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ANTI-BLANC

Au nom du sadisme anti raciste vous êtes prié de ne broyer que du noir ?

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Trop blanche pour traduire une poétesse noire : aux Pays-Bas, l’antiracisme déraille

Source : Marianne

La maison d’édition Meulenhoff a confié la traduction de poétesse Amanda Gorman à l’écrivain Marieke Lucas Rijneveld. Problème ? Elle n’est pas noire.

Depuis sa déclamation du 20 janvier à l’investiture de Joe Biden, Amanda Gorman, poétesse américaine de 22 ans, connaît une gloire internationale. Ses livres se vendent comme des petits pains avant même d’être sortis et son prochain recueil, qui comprendra le fameux poème du 20 janvier, The Hill we climb, s’apprête à paraître en plusieurs langues. Aux Pays-Bas, c’est Marieke Lucas Rijneveld, auteure et également poétesse, lauréate de l’International Man Booker Prize pour son premier roman Qui sème le vent qui s’est vu confier la mission de le traduire en néerlandais dans le cadre de la publication d’un recueil à paraître le 20 mars prochain. Elle s’en était réjouie le 23 février sur les réseaux sociaux, jusqu’à ce que la pression d’une intersectionnalité version néerlandaise ne se mette en travers de sa route et érige une barrière entre elle et l’œuvre à traduire.

Le 25 février, dans le journal Volkskrant, Janice Deul, une journaliste et militante néerlandaise noire, a exprimé son indignation devant le choix de la maison d’édition Meulenhoff. Pour elle, ce choix est « incompréhensible ». Parce que Marieke Lucas Rijneveld écrit comme un manche ? Parce qu’elle ne sait pas traduire ? Parce que ses connaissances en poésie anglaise laissent à désirer ? Non. Parce qu’elle est blanche, et qu’Amanda Gorman est noire. Parce qu’elle est non-binaire, et qu’Amanda Gorman est une femme. Et parce qu’il existe des traductrices noires, et que c’est à elles que doit revenir ce genre de travaux, explique la militante. « Un choix incompréhensible selon moi et selon de nombreux autres qui ont exprimé leur douleur, leur frustration, leur colère et leur déception sur les réseaux sociaux », s’est-elle indignée.

LA TRADUCTRICE BAT EN RETRAITE

« Nous ne nous laisserons pas convaincre de reculer, ni ne nous laisserons interrompre par l’intimidation, parce que nous savons que notre inaction et notre inertie seraient l’héritage de la prochaine génération, que nos fautes deviendraient leur fardeau », écrit Amanda Gorman dans son poème – et c’est pourtant exactement ce qu’a fait Marieke Lucas Rijneveld, qui devant cette mise en doute de sa légitimité a battu en retraite et a annoncé en hâte qu’elle renonçait à traduire. « Je comprends ceux qui se sentent blessés par le choix de Meulenhoff de me solliciter » a-t-elle expliqué sur Twitter. Amanda Gorman elle-même avait pourtant approuvé ce choix de traductrice. Reste à savoir si la maison d’édition, comme le recommande Janice Deul, engagera à sa place « une artiste de l’oralité, jeune, qui soit une femme et assume d’être noire ».

Faut-il, pour avoir le « droit moral » de traduire un auteur, être en tout point son semblable ? Faut-il avoir une essence commune, tel un clone dont les compétences n’auraient plus aucune importance au bénéfice de son apparence physique et sociale ? Michel Volkovitch, auteur et traducteur littéraire et lauréat de plusieurs prix de traduction, notamment d’œuvres poétiques, interrogé par téléphone, se dit ulcéré par ce qu’il qualifie de « nouveau courant décolonialiste » qu’il estime être une manifestation de racisme inversé. « Je trouve indigne que l’on veuille interdire à quelqu’un de traduire à cause de son sexe ou de sa couleur. Un tas de livres écrits par des hommes ont été traduits par des femmes, qui sont d’ailleurs majoritaires dans la profession, par exemple. » Pour lui, le phénomène n’est qu’une manifestation « très marginale montée en épingle par les médias », une « poussée de fièvre liée à un mouvement profondément légitime et nécessaire, l’antiracisme, mais qui génère des excès ».

LOUS AND THE YAKUZA TRADUIRA LE TEXTE EN FRANÇAIS

En France, ce sont les éditions Fayard qui ont acquis les droits de traduction de The hill we climb. Elles ont confié le bébé à Lous and the yakuza, auteure-compositrice-interprète belgo-congolaise, qui si elle n’a pas encore publié de traduction, a été nommée aux victoires de la musique et ne risque pas de déclencher le même genre de polémique qu’aux Pays Bas puisqu’elle est noire, femme et jeune (et mannequin, comme Amanda Gorman).

En Espagne, la maison d’édition Lumen a confié la traduction de l’œuvre à la poétesse, écrivaine et traductrice Nuria Barrios, dont il ne semble pas que la légitimité ait été contestée malgré la pâleur de sa peau et le fait qu’elle ait quasiment l’âge d’être la grand-mère d’Amanda Gorman (elle est née en 1962).

LE MESSAGE D’AMANDA GORMAN TRAHI

Nul ne peut nier que le monde de l’édition, comme la plupart des secteurs professionnels, peut encore et toujours, doit encore et toujours, s’ouvrir à la diversité. Que là comme ailleurs, la discrimination est intolérable et que donner du travail et des contrats d’édition à des auteurs ou des traducteurs en fonction de leur couleur de peau est parfaitement inacceptable. L’intimidation à laquelle a été soumise l’auteure qui ne traduira pas le poème d’Amanda Gorman s’inscrit dans un mouvement plus large, selon lequel l’identité ressentie prime sur tout le reste : l’expérience, la compétence, les actes.

Cette polémique autour d’une traduction n’est qu’un avatar d’un phénomène montant en Occident, où sous le prétexte d’inclusion d’une catégorie de personnes – ici les femmes noires – il convient d’exclure toutes les autres, de refuser le partage d’expérience et de cultiver jalousement les différences au lieu de les surmonter. Dans certaines universités américaine, l’une des manifestations de cette tendance s’exprime lorsque des étudiants de couleur réclament des espaces non-mixtes pour ne pas avoir à côtoyer des blancs. On constate cette même dérive en France avec le développement des ateliers en « non mixité » dans le cadre des luttes féministes.

« Nous comblons le fossé, parce que nous savons que pour donner la priorité à notre avenir, nous devons d’abord mettre nos différences de côté. Nous déposons nos armes pour pouvoir nous ouvrir les bras », écrit Amanda Gorman. L’ironie de l’anecdote est que contrairement à ce poème plein d’espoir, la démarche communautariste visant à empêcher une personne blanche de transmettre les mots d’une personne noire n’a rien à voir avec la justice ou la réconciliation mais avec la division, la séparation, et de refus de l’altérité. En bref : la ségrégation.

Gabriel 3 heures plus tôt

Ces gens sont des arriérés de la pire espèce. Et on appelle ça des « progressistes » ? Je propose que les blancs n’aient pas le droit d’acheter les livres écrits par des noirs, au nom de l’intersectionnalité des racismes africains et musulmans. Répondre

Stuart

Stuart Reply to  Gabriel 2 heures plus tôt

Vous avez raison. L’antiracisme actuel ne peut que dérailler cat il est fondé sur une imposture : le primat de la race. Répondre

PHIPHI

PHIPHI 2 heures plus tôt

l’antiracisme ne déraille pas, il est l’expression de la leucophobie haineuse et systémique d’une partie de la population mais le déni de réalité ne pourra plus aller très loin
esperons que les victimes de cette haine réagiront Répondre

niou

niou 1 heure plus tôt

A force de victimiser les personnes de couleur, de rejeter les autres personnes, tôt ou tard, les oeuvres elles-mêmes disparaîtront ou tomberont dans une forme de communautarisme racialisé…..quel dommage ! Répondre

Rico

Rico 12 minutes plus tôt

Dans le même registre nauséabond qu’avec Netflix et UberEats, la gauchisterie progressiste ethnomasochiste ségrégationniste et 100% raciste a estimé que Harry Shearer est un peu trop blanc pour doubler la voix des personnages blacks dans les Simpson, et l’a donc fait évincer :

Quand on vous disait que la gauche mondialisée réintroduit l’apartheid :

https://www.dreuz.info/2021/01/05/la-gauche-reintroduit-la-segregation/ Répondre

Rico

Rico Reply to  Rico 6 minutes plus tôt

…et puis il y a l’autre allumée qui répand son fiel raciste progressiste anti-blanc sur la BBC aux frais du contribuable britannique :

https://www.dreuz.info/2020/12/29/selon-la-bbc-le-privilege-blanc-est-un-fait-les-blancs-ne-sont-jamais-discrimines-contre-leur-race/ Répondre

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Vaccin des Blancs, vaccin des Noirs

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Le gouverneur du Vermont, Phil Scott, un Républicain, a annoncé (1) la décision d’ouvrir l’accès à la vaccination contre le virus Covid-19 à toute personne âgée de plus de 16 ans qui souhaite se faire vacciner – sauf les Blancs.

Toute personne qui s’identifie comme noire, amérindien ou personne de couleur dans le Vermont est prioritaire. Le gouverneur Scott a fait passer le message par un tweet. Cette décision semble étrange à l’époque très sensible dans laquelle nous vivons. Si un seul membre du foyer appartient à l’une des préférences raciales spécifiées, l’ensemble du foyer (âgé de plus de 16 ans) a la possibilité de se faire vacciner.

Et il convient de noter que la population du Vermont est très blanche. Elle compte 623 989 habitants. C’est un petit État. 

  • 94,2 % des habitants du Vermont sont blancs. 
  • Les Noirs ou Afro-Américains représentent 1,4 % de la population, 
  • Les Indiens d’Amérique et les Amérindiens d’Alaska 0,4 %, 
  • Les Asiatiques 1,9 %, 
  • Et les Hispaniques et Latino 2,0 %.

Choisir une race plutôt qu’une autre pour fournir des soins médicaux est contraire à la Constitution des Etats-Unis et aux droits civils. Le gouverneur Scott est un Républicain, mais un Républicain RINO. Il s’adresse vraisemblablement au public Woke du Vermont et envoie un « signe de vertu ».


Oregon : exemption de masque pour les Noirs

Pendant ce temps, CBS News rapportait en juin dernier (2) qu’un comté de l’Oregon avait décidé d’exempter les personnes de couleur de sa politique de port obligatoire du masque, invoquant le risque de « profilage racial ». Cette décision est intervenue alors que plusieurs comtés de l’Oregon avaient renforcé l’obligation de se couvrir le visage pour ralentir la propagation du coronavirus.

Le comté de Lincoln exigeait que chacun porte un masque dans les lieux publics où une distance sociale de 2 mètres ne peut être maintenue. Mais le comté a écrit sur son site internet (3) que « les personnes de couleur qui craignent le profilage racial et le harcèlement en raison du port d’un masque en public » sont exemptées de cette règle. Les autres exemptions concernent les enfants de moins de 12 ans et les personnes souffrant de conditions médicales ou de handicaps particuliers.

La mention a maintenant disparu, elle était scandaleuse, mais pas plus que l’interdiction faite aux blancs du Vermont de se faire vacciner.

Et il y a pire…


Université Cornell : exemption de vaccin COVID pour les Noirs

 » Nous reconnaissons qu’en raison du racisme systémique et des inégalités en matière de santé qui existent depuis longtemps dans ce pays, les personnes issues de certaines communautés marginalisées peuvent avoir des inquiétudes quant à la nécessité d’accepter » la vaccination et le test COVID-19 en cours, dit une page dont l’URL indique « spécialement pour les étudiants de couleur ».

https://www.thecollegefix.com/cornell-vaccine-mandate-only-applies-to-white-students/

Entre fin janvier et mi-février, l’université a supprimé une phrase indiquant qu’il était « fortement recommandé » aux Noirs, aux autochtones et aux personnes de couleur (BIPOC) de se conformer aux règles, et qu’ils pouvaient demander une « exemption » (4).

Elle a également supprimé les étudiants noirs, indigènes et de couleur de la page « FAQ sur les exigences en matière de santé » entre fin janvier et mi-mars. 

Ces étudiants « peuvent avoir des préoccupations personnelles quant au respect des exigences du Pacte [comportemental] en raison des injustices historiques et des événements actuels », indiquait la page, qui a maintenant été supprimée quand la controverse sur cette forme de discrimination a pris une dimension nationale.

Une autre page a été supprimée, elle disait : 

 » Il est compréhensible que les exigences actuelles du [vaccin] puissent sembler suspectes, voire exploitantes, pour certains membres de la communauté de Cornell qui sont noirs, indigènes et de couleur (BIPOC). De plus, les récents actes de violence commis par les forces de l’ordre à l’encontre des Noirs peuvent contribuer à un sentiment de méfiance ou d’impuissance. »


Les femmes noires meurent près de 4 fois plus du COVID-19 que les hommes blancs dans deux États américains

Les femmes noires sont mortes du COVID-19 à un taux beaucoup plus élevé que les hommes blancs en Géorgie et dans le Michigan l’année dernière, selon une nouvelle étude (5).

  • Les hommes ont tendance à avoir des taux de mortalité liés au COVID-19 plus élevés que les femmes, toutes races confondues, ont déclaré les chercheurs de Harvard qui ont analysé les chiffres.
  • Selon la nouvelle étude, les femmes noires sont mortes à un taux environ 3,8 fois supérieur à celui des hommes blancs dans le Michigan jusqu’en septembre 2020, ce qui signifie qu’environ 147 femmes noires sont mortes du COVID-19 pour 39 hommes blancs.
  • En Georgie, le taux de mortalité des femmes noires était 1,6 fois supérieur à celui des hommes blancs.
  • Dans le Michigan, le taux de mortalité lié au COVID-19 chez les hommes noirs est 170 % fois supérieur à celui des femmes noires.
  • En Géorgie, le taux est 150 % plus élevé pour les hommes noirs par rapport aux femmes noires, et 140 % plus élevé pour les hommes blancs par rapport aux femmes blanches.
  • Dans les deux États, l’écart entre les taux de décès des femmes noires et des femmes blanches est plus élevé que l’écart entre les taux pour les hommes blancs et les femmes blanches.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

  1. https://hotair.com/archives/karen-townsend/2021/04/02/republican-governor-prioritizes-minority-communities-covid-19-vaccinations-vermont/
  2. https://www.cbsnews.com/news/lincoln-county-oregon-exempts-people-of-color-from-mandatory-coronavirus-mask-policy/
  3. https://web.archive.org/web/20200623011106/https://www.co.lincoln.or.us/hhs/page/face-covering-directive
  4. https://www.thecollegefix.com/cornell-vaccine-mandate-only-applies-to-white-students/
  5. https://link.springer.com/article/10.1007%2Fs11606-021-06699-4

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​Par quelle diablerie l’extrême droite fait-elle désormais l’agenda français?

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​Par quelle diablerie l’extrême droite fait-elle désormais l’agenda français?
Et quelles responsabilités avons-nous?Prenons l’affaire Audrey Pulvar. Dans les faits, il n’y a pas d’affaire. Pourtant, en quelques jours, c’est devenu le sujet qu’on a entendu partout. Et c’est toujours la même mécanique qui se met en branle. Elle existe depuis des années mais va en se complexifiant et en s’amplifiant.
Tout part des réseaux sociaux sur lesquels l’extrême droite est très active. Ils réagissent à tout et n’importe quoi. Et nous, on suit. On va retweeter un propos extrême, on va leur répondre, on va commenter. Le problème, c’est que, ce faisant, on participe à augmenter leur visibilité et à donner l’impression qu’il y a un sujet.
C’est un piège terrible et c’est, entre autres choses, ce qui m’a convaincue de diminuer mes interventions sur les réseaux sociaux. Je n’avais plus l’impression de participer à ce qu’on appelait avant «la conversation mondiale» mais de servir les intérêts de mes adversaires politiques. Même si mon but était de les dénoncer, je les aidais à exister.

Parce qu’une fois que c’est suffisamment gros sur Twitter, le réseau étant très suivi par les gens des médias, ça se retrouve dans des émissions du genre de celles de Pascal Praud. Et vous noterez que cette reprise ne se fait jamais selon nos propres termes, mais avec les leurs. C’est déjà là qu’ils remportent une bataille culturelle, en dénaturant les termes mêmes du débat, si tant est qu’il y ait sujet à débat. Prenons l’exemple de l’Unef. En réalité, il s’agit de groupes de paroles pour personnes victimes de racisme. Au fil de la manipulation d’extrême droite, cela devient des réunions réservées aux personnes noires. C’est sous cette forme que la question est posée dans certains médias, notamment des émissions de chaînes d’info.À ce stade, en règle générale, on voit Rokhaya Diallo tenter d’expliquer les enjeux de la polémique –et je reste admirative devant son infinie patience à répéter les mêmes choses depuis des années.Malheureusement, ce n’est jamais son discours qui est repris.
Si l’affaire prend bien, on passe, de ces quelques émissions, à un format en continu. Concernant l’histoire de l’Unef et d’Audrey Pulvar, Samuel Gontier a racontécomment les chaînes d’info ont rebondi dessus jusqu’à l’écœurement. «Racisme: Pulvar a-t-elle dérapé?», titre LCI dimanche à 13h40. Puis, à 13h50, «Racisme: Pulvar met le feu à la campagne»À 15h35, «Réunions non mixtes: la polémique Pulvar»À 19h25, «Réunions non mixtes: Pulvar fait polémique». À 20h07, «Réunions non mixtes: Pulvar va trop loin?». À 23h35, alors que LCI titre à nouveau «Réunions non mixtes: Pulvar fait polémique», le présentateur de l’émission lance le débat avec… la réaction de Marine Le Pen.
C’est comme ça qu’on crée de toute pièce un événement.

Ensuite, on revient sur internet avec des extraits des émissions susdites qui sont balancés sur les réseaux sociaux pour relancer la machine. (Et là encore, se pose la question d’y répondre ou pas. Faut-il commenter ou ignorer?)À la suite de quoi, des politiques de seconde zone se disent que ça serait vraiment trop dommage de ne pas faire entendre l’extraordinaire pertinence de leur propre voix et en ajoutent une bonne couche.
Et enfin, des médias plus mainstream finissent par poser la question à des politiques de première catégorie.

L’extrême droite fait donc la conversation.

C’est-à-dire que, même si on se déclare en désaccord avec eux, on doit se positionner en fonction des enjeux qu’ils ont réussi à imposer dans l’espace public. À ce stade, ils ont déjà gagné. La question n’est même pas de savoir s’ils sont majoritaires. On sait que Twitter crée un terrible effet de loupe. Mais ce sont leurs problématiques qui sont au centre du débat.

Ce n’est sans doute pas complètement nouveau, ayons ici une pensée pour Jean-François Copé et son histoire de pain au chocolat. Mais la mécanique s’intensifie à cause de plusieurs éléments. D’abord, l’activisme de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Ils maîtrisent les outils et les algorithmes les servent. Ensuite, l’existence d’émissions comme celles de Pascal Praud, où les opinions les plus fascisantes peuvent s’exprimer librement, sans démenti, de façon quotidienne. C’est devenu partie intégrante de notre paysage médiatique. Enfin, le nombre de politiques qui, sentant venir les élections, ont décidé de surenchérir dans les discours paranoïaques.Prenons Stéphane Piednoir, sénateur LR, qui propose un amendement pour interdire les prières dans les couloirs des universités.Vous avez bien lu.Je pense que, même si on faisait un top 30 des problèmes à la fac, il n’y aurait pas les prières de couloir… On remarque ici une autre caractéristique de ces débats: il est plus facile de se focaliser sur des non-faits que de donner aux facultés les moyens de fonctionner correctement.

Parce que si ces sujets s’imposent, c’est évidemment à cause de cette apparence de facilité. Ils ne semblent demander aucune expertise et chacun se sent autorisé à avoir son opinion qui vaudrait celle de n’importe qui d’autre. (En réalité, ils demandent une expertise, une analyse de données sociologiques mais, en apparence, il suffit de parler fort d’une manière très assurée pour donner l’illusion qu’on maîtrise le sujet.)On a donc des gens qui se contentent de donner leur avis, avis basé essentiellement sur leur opinion et ça ne les discrédite pas –alors que sur d’autres sujets, même pour improviser, il faudrait se renseigner un minimum. Par exemple, prenons au hasard, la réforme de l’assurance chômage. Bah pour donner son opinion dessus, il faudrait lire un minimum et retenir au moins quelques chiffres– alors que dire que les réunions entre personnes noires, c’est raciste, bah c’est vachement plus facile.Et vous, vous la sentez comment cette campagne présidentielle?La fraude au vaccinCertaines personnes fraudent pour être vaccinées. Alors que je m’attendais à un article moralisateur qui dirait combien ces personnes sont vilaines, eh bien pas du tout! On comprend d’abord que, pour certains, ce sont leurs propres médecins qui les aident parce qu’ils les jugent à risque, ou parce qu’ils considèrent qu’ils n’ont pas à les juger. À lire aussi sur SlateUn article qui fait vraiment du bien si vous êtes un parent chargé de l’école à la maison. Une enseignante nous remercie et nous félicite –et nous fait voir un autre point de vue sur cette drôle d’expérience. Comment vit-on quand un de ses proches a disparu et que l’affaire reste non élucidée? (Un sujet qui m’interpelle beaucoup depuis que j’ai vu Six Feet Under…)Qui dit confinement, dit sélection de films à voir. Ici sur Netflix.Alors qu’on se demande si, après la crise, on connaîtra un genre de retour des années folles, cet article nous raconte que cette période n’était pas seulement celle de la fête et avait des aspects sombres (notamment concernant le racisme, le sexisme et la hausse des inégalités). Sur mes internets personnelsUn article très intéressant sur la pratique de la boxe thaï chez les jeunes de banlieue et comment ils se construisent une identité à travers leur corps. D’habitude, Victoire Tuaillon interviewe des gens. Cette fois, c’est elle qui est interviewée, par Lauren Bastide, dans La Poudre. Et elles ont parlé d’amour. Sur France Culture, la Compagnie des œuvres a été consacrée à Sylvia Plath. C’est toujours bouleversant de revenir sur sa vie et ses créations. Je vous signale l’application Nipto. Elle sert à quantifier et répartir les tâches ménagères dans une maison (couple, famille, coloc). Je ne l’ai pas encore testée, mais il paraît que c’est pas mal. (Tous les outils sont bons à prendre, encore plus en période de confinement.) Conseil culture

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STANISLAS BERTON un de nos héros

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