Algérie : Nouvelle attaque raciste de Bengrina contre la Kabylie

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Les politiques algériens sont aussi nuls que nos députés aux idées plus que tordues pour nous exploiter… normal ils sont en plus musulmans !

Par Pica Ouazi 24 février 2021 12 h 06 min

Montage : Bengrina – Kabylie – Drapeau Berbère

Le président du mouvement El Binaa, Abdelkader Bengrina, s’est attaqué une nouvelle fois au Hirak en général et la Kabylie en particulier avec des propos racistes. Le candidat à la présidentielle de décembre 2019 a affirmé, mardi 23 février, lors d’un rassemblement de son mouvement à Oran, que le “Hirak authentique” était destiné à contrer le “Hirak de Dechra”, faisant allusion à la Kabylie.

Abdelkader Bengrina a affirmé lors de ce rassemblement que “le Hirak authentique était politique et non un mouvement social. Le peuple était contre ceux qui veulent son “idéologisation” contre les constantes de la nation et contre ceux qui veulent le transformer en Hirak de Dechra et l’utiliser pour porter atteinte à l’unité nationale”.

Ainsi, le président du parti islamiste El Binaa réactualise un lexique utilisé pour stigmatiser la Kabylie. “Le Hirak de dechra” est un concept inventé du temps du chef de l’état-major de l’armée Ahmed Gaïd Salah pour s’attaquer à la Kabylie. Il peut être traduit par Hirak tribal ou Hirak des villages. Il fait partie d’une panoplie de mots qui ont fait surface dès le début de la révolte populaire. A côté du mot Zouaf (zouave), ces nouveaux concepts sont utilisés par le courant appelé “badissite novembriste” pour stigmatiser la Kabylie.

Un ex-ministre de Bouteflika qui veut récupérer le Hirak

L’ex-ministre de Bouteflika qui a soutenu tous les mandats de ce dernier revendique ainsi, le Hirak. Un Hirak qui n’existe que dans les organes de presse officiels qui ont tenté par des procédés absurdes de manipulation de récupérer un mouvement de contestation pour le transformer en manifestations de “célébration de l’unité du peuple avec son armée”.

Par ce nouveau dérapage, Abdelkader Bengrina, président d’un minuscule parti islamiste confirme le racisme décomplexé de ce courant politique auquel appartient aussi, Naïma Salhi , Noureddine Khettal et les adeptes du projet ” Zéro-kabyles”. Un courant qui n’a jamais été inquiété, contrairement aux activistes du Hirak arrêtés et accusés de “porter atteinte à l’unité nationale”.

Les internautes n’ont pas tardé à réagir aux propos de Abdelkader Bengrina. Ils sont des dizaines à poster leurs photos sur les réseaux sociaux en affirmant leur fierté d’être des enfants de “dechra”. D’autres ont tenu à rappeler le rôle de la Kabylie lors de la révolution algérienne et son rôle dans tous les combats démocratiques.

Il faut rappeler que ce politicien sans envergure n’est pas à son premier dérapage. Il a affirmé en septembre dernier que Tamazight constituait “un résidu de la Issaba” et un héritage de la Constitution de Bouteflika. 

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