ANTIBLANC et grand remplacement N° 2

Lilian Thuram
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Un magazine capital pour comprendre la sale mentalité des noirs qui revendaient leurs frères et nous mettent sur le dos leur incapacité à travailler pour sortir de la misère… alors que la traite est en premier musulmane et juive pour la partie occidentale… et que les premiers esclaves sont blancs… des “Slaves” D’où le mot esclave. Aujourd’hui il y a 30 millions d’esclaves dans les pays musulmans… les blancs français n’ont pratiquement RIEN à voir avec cette histoire de triangulaire sur l’Amérique. Bien au contraire ils ont aboli l’esclavage ! Il faut comprendre que le français est un NON circoncis, ce qui fait de lui un être équilibré capable d’empathie contrairement au circoncis qui souffre de son manque d’adrénaline… car c’est un drogué à l’adrénochrome qui en a reçu une surdose au moment de la circoncision… son inconscient lui fait rechercher cette sensation de fou qu’il a reçu en overdose… et pour cela comme les nymphomanes il recherche dans la violence, le choc qui va lui provoquer cette montée d’adrénaline qui lui manque… il va violer et tuer pour obtenir ce choc d’accroc tant recherché… que l’on trouve chez les fumeurs de crack qui met sa vie en jeu pour reste, tir de fortes émotions. Avant de violer et de tuer tous les circoncis ont en eu cette rage de détruire… D’où le comportement débile des racailles qui brûlent les voitures… vous pouvez chercher longtemps dans la haine du colonisateur qui est un prétexte stupide… la réalité c’est que le circoncis par son métabolisme détraqué est mal dans sa peau… IL A LA HAINE DE SOI ! Il se déteste lui-même, ce qui trompe les psychologues qui voient en eux des victimes de la société alors qu’ils sont victimes de leur rite barbare qui est l’inconscience incroyable de méconnaître l’utilité majeure du prépuce… sans prépuce on est un infirme incapable de vivre normalement


Toujours plus dingue: Thuram décrète que les Blancs n’existent pas!

Par Pascal Tenno – 30/09/2020 Facebook Twitter

Lilian Thuram
Photo / Amazon

En 1998, lors de la Coupe du Monde, Lilian Thuram a marqué deux magnifiques buts contre la Croatie en demi-finale, permettant à la France de se hisser jusqu’à la victoire contre le Brésil quelques jours plus tard. Mais, depuis, la patrie a complètement cessé de lui être reconnaissante. Car Thuram est devenu un prophète de l’antiracisme français. Et, dans un costume d’intello trop grand pour lui, il dit n’importe quoi.

Et ça ne va pas s’arranger, car il sort un nouveau livre intitulé La Pensée blanche, et dont le slogan de lancement est: “On ne naît pas Blanc, on le devient.”

On a hâte de lire cet essai qui s’annonce à la fois crétin, prétentieux et toxique. Mais, rien qu’à la couverture, on peut se faire une petite idée de son contenu.

L’antiracisme est une idéologie totalitaire en train de se former sous nos yeux ébahis. Et, dans la formation d’une idéologie totalitaire, il y a toujours un moment où quelqu’un, sans s’en rendre compte, fait le pas de trop. Un cap est franchi, toute marche arrière devient impossible. Jamais nous n’aurions imaginé que l’homme qui aurait l’idée de trop serait… un footballeur.

Il y a dans le titre du livre de Thuram un chemin qui mène droit au pire. En effet, si le Blanc est raciste de naissance, comme le croient les dingos de #BlackLivesMatter, on peut le censurer pour le punir, certes, mais il reste lui-même: il est blanc et son statut de coupable ne le fait pas changer de couleur.

En revanche, avec Thuram, il y a une nouveauté: les Blancs, selon lui, n’existent pas. Or, si vous avez la peau blanche, mais qu’en réalité vous n’êtes pas vraiment blanc, car il n’y a pas de Blancs, alors, vous n’êtes plus rien du tout. Vous éliminer devient possible.

Son éditeur explique: “Ce livre raconte l’histoire de la pensée blanche, son origine et son fonctionnement, la manière dont elle divise, comment elle s’est répandue à travers le monde au point d’être aujourd’hui universelle, jusqu’à infuser l’air que l’on respire. Depuis des siècles, la pensée blanche est une norme, la fossilisation de hiérarchies, de schémas de domination, d’habitudes qui nous sont imposées. Elle signifie aux Blancs et aux non-Blancs ce qu’ils doivent être, quelle est leur place. Comme la longue emprise des hommes sur les femmes, elle est profondément ancrée dans nos mentalités et agit au quotidien. Seule sa remise en question permettra d’avancer pour passer à autre chose.”

Thuram dit, en substance: “Même l’identité blanche est un mensonge du Blanc, et ce mensonge est en train de détruire le monde entier. Le Blanc n’existe pas! Celui qui se fait appeler “Blanc” est donc un sans-identité, un sans-patrie, un sans-histoire, un sans-existence.” Le Blanc devient un corps étranger. Qu’il soit coupable ou innocent, peu importe: on peut maintenant le balancer au vide-ordures pour sauver l’humanité.

Finissons sur un bon souvenir: les buts de Thuram contre la Croatie. À l’époque, il ne se prenait pas encore pour le Moïse du racisme anti-blanc. On ne naît pas crétin, on le devient.

Aurélien Taché, l’anti-République bon chic bon genre

Le député de Macron est plus au service des « quartiers » que de la France

Aurélien Taché, qui a comparé le port du voile chez les musulmanes de 12 ans à celui du serre-tête chez les « jeunes catholiques », vilipende un supposé « néorépublicanisme » hostile aux musulmans. Dans son interview à L’Obs, le député du Val d’Oise montre qu’il est davantage au service des « quartiers » qu’à celui de la France. 

Dans tous partis politiques, il est utile de trouver des spécimens : un homme ou une femme qui incarne la catégorie idéologique à laquelle il appartient. Chez LaREM, structure politique liquide, on en trouve de toutes les sortes. Si on soutient ce parti, on trouvera cela vivifiant, original, progressiste ; si on est habité par ces « passions tristes » réfractaires au changement, on y verra une absence de colonne vertébrale idéologique, un fourre-tout qui n’a qu’un crédo : le néolibéralisme. Pourquoi d’ailleurs y aurait-il un socle de pensées politiques articulées quand Emmanuel Macron est à lui seul une idée, une abstraction postmoderne, un concept qui s’est très bien vendu sur le marché en crise de la démocratie représentative, celle où l’on peut se faire élire grâce à la conjonction bienheureuse de « la peste brune » et de l’abstention.

« Macroniser les esprits »

Mais attention, maintenant que LaREM est aux manettes, pas question de la jouer petits bras. Certains élus, comme Aurélien Taché, ont bien l’intention de « mener la bataille culturelle et de macroniser les esprits ». M. Taché est au sein du parti jupitérien un beau spécimen du progressiste multiculturaliste, idéologiquement structuré par un passage au PS et à l’Unef. Dans une interview donnée à l’Obs prenant prétexte de l’antisémitisme, devenu cet accablant marronnier médiatique depuis vingt ans, le député Taché enfile tous les poncifs de la pensée postmoderne : relativisme intégral, dégoût du national, adoration de la diversité, culte victimaire et dévotion pénitentielle. Mais avec une certaine agressivité qui fait dire à ses collègues qu’il devrait « être à la France insoumise ». Il leur répond qu’il préfère LaREM où ne survivent plus « de néomarxistes ». Si l’on suit bien : Aurélien Taché récuse « les anciennes idéologies » mais n’hésite pas à en imiter la mécanique. Car affirmer vouloir « macroniser les esprits », qu’est-ce sinon de la manipulation mentale de masse, la fabrication d’un consentement à la pensée unique, prélude au parti unique ? Le progressiste Taché semble avoir des projets peu respectueux de la pluralité des opinions qui régissent un Etat un tant soit peu démocratique…

La République en marche, la « vraie » gauche

A travers la figure d’Aurélien Taché, qui vient notamment de faire plier Jean-Michel Blanquer souhaitant interdire aux parents accompagnateurs d’activités scolaires de porter des signes religieux ostentatoires, on cerne les contours de ce qu’est « l’aile gauche » de LaREM. Et elle s’avère plutôt proche de Benoit Hamon, Clémentine Autain et Danièle Obono. L’influence d’Aurélien Taché est à suivre car la gauche (ex PS, PRG, EELV, DVG) est la tendance politique la plus représentée au sein des élus LaREM, avec 126 députés dont 83 anciens élus/militants socialistes. Seuls 48 députés LaREM viennent de la droite et 17 du centre. Autant dire que si Taché prend le leadership sur le gros tiers des députés de gauche LaREM, qui plus est dans un contexte de politique centre-droite du Grand Chef et son gouvernement Philippe, ça pourrait tanguer. Mais, on peut aussi faire le pari que M. Taché va adopter la méthode classique du « gauchisme culturel » : prendre le pouvoir par l’influence idéologique à petits pas, en ciblant notamment la centaine d’élus novices, « ni droite ni gauche », sans réelle structure idéologique. Certains de ces « marcheurs » engagés auprès d’Emmanuel Macron après avoir été envoûtés par son charme robotique semblent, depuis Benalla et les gilets jaunes, donner des signes de sortie de la transe hypnotique commencée en 2017. Des contestations apparaissent, pour l’heure étouffées par le duo des pères fouettards Legendre-Ferrand. Mais il y a donc une clientèle potentielle pour le député Taché qui dit « irriter ceux qui ont une sensibilité néorépublicaine » ; késako le « néorépublicanisme » ?

Aurélien Taché, djihadologue

Il égrène dans l’Obs quelques unes des thématiques chères à la « gauche moraline » : politique de la ville et sa discrimination positive, récusation d’une sécession identitaire des banlieues, déni sur l’antisémitisme islamique, lutte contre les réacs de tous bords de Valls à Le Pen, promotion de la société inclusive. Il dit avoir « rejoint Emmanuel Macron le jour où [il l’a] entendu dire qu’il fallait que les élites s’interrogent sur leur part de responsabilités quand des jeunes font le choix de partir en Syrie ». C’est vrai ça : « J’ai pas de boulot, parce que j’ai pas de diplôme donc je vais faire le djihad en Syrie », voici bien un réflexe naturel en effet… Nos « élites » devraient être traduites devant les juges pour avoir contraint, par leur politique irresponsable, cette part de notre belle jeunesse de France à se lancer dans le djihadisme ! Il faut remercier Aurélien Taché de nous ouvrir les yeux sur cette nouvelle causalité du djihadisme.

Comme j’imagine qu’Aurélien Taché ne s’abaisse pas à lire autre chose que des auteurs estampillés de gauche, je lui conseillerai de lire Jean Birnbaum qui a le mérite d’avoir ouvert les yeux comme en témoignent ces deux derniers essais, Un silence religieux et La religion des faibles. Cela aiderait notre combattif député à penser la relation de sa « gauche morale » avec l’islam, et de là avec l’immigration de masse induite par ce progressisme néolibéral qu’il affirme chérir. Or cette idéologie au service des flux (des marchandises, des capitaux, des hommes, des identités) n’a en rien constitué un progrès, ni une libération, elle a approvisionné en « choses » le capitalisme financiarisé des nomades en costumes qui considèrent que les Etats-nations ne sont que des territoires de transit, des carrefours, des hubs.

Le peuple des « victimes » et « le populisme des imbéciles »

Le prétexte de l’entretien est l’antisémitisme, c’est donc par cela qu’il s’ouvre longuement. Mais après les condamnations d’usage, M. Taché botte vite en touche. On croirait alors lire une interview d’un responsable du CFCM, de la mosquée de Paris, voire du CCIF : accuser des idéologues musulmans de propager la haine antijuive, accuser certains musulmans de passer à l’acte criminel au nom d’un islam judéophobe délirant, c’est faire de tous les « musulmans des quartiers populaires un autre bouc émissaire ». C’est vrai ça, il n’y a que le Juif qui mérite d’être un bouc émissaire, qui a la force de l’expérience pour supporter l’opprobre, les jets de pierre, les coups de boule d’une racaille qui lui hurle « sale yahoud » ! Notre député, qui semble aussi un sociologue expert des banlieues, déclare que l’antisémitisme en banlieue ne « prend pas sa source dans l’immigration ou dans les versets du Coran […] mais dans l’ignorance et le sentiment anti-élites ». C’est vrai ça, les « élites » juives ont trop de pouvoir en France et cela suscite la jalousie d’une masse d’ignorants. Taché appelle cela « le populisme des imbéciles ». C’est pratique le populisme, ça n’a qu’un visage indistinct, celui du « peuple », ça évite de désigner les responsables des attaques et des meurtres de seize Français juifs depuis 2003.

C’est un peu embarrassant tout de même pour M. Taché – mais le journaliste de l’Obs n’allait quand même pas le lui faire remarquer – que tous les assassins de juifs en France depuis le meurtre de Sébastien Selam jusqu’à celui de Mireille Knoll soient tous des personnes issues de l’immigration maghrébine ou sub-saharienne de confession musulmane. « Le populisme des imbéciles » dites-vous M. Taché ? Rassurez-nous : l’islamisme criminel n’a rien à voir avec l’islam, n’est-ce pas ?

L’enseignement des « jeunes ignorants »

Le Coran et surtout les hadiths qui constituent le substrat politico-théologique de l’antijudaïsme islamique n’ont rien à voir avec le réel. Circulez ! C’est d’ailleurs pourquoi le 9 décembre 2017, place de la République, des musulmans assemblés pour défendre « la cause palestinienne » criaient «  Khaybar Khaybar ya yahoud, Jaych Mhammad saoufa ya’ud » c’est-à-dire un appel à tuer les juifs comme le fit le prophète Mohamed avec ceux de l’oasis de Khaybar en 628, bataille inaugurale de l’islam comme système théocratique. Extermination des hommes et jeunes garçons juifs, femmes violées, enfants réduits en esclavage. Le 9 décembre 2017, à Paris, qu’on ne vienne pas parler d’importation du conflit israélo-palestinien, c’est bien l’importation de l’imaginaire islamiste : celui où les juifs sont de toute éternité voués à finir comme ceux de Khaybar, ces falsificateurs de la parole divine. Et certains s’étonnent encore que juif et sioniste soient absolument synonymes dans cette nébuleuse fréro-salafiste si influente ? Voilà ce que nombre d’imams de ce courant prêchent dans de nombreuses mosquées françaises. Mais M. Taché répond : « Musulmans de banlieue bouc émissaires », « il ne faut pas exagérer » cet antisémitisme des banlieues.

Mais le pompon, c’est sa solution pour déraciner l’antisémitisme criminel chez « ces jeunes » dont il consent à admettre qu’il en existe quelques uns qui posent problème : « leur enseigner des récits de mémoire partagée entre juifs et musulmans ». Le simple terme « récits de mémoire partagée » en dit long sur l’intox. Plutôt qu’une « mémoire partagée » autour d’habitudes folkloriques communes (le henné et les youyous dans les mariages, le couscous-boulette du vendredi soir) ou d’anecdotes personnelles (« au Maroc, en 1950, ma voisine musulmane venait allumer le feu le jour de shabbat, comme on s’entendait bien ! »), je propose des cours d’histoire. Surtout d’histoire précoloniale, c’est-à-dire avant que le Français ne vienne jouer les arbitres et place le maître musulman en situation de colonisé ; avant que le Français et sa République, avec l’Alliance israélite universelle dans ses bagages, ne viennent ouvrir aux juifs du Maghreb les portes de l’émancipation. Là ce sera autre chose peut-être en termes de « récits de mémoire partagée ».

Une autre histoire

On parlerait du statut du dhimmi et de la condition juive en terre d’islam depuis les conquêtes au VIIe siècle, de l’insécurité permanente et des pogroms, des Juifs de cour pour protéger la communauté et de la vie de misère dans le mellah avant la création du ghetto européen médiéval, du port de signes distinctifs avant que la Chrétienté ne s’y mette avec sa rouelle, des synagogues détruites quand elles étaient plus hautes que la mosquée, des juifs interdits de voyager à dos d’animaux nobles réservés au maître musulman. L’histoire permettra aussi, bien sûr, de raconter ces moments où la condition des juifs, ici ou là en terre d’Islam, fut un peu moins pire que dans la Chrétienté. Mais on finira sur les conditions de l’expulsion entre 1948 et 1970 du million de juifs du monde islamique, eux qui comme les chrétiens, étaient présents au Maghreb, en Egypte, en Iran, en Turquie avant l’islam…

Organiser des sessions de contes pour petits enfants dans les banlieues sur la radieuse coexistence judéo-islamique révèle bien l’ignorance de nos « élites » quant aux imaginaires véhiculés par des siècles d’antijudaïsme auquel est venu s’adjoindre l’antisémitisme européen – on leur rappellera que Drumont fut élu député d’Alger à la suite des émeutes antisémites de la ville en 1898. Il faudra aussi apprendre à « ces jeunes ignorants » ce qu’ils doivent en termes d’antisémitisme à un personnage comme le grand mufti de Jérusalem. Amin al-Husseini fit la jonction entre l’antijudaïsme islamique, le nationalisme arabe et le racisme nazi en se faisant le relai vers le monde arabophone de la propagande antijuive de son ami Adolf Hitler, depuis sa radio de Berlin entre 1941 et 1945. Fait prisonnier par les Français, il put s’échapper tranquillement en mai 1946 pour rejoindre l’Egypte… On pourrait ensuite leur lire des extraits de la littérature du fondateur des Frères musulmans Hassan al-Banna, le papi de Tariq Ramadan, ou de Sayyid Qutb dont la violence remiserait Céline au rang de comique dieudonnesque. Certes, cela risque de ne pas s’harmoniser avec « les récits de mémoire partagée » dont rêve Aurélien Taché, sur les bons conseils, dit-il, de Benjamin Stora qui aurait l’oreille du président.

Salauds de pauvres contre gentils pauvres

Après tout, cet antisémitisme n’est-ce pas la faute à la misère économique, c’est ce que nous assène Aurélien Taché : « Ce n’est pas non plus dans la France périphérique mais dans les quartiers et les grandes villes que se concentre la pauvreté. » L’inénarrable équation « pauvreté = perméabilité à l’antisémitisme », que ne l’a-t-on entendue répétée par ceux qui ne veulent pas se fatiguer à lire des ouvrages d’histoire. Ils seraient mieux renseignés sur la longue durée de la haine antijuive, la pluralité de ses motifs, loin de se réduire aux aléas économiques. Cela fait longtemps que les historiens ont montré que la jalousie sociale n’était pas la cause prédominante de l’obsession antijuive. C’est un peu comme l’équation « pauvreté = délinquance et criminalité », ignorant que l’immense majorité des pauvres ne tombe pas dans la routine des trafics. Mais cette majorité silencieuse-là on ne veut pas trop la voir car elle réduit à néant « la culture de l’excuse », rente morale de tant de bien-pensants. Et quand cette France des travailleurs pauvres descend dans la rue ou se fixe sur un rond-point, le beauf sert de « plouc émissaire » (Ph. Murray). Autre question adressée à M. Taché : le taux de pauvreté chez les agriculteurs est de 25% (moyenne nationale 14%), observe-t-on chez eux un goût particulier pour la vulgate antijuive ? Quand les petits exploitants manifestent, crient-ils « mort aux juifs » ?

On peut rejoindre au moins Aurélien Taché sur un point : la gauche n’a fait « qu’agiter des slogans antiracistes et paternalistes qui n’ont mené nulle part ». Mais la suite de son analyse est édifiante… La faute à qui ? A Julien Dray, qui a surfé sur la marche des Beurs de 1983 pour se faire élire, explique le député LaREM. Dray à lui tout seul c’est la gauche qui a « cocufié » (sic) les banlieues. Ca ne va pas aider à y lutter contre l’antisémitisme, ce « populisme des imbéciles » !

« J’ai été élevé en écoutant Renaud, en mangeant de l’entrecôte, mais j’aime aussi le rap et les kébabs. »

De toute façon, pour Aurélien Taché, les populations de ces quartiers n’ont strictement aucune responsabilité dans la situation calamiteuse dans laquelle elles se trouvent depuis plus de trois générations. Chômage, échec scolaire, absence de qualification pour le marché de l’emploi, salafisation des modes de vie coexistant avec les trafics en tous genres. Tout cela est la faute, en vrac, « des élites », de « l’Etat qui a abandonné ces quartiers », du « républicanisme guerrier » qui produit des tensions communautaires, du « modèle assimilationniste » qui est « la négation de l’autre ». Yassine Belattar, sors de ce corps !A lire aussi: Non, les « quartiers » n’ont pas été abandonnés

Mais Aurélien Taché ne fait pas que dénoncer. Il a des solutions fondées sur sa propre expérience : « J’ai été élevé en écoutant Renaud, en mangeant de l’entrecôte, mais j’aime aussi le rap et les kébabs. On peut être dans une forme de cosmopolitisme. » Les référentiels culturels qui semblent définir l’identité nationale de M. Taché sont du plus bel effet postmoderne et se passent de commentaires. D’ailleurs, il ne faut pas trop compter sur cet élu de la République pour rendre hommage aux emblèmes de la nation. Pour lui le drapeau tricolore « renvoie au régiment […] est-ce bien le rôle de l’école de se transformer en caserne ? » Il préfère citer Jean Zay qualifiant le drapeau national de « saloperie tricolore ». Sauf que comme son collègue Griveaux sur France Inter confondant Bloch et Maurras, Taché se prend les pieds dans le tapis de l’histoire politique complexe des années 1930 ! Zay a bien écrit un poème en 1924 (il avait 19 ans) intitulé Drapeau dans lequel il exprimait avec virulence son désenchantement patriotique après la Grande guerre. Poème qu’il a ensuite décrit comme un pastiche. Son texte de jeunesse ne fut jamais publié avant que la presse maurrassienne ne s’en saisisse en 1932 pour dénoncer l’antipatriotisme du jeune député du Loiret, futur ministre de l’Education. Le poème sera relayé par Céline en 1938 avec son « Je vous Zay ! » puis par la diplomatie antisémite de Vichy pour démasquer « ce Zay juif-bolchévique-antipatriote ». Dans les faits, Zay avait été élevé dans le protestantisme, était un Radical profondément patriote. M. Taché reprend donc à son compte la propagande antijuive des années 1930 contre Zay… Une fois encore, j’adresse une supplique à nos hommes politiques dont les références historiques ressemblent à de lointains souvenirs de bachotage Sciences Po : évitez d’utiliser des citations historiques dont vous ne maîtrisez ni les termes, ni le contexte ! Heureusement que le journaliste de l’Obs ne l’a pas lancé sur la Marseillaise, sinon on aurait eu droit à la dénonciation du « sang impur » et l’impérieuse nécessité de réécrire notre hymne pour l’adapter aux nouveaux visages de la France.

Le vote ethnique et la fin de la souveraineté par Aurélien Taché

Mais on y vient à la promotion des quotas ethniques. C’est d’ailleurs ce que l’on préfère chez les progressistes multiculturalistes : cette appétence antiraciste pour la racialisation, ce goût moraliste pour l’ethnicisation des individus, histoire d’assigner « chacune et chacun, toutes et tous » à leur petite boutique communautaire respective. Pour Aurélien Taché, il faut « des listes vraiment inclusives aux prochaines municipales » parce qu’il n’y a « pas un Noir ou un Arabe parmi les maires des cinquante plus grosses villes ». Parce que c’est une obligation démocratique l’ethnicisation des élus ? Et il faudrait des quotas selon la taille des municipalités ? Quid des Asiatiques par exemple ? Jean Coumet, maire du 13ème arrondissement de Paris doit en toute hâte céder sa place ; à moins que les « Asiatiques » de l’arrondissement n’aient rien revendiqué ! M. Taché a l’indignation républicaine sélective : tous ces Français en situation de handicap, bien plus nombreux que toutes les minorités assemblées, subissent une exclusion sociale, éducative, professionnelle, culturelle et politique autrement plus violente que les « Noirs et les Arabes des quartiers » dont se préoccupe exclusivement M. Taché ? En outre, ses affirmations sont contredites par la réalité du terrain : les Français issus de l’immigration sont acteurs de la vie politique locale dans la plupart des « quartiers ». Dans certaines équipes municipales, ils sont tout à fait « représentés » et certains y ont d’ailleurs un poids politique indéniable. Quand on veut s’engager en politique en banlieue, c’est possible et ça paye. Ca se monnaye même parfois : une petite place d’adjoint en échange d’une aide pour obtenir les suffrages de tel ou tel quartier, de telle ou telle « communauté » ; mais passons sur ce clientélisme dans ces quartiers où on se fait élire avec 70% d’abstention !

Après tout, pourquoi s’étonner des idées de M. Taché, lui qui exprimait son enthousiasme au projet de « transférer la souveraineté de la France au niveau européen » (Les terriens du dimanche, C8, 2 décembre 2018), annonçant d’ailleurs que ce serait « le cœur des propositions » de LaREM aux Européennes de mai prochain. Il faut avoir de l’audace quand on est un grand homme politique : pourquoi ne pas transférer carrément notre souveraineté à l’ONU ? D’ailleurs M. Taché aimerait que l’on y cède notre siège à notre partenaire allemand… Notre député, ennemi des « néorépublicains », regrette être « souvent seul à [s’]exprimer sur ce terrain », mais il dit « recevoir beaucoup d’encouragements ». Et n’est ce pas finalement ce qu’il y a de plus inquiétant ?

Le secret derrière la propagande antiraciste, révélé par un professeur Noir

Jason Hill, professeur de philosophie à l’Université DePaul de Chicago et auteur du livre We Have Overcome – lettre d’un immigrant au peuple américain*, est la perle rare politiquement incorrecte d’un monde académique devenu marxiste et révolu-tionnaire.

Il défend l’idée que les universités sont la « menace interne la plus grave pour notre pays », une préoccupation que je partage amplement, et que « les principes fondamentaux et les fondements qui maintiennent les États-Unis intacts, qui fournissent à nos citoyens leur personnalité civique et leur identité nationale, sont en train d’être anéantis » par les universités.

« La menace interne la plus grave pour ce pays n’est pas l’immigration clandestine ; ce sont les professeurs de gauche qui mènent une guerre contre l’Amérique et enseignent à nos jeunes à haïr ce pays. » 

Il fallait oser le dire.

Mais c’est un autre sujet, tout aussi tabou, que Hill abordait au micro de Tucker Carlson sur Fox news : il s’agit de l’approche antiraciste et du comportement victimaire.

Etre une victime, c’est revêtir le manteau de l’innocence permanente

Ne gâchez pas d’argent dans une greffe de cheveux. Faites ça !

10 sec par jour suffisent pour se débarrasser de toutes les rides

L’incroyable astuce d’une étudiante pour la graisse du ventre

Méthode 100% naturelle pour se débarrasser des rides en 3 jours

Le tribalisme antiraciste l’emporte sur l’obligation de dire la vérité. La subjectivité a remplacé le journalisme, et les médias ont placé la vérité et l’objectivité dans une impasse. Ils ont considéré que la politique identitaire supplante leur éthique professionnelle et la recherche de la vérité, et cela a eu pour effet de leur revenir en boomerang, comme cela devait arriver.

Le journaliste est censé être là par procuration pour les téléspectateurs et les lecteurs. Il est supposé poser les questions que les gens se posent, des questions aussi honnêtes que possible – c’est la condition de base du journalisme.

Je pense que cela fait partie d’un sujet plus vaste.

Les journalistes ont adhéré au culte de la victimologie, qui est devenu un gros business, car être une victime, c’est revêtir le manteau de l’innocence permanente. C’est devenir une icône morale certifiée. Et quand vous devenez une icône morale certifiée, vous devenez un innocent permanent. Et le transgresseur ou celui qui est prétendu coupable, devient un coupable permanent, dont on peut tirer une sorte de réparation permanente.

Les journalistes ont adhéré au culte de la victimologie, comme beaucoup d’Américains.

Il y a aussi un sens plus profond de la victimologie.

Ceux qui se prennent pour des victimes s’épanouissent dans un sens d’infantilisation. Ils ne veulent pas vraiment grandir. Ils ne veulent pas vraiment se faire exproprier de ce statut par d’autres et être amenés à prendre soin d’eux-mêmes.

Parce que ne pas être victime signifie « je ne veux pas être l’exception, je ne veux pas être pris comme une personne spéciale, un cas spécial, je veux prendre soin de moi ».

Ce dont je parle aussi dans mon livre « Nous avons surmonté », c’est que depuis la fin de l’oppression légale dans ce pays, et avec l’adoption de la Loi sur les droits civiques de 1964, beaucoup de gens qui ont été des victimes légales de l’État ne savent tout simplement pas quoi faire d’eux-mêmes.

Alors ce qu’ils font, c’est qu’ils créent une identité de victime, comme Jussie Smollett [NDLR Acteur noir de la série Empire qui a inventé son agression par des blancs pro-Trump], qui fait partie, comparativement parlant, des 1% du monde [NDLR Par rapport aux 99% du slogan d’Occupy Wall Street].

Tucker Carlson : Vous avez raison. Ce sont les puissants qui aujourd’hui prétendent être impuissants.

Après ses stages en non-mixité racisée, le syndicat SUD-Éducation persiste et signe, avec un programme qui ne manquera pas de faire débat.

On se souvient de la polémique qu’avait suscitée SUD-Éducation 93 en proposant ses stages en « non-mixité racisée » en novembre 2017. Voilà que ce même syndicat propose de nouveau des stages aux relents identitaires dont il a le secret. Au programme de cette formation à destination des enseignants, les inévitables ateliers en non-mixité (sur le thème « Comment se défendre dans son environnement professionnel »), mais, cette fois, c’est tout l’attirail idéologique de l’antiracisme racialiste et de la « pensée décoloniale » qui est convoqué. Le contenu de ces journées de stage s’inscrit dans la droite ligne des théories de Houria Bouteldja, fondatrice du Parti des indigènes. À se demander si la polémique qui devrait fort logiquement découler de ce nouvel événement n’est pas l’objectif principal de cette formation promettant de démontrer que l’école serait structurellement raciste. « Ce stage vise à donner des outils pour lutter contre le racisme que rencontrent au sein de l’institution scolaire différentes catégories de personnes membres de la communauté éducative : enseignant·e·s, parents et responsables, élèves », explique le syndicat dans sa présentation.

Lutte de races et déconstruction du roman national

Que dire après tout ça???

Je vais peut être choquer certains, mais j’ai envie de dire « nous ne sommes plus chez nous »…! et si j’en disais plus, on me dira peut être que je suis islamophobe… mais je suis islamophobe, je l’avoue… alors j’aurais envie de dire à tous les Français… je l’ai mis ailleurs sur un forum…

Etant donné que les Algériens de France manifestent à Paris pour leur pays l’Algérie, et se sentent très concernés par Bouteflika…!!! Pourquoi ne retournent-ils pas chez eux, car chez eux, c’est là-bas, et pas en France… Mais peut être devrions-nous faire et dire comme leurs parents l’ont fait en 1962 avec les Français Pieds Noirs :

– « C’est la Valise ou le Cercueil »…

C’est exactement ce que les algériens leur ont dit…

Pour beaucoup, qui n’ont pas eu le temps de partir, ce fut le cercueil, ou peut-être même la fausse commune sans messe ni rien d’autres…!

Je n’y étais pas, mais des jeunes filles qui sont revenues de là-bas, et étaient admises dans nos classes à toute heure du jour, nous en ont parlé, avec des larmes dans les yeux… Elles appréciaient le calme de la France, mais elle n’oubliaient pas le pays, om elles étaient nées et où elles avaient grandi…

Je ne sais pas si l’école est structurellement raciste* ; mais je suis sûr et certain que la connerie est structurelle chez les gauchistes.

*personnellement j’aurais tendance à penser que oui, avec les programmes en Histoire-Géo raciste anti-blancs, anti-français et anti-chrétiens, l’école forme les allogènes au racisme, mais ce n’est donc pas au sens gauchiste. Et ce n’est pas un propos rhétorique en l’air, j’ai entendu des conversations de collégiens et lycéens allogènes digne du PIR et de Bouteldja.

Le décolonialisme n’est qu’un des mots-alibis (avec antiracisme et lutte contre l’islamophobie) qui servent en vérité de paravents, de couverture présentable à la haine des Blancs, des Français, des Chrétiens, etc., comme l’antisionisme est le faux-nez de la vraie haine des juifs.

+1 Vous avez tout dit ! Et c’est vieux comme le monde : André Chénier avait écrit la même chose durant la Terreur révolutionnaire, il dénonça ce jeu sur le vocabulaire dont le but était de garder le pouvoir sur les esprits, avant d’être guillotiné en 1794…

L’islamophobie, voila le cheval de bataille de ces tarés de gauchistes, qui devraient aussi se préoccuper des élèves juifs qui ont déserté les écoles du 93 de la république à cause de élèves de la diversité ostracisés qui eux même sont devenus carrément antijuifs. Où est le bon sens chez les responsables de SUD éducation 93 aveuglés par leur idéologie.

On a ici une illustration éclatante de la dérive intellectuelle et idéologique d’une certaine gauche, qui s’enfonce dans une vision fantasmatique et un monde imaginaire confinant au délire, et un discours de plus en plus fanatique, extrémiste et halluciné.

En langage ordinaire, ils déraillent à pleins tubes. Personnellement je trouve qu’ils devraient aller consulter un psychiatre. Ce sont des fous. Et même fous furieux. C’est n’importe quoi.

L’arrière arrière grand mère de Françoise Vergès, Marie Hermelinde Million des Marquets, née en 1832, possédait 121 esclaves à la Réunion. Ce qui n’empêche pas cette imposteur.e (pourquoi le féminin n’existe-t-il pas?) de se proclamer « descendante d’esclave », sa seule ascendante de couleur étant une grand mère thaïlandaise.

A propos de la colonisation, on devrait surtout enseigner que le Maghreb a été d’abord colonisé et islamisé de force par les Arabes, l’islam étant la cause de leur retard, et que la colonisation française fut une défense contre les pillages et les enlèvements de Français pour les mettre en esclavage. Je rêve…

Ensuite on devrait faire savoir que le coran dit que les Juifs et les Chrétiens sont des descendants de singes et de porcs, et contient des quantités d’énormes erreurs scientifiques au lieu du savoir que les musulmans prétendent que l’on peut y trouver. Je rêve encore…

Pour résumer on pourrait rappeler que Muhammad a dit « Tuez les infidèles partout où vous les trouverez » et Jésus « Aimez-vous les uns les autres ».

Mais je rêve encore, ça reste gratuit et pas interdit.

J’ai enseigné 35 ans avant de craquer.

 Ratfucker dit :

La France a délivré l’Algérie et la Tunisie de la colonisation turque, et , ce qui est impardonnable, a proclamé le statut d’indigène, mettant les sous colonisés juifs à égalité avec les musulmans: intolérable au regard de la Charia.

Une seule réaction est souhaitable : Que Mr BLANQUER intervienne et sévisse. Il n’est pas possible d’accepter cette folie grandissante au sein du monde éducatif.

On croyait envolé le cauchemar Belkacem à l’Education Nationale, mais le virus gauchiste sévit toujours impunément. Pauvre Ecole, pauvres écoliers français, pauvre France !

De saines colères nous animent en constatant la dégénerescence du métier d’enseignant depuis des décennies, la baisse abyssale du niveau de la formation des enseignés suivant celle des enseignants !!

Le terme de racisme est utilisé pour nationalisme et celui-ci est nécéssaire en cette période d’islamisation. Tout le monde est islamophobe moi compris et il n’y a aucune honte à cela seuls les couards n’osent pas le dire. Le nationalisme n’est nullement dangereux dans une europe à la démographie en chute libre, il n’y a que la gauche pour dire de telles âneries.

Rapport annuel de la CNCDH: Les Français sont plus tolérants, mais les actes racistes et antisémites sont en hausse Selon le rapport annuel de la Commission consultative nationale des droits de l’homme (CNCDH) sur la lutte contre le racisme publié ce mardi, les Roms constituent la minorité la plus mal perçue en France

Le document révèle que les Français sont plus tolérants que jamais et fermement opposés au racisme, à l’antisémitisme et aux discriminations.

Dans le même temps, les actes antisémites ont progressé et la communauté Rom est stigmatisée.

La CNCDH s’inquiète par ailleurs, dans son rapport, de la sous-déclaration constante des actes racistes.

Peut mieux faire. Voici ce qui ressort à la lecture du rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) sur la lutte contre le racisme publié ce mardi, qui dresse un état de lieux du racisme, de l’antisémitisme et de la en France. Si les Français semblent plus tolérants que jamais, certains restent bien ancrés dans leurs préjugés à l’encontre de certaines communautés et encore prêts à commettre des actes racistes ou antisémites. Selon le document, les Roms représentent la minorité la plus mal perçue dans le pays. Et globalement, de nombreuses victimes d’actes racistes n’osent toujours pas porter plainte aujourd’hui en France.

Les Français plus tolérants que jamais

C’est la bonne nouvelle de ce rapport : jamais l’indice de tolérance n’a été aussi élevé, puisqu’il atteint 67 points (sur 100). « La CNCDH ne peut que s’en réjouir, d’autant plus que cette tolérance s’accroît en particulier parmi les jeunes générations », communique l’instance indépendante. « Cette année, l’indice de tolérance est le plus élevé jamais enregistré depuis sa création, en 1990, explique Jean Tiberj, professeur des universités à Sciences Po Bordeaux, coauteur du rapport et créateur de cet indice longitudinal de tolérance. Cela s’explique par des facteurs de long terme : plus on a fait d’études, et moins on est raciste. Et aujourd’hui, l’opinion française est plus éduquée qu’en 1990. On observe que plus on est né récemment et moins on est raciste, poursuit le sociologue. Ainsi, les jeunes d’aujourd’hui seront demain des adultes moins racistes que les adultes d’aujourd’hui ».

En revanche, des effets de court terme peuvent troubler cette tendance croissante à la tolérance. « Cela dépend de la couleur politique du gouvernement, du climat médiatique et du discours politique ambiant, souligne Jean Tiberj. Si des politiques déclarent en masse que l’islam est problématique en France, cela infuse certains esprits et peut entraîner une hausse des actes antimusulmans. Le bruit médiatique, le contexte politique et la prise de parole publique : tout cela a un impact sur la tolérance ». A l’inverse, « après les attentats de 2015, le discours ambiant a favorisé la tolérance », rappelle le coauteur du rapport. « Les paroles qui ont été prononcées après les attentats par différents responsables politiques, sociaux et religieux, et le fait qu’une fraction de la communauté maghrébine s’exprime très fortement en faveur des valeurs de la République, cela a favorisé le rapprochement, a commenté Jean-Marie Delarue, directeur de la CNCDH. Les événements de ce type font naître l’envie d’union, même si ça ne se concrétise pas forcément ensuite ».

Mais les Roms largement stigmatisés

Si les Français ont été globalement plus tolérants en 2018, ils ne le sont pas nécessairement à l’égard des Roms, qui sont aujourd’hui largement stigmatisés. L’indice de tolérance à l’égard de cette communauté n’est que de 35 points, précise la CNCDH dans son rapport, ce qui en fait la population la plus « mal tolérée ». Non seulement les Roms restent très majoritairement perçus comme « formant un groupe à part dans la société » (68 %), mais une majorité de Français pense que cette mauvaise intégration est la faute des Roms. Ainsi, 52 % des sondés pensent que les Roms « ne veulent pas s’intégrer en France », qu’ils contribuent à l’insécurité et qu’ils « vivent essentiellement de vols et de trafics », peut-on lire dans le rapport.

 La CNCDH se réjouit de la progression de l’indice de tolérance qui atteint un niveau record. Néanmoins certains #préjugés n’évoluent que très peu.

« La communauté Rom manque de défenseurs dans la parole publique et souffre d’un manque d’empathie de la part de la société », note Vincent Tiberj. Un constat qui s’inscrit dans l’actualité récente. Fin mars, des expéditions punitives avaient été organisées à l’encontre de membres de cette communauté après que des rumeurs parlant d’enlèvements d’enfants par des Roms à bord de camionnettes blanches ont été largement relayées sur les réseaux sociaux. Les rumeurs n’avaient aucun fondement, mais plusieurs Roms avaient été agressés en région parisienne à cette occasion.

Des actes antisémites en hausse et des préjugés antijuifs tenaces

Autre enseignement de ce rapport, les actes antisémites sont en hausse de plus de 70 % sur un an, apprend-on, avec en 2018 pas moins de 541 faits antisémites, alors qu’ils étaient en baisse ces dernières années. Ont ainsi été recensées 358 menaces et 183 actions antisémites (dont 102 atteintes aux biens et 81 atteintes aux personnes). Soit trois fois plus d’actions antisémites qu’en 2017.

En outre, les préjugés antijuifs restent tenaces : 20 % des Français jugent que « les juifs ont trop de pouvoir en France » et 36 % que « les juifs ont un rapport particulier à l’argent ».

L’Islam mal perçu, mais les musulmans bénéficient d’une meilleure image

L’édition 2018 du rapport de la CNCDH observe que les musulmans bénéficient d’une meilleure image : 81 % des sondés estiment qu’« il faut permettre aux musulmans de France d’exercer leur religion dans de bonnes conditions ». Mais comme l’instance l’avait déjà observé dans son rapport 2017, « l’islam reste une source de tensions très vives dans une partie de la société ». Ainsi, plus de quatre sondés sur dix (44 %) pensent que « l’islam est une menace pour l’identité de la France ». Et certaines pratiques religieuses musulmanes (port du voile, non-consommation d’alcool et de porc) sont jugées « difficilement compatibles avec la France ». En atteste la récente polémique sur le hijab de running commercialisé par Décathlon, ensuite retiré de la vente. « Pour une frange de l’opinion, une femme voilée est soupçonnée soit de prosélytisme, soit d’être sous domination masculine, expose le sociologue Vincent Tiberj. Le voile continue à cristalliser le rapport à la diversité et au multiculturalisme ».

Pour Nonna Mayer, directrice de recherche émérite au CNRS, qui a analysé les données présentées dans ce rapport, « ceux qui ont une aversion à l’égard d’un certain nombre de pratiques de l’islam, contrairement à ce qu’ils disent, ce n’est pas au nom de la défense des femmes, des gays, de la laïcité, c’est exactement l’inverse : plus on est hostile à l’islam, plus on est hostile aux femmes, aux gays, etc. ».

Les actes racistes sous-déclarés

Enfin, la CNCDH s’inquiète dans son rapport 2018 de la sous-déclaration constante des actes racistes. « 1,1 million de personnes se disent victimes chaque année de menaces, de violences ou de discriminations à caractère raciste, des chiffres très loin du nombre de plaintes déposées », déplore Jean Tiberj. En 2017, « plus de 6.000 affaires racistes ont été traitées par les parquets, ayant abouti pour 9 % seulement d’entre elles à une condamnation », rappelle la CNCDH. Pour son président Jean-Marie Delarue, « une action résolue et prolongée des pouvoirs publics doit favoriser la disparition des préjugés. Le racisme met à mal notre vivre ensemble ».

Comment expliquer et enrayer ce phénomène de sous-déclaration ? « Certaines victimes redoutent l’accueil qui leur sera réservé si elles se rendent au commissariat pour porter plainte, et cette crainte les décourage de le faire », regrette Vincent Tiberj. En pratique, la CNCDH recommande « la formation des agents qui recueillent les plaintes des victimes d’actes racistes, poursuit le coauteur de l’étude. Cela permettrait de restaurer la confiance des victimes envers les institutions et d’en finir avec ce « chiffre noir » : c’est-à-dire ces actes délictueux qui échappent totalement au radar de la justice ».

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