection rapprochée du chef de l’État ». Ils épinglent aussi ses déclarations sous serment sur ses passeports diplomatiques.

D’autres mensonges

M. Benalla et Vincent Crase, ex-employé de LREM et ex-gendarme réserviste en fonction à la présidence de la République, sont aussi soupçonnés d’avoir menti sur le contrat de sécurité privé négocié avec un oligarque russe, Iskander Makhmudov.

Concernant Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, et le général Lionel Lavergne, chef du Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR), la commission estime avoir « bénéficié d’utiles informations » de leur part mais elle a «  également mis au jour dans leurs déclarations un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions », est-il indiqué dans la lettre.

Ces trois hauts responsables « ont retenu une part significative de la vérité à la commission », notamment « sur le périmètre de la mission de sécurité exercée par Alexandre Benalla », juge la commission, qui demande au Bureau du Sénat « de saisir le ministère public », qui pourra « procéder aux investigations qu’il jugera opportunes ».

La commission d’enquête sénatoriale française pointe également une série de « dysfonctionnements majeurs au sein des services de l’État », qui ont pu « affecter » la sécurité du président français et « les intérêts » du pays.

Géraldine Claise

Alexandre Benalla est emprisonné dans une cellule de 9m² avec téléphone fixe, télévision, douche, frigo et plaque à gaz 

L’ex-chargé de mission à l’Elysée occupe seul une cellule de 9m². Dans le même quartier que lui, les policiers de la BRI condamnés fin janvier pour viol.

Alexandre Benalla, lui, pourra donc croiser les autres détenus du QPV. Par exemple, les deux policiers de la BRI condamnés fin janvier pour le viol d’une touriste canadienne. En revanche, il ne verra pas ou très peu le rappeur MHD, qui lui n’a pas été affecté dans le même quartier. Dans tous les cas, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron sera seul en cellule, comme le permet encore très largement la Santé.

Environ 350 personnes y sont actuellement détenues, pour un effectif théorique de 739, qui atteindra vraisemblablement 1200 d’ici la fin d’année, avec le doublement de la plupart des cellules. Celle d’Alexandre Benalla ne fera pas exception à la règle, d’une surface de 9 m2, équipée d’une douche, d’une télé, donc, mais aussi d’un petit frigo et d’une plaque à gaz.

EN PRISON à la SANTÉ  

Benalla en marche dans la cour de la Santé

A l’arrivée d’Alexandre Benalla, les gardiens de la prison de la Santé ont ouvert les bras et se sont exclamés : « Depuis le temps qu’on vous attendait ! On a cru que vous vous étiez perdu dans le métro. » Après lui avoir passé un collier de fleurs autour du cou, comme le veut la coutume instaurée par Nicole Belloubet, un membre du personnel a conduit le nouveau prévenu à sa cellule entièrement rénovée, à l’image de l’ensemble du bâtiment qui a rouvert en janvier 2019, après quatre années de travaux.

9 m², frigo, douche, télé, plaque à gaz, téléphone fixe… Le guide des Gites de France n’avait pas menti. L’endroit était sobre mais bien agencé (2 épis). Sitôt installé, le locataire s’est empressé d’accrocher au mur une photo de Gérard Larcher, sur laquelle il a planté quelques aiguilles pour se détendre. Contrairement à l’intuition des gardiens, le prisonnier n’a pas souhaité s’inscrire à l’atelier couture de la prison.

Aux esprits chagrins qui critiquaient des conditions de détention trop confortables, le directeur a mis en avant les mesures très dures qui attendaient le prisonnier : téléphone placé sur écoute et limité aux correspondants autorisés par le juge. À cette contrainte vient s’ajouter le paiement des communications ! À ce sujet, Nicole Belloubet s’est montrée intraitable. Il est hors de question de faire grâce au détenu d’une facture de 3,50 €. En apprenant la nouvelle, Alexandre Benalla a fondu en larmes. Par ailleurs, un système de brouillage empêche toute utilisation d’un téléphone portable. « Ah non, c’est est trop », s’est écrié le nouvel arrivant, au comble de la dépression.

Afin de prévenir tout geste fatal, la cellule qui abrite l’idole de Mediapart est située dans le QPV, le quartier des personnes vulnérables. Ex-quartier VIP qui abrita, naguère, Bernard Tapie, Jacques Mesrine, Carlos, Jérôme Kerviel et bien d’autres personnalités dont la présence faillit décider le magazine Voici à venir installer son siège social dans l’aile gauche du bâtiment.

Pour éviter tout contact avec Vincent Crase, mis en examen dans les violences du 1er mai, celui-ci a été incarcéré à Bois-d’Arcy. Prison moins glamour que la Santé (0 épi).

Après s’être assurés que le prévenu Benalla ne mettrait pas fin à ses jours en se tapant sur la tête avec un barreau du lit, les gardiens sont allés décorer le hall d’accueil avec des guirlandes et des lampions en vue des arrivées suivantes. La prison nouvellement remise en service, qui ne compte pour l’instant que 359 pensionnaires pour 739 places, devrait atteindre un effectif de 1.200 d’ici la fin de l’année. Pour parvenir à ce résultat, la direction a placé tous ses espoirs en lisant les meilleures pages du rapport Bas.

En attendant, le vaguemestre de la célébrissime taule a expédié ce petit courrier : « Bien arrivé à la Santé. J’attends vos directives pour les tours de promenade. En marche dans quel sens ? Signé : votre dévoué Alexandre. » La carte postale est en cours d’acheminement.

Benalla est sorti de prison

Alexandre Benalla a quitté ce mardi la prison parisienne de la Santé dans la soirée. L’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron se dit « heureux et soulagé » après la fin de sa détention provisoire décidée par la cour d’appel de Paris.

Il était incarcéré depuis une semaine pour ne pas avoir respecté le contrôle judiciaire qui lui interdisait d’entrer en contact avec l’ex-salarié de La République en marche Vincent Crase dans l’enquête sur les violences du 1er mai 2018. Vincent Crase devait pour sa part quitter la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy (Yvelines) dans la soirée.

La Chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, en formation collégiale cette fois, a ordonné la remise en liberté d’Alexandre Benalla sous contrôle judiciaire.

Pour rappel, les deux hommes avaient été placés en détention provisoire il y a une semaine pour ne pas avoir respecté leur contrôle judiciaire qui leur interdisait d’entrer en contact.

Leurs avocats ont contesté la légalité des enregistrements publiés par Mediapart.

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Affaire Benalla : la balle est dans le camp de Gérard Larcher

C’est à lui qu’il revient de saisir ou pas la justice contre Alexandre Benalla et surtout contre 3 collaborateurs proches du président de la République, le 21 mars prochain lorsqu’il réunira le bureau du Sénat dans cette optique. 

Les IndispensablesPauline De Saint-Rémy

Affaire Benalla : la balle est dans le camp de Gérard Larcher 

Affaire Benalla : la balle est dans le camp de Gérard Larcher 03:53

La page de l’émission

Pauline De Saint-Rémy 

édité par Léa Stassinet

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PUBLIÉ LE 22/02/2019 À 07:50

Gérard Larcher s’est fait discret depuis la remise du rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla. Il n’a même pas répondu, pas publiquement en tout cas, au Premier ministre qui a accusé hier le Sénat d’avoir outrepassé ses droits. “Gégé est planqué dans le terrier !”, rigolait l’un de ses acolytes centristes hier soir. Car c’est donc à lui, qui en a vu d’autres, certes, qu’il revient de saisir ou pas la justice contre Alexandre Benalla et surtout contre 3 collaborateurs proches du président de la République, le 21 mars prochain lorsqu’il réunira le bureau du Sénat pour le faire. 

“Enivré, pris dans son élan, Philippe Bas a été un chouille trop loin”, persiflait hier soir un sénateur plutôt proche de Larcher, selon qui les “griefs concernant les 3 collaborateurs du chef de l’État sont extrêmement minces”. Pour preuve, m’a expliqué le même, la subtilité est passée inaperçue, mais s’il l’avait souhaité, Philippe Bas, président de la commission des Lois constitutionnelles du Sénat aurait pu décider de saisir lui-même la justice, à condition de le faire avant que le rapport soit public. 

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Il a, de fait, préféré engager le vote des membres de la commission, “embarquer tout le monde”, et faire peser la décision finale sur les épaules du président du Sénat. Un manque de courage supposé que dément évidemment le principal intéressé pour qui “la question ne se posait évidemment pas”. 

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Un “mini hold-up” du président de la commission ?

Une chose est sûre, en revanche, le président de la désormais célèbre commission d’enquête a tout fait pour que ses intentions restent secrètes jusqu’au bout, y compris pour les propres membres de sa commission. C’est carrément un mini hold-up que certains décrivent. “Il avait instauré un climat de black-out total sur son rapport !”. Ce n’est d’ailleurs que peu de temps avant le vote du rapport, en commission, mercredi, que celui-ci aurait été “dégainé” matériellement. 

Chaque sénateur ayant sur sa copie son nom écrit en filigrane et barrant la lecture. “De peur qu’on le photographie !”, piaffait encore hier soir l’un d’entre eux. “On ne pouvait même pas aller faire pipi avec ! Il fallait le déposer à l’entrée !”. Une extrême prudence qui en a surtout agacé certains à posteriori, lorsqu’ils se sont aperçus que le journal Le Monde avait eu accès, lui, en amont, à l’intégralité du rapport, dont il publiait déjà les conclusions en fin de matinée sur une double-page. 

Mais c’est surtout sur le contenu de la lettre que des dents ont grincé. Philippe Bas n’aurait expliqué qu’à la dernière minute avant le vote que le secrétaire général de l’Elysée, son directeur de cabinet et le autonome du GSPR Lionel Lavergne étaient aussi concernés par la demande de poursuites. Autant “il a contribué à redonner du lustre à l’institution”, autant il a “trop voulu profiter des projecteurs sur lui”, résumait un sénateur hier. 

Officiellement donc ce n’est que le 21 mars prochain que la décision sera prise, de saisir ou pas la justice, sur Alexandre Benalla seul ou sur l’ensemble des 4 protagonistes cités dans le rapport. Officieusement, les discussions vont aller bon train. Certains sénateurs redoutant d’entrer dans un bras de fer avec l’Élysée avant une éventuelle réforme institutionnelle. 

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Affaire Benalla : “La sécurité du président de la République a été affectée”

La commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla a demandé au Bureau du Sénat de saisir la justice pour “faux témoignage” de la part d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase, tous deux en détention provisoire.

Alexandre Benalla, à Paris, le 19 février 2019

Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Marie-Pierre Haddad 

et AFP

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PUBLIÉ LE 20/02/2019 À 11:49 MIS À JOUR LE 20/02/2019 À 12:16

“Il n’y aurait pas eu d’affaire Benalla si une sanction appropriée avait été prise le 2 mai 2018”. Le président de la commission d’enquête sénatoriale, Philippe Bas, a pointé des “dysfonctionnements majeurs au sein des services de l’État”. 

La commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla a “réuni suffisamment d’éléments pour estimer que la sécurité du président de la République a été affectée”, a-t-il souligné ce mercredi 20 février. Selon le sénateur Les Républicains, la sécurité d’Emmanuel Macron “n’est pas une affaire personnelle ; elle regarde tous les Français et doit être au niveau des meilleurs standards internationaux”. 

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La commission évoque notamment “des pouvoirs excessifs laissés à un collaborateur inexpérimenté” dans le domaine de la sécurité du président, et “un sérieux manque de précaution dans la prévention des conflits d’intérêts de certains collaborateurs”, en référence au contrat négocié avec un oligarque russe par Alexandre Benalla et Vincent Crase. 

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Un manque de diligences dans le suivi et le retrait des moyens alloués à Alexandre Benalla après son licenciement

Philippe Bas, président de la commission d’enquête sénatoriale Partager la citation 

Selon Philippe Bas, “les faits du 1er mai apparaissent comme la partie émergée de l’iceberg”. La commission d’enquête critique aussi “une confiance maintenue et une collaboration poursuivie après les graves dérapages commis par (Alexandre Benalla ndlr) le 1er mai 2018″ place de la Contrescarpe à Paris, ainsi qu'”une remontée d’informations défaillante au sein de l’institution policière et de l’exécutif” sur ces faits.  

Selon la commission présidée par Philippe Bas (LR), il y a eu à cette occasion “des faits dissimulés à la justice du fait de l’absence de saisine du procureur de la République”. En outre, les sénateurs épinglent “un manque de diligences dans le suivi et le retrait des moyens alloués à Alexandre Benalla après son licenciement (passeports, téléphone Teorem, etc.)”, et aussi “une réaction tardive pour s’assurer du respect, par l’intéressé, de ses obligations déontologiques à l’issue de son contrat”. 

Devant la presse, Philippe Bas a souligné que la commission d’enquête avait “réuni suffisamment d’éléments pour estimer que la sécurité du président de la République a été affectée”.

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2 min de lectureAlexandre Benalla

Affaire Benalla : le témoignage de trois hauts responsables à l’Élysée mis en cause

La commission d’enquête du Sénat rend ses conclusions ce mercredi 20 février, au lendemain du placement en détention d’Alexandre Benalla et Vincent Crase.

Alexis Kohler, le général Lionel Lavergne et Patrick Strzoda

Crédit : BERTRAND GUAY / AFP – FRANCOIS GUILLOT / AFP – Alain JOCARD / AFP

Eléanor Douet 

et AFP

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PUBLIÉ LE 20/02/2019 À 11:25 MIS À JOUR LE 20/02/2019 À 11:56

La commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla a demandé au Bureau du Sénat de saisir la justice pour “faux témoignage” de la part d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase, comme l’annonçait RTL la veille. Les deux hommes sont placés en détention provisoire depuis mardi pour violation de leur contrôle judiciaire.

Dans une lettre adressée au président du Sénat Gérard Larcher, dont l’AFP a eu connaissance mercredi 20 février, la commission met également en cause le témoignage de trois hauts responsables à l’Élysée, Patrick Strzoda, Alexis Kohler et le général Lionel Lavergne, les soupçonnant d'”omissions, incohérences” et “contradictions”.

“Tout témoignage mensonger devant une commission d’enquête parlementaire est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende”, rappellent dans leur lettre le président de la commission Philippe Bas et les deux corapporteurs, Jean-Pierre Sueur et Muriel Jourda.

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Ils ont retenu une part significative de la vérité à la commission

La commission d’enquête sénatoriale Partager la citation 

Concernant Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, et le général Lionel Lavergne, chef du Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR), la commission estime avoir “bénéficié d’utiles informations” de leur part mais elle a “également mis au jour dans leurs déclarations un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions”, est-il indiqué dans la lettre.

Ces trois hauts responsables “ont retenu une part significative de la vérité à la commission”, notamment “sur le périmètre de la mission de sécurité exercée par Alexandre Benalla”, juge la commission, qui demande au Bureau du Sénat “de saisir le ministère public”, qui pourra “procéder aux investigations qu’il jugera opportunes afin de déterminer s’il y a lieu de donner des suites judiciaires à ces déclarations”. 

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VIDÉO – Alexandre Benalla : quelles sont ses conditions de détention ?

ÉCLAIRAGE – Alexandre Benalla et Vincent Crase ont été placés en détention provisoire, après la révocation de leur contrôle judiciaire.

RTL MidiChristelle Rebière

Quelles sont les conditions de détention d’Alexandre Benalla ?

Crédit Image : Alain JOCARD / AFP | Crédit Média : RTL | Date : 20/02/2019

La page de l’émission

Thomas Prouteau

édité par Marie-Pierre Haddad

PUBLIÉ LE 20/02/2019 À 16:02

Alexandre Benalla, ou l’itinéraire d’un enfant gâché. En neuf mois, le collaborateur d’Emmanuel Macron sera passé de l’Élysée à la prison de la Santé. Un juge a décidé de le placer en détention provisoire, parce qu’il n’avait pas respecté son contrôle judiciaire.

Son ami Vincent Crase, ancien employé de La République En Marche et lui aussi mis en examen dans cette affaire, a également été placé en détention provisoire, a révélé son avocat mardi soir, Me Christian Saint-Palais.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a affirmé, ce mercredi 20 février, que la justice n’était pas “sous pression” dans le traitement de l’affaire Alexandre Benalla qui empoisonne l’exécutif depuis l’été, au lendemain du placement en détention provisoire de l’ex-collaborateur du président Macron. Quelles sont ses conditions de détention ?

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Cellule de 9m², téléphone et cour de promenade

Alexandre Benalla n’est pas en quartier VIP. Tout simplement parce qu’il a été supprimé dans la prison de la Santé. Question d’époque, aujourd’hui un statut spécial pour les “people”, ça ne passe plus. En revanche, comme toutes les prisons, la Santé dispose d’un quartier pour personnes vulnérables. On y trouve aussi bien les détenus fragiles, susceptibles d’être pris à parti, comme les violeurs ou les pédophiles, par exemple, que les détenus médiatiques, eux aussi potentiellement, cibles des autres prisonniers.

C’est là que Alexandre Benalla est détenu, dans une cellule standard de 9 mètres carré avec télévision et plaque électrique. Et, nouveauté spécifique à la prison de la Santé, un téléphone fixe, sur écoute, avec une liste de numéro limité soumise aux juges. C’est le dispositif qui doit être généralisé dans les prisons. Et même si il arrivait à se procurer un portable, le système de brouillage, nouvelle génération, empêcherait toute communication, assure l’administration pénitentiaire. 

Dernière précision : Alexandre Benalla bénéficie d’une cour de promenade séparée, avec les autres détenus de son quartiers. Parmi eux, on trouve par exemple le rappeur MHD ou les deux policiers du 36 Quai des Orfèvres, condamnés pour viol.

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NOS DOSSIERS

NE PAS MANQUER

Affaire Benalla : le Sénat confirme que l’Élysée baignait dans un système mafieux…

23 Fév 2019Jacques GuillemainMacron, Manipulations médiatiques, République et laïcité

Alors que le Sénat a rendu son rapport sur la commission d’enquête concernant Alexandre Benalla, un rapport qui démontre les défaillances multiples de la présidence, l’Élysée s’empresse de dénoncer des contre-vérités.

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Un minimum de décence de la part de l’exécutif serait le bienvenu.

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Comme le dit Yves Thréard, « les abus de pouvoir, les manipulations et mensonges multiples ne sont pas du côté du Sénat »,  mais  bien  du côté de Benalla, qui s’est cru tout permis, assuré de l’impunité et de la protection de son bienfaiteur, Emmanuel Macron, qui l’a couvert de privilèges en tentant jusqu’au bout de masquer la vérité au peuple français.

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La vérité est que l’Élysée semble baigner  dans un système mafieux, où les lois de la République sont transgressées au bon vouloir du prince et où l’opacité est devenue la règle.

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Au point qu’on se demande combien d’autres Benalla sévissent dans l’entourage présidentiel !!

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Saluons le travail remarquable de la Haute Assemblée et du président de la commission sénatoriale, Philippe Bas, vieux renard qui connaît parfaitement les rouages du Palais.

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Il n’y a aucune instrumentalisation politique de la part du Sénat, qui a fait son travail de contrôle du fonctionnement des institutions, alors que la commission d’enquête de l’Assemblée nationale fut une mascarade, qui déshonore cette chambre, totalement aux ordres de l’Élysée.

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Cette commission bâclée fut un contre-modèle de démocratie, un véritable abus de pouvoir de l’Élysée qui a fait capoter l’enquête des députés.

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On ne sait toujours pas pourquoi un simple chargé de mission, soi-disant responsable  de la logistique des déplacements présidentiels, a pu cumuler des passe-droits qu’aucun ministre n’a jamais eus.

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Appartement de fonction, voiture de fonction, permis de port d’arme, badge d’accès à l’Assemblée, grade de lieutenant-colonel de  réserve dans la gendarmerie à 27 ans, téléphone crypté et passeports diplomatiques !

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Benalla est loin d’être le simple « porteur de valises » que l’entourage présidentiel nous a vendu.

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Auréolé de sa haute protection présidentielle, il s’est fait un nom à l’international, ayant des contacts avec des interlocuteurs africains, russes ou chinois, avec lesquels il était en affaires, alors qu’il était encore en fonctions à l’Élysée.

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Qu’en pense Macron, au lieu d’invoquer une « instrumentalisation politique » de la part du Sénat ?

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Après les soupçons d’une police parallèle, y aurait-il eu une « diplomatie parallèle » ?

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L’exécutif a beau invoquer le respect de la séparation des pouvoirs, le Sénat est dans son rôle pour dénoncer les dérives multiples dans le fonctionnement du Château.

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Macron s’est comporté comme un roi nègre, faisant davantage penser à une république bananière qu’à une démocratie européenne.  Sa victoire électorale à 39 ans lui est montée à la tête, preuve d’un manque de maturité inquiétant.

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Après 7 mois de travail, la commission sénatoriale fait 13 propositions pour mettre un terme aux dérives et aux disfonctionnements du Palais.

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Selon ses conclusions, la sécurité du président a été affectée et doit être améliorée, mais il convient aussi  de renforcer la transparence dans le fonctionnement de l’exécutif  ainsi que de conforter  les  pouvoirs de contrôle du Parlement.

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Omissions, incohérences et contradictions concernent aussi l’entourage élyséen interrogé par la commission sénatoriale.

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Le mensonge sous serment est passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende, rappelle la commission.

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Mis en examen par trois fois, Benalla est menacé par de nombreuses enquêtes préliminaires. Dissimulation de preuve avec la mystérieuse disparition d’un coffre-fort, usage illicite de passeports diplomatiques, contrat de sécurité privé passé avec un milliardaire russe, les casseroles judiciaires s’accumulent.

.

Le Sénat envisage d’ailleurs de saisir la justice à son tour.

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En attendant la suite de ce feuilleton interminable, qui révèle la véritable mentalité de Macron, qui gouverne au-dessus des lois, l’exécutif s’enfonce dans le bourbier comme jamais.

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Selon le Sénat, Benalla a menti, mais selon Griveaux, c’est le Sénat qui ment !

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Curieuse défense de la part d’un pouvoir qui prétend jouer la transparence avec son grand débat national.

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Accuser la Haute Assemblée de mensonge, car une contrevérité c’est un mensonge, c’est une preuve de plus du désarroi d’un pouvoir en perdition, qui use des mêmes armes qu’un Benalla : à savoir noyer le poisson en niant tout ce qui est compromettant.

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Pas très glorieux.

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Hhhhhhhhhh

ENQUÊTE

Affaire Benalla : Mohamad Izzat Khatab, l’encombrant flambeur

Par Emmanuel Fansten et Willy Le Devin — 7 février 2019 à 21:16

Alexandre Benalla lors de la manifestation du 1er mai 2018 à Paris. Photo Jean-Pierre N’Guyen. Maxppp   

L’homme d’affaires syrien, dont «Libé» avait déjà révélé les liens avec Benalla, a reçu chez lui Chokri Wakrim, compagnon de l’ex-cheffe de la sécurité de Matignon.

  Affaire Benalla : Mohamad Izzat Khatab, l’encombrant flambeur

C’est une autre pièce cruciale du puzzle Benalla. Mohamad Izzat Khatab, le sulfureux homme d’affaires syrien qui a gracieusement hébergé l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron après son licenciement de l’Elysée, a également reçu la visite de son ami Chokri Wakrim. Selon nos informations, ce militaire lié au contrat russe s’est rendu à plusieurs reprises dans l’appartement du Syrien, place de l’Alma, à Paris. Après nos premières révélations sur ses liens troubles avec Alexandre Benalla, début janvier, Mohamad Izzat Khatab jurait n’avoir «jamais été condamné», ni en France ni en Suisse. Libération a pourtant recueilli de nouveaux éléments accablants, démontrant non seulement qu’il a bien été condamné dans ces deux pays, mais aussi qu’il est impliqué dans de nombreuses escroqueries. Plus grave encore, le bienfaiteur de Benalla est aussi soupçonné d’avoir fait preuve de largesses suspectes, par le passé, à l’égard de policiers du Service de la protection (SDLP), chargé de la sécurité des personnes menacées et des hautes personnalités.

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L’affaire Benalla déteint sur Matignon

Avant qu’il ne les retire précipitamment de son compte Instagram, l’homme affichait une incroyable collection de selfies avec des personnalités politiques, dont Macron et Philippe. Ces derniers mois, le Syrien a aussi été vu dans de nombreux événements officiels. En septembre, il parade avec Benalla à la fête nationale saoudienne, au Petit-Palais. Le 13 novembre, lors des commémorations des attentats devant le Bataclan, il prend un selfie avec le nouveau patron de la DGSI, Nicolas Lerner, alors que l’événement est très sécurisé. Izzat Khatab n’apparaît jamais sur les listings invités, mais parvient toujours à se faufiler sur la photo. Pour arriver jusqu’au tapis rouge, il peut compter sur un ami fidèle, l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, dont il s’est servi comme d’un passeport vers le pouvoir. Il a hébergé l’homme de foi en 2015, quand ce dernier était visé par des menaces de mort.

«Vivre-ensemble»

Mais contrairement à ce qu’il fait croire, Izzat Khatab n’a aucune chance de devenir président de la Syrie. Son pedigree n’a d’ailleurs pas grand-chose à voir avec celui du personnage qu’il s’est créé. Comme l’a révélé la Tribune de Genève, il a été condamné en 2009 à quinze mois de prison avec sursis pour «abus de confiance et escroquerie». Selon nos informations, il a aussi été condamné deux fois en France l’an dernier pour des faits s’étalant sur plusieurs années. Dans le premier dossier, le tribunal a estimé qu’il devait payer 155 000 euros pour avoir squatté un appartement avenue d’Iéna entre 2011 et 2018, après avoir versé… six mois de loyer. Dans le second, il a été sommé de rembourser près de 400 000 euros à un créancier. Des sommes qui n’ont jamais été versées par l’intéressé, les huissiers cherchant désormais à saisir ses comptes. A chaque fois, l’embrouille est la même : Khatab paie une partie en cash, puis cesse tout versement et transmet des chèques refusés par les banques. En dernier recours, il présente à ses créanciers des ordres de virement depuis des comptes à l’étranger, qui sont aussitôt annulés. L’an dernier, une enquête de Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy, a été ouverte sur Izzat Khatab. Que savait l’imam de Drancy de son logeur ? «M. Chalghoumi est amené à être en contact avec de nombreuses personnes qui partagent sa conception du vivre-ensemble, il ne lui appartient pas d’enquêter sur celles-ci», nous a fait savoir son avocat.

Mais la relation entre les deux hommes recèle une part plus sombre, qui résonne de manière troublante avec l’irruption de Benalla et Wakrim dans l’environnement proche d’Izzat Khatab quelques mois plus tard. Une note du SDLP du 1er juin 2016, que Libé a pu consulter, évoque aussi plusieurs «incidents» impliquant Izzat Khatab, présenté comme un «banquier aux fonds visiblement quasi illimités».

«Hypnotisé»

Ce document a été rédigé sur la base des témoignages de plusieurs officiers de sécurité de Hassem Chalghoumi. «L’imam étant hypnotisé par la nouvelle manne financière de son bienfaiteur, d’où une relation ambiguë, voire problématique avec l’argent», écrit le responsable du SDLP. Qui insiste sur le potentiel corrupteur de l’homme d’affaires : «Izzat Khatab porte une grande attention à notre équipe en essayant de prendre en charge nos frais de restauration. Systématiquement, il nous demande avec beaucoup d’obstination de manger ce que l’on désire et quand l’un d’entre nous ne souhaite pas s’attabler, celui-ci insiste fortement.» Au restaurant, le Syrien a en effet l’habitude d’exhiber de très gros billets, n’hésitant pas à lâcher des milliers d’euros pour satisfaire ses convives. «Nous opposons régulièrement des refus polis et fermes, mais devons régulièrement accéder à ses requêtes pour éviter de froisser gravement des susceptibilités qui pourraient nuire directement à la mission», poursuit la note, qui évoque aussi la présence, dans l’appartement prêté par Izzat Khatab à Chalghoumi, d’une personne originaire d’Aulnay-sous-Bois, «connue pour des faits de prostitution, agression, vols, escroqueries, etc.». Pourquoi Benalla et Wakrim se sont rendus aussi souvent au domicile d’Izzat Khatab au cours des derniers mois ? Contactés, aucun d’eux n’a répondu à nos sollicitations.

Hhhhhhhhhhhhh

ACCUEILSOCIÉTÉ

VIDEO. Affaire Benalla: Mediapart va assigner l’Etat pour «faute lourde» après une tentative de perquisition

JUSTICE Le parquet de Paris avait tenté début février de perquisitionner les locaux du site d’informations après la diffusion d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase

M.C. 

Publié le 25/02/19 à 06h00 — Mis à jour le 25/02/19 à 14h39

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Edwy Plenel, le cofondateur de Mediapart, accompagné du journaliste Fabrice Arfi, le 4 février 2019. — Christophe Ena/AP/SIPA

« Sans les sources, les citoyens ne peuvent pas être informés librement », a répété Fabrice Arfi dimanche sur France 5. Le journaliste de Mediapart, invité sur le plateau de l’émission « C Politique », a annoncé que le site d’informations allait assigner l’Etat « pour faute lourde », après une tentative de perquisition dans ses locaux début février.

« Nous allons assigner “l’agent judiciaire de l’Etat”, en fait le parquet de Paris, pour une faute lourde » qui a été commise « dans la manière dont s’est passée dans le cadre judiciaire la tentative inédite de perquisition de Mediapart », a expliqué le journaliste.

Le 4 février, le parquet de Paris avait tenté de perquisitionner les locaux du site d’informations après la diffusion d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, quelques jours après leur mise en examen en juillet. Mediapart s’était opposé à cette perquisition, dénonçant « une manœuvre, un habillage juridique qui n’a qu’une seule fin : trouver les sources de Mediapart et les tarir ». La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, avait quant à elle réfuté toute « instrumentalisation de la justice » et une « quelconque instruction » donnée au procureur de Paris.

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« Une tentative inquiétante d’attenter au secret des sources »

Dimanche, Fabrice Arfi a de nouveau fustigé une « enquête ouverte sans base légale » et l’envoi de « deux procureurs et trois policiers pour perquisitionner Mediapart » dans le seul but « de trouver les sources d’un journal qui publie des informations qui embêtent le pouvoir exécutif », ajoutant : « Et qui est derrière l’enquête du Parquet ? Le pouvoir exécutif, a-t-on découvert. »

Des journalistes de nombreux médias français avaient exprimé leur préoccupation et leur solidarité avec Mediapart après la tentative de perquisition, dénonçant également « une tentative particulièrement inquiétante d’attenter au secret de leurs sources ».

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Armées – Editoriaux – Justice – Polémiques – Politique – 22 février 2019

Benalla, ou comment passer de brigadier à lieutenant-colonel !

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La plupart des médias qui ont relaté le rapport du Sénat sur l’affaire qui a impliqué le conseiller de l’Élysée ont laissé de côté le passage lié à l’ascension fulgurante de ce dernier dans la gendarmerie. Pourtant, en y regardant de près, cet extrait est emblématique des accointances qu’entretenait Benalla avec Emmanuel Macron.

Le but de la réserve gendarmerie est de renforcer l’action quotidienne de ses unités. Elle se subdivise entre réservistes de « sécurité publique » (environ 30.000) et un nombre infime de réservistes « spécialistes » recrutés pour exercer des fonctions déterminées correspondant à une expérience civile de haut niveau. Le grade qui leur est affecté demeure, alors, temporaire et ne leur donne droit à aucune prérogative ni de commandement ni de port d’insignes ou de tenue.

Alexandre Benalla a intégré la réserve opérationnelle « de sécurité publique » à l’issue de sa préparation militaire gendarmerie, dans le département de l’Eure. Il y a servi six ans comme gendarme adjoint pendant 194 jours, puis a été finalement promu brigadier. Hasard heureux, son chef de peloton était le sous-lieutenant puis lieutenant Sébastien Lecornu, actuel ministre chargé des Collectivités territoriales et animateur du grand débat national. L’ex-chargé de mission a été radié sur sa demande pour intégrer, sous le statut de spécialiste, la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale.

Son intégration s’est faite le 20 octobre 2017 au grade de lieutenant-colonel à l’initiative du directeur général de la gendarmerie nationale, alors que les services instructeurs avaient envisagé le grade de commandant. Si son changement de grade ne constitue pas, juridiquement, un « avancement », il est ahurissant de constater qu’il est passé directement de brigadier (caporal) à officier supérieur, lieutenant-colonel. Par le plus grand des hasards, bénéficiant du même statut, le lieutenant Lecornu, en devenant ministre, est devenu colonel dans la réserve au titre, aussi, de spécialiste.

Pourquoi l’ancien chargé de mission de l’Élysée a-t-il fait l’objet d’un tel avancement ? Pour le général Lizurey, directeur de la gendarmerie, Alexandre Benalla a été recruté pour « son expertise dans la sécurité des installations et des personnes ».

Mais devant la commission, il a dû admettre qu’un tel recrutement se justifiait avant tout pour des raisons d’« affichage ». Il était ainsi plus facile de faire accepter un jeune chargé de mission de l’Élysée de 27 ans à la même table que des haut gradés qu’il allait être amené à fréquenter.

Naturellement, les rapporteurs n’ont pas été convaincus de la pertinence de cette nomination au regard de sa jeunesse, de la nature et du niveau de ses titres universitaires et, surtout, de sa très courte expérience professionnelle. Surtout que les informations transmises par la gendarmerie montraient que les 87 personnes actuellement sous contrat avaient toutes des diplômes universitaires de haut niveau (juristes, psychologues, experts en sécurité, en intelligence économique, en hautes technologies…).

D’ailleurs, le conseiller jupitérien a concédé lui-même n’avoir « quasiment jamais participé aux travaux du groupe de réflexion pour lesquels il était si important de le doter du grade de lieutenant-colonel ». On comprend aisément pourquoi cette promotion express a pu irriter l’ensemble des personnels de la gendarmerie.

En conclusion, il paraît vraisemblable que ce grade faramineux voulu par l’intéressé ait pu être exigé par la « présidence », ce qui entraîne toujours la même question : pourquoi notre Président a-t-il plié aux exigences de celui qui n’était qu’un simple conseiller de l’Élysée ?

Hhhhhhh

Affaire Benalla: et maintenant, la passe d’armes entre le Sénat et l’exécutif

Slate.fr — 22 février 2019 à 14h14

Affaire d’État? Affaire dans l’État?

Temps de lecture: 2 min

C’est une boîte de Pandore remplie d’armes à feu, de passeports diplomatiques, d’intermédiaires et de contrats russes louches. L’affaire Benalla ne pourra pas être enterrée et fait désormais l’objet d’une guerre ouverte entre le Sénat et le gouvernement. Le premier a rendu mercredi son rapport dans lequel il pointe des «dysfonctionnements majeurs» à la tête de l’État. Le second, par la voix de son porte-parole Benjamin Griveaux, a immédiatement dénoncé des «contre-vérités présentes dans le rapport».

Édouard Philippe a-t-il raison de dénoncer une atteinte à la séparation des pouvoirs?

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Brice Couturier, éditorialiste à France Culture, et Virginie Le Guay, cheffe-adjointe du service politique de Paris Match, en débattent dans «Politique», l’émission de Marc Perelman et de Jean-Marie Colombani sur France 24, en partenariat avec Slate.

Hhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

Affaire Benalla : le Sénat confirme que l’Élysée baignait dans un système mafieux…

23 Fév 2019Jacques GuillemainMacron, Manipulations médiatiques, République et laïcité

Alors que le Sénat a rendu son rapport sur la commission d’enquête concernant Alexandre Benalla, un rapport qui démontre les défaillances multiples de la présidence, l’Élysée s’empresse de dénoncer des contre-vérités.

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Un minimum de décence de la part de l’exécutif serait le bienvenu.

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Comme le dit Yves Thréard, « les abus de pouvoir, les manipulations et mensonges multiples ne sont pas du côté du Sénat »,  mais  bien  du côté de Benalla, qui s’est cru tout permis, assuré de l’impunité et de la protection de son bienfaiteur, Emmanuel Macron, qui l’a couvert de privilèges en tentant jusqu’au bout de masquer la vérité au peuple français.

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La vérité est que l’Élysée semble baigner  dans un système mafieux, où les lois de la République sont transgressées au bon vouloir du prince et où l’opacité est devenue la règle.

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Au point qu’on se demande combien d’autres Benalla sévissent dans l’entourage présidentiel !!

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Saluons le travail remarquable de la Haute Assemblée et du président de la commission sénatoriale, Philippe Bas, vieux renard qui connaît parfaitement les rouages du Palais.

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Il n’y a aucune instrumentalisation politique de la part du Sénat, qui a fait son travail de contrôle du fonctionnement des institutions, alors que la commission d’enquête de l’Assemblée nationale fut une mascarade, qui déshonore cette chambre, totalement aux ordres de l’Élysée.

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Cette commission bâclée fut un contre-modèle de démocratie, un véritable abus de pouvoir de l’Élysée qui a fait capoter l’enquête des députés.

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On ne sait toujours pas pourquoi un simple chargé de mission, soi-disant responsable  de la logistique des déplacements présidentiels, a pu cumuler des passe-droits qu’aucun ministre n’a jamais eus.

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Appartement de fonction, voiture de fonction, permis de port d’arme, badge d’accès à l’Assemblée, grade de lieutenant-colonel de  réserve dans la gendarmerie à 27 ans, téléphone crypté et passeports diplomatiques !

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Benalla est loin d’être le simple « porteur de valises » que l’entourage présidentiel nous a vendu.

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Auréolé de sa haute protection présidentielle, il s’est fait un nom à l’international, ayant des contacts avec des interlocuteurs africains, russes ou chinois, avec lesquels il était en affaires, alors qu’il était encore en fonctions à l’Élysée.

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Qu’en pense Macron, au lieu d’invoquer une « instrumentalisation politique » de la part du Sénat ?

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Après les soupçons d’une police parallèle, y aurait-il eu une « diplomatie parallèle » ?

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L’exécutif a beau invoquer le respect de la séparation des pouvoirs, le Sénat est dans son rôle pour dénoncer les dérives multiples dans le fonctionnement du Château.

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Macron s’est comporté comme un roi nègre, faisant davantage penser à une république bananière qu’à une démocratie européenne.  Sa victoire électorale à 39 ans lui est montée à la tête, preuve d’un manque de maturité inquiétant.

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Après 7 mois de travail, la commission sénatoriale fait 13 propositions pour mettre un terme aux dérives et aux disfonctionnements du Palais.

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Selon ses conclusions, la sécurité du président a été affectée et doit être améliorée, mais il convient aussi  de renforcer la transparence dans le fonctionnement de l’exécutif  ainsi que de conforter  les  pouvoirs de contrôle du Parlement.

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Omissions, incohérences et contradictions concernent aussi l’entourage élyséen interrogé par la commission sénatoriale.

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Le mensonge sous serment est passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende, rappelle la commission.

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Mis en examen par trois fois, Benalla est menacé par de nombreuses enquêtes préliminaires. Dissimulation de preuve avec la mystérieuse disparition d’un coffre-fort, usage illicite de passeports diplomatiques, contrat de sécurité privé passé avec un milliardaire russe, les casseroles judiciaires s’accumulent.

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Le Sénat envisage d’ailleurs de saisir la justice à son tour.

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En attendant la suite de ce feuilleton interminable, qui révèle la véritable mentalité de Macron, qui gouverne au-dessus des lois, l’exécutif s’enfonce dans le bourbier comme jamais.

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Selon le Sénat, Benalla a menti, mais selon Griveaux, c’est le Sénat qui ment !

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Curieuse défense de la part d’un pouvoir qui prétend jouer la transparence avec son grand débat national.

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Accuser la Haute Assemblée de mensonge, car une contrevérité c’est un mensonge, c’est une preuve de plus du désarroi d’un pouvoir en perdition, qui use des mêmes armes qu’un Benalla : à savoir noyer le poisson en niant tout ce qui est compromettant.

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Pas très glorieux.

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https://ripostelaique.com/affaire-benalla-le-senat-confirme-que-lelysee-baignait-dans-un-systeme-mafieux.html

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Jacques Guillemain

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9 thoughts on “Affaire Benalla : le Sénat confirme que l’Élysée baignait dans un système mafieux…”

Marcher sur des Oeufs

23 février 2019 at 11 h 21 min

Et la transparence politique, c’est fait pour qui ? C’est un peu pour éviter ce genre d’histoire et de trahison. Le régime et l’oligarchie française ne cesse de nous marteler que nous sommes une grande démocratie : où çà, quand çà, comment çà ?

Ce n’est plus au peuple de réclamer puisque de toutes façons ses voix sont inaudibles, tout la haut, au sommet des Assemblées et à l’Élysée ; mais qu’attendent nos politiciens pour s’élever contre cette politique mafieuse qui piétine toutes les règles, La Démocratie, la République, la Constitution, nos droits ? Qu’attendent les élus de la République, ceux qui sont censés justement de porter nos voix, qu’attendent-ils pour parler en notre nom et dire que ce régime est illégitime, gouverne contre les intérêts de la Franc et des Français et gouverne de façon mafieuse ? Et dire, n’est pas suffisant, il leur faut agir pour démettre ce fossoyeur de l’Élysée. La Justice est-elle faite uniquement pour les gueux uniquement ?

Reply ↓

Marcher sur des Oeufs

23 février 2019 at 11 h 56 min

Macron le parrain sévit mais soi-disant on ne peut rien et on doit le garder jusqu’à la fin de son mandat.

Ça pause un sérieux problème, car si à la tête de la France parvenait le chef de la pègre, le grand mufti ; on serait donc obligés d’attendre la fin du mandat présidentiel ?

C’est comme cela, avec cette règle inique que nous en sommes arrivés à la situation que nous avons aujourd’hui en France.

Il y aurait vraiment quelque chose à revoir !

Alexandre Benalla et Vincent Crase restent en prison, leur premier recours rejeté

L’ex-chargé de mission de l’Élysée, Alexandre Benalla, et son ami Vincent Crase, ex-employé de La République en Marche, ont été maintenus en détention provisoire vendredi 22 février.

Alexandre Benalla placé en détention provisoire

Crédit : Thibault Camus/AP/SIPA

Sylvain Zimmermann 

et AFP

PUBLIÉ LE 22/02/2019 À 13:56 MIS À JOUR LE 22/02/2019 À 14:04

L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, et son ami Vincent Crase, ex-employé de La République en Marche, ont été maintenus en détention provisoire vendredi 22 février, la cour d’appel de Paris ayant rejeté leur référé-liberté déposé par leurs avocats, a-t-on appris de source judiciaire.

Les deux hommes ont été écroués mardi. Ils avaient été convoqués le matin-même au tribunal de Paris, conséquence de la révélation par Mediapart d’enregistrements clandestins d’une conversation entre les deux hommes le 26 juillet, alors qu’ils venaient d’être mis en examen et que la justice leur avait interdit d’entrer en contact.

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Alexandre Benalla a été incarcéré dans une cellule de la prison de la Santé après la décision d’un juge de le placer en détention provisoire pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire. Si le quartier VIP de la Santé a été supprimé, l’ex-chargé de mission de l’Élysée a été placé dans un quartier pour personnes “vulnérables”.

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JusticeAlexandre BenallaFaits divers

Yassine Belattar a été nommé par Emmanuel Macron au a nommé au sein du “Conseil présidentiel des villes”. 

Harcèlement moral, menaces de mort : deux plaintes déposées contre Yassine Belattar, le “Monsieur Banlieues” d’Emmanuel Macron

L’humoriste, par ailleurs nommé par Emmanuel Macron au Conseil présidentiel des villes, est accusé par Bruno Gaccio de menaces de mort et par une jeune femme de “harcèlement moral au travail”. Contacté par Marianne au sujet de ces deux plaintes que nous révélons, Yassine Belattar répond.

C’est un balaise, Bruno Gaccio, un bon mètre quatre-vingt affuté que l’ancien chef de file des Guignols de l’info, la soixantaine venue, entretient méthodiquement. Une « grande gueule » aussi, habitué de longue date aux échanges vifs des plateaux télé comme aux rudes « battle » si prisées sur les réseaux sociaux. Le 24 janvier dernier pourtant, celui qui fut un peu anar dans sa jeunesse et plutôt proche de la gauche de la gauche aujourd’hui, s’est rendu au commissariat du 5ème arrondissement de Paris, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, pour déposer deux plaintes : l’une pour menaces de mort et l’autre pour diffamation, visant un garçon de 24 ans son cadet, Yassine Belattar, « humoriste » très médiatique et défenseur autoproclamé de la cause des banlieues et des musulmans.

BELATTAR VS. GACCIO

Il y a quelques jours, Gaccio, une des figures emblématiques des années Canal+ pré-Bolloré, a raconté à Marianne les raisons qui l’ont poussé à entreprendre cette démarche, pour lui, plutôt inhabituelle. « Tout a commencé par une série d’amabilités échangés sur les réseaux sociaux. Alors que nous n’avions plus de relations depuis un bail,Yassine Belattar a tweeté “trop triste pour l’ami @GaccioB qui a failli devenir Président de sa République sans bouger de St Germain des Prés”. Rien de grave mais, n’ayant pas l’habitude de laisser passer les attaques, j’ai aussitôt réagi : “Me cherche pas petit. Je te connais. T’as pas le niveau. Tu peux faire le malin avec les autres. Moi je te connais, joue dans ta catégorie. Bonne journée.” Après, tout a dégénéré… ». Nouveau tweet de Yassine Belattar : « Bruno vu que tu es un pointeur avec les femmes, j’aime l’idée que tu deviennes un homme politique de premier plan. Veux-tu vraiment ouvrir la boîte de Pandore ? Tu sais bien que non, Nono… » Cette fois, l’ex-plume des Guignols voit rouge. « Pointeur, explique-t-il, ce n’est quand même pas un terme anecdotique, on l’utilise pour ceux qui se livrent à du harcèlement sexuel et, plus particulièrement, les pédophiles. Moi, évidemment, je sais que je ne suis pas un “pointeur” mais pour mes proches, j’ai décidé de le poursuivre en diffamation. »

L’échange entre les deux hommes est alors loin d’être terminé. A en croire Gaccio, il se poursuit avec un texto de Belattar (« Nique ta mère, ça te fera du bien petit tapin ») puis un appel téléphonique qui le décide à ne pas en rester là. « Il s’est mis à hurler, a promis de venir me tuer, ainsi que ma femme et mes gosses avant d’ajouter : “Je vais enculer ta pute de mère à Saint-Etienne.” » Un tweet de Bruno Gaccio datant du 24 janvier, à 8h37 du matin, évoque cette ultime saillie de Belattar : « Merci pour ton coup de fil plein de tendresse à base de sodomie sur ma maman. Je vais déposer une main courante. » Presque deux mois plus tard, l’ancien animateur de Canal+ assume pleinement le dépôt des plaintes. « J’accepte les insultes, les noms d’oiseau, mais là un seuil insupportable a été franchi. »

En réalité, la furie déployée par son interlocuteur vient de loin, une collaboration avortée remontant à 2015. A l’époque, aux côtés de Claire Basini, directrice des chaînes thématiques de Canal+, et Marie Toublanc, directrice de la production flux et divertissement, Gaccio est chargé de relancer la Grosse Emission de la chaîne Comédie+, créée à l’origine en décembre 1997 par Dominique Farrugia. Il faut trouver un animateur. Le nom de Belattar vient très vite sur la table. Son humour réputé clivant lui assure déjà une réelle notoriété dans la génération montante des comiques et stand-uppers apparus depuis une dizaine d’années. Et ce, en dépit d’expériences professionnelles souvent houleuses.

“Des filles se plaignent d’un comportement agressif, il ne respecte pas les plannings, ne travaille pas assez…”

Car avant Comédie+, il y eut le Mouv’, la station « jeune » de Radio France, en 2010. Il a pour mission de booster la matinale. Mais il en est presque venu aux mains avec le directeur de l’époque, Patrice Blanc-Francard, une figure majeure et respectée de l’audiovisuel depuis plus de quatre décennies. Ce dernier lui reprochait son manque de professionnalisme et de « s’enfermer dans une forteresse ». Réponse de Belattar : « A l’occasion d’un débat sur le halal, il m’a renvoyé de manière insultante à mon arabité… » Une défense victimaire dont il n’a cessé depuis d’abuser à chaque polémique le concernant. De son passage ensuite à France 4, l’ex-directeur des programmes de la chaîne, Bruno Gaston, contacté par Marianne, a retenu « une franche mésentente professionnelle, surtout sur la fin. »

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Mais le Belattar 2015 semble moins irascible et séduit rapidement son monde, dont Bruno Gaccio qui n’a apparemment pas gardé un trop mauvais souvenir de quelques collaborations du temps des Guignols. « Je le trouvais plutôt amusant, il avait le profil que nous recherchions. » La petite équipe se met au travail sur les pilotes de l’émission mais assez vite, les choses se gâtent. « Des filles se plaignent d’un comportement agressif, il ne respecte pas les plannings, ne travaille pas assez, fait un peu ce que bon lui chante. Et je n’ai peut-être pas réalisé tout de suite qu’il y avait un gros problème avec lui. » Lors d’une réunion précédant le lancement de l’émission, Bruno Gaccio plaide pour une autre solution et propose même, dit-il, d’assurer l’intérim de l’animation mais, au mois de septembre 2015, la Grosse Emission démarre avec Belattar en Monsieur Loyal. L’aventure s’achève au mois de janvier 2016 quand Cyril Hanouna, protégé de Vincent Bolloré, le nouveau big boss de Canal+, prend les rênes de l’émission. « Pour moi, il n’était pas question de continuer dans cette configuration, explique Gaccio, mais il m’est revenu d’annoncer à un certain nombre de gens que c’était fini, Belattar compris. Il ne l’a pas supporté, m’a insulté et reproché de ne pas l’avoir soutenu. Ses attitudes de pseudo petite caillera ne m’impressionnent guère mais d’autres, moins blindés, en ont souffert et il faut que ça s’arrête. »

UNE COMÉDIENNE ENTENDUE PAR LA POLICE

Parmi ces « autres », il y a Maud Givert, une jeune comédienne de théâtre et de télévision, pressentie pour l’écriture de chroniques. Les premiers jours, elle aussi tombe sous le charme d’un Belatar enjoué et farceur, tant et si bien qu’elle accepte un jour son invitation à la ramener chez elle. Mise en confiance, Maud Givert se livre et accepte de répondre à des questions intimes. Elle lui révèle ainsi que son père, alcoolique, est décédé quelque temps auparavant, un événement qui l’a fragilisée et qu’elle tente d’oublier dans le travail. Deux semaines avant le lancement, Bruno Gaccio invite l’équipe à un dîner au domicile qu’il partage avec sa compagne Anne-Laure Gruet, elle-même actrice et metteuse en scène. « L’ambiance était chaleureuse, se souvient Maud Givert, on a tous un peu bu, deux, trois verres. Pas Yassine. J’étais vaguement pompette, rien de plus,il a entamé la causette et, à un certain moment, m’a glissé à l’oreille : “Tu sais que tu es excitante quand tu es bourrée.” Je ne m’en suis pas plus formalisée que ça et on en est resté là. »

Mais dès la réunion du lendemain, c’est la douche glacée. « Il ne me regarde pas et ne m’adresse pas la parole, mais déconne avec tout le monde. Même chose, les jours suivants. Devant les autres, il me donne du “Je t’adore Maud”, mais m’exclut peu à peu du groupe, sur lequel il exerce une véritable emprise. J’avais l’impression d’être une merde, je ne comprenais pas son attitude et je l’ai appelé pour crever l’abcès ». La conversation finit de l’assommer. « Il m’a expliqué qu’il avait un problème avec moi, qu’il ne pouvait pas travailler avec une fille qui buvait et m’a demandé si je voulais finir comme mon père alcoolo… ». Passées les larmes, Maud Givert se remet pourtant à la tâche mais, de plus en plus isolée, elle raconte ses déboires à Bruno Gaccio avant de lui annoncer qu’elle jette l’éponge. « Des semaines plus tard, Bruno m’a téléphoné, un peu désolé. Il a reconnu que j’avais raison sur toute la ligne. Belattar est une personne profondément venimeuse, c’est aussi un manipulateur et les gens ne s’en rendent pas toujours compte immédiatement ».

“J’ai bien eu une courte et traumatisante collaboration avec Yassine Belattar.” Béatrice

A la suite des plaintes déposées par l’ex des Guignols, plusieurs autres comédiennes et animatrices ont été entendues par la police. Contactées par Marianne, certaines ont demandé que leur anonymat soit strictement respecté mais elles nous ont confirmé avoir eu pareillement à subir un comportement brutal et intimidant dans le travail. Sous des prénoms d’emprunt, voici quelques-unes de leur réaction, dûment consignées. Isabelle : « De manière générale, je vous confirme que je ne souhaite pas offrir la moindre seconde de mon cerveau, de mon énergie ni de mon temps à parler de ce triste personnage et n’ai aucunement envie d’être associée de près ou de loin à son nom ». Florence : « J’estime que j’ai fait ce que j’avais à faire pour aider les victimes passées et futures et je ne veux plus en parler ni ruminer ni y penser. J’attends les conséquences des plaintes. Yassine Belattar est un homme imprévisible et méchant, je ne veux pas pour l’instant en dire et en faire davantage ». Béatrice : « J’ai bien eu une courte et traumatisante collaboration avec Yassine Belattar ».

D’autres témoignages recueillis par les services du commissariat du 5ème dans le cadre d’une enquête préliminaire vont dans le même sens. D’après nos informations, l’un d’entre eux émane d’un ancien proche, et porterait aussi sur des menaces de mort. Il serait accompagné d’un enregistrement établissant la matérialité des faits.

Yassine Belattar également attaqué pour “harcèlement moral au travail”

Bruno Gaccio n’est pas seul à avoir déposé plainte contre Yassine Belattar. Si nombre des personnes entendues n’ont pas osé ou voulu franchir ce pas, Jessie Claire, une jeune animatrice de radio et télévision, s’y est résolue. Pour « harcèlement moral au travail. » Bien avant d’être recrutée sur la tranche musicale (l’émission « Top Streaming ») de la chaîne CStar ou, épisodiquement, dans l’équipe de « Touche pas à mon poste » sur C8, à l’été 2015, cette ancienne étudiante en communication et publicité, passée par le Studio Ecole de France à Paris, cherche du travail. Un soir du mois de juillet, des amis humoristes lui proposent de se joindre à un dîner dans une brasserie, en compagnie de Yassine Belattar, lequel cherche à l’époque une co-animatrice pour son émission sur Radio-Nova. « Nova, c’est une radio que j’adulais depuis des années, a expliqué Jessie Claire à Marianne. Et Bellattar était une personne dont j’admirais le talent et respectais les engagements, contre le racisme notamment, que je croyais sincères. J’avais trouvé son spectacle éloquent et bien interprété, il y parlait, entre autres, de sa femme, de ses enfants et de son vécu avec cœur et passion ». Elle lui soumet donc sa candidature et, ne voyant rien venir les jours suivants, le relance sur Facebook.

C’est le début d’une dizaine de jours d’échanges incessants via la messagerie privée de Facebook, des SMS ou des appels téléphoniques. « Ma pire expérience de harcèlement professionnel à ce jour, dit-elle, même si, comme de nombreuses femmes, j’avais déjà été confrontée à des avances et des comportements déplacés ». Apparemment peu convaincu par leur premier contact à la brasserie, Belattar lui demande de se « livrer plus », arguant qu’il privilégie « l’humain », le « temps passé » plutôt que les titres sur des C.V. Jessie connaît la réputation « cynique et provoc’ » de son interlocuteur et, ajoute-t-elle, « il faut l’avouer : le monde des médias est un milieu à part ». Elle accepte donc de rentrer dans le jeu, persuadée au début que l’humoriste cherche juste à tester sa « résistance » aux vannes et le sens de la répartie dont elle devra faire preuve pendant l’émission. « Dans ma tête, nous étions toujours dans une procédure d’embauche, je ne voulais pas croire qu’il était malsain, même si aujourd’hui quand je relis ses mots, je me demande comment j’ai pu tolérer aussi longtemps ses attaques ».

“Ça va la grosse”

Très vite, selon elle, les échanges dérapent sur un registre très intime. Belattar, assure Jessie, l’appelle ou lui envoie des SMS à toute heure, même au milieu de la nuit et éventuellement plusieurs fois par jour. Ayant perdu son portable de l’époque, elle n’en a pas gardé trace mais a remis en revanche aux policiers leurs conversations sur la messagerie de Facebook. Elles sont édifiantes. Belattar emploie ainsi régulièrement des qualificatifs désobligeants : « madame not sexy », « la coincée à deux balles », « la nonne », « ça va la grosse ». Il la rabaisse systématiquement : « Tu n’es pas drôle en fait », « tes jugements sont limités », « tes limites sont incompréhensibles », « vraiment grande gueule », « petite joueuse va », « t’es nulle en provoc .». Arrivent les questions privées. « T’as quelqu’un ? », « tu frappes tes mecs ? ». Jessie Claire fait l’erreur de répondre du tac au tac à ce qu’elle prend encore pour du bizutage un peu lourd : « Je déteste la violence. Et toi tu frappes ta femme, je te retourne la question ? ». Belattar : « Non, je ne frappe personne ». « Mais je suis violent ».

A en croire la jeune femme, au téléphone, il l’invite à détailler ses goûts sexuels. Un des échanges Facebook montre qu’il est dans ce registre. « Tu dois avoir des copines folles et marrantes (…) Présente moi les plus barrées. Celles qui foncent (…) Tu nous fileras les michtos (terme d’argot désignant des femmes intéressées par l’argent, ndlr) ». De guerre lasse, et après avoir maintes fois tenté de ramener l’humoriste sur le sujet initial de son éventuelle embauche, elle tente à nouveau d’obtenir un rendez-vous. Yassine Belattar semble céder, suggère qu’il se fasse à minuit et lui demande son adresse personnelle. Elle lui propose plutôt le métro Commerce, dans le 15ème arrondissement de Paris. Il ne dit ni oui, ni non, mais : « Tu as donc trouver un adversaire à ta taille, Jessie tu craqueras la première » avant de lâcher un « Moche cette fin ». Il n’y aura évidemment pas de rendez-vous. Après deux semaines qui l’ont laissée « usée » et « salie de [s’être] livrée autant à cet usurpateur », Jessie Claire lui envoie un dernier SMS pour lui dire le fond de sa pensée, en particulier sur ses allusions salaces. La réponse viendra sur Facebook, illustrant, dit-elle, « la psychologie inversée dont Belattar se sert pour déstabiliser les gens » : « Tu parles à qui comme ça. Tu mesures qui tu es et ce que tu fais. Tu crois vraiment que mes plans étaient ceux-là ? Mais tu te prends pour qui ? Pour quoi ? (…) Si tu oses encore prétendre que j’attendais du physique avec toi ça m’énervera d’autant plus. (…) Et arrête de tout ramener au cul ».

Aujourd’hui, Jessie Claire s’interroge sur la suite de sa carrière et envisage un départ momentané hors de France. Quand elle a crée un groupe Facebook pour relater son expérience malheureuse, nombre de ses amies lui ont conseillé de se faire discrète. Mais, conclut-elle, « l’idée qu’il puisse continuer à infliger sa perversion en usant de son pouvoir hiérarchique sur d’autres femmes m’est insupportable ».

BELATTAR SURFE SUR LE COMMUNAUTARISME

Fin 2017, le 15 décembre très exactement, Marianne avait publié un article très critique, d’aucuns diront à charge, le concernant. Sa réaction sur Facebook fut cinglante et, comme toujours, un brin menaçante : « Chers amis racistes. Vous voulez ruiner ma carrière, me faire passer pour ce que je n’ai jamais été, faire de moi votre nouveau Dieudonné… Pour faire une guerre il faut être deux, mais sachez que j’ai une putain d’armée… Elle est métissée et il y a de tout… Il y a des limites à ne pas franchir. Vous allez perdre, ce n’est pas une menace mais une promesse. PS: je ne craquerai pas ». Si la rédaction de Marianne n’a pas eu depuis à affronter la « putain d’armée » en question, Belattar a persisté dans ce qui semble être son mode de communication préféré avec quiconque ose s’opposer ou simplement lui déplaît, pour une raison ou une autre. Ses démêlés avec le journaliste du Figaro Alexandre Devecchio et l’ancienne compagne de celui-ci, la journaliste Noemie Halioua, tous deux l’accusant de les avoir menacés « d’égorgement » lors d’une dispute – ce qu’il nie – ont agité la Toile en mars 2018.

Nombre de ceux qui considèrent que la critique de l’islam est légitime ont appris à leurs dépens ce qu’il en coûte d’entrer dans la ligne de mire de « l’Ingérable » (le titre de son spectacle) pour qui tout cela n’est que racisme. Après des critiques virulentes contre lui, postées sur Facebook, Albert Chennouf-Meyer, le père d’un militaire exécuté par le terroriste Mohamed Merah en 2012 à Montauban, a eu droit à une mise en garde qu’il n’a toujours pas digérée. En avril dernier, le joignant à quatre reprises via Messenger, Belattar lui aurait lancé : « L’islamophobie est un délit et vous risquez de le payer très cher ! ». Avant d’ajouter : « Vous avez perdu un fils tué par un terroriste. Il y a des milliers d’autres jeunes qui meurent et pourtant on n’en parle pas ! ». Les avocats d’Albert Chennouf-Meyer ont alors adressé une lettre de protestation au président de la République, dont Belattar est proche, dans laquelle ils s’inquiétaient « d’un double discours particulièrement intimidant ». Courrier resté à ce jour sans réponse.

Dans l’article de Marianne de décembre 2017, nous évoquions aussi les messages injurieux et belliqueux adressés à Amine el-Khatmi, le président du Printemps républicain, d’origine marocaine et conseiller municipal à la mairie d’Avignon. « Je te connais, Amine. Tu crois que le roi [du Maroc] cautionne le comportement d’humiliation qui est le tien vis-à-vis des musulmans ? Aaah ». « Même au Maroc ils sont au courant de ce que tu fais ». Le tout clos par un « Amine, t’es foutu » et « Tu vas en chier grave ». Membre lui aussi du Printemps républicain, et ancien délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme de 2015 à 2017, Gilles Clavreul eu droit à la qualification de « colon». Nassim Seddiki, membre du bureau fédéral du Parti socialiste de Paris, de « tocard » puis de « rebeu inutile ». Manuel Valls ? Un « Premier ministre sordide » qui serait moins français que lui. Thierry Ardisson ? « Une chemise brune » (sous-entendu, un nazi). Co-fondatrice de Viv(r)e la République, l’enseignante et essayiste Fatiha Boudjahlat a, elle aussi, eu maintes fois maille à partir avec lui. Elle n’accorde néanmoins aucun crédit à ses positions en faveur des « quartiers », de la « diversité » ou du respect de l’islam. « C’est du vent. Il ne faut pas le combattre pour ce qu’il n’est pas. Ses flirts avec le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France, association proche des Frères musulmans dont Yassine Belattar présenta le gala en 2015, ndlr), Tariq Ramadan ou divers représentants des Frères musulmans relèvent avant tout de l’opportunisme d’un type qui roule pour lui. Belattar n’est pas un islamiste. Je ne sais même pas s’il est croyant. C’est un entrepreneur identitaire, un fou de pouvoir qui surfe sur la vague communautariste pour arriver à ses fins. Il ne représente que lui-même ».

MACRON S’ÉPREND DE BELATTAR

Malgré ce lourd passif, en mars 2018, Emmanuel Macron lui fait part de son intention de le nommer parmi les 25 membres du Conseil présidentiel des villes, organisme destiné à alimenter sa réflexion sur les quartiers prioritaires. La nomination sera effective deux mois plus tard. Les deux hommes se sont connus pendant la campagne, par l’intermédiaire de Julien Denormandie, futur secrétaire d’Etat puis ministre chargé de la Ville et du Logement. Un ami, un « vrai » pour l’humoriste si décrié. Ceux qui, dans l’entourage présidentiel ou au sein de la République en marche, se montrent sceptiques sur les compétences ès banlieues d’un Bellatar qui passe une bonne partie de son temps dans le très tendance« So-Pi » (South-Pigalle), comprendront plus tard son « utilité », voire son influence réelle sur les choix présidentiels en la matière. Au moment où Belattar intègre le Conseil, à la demande du chef de l’Etat, l’ancien ministre centriste Jean-Louis Borloo, assisté de quelques fidèles, planche depuis des mois sur un « plan banlieue » intitulé « Vivre ensemble, vivre en grand. Pour une réconciliation nationale ». Remis à Edouard Philippe fin avril, le document final fait 164 pages, regorge de propositions concrètes et bénéficie du soutien de nombreux élus, présidents de régions, dirigeants d’agglomérations, d’écrivains et d’artistes.

La suite a été racontée dans une enquête fort documentée par notre consœur Marie-France Etchegoin, de Vanity Fair. Le 22 mai, lors d’une sorte de happening géant organisé dans la salle des fêtes de l’Elysée où plusieurs centaines d’habitants des quartiers ont été conviés, Emmanuel Macron « doit rendre son verdict. » En quelques phrases cruelles, le président atomise des mois de travail. « Quelque part ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs, ne vivant pas dans ces quartiers, se disent l’un et l’autre : “On m’a remis un plan. Je l’ai découvert”. Ce n’est pas vrai. Ça ne marche plus comme ça ». Borloo est effondré. Les « mâles blancs » (de « plus de soixante ans ») est une expression chère à Belattar. « Ils sont la clé du problème aujourd’hui », aime à répéter l’humoriste tout en récusant être le moins du monde « racialiste ». Ce 22 mai, il anime la cérémonie à l’Elysée et jubile. Depuis des semaines, comme le détaille Marie-France Etchegoin, il s’emploie à contourner l’initiative de Borloo au profit d’un discours supposément plus audible par les « vrais gens » des quartiers où il a grandi mais ne vit plus : « L’État n’est pas un guichet automatique. Il a déjà déversé des centaines de milliards d’euros depuis quarante ans… Ce qui marche en banlieue, c’est le libéralisme. L’argent n’est pas raciste. Regardez, Uber… ». Peut-être a-t-il lui-même un plan bis à proposer à des mairies ? En tout cas, pour l’entourage de Boorlo, cité dans Vanity Fair, la cause est entendue : Macron a « préféré complaire aux communautaristes pour mieux faire oublier l’enterrement d’un plan de bataille qu’il a lui-même promis ».

“Contrairement à lui, je n’aime pas le conflit permanent”

Fort du soutien de ce dernier – son « frère », comme il l’appelle – Bellatar, lui, se sent pousser des ailes et ne rate jamais une occasion de peaufiner son statut de chantre de l’anti-racisme, prêt à dégainer à la seconde contre les « populistes » et les « islamophobes » de tout poil. Quand Decathlon, sous la pression de critiques émanant d’horizons très divers, décide de retirer de la vente son « running hijab », il appelle à un « rassemblement de la dignité », place de la République à Paris. Eric Zemmour est-il annoncé sur LCI qu’il décide avec fracas de quitter la chaîne et suggère aux gens des « quartiers populaires » le boycott de la redevance télévisuelle « si les choses n’évoluent pas ». A l’occasion du conflit qui l’oppose à Fatiha Boudjahlat, sur le même ton comminatoire, il a promis de harceler les services de l’Education nationale… tant que l’enseignante conserverait son poste. Enfin, à la suite d’un tweet injurieux du directeur marketing de Nocibé, Alain Bizeul, le traitant de « pourriture d’islamiste », il réclame indirectement son licenciement faute de quoi, dans ce cas aussi, la marque de cosmétique est menacée de boycott « tant qu’il sera chez vous ».

Parallèlement à cette activité de coupeur de têtes qui ne lui reviennent pas, Yassine Belattar a des tas de projets apparemment plus sympathiques et créateur d’emplois. Aux journalistes du Point qui l’interrogent longuement en janvier dernier, il confie ainsi son intention de transformer Pigalle et ses sex-shops en nouveau Broadway. « J’ai le théâtre de Dix-Heures. Je veux rénover le quartier comme il a pu l’être il y a un siècle ». En réalité, il ne possède pas le moins du monde cette salle historique ouverte en 1890 mais simplement une participation très minoritaire, comme nous l’a confirmé Roméo Cirone, le principal propriétaire et gérant de la société d’exploitation depuis 2015. « Belattar est juste associé. Il voudrait certes acheter le théâtre, d’autant que je veux m’en défaire, ayant d’autres activités prenantes, mais n’a pas été en mesure jusqu’alors de présenter une offre financière sérieuse ». La négociation continue mais comme tant d’autres, Roméo Cirone, qui a été pareillement auditionné par les policiers du 5ème, entretient des relations compliquées avec l’humoriste. « Je ne peux pas nier que nos rapports sont très tendus car contrairement à lui, je n’aime pas le conflit permanent. Disons qu’il a des hauts et des bas… ». Sous le couvert de l’anonymat, des employés du théâtre évoquent « un type qui gueule beaucoup et dont on redoute les esclandres ». Certains ne se laissent pas faire. Ce serait, selon nos informations, le cas d’un technicien avec lequel Belattar a eu de sérieuses prises de bec. « Entre eux, cela a faillit mal tourner », témoigne une des comédiennes entendues. Il reviendra à la justice de décider si ces faits relèvent du « harcèlement au travail » ou juste du caractère impétueux d’un garçon qui prétend incarner le « vivre ensemble… ».

(1)

Collectif contre l’islamophobie en France, association proche des Frères musulmans dont Yassine Belattar présenta le gala en 2015

Belattar nous répond

Dire que Yassine Belattar tombe des nues quand on l’appelle pour évoquer les plaintes déposées contre lui serait mentir. Manifestement, l’humoriste est depuis un certain temps au courant des faits qui lui sont reprochés par Jessie Claire et Bruno Gaccio et il s’apprête d’ailleurs à être convoqué par la police. Pour tout nier en bloc. Le harcèlement professionnel. Les menaces de mort.

Dans le premier cas, c’est la nature même de la plainte qu’il conteste.

« Pour qu’il y ait harcèlement professionnel, faudrait-il encore que j’aie fait travailler cette personne, a-t-il expliqué à Marianne. Or la seule fois où je l’ai rencontrée, c’était dans une brasserie avec des amis, en 2015 effectivement. J’ai trois témoins qui peuvent assurer que tout au long de la soirée, il n’a jamais été question de boulot, de Radio Nova et d’une quelconque embauche. Et si cela avait été le cas, je peux vous assurer que je n’aurais pas donné suite. Devant mes amis, cette Jessie Claire s’est livrée à des allusions sexuelles marquées et, franchement, comment prendre au sérieux quelqu’un comme ça… ». En revanche, l’humoriste admet les échanges Facebook que la jeune animatrice de radio et télévision a remis à la police. « Qu’y trouve-t-on ? De la dragounette entre deux personnes adultes dans un cadre privé. Rien de plus. Vous voulez que j’aille en prison pour ça ?! ».

“Ce sera parole contre parole”

Evoquant le « lourd contentieux » qu’il a avec notre journal, Yassine Belattar annonce qu’il portera plainte contre la jeune femme, lancée, selon lui, dans une « entreprise de destruction » bien tardive : « Pourquoi aujourd’hui, c’est la vraie question ? ». Pour ce qui est de la plainte de Bruno Gaccio, il récuse plus mollement les affirmations de l’ex des Guignols de l’info dont le but serait avant tout de faire le buzz alors que sa notoriété est en baisse. « Il y a entre lui et moi un gros litige et j’ai certainement dû dire que si je le croisais, je me battrais à mort avec lui. Mais sa femme, sa mère, ce sont des conneries ».

Le litige en question est bien celui que Bruno Gaccio a détaillé à Marianne : la préparation de la Grosse Emission sur Comédie+. Mais Belattar inverse les responsabilités : « C’est moi et mon équipe qui avons eu à souffrir de Gaccio, il nous a fait du mal, beaucoup de mal et, là aussi, j’ai des témoins. Par ailleurs, aujourd’hui, il joue les effarouchés mais devrait se souvenir des confidences sur sa vie qu’il nous faisait à l’époque… Ce sera parole contre parole ».

Pour le reste, Yassine Belattar s’insurge contre l’idée que son comportement dans le travail serait répréhensible et puni par la loi. « Si vous faites un article à chaque fois que j’ai un conflit avec quelqu’un, vous n’avez pas fini… Dans 90% des cas, ça se passe bien, dans 10% des cas, on ne s’entend pas. Où est le problème ? ».

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Belattar en campagne pour le hidjab de course appelle les muz à déclarer la guerre aux anti-islam

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La déclaration de guerre aura lieu officiellement le 13 avril 2019, place de la République, à Paris.

Place de la République, bien sûr. Gauchos-islamos, même combat.

Il s’agira de montrer l’armée musulmane, les forces musulmanes, la capacité de nuisance des musulmans.

Le but ? Interdire aux anti-islam, islamophobes, islamorésistants etc. baptisés populistes par l’islamiste Belattar de jamais recommencer une campagne anti-hidjab comme celle que vient de subir Décathlon. L’intimidation et la menace avant l’agression. Procédés typiques des adeptes du djihad. Les Espagnols et autres  habitants des pays conquis par les musulmans autour de la Méditerranée en ont payé le prix, obligés de se convertir pour échapper aux coups, à l’humiliation, au viol, à la mort…

Au nom de la « dignité », fabuleux culot, fabuleuse imposture.

Elle est où la dignité de Katia Bengana, assassinée pour avoir refusé de porter le voile, Belattar 

Belattar le Frère musulman. 

Et ce mec se vante d’être le pote de Macron.

Et ce mec se vante d’être à la tête d’une armée.

C’est précisément d’armée et de guerre qu’il s’agit ici. 

Cet appel au rassemblement est une mise en garde, une pré-déclaration de guerre à tous ceux qui n’aiment pas l’islam, à tous ceux qui ne veulent pas des règles islamiques en France, à tous ceux qui ne veulent pas que les femmes soient stigmatisées parce que femmes, maltraitées parce que femmes. A tous les « populistes ». Belattar-Macron, même combat.

La date n’est pas choisie par hasard. Un mois et demi avant les Européennes, histoire de faire peur aux politiques en leur rappelant l’importance du vote musulman… Histoire de faire peur aux Français en les mettant sous la menace d’une  guerre intérieure .

Ce rassemblement va être ô combien couvert par la presse aux ordres, déjà islamo-soumise. Ça va dégueuler de bons sentiments, de compassion pour ces pauvres musulmans stigmatisés… et annoncer sans le dire aux Français qu’ils vivent déjà en territoire étranger, avec une armée d’occupation qui ne leur fera pas de cadeaux s’ils ne filent pas droit.

Histoire d’accélérer les modifications de la loi de 1905, histoire d’accélérer les avantages accordés à l’islam. Histoire d’accélérer la pénalisation de l’islamophobie.

Une fois cette étape franchie, tous ceux qui voudraient encore s’opposer au port du hidjab, à la vente du hidjab, à la promotion du hidjab tomberont sous le coup de la loi.

Bingo !

C’est ça le djihad…

Belattar a-t-il décidé et organisé son rassemblement du 13 avril avec Macron ? Je le crois. Ils en sont capables tous les deux. Ils impressionnent et font trembler les Français devant la force de frappe musulmane et en même temps ils dénoncent les populistes comme facteurs de troubles, de guerre possible à venir. Parfait coup double. Du Macron tout craché.

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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.

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22 thoughts on “Belattar en campagne pour le hidjab de course appelle les muz à déclarer la guerre aux anti-islam”

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  2. Ph.West
    27 février 2019 at 12 h 12 min
    Un mec dangereux ; quand on sait de qui il est proche….ça fait peur.

    Reply
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  4. Amélie Poulain
    27 février 2019 at 13 h 29 min
    Ils n’arriveront à ne rien arrêter, les Français sont remontés, très remontés même en regard de cette imposition.
    De tout façon, tous les musulmans, je devrais dire anciens musulmans, ne sont pas pour et ils ne mobiliseront pas les meilleurs.
    Je me souviens, j’avais un proche qui habitait il y a quelques années près de Lille et il y avait des arabes qui venaient leur dire, surtout, ne nous mélangez pas à ceux-là, on n’est pas d’accord.
    Ils peuvent toujours essayer…. Qu’ils se rappellent de notre Histoire.
    Mais comment Macron peut accepter ces valeurs qui ne sont en rien des valeurs de la France ?
    Quand il s’agit du voile, c’est de la dignité de la femme dont on parle et en France, on respecte sa place.
    JAMAIS nous n’accepterons cela en France.

    Reply
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    2. Soudibor
      27 février 2019 at 14 h 06 min
      Macron gouverne contre son peuple, comme l’a bien dit M. Salvini.
    3. Espérons que le peuple en question s’en rende compte, de plus en plus.

      Reply
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      2. Amélie Poulain
        27 février 2019 at 22 h 10 min
        Oui, espérons je crois que c’est en bonne voie…

        Reply
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    5. Samia
      27 février 2019 at 15 h 35 min
      J’ai une petite cousine à qui on a retourné le cerveau pour mettre cette saleté sur la tête. J’ai fait des pieds et des mains pour la convaincre de le retirer et ouf j’ai réussi à le lui faire jeter aux orties. Cela a été dur mais je n’ai pas lâché, quel bonheur ressenti quand elle m’a envoyé une photo d’elle dans la rue sans cet instrument de soumission de la femme. Je l’ai tout de suite rappelé pour la féliciter.

      Reply
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      2. Amélie Poulain
        27 février 2019 at 22 h 16 min
        Oui c’est facile d’endoctriner une jeune fille fragile ou en recherche d’identité, c’est pour cela que l’interdit en France doit être très clair et sans appel sous peine d’identifications abusives voire de banalisation de ce genre d’accoutrement non conforme aux valeurs qui ont cours en Occident.

        Reply
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  2. Paco
    27 février 2019 at 14 h 14 min
    Que pellatarte et choupinet se soient entendus pour cette stratégie, cela n’aurait rien d’étonnant. Ils sont copains comme cochons !
  3. Mais que le sarrasin rassemble ses troupes, en voilà une idée qu’elle est bonne ! On va voir débarquer le style le nombre et la liesse. A nous d’en tirer les conclusions et de réfléchir à la tactique à suivre pour la suite. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, disat un copain à moi. Nietzsche ! Ca fait un bail que je ne l’ai pas vu, cuila… Mais il existe encore, puisqu’on en parle. Les deux copains comme cochons, ne vont pas laisser de traces durables, mises à part leurs déjections… On nettoiera et la place aux suivants !

    Reply
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  2. Marco
    27 février 2019 at 18 h 41 min
    Oui, mais quels suivants?

    Reply
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  2. Jolly Rodgers
    27 février 2019 at 15 h 26 min
    il y’en a vraiment mare de cette islamisation forcé . mare de voir des inscription hallal a tout les coins de rue , mare de voir des filles voilés , mare de vivre dans une société qui est devenue le Liban par a force de lâcheté et de divisions . ne comptons plus sur les partis politiques trop compromis avec cette peste ‘a force de vouloir acheter la paix sociale , ils nous chassent de chez nous , de notre pays . c’est au peuple de se réveiller ,ne comptons plus sur les politiques pas même le RN .

    Reply
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  4. Hellen
    27 février 2019 at 15 h 27 min
    Tout d’abord, je haie l’ISLAM, qui n’est pas une religion, au mieux une secte qui prone l’assassinat de masse, donc les lois devraient, si nous étions dans un pays normal, être appliquées comme dans tous les pays normaux, démocratique, puisque là, ce n’est plus de la démocratie, mais c’est une déclaration de guerre…
  5. MACRON ??????
  6. T’es où????
  7. Bizarre, tu ne réagis pas en tant que Président de la République????
  8. Tu n’as rien à dire????
  9. Alors dégages et emmènes ave toi, tous tes islamistes qui te sont affiliés et qui comptent sur toi pour tuer du blanc…
    Tu choisis vraiment très mal tes amis Islamistes, djihadistes, qui nous coûtent très cher et qui sont encombrants dans le paysage Français…!!!!
  10. Mais je pense que tu n’as pas compris, ou…, réalisé qui était le Peuple Français…!!!!
  11. Il faudrait que tu retournes à l’école, et que tu demandes à ta prof d’histoirede comber tes lacunes dans cette matière…
  12. Les Français supportent longtemps l’inacceptable… mais, parce qu’il y a un mais, lorsque la piscine est pleine à déborder, le Peuple peut devenir comme autrefois en 1789, un ras de marée qui submerge tout, jusqu’à ce qu’il obtienne raison…
  13. Le Peuple d’aujourd’hui, n’est pas celui d’autrefois, car il s’est instruit des erreurs du Peuple du passé…
  14. Alors il sait qu’aujourd’hui, s’il veut obtenir ce qu’il a demandé, il ira jusqu’au bout… il y aura des morts, mais tous ces morts seront mis sur ta conscience, car tu aurais pu changer des choses, comme toutes les gentillesses que tu as dis pendant ta campagne Présidentielle…
  15. Mais, ça n’était que des mensonges, auxquels certains ont cru…
    Personnellement, je suis contente d’avoir vu clair et d’avoir voté Marine Le Pen, sinon, je crois qu’aujourd’hui, j’en serai malade à en crever si j’avais par malheur voter pour le minus que tu es…!!!
  16. Les Islamistes tueront des Blancs, mais quand le Peuple aura réussi à avoir les armes interdites que eux possèdent, parce que apparemment aucune loi n’a été votée pour leur interdire, ne serait-ce que pour que les choses soient claires… Pour eux, ils ont le droit… Comme quoi, tu es nul partout…! Tu laisseras un triste souvenir dans l’histoire de France, celle d’un menteur, lâche, et traître contre son propre peuple!!!

    Reply
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  2. Fomalo
    27 février 2019 at 17 h 49 min
    Beau constat Hellen@, auquel je souscris complètement. Mais il faut se rappeller très vite que celui qui n’a pas de passé n’a pas d’avenir, donc ne laissera aucun souvenir, même triste. Il passera au rouleau compresseur de l’histoire de notre pays.

    Reply
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    2. Machinchose
      27 février 2019 at 21 h 03 min
      et comme macrounet, celui qui n’ a pas d’ enfants ne se fait pas de souci pour sa descendance !!

      Reply
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      2. Hellen
        28 février 2019 at 20 h 33 min
        @Macinchose…Il sait très bien ce qu’il fait et c’est pour cela qu’il n’a pas d’enfants… ce type est un monstre, et dans sa tête, il est toujours à l’adolescence…
      3. Il n’a pas évolué, et il n’évoluera jamais…
      4. Il a pris une deuxième mère, parce que la première devait certainement tout faire pour le responsabiliser..; mais comme il est très bien dans sa tête d’adolescent… sa deuxième mère le fortifie dans ses idées tordues…, il a besoin d’être valorisé, et il se prend s’est pris pour Jupiter… du grand n’importe quoi, mais qui démontre bien, qu’il n’est pas du tout normal…
      5. ça doit être un grand foutoir dans son cerveau…!!!
        En plus, il est très loin des préoccupations du Peuple de France… dont il s’en moque royalement…!
      6. Je pense qu’il va avoir un sacré retour de bâton qu’il le veuille ou pas, ça lui pend au bout du nez… !!!

        Reply
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  2. Alexander
    27 février 2019 at 17 h 00 min
    Ils sortent du bois, pour un bout de tissus islamique. Nous verrons, à ce moment-là, de quel côté seront les musulmans dits « modérés ».
  3. Peut-être, est-ce une bonne chose pour nous pour prouver qu’il n’y a pas d’islam modéré.
  4. Peut-être, est-ce une bonne chose pour nous pour prouver les liens entre islamisme et gauchisme.
  5. Peut-être, est-ce une bonne chose pour nous afin que les gens puissent enfin ouvrir les yeux sur cette pseudo religion.
  6. Peut-être que je rêve tout haut, mais, à nous de profiter de ce rassemblement pour les contrecarrer et montrer que les frères musulmans sont derrières les belattar et compagnie…

    Reply
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  2. durandurand
    28 février 2019 at 0 h 00 min
    Il n’y a pas d’islam modéré , il n’y a qu’un islam Il n’y a pas d’islam modéré parce qu’il n’y a qu’un Allah, qui ne change pas, qu’un Coran, qui est sa parole immuable et parfaite, et qu’un Mahomet, qui est mort et qui ne peut donc pas non plus changer. D’ailleurs, “islam modéré” signifie qu’en lui-même l’islam est mauvais et que pour cette raison il doit être édulcoré, tempéré, modifié…
    Erdogan qui n’a rien d’autre à désirer que de rétablir la gloire passée de l’abominable Empire ottoman montre bien, dans la vidéo ci-dessous, qu’il n’y a pas d’islam modéré… il souhaite à une fillette de mourir en “martyr” de l’islam !
  3. «L’islam modéré»: un concept inventé en Occident pour affaiblir la religion musulmane, selon Erdogan
  4. Le 25 octobre, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a assuré vouloir faire de l’Arabie Saoudite un bastion pour «l’islam modéré». Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réagi sèchement : «L’islam n’a pas à être modéré ou non modéré.»
  5. https://francais.rt.com/international/45499-il-nexiste-pas-dislam-modere-ben-salmane-recep-erdogan

    Reply
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  2. Roch le normand
    27 février 2019 at 17 h 08 min
    Le 13 avril sera le début du pire cauchemars de ces sous développés de islam. Heure du jugement dernier a sonnés , que les patriotes anti islam soit prêt , les résistants frapperont fort et sans pitié ,pour faire comprendre que islam n’a plus sa sa place dans notre pays , et si ces dégénérés veulent continuer a vivre ils devront quitter ce pays pour le Maghreb ou Afrique. Patriote résistant commandant Roch le normand

    Reply
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  4. Jean-Paul Saint-Marc
    27 février 2019 at 19 h 48 min
    Rajoutez Amel Zenoune, jeune étudiante en droit en 1997.

    Reply
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  6. Machinchose
    27 février 2019 at 21 h 07 min
    curieusement, ou plutot pas, ce cafard qui se dit dans les petits papiers ( Q ) du Praie zident, se nomme Bel Attaye;
  7. tout un programme
    on sent poindre un B ennallah bis ….

    Reply
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  9. Didier
    28 février 2019 at 0 h 34 min
    On commence à quelle heure?

    Reply
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  11. Dorylée
    28 février 2019 at 16 h 38 min
    Tous les résistants qui le peuvent, le matin du 13 avril, passez par la place de la République pour jeter à la volée quelques poignées de lardons ou tranches de jambons moulinées pour éparpiller d’avantage. Si quelques Bretons farceurs pouvaient déverser quelques flacons de lisier de porc, ce serait un plus….

    Reply
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  13. frejusien
    28 février 2019 at 18 h 47 min
    je ne supporte pas sa face bouffie de ^pleine lune, elle me fait penser à un beignet soufflé, comme un pet de nonne qu’on aurait oublié dans l’huile trop chaude
    c’est excellent cette réunion de muz grincheux, ça nous permettra de voir l’ampleur du dégât et de prendre les mesures correspondantes,
    sus à vos charcuteries, on va bien rigoler !!

    Reply
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  15. Gladius
    1 mars 2019 at 19 h 01 min
    Je partage assez l’avis de Alexander.
    Cependant, je ne crois pas trop à une grande contre-manifestation des patriotes le 13 avril, en face à face direct. Car personne ne peut prévoir l’ampleur et la dangerosité du rassemblement appelé par Belattar; ce qui trouble l’appréciation que l’on peut avoir, d’un côté sur le degré du risque et de l’autre côté, sur l’adaptation de la nature et du degré de la riposte.
    Attendre et Voir. Nous serons fixés le 13 avril au soir, non seulement sur ce que feront les manifestants musulmans, mais également sur le dispositif (sans oublier les consignes qui vont de pair) du maintien de l’ordre que mettra en place Macron et Castagneur, et surtout sur le comportement et la réaction des forces de l’ordre en cas de désordres graves ou de scènes de guérilla !
    Ce pourrait être effectivement une bonne chose, le facteur décisif d’un déclenchement salvateur, un tournant décisif pour notre pays, surtout si s’agrègent à cette tentative de déstabilisation de la part des musulmans de France, le possible contre-coup cataclysmique des événements qui vont déchirer l’Algérie, avec le maintien de la candidature de Bouteflika. Au pire, la guerre civile qu’évoque Christine ?
    En attendant pourquoi pas mettre en pratique la consigne de Dorylée : « cochonner » sauvagement et intensivement la place de la République au cours de le nuit du 12 au 13. Facile, vite fait, sans risque, pas cher, et même ludique !

Il est taré, il est camé ou il est bourré, le gros islamiste Belattar ?

Hier, j’avais consacré un peu de temps à celui qu’Alain Bizeul avait appelé une « pourriture d’islamiste ».

https://ripostelaique.com/qualifier-yassine-bellatar-de-pourriture-dislamiste-na-rien-de-raciste.html

Ce jour, c’est Pierre Cassen, qui lui a consacré sa vidéo du jour, intitulée « Yassine Belattar plus fort que Frère Tariq Ramadan ».

Notre fondateur commençait sa vidéo en rendant un hommage sincère à Yassine Belattar, tout en rassurant ses internautes : il était bien à jeûn…

Par contre, je découvre cette vidéo, et franchement, là je m’interroge sur l’état de santé mental du Frère Yassine Belattar. Je ne comprends rien à ses élucubrations. Pourquoi a-t-il dissimulé sa sale gueule, et qu’on n’en voit que la moitié ? C’est parce que j’ai écrit que c’était un gros adipeux, et qu’il a découvert qu’il était de plus en plus gros ? Pourquoi est-il à poil ? Il vient de finir sa branlette devant son téléphone ?

Mais s’il n’y avait que cela. Il est inaudible, comme s’il avait plein de loukoums dans la bouche. Et il paraît vouloir parodier les deux tarés de rappeurs qui passent leur temps à se lancer des défis. Lui, il paraît vouloir lancer un défi à Eric Zemmour, qui, à mon avis, à d’autres chats à fouetter que de s’occuper de ce gros dégénéré qui ose se dire humoriste.

J’avoue que je m’interroge, par ailleurs : ce mec est taré, il est camé, ou il est bourré ? En tous cas, il se comporte de plus en plus comme un déséquilibré prêt à passer à l’acte ! J’espère, sans trop d’illusion, que Castaner lui a mis la DGSI sur le paletot.

En tous cas, celui qu’Alain Bizeul appelait cette « pourriture d’islamiste » met délibérément Eric Zemmour en danger, en le désignant comme ennemi public numéro un des musulmans. Dans le contexte actuel, c’est tout simplement criminel, et on ne peut s’empêcher de penser que Belattar est en train de préparer ses coreligionnaires à passer à la phase 3 du djihad, le djihad offensif.

http://resistancerepublicaine.eu/2015/03/23/rappel-les-3-phases-du-djihad-par-claude-laurent/

Tiens, histoire de bien finir cet article, deux réactions contre le voile, que cette Enflure défend, de la Grande Gueule Zohra Bitan.

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/hijab-de-sport-en-vente-a-decathlon-le-gros-coup-de-gueule-zohra-bitan-1142796.html?fbclid=IwAR19UzkZum4KxbJOT1VjAQsFvE3Afd2xFJOjwr1ZPTH5lOgI7XhrHbpuSRM#
https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/la-colere-de-zohra-bitan-contre-le-port-du-voile-955177.html

Dans sa grosse gueule, à ce bouffi !

https://ripostelaique.com/il-est-tare-il-est-came-ou-il-est-bourre-lislamiste-belattar.html

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Lucette Jeanpierre

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4 thoughts on “Il est taré, il est camé ou il est bourré, le gros islamiste Belattar ?”

Samia

3 mars 2019 at 10 h 19 min

Hooooorible !!!!! Pas plus à en dire.

Reply ↓

Jean-Paul Bourdin

3 mars 2019 at 14 h 47 min

Belattar a été humoriste ? Ah bon ? J’ai beau chercher sur You Tube ou ailleurs je ne trouve pas chez lui le signe du moindre humour passé présent ou en devenir. Ce que je vois en revanche ici, c’est un banal islamiste barbu des cités qui se filme à poils, gras et suintant, mal cadré (et pas sûr que ce soit fait exprès) avec cet inénarrable accent extrêmement distingué des banlieues (qui est le même de Lille à Marseille, curieusement), et qui délire d’une voie pâteuse. Ah, il est beau le haschischin, le présent chouchou du futur précédent de la république !

Reply ↓

exocet

3 mars 2019 at 16 h 32 min

quand j’entends parler se déchets humain, il me fait penser à debbouze,une autre merde d’importation aux passés très obscur.

Reply ↓

frejusien

3 mars 2019 at 18 h 17 min

le joufflu, le bouffi, le pet de nonne cramé et huileux, rien à dire de plus

Reply ↓

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On n’entend pas M. Belattar parler de la « dignité » des femmes qui ne veulent pas porter le voile

L’indignation à géométrie variable des défenseurs du hijab en France

parAnne-Sophie Chazaud – 13 mars 2019

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Yassine Belattar, Nasrin Sotoudeh ©STEPHANE ALLAMAN/SIPA – Arash Ashourinia/AP/SIPA (00810392_000044 – AP22310034_000001)

Ceux qui, en France, se félicitaient du choix de Décathlon de commercialiser un « hijab de running » n’ont pas bronché en apprenant la très lourde condamnation de l’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh, défenseur des femmes qui ont refusé de porter le voile. 

Tandis qu’en France les zélateurs islamo-gauchistes du voile islamique s’en donnent à cœur joie sitôt que l’occasion leur en est donnée, le tribunal révolutionnaire de Téhéran a célébré à sa manière la Journée internationale des Droits des Femmes en condamnant l’avocate de renommée mondiale Nasrin Sotoudeh à 38 ans de prison et 148 coups de fouet.

A fond la liberté des femmes ?

Cette femme, ardente militante des droits humains, lauréate du prix Sakharov en 2012, est devenue l’une des figures de proue du mouvement qui agite depuis 5 ans l’Iran de révolte des femmes contre le port du voile islamique obligatoire. Elles sortent dans la rue, s’affichent sans voile, se photographient, postent les clichés sur les réseaux sociaux et risquent leur liberté, et parfois leur vie pour cela. Elles sont les combattantes modernes de la liberté face à l’oppression pour le monde entier. Amnesty International s’est immédiatement indigné contre cette condamnation « scandaleuse ».

A lire aussi: Ces musulmanes qui osent retirer le voile

En France, curieusement, on n’entend pas trop les réactions de ceux qui ont pris pour parti de relativiser la grave question de liberté et d’égalité hommes-femmes posée par ce vêtement qui, contrairement à ce qu’ils affirment d’année en année, n’est pas un bout de tissu comme un autre, n’est pas une mode comme une autre, et n’a que peu de rapport avec la liberté puisque, partout où l’islamisme triomphe, son port devient obligatoire et son non-port devient un motif de grave oppression, voire de châtiment parfois mortel.

On n’a pas entendu les responsables de Décathlon qui, il y a quelques jours encore, considéraient que commercialiser le « hijab de running » n’était qu’une libérale adaptation aux besoins du marché et, surtout, un outil de liberté pour les femmes qui souhaitaient s’en revêtir. Il conviendrait d’ailleurs de demander aux jeunes femmes iraniennes actuelles ce qu’elles pensent de leurs aînées « révolutionnaires » et adoratrices de l’Ayatollah Khomeiny à cause desquelles elles sont désormais obligées de se battre et d’aller en prison subir les pires tortures pour reconquérir la liberté dont précisément leurs aînées fanatiques les ont privées. Il est d’ailleurs à ce titre possible d’imaginer que les filles de celles qui se font les figures de proue de l’islam politique aujourd’hui en Occident subiront la même désapprobation dans une ou deux générations de la part de leurs filles qui se révolteront contre elles.

C’est le père Belattar qui a perdu son chat…

On n’a pas entendu non plus Monsieur Belattar, l’ami du président et son célèbre conseiller banlieue (pour une raison mystérieuse qui continue d’échapper), lui qui participait au gala du CCIF en 2015 (ce qui d’ailleurs est son droit le plus absolu), organisation réputée proche des Frères musulmans. Monsieur Belattar qui, au lendemain de l’affaire du « hijab de running » de Décathlon, invitait théâtralement à organiser un grand rassemblement place de la République à Paris qu’il proposait sans honte de rebaptiser pour cette occasion « place de la Dignité » (dignité du hijab, donc), dans un curieux élan de paranoïa aigüe : « Dignité. C’est tout ce qu’il nous reste [c’est qui, « nous » ?]. Vous [c’est qui « vous » ?] pouvez prendre nos appartements, nos maisons, nos voitures, nos chiens, nos chats, mais notre dignité, c’est non… »

Alors, on ignore tout à fait qui souhaite s’emparer du chat de Monsieur Belattar sur l’air de la Mère Michel, mais en revanche, on constate que l’indignation et l’appel à la dignité et à la défense des femmes musulmanes qui refusent le port du voile islamique et qui, pour cela sont condamnées à 38 ans de prison et 148 coups de fouet, ne semblent bizarrement pas engendrer le même élan mobilisateur. Etrange. Il est pourtant bien question de Dignité, là, pour un coup.

A lire aussi: Aurélien Taché, l’anti-République bon chic bon genre

On n’entend pas, non plus, Monsieur Taché, le consternant élu LREM du Val d’Oise aux comparaisons plus que douteuses, qui refuse de condamner le voilement islamique des fillettes. On aurait pourtant bien envie de savoir s’il connaît beaucoup de femmes catholiques de par le monde qui sont condamnées à 38 ans de prison et 148 coups de fouet pour avoir refusé de porter un serre-tête dont on ignorait, par ailleurs, qu’il constituât un signe de soumission religieuse non plus qu’un signe de soumission de la femme à l’homme. Marlène Schiappa elle-même avait été très claire en rappelant les évidences : « Aucune femme dans le monde ne sera lapidée parce qu’elle ne porte pas un serre-tête ». L’avis éclairé de Monsieur Taché, hélas, manque sur cette question.

On ne blasphème pas contre les défenseurs du voile

On n’entend pas non plus l’indignation des lyncheurs qui, depuis quelques jours, intimident l’élu (Ville de Paris, ex LR)-chroniqueur de l’émission « Les Terriens du Dimanche » de Thierry Ardisson, Pierre Liscia, victime de menaces de mort. Son crime ? Avoir clairement manifesté sa désapprobation face à Rachid Nekkaz, l’homme d’affaires franco-algérien notamment connu pour payer les amendes de femmes condamnées pour port du voile intégral. Le débat est resté courtois, des deux côtés d’ailleurs, mais l’opposition exprimée très clairement par Pierre Liscia : « Vous cautionnez toutes les dérives de l’islamisme radical en France, vous les incitez. Vous êtes un proche ami de Tariq Ramadan, vous avez d’ailleurs manifesté pour sa libération. Vous vous targuez d’être proche des milieux islamistes et de pouvoir leur parler. Moi je ne vous serre pas la main. Je pense que si vous êtes l’alternative à Bouteflika en Algérie, je suis très inquiet pour eux. »

Normalement, dans un pays démocratique où la liberté d’expression a encore un sens, Pierre Liscia devrait avoir le droit d’exprimer cette opinion (du reste pleine de bon sens), tout comme d’ailleurs Rachid Nekkaz a le droit d’avoir toutes les sympathies islamistes qu’il souhaite tant qu’il s’en tient au respect de la loi française. Pourtant, les lyncheurs semblent avoir quelque mal avec ce concept de liberté d’expression, eux d’habitude si prompts à invoquer la société inclusive et le respect des différences : s’ils commençaient par le respect des gens qui ne pensent pas comme eux, les mots auraient peut-être de nouveau un sens dans cette véritable guerre culturelle d’intimidation.

De la dignité des femmes iraniennes

On ne les entend pas non plus, les procureurs des Internet, habituellement si prompts à prendre position sur les questions liées à l’islam, les zélateurs islamo-gauchistes qui ont pris, comme en chaque époque où un choix doit être fait entre la lutte pour le progrès, la liberté, la dignité, et la collaboration avec l’obscurantisme et l’oppression, la défense sans équivoque de ce versant obscur (ce qui, après tout, est leur droit, comme c’est le mien de les juger pour cela). On aimerait pourtant savoir ce qu’ils pensent de cette sentence, eux qui sont si prompts à s’en prendre aux femmes qui osent, en pays (encore un peu) libre, tenir un discours opposé au voile islamique, comme le subit jour après jour une femme comme Zineb El Rhazoui, ancienne journaliste de Charlie Hebdo et précisément menacée de mort en raison de ses propos sur l’islam et de son opposition au voile islamique. Peut-être pensent-ils que la sentence est encore un peu légère, qui sait… ou si lointaine, mon Dieu, c’est si loin l’Iran et « comment peut-on être Persan » pour ces indignés de salons… ? Ce qui sera pour eux l’occasion d’en ricaner dans quelque Ligue du Lol dont ils ont le secret.

L’indignation, tout comme la dignité, semblent être pour certains à géométrie bien variable.

Un cadre de Nocibé suspendu pour avoir qualifié Yassine Belattar de « pourriture islamiste »

L’humoriste marocain francophobe, militant de l’invasion migratoire et du voile islamique, passe ses journées à insulter les patriotes français. Lorsque celui-ci est qualifié de « pourriture islamiste » par un twittos qui a eu le malheur de le faire sous sa véritable identité , il porte plainte… 

Trouvé sur le HuffPost : « Bon débarras pourriture d’islamiste » peut-on notamment lire de la part de ce cadre, qui a depuis également supprimé son compte Twitter. Et de renchérir contre un autre utilisateur avec d’autres propos racistes, qui figurent sur la capture d’écran ci-dessus.

Devant le tollé provoqué par la révélation de ces tweets, la marque Nocibé a réagi ce jeudi 28 février, toujours sur Twitter, soulignant que « Alain Bizeul a pris des positions à titre privé sur Twitter » et précisant ne pas cautionner les paroles de son directeur marketing, « en totale contradiction avec nos valeurs » ajoute la marque.

« Il fallait marquer le coup ». Néanmoins, Yassine Belattar annonce son intention de « porter plainte » contre Alain Bizeul. « J’attends qu’il s’excuse », a-t-il complété, espérant que cet épisode serve d’exemple. « Il fallait marquer le coup », a expliqué Yassine Belattar, qui en a profité pour remercier les personnes qui l’ont soutenu lors de cet épisode.

Source : E1

Nocibé : la CGT défend l’islamiste Belattar et exige des critères d’embauche racistes

05 Mar 2019Joël LocinDhimmitude, Islam, Macron, Préférence étrangère

Ce tract de la CGT Commerce démontre, mieux que de longs discours, la dérive de l’ensemble de la CGT, totalement gagnée aux thèses de l’islamogauchisme, de la discrimination positive et de la préférence étrangère contre les travailleurs français.

Lisons ensemble ce tract, qui est un véritable torchon au service des islamistes, nouvelle clientèle pour un syndicat qui a perdu celle des travailleurs français. Cela commence juste par un soutien affiché à l’islamiste Belattar, et à la criminalisation du terme « islamophobie ». La CGT, qui ose se réclamer des principes laïques, mais qui avait défendu la voilée de Baby-Loup, à Chanteloup, qui avait abandonné Ghislaine Dumesnil dans son combat contre l’islamisation de la RATP, qui avait accepté l’halalisation des cantines gérées par ses comités d’entreprise, reprend à son compte la campagne des islamistes, et paraît considérer comme du racisme le fait de ne pas aimer l’islam, et d’alerter nos compatriotes contre sa nocivité. Elle se joint donc à la campagne de criminalisation de l’islamophobie, impulsée par les organisations islamistes sévissant en France, soutenues par Yassine Belattar.

D’autre part, pour un syndicat chargé de défendre les salariés, la Fédération Commerce Services demande ni plus ni moins la tête d’Alain Bizeul, responsable du marketing dans l’entreprise. Elle reproche même à la direction d’avoir tardé à le sanctionner. Elle ne trouve aucune excuse à la réaction d’un homme qui, dans le privé, n’a pas supporté les insultes de l’islamiste Belattar à l’encontre d’Éric Zemmour, ni son chantage au départ de LCI. Mais il est vrai que la CGT Journalistes avait demandé le licenciement du journaliste du Figaro, et son interdiction sur toutes les chaînes publiques. Imaginons qu’un salarié de Nocibé ait tenu des propos racistes contre les Français ou les juifs, on est certain que la CGT le défendrait, par contre, Alain Bizeul a traité Belattar de « pourriture d’islamiste », il est bon à jeter aux chiens !

On remarque, sans citer le moindre exemple, l’éternelle culpabilisation des salariés français, et le coup des « dérives xénophobes », liées au mot « islamophobie », qui sont avancées, sans que les auteurs de ce tract ne citent le moindre exemple. C’est quoi une « dérive xénophobe » ? Et de qui cela vient-il ? De la direction ou de salariés ? Est-ce qu’une dérive xénophobe, c’est ne pas accepter de la part d’une salariée qui postule, la tenue d’une des déléguées, qui cache ses cheveux, même si ce n’est pas avec un voile islamique…

Mais le pire n’est pas là. La CGT nous informe que l’entreprise Douglas, maison mère de Nocibé, a signé la charte de la diversité, en 2015. Elle nous confirme ainsi les pressions que subissent les entreprises de notre pays, pour embaucher prioritairement des salariés d’origine étrangère, donc la préférence pour les fils d’immigrés contre les fils de Français. Et elle entend se servir de cette charte scandaleuse, impulsée notamment par des officines patronales proches de Claude Bébéar, pour faire pression sur la direction de l’entreprise. Elle va complètement dans le sens des propos de Macron, qui, face à la voilée de Pessac, osait dire qu’il y aurait des sanctions contre les entreprises qui refuseraient d’embaucher des voilées. Ce jour, Marlène Schiappa a même évoqué le mot de « brigade » pour nommer les services de l’État qui surveilleront si les petites boîtes embaucheront suffisamment de diversité.

Notons le rôle de petits flics au service de ce régime (qui la gave de subventions, faute de cotisants) et de la diversité que joue la CGT, en menaçant ouvertement la direction de futurs procès si les enfants de Français s’avéraient trop nombreux dans l’entreprise (car les propos des auteurs de ce tract sont clairs, et ils devront les assumer devant les salariés).

La CGT se comporte donc ouvertement en ennemie intérieure de l’entreprise Nocibé. Si elle sait ce que parler veut dire, elle appelle ouvertement le gouvernement à sanctionner financièrement l’entreprise, si elle n’embauche pas assez de « djeunes » de la diversité. Autrement dit, tout ce que l’entreprise paiera en amende n’ira pas dans la poche des salariés, donnant prétexte à la direction pour se montrer moins généreuse avec les salariés. Et ces syndicalistes prétendent défendre les travailleurs !

Il y a dans cette entreprise et sa section syndicale CGT seize déléguées, presque toutes des femmes, dont voici les noms, que nous avons repris sur le site du syndicat. Remarquons qu’il y a parmi elles une femme qui porte un accoutrement proche du voile islamique, et qui figure avec cette tenue sur la liste des élues. Elles devront répondre, devant les travailleurs, de ce torchon, indigne d’un tract syndical. Quant aux jeunes Françaises qui viendront postuler pour un emploi et qui ne seront pas prises, elle devront également savoir quelles pressions auront exercé sur la direction ces prétendus défenseurs des salariés, devenus des serviles relais du Grand Remplacement, y compris sur le lieu de travail.

Le vrai discours raciste, c’est celui de la CGT Nocibé, qui exige des embauches en fonction de la couleur de la peau des salariées, et pas de la compétence.

ave

Rappelons pour terminer que Nocibé est une marque de distribution de parfums et de cosmétiques, avec du personnel majoritairement  féminin, et que des voilées, n’en déplaise aux copains de l’islamiste « frère de Macron » Yassine Belattar, n’y ont pas leur place, vu le type de produits vendus, et le contact avec la clientèle. Et qu’on ne voit pas pourquoi les enfants d’immigrés devraient passer avant les enfants de Français pour occuper de tels emplois.

https://www.nocibe.fr/nocibe-1-2.cd.html

Dernière précision, lors des dernières élections, la CFTC l’a emporté très largement, atteignant près de 65 % des voix.

On ignore le score de la CGT, qui se contente d’annoncer son nombre d’élus. Nul doute qu’après un tel tract, aux prochaines élections, ce syndicat paiera très cher sa forfaiture, sauf s’il réussit à faire embaucher de nombreuses salariées de la diversité, qui lui seront redevables, et voteront pour elle…

Mais on est loin d’en être là, n’en déplaise aux islamo-collabos de Martinez…

Écrire à la CGT Nocibé pour la féliciter de son tract :

cgtnocibe@gmail.com

Editoriaux – Société – 28 février 2019

Jihab Décathlon : la France, risée du monde ? Si Yassine Belattar le dit…

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Ça y est, la sentence est tombée : avec cette affaire du hijab Décathlon®, la France est devenue « la risée du monde ». Carrément. Et ça ne vient pas de n’importe qui : d’un expert en dérision, Yassine Belattar, l’« humoriste » membre du Conseil présidentiel des villes. Une sentence qui fait écho à l’article publié, mercredi, sur le Washington Post dans lequel son correspondant en France, James McAuley, ironise sur cette affaire : « Une fois encore, la France sombre dans le mélodrame à l’idée que les musulmanes puissent choisir quoi porter. »

Le sang de Belattar n’a fait qu’un tour avec cette polémique. Avec la distinction qui sied à un conseiller présidentiel, il a publié sur son compte Twitter une petite « tribune » dans laquelle il explique qu’à son époque (l’artiste rappelle qu’il est né en 1982), « on s’en battait les couilles de savoir qui était musulman, juif, chrétien, noir, gay. On était tous égaux face au club Dorothée ». C’est bien connu, c’était mieux avant. Et avant avant, pourrait-on dire à Belattar, c’était encore plus mieux… Bref, les années Mitterrand étaient un âge d’or. Et il est vrai qu’à cette époque, pour ma génération, qui n’était pas celle du club Dorothée, Belphégor évoquait un feuilleton télévisé avec Juliette Gréco dans les années 60, pas des fantômes croisés dans les rues de certaines de nos cités. On a la mémoire de sa génération, que voulez-vous.

Donc, Belattar est en colère parce que Décathlon® a renoncé à commercialiser le hijab en France, selon lui, sous la pression des populistes. « Décathlon® a pris peur et l’a retiré. » La France serait donc la risée du monde. Car « maintenant, il va falloir demander l’autorisation pour vendre ou pas certains produits. Les cagoules des enfants, est-ce que c’est islamiste ? » Le hijab serait donc tout simplement une sorte de cagoule pour femmes, quelque chose de très anodin, rien d’autre ? Rien d’islamiste ? Du coup, Belattar appelle « à un grand rassemblement, le 13 avril, place de la République, pour montrer notre mécontentement ; ce sera la dignité, c’est tout ce qu’il nous reste ». Mais c’est qui, ce « nous » ? On croyait qu’il n’y avait qu’une seule communauté en ce pays : la communauté nationale !

On voit bien que tous les arguments sont bons pour banaliser, dans notre espace public, des coutumes qui ne correspondent pas à notre civilisation européenne. Par une sorte de manœuvre de contournement, on invoque déjà celui de la liberté des femmes. Le hijab permettrait, aux femmes de confession musulmane, de pratiquer le sport en toute liberté. Interdire le port reviendrait à interdire aux musulmanes le sport. Avec cet argument, il n’y a pas de raison de ne pas revenir sur l’interdiction de la burka (interdiction mollement appliquée en certains lieux) : si les femmes musulmanes pouvaient porter ce voile intégral dans l’espace public, beaucoup moins d’entre elles seraient contraintes au cloître dans l’appartement et à renoncer à aller faire les courses au Franprix®. Ça se défend, n’est-ce pas… Mais un nouvel argument surgit : nous nous ridiculisons aux yeux du monde. Ce qui reste à prouver, mais ça, c’est pas grave… Cet argument ? Au fond, les arriérés, les obscurantistes, c’est ces Français qui s’opposent au libre choix des femmes de se couvrir la tête (ou pas, en option). C’est ainsi que le Washington Post qualifie cette affaire d’« histrionics », que l’on pourrait traduire librement par « mélodrame », « psychodrame », « comédie » et, pourquoi pas, « hystérie collective ».

La France, l’histrion, c’est-à-dire le bouffon, de la planète ? Sur certains sujets peut-être… Mais sur celui de son identité profonde, cette affaire du hijab Décathlon® révèle peut-être que les Français ont encore quelques ressorts. La risée du monde entier, donc ? Il faudrait peut-être que M. Belattar pose la question aux femmes de certains pays, par exemple, aux Iraniennes, qui se battent pour ne plus être voilées.

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Macron interdit l’antisionisme… pour pouvoir interdire l’islamophobie et donc la critique de l’islam ?

21 Fév 2019Christine TasinA ne pas manquer, Actions en cours, Délit de blasphème, Dhimmitude, Djihad, Islam, Islam et antisémitisme, Liberté d’expression, Loi, Macron, Manipulations médiatiques, Uncategorized

Quelle ordure ce type, on ne se lassera pas de le répéter, tant, jour après jour, il détruit la liberté d’expression des Français d’origine et leur nation au bénéfice exclusif de l’islam !

Ma seule consolation, c’est qu’il est de plus en plus pâle, de plus en plus hâve, de plus en plus maigre.

Ah ! Il n’est pas habitué à la contestation, celui qui se prenait il y a peu pour Jupiter… Il est rongé par ses échecs…

Je le hais tellement que s’il pouvait crever de consomption je boirais le champagne.

Ses dernières ?  Comme dans les mauvais films, l’assassin frappe toujours 3 fois.

Premier coup : la Courge compare les manifestants anti-mariage homo avec des égorgeurs musulmans.

http://resistancerepublicaine.eu/2019/02/21/schiappa-a-obei-a-macron-il-faut-salir-les-notres-pour-excuser-les-decapiteurs-musulmans/
http://resistancerepublicaine.eu/2019/02/21/la-courge-a-encore-frappe-les-familles-armees-de-poussettes-cest-pire-que-les-egorgeurs-mahometans/

Un à un, la balle au centre.

Deuxième coup : Macron ajoute sa pierre  aux lois Pleven, Gayssot… à tout l’arsenal répressif unique dans le monde occidental pour limiter la liberté d’expression.  Un nouvel addendum à la loi Pleven pour mettre sur le même plan antisémitisme et antisionisme.

https://francais.rt.com/france/59326-france-va-adopter-definition-antisemitisme-integrant-antisionisme-annonce-macron

Le sionisme est juste le droit pour Israël d’avoir un territoire, d’avoir son pays. Droit mis en cause par ses ennemis qui sont aussi les nôtres :

-Les soi-disant « palestiniens » du Hamas dont la Charte demande carrément la destruction d’Israël et l’extermination de tous les Juifs . Et qui imposent à Gaza une application stricte de la charia…

-La plupart des pays musulmans qui ont trouvé pratique de justifier la haine atavique, commencée par Mahomet avec le massacre de la tribu juive des  Banû Qurayza par la prétendue occupation israélienne. Je t’en ficherais, moi, de l’occupation, je t’en ficherais, moi, de me soucier du sort de terroristes quand  les familles de ces derniers sont payées des sommes folles pour assassiner de douces et belles et inoffensives jeunes israéliennes comme Ori Ansbacher.

http://resistancerepublicaine.eu/2019/02/12/ori-ansbacher-19-ans-assassinee-dans-datroces-souffrances-par-un-palestinien-paye-pour-tuer/

-Tout la gauche et l’extrême-gauche qui hait autant Israël et les Israéliens qu’elle hait la France et les Français.

Nous savons tous que, bien sûr, d’aucuns, soraliens ou mahométans, maquillent leur antisémitisme avec l’antisionisme. Et alors ? Est-ce une raison pour interdire carrément le débat sur le sionisme ? Je suis sioniste à 100 pour cent et je compisse les antisionistes mais de là à leur interdire de défendre leur point de vue dans leurs livres, leurs sites, leurs conversations avec leurs amis, il y a un monde totalitaire plus qu’effrayant. Et on ne fera pas disparaître les assassins des Sarah Halimi, pas plus qu’on ne fera disparaître ceux qui, à l’extrême-droite me traitent de juive sioniste, m’insultent et rêvent de me blesser, voire de me tuer en décrétant qu’il est interdit de défendre l’antisionisme…. D’ailleurs, l’antisémitisme est depuis longtemps interdit, condamné… on voit l’efficacité de la mesure, d’autant qu’elle s’accompagne d’une immigration folle d’antisémites qui gangrènent nos banlieues et contaminent qui ne l’étaient pas.nt

Mais je me doute que le coup de l’antisionisme cache autre chose… c’est la voie vers ce que demandent, le CCIF, Belattar, le CFCM  et tous les salauds, musulmans ou pas, droidelhommistes en tête, interdire aussi, l’islamophobie et donc la critique de l’islam.

Ainsi disparaîtrait le seul moyen que l’on ait pour lutter contre l’islam.  Sa libre critique, l’exposition de son fonctionnement, de son histoire, de ses buts inavouables mais avérés.

Je le sens gros comme une maison. En faisant semblant d’accorder ce qu’ils demandent à des juifs imbéciles – et Dieu sait à quel point les soumis de la Licra et du CRIF sont bêtes et méchants- Macron prépare son pendant, interdire non seulement la critique des musulmans mais aussi celle de l’islam.

Et il aura dans sa main gauchistes et musulmans… Et ce n’est pas Ali Juppé au Conseil constitutionnel qui ira contre lui !

Il avait pourtant dit, la veille, qu’il était opposé à la pénalisation de l’antisionisme :

https://francais.rt.com/france/59266-emmanuel-macron-oppose-penalisation-antisionisme

Sans doute que Belattar, El Karoui ou l’un quelconque de ses innombrables proches, notamment marocains , ont sauté sur l’occasion pour lui souffler l’utilisation unique qu’il pourrait faire de l’affaire Finkielkraut et appliquer ainsi le voeu le plus cher de l’Organisation de la Conférence Islamique qui bataille depuis des lustres à l’ONU pour que la critique de l’islam soit interdite sur toute la planète. Ils ont perdu jusqu’à présent à l’ONU mais on voit que, peu à peu, par les magouilles, par la violence, par la menace, par le lobbying, par les pétrodollars et donc par la complicité active de nos dirigeants, medias et autres pseudos élites, ils installent partout l’interdiction de critiquer l’islam.

Dira-ton bientôt : Mahomet en rêvait, Macron l’a fait ?

Troisième coup : des salafistes agressent Finkielkraut, des tombes juives sont vandalisées en Alsace – on n’a pas encore identifié les auteurs, même si j’ai soufflé ma petite idée–  eh bien, la première réaction c’est de dissoudre 3 associations dites d’extrême-droite qui n’ont a priori tué personne et ne sont vraisemblablement pas responsables des derniers actes antisémites dont bruissent les medias.

Macron dissout 3 associations françaises dites d’extrême-droite, mais ne touche ni aux Frères musulmans, ni aux salafistes, ni à la Horde

Il a par ailleurs fait savoir qu’il demandait la dissolution de trois associations d’extrême droite, dont Bastion Social, créé en 2017 par d’anciens membres du Groupe union défense (GUD). Les deux autres organisations sont Blood and Honour Hexagone et Combat 18, deux groupuscules néonazis.

Je ne sais si le Bastion social est antisémite, je ne sais ce que sont Blood and Honour Hexagone et Combat 18, jamais entendu parler, mais j’ai des yeux pour voir. Et je constate, une fois de plus, le « deux poids deux mesures »…

Sous les applaudissements, il a fait savoir qu’il n’aurait «aucune complaisance» à l’égard des partisans du boycott d’Israël et du mouvement Boycott, Désinvestissement Sanctions (BDS), «condamné en France». Ce mouvement appelle à faire pression économiquement sur l’Etat hébreu pour infléchir sa politique, notamment en terme de colonisation des territoires palestiniens.

Et voilà. Le BDS ? Aucun complaisance ! Ça veut dire quoi ? Pas d’addendum, pas d’article de loi supplémentaire, pas de changement permettant d’interdire de fait les activistes qui fichent la pagaille dans les magasins et pratiquent l’antisémitisme, la haine des Juifs et d’Israël à grande échelle ? Pas de dissolution pour BDS.

Ben non, que voulez-vous, les milices gauchistes, surtout si elles sont contre les Juifs, vont au coeur des musulmans… Surtout ne pas fâcher un des rares électorats qui restent à Macron, hein ! D’ailleurs, même le sénateur Benbassa, qui traîne sur les plateaux télé, milite pour le BDS, c’est dire sa popularité… Et Macron qui remue le petit doigt en disant « attention » !

Et La Horde et ses Antifas ? Pas de dissolution bien qu’ils fassent la loi dans la rue et essaient de brûler vivants des policiers dans leur voiture ? Que non, ce sont les milices, précieuses, du pouvoir. Regardez comme ils ont aidé Macron, avec les Black blocs ( pas de dissolution ni de procès pour eux non plus ) à discréditer et faire évoluer le mouvement des Gilets Jaunes…

Le plus beau on le laisse pour la fin. L’agresseur de Finkielkraut est un salafiste, identifié et connu par les services de police.

Pas de dissolution des associations salafistes ? Pas de fermeture des mosquées salafistes ?

Pas de dissolution des associations musulmanes ? Pas de fermeture des mosquées ?

Nada. Que Dalle.

Et bientôt, au train où vont les choses, on n’aura même plus le droit de poser ces simples questions…

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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.

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26 thoughts on “Macron interdit l’antisionisme… pour pouvoir interdire l’islamophobie et donc la critique de l’islam ?”

Joël

21 février 2019 at 10 h 10 min

Vu au JT TF1 hier soir, la principale décision de l’état est de chasser les « haineux » sur Internet, rien sur le salafiste arrêté (qui ne l’a été que pour calmer le jeu et se faire oublier, en passant).

Autrement dit, l’état fera comme les autres depuis 40 ans : rien.

David Belhassen

21 février 2019 at 10 h 27 min

Macron, le pire des antisionistes, veut interdire l’antisionisme pour mieux se réserver le droit exclusif de l’être lui-même !

Son pseudo pro-sionisme est en fait le subterfuge pour imposer à Israël la création d’un Etat palestiniste, c’est-à-dire un 23ème Etat panarabiste islamique.

Et d’une pierre deux coups, afin d’interdire en France toute résistance à l’arabo-islamisation.

Et dire que l’establishment de la communauté judaïco-diasporique est tombée dans le panneau de ce vicelard de Macron qui les prend pour des imbéciles !. Ce qu’ils sont d’ailleurs !

J’espère que les Patriotes de souche eux,, ne tomberont pas dans le traquenard !

Machinchose

21 février 2019 at 10 h 48 min

m’ en fous de la condamnation de « antisionisme » ce n’ est qu un mot

d’ ailleurs j’ ai trouvé le suivant remplaçant: « antihébraÏsme »

et même les suivants au fur et a mesure des « condamnation fermes et de la plus grande vigueur » ……….j’ adore! variez un peu bande d’ hypocrites !!

tiens! « anticananéisme »……..antiséph…………….antirabinique ………….

ALLONS…………….. ALLONS……………….

soyons sérieux, commençons par renvoyer au Cameroun le gros furoncle pervers et blanchisseur (oups !) de fric, et envoyons en taule pour quelques années la camarilla qui va de Oumma.point final, a Ryssen et autres démocratie a la Gandalf!!

et , surtout rappeler a ces CFCM, CCIF, UOIF, tous « français de papier mâché, que la France n’ est et ne sera jamais leur pays

leur vrai pays c’est ce qu on appelle l’ afrique septentrionale

bizarrement nommé en arabe ; CHAMAL

vieux chameau va! 

Marie

21 février 2019 at 11 h 14 min

Christine , bonjour !

Alors, je suis d’accord avec tout ce que vous dites ( comme d’habitude) sauf sur un point, et il est important :

Il ne fait pas de loi contre l’antisionisme …. il accepte de dire que anti sioniste = antijuif…..

et malgré que je déteste autant que vous ce type , c’est devenu insupportable pour nous d’entendre que le sionisme est une conspiration mondiale alors que c’est juste la reconnaissance d’un pays pour les juifs….

Jean-Paul Saint-Marc

21 février 2019 at 11 h 21 min

Quel culot cette dissolution de 3 assos d’ED !

Minus ose dire « Nous sommes chez nous. Nous tous. » en somme la France appartient à la terre entière, il suffit de venir…

Les propos de l’ignoble antisémite « Nous sommes chez nous » EN MONTRANT SON KEFFIEH est à l’opposé du « Nous sommes chez nous » des identitaires, le premier revendique la colonisation islamique de la France, les seconds la refusent !

vendéenne

21 février 2019 at 11 h 25 min

Bon, à nouveau je ne suis pas du tout mais pas du tout d’accord avec cet article

L’assimilation de l’antisionisme à l’antisémitisme a été demandée et par de nombreux représentants de la communauté juive en France et même par le 1er Ministre d’Israël.

Je suis pour L’interdiction de l’antisionisme. Cela ne fait pas de moi un défenseur de l’islam et de l’immigration musulmane en France.

Bien au contraire. Je mets en avant le fait que les antisionistes (et Macron également que , et je le répète, je n’aime pas du tout) sont soient de la gauche (communistes, gauchistes , gauche verte, insoumis etc ) soient musulmans.

C’était bien souvent une manière détournée pour eux d’être antisémites.

A cet égard, il me semble que l’article de DREUZ qui suit explique les choses bien mieux que moi.

En outre , pour l’instant, aucune loi n’a encore été passée

Micron n’a fait qu’exprimer une intention

Enfin, je ne crois pas mais pas du tout que ce que fera Micron dans un sens ou dans l’autre, aura le moindre impact sur la politique d’Israël quant à un état palestiniste.

Pour Israël , Micron n’est rien et compte tenu de l’éternel politique anti-Israëlienne de la France, c’est pas demain que jupiter sera écouté par Israël sachant qu’au surplus il n’a aucun moyen de pression réel.

Pour être plus clair , je doute, ou plus exactement je suis certaine que NETANYAHOU ne passera aucun deal avec la France ; lui ce n’est pas un imbécile mais un véritable homme d’Etat.

https://www.dreuz.info/2019/02/21/antisemitisme-netanyahou-sest-entretenu-avec-macron/

Christine Tasin Post author

21 février 2019 at 15 h 42 min

On s’en fout totalement de ce que demandent de soi-disant représentants de la communauté juive. Ce qui nous importe c’est la République, c’est la France.

La France ne reconnaît pas de communautés, seulement des citoyens.

L’antisémitisme est un racisme qui doit être combattu. L’antisionisme est une idée politique, même s’il est dévoyé.

Accepter qu’une simple idée politique puisse être criminalisée et interdite, c’est accepter que l’islamophobie soit criminalisée et interdite.C’est accepter qu’il n’y ait plus de débat d’idées. C’est accepter que seule l’histoire convenant aux puissants du jour soit conservée et enseignée, à jamais. C’est contre notre civilisation, c’est criminel.

Ceux qui sont pour cette interdiction jouent avec le feu et nous amènent vers un monde totalitaire.

Marcher sur des Oeufs

22 février 2019 at 22 h 45 min

Bonsoir @Madame Tasin ;

Tout à fait d’accord et notamment sur : « Ce qui nous importe c’est la République, c’est la France.La France ne reconnaît pas de communautés, seulement des citoyens.  » et « Ceux qui sont pour cette interdiction jouent avec le feu et nous amènent vers un monde totalitaire. »

Claude

21 février 2019 at 13 h 02 min

Je trouve plutôt étonnant que le petit bonhomme de l’Elysée veuille tout à coup condamner l’antisionisme ! on le dit intelligent .

On a donc le droit de critiquer la politique du gouvernement d’Israël, mais on ne touche pas à l’Etat lui même ?

Alors je me demande comment faire pour arriver à séparer ces deux choses , et la nullité de l’Elysée sera le 1er condamné si il continue à critiquer la politique de Netanyahu sur la création d’un état palos , et des « colonies israéliennes »

Car lorsque l’on prône un état palestinien, et que l’on parle de « colonies israéliennes » là, je regrette, l’on touche forcément à l’intégralité de l’Etat d’Israël . on conteste tout simplement que la terre d’Israël nous appartient .

Et j’ai bien rigolé, lors du discours du président du CRIF, qui , reprochant à Macron et à son grand benêt de 1er ministre d’avoir annulé leur voyage en Israël, espérait qu’au cours de cette année , il serait ravi de l’accompagner à « Jérusalem, la capitale éternelle du peuple juif » Macron dans son discours n’en a pas pipé mot .

Il a simplement dit : « vous connaissez la politique de la France , de l’UE  »

cela voulait en dire des choses , mais il s’est arrêté là , et à nous de juger .

jojo ( le plombier )

21 février 2019 at 13 h 58 min

Macron nous interdit surtout de vivre paisiblement dans ce pays.

Christian

21 février 2019 at 14 h 12 min

Il faut trouver un mot qui remplacera islamophobe car c’est le phobe qui peut poser problème, je sais de quoi de parle.

je propose islamoincompatible comme cela nos académiciens travailleront d’arrache pieds à le mettre dans le dictionnaire

Cirier

21 février 2019 at 17 h 18 min

« Islamophobe » est un contresens! Le suffixe « Phobe » signifie « qui a peur de » . Exemple « agoraphobe » = qui a peur des grands espaces.

Donc au sens propre « islamophobe veut dire « Qui a peur de l’islam » ET NON « QUI EST HOSTILE à l’ISLAM »

Arrêtons de parler et d’écrire le français comme des vaches espagnoles!

Personnellement je suis hostile à l’Islam et islamo-résistant!

Christine Tasin Post author

21 février 2019 at 19 h 04 min

Cher Patrice le suffixe a évolué, quand quelque chose vous fait peur on peut le haïr, c’est le sens pris par le suffixe dans xénophobe par exemple, je suis islamophobe, j’ai peur de l’islam et je le hais…

David Belhassen

21 février 2019 at 20 h 31 min

Bonsoir Christine. Vous dites « le suffixe a évolué », mais qui l’a fait « évoluer ». Pourquoi et comment ? Et qui décide qu’une manipulation sémantique factice et fallacieuse est- devenue par baguette magique une « extension du champ sémantique » ?

Réponse : les islamistes et leurs affidés gauchos, qui par l’introduction du terme « islamophobie » veulent faire croire qu’elle est en fait une maladie dont nous devions nous soigner . Car nous avons une peur injustifiée de l’islam, tout comme le claustrophobe a une terreur injustifiée d’un endroit fermé. Il faut juste l’allonger sur un divan de psy..

Et le fait que la peur sans raison peut provoquer une haine non moins injustifiée, va encore plus dans le sens de la propagande islamique.

Une peur et une haine n’ont peut-être pas de fondements tangibles. Ce peut être un syndrome, d’autant plus qu’il fallait devancer « haine » à « peur ». Car on peut haïr quelque chose de mauvais sans en avoir peur. Tout comme on peu en avoir peur sans la haïr.

Je suis donc entièrement d’accord avec Patrice Cirier.

Tout comme on peut être « antinazisme » (c’est à mes yeux d’ailleurs souhaitable), c’est bien, juste, sensé, et raisonnable d’être « antiislam ».

Il faut donc bannir du vocabulaire, l’expression oiseuse « islamophobie » pour la remplacer tout simplement par « contreislami » ou « contreislamisme » (ce qui revient au même) et dire je suis « contrislamiste » (c’est même mieux que « antislamiste »)..

Christine Tasin Post author

21 février 2019 at 22 h 22 min

Pas d’accord du tout cher David, hors de question de céder à ces abominables. La phobie c’est la peur en grec, rien d’irraisonné, et les deux sens subsistent en français. On a mille raisons d’avoir peur de l’islam et de l’avoir en haine c’est ce que dit le suffixe phobe… Je suis fière d’être islamophobe. Je persiste et signe

Mezcukor

22 février 2019 at 20 h 20 min

Je suis tout a fait d’accord avec vous.un islamophobe c’est Celui qui a peur de l’Islam. C’est normal surtout quand l’Islam veut nous eliminer. C’est dans Le coran. Personellement je deteste l’islam et les musulmans. Je voudrais que tous les musulmans Vicente dans des pays musulmans et nous foutent la paid.

Montségur

23 février 2019 at 8 h 11 min

Christian,

Va pour islamoincompatible 

David Belhassen

22 février 2019 at 8 h 35 min

Bonjour Christine. Il me semble que vous ne m’aviez pas compris. Ce n’est pas moi qui parle de peur irraisonnée et de psy, ce sont les panarabistes-islamistes et leurs affidés « orientalistes » et gauchos qui le disent. Je les ai cités pour montrer comment et pourquoi ils ont introduit la terminologie sournoise « islamophobie » au lieu de « antislamisme ».

Le fait que vous reprenez à votre compte la terminologie « islamophobe » qu’ils ont inventée et introduite (ou réintroduite) me semble une erreur fatale.

Car si vous interprétez cette « phobie » comme rationnelle, et eux l’interprêtent comme « irrationnelle », et étant donné que cette terminologie vient d’eux, ils auront toujours un avantage argumentaire sur vous.

C’est une stratégie bien rodée par leur arsenal propagandiste. Par exemple, j’ai remarqué chez les patriotes de RR et de RL l’usage de l’expression « le prophète Maomet ». Elle est pour eux exécrable, mais pour les panarabistes-islamistes et leurs affidés « orientalistes » et gauchos elle est honorifique, car le terme « prophète » a une connotation « atavique » positive.

Et c’est pour cela que je refuse totalement l’usage d’une terminologie créée et introduite (ou réintroduite) dans un sens qui est avantageux (de manière inhérente !) aux panarabistes-islamistes. .

Christine Tasin Post author

22 février 2019 at 22 h 47 min

Nous serons et demeurerons donc en désaccord mon cher David, je ne changerai pas d’avis et je demeure persuadée que j’ai raison mais nous n’avons pas à perdre de temps à essayer de nous convaincre réciproquement amitiés

Christian

22 février 2019 at 11 h 35 min

On avancera pas tant que nous camperons sur nos divergences concernant la façon de nommer notre combat. En gardant le terme islamophobe on reste dans l’entres sois alors que si nous mettions en avant un terme facile à comprendre par le plus grand nombre et non attaquable dans les tribunaux, nous pourrions être plus efficaces et contrislamiste me semble le ton terme.

Alexcendre 62

22 février 2019 at 15 h 36 min

A tout interdire on crée un monde étouffé et un monde étouffé c’est un monde qui nous conduira a terme a une explosion incontrôlable de notre peuple ! La création d’un monde étouffé est une imbécilité majeur de la part de nos dirigeants car ils vont croire que tout va bien , mais la situation sera telle qu’ils seront devenus aveugles face aux réalités et prémices d’évènements proches .

Montségur

23 février 2019 at 8 h 09 min

J’ai peur que ces « crétins », interdisent que nous nous exprimions… NON, je ne veux pas être un mouton !!!

Alexcendre 62

23 février 2019 at 9 h 36 min

Malheureusement comme c’est parti on ne nous demandera pas notre avis ! nous voyons maintenant la lourde responsabilité de ceux qui n’ont pas eu le courage d’aller voter .

Montségur

23 février 2019 at 11 h 55 min

Alexandre 62,

Depuis mes 18 ans, je vote les Le Pen. Si tout le monde votait comme moi (comme nous), il n’y aurait pas d’islam en France !!!

Alexcendre 62

23 février 2019 at 15 h 10 min

Oui Montségur malheureusement Le Pen ne voulais pas du pouvoir car a chaque fois qu’il s’en approchait il sortait une grosse connerie qui faisait sauver les nouveau électeurs et il repassait sous les 10 % .Je pense que c’était l’accord secret qu’il avait eu avec Mitterrand , sa fille avec le débat raté je me suis de nouveau posé les mêmes questions ? mais je continuerais a voter pour elle c’est la seule force d’opposition cohérente et capable de limiter l’influence du gamin et son équipe de bras cassés .

Montségur

23 février 2019 at 17 h 56 min

Alexandre 62,

J’espère que Marion se présentera…. Elle en « A » la gamine !!!

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Belattar le Frère musulman se prend pour Gengis Khan : Macron lui a promis la place de Collomb ?

09 Oct 2018Christine TasinGuerre, Liberté d’expression, Macron

Celui à qui Macron a donné fait l’énorme erreur de donner des responsabilités ( politique de la ville ) ne se sent plus pisser. Non content de menacer le pouvoir au cas où la police ne dirait pas amen inch Allah aux racailles, il veut aussi interdire les grandes Gueules… ( et pourtant, au niveau politiquement correct, les Grandes Gueules, elles sont pas mal ! ).

http://resistancerepublicaine.eu/2018/10/09/belattar-menace-macron-demeutes-sil-na-pas-ce-quil-veut-une-police-soumise-aux-racailles/

Il leur reproche de s’en prendre aux musulmans à chaque fois qu’un musulman fait tomber une poubelle…

Tiens, je ne me souviens pas d’avoir jamais déploré qu’un musulman ait fait tomber une poubelle. Par contre, les brûler, ça ils savent. Quand ce ne sont pas les voitures, quand ce ne sont pas les écoles…

Mais Bellatar est musulman, il veut donc appliquer la charia à tous les non musulmans : les musulmans sont les maîtres, les non musulmans ont l’interdiction absolue de les critiquer, ils ont tous les droits.

Je ne crois pas que l’envie de faire partie des Grandes Gueules ( explication d’Olivier Truchot)  explique seule cette attaque.

Je crois que la politique de Macron, tournée vers les musulmans, est responsable.

Les Belattar ont le vent en poupe, ils ont une occasion unique dans l’histoire d’obtenir sans faire la guerre la conquête d’un pays non musulman.

Il y croit, Belattar… Quand donc a -t-il vu Macron pour la dernière fois, qu’il se sent pousser des ailes, qu’il menace, qu’il distribue bons points et interdictions ?

Peut-être croit-il, comme Ségolène Royal, qu’il suffit de faire un peu d’agit-prop pour obtenir le gros lot, un poste de secrétaire d’Etat, voire un poste de Ministre ? Et pourquoi pas la place de Collomb. Les cons ça ose tout. les salauds aussi. Les Frères musulmans également.

Et tout ça c’est la faute à Macron qui s’entoure des pires canailles, des pires haineux de la France…Une horreur.

Benalla, Balattar, les provocateurs de la fête de la musique, ses petits copains de Saint-Martin…

Ce type s’avilit chaque jour davantage. Et il met en danger les Français. Tous ceux qui n’aiment pas l’islam sont des ennemis personnels de Belattar, frère musulman et grand ami du CCIF….

Il y a beau temps que Macron aurait dû le renvoyer au néant, avec toutes ses turpitudes, toutes ses insultes, toutes ses menaces : 

Il s’était déjà vanté d’avoir une « putain d’armée »… Belattar se verrait bien en Gengis Khan :

http://resistancerepublicaine.eu/2017/12/15/belattar-lislamiste-menace-marianne-sachez-que-jai-une-putain-darmee/

Albert Chennouf-Meyer, père de l’un des soldats tués par Mohamed Merah met en cause l’islam ? Il se fait insulter par Belattar.

http://resistancerepublicaine.eu/2018/06/14/le-copain-de-macron-yassine-belattar-a-menace-le-pere-dun-soldat-tue-par-mohamed-merah/

Il aurait même menacé d’égorger le journaliste Alexandre Devecchio après l’avoir traité d’islamophobe :

http://resistancerepublicaine.eu/2018/03/15/yassine-belattar-grand-copain-de-macron-aurait-menace-degorger-le-journaliste-alexandre-devecchio/

Il avait traité Ardisson de nazi mais ce dernier s’était couché lamentablement :

http://resistancerepublicaine.eu/2017/03/19/la-carpette-ardisson-traitee-de-chemise-brune-se-couche-devant-son-maitre-musulman-yassine-belattar/

Le silence et le soutien de Macron en est doublement coupable. Il devra rendre compte de cela, aussi.

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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.

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22 thoughts on “Belattar le Frère musulman se prend pour Gengis Khan : Macron lui a promis la place de Collomb ?”

dmarie

9 octobre 2018 at 19 h 38 min

Il est grand temps de se débarrasser de mac rond dans un premier temps…

et les autres ensuite !

Machinchose

9 octobre 2018 at 20 h 01 min

pour celles et ceux qui ne connaissent pas Ya SIne BELATAR; je vous le présente

يس بلعطار

et pour ceux qui ne connaissent pas Ya Sine, c’ est le titre d’ une sourate de bon augure! j’ en ai toujours un exemplaire sur moi, elle évite au voyageur de sombrer dans un naufrage, elle le protège en voyage,

la brave vieillard Ya Sine, pulvérisé par le missile israélien qui avait la priorité a eu tort de ne pas en porter sur lui un exemplaire!

rigolez pas! faut pas etre méchant comme ça….même si je viens de sombrer dans le ridicule en portant la sourate sur moi!!

je la fixe avec un scotch analergique sur mon ventre , plus exactement sous le diaphragme et à la gauche de l’estomac

elle est ainsi parfaitement SOUS-RATE ………… 

claude t.a.l

9 octobre 2018 at 20 h 48 min

Salut Machinchose,

je me sens obligé de traduire une partie de tes propos, pour une compréhension par tous ….

Le  » brave vieillard Ya Sine « , c’est Ahmed Yassine, fondateur du  » hamas « , tué par des missiles israéliens le 22 mars 2004.

Il y en a qui savent parler aux  » yassine  » de tout poil !

Quand le yassine fait boum …..

Machinchose

10 octobre 2018 at 9 h 04 min

salut Yann , je dirais plutot a 20 % minimum …

Yann Kempenich

9 octobre 2018 at 22 h 36 min

Salut Machinchose !

De toute façon, ils ne se cachent plus pour vouloir une partition à la libanaise ou à la yougoslave.

De nombreux français encore indécis devront, d’ici 5 à 15 ans faire le choix entre la dhimmitude promise et la liberté car à 20% maxi de la population totale, ils n’avancent même plus masqués…

Bouillot

9 octobre 2018 at 20 h 05 min

Une belle ordure de plus de muzz

Sarisse

9 octobre 2018 at 20 h 25 min

On a vu ce qu’ils ont fait à un M. Le Chenadec, en 2005 lorsqu’il a essayé d’éviter qu’ils ne transforment des poubelles en feu de joie, ils l’ont tué.

La France à une mémoire!

Ni le lynchage de d’un simple photographe!

Oui, ils ont tendance à faire un peu plus que simplement renverser des poubelles!

frejusien

10 octobre 2018 at 6 h 12 min

« Fait divers oublié « , comme on a l’habitude de le faire pour étouffer les récalcitrants à l’islamisation

http://www.leparisien.fr/faits-divers/emeutes-de-2005-cinq-ans-de-prison-pour-l-agresseur-de-le-chenadec-12-06-2009-546697.php

et le tueur n’a pris que CINQ ANS, avec les remises de peine, il est déjà sorti de prison,

cinq ans , comparé aux dix ans pris par le cafetier qui a défendu sa boutique, et sa vie, on voit pour qui roule l’INjustice

Pravda

9 octobre 2018 at 20 h 28 min

Gengis Khan se déplaçait et se battait, lui. Donc ses chevaux devaient pouvoir supporter son poids. Macron est mal barré s’il n’engage que des marocains gras comme des loukoums dans sa police politique anti-blanche.

Benalla garde du corps m’a bien fait marrer, on le voit mal courir à côté du véhicule présidentiel avec ses 130 kg.

Ca explique peut-être l’escapade à st Martin, plutôt que des obèses du maghreb Macron recrute des noirs des antilles un peu plus sveltes.

claude t.a.l

9 octobre 2018 at 20 h 31 min

Un bellatar…..dé mental

exactement comme macron les aime.

sol-fin

9 octobre 2018 at 20 h 55 min

c est une bonne chose de mettre un muzz au pouvoir pour déclencher une guerre civile de toutes façons mack rond est un musulman lécheur de babouches a bas l alfrance et retrouver une souveraineté comme en FRANCE .

Angoulafre.

11 octobre 2018 at 9 h 54 min

Oui, vivement qu’ils nous fouteznt sur la gueule, que l’on puisse répondre.

Marzia

10 octobre 2018 at 7 h 34 min

francais ne vous laisser pas faire la france aux francais

Joël

10 octobre 2018 at 8 h 54 min

« Ce n’est pas une menace, c’est une promesse ».

C’est de l’apologie du terrorisme ça, non ?

Il y a des fichés S pour moins que ça normalement.

Jacques Dubois

10 octobre 2018 at 12 h 04 min

Giscard se confond en rependance le bougre. Il sent le vent tourner et il a peur de ne pas mourir dans son lit.

Verdammt

14 octobre 2018 at 14 h 38 min

Giscard  » anchois ma dame, anchois mademoiselleheu heu anchois monsieur… Heu heu ! Enchois Hen Bobokakassa.. ».

« heu j ai fais pipi au lit »… Ramdouhllah.

Lautre pitre son nom en algérien c est : « ben zoukouk ».

Il le sait bien

Cano

10 octobre 2018 at 13 h 16 min

La place de Collomb ou la place de Ben Allah……

bob

10 octobre 2018 at 17 h 35 min

Au bled chez le gros gay Mohamed ,il doit lécher les babouches du royal dictateur marocain qui possède les 3/ 4 du pays et contraint son peuple à la misère où à l’exil chez les occidentaux détestés ,ils prennent nos libertés pour des faiblesse et notre démocratie pour du laxisme ,chez eux si t’es bon t’es con et le gros mange le petit, on est loin de Liberté Egalité Fratenité !

bob

10 octobre 2018 at 17 h 48 min

Décidemment ils sont tous bien gras ces marocains dans l’entourage de Macron qui doit aimer l’enrobé opposé au décharné de sa vieille ,ça prouve que contrairement au bled où seuls le roi et ses séides se gavent ils vont à la gamelle Haram ce qui ne les empêchent pas de cracher dans la soupe mais bon le seuil de résilience sera bientôt atteint !

Marcel un Franco Uruguayen

10 octobre 2018 at 22 h 06 min

Après écouter cette pourriture de ce terroriste intellectuel Bellatar je me pose la question si en France ne devrait pas avoir un putsch un coup d’Etat de notre Armée comme un Pinochet en Chili avant que soit trop tard

Mesrine

12 octobre 2018 at 12 h 12 min

Il est trop moche c abusé

Flibre

12 octobre 2018 at 13 h 58 min

(***)

Comment certains français de souche non pas vu venir cela? Faut’ il avoir quelque chose a gagner pour l’accepté. Ou faut’ il ne pas êtres profondément Français dans l’âme, pour supporter ça.

Vivement le jugement dernier qui s’annonce a grand pas.

Pauvre France ou pire pauvre monde .

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Jonction « Adama Traoré » (banlieues) et Gilets jaunes gauchos : appel à renverser le pouvoir !

13 Juin 2019Christine TasinConflit de civilisation, Djihad, Guerre, Macron, Manipulations médiatiques

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Voilà, il fallait bien qu’on en arrive là…

Ces connards de GJ  qui ont laissé les gauchistes détourner leurs mouvement et le récupérer, qui ont fait appel aux banlieues n’osent plus espérer qu’en la dite banlieue, qui n’en croit pas ses yeux.

.

En février dernier, Priscilla Ludoski avait déjà  fait appel à la soeur Traoré pour que la banlieue vienne renforcer les gilets jaunes

http://resistancerepublicaine.eu/2019/02/22/dans-une-video-doumma-com-la-traitresse-priscilla-ludosky-encourage-linfiltration-des-gj-par-les-banlieues-de-lislam/

.

Eric Drouet, avec son copain le rappeur Ramous n’était pas en reste :

http://resistancerepublicaine.eu/2019/01/13/que-fait-eric-drouet-avec-le-rappeur-islamo-ramous-qui-ferait-fermer-les-comptes-facebook-des-gj/
http://resistancerepublicaine.eu/2019/02/04/drouet-en-appelle-a-melenchon-hulot-et-ramous-mais-ne-veut-pas-de-recuperation-politique-ah-ah-ah/

.

Pour en savoir plus sur la douce et délicieuse famille Traoré :

https://www.valeursactuelles.com/societe/exclusif-lautre-verite-sur-laffaire-adama-traore-59738
https://www.parismatch.com/Actu/Faits-divers/Trois-ans-de-prison-ferme-pour-le-frere-d-Adama-Traore-1581145

Pour rire un peu, un article de désinformation à la solde des Traoré, on y trouve cette phrase sublime :

Les frères Traoré sont des prisonniers politiques, il y a un frère Traoré dans quasiment toutes les prisons de l’Ile de France.

https://www.revolutionpermanente.fr/Yacouba-condamne-a-trois-ans-ferme-Les-freres-Traore-sont-des-prisonniers-politiques

.

Des petits Blancs qui viennent les chercher, qui demandent de l’aide à des racailles qui continuent de caillasser et de refuser les Blancs, les Français d’origine…

Et le militant « Adama Traoré  » (encore un frère Traoré ?) qui appelle clairement à renverser le pouvoir, devant les CRS… Vous croyez qu’il va se retrouver en garde à vue, qu’il va se retrouver au tribunal ? Que nenni ! Castaner et Macron font dans leur froc à l’idée de toucher à sa tête et de déclencher des émeutes musulmanes sur tout le territoire. D’ailleurs Belatar d’était vanté d’avoir toute une armée derrière lui....

C’est tellement plus facile de supprimer ses armes à un inoffensif tireur sportif comme Pierre Cassen…

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Et celui qui, depuis les émeutes après la mort d’Adama Traoré  se verrait bien en leader de la banlieue !. Et même en leader tout court ! C’est qu’il en a à foison,  du vocabulaire et de la rhétorique, et de la culture, et de l’amour de la France, le Traoré !

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Et les autres cons, Français d’origine, de s’aventurer dans les Territoires perdus de la République, tout excités de côtoyer la racaille et d’espérer en elle.

Mais qu’ils sont cons, mais qu’ils sont cons. Et dangereux…

C’est un reportage du Media de Mélenchon… pas meilleur que BFM qu’ils compissent allègrement. Je me demande même si ce n’est pas pire….

DONATION

Comme vous le savez, je crois au Père Noël 

et à son épouse, la Mère Noël ;

Alors si vous n’avez pas d’héritier ou un excédent d’argent vous pouvez me faire une DONATION au ; 

IBAN FR76 3000 3002 8400 0500 11171 30

Nous prierons pour que Dieu vous le rende 

au multiple.

Ah ! Le joli mot “Multiple“

« Vivre ensemble » : florilège de faits divers pour les Bisounours !

13 Juin 2019Jules FerryImmigration, Islam, Sécurité

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Voici une liste -non exhaustive ! – de faits divers qui se sont produits en France

Les articles ont été relevés dans la presse

entre JANVIER 2018 et JUIN 2018.

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JUIN 2019

AVIS DE RECHERCHE POUR HOMICIDE INVOLONTAIRE aggravé par un délit de fuite

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JUIN 2018

19/06: (13) Littérature islamiste, armes et stupéfiants découverts dans un appart (source)

19/06: (FR) Gèl des comptes de Hani Ramadan+17 individus liés au terrorisme (source)

18/06: (86) Dans l’enfer de la prostitution forcée d’Africaines du Nigeria à Poitiers (source)

18/06: (62) Nordine Ben Ali+Nabil Marzouk poignardent deux personnes: prison (source)

18/06: (59) Un Irano-Irakien interdit de territoire agresse des policiers,prison ferme (source)

18/06: (06) Attaque de policiers au cutter, insultes ‘mécréants’+versets du Coran (source)

17/06: (83) Une femme voilée agresse des individus au cutter en criant Allah Akbar (source)

16/06: (50) Amazir Rahmouni: ‘Allah Akbar, Je vais tous vous tuer, pays de merde..’ (source)

16/06: (FR) Mineurs étrangers délinquants, le casse-tête des parquets: un fléau (source)

15/06: (84) Le proxénète, ex-directeur de mosquée, arrêté après 4 ans de cavale (source)

15/06: (13) Karim attaque son ex compagne Cathy à l’acide: grièvement brûlée (source)

14/06: (45) Un converti à l’Islam voulait faire un attentat contre un club libertin (source)

14/06: (41) Ahmed.T et Halima.E: meurtre de la fillette de l’A10 dans un fossé (source)

14/06: (77) Projet d’attentat islamiste contre des homosexuels déjoué: 2 arrêtés (source)

13/06: Bientôt libéré de prison, l’islamiste Djamel Beghal restera-t-il en France ? (source)

13/06: (14) Alhadji-Youssouf Kebbeh viole une handicapée: 15 ans de prison (source)

13/06: (75) Un fourgon de CRS percuté: un Coran dans la voiture des criminels (source)

12/06: (77) Mohammed.H, meurtrier de Frédéric dans un bar, en fuite en Algerie (source)

12/06: (75) Un Marocain prend en otage deux personnes, parle d’Islam/Merah (source)

12/06: (21) Un migrant mineur isolé arracheur de chaîne interpellé sur Dijon (source)

11/06: (71) Bagarre géante entre 60 ‘jeunes locaux’ et plusieurs migrants à Mâcon (source)

11/06: (FR) Osama Krayem, suspect-clé des attentats du 13 nov en examen à Paris (source)

11/06: (86) Deux Paraguayens arrêtés pour prostitution dans un appart Airbnb (source)

10/06: (38) Des jeunes de cité mettent le feu à un camp de Roms, quartier Mistral (source)

10/06: (31) 2 pickpockets Bosniaques volaient codes+cartes bleues dans le métro (source)

09/06: (13) Six ans de prison pour Fayssal Zaghdar, l’agresseur à la machette (source)

08/06: (75) Un Sénégalais et un Gabonais au tribunal pour un trafic de crack (source)

08/06: (77) Un individu sème la pagaille en criant Allahou Akbar près des écoles (source)

08/06: Un couple de Tchétchènes soupçonné d’avoir séjourné en Syrie interpellé (source)

08/06: (95) Bilel.O, 6 ans de prison pour le braqueur du bar-tabac de la Madeleine (source)

07/06: (77) Maison squattéje par des Roms: les riverains vivent l’enfer à Thorigny (source)

07/06: (13) Mohamed.B faisait régner la terreur et poignardait à tour de bras (source)

07/06: (14) Un réfugié Irakien, cadre de l’Etat Islamique, arrêté et écroué en mars (source)

07/06: (78) Salle de prière islamiste de la cité des Indes murée. 2ème nuit d’émeute (source)

07/06: (92) Abdelkrim, Adnane le boss du trafic de shit gérait depuis la prison (source)

07/06: (44) Un dealer Marocain violent poignarde à quatre reprises: tribunal (source)

07/06: (06) Les migrants cassent tout dans un local: grilles arrachées,vandalisme (source)

07/06: (50) ‘Je serai le futur Merah. Je suis pour le djihad !’: 4 policiers blessés (source)

07/06: (78) Un converti à l’Islam menace de mort la police et les non-musulmans (source)

07/06: (60) Nabile.A, Mounaime.B, Ovila.L, Quentin.K: trafic de crack et cannabis (source)

06/06: (78) Il tue sa fillette de cinq mois: ‘ Je faisais le ramadan, j’avais les nerfs’ (source)

06/06: (93) Yazid était très énervé sur l’A86, il écrase Nicolas et percute sa moto (source)

06/06: (93) Un réseau de prostitution Brésilien jugé pour escroquerie bancaire (source)

06/06: (FR) 450 radicalisés dont 50 terroristes sortiront de prison d’ici fin 2019 (source)

06/06: (75) Farid.E+Ridah.C condamnés pour leur séjour dans les rangs de Daech (source)

06/06: Un CRS blessé après une rixe avec des migrants à la station Total de Calais (source)

06/06: (69) Le fils d’un footballeur Africain aux assises pour agression de prêtre (source)

06/06: (59) Youssef.C, fiché S, agresse 3 policiers: 18 mois de prison dont 9 ferme (source)

06/06: (33+64) Les Sahraouis fraudaient pour percevoir des indemnités d’asile (source)

05/06: (59) Sabri, Hamdi et Sourour agressent deux médecins aux urgences (source)

05/06: (78) La salle de prière Islamiste de la cité des Indes murée: nuit d’émeute (source)

05/06: (06) Un Iranien accusé d’avoir violé une mannequin en plein festival du film (source)

05/06: (93) Un dealer Marocain+des marchands Chinois arrêtés: 12 M d’€ blanchis (source)

05/06: Théo Luhaka+4 membres de sa famille en garde à vue pour escroquerie (source)

05/06: (34) Un Algérien armé arrêté (a déjà été libéré pour tentative de meurtre) (source)

05/06: (59) Nadir Khelif et Mehdi.M: prostitution et gains en cash sur 5 prostituées (source)

05/06: (77) 6 Roms mis en examen pour un million d’euros de smartphones volés (source)

04/06: (69) Elle empêche les policiers d’intervenir parce que c’est Ramadan (source)

04/06: (84) Abdelhamid Zouhari viole une adolescente et l’accuse de l’avoir excité (source)

04/06: (33) Mohamed Benattou fonce sur des piétons sur un parking de boite (source)

04/06: (95) Samir.L jugé depuis ce matin pour braquage de convoyeur de fonds (source)

04/06: (42) Cambriolages et crimes: cette mafia Géorgienne qui pille la France (source)

04/06: (75) Un millier de migrants clandestins évacués de deux camps à Paris (source)

03/06: (51) Un individu de type Maghrébin recherché pour le meurtre de Kevin (source)

03/06: (44) Un blessé dans une rixe au couteau entre migrants à Saint-Nazaire (source)

03/06: (42) Umit Kaya fuit la police en quad et chute d’un pont: nuits d’émeutes (so1/so2)

03/06: (60) La mairie LR paye le repas du Ramadan. Appel à la prière au quartier (source)

02/06: (69) Un réseau d’escrocs Congolairs au crédit à la conso démantelé (source)

01/06: (87) Un Marocain tabasse une femme Africaine en la traitant de singe (source)

01/06: (59) Deux migrants poignardent un chauffeur de camion sur une aire (source)

01/06: (77) Intimidations au parc des sports, les Musulmans priés d’aller ailleurs (source)

01/06: (92) Un pasteur évangélique Ivorien écroué pour plusieurs viols répétés (source)

01/06: (31) Une école musulmane radicale fermée par le Conseil constitutionnel (source)

01/06: Le chanteur Congolais Koffi Olomidé en procès pour agressions sexuelles (source)

01/06: (91) Mounir.C arrêté avec 17 kg de cannabis sous le bras à Argenteuil (source)

MAI 2018

31/05: (60) Il hurle Allah Akbar en pleine rue et menace de tuer des passants (source)

31/05: (54) Torturée par ses frères pour son comportement en plein Ramadan (source)

31/05: (75) Proxénétisme Nigérian: prison pour Mama Alicia, nouvel esclavage (source)

31/05: (88) 3 hommes dont deux Arméniens mis en examen pour braquage (source)

30/05: (34) Un clandestin tente d’agresser une patiente du service maternité (source)

30/05: (62) Un Marocain récidiviste agresse sexuellement une fillette de 11 ans (source)

30/05: France: explosion de la prostitution Nigériane via l’immigration illégale (source)

30/05: (91) Les bagarres entre cités se multiplient depuis le début de l’année (source)

30/05: (81) Un migrant Congolais de 17 ans était en réalité un Malien de 31 ans (source)

29/05: (44) Tension extrême au centre pour clandestins: violences+incendies (source)

28/05: (62) Une policière blessée par un migrant, interpellé… puis relâché ! (source)

28/05: (40) Un détenu Islamiste tente d’ébouillanter des agents pénitentiaires (source)

27/05: (78) La Verrière: islam rigoureux présent, entre-soi, mosquée et jilbab (source)

27/05: (45) Malik.S, condamné en 2004 pour meurtre tue une mère de famille (source)

26/05: (93) Des Cogolais tentent d’incendier le Palais des Sports de Montreuil (source)

26/05: Amar Felouki,djihadiste remis par la Turquie à la France écroué à Paris (source)

26/05: (59) Samir+Kader condamnés pour des violences devant la mosquée (source)

26/05: (21) Des demandeurs d’asile Afghans l’agressent car elle a un décolleté (source)

26/05: (FR) Islam: La République face à la montée en puissance des salafistes (source)

26/05: (69) Un Albanais installe un labo d’héroïne dans un logement social (source)

26/05: (47) Il tabasse sa compagne enceintre ràcemment convertie à l’Islam (source)

25/05: Mustapha Laabid (LREM) visé par une enquête pour abus de confiance (source)

25/05: (93) Des Roumains exploitaient leurs enfants et avaient vendu leur fille (source)

25/05: (95) Walid et sa copine soupçonnés de prostitution de filles adolescentes (source)

24/05: (02) 2 ‘jeunes’ veulent tuer les keufs, les juifs et les Français a la Kalach (source)

24/05: (31) Des étrangers clandestins tentent d’incendier le centre de rétention (source)

23/05: (83) Il crie Allah akbar dans un hôpital de Draguignan, six mois de prison (source)

23/05: (31) Un migrant agresse un policier avec une barre à mine à Toulouse (source)

23/05: (33) Un demandeur d’asile Algérien agresse un patron de bar à Bordeaux (source)

23/05: (78) Trois escrocs Camerounais arnaquent un restaurateur de 85 000 euros (source)

23/05: (92) Bagarre ultra violente entre trois Tunisiens: Mohamed.D perd un oeuil (source)

23/05: (64) Un Tchétchène et un Azerbaïdjanais présentés à un juge pour meurtre (source)

23/05: (47) Un dealer de cocaïne ‘T’as foutu en l’air mon ramadan, je vais te crever’ (source)

22/05: (42) C’est avec un tutoriel que l’Albanais apprend à couper la drogue dure (source)

22/05: (93) Le frère de Théo convoqué par la police pour 678 000 € d’escroquerie (source)

22/05: (78) Mehdi battait et terrorisait sa mère depuis des semaines aux Mureaux (source)

22/05: (75) Trafic de crack dans une cité, 5 familles expulsées, dealers sans papiers (source)

19/05: (13) Un Tchétchène à l’attidude suspecte interpellé, la gare St-Charles vidée (source)

18/05: Un attentat au gaz toxique déjoué en France: un Égyptien mis en examen (source)

18/05: (54) Procès de Faouzi.B: tentative de meurtre au marteau sur Dominique.C (source)

18/05: (93) Omar.C en contact avec Safé Bourada, islamiste des attentats de 1995 (source)

18/05: Début du ramadan et des difficultés pour un certain nombre d’entreprises (source)

18/05: (75) Des étrangers clandestins détroussaient les voyageurs dans le métro (source)

18/05: (11) Carcassonne: 9 Croates interpellés pour une centaine de cambriolages (source)

17/05: (35) Un migrant Afghan essaie d’embrasser de force une femme dans le bus (source)

17/05: (78) Oussama condamné pour s’être frottée contre une ado dans le RER A (source)

17/05: (78) Sofiane dérangé par le bruit des policiers, les menace avec un couteau (source)

17/05: (31) La femme qui avait refusé de retirer son niqab condamnée à 6 mois (source)

17/05: (33) Sept Hongrois jugés pour le vol de centaines de cartes géographiques (source)

16/05: (34) Radicalisme: fermeture administrative d’une salle de prière musulmane (source)

16/05: (92) Karim.K tabasse sa femme violemment, cette dernière perd un oeuil (source)

16/05: 8 Français/10 jugent efficace l’expulsion du territoire des étrangers fichés S (source)

15/05: (14) Un Mauritanien clandestin gifle Fatou+lui donne des coups de couteau (source)

15/05: (75) Adil.B, multirécidiviste aux assises pour 20 braquages en quatre mois (source)

15/05: Hamza Attou, chauffeur d’Abdeslam, attentats du 13 novembre est libéré (source)

15/05: (FR) Vague d’interpellations de Tchétchènes dans plusieurs départements (source)

15/05: (67) Farid Boukhouch et Youssef Lamrini: coachs strasbourgeois du djihad (source)

15/05: (14) Ouistreham: la ville boudée par les touristes à cause des migrants (source)

14/05: (35) Une femme menace des passants avec une arme en criant Allah akbar (source)

14/05: (28) Elle épouse un clandestin, un mois après le mariage il la tabasse déjà (source)

14/05: (14) Ahmed, multirécidiviste Marocain vole des portefeuilles dans la rue (source)

13/05: (75) Un blessé grave après une bagarre à coups de barre entre migrants (source)

13/05: (93) Un violeur se défenestre du 3e étage d’un foyer de travailleurs migrants (source)

13/05: (75) L’enfer de la prostitution d’un réseau du Nigéria devant la justice (source)

13/05: (78) ‘Yass’ le dealer condamné après avoir caché de la cocaïne à l’hôtel (source)

12/05: (75) Attaque au couteau au cri d’Allah Akbar: un mort et plusieus blessés (source)

12/05: (69) Un pickpocket Algerien arrêté dans le métro à Lyon 7eme Guillotière (source)

11/05: (80) Un individu du Surinam avec 1,7 kg de cocaïne retrouvé dans le ventre (source)

11/05: (16) Interdit de territoire pour trafic , il importune une ado, insulte la police (source)

11/05: (14) Hoari Yacoub,clandestin récidiviste s’attaque à une femme de 80 ans (source)

11/05: (60) 12 migrants Afghans+Irakiens interpellés après une course-poursuite (source)

10/05: (54) Trois Serbes ont été interpellés pour proxénétisme aggravé à Nancy (source)

10/05: (62) Rixe entre des chauffeurs routiers Polonais et un migrant clandestin (source)

09/05: (76) Yaya Niang, 8 fois condamné, tire sur un homme: 3 ans de prison ferme (source)

09/05: (34) Un mineur étranger cambriole 2 fois le même restaurant à Montpellier (source)

08/05: (78) Bengali, 22 fois condamné, menace d’égorger des employées du CCAS (source)

08/05: (59) Deux Marocains condamnés pour avoir mis le feu au centre de rétention (source)

08/05: (93) Fichée S, elle était partie en Syrie avec deux enfants à l’insu du père (source)

08/05: (68) Des migrants Afghans/Africains au tribunal pour avoir menti sur leur âge (source)

07/05: (78) Des mineurs étrangers logés par le dept.78 volent des femmes âgées (source)

07/05: (75) Un Marocain muni d’un couteau récite des versets du Coran: arrestation (source)

07/05: (94) Rimes.N: 17 ans de prison ferme pour le meurtre de Moktar au couteau (source)

05/05: (91) Machiré Gassama frappe le directeur général des services de la ville (source)

04/05: (94) Des musulmans pratiquants prostituaient une adolescente de 14 ans (source)

04/05: (47) Kamal Belbakkal, fiché S agresse au cri d’Allah Akbar encore au tribunal (source)

04/05: (10) Camel,Imed,Ayoub torturent atrocement leur codétenu homosexuel (source)

04/05: Calais (62) + de 50 migrants attaquent des CRS après des démantèlements (source)

03/05: (59) Un migrant (faux mineur) arrêté pour des vols avec violence à LIlle (source)

03/05: (69) La justice autorise un mineur migrant expulsable à rester en France (source)

03/05: (69) Mohamed.B: refus de verre d’eau, il blesse quatre soignants à l’hôpital (source)

03/05: Hautes-Alpes: procès d’un passeur Pakistanais du col de Montgenèvre (source)

02/05: Nîmes : des migrants menacent d’arroser les policiers à la Kalachnikov (source)

02/05: (69) Un sans papiers viole une femme de 87 ans avant de piller son appart (source)

02/05: France: une quinzaine de revenants djihadistes ont été jugés et libérés (source)

01/05: (77) Ladji.T, multirécidiviste, accident mortel en voulant fuir un contrôle (source)

01/05: (71) Ahmed menace de faire sauter une grenade dans une cathédrale (source)

01/05: La course du Grand Paris annulée à cause des migrants sur le parcours (source)

AVRIL 2018

30/04: (75) Un étranger clandestin sans permis percute grièvement un policier (source)

30/04: (67) Strasbourg: un demandeur d’asile agresse sexuellement une femme (source)

30/04: (55) Brahim El Ardi condamné à un an ferme après avoir frappé un policier (source)

29/04: (33) Cinq détrousseurs Marocains se disant mineurs arrêtés+garde à vue (source)

27/04: (76) Deux Irakiens agessent des passants: morsure et coup de couteau (source)

27/04: (44) Des mineurs étrangers cassent tout et réclament de l’argent en cash (source)

27/04: (71) Mohamed.X :’Au nom d’Allah/Daech je vais violer tous vos enfants…’ (source)

27/04: (91) Plan banlieue: un journaliste d’Europe 1 détroussé à la Grande Borne (source)

26/04: (37) Trois passeurs Irakiens condamnés par le tribunal: 10.000 euros/trajet (source)

26/04: (75) Migrants à Paris XIXe: tensions, bagarres, saleté, les riverains en colère (source)

26/04: (81) Un Musulman dégrade 216 tombes du cimetière Saint-Roch en 2015 (source)

26/04: (06) Deux Arabes tabassent un policier, déchaînement de violence sur lui (source)

26/04: Financement: 416 donateurs au groupe État islamique identifiés en France (source)

25/04: Farès Brahim, ex-foot pro, trafic de drogue: Le Pablo Escobar de Montbrison (source)

25/04: (49) Cambriolage/Angers: À 26 ans, Mehdi Dilmi cumule 46 condamnations (source)

25/04: (30) Une femme médecin insultée, jetée à terre et tabassée dans une cité (source)

24/04: (13) Hakim condamné en prison pour avoir agressé sexuellement une femme (source)

24/04: (14) Un réfugié Mauritanien s’en prend aux policiers, crache sur eux+insultes (source)

24/04: Hautes-Alpes: Le nombre de migrants explose à la frontière franco-italienne (source)

24/04: Jawad Bendaoud en garde à vue pour menaces de mort sur son ex-femme (source)

23/04: (07) Altercation entre des Roumains et gitans: deux gendarmes blessés (source)

23/04: (71) Ouled Aissa Mehrez, Tunisien, évasion de sa prison: appel à témoins (source)

22/04: (75) Trappes: mort de Moussa: guet-apens sur fond de rivalité entre cités (source)

22/04: Ramadan: polémique sur la venue en France de 300 imams d’Algérie/Maroc (source)

21/04: (30) Plus de 20 musulmans agressent des passagers au départ d’un bus (source)

21/04: Une filière d’immigration clandestine achemine 3.000 clandestins d’Albanie (source)

20/04: (34) Imad.K, 12 fois condamné, tue une retraitée au volant, blesse un policier (source)

20/04: (62) Un CRS blessé par un migrant clandestin violent à Calais, 21 jours d’ITT (source)

20/04: (68) Un Africain agresse sexuellement une jeune fille, la vole et l’étrangle (source)

20/04: (04) Un étranger agresse deux clientes au Mc Donald’s de Digne les Bains (source)

20/04: (86) Pendant 4 ans, Mohamed a siphonné les économies de Michel, 83 ans (source)

20/04: (13) L’immam salasfiste El Hadi Doudi prônait le djihad armé a la mosquée (source)

19/04: Comment des terroristes du 13-Novembre ont utilisé le flux de migrants (source)

18/04: (04) Un homme menace des policiers au téléphone en criant ‘Allah Akbar’ (source)

18/04: (78) Yanis, Marocain clandestin et sa bandes vole des portables dans le RER (source)

17/04: (44) Il insulte des militaires sur le periph: ‘On va tous vous tuer, Allah Akbar’ (source)

17/04: (31) Le contrôle par la police d’une femme avec un niqab dégénère: emeute (source)

17/04: (45) Orléans: les prières de rue sont encadrées par la police municipale (source)

17/04: Djamila Boutoutaou, djihadiste condamnée: Aidez-moi à rentrer en France (source)

17/04: (62) Fusillade entre des migrants à Calais: trois Afghans mise en examen (source)

16/04: (57) Un Algérien encaissait encore la pension de sa mère décédée en 1989 (source)

16/04: (31) Des parents veulent donner le prénom Jihad à leur bébé, le juge refuse (source)

15/04: (92) Seidou.S: fusillade contre Ahcen, il réclame 220.000 € d’indemnisation (source)

13/04: (75) Agression au sabre entre individus Sri-Lankais: deux suspects écroués (source)

13/04: (33) Un Algérien vole un téléphone dans le tram+rattrapé par un passant (source)

12/04: (75) Le SOS des voisins du campement de migrants du canal Saint-Denis (source)

12/04: 855 m2 de constructions illégales et un abattoir clandestin dans une cité (source)

12/04: (84) Youssef El Marbouh, agressions, vol, casse et  violences sur un policier (source)

12/04: (13) Une femme de l’Est dissimule la mort de sa mère toucher sa retraite (source)

11/04: (59) Un demandeur d’asile incarcéré pour avoir tranché la joue d’un passager (source)

11/04: (77) Achref escroque plus de 800 000 euros à des seniors depuis sa cellule (source)

10/04: (69) Un Arabe tente d’étrangler le petit ami de sa fille car il est non musulman (source)

10/04: (69) Un Guinéen armé d’un couteau maîtrisé à la préfecture, un policier blessé (source)

10/04: 05) Un réfugié Pakistanais fait passer la frontière à des clandestins: prison (source)

10/04: (22) Ils crient Allah Akbar et tiennent des propos anti-France+anti-catholiques (source)

10/04: (55) Halim Jendara, Africain: 4 ans de prison pour l’agresseur d’octogénaires (source)

10/04: Les noms de 2 626 agents du renseignement chez Mina.B radicalisée/Islam (source)

EXCLUSIF. L’identité de 2 626 policiers de la DCRI aux mains d’une radicalisée

Des fichiers sensibles ont été trouvés sur la clé USB d’une jeune femme, actuellement entendue dans l’enquête sur l’attentat djihadiste de Magnanville. Par Marc Leplongeon et Stéphane Sellami et Aziz Zemouri

Modifié le 11/04/2018 à 14:07 – Publié le 10/04/2018 à 15:37 | Le Point.fr

Les policiers avaient découvert au domicile de Mina B. une liste de 2 622 identités d’agents de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).  

© Michel GAILLARD/REA /

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L’information est connue des autorités depuis un an mais était traitée avec la plus stricte confidentialité. En avril 2017, une jeune femme, Mina B., fichée S, est entendue dans le cadre d’une enquête judiciaire portant sur ses liens avec la mouvance radicale. Lors de son audition, Mina s’épanche. La police va alors découvrir des informations si sensibles qu’elles feront l’objet d’une seconde enquête préliminaire…

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Interrogée par les policiers, la jeune femme, placée depuis en détention provisoire, reconnaît en effet avoir aidé financièrement et hébergé en septembre 2016 Sana O., une connaissance. Cette dernière, très radicalisée, est privée de son passeport après avoir tenté à deux reprises de rejoindre la Syrie. Selon nos informations, Mina B. aurait participé aux projets de son amie en l’accompagnant au moins une fois à la gare.

Des contacts avec des djihadistes

Les policiers vont perquisitionner son domicile et y découvrir un téléphone portable, dont Mina B. se servait pour effectuer des recherches sur un terroriste belge de la cellule de Verviers, aujourd’hui démantelée. Cette cellule, qui projetait des attentats contre des policiers et des commissariats, avait été visée par un coup de filet antiterroriste le 15 janvier 2015, une semaine après l’attentat contre Charlie Hebdo.

Deux djihadistes avaient été tués lors de l’opération, un troisième blessé. Un quatrième homme, considéré comme le cerveau de la cellule, avait pris la fuite et quitté le pays. Son nom est devenu tristement célèbre : il s’agit d’Abdelhamid Abaaoud, coordinateur des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, et mort dans l’assaut de Saint-Denis cinq jours plus tard.

Clé USB

Les enquêteurs vont poursuivre leurs recherches et trouver sur l’ordinateur de Mina B. un certain nombre de photographies et de discussions sous pseudonyme, montrant que la jeune femme est en contact avec plusieurs djihadistes sur zone. Surtout, ils vont mettre la main sur une clé USB remplie de documents et fichiers de police sensibles, comprenant notamment une liste… de 2 626 agents du renseignement.

Cette liste, qui avait été effacée de la clé USB, mais que les enquêteurs ont réussi à restaurer, date de 2008. Elle contient les noms, matricules et affectations de l’ensemble des agents du corps des gradés et gardiens nommés lors de la Commission administrative paritaire nationale (CAPN) du 19 juin 2008. Il s’agit des personnels issus de la DCRG (Direction centrale des renseignements généraux) et de la DST (Direction de la surveillance du territoire), deux services partiellement fusionnés pour créer la DCRI. Ces données, pourtant sensibles, ont été transmises à l’ensemble des agents des administrations concernées, ainsi qu’à toutes les personnes présentes lors de la CAPN, syndicats compris.

Rebondissement

La découverte de ce document va conduire le parquet de Paris à ouvrir une seconde enquête préliminaire, et à mettre Mina B. en examen en octobre 2017. Avec cette principale question, terrifiante à l’heure où des policiers sont pris pour cible : comment Mina B. s’est-elle procuré ces fichiers ? La réponse pourrait bien être connue dans les prochaines heures.

Car ce lundi 9 avril 2018 s’est produit un incroyable rebondissement. La jeune femme a été extraite de sa cellule de Fresnes pour être interrogée par la sous-direction antiterroriste (Sdat) sous le régime de la garde à vue, dans le cadre de l’enquête ouverte sur l’attentat de Magnanville. En juin 2016, un policier Jean-Baptiste Salvaing et sa compagne Jessica Schneider ont été assassinés dans leur propre maison par Larossi Aballa. Toutefois, selon nos informations, ces deux noms n’apparaissent pas dans la liste.

Une policière des Yvelines entendue

Cinq autres personnes sont actuellement entendues par la Sdat, dont une policière, ancienne déléguée départementale du syndicat Alliance dans les Yvelines. Selon L’Express, Mina était une amie de la fille de la policière et aurait été hébergée à leur domicile, courant 2016. Le magazine ajoute : « Mina fait partie des suspects entendus par les policiers de la Sdat, au même titre que son frère, décrit comme un proche de Larossi Aballa. »

La jeune femme a-t-elle profité de son incursion dans l’entourage de la policière pour obtenir cette liste confidentielle d’agents du renseignement ? Contacté, le parquet n’a pas souhaité commenter. Selon plusieurs sources au sein des services de renseignements, c’est la policière qui aurait transmis la clé USB à sa fille, après en avoir effacé les données. Un scénario qui reste à vérifier.

En 2016, la fonctionnaire de police avait déjà fait l’objet d’une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour avoir hébergé Mina, fichée S. Mais les investigations, précise L’Express, avaient conclu à l’absence d’infractions.

Quant à l’avocat de Mina B., il s’indigne de ces “énormes fuites qui ne sont pas du fait de la défense et qui comportent un certain nombre d’erreurs”. Il ajoute : “Ma cliente nie avec véhémence avoir été en contact avec Larossi Abballa”.

10/04: (25) Il agresse des policiers et hurle qu’il n’y a pas assez d’attentats en France (source)

10/04: (75) La mère de Yacine, meurtrier de Mireille Knoll lave le couteau du meurtre (source)

09/04: (81) Agression au cri de Allah akbar puis ils miment des scènes d’égorgement (source)

09/04: (05) La gare SNCF transformée en dortoir illégal pour des migrants Africains (source)

08/04: (21) Rixe entre Pakistanais et Africains à coups de couteau à Dijon: 2 blessés (source)

08/04: (FR) Trois jeunes radicalisés voulaient assassiner et décapiter un militaire (source)

07/04: (94) Aymen Balbali, détenu à Fresnes pour terrorisme et actif sur Facebook (source)

07/04: (34) Adil Barki, Marocain parti faire le jihad en Syrie depuis Lunel: tribunal (source)

06/04: (31) Djihad: deux jeunes de cité de Toulouse, condamnés à 15 ans de prison (source)

06/04: (68) Mokkhtar Jemili jette de l’essence enflammée sur un pompier: prison (source)

06/04: (02) Un détenu hurle Allah Akbar et fait l’apologie du terrorisme en prison (source)

05/04: (14) Maroof Mohammad menace de tuer la directrice d’un centre d’accueil (source)

05/04: (34) Procès des djihadistes de Lunel: une plongée au cœur de l’islam radical (source)

04/04: (35) Le mentor des djihadistes, Djamel Beghal, bientôt expulsé vers l’Algérie (source)

04/04: (62) Smaïn Aït Ali Belkacem, auteur des attentas de 1995 incendie sa cellule (source)

04/04: (34) Une filière d’immigration clandestine Africaine démantelée à Montpellier (source)

04/04: (41) Mosquée de Blois: soupçons de fausses factures, montant 122 000 euros (source)

03/04: (75) Sur les trottoirs parisiens, près de 2 000 migrants clandestins attendent (source)

Sur les trottoirs parisiens, près de 2 000 migrants attendent de pouvoir déposer une demande d’asile

A l’heure où se discutent en commission des lois les amendements de la future loi asile, dans le nord-est de Paris, les réfugiés campent dans des tentes, sans solutions.

Par Maryline Baumard Publié le 03 avril 2018 à 06h39 – Mis à jour le 03 avril 2018 à 10h41

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Lecture 5 min.


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Avec un bout de bois, Mohamad tisonne le feu. Les braises ravivées, il chauffera de l’eau dans la gamelle de fer-blanc qui traîne à côté. « Si quelqu’un apporte du thé ou du café, ça tuera le temps », explique le Soudanais sans lever le regard. Quai de La Villette, à Paris, les heures sont lentes entre les toiles de tentes, et les journées s’étirent à l’infini, sans occupations. « Depuis que je suis en France, je ne fais rien. Je vis à la rue. J’ai déposé ma demande d’asile, mais on ne m’a jamais logé. Depuis deux mois je suis réfugié, mais je n’ai toujours nulle part où aller », observe ce chauffeur de taxi de 25 ans, qui semble accuser le poids de son passé et de son présent. « Avant, je rêvais de cette protection de la France. J’étais bien naïf. Elle ne change pas ma vie », ajoute-t-il, le bonnet enfoncé jusqu’aux yeux, comme si sa ligne d’horizon s’était effacée.

Quai du Lot et quai de l’Allier, à la frontière entre Paris et Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), ils sont plus de 1 400 à s’entasser dans des petites tentes serrées les unes contre les autres sous le pont du boulevard des Maréchaux, comme si le campement devait tout entier se blottir dans l’ombre pour être le moins visible possible.

C’est pour l’heure le plus gros campement de la capitale. Il remplace ceux de la porte de la Chapelle, où la veille policière n’a laissé s’installer qu’une cinquantaine d’exilés. Il s’ajoute aux quelque 400 Afghans du canal Saint-Martin et à la dizaine de la porte d’Aubervilliers. Sur les trottoirs et les quais du Nord-Est parisien, 920 tentes ont été comptabilisées durant la maraude du 30 mars menée par France Terre d’asile. Elles abritent 1 885 personnes. Et c’était avant le démontage du centre de premier accueil parisien, samedi 31 mars au soir.

« On reviendra toujours, soyez-en sûrs »

Ils sont nombreux à être échoués là, sans plus vraiment savoir ce qu’ils souhaitent. Nahome a 31 ans et dix ans de voyage depuis son départ d’Erythrée. Six ans d’Israël, un passage par l’Italie, puis un an en Allemagne, avant d’être renvoyé vers l’Italie et, finalement, de débarquer en France avec l’idée première de rejoindre Londres. Nahome parle bien anglais et vient de passer trois mois à Calais, où « c’est l’enfer », observe-t-il. « On ne dort pas, on se fait tout prendre par la police et en plus il fait très froid », résume-t-il. « Ici on est nombreux à en revenir. Certains y retournent régulièrement, mais moi, non merci ! », précise-t-il, incapable d’en dire plus sur l’avenir qu’il souhaite. Le quai du Lot et le quai de l’Allier, en face, de l’autre côté du canal Saint-Denis, ressemblent à une impasse pour lui comme pour d’autres.

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03/04: (35) Un détenu d’origine Marocaine condamné pour viol s’évade d’un hôpital (source)

03/04: (75) Un hacker Moldave retire 21 260 euros en piratant un distributeur DAB (source)

03/04: (14) Afflux de migrants: le coup de gueule du président du dept. du Calvados (source)

03/04: Radicalisme religieux: clivage entre les jeunes musulmans et non musulmans (source)

02/04: (11) Tensions intercommunautaires entre Croates et jeunes de cité à Trèbes (source)

02/04: Le président des Musulmans de France rend un hommage à Tariq Ramadan (source)

01/04: Marie, 3ème victime de viol par Tariq Ramadan, agressée+intimidée chez elle (source)

MARS 2018

31/03: (69) Il cherche à foncer sur la foule+crie des menaces à caractère terroriste (source)

31/03: (34) Une ado menacée de viol et violentée en pleine rue par un clandestin (source)

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26/03: (11) Attentat: la compagne du terroriste Redouane Lakdim est fichée S (source)

25/03: (95) Une ado Sri-Lankaise enlevée pour un mariage forcé à Goussainville (source)

25/03: (59) L’association contre les mariages forcés (Safiaa) détourne 590.000€ (source)

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24/03: (11) Radouane Ladkim, islamiste/djihadiste, tue 4 personnes dans L’Aude (source)

24/03: (05) Mohamed Zaidi ne veut pas être logé avec des Noirs. Il casse tout (source)

24/03: (11) Des journalistes agressés dans la cité où vivait Radouane Lakdim (source)

23/03: (93) Le racisme anti-France et anti-blanc s’affiche à l’Université Paris-8 (source)

23/03: (95) Un frère d’Adama Traoré: racket sur deux femmes sous curatelle (source)

23/03: (29) Une bande de mineurs étrangers: vols, violences+trafic de drogue (source)

23/03: (34) Un migrant mineur blessé au tournevis par deux migrants mineurs  (source)

22/03: (45) Des dealers sans-papiers sèment la terreur dane le quartier Carmes (source)

22/03: (35) Azeddine Brahimi tue son ex-femme car elle voulait vivre à la française (source)

22/03: (75) Malaminne Traoré jugé en appel pour les policiers tués sur le périph (source)

22/03: (35) Hossain El Mohou/Toufik Meddahi/Saïd Ahmed Yousfi: trafic de drogue (source)

21/03: (60) Compiègne: le bailleur veut expulser la famille du rappeur/dealer Papiss (source)

21/03: (92) Deux Cap-Verdiens arrêtés pour le viol en réunion d’une adolescente (source)

21/03: (92) Un jeune Colombien tue un Péruvien de 52 ans au couteau à Suresnes (source)

19/03: (93) Une bande de Sud-Américains ciblait les touristes chinois pour les voler (source)

19/03: (84) Abdellah Azzaoui,Kamal Boughareb,Redouane.M,Iman Saïd: braquages (source)

19/03: (62) Abdellah Zoubir (RC Lens) menace des supporters de mort+violences (source)

18/03: Deux djihadistes français, rentrés en 2014 de Syrie, sont jugés aux assises (source)

17/03: (62) Bagarre entre migrants: Un Afghan tué d’un coup de couteau ce samedi (source)

16/03: (91) La ville d’Athis-Mons condamnée à scolariser 28 clandestins Syriens (source)

15/03: (21) Mahamat Bilal, prison pour tentative de viol et agressions sexuelles (source)

15/03: (81) Rachida Hilal-Janah tue Fabienne, une prof d’Albi: elle ne sera pas jugée (source)

15/03: (94) Un Marocain cri Allah Akbar+appelle à tuer les mécréants dans un bus (source)

15/03: Mansour.N accusé d’arnaque+vols: plusieurs plaintes d’anciens bénévoles (source)

Relève de Coluche : le fondateur du mouvement accusé d’arnaque

>Faits divers|Clawdia Prolongeau @claw_prolongeau| 15 mars 2018, 7h40 |9

Bois de Vincennes, Paris (XIIe), février 2017. Mansour N., lors d’une maraude à la rencontre des sans-abri.LP/Clawdia Prolongeau

Mansour N., fondateur du mouvement caritatif la Relève de Coluche, est la cible de plusieurs plaintes d’anciens bénévoles.

C’est l’histoire d’un mec… qui se fait passer pour celui qu’il n’est pas. Mansour N., un homme charismatique d’une trentaine d’années, fédère depuis octobre 2016 de nombreux bénévoles par le biais des réseaux sociaux autour de son mouvement la Relève de Coluche. Objectif : venir en aide aux sans-abri en leur apportant nourriture et vêtements lors de tournées sur le terrain.

La belle histoire est aujourd’hui ternie. Six anciens bénévoles ont porté plainte contre le fondateur du mouvement : vol, escroquerie, menaces… Les Restos du coeur, qui regrettent l’utilisation abusive de l’image de leur fondateur, évoquent eux aussi « des démarches en cours ».

« Pas de paperasse… C’était simple, efficace », témoigne une ancienne bénévole. Le visage souriant de l’humoriste l’avait mise en confiance. « On nous a proposé un cadre, nous sommes entrés dedans. »

« Nous faisions des courses puis préparions des repas chez l’un d’entre nous avant de partir les distribuer », raconte Lauriane*, ancienne de la Relève à Strasbourg (Bas-Rhin). A deux reprises, elle avance une centaine d’euros pour acheter la nourriture et n’est jamais remboursée. « Quand j’ai posé des questions, il est devenu menaçant et m’a dit de partir si je n’étais pas contente. » Ce qu’elle a fait. Même scénario à Annecy (Haute-Savoie), où Cindy* s’intéresse, elle aussi, d’un peu trop près aux finances du mouvement. Elle reçoit alors des textos du fondateur l’incitant à « bien regarder derrière elle » quand elle rentre le soir. Elle portera plainte pour « menaces ».

Des bénévoles l’avaient même hébergé

En Bretagne, c’est pour vol qu’une autre plaignante se manifeste. Elle était aussi devenue la compagne de Mansour N., qu’elle avait logé quelque temps. « Il a fait cela avec plusieurs femmes. Il nous séduit, s’installe chez nous et s’incruste », raconte, Lea*, 26 ans, encore blessée. La relation se délite. « Je l’ai mis dehors et j’ai déménagé. Pour qu’il ne me retrouve jamais ».

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« Il est complètement mégalo », résume Gabrielle*, la voix chevrotante. En 2013, elle aussi l’avait hébergé, dans le Sud-Ouest cette fois, où Mansour gérait alors un mouvement de rappeurs, Ultimate Clasher. « A chaque fois, il fédère une communauté qui le finance et il la dépouille. » Gabrielle aussi a porté plainte pour s’être fait voler 4 000 euros par le biais de sa carte de crédit Fnac.

« Il y a eu des plaintes un peu partout en France, mais elles ne seraient pas centralisées, confie un gendarme. C’en est même frustrant. » Un parquet sera-t-il bientôt chargé de l’enquête ?

Contacté hier, Mansour N. s’étonne de l’attention accordée à « une poignée de plaintes » déposées « sans preuves ». Malgré ce début de fronde, il continue d’alimenter en photos de maraudes sa page Facebook, qui compte désormais près de 10 000 abonnés, et pour laquelle il annonçait hier soir préparer une « vidéo explicative ». Certains, pourtant, excusent Mansour N. au nom de l’oeuvre accomplie. « C’est un voyou, raconte l’un des 350 anciens bénévoles regroupés sur une page Facebook dénonçant l’escroquerie. Mais les actions que nous avons menées ont bel et bien existé. Et c’est lui qui nous avait donné la motivation pour les mener. »

« Je ne le lâcherai jamais »

Jocelyne a déposé plainte pour escroquerie. Elle se souvient de la journée du 10 janvier 2017 comme si c’était hier. « Ma fille m’avait appelée pour me parler de ce mouvement et des maraudes. J’avais quelques doutes, mais l’image de Coluche m’a rassurée », se remémore-t-elle d’une voix rocailleuse.

La première fois, tout se passe très bien. A Nantes (Loire-Atlantique), les autres bénévoles sont aussi sympathiques qu’efficaces et les SDF semblent ravis des distributions qui leur sont faites. Puis sa fille la rappelle pour l’organisation d’une seconde maraude.

« Elle m’a dit que pour celle-ci, Mansour voulait qu’on achète les tee-shirts pour pouvoir continuer même si lui n’était pas là. J’ai contacté les autres bénévoles et j’ai avancé l’argent pour ceux qui n’avaient pas les 20 € dans l’immédiat. »

Par mandat cash, Jocelyne fait un virement de 140 € à Mansour N. Et commence à attendre des tee-shirts qui ne viennent pas. « Je l’ai appelé des dizaines de fois jusqu’à ce qu’il me dise de venir les récupérer lors d’une autre maraude, organisée à Rennes. » Elle fait le trajet, participe à l’opération caritative sur le terrain mais ne récupère finalement que deux tee-shirts. Exigeant le remboursement des 100 € correspondant aux 5 autres, elle se fait insulter.

Mercredi, Jocelyne a déposé plainte pour escroquerie. « Je lui avais dit que je ne le lâcherai jamais. »

Gerarldine Claise

geraldineclaise@me.com

14/03: (13) Plusieurs mosquées dans la nébuleuse de l’imam salafiste El Ali Doudi (source)

14/03: (91) Noureddine, 12 mentions au casier, tire sur la loge du gardien: prison (source)

13/03: (29) 2 migrants Africains expulsés en Italie empêchent un avion de décoller (source)

13/03: (38) Filière djihadiste: 5 individus arrêtées dans une opération antiterroriste (source)

13/03: (93) Mariama Coulibaly, ADS, volait des armes pour les vendre dans une cité (source)

12/03: (29) Des clandestins proposent des calins gratuits et volent des téléphones (source)

12/03: (76) 4 Africains tabassent un handicapé en béquilles: l’homme est décédé (source)

12/03: (93) 80 vols a la portière par des ‘jeunes’ de la cité Joliot-Curie à Saint-Denis (source)

11/03: (78) Trappes: l’islamisation y est galopante, la situation est pire que jamais (source)

11/03: (08) Akim et Habib Bouhafara accusés de mutilation/torture lors d’une rixe (source)

11/03: (68) Il crie Allahu Akbar en pleine église évangélique et mime une arme (source)

10/03: (69) Yassine Mechta tue 6 membres de sa famille à coups de couteau: procès (source)

10/03: (69) Bagarre générale entre Africains pendant un enterrement à Lyon 7ème (source)

09/03: (94) Coup de pression contre les prières de rue musulmanes à Alfortville (source)

09/03: (05) Haithem Khlaifia frappe sa femme asthmatique car elle tousse trop fort (source)

08/03: (35) Un voleur étranger vole 2 femmes pour leur portable à coup de couteau (source)

08/03: (95) Un enfant de 12 ans rasé et frappé à l’école coranique car teint en blond (source)

08/03: (18) Un clandestin Africain vole de l’alcool+menace les policiers avec une arme (source)

08/03: (93) Une jihadiste française arrêtée à son retour de Syrie, ses 5 enfants placés (source)

08/03: (13) Marseille: avis favorable pour l’expulsion de l’imam salafiste El Hadi Doudi (source)

08/03: (44) Des clandestins Africains squattent une maison de retraite désaffectée (source)

07/03: Mourad.T (Marocain) lié à l’Etat islamique et aux attentats de Paris emprisonné (source)

07/03: (93) Salahdine, 5 ans de cavale pour le meurtre de Smaël.M+trafic de drogue (source)

07/03: Migrants: trafic de faux certificats médicaux faits par des medecins vereux (source)

07/03: Une troisième plainte pour viols deposée contre l’islamologue Tariq Ramadan (source)

07/03: (74) Mickail Sabri.M, islamiste, menace de mort et diffuse la photo d’un policier (source)

07/03: (44) Nantes: des migrants clandestins expulsés de 2 bâtiments de l’université (source)

07/03: (13) Un détenu mineur agresse des surveillants: ‘Par Allah, je vais vous tuer!’ (source)

06/03: (95) Un homme de type Africain recherché pour avoir tenté de tuer un policier (source)

06/03: (75) Rixe entre Sri-Lankais: ils scalpent un homme+lui coupent un bras+main (source)

05/03: (84) Trois Géorgiens arrêtés pour plusieurs vols dans une galerie marchande (source)

05/03: (14) Mustafa Mohammed, migrant, auteur d’une agression sexuelle à Caen (source)

05/03: (14) Abdelkader Frnd, en France depuis 2014, vols sous plusieurs identités (source)

05/03: (34) Un clandestin Algérien tue un SDF Roumain dans les rues de Montpellier (source)

05/03: (92) Une Arabe homophobe: ‘En Algérie les mecs comme vous on les égorge’ (source)

05/03: L’islamologue Tariq Ramadan aurait usurpé ses titres/diplômes universitaires (source)

04/03: (35) Un Guyanais tue un Antillais par balles à la sortie d’un bar de Rennes (source)

03/03: (31) Un Congolais clandestin auteur de 9 vols de portables avec violence (source)

03/03: (86) Un Camerounais auteur de multiples escroqueries: 200 000 euros volés (source)

A Paris ou Poitiers, l’escroc faisait peur à ses conquêtes

Publié le 03/03/2018 à 04:55 | Mis à jour le 03/03/2018 à 04:55

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TRIBUNAL CORRECTIONNEL POITIERS

Le palais de justice de Poitiers. 

© (Photo archive).

Il court toujours malgré les nombreuses victimes. Les escroqueries cumulées dépassent les 200.000€. Il instaurait la peur auprès de ses conquêtes.

Il n’est toujours pas présent à l’audience de l’affaire enfin jugée (elle a déjà été renvoyée à plusieurs reprises). Serge Honga, né à Yaoundé (Cameroun), il y a 37 ans, court toujours dans la nature. A Paris ou à Poitiers, personne ne le sait. Pas même les deux femmes avec qui il a eu une liaison et davantage avec la mère de ses deux enfants n’hésitant pas à le qualifier « de mauvais père ». 

“ Mais à force de menaces, je l’ai fait ”

Serge Honga est accusé d’escroqueries en récidive. Pas une, mais des dizaines dans lesquelles il a impliqué sa seconde compagne, Laurence (*), à qui il a demandé de faire une vraie fausse carte d’identité au nom de sa première femme.

Laurence n’a jamais eu le couteau sous la gorge pour le faire, rappelle un ministère public agressif face à la prévenue. Celle-ci n’a pu dénoncer la situation au commissariat alors qu’elle déclarait une fausse identité pour la constitution de ce papier administratif. « J’avais peur, se défend-elle. C’était pour moi inimaginable mais à force de menaces, je l’ai fait. » La porte ouverte, pour Honga, à de nombreux autres délits : ouverture de plusieurs comptes bancaires, propositions de faux contrats de travail, fausses adresses pour recevoir les chèques, etc. Le panel de l’escroc est important. Comme la liste des victimes et des montants. 

Mais c’est la jeune femme qui se retrouve devant la barre du tribunal correctionnel pour expliquer ses actes délictueux. Une femme « sous emprise », qui a pourtant fait des études universitaires. Et elle travaille dans un secteur particulièrement utile pour la société. 

La prévenue ne peut contenir son émotion. Ses déclarations, entrecoupées de gros sanglots, montrent sa naïveté face à son ex-compagnon avec qui elle n’a jamais vécu. 

La mère de ses enfants témoigne, elle, d’un homme qui l’«encercle », « me fait surveiller », « m’étouffe ». Honga est « dangereux » pour son conseil, Maître Brugier, qui demande qu’on « l’arrête » au plus vite. 

Il a créé, au nom de la mère de ses enfants, grâce aux vrais faux papiers, une société dont celle-ci ignorait l’existence.

Le ministère public ne prend pas en compte l’aspect victime de la prévenue et requiert notamment à son encontre un sursis mis à l’épreuve. Quant à Serge Honga, c’est cinq ans ferme, un mandat d’arrêt, une interdiction définitive du territoire français malgré ses deux enfants.

Maître Coche, défenseur de Laurence, a rappelé l’aspect « déraisonnable d’aligner le sort de Serge Honga » à sa cliente. L’avocat a plaidé le côté psychologique de l’affaire : « Vous jugez une femme concrète. C’est très compliqué de s’opposer à cet homme. » Avant d’interroger le tribunal : « Est-ce que c’est une erreur de parcours ? »

Laurence a été condamnée, par le tribunal, à 8 mois d’emprisonnement avec sursis mis à l’épreuve pendant deux ans, inéligibilité pendant 3 ans. Serge Honga a été condamné à 4 ans d’emprisonnement, 5 ans d’inéligibilité et 10 ans d’interdiction du territoire français.

(*) Prénom d’emprunt.

Gerarldine Claise

geraldineclaise@me.com

03/03: (75) Hamza Mandhouj enlève sa fille avant de partir pour le jihad en Syrie (source)

03/03: (42) Abdelkrim Nemmiche, bien connu du milieu: attaque de fourgon blindé (source)

02/03: (69) Un Turc récidiviste tabasse sa femme à coups de chauffage électrique (source)

02/03: (13) Walid Ayeb, ex-animateur de centre aéré, jugé pour agression sexuelle (source)

02/03: (78) La mairie PS finance des musulmans pour faire une école coranique (source)

01/03: (59) Fayçal Mokhtari et Djelloul Cherifi: 2 morts+6 blessés: 20 ans de prison (source)

01/03: (92) Un Marocain lance des cocktails Molotov sur la police: procès+prison (source)

01/03: (75 Un campement de 300 migrants grossit sous un pont du péripherique (source)

FEVRIER 2018

28/02: (60) Un clandestin frappe son avocate car son dossier n’avance pas assez (source)

28/02: (30) Youcef Habibi fracasse le nez et des dents de son ex-compagne: tribunal (source)

27/02: (22) Un voleur récidiviste étranger isolé rentre dans une maison et se cache (source)

27/02: (83) Un clandestin Algérien soupçonné de viol sur un adolescent de 15 ans (source)

27/02: Meurtre de la policière Aurélie Fouquet: Redoine Faïd et sept accusés rejugés (source)

27/02: Meurtre de Sarah Halimi aux cris d’Allah Akbar: caractère antisémite retenu (source)

26/02: (93/75) Yassine Cheambi jugé pour l’assassinat de Zoheir Benbouabdellah (source)

26/02: (16) Shams-Dean Boukoucha jugé pour plusieurs bagarres+meurtre sur Walid (source)

25/02: (49) Badr Smati assassine son ex-compagne Estelle et la jette dans la Loire (source)

25/02: Deux projets d’attentat, par des individus islamisés, déjoués depuis jan 2018 (source)

23/02: (64) Adam Sadji écope de 30 mois de prison ferme pour avoir tabassé Benoît (source)

23/02: Gilles Kepel: Le salafisme français étend des réseaux de pouvoir et d’influence (source)

23/02: (34) Un mineur étranger auteur d’un double meurtre dont un par égorgement (source)

23/02: (34) Un étranger clandestin frappe une jeune fille avec un tesson de bouteille (source)

23/02: (44) 20 Roumains arrêtés pour vols de cartes bancaires: 400 victimes en France (source)

23/02: 323 personnes sont rentrées en France depuis la zone djihadiste irako-syrienne (source)

22/02: France: face à l’islam radical, l’Etat promeut le théâtre dans les quartiers (source)

22/02: (75) Des Marocains arnaquent 9 jeunes en leur louant le même appartement (source)

21/02: Viols/Tariq Ramadan: des responsables musulmans réclament sa libération (source)

21/02: (95) Home jacking violent et agresion par 2 ‘mineurs’: des pistes vers l’Afrique (source)

21/02: (91) Marouane, détenu, met le feu au tribunal puis à sa chambre d’hôpital (source)

20/02: Nabil.A du 92, le fiché S auteur de braquages+séquestration arrêté en Algérie (source)

20/02: (78) Yassine Bellatar en garde à vue pour avoir insulté et menacé des policiers (source)

20/02: (75) Bagarre au couteau entre gangs Tamouls devant le Forum des Halles (source)

20/02: (68) Amar Malki, multirécidiviste, agresse et étrangle une infirmière: prison (source)

20/02: (93) 3 Capverdiens frappent un homme, lui mangent des morceaux de chair (source)

19/02: (59) Farid Djafer, association de malfaiteurs et vols à main armée: prison (source)

19/02: Immigration irrégulière de Sri-Lankais: un réseau démantelé+faux visas (source)

19/02: (92) Une Malienne condamnée pour esclavage moderne sur une jeune fille (source)

17/02: (05) Mehdi Belamri agresse une fille, squatte un appart, sniffe de la coke (source)

17/02: (35) Des Roumains condamnés pour le vol de 700 roues de poids-lourds (source)

17/02: (14) Un proxénète Nigerian clandestin veut se marier pour régler sa situation (source)

16/02: (63) Smaïl.C, oncle du terroriste des Champs-Elysées écroué pour vol de DAB (source)

16/02: (34) Un trafiquant Algérien utilisait des migrants pour traverser les Pyrénées (source)

16/02: (34) Filière djihadiste de Lunel: Cinq hommes seront jugés en avril prochain (source)

16/02: Un réseau de prostitution nigérian démantelé à Marseille: 14 arrestations (source)

16/02: (35) 5 Congolais interpellés par le RAID pour séquestration sur 2 Congolais (source)

16/02: Le nombre de mineurs étrangers en France explose: coût 1,5 milliard d’euros (source)

15/02:  (83) Un duo de voleurs Algériens interpellé: 800 euros de parfum+téléphone (source)

15/02: (35) Le match Real-PSG provoque une bagarre au foyer des jeunes migrants (source)

15/02: (75) Un Hongrois menace des militaires au couteau en hurlant Allah Akbar (source)

15/02: (21) 4 agressions sexuelles dans le tramway par un Lybien: deux mois ferme (source)

14/02: (91) Des rappeurs (Gangstas du Zoo) condamnés pour des viols sur mineures (source)

14/02: Attaque jihadiste du Thalys: un Marocain arrêté pour son aide logistique (source)

14/02: (60) Alerte à la bombe/Menace terroriste+Allah Akbar par un individu  (source)

13/02: (56) Un réfugié Tchétchène tabasse un conducteur de bus: remis en liberté (source)

13/02: (62) Deux migrants Afghans jugés pour avoir menacé des policiers au cutter (source)

13/02:  (91) Ufuk poignarde ‘un ami’ à Juvisy et hurle ‘Allahou akbar’ au tribunal (source)

13/02: (37) Mehrez Kalli: deux coups de couteau mortels sur Tamer Aras: prison (source)

13/02: (93) Une policière islamiste radicalisée+un militaire écroués pour vols d’armes (source)

12/02: France: un gang de voleuses de Bosnie démantelé: + de 1500 vols commis (source)

12/02: (IDF) Une centaine de travailleurs clandestins sans papiers sont en grève (source)

10/02: (26) 3 clandestins: une Albanaise et deux Algériens auteurs de plusieurs vols (source)

09/02: Fatma Bensbaa orchestre une agression mais elle est naturalisée française (source)

09/02: Fissenou Sacko tue quatre personnes en 2016: il est déclaré irresponsable (source)

09/02: (74) Des dealers de coke+hero Albanais contrôlent la vallée de la Tarantaise (source)

09/02: (75) Marouane.B, gérant d’un O’Tacos de Pigalle: violences et exploitation (source)

09/02: (31) Fusillade mortelle à la burka: 8 personnes en garde à vue à Toulouse (source)

08/02: (94) Il fait irruption dans un collège, agresse et dit qu’il fera un Bataclan 2 (source)

08/02: (92) Boubacar veut fuir la police, ces derniers tirent, Boubacar porte plainte ! (source)

08/02: (35) Un Mahorais agresse une femme à la machette, frappe un enfant (source)

08/02: (79) Fusillade entre passeurs de migrants clandestins: une arrestation à Niort (source)

08/02: (75) Mohamed Bamba, employeur de clandestins et esclavagisme moderne (source)

07/02: (67) Un Algérien escroque 32 000 euros d’allocations avec une fausse identité (source)

07/02: (61) Un surveillant agressé par un détenu en voie de radicalisation à l’Islam (source)

07/02: (13) Yacine Ouzène+Redha Aftari exploitaient des jeunes filles en prostitution (source)

07/02: Kamel Daoudi, le terroriste assigné à résidence, se met en grève de la faim (source)

07/02: (92) Erhan.K, serial agresseur sexuel de jeunes filles de 10-13 ans à Clamart (source)

07/02: (21) Un homme frappé et violé à la gare de Dijon par un demandeur d’asile (source)

06/02: La région Île-de-France est une des plus touchée par l’excision des femmes (source)

06/02:  (94) Ali le sauveur de la policière de Champigny arrêté avec 40g de cocaïne (source)

06/02: (75) Un étranger sans-papiers poignarde une femme qui lui a ouvert sa porte (source)

06/02: (46) Un mineur étranger clandestin auteur d’une course-poursuite s’évade (source)

05/02: (TV) La candidate voilée de The Voice TF1 est anti-France et pro-islamiste (source)

05/02: (62) Une entreprise de 20 salariés en danger à cause du camp de migrants (source)

05/02: (93) Sofiane Zermani (Fianso) condamné a 4 mois de prison avec sursis (source)

05/02: (93) + de 50 migrants occupent depuis 6 jours un bâtiment de Paris VIII (source)

05/02: (78) Construction simultanée de deux mosquées dont une de 2700 m2 (source)

04/02: (84) Bilal Boutaleb, dealer multirécidiviste frappe les murs du commissariat (source)

04/02: (78) Un musulman menace d’égorger tout le monde en criant Allah Akbar (source)

04/02: (13) Un clandestin Algérien se blesse en tentant de fuir un commissariat (source)

04/02: (69) Deux manifestations parallèles à Lyon: pro-Kurdes contre pro-Turcs (source)

02/02: (62) Après le vol d’un bateau par des migrants, les plaisanciers s’inquiètent (source)

02/02: (30) Malik Azouza: double tentative de meurtre sur des policiers: prison (source)

02/02: (59) Plusieurs migrants s’en prennent à la police lors d’un contrôle routier (source)

02/02: (75) Nevic Kone/Berlin Takoudjou..proxénètes de jeunes filles: tribunal (source)

01/02: FranceLes terroristes sont en majorité issus de familles musulmanes (source)

01/02: Sécurité des mosquées, +1,3 millions d’€ attribués par l’Etat depuis 2015 (source)

01/02: Conflits religieux en entreprise: la majorité des cas sont des musulmans (source)

01/02: Calais: fusillade+rixes entre migrants Afghans/Africains dans toute le ville (source)

01/02: (47) Rachid Loukili, soupçonné d’avoir frappé Christian avant de le brûler (source)

01/02: (13) 25 % des fidèles réguliers fréquenteraient un lieu de culte salafiste (source)

01/02: La France expulse un terroriste Algérien: le CEDH epingle la France (source)

JANVIER 2018

31/01: (93) Meurtre, harcèlement sexuel et vaudou dans le centre pour migrants (source)

31/01: (69) Un islamisite brandit un Coran et hurle Allah Akbar dans une prison (source)

31/01: Tariq Ramadan en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour viol (source)

31/01: (54) Hedy Drid, violeur récidiviste, agresse sexuellement une femme (source)

31/01: (13) La fermeture d’une mosquée salafiste de Marseille est confirmée (source)

31/01: (13) Halid Compaoré rackettait des entreprises de BTP à Marseille (source)

30/01: Calais: un migrant déféré après avoir menacé un employé de Pizza Hut (source)

30/01: (38) Les réseaux Albanais de trafic de cocaïne s’implantent en Isère (source)

30/01: (66) Un étranger clandestin Gabonais mord jusqu’au sang un policier (source)

29/01: (60) Hamidou Camara tue Tristan dans l’Oise: 15 ans de prison ferme (source)

29/01: (76) Deux sans papiers interpellés pour une série de vols et d’agressions (source)

29/01: (95) Des squatteurs Roms lui ont pris sa maison de Garges-lès-Gonesse (source)

29/01: Affaire Théo: une nouvelle vidéo de son interpellation prouve qu’il a menti (source)

28/01: (47) Un fiché S poignarde un homme au cri d’Allah Akbar remis en liberté (source)

28/01: (90) Un Pakistanais explusable frappe un chauffeur de bus à Belfort (source)

27/01: (70) Un ‘déséquilibré’ meance une mère de famille en criant Allah Akbar (source)

27/01: (59) 17 Roumains soupçonnées d’être des passeurs sont en garde à vue (source)

26/01: (84) Wided Chaabi agresse une médecin+une infirmière: 2 mois de prison (source)

26/01: (59) Un Afghan auteur d’agressions sexuelles sur des filles de 15 à 24 ans (source)

26/01: Mohamed Bakkali en examen pour complicité (attentat 13 Nov+Thalys) (source)

26/01: (04) Un Tunisien menace de violer+ tuer une femme à l’hôpital de Digne (source)

26/01: (34) Des Roms se lancent dans la prise d’otage de chiens contre rançon (source)

25/01: La France insoumise dénonce les contrôles sur les jeunes Noirs/Arabes (source)

25/01: (13) Des migrants squattent des logements dans les quartiers Nord (source)

25/01: Calais: heurts entre CRS et migrants, jets de lacrymogènes et de pierres (source)

25/01: (69) Des clandestins récidivistes cambriolent l’appartement d’une morte (source)

25/01: (RP) Le Navigo sera à nouveau gratuit pour les étrangers clandestins (source)

25/01: (54) Nancy: des policiers caillassés par des dealers au cri d’Allah Akbar (source)

25/01: (08) L’explosion du nombre d’étrangers coûte 3,5 millions d’euros (source)

25/01: Statistiques de la Délinquance en France : un sombre bilan pour 2017 (source)

24/01: (92) Salim tire deux fois sur Halim: il est acquitté par la justice ! (source)

24/01: (66) Abdelhakim Melliti et Sofiane Abbes condamnés pour un meurtre (source)

23/01: (64) Un gang de migrants Marocains et Mauritaniens semait la terreur (source)

23/01: (35) Un migrant Marocain menace de mort et agresse plusieurs policiers (source)

22/01: (69) Un Syrien armé d’un couteau menace cinq femmes pour les voler (source)

22/01: (94) Huit migrants clandestins se sont évadées du centre de rétention (source)

22/01: L’ADN de Jawad Bendaoud pourrait l’impliquer dans un acte terroriste (source)

22/01: (36) Un détenu agresse un surveillant pénitentiaire au cri d’Allah Akbar (source)

22/01: (62) 56 T de sucre détruites a cause des migrants à l’arrière d’un camion (source)

22/01: (93) Sofiane Zermani (Fianso) jugé pour entrave à la circulation sur l’A3 (source)

21/01: (78) Assassinat de policiers, les pistes qui mènent à un 2 ème terroriste (source)

21/01: (13) Un Béninois arnaque 74 personnes sur le Bon Coin: 125.000 euros (source)

20/01: (30) Un homme écroué dans le Gard pour un projet d’attentat déjoué (source)

19/01: (29) Un migrant mineur isolé était en réalité un condamné en fuite (source)

19/01: (2B) 3 détenus agressent des gardiens de prison aux cris de Allah Akbar (source)

19/01: Paris Match: Les prisons sous la coupe des fondamentalistes islamistes (source)

19/01: (59) Le convoi de clandestins tente de échapper et blesse un policier (source)

19/01: (75) M’jid El Guerrab, le député ultra-violent reste à l’assemblée nationale (source)

18/01: (62) Le boxeur noir Youri Kalenga déchire la Bible et insultant Jésus (source)

18/01: (51) Un homme avec une machette voulait couper des têtes comme Daech (source)

18/01: (51) Tramway de Reims: il hurle ‘C’est Al-Qaida ! Je vais faire un attentat!’ (source)

18/01: Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État a intégré un islamiste dans sa campagne (source)

18/01: (62) Affrontement entre migrants Afghans et Syriens a coups de couteau (source)

18/01: France: En 2017, l’immigration bat tous les records: + 262 000 étrangers (source)

17/01: (42/21) Trois proches du djihadiste Rachid Kassim interpellés en France (source)

17/01: Syrie: des avocats de familles de djihadistes portent plainte contre la France (source)

17/01: (91) Quatre étrangers en situation irrégulière s’évadent de CRA de Palaiseau (source)

17/01: (60) Deux dealers de drogue Marocains et une adjointe de sécurité arrêtés (source)

16/01: (13)  Une surveillante pénitentiaire agressée par un islamiste radicalisé (source)

16/01: (35) Un Africain se rebelle dans le centre de rétention, le voilà en prison (source)

16/01: (84) Mostafa Dyany+Mohamed El Kabir: violences contre un automobiliste (source)

16/01: (69) Des SDF étrangers agressent des passants à coups de tesson de bouteille (source)

16/01: (40) Sept surveillants de prisons agressés par un détenu radicalisé à l’Islam (source)

16/01: (94) Acte de cruauté sur un chien retrouvé pendu par des Africains à Ivry (source)

15/01: (91) Ilyes, détenu dans une affaire de terrorisme, menace d’égorger des juges (source)

15/01: (95) Karim condamné pour actes de cruauté sur son chien crie au complot (source)

15/01: (44) Un Africain tue Marion, 14 ans, de 69 coups de couteau en 2012: procès (source)

15/01: Attentats du 13 Novembre: Dieudonné écrit à Salah Abdeslam pour le visiter (source)

15/01: Migrants: il faut les accueillir tous pour Martinez, secrétaire général de la CGT (source)

15/01: (92) Deux Africains en procès pour le braquage du Primark de Villeneuve-G (source)

15/01: (38) Elles s’opposent au trafic de drogue dans une cité, une bande les tabasse (source)

14/01: (75) Meurtre entre bandes rivales Africaines: Ismael.D meurt poignardé (source)

14/01: (93) Khalil.J poignarde et tue Cassandra, une jeune fille de 18 ans de Limoges (source)

14/01: (59) Hamid.B vole 3 smartphones dans le métro en 2 heures à des femmes (source)

13/01: (27) Dans une voiture volée, il s’en prend aux policiers et crie Allah akbar (source)

13/01: (75) Slimane.Z+Ousmane.C arrêtés pour le braquage violent du palace le Ritz (source)

12/01: (91) Les rappeurs de MGZ foncent sur la police à l’aide d’une voiture volée (source)

12/01: (60) Le Crédit Agricole quitte définitivement un quartier, trop d’insécurité (source)

12/01: (62) Un migrant frappe et vole le portable d’un Calaisien, quartier Virval (source)

12/01: (26) Il reproche à des lycéennes leur façon de s’habiller et hurle Allah akbar (source)

12/01: (69) Mohamed Hamecherif jugé pour tentative de meurtre quitte l’audience (source)

12/01: (62) Des migrants installent un barrage de blocs de béton sur la rocade (source)

12/01: (75) Troittoir des 40 000 migrants: saturation, les riverains sont à bout (source)

12/01: (31) Des dealers de drogue de cité taguent les tarifs directement sur les murs (source)

11/01: (51) Hamza Bellamine: vols violents de telephones, de colliers, insultes (source)

11/01: (62) Un détenu islamiste poignarde trois surveillants au cri d’Allaou Akbar (source)

11/01: (34) Un migrant assomme un policier et en violente un autre pour s’évader (source)

11/01: (44) Une jeune Chinoise condamnée à 3 ans de prison pour proxénétisme (source)

10/01: (75) L’étudiante radicalisée à l’Islam voulait commetre un attentat à Rennes (source)

10/01: Le photographe Salim.B visé par 17 plaintes pour viols/agressions sexuelles (source)

10/01: (31) Toulouse/Reynerie: Islam, trafic de drogue, meurtres et immigration (source)

09/01: (31) Des profs en grève agressés par des élèves fichés S+tentés par le jihad (source)

09/01: (92) Prières de rue musulmanes à Clichy: le bras de fer se jouera au tribunal (source)

08/01: (75) Une Saoudienne agresse un gardien d’hôtel, échappe à la garde à vue (source)

08/01: (92) Un faux avocat Chinois dirige une filière d’immigration clandestine (source)

06/01: (30) Un homme en djellaba crie Allah akbar, insulte+agresse des policiers (source)

06/01: (13) 4 Algériens agressent avec une violence inouïe trois personnes (source)

06/01: (60) Un Soudanais incarcéré après plusieurs viols et séquestrations (source)

05/01: (94) Trois ‘jeunes de cité’ interpellés avec un magot de 240 000 euros (source)

05/01: (72) Bagarre entre SDF et des migrants Kosovars à la gare du Mans (source)

04/01: (57) Un Algérien auteur de violences, insultes racistes dans un CC de Metz (source)

04/01: (95) Un SDF d’Afrique du Nord de Roissy, en fuite, a volé 490 000 euros (source)

04/01: Le père du tueur Karim Cheurfi condamné pour apologie du terrorisme (source)

03/01: (MD) Houcine Arfi s’évade grâce à une pirogue et serait rentré en France (source)

03/01: (78) Trappes: fondamentalisme musulman+communautarisme: dérive (source)

03/01: (62) Prison pour un migrant Afghan qui avait forcé un barrage de CRS (source)

02/01: (67) Un amateur de vidéos djihadistes fiché S, non poursuivi faute de loi (source)

01/01: (94) Plusieurs Blacks tabassent une policière au sol et cassent tout (source)

Jules Ferry

n’est pas prêt à renoncer à son mode de vie occidental. En un mot ou avec un dessin, Jules Ferry dit NON à ceux qui veulent reléguer les femmes au foyer, couvrir leur tête, rallonger leurs jupes, jeter les homosexuels du haut des tours, interdire l’alcool, limiter la liberté d’expression, bannir les caricatures religieuses, censurer les livres, codifier la tolérance…

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  • Comment les autochtones européens se sont fait chasser des banlieues : reportage de 1981 à Nanterre

14 Juin 2019Julien MartelDhimmitude, Grand Remplacement, Identité française, Immigration, Uncategorized

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Vidéo signalée par @AlexLeroy90. et par fdesouche.

Ina Société

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1981 : La vie aux Canibouts à Nanterre | Archive INA

À regarder plus tard

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Quelques commentaires lucides :

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« Archive capitale.

Tous les ingrédients de la tragédie sont réunis :

– des immigrés qui ne savent pas ce qu’ils foutent là et qui entament leur cycle infernal de nuisances,

– des Français du Vieux Monde scandalisés mais résignés et

– un journaliste en quête de l’utopie du Vivre-Ensemble. » (Mon Louis @Mon_Bon_Louis)

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« Les médias racontent qu’on les a parqués. La vérité est que les Blancs ont été chassés. » (Ivan@Slava1942)

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« Tout était là depuis le début, si on avait écouté les populos on n’en serait pas là. » (H.P.L.@HPL26050696)

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« Les discours n’ont pas changé en 38 ans, donc. Va peut-être falloir se sortir les doigts du cul et chasser c’est fouteures de merde nous-mêmes!!! ça empire et le gouvernement s’en fout car il est complice donc nous devons agir. » (Aliénationن  @Alienation71)

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4 décennies résumées en quelques secondes, ce qui en dit long sur le déni, la lâcheté, l’inaction, le pourrissement fait par les politiciens, déjà à l’époque. Vouloir effacer l’ardoise de 40 années ne se fera pas sans sécession, donc dans le sang. J’avais moins de 10 ans et du 93. (Le cycle de Saros@Cosmos2806)

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« LE GRAND REMPLACEMENT DANS TOUTE SA SPLENDEUR….

REMPLACEMENT DES POPULATIONS, DES MŒURS, DES CULTURES….

UN DÉSASTRE. » (kronfi@philbrasov)

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Le début des emmerdements, les Européens sont tous partis de ces cités. On les comprend. Aujourd’hui les politiques se plaignent du manque de diversité. (sakona@sakona1311)

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PRÉSENTATION DE L’INA :

Les mercredis de l’information | TF1 | 07/10/1981

Après les violences survenues à Vénissieux durant l’été 1981, reportage sur les jeunes d’une cité de la banlieue parisienne : les Canibouts à Nanterre.

Jeunes pour la plupart sans travail, sans occupations ni loisirs faute d’argent.

D’où racisme anti-jeunes de la part des locataires qui pratiquent l’autodéfense pour prévenir les vols de cave de mobylettes etc…

Les jeunes racontent leur vie, leurs plaisirs (s’éclater au volant d’une BMW, la voiture la + chouette). L’herbe, ou les drogues cocaïne ou héroïne, qui les font s’évader), leurs angoisses (manque de travail, inefficacité de l’ANPE, les contrôles de police ou séjour en prison etc…).

On entend longuement MUSTAPHA (dont la vie se complique du fait qu’il n’a pas la nationalité française), MICHEL (il a eu des problèmes avec les flics ).

On assiste à des contrôles par la brigade des mineurs qui a opté pour le style « copains « .

Interview du juge Lecrubier.

Réflexions sur l’urbanisme des grands ensembles de banlieues portant en lui la gangrène de la délinquance et qu’il faut casser.

Interview de Nada EL assaad (éducatrice): « Le plus triste, c’est la coke, le L.S.D., l’héroïne à partir de 12,13 ans ».

Interview de SAID : il a fait de la prison et depuis vit différemment pour ne pas retomber, son influence est grande sur les jeunes. Interview de la mère de SAID sur les problèmes posés par l’éducation de ses enfants aux Canibouts .

Images d’archive INA – Institut National de l’Audiovisuel http://www.ina.fr #INA #Société

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Julien Martel

Auteur chez Résistance républicaine, contribue aussi au blog “L’islam pour les nuls” et à Riposte Laïque.

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6 thoughts on “Comment les autochtones européens se sont fait chasser des banlieues : reportage de 1981 à Nanterre”

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  2. pier
    14 juin 2019 at 10 h 46 mi