Macron veux que la France se réconcilie avec l’Algérie mais pas le contraire… Macron nous fait passer pour des cons… comme les Algériens !

Enfin, après soixante années de silence ? 

Nous allons savoir toute la vérité et cela grâce à « l’Histoire mémorielle » qui va nous être proposée par deux très grands historiens, des spécialistes de l’Algérie, de la colonisation, et des évènements tragiques qui s’y sont déroulés durant ces 132 années au cours desquelles ceux qui avaient colonisés ce territoire avant nous, les Arabes, ont subi « un véritable génocide » de la part de « ces nouveaux barbares », d’abord et toujours l’armée française et, en parallèle, de tout ce peuple venus d’Europe, Français, Espagnols, Italiens, Maltais, etc. (c’est du moins l’avis des deux « Historiens » choisis par les présidents, très éclairés sur ce sujet, de la France et de l’Algérie.) qui, en les « exploitants » et les « massacrants », ont fait de ces terres marécageuses le plus beaux pays du bassin Méditerranéen,

Emmanuel Macron, vous savez, celui qui avait dénoncé « les crimes contre l’humanité commis par la colonisation », souhaite, à présent, que l’on s’intéresse aux questions mémorielles dans le but de « favoriser une réconciliation franco-algérienne » !

Le président réclame à Benjamin Stora de « dresser un état des lieux, juste et précis, du chemin accompli en France sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie ». Gageons qu’il va être servi !

Constatant la présence d’environ 5 millions d’Algériens en France, et les arrivées continuelles, je ne pensais pas, mais sans doute avais-je tort, que la France et l’Algérie n’étaient pas réconciliées !

Du côté français l’illustre Benjamin Stora, le seul reconnu comme détenant la véritable connaissance incontestable sur ce sujet : l’Algérie, histoire qu’il a appris en France en consultant et s’inspirant des ouvrages de références écrits par les plus grands « patriotes Trotskistes » de l’extrême gauche, et de l’autre côté l’expert algérien, Abdelmadjid Chikhi, qui, forcément, n’a connu l’histoire de son pays qu’à travers les lectures, très objectives, qui furent les siennes durant son parcours universitaires en Algérie.

Dès le départ, les deux ont un point commun : « tous deux sont des anciens combattants de la guerre d’indépendance ». Il n’y a qu’à vérifier leur date de naissance pour en être convaincu ! Mais ils se rejoignent également sur un autre point : leur préférence profonde pour la description historique de cette guerre, et de la colonisation qui l’a précédé, orchestrée par ceux qui furent « nos ennemis » et, on peut se poser la question : ne le sont-ils pas toujours ?

Avant même de s’atteler à cette tâche grandiose, qui va sans aucun doute « révolutionner » nos connaissances et sur la colonisation et sur la guerre d’Algérie, l’expert, côté algérien, Abdelmadjid Chikhi, directeur général des Archives Nationales Algériennes, abat ses cartes : « Certains dossiers sont hors des discussions, les « Harkis » par exemple. Ce sont des «anciens combattants», environ 200.000, recrutés par l’armée française pour combattre les nationalistes algériens. Leur départ en France a été un libre choix ».

Cela commence bien, n’est-ce pas ? Avant même le début de « cette histoire mémorielle » une première contre-vérité : les « Harkis » n’ont pas eu le choix, ils ont été désarmés et abandonnés sur place par l’armée française, sur ordre du chef de l’Etat de l’époque.

Ceux qui ont pu rejoindre la France, et échapper au massacre commis par les égorgeurs de l’ALN et du FLN, n’ont pu le faire que « contre la volonté du gouvernement français » et grâce à l’aide de quelques officiers de l’armée, qui privilégiaient « leur Honneur » avant les ordres reçus par « les misérables » ministres de leur pays.

Si des dizaines de milliers de « Harkis » ont été massacrés en Algérie, ce n’est pas la faute des Algériens, mais de la France, qui les a lâchement abandonnés. C’est à la France « de se réconcilier avec son histoire ».

Sur ce point Chikhi n’a pas tort et « pour se réconcilier », il peut compter sur Stora. Surtout sur un autre point : « qu’il n’est pas question de discuter puisqu’il est irréfutable : le génocide commis sur les Algériens par la France, la guerre d’extermination contre le peuple algérien et le patrimoine culturel algérien dérobé par la France »

Remarquable génocide, en effet, qui a vu la population arabo-musulmane passée de moins de deux millions (1832) à plus de dix millions (1962). En ce qui concerne le « patrimoine culturel dérobé à l’Algérie », j’avais pourtant appris « que le gouvernement français avait rendu à l’Algérie les quelques « crânes » des héroïques combattants que nous détenions (je me demande bien pourquoi d’ailleurs ?), mais, suis-bête, nous ne leur avons pas renvoyé le « fameux canon Baba Merzouk, « volé » au Fort l’Empereur par notre armée, lors de la conquête », bien que ce canon, ne soit pas « Algérien » mais « Turc». C’est sans doute ce « patrimoine » que l’Algérie nous réclame ?

Et nous qui pensions que c’était l’Algérie qui nous avait « dérobé » tout le patrimoine que nous avons abandonné en 1962, en choisissant la « valise plutôt que le cercueil », nos religions plutôt que l’islam.

Reste donc quelques sujets à débattre, entre Chikhi et Stora : Les essais nucléaires dans le Sahara, les mines posées le long des frontières et, j’allais l’oublier, les milliers de « combattants » algériens disparus pendant le conflit.

Benjamin Stora a de quoi se défendre, en leur rappelant « le pétrole » offert par la France, la seule richesse de l’Algérie depuis soixante années ! Et, sur le dernier point : les milliers de civils, de militaires, de femmes, d’enfants, disparus, où plutôt « assassinés », entre le 19 mars et fin juillet 1962. La liste est à sa disposition et elle est très, très, très longue !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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