À PROPOS DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE À L’ÉGARD DES FEMMES

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Par Soumaya Naamane Guessous le 27/11/2020 à 12h01

Soumaya Naamane Guessous.© Copyright : DR

Cette violence est universelle, sans distinction géographique, culturelle ou sociale: dans le monde, une femme sur trois est victime d’agressions physiques ou sexuelles au cours de sa vie. 

LA VIOLENCE SE CENTRALISE SUR LES PAYS MAHOMETANS QUI PRATIQUENT LA CIRCONCISION… il faut être tellement con pour se couper la bite !

La violence domestique est la plus importante: une femme sur trois a subi au moins une fois des violences physiques ou sexuelles de la part d’un partenaire intime (ONU Femmes, 2020). 38% des meurtres de femmes sont l’œuvre du partenaire intime masculin (OMS)! En Europe, c’est la Finlande qui détient le record de femmes ainsi assassinées. Au Maroc, 29% des homicides sur les femmes sont commis par un amant ou un époux. 

Au Maroc, selon l’enquête nationale (HCP 2019) sur la violence à l’encontre des femmes, 57% des femmes ont en déjà subie! La moitié de ces violences s’exercent dans le contexte conjugal, par des fiancés ou des époux.

Parmi ces femmes, une sur quatre, victimes de violence conjugale physique et une sur 10 victimes de violence sexuelle ont souffert de blessures et de problèmes psychologiques.

La violence conjugale est diverse et concerne tant les hommes que les femmes.

Chez les musulmans les femmes sont aussi droguées par l’adrenochrome de la circoncision qui se retrouve dans le sang par hérédité… et la consanguinité avec en plus le crétinisme par manque de connection avec le cerveau et la thyroïde… la circoncision crée des brûlures sévères sur l’hypophyse et la thyroïde par montée d’adrénaline qui est une hormone acide…

Violence économique: contrôle des dépenses de l’épouse, refus de contribuer aux besoins du ménage, appropriation des revenus de l’épouse, exploitation professionnelle, empêchement de travailler ou interdiction d’exercer une activité, privation de biens ou de soins essentiels, vol ou fraude. Plusieurs de ces violences peuvent exister dans un même couple. La violence économique isole la victime.   

Violence liée à l’atteinte à la liberté individuelle: contrôle des sorties de la femme, du choix de ses amis et amies, de sa tenue… 

Violence psychologique qui brise la confiance en soi: attaques visant la bonne humeur, humiliation, dénigrement, propos méprisant, critique systématique des opinions ou des actes, frayeur par des menaces et du chantage, isolement social, enfermement et restriction de la liberté, intimidation par la destruction d’effets personnels ou mauvais traitement visant une personne proche, domination pour soumettre l’autre à sa volonté…

Violence verbale: cris, hurlements, moqueries, railleries, insultes, ordres imposés brutalement.

Violence spirituelle pour manipuler, contrôler par la religion: l’empêcher de s’adonner à ses pratiques religieuses, les ridiculiser ou l’obliger à des pratiques religieuses non conformes, comme contraindre sa fiancée au mariage par orf sans témoins.

Violence physique: coup, gifle, coup de pieds, bousculade, brutalité, force physique procurant des blessures, séquestration, brûlure, morsure, étranglement, étouffement, menace de brutalité physique. Cela peut aller jusqu’aux homicides ou tentatives d’homicides.

La violence physique est souvent tue, présentée comme un accident.

La violence sexuelle: domination de la femme dans ce qu’elle a de plus intime, la contraindre à des relations et pratiques non consenties, à des relations sexuelles avec des tiers avec ou sans exploitation sexuelle économique. Ces contraintes sexuelles s’obtiennent par harcèlement, chantage et intimidation verbale ou physique.

La violence institutionnelle (ou juridique) est liée à toutes les situations où la loi ne protège pas: mariage des mineurs, privation de pension alimentaire, non reconnaissance des enfants par le père biologique…

Les formes d’agression varient, mais leur finalité est la même: exercer un pouvoir et un contrôle sur le conjoint. Elles s’accompagnent toujours d’une violation de la confiance. En cas de rupture des liens conjugaux, il n’est pas rare que la violence continue.

Les victimes de ces violences se taisent souvent, par peur du scandale, par manque de moyens de subsistance, mais aussi parce que la violence est structurelle. 48% des femmes et 70% des hommes marocains pensent que la violence conjugale est une affaire privée. 31% des hommes et 27% des femmes affirment que le conjoint ou le partenaire intime a le droit de punir sa conjointe en cas de faute (HCP)! 

Au Maroc, en 2019, seuls 10,5% des violences ont été déclarées aux autorités. Ce chiffre chute à 8% dans le cas des violences conjugales.

Même si le Maroc a renforcé la lutte contre les violences faites aux femmes (2018) et qu’il a reconnu certaines formes d’abus que de nombreuses femmes subissent de la part des maris, il reste encore des lacunes, notamment le viol conjugal qui n’est ni reconnu par la société, ni pénalisé.

Pourquoi je n’ai parlé que de la violence l’égard des femmes dans le cadre conjugal alors que les hommes sont également concernés? Parce que 97% de cette violence sont perpétrés par les partenaires intimes hommes sur des femmes. Il reste les 3%, qui concernent les hommes!

Selon le Réseau marocain pour la défense des droits des hommes, le quart des hommes victimes de violence conjugale subissent des violences physiques, mais non sexuelles: coups, blessures, griffures au visage, gifles, morsures… Les femmes utilisent toutes sortes d’objets: ustensiles de cuisine, couteau, bâton, balai… Il y a aussi la violence psychique: insultes, propos injurieux, méprisants. Ensuite, la violence juridique: pères privé de la visite de ses enfants… Et la violence matérielle: vol des effets et des documents personnels, spoliation de biens…

En 2018, selon le Réseau marocain, 3.000 hommes ont été victimes de violence conjugale. En 2019, c’est 6,1 millions de femmes! Pour les hommes, plus que pour les femmes, la violence n’est que rarement déclarée puisqu’elle porte atteinte à leur virilité et les «ridiculise».

Le nombre d’hommes subissant des violences conjugales est dérisoire face à celles subies par les femmes, mais il mérite que l’on en parle aussi. Car aucune violence, à l’égard de qui que ce soit, ne peut être tolérée.

Par Soumaya Naamane Guessous

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