Abonnez vous pour avoir nos derniers articles !

ANTI-BLANC

​Par quelle diablerie l’extrême droite fait-elle désormais l’agenda français?

Publié

le

 
​Par quelle diablerie l’extrême droite fait-elle désormais l’agenda français?
Et quelles responsabilités avons-nous?Prenons l’affaire Audrey Pulvar. Dans les faits, il n’y a pas d’affaire. Pourtant, en quelques jours, c’est devenu le sujet qu’on a entendu partout. Et c’est toujours la même mécanique qui se met en branle. Elle existe depuis des années mais va en se complexifiant et en s’amplifiant.
Tout part des réseaux sociaux sur lesquels l’extrême droite est très active. Ils réagissent à tout et n’importe quoi. Et nous, on suit. On va retweeter un propos extrême, on va leur répondre, on va commenter. Le problème, c’est que, ce faisant, on participe à augmenter leur visibilité et à donner l’impression qu’il y a un sujet.
C’est un piège terrible et c’est, entre autres choses, ce qui m’a convaincue de diminuer mes interventions sur les réseaux sociaux. Je n’avais plus l’impression de participer à ce qu’on appelait avant «la conversation mondiale» mais de servir les intérêts de mes adversaires politiques. Même si mon but était de les dénoncer, je les aidais à exister.

Parce qu’une fois que c’est suffisamment gros sur Twitter, le réseau étant très suivi par les gens des médias, ça se retrouve dans des émissions du genre de celles de Pascal Praud. Et vous noterez que cette reprise ne se fait jamais selon nos propres termes, mais avec les leurs. C’est déjà là qu’ils remportent une bataille culturelle, en dénaturant les termes mêmes du débat, si tant est qu’il y ait sujet à débat. Prenons l’exemple de l’Unef. En réalité, il s’agit de groupes de paroles pour personnes victimes de racisme. Au fil de la manipulation d’extrême droite, cela devient des réunions réservées aux personnes noires. C’est sous cette forme que la question est posée dans certains médias, notamment des émissions de chaînes d’info.À ce stade, en règle générale, on voit Rokhaya Diallo tenter d’expliquer les enjeux de la polémique –et je reste admirative devant son infinie patience à répéter les mêmes choses depuis des années.Malheureusement, ce n’est jamais son discours qui est repris.
Si l’affaire prend bien, on passe, de ces quelques émissions, à un format en continu. Concernant l’histoire de l’Unef et d’Audrey Pulvar, Samuel Gontier a racontécomment les chaînes d’info ont rebondi dessus jusqu’à l’écœurement. «Racisme: Pulvar a-t-elle dérapé?», titre LCI dimanche à 13h40. Puis, à 13h50, «Racisme: Pulvar met le feu à la campagne»À 15h35, «Réunions non mixtes: la polémique Pulvar»À 19h25, «Réunions non mixtes: Pulvar fait polémique». À 20h07, «Réunions non mixtes: Pulvar va trop loin?». À 23h35, alors que LCI titre à nouveau «Réunions non mixtes: Pulvar fait polémique», le présentateur de l’émission lance le débat avec… la réaction de Marine Le Pen.
C’est comme ça qu’on crée de toute pièce un événement.

Ensuite, on revient sur internet avec des extraits des émissions susdites qui sont balancés sur les réseaux sociaux pour relancer la machine. (Et là encore, se pose la question d’y répondre ou pas. Faut-il commenter ou ignorer?)À la suite de quoi, des politiques de seconde zone se disent que ça serait vraiment trop dommage de ne pas faire entendre l’extraordinaire pertinence de leur propre voix et en ajoutent une bonne couche.
Et enfin, des médias plus mainstream finissent par poser la question à des politiques de première catégorie.

L’extrême droite fait donc la conversation.

C’est-à-dire que, même si on se déclare en désaccord avec eux, on doit se positionner en fonction des enjeux qu’ils ont réussi à imposer dans l’espace public. À ce stade, ils ont déjà gagné. La question n’est même pas de savoir s’ils sont majoritaires. On sait que Twitter crée un terrible effet de loupe. Mais ce sont leurs problématiques qui sont au centre du débat.

Ce n’est sans doute pas complètement nouveau, ayons ici une pensée pour Jean-François Copé et son histoire de pain au chocolat. Mais la mécanique s’intensifie à cause de plusieurs éléments. D’abord, l’activisme de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Ils maîtrisent les outils et les algorithmes les servent. Ensuite, l’existence d’émissions comme celles de Pascal Praud, où les opinions les plus fascisantes peuvent s’exprimer librement, sans démenti, de façon quotidienne. C’est devenu partie intégrante de notre paysage médiatique. Enfin, le nombre de politiques qui, sentant venir les élections, ont décidé de surenchérir dans les discours paranoïaques.Prenons Stéphane Piednoir, sénateur LR, qui propose un amendement pour interdire les prières dans les couloirs des universités.Vous avez bien lu.Je pense que, même si on faisait un top 30 des problèmes à la fac, il n’y aurait pas les prières de couloir… On remarque ici une autre caractéristique de ces débats: il est plus facile de se focaliser sur des non-faits que de donner aux facultés les moyens de fonctionner correctement.

Parce que si ces sujets s’imposent, c’est évidemment à cause de cette apparence de facilité. Ils ne semblent demander aucune expertise et chacun se sent autorisé à avoir son opinion qui vaudrait celle de n’importe qui d’autre. (En réalité, ils demandent une expertise, une analyse de données sociologiques mais, en apparence, il suffit de parler fort d’une manière très assurée pour donner l’illusion qu’on maîtrise le sujet.)On a donc des gens qui se contentent de donner leur avis, avis basé essentiellement sur leur opinion et ça ne les discrédite pas –alors que sur d’autres sujets, même pour improviser, il faudrait se renseigner un minimum. Par exemple, prenons au hasard, la réforme de l’assurance chômage. Bah pour donner son opinion dessus, il faudrait lire un minimum et retenir au moins quelques chiffres– alors que dire que les réunions entre personnes noires, c’est raciste, bah c’est vachement plus facile.Et vous, vous la sentez comment cette campagne présidentielle?La fraude au vaccinCertaines personnes fraudent pour être vaccinées. Alors que je m’attendais à un article moralisateur qui dirait combien ces personnes sont vilaines, eh bien pas du tout! On comprend d’abord que, pour certains, ce sont leurs propres médecins qui les aident parce qu’ils les jugent à risque, ou parce qu’ils considèrent qu’ils n’ont pas à les juger. À lire aussi sur SlateUn article qui fait vraiment du bien si vous êtes un parent chargé de l’école à la maison. Une enseignante nous remercie et nous félicite –et nous fait voir un autre point de vue sur cette drôle d’expérience. Comment vit-on quand un de ses proches a disparu et que l’affaire reste non élucidée? (Un sujet qui m’interpelle beaucoup depuis que j’ai vu Six Feet Under…)Qui dit confinement, dit sélection de films à voir. Ici sur Netflix.Alors qu’on se demande si, après la crise, on connaîtra un genre de retour des années folles, cet article nous raconte que cette période n’était pas seulement celle de la fête et avait des aspects sombres (notamment concernant le racisme, le sexisme et la hausse des inégalités). Sur mes internets personnelsUn article très intéressant sur la pratique de la boxe thaï chez les jeunes de banlieue et comment ils se construisent une identité à travers leur corps. D’habitude, Victoire Tuaillon interviewe des gens. Cette fois, c’est elle qui est interviewée, par Lauren Bastide, dans La Poudre. Et elles ont parlé d’amour. Sur France Culture, la Compagnie des œuvres a été consacrée à Sylvia Plath. C’est toujours bouleversant de revenir sur sa vie et ses créations. Je vous signale l’application Nipto. Elle sert à quantifier et répartir les tâches ménagères dans une maison (couple, famille, coloc). Je ne l’ai pas encore testée, mais il paraît que c’est pas mal. (Tous les outils sont bons à prendre, encore plus en période de confinement.) Conseil culture

Voyez la suite
Donnez votre avis il nous intéresse ! Géraldine

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

ANTI-BLANC

Les noirs déclarent la guerre aux français… ces gens ont déserté l’Afrique depuis les années 2000 car avant il n’y avait pratiquement pas de noir en FRANCE…

Publié

le

Débile, mais effrayant! Le clip rap des fans d’assaut Traoré

Par Pascal Tenno – 20/04/2021 Facebook Twitter

Baala est un rappeur français, noir, proche de la mouvance #BlackLivesMatter. Tout en lui est agression verbale, révolte écervelée, envie de tout détruire, communisme affirmé, haine de notre pays, absence d’intelligence et absence de talent.

Son clip de soutien à Assa Traoré mérite d’être vu. Parce que cette mouvance est, le plus officiellement possible, ennemie jurée de la France et fière de l’être. Oui, ces gens existent. Et ils nous veulent le plus grand mal.

Même s’ils sont parfaitement débiles, ils ne sont pas à prendre à la légère. En cas de guerre civile, ils n’auront rien à perdre et tout à gagner. Mélangeant, d’un côté, l’idée que la négritude militante prouve la supériorité de la race noire et, de l’autre côté, un désir irrépressible de se venger de la France, ils sont grotesques et menaçants, pitoyables et armés. Ils seront sans pitié parce qu’ils sont sans morale, sans culture et sans cervelle.

Ils sont les nouveaux bolchéviques. Black is the new red.

Voyez la suite

ANTI-BLANC

Royaume-Uni : les universités cesseront de pénaliser l’orthographe pour réduire l’écart entre Blancs et Noirs

Publié

le

L’hostilité envers le Blanc et l’égalitarisme gauchistes n’ont pas fini de charrier leur lot d’ignominies et d’absurdités ! L’université de Hull, Grande-Bretagne. « Les étudiants universitaires ne seront pas pénalisés pour leurs fautes d’orthographe, de grammaire et de ponctuation aux examens, car cela serait “élitiste”. Les universitaires ont été informés que le fait d’insister sur un bon anglais écrit constituait une discrimination à l’égard des minorités ethniques et de ceux qui ont fréquenté des écoles “peu performantes”. Le Bureau des étudiants souhaite réduire l’écart entre la proportion d’étudiants blancs et noirs qui obtiennent de bons diplômes et réduire les taux d’abandon parmi les étudiants les plus pauvres. En réponse à ces objectifs, certaines universités ont adopté ce que l’on appelle “l’évaluation inclusive”, un système plus souple qui avait d’abord été mis en place pour mettre sur un pied d’égalité les étudiants souffrant de troubles tels que la dyslexie. À l’université de Hull, une nouvelle politique stipule que l’exigence d’un niveau élevé de maîtrise de l’anglais écrit peut être considérée comme “homogène, nord-européenne, blanche, masculine et élitiste”. […] » 

Voyez la suite

ANTI-BLANC

A Albi contrôle au faciès… si vous êtes un non européen qui a déserté le bled vous pouvez circuler après le couvre feu…

Publié

le

Tarn : la préfecture dispense de couvre-feu les musulmans pratiquants

C’est assez énorme. Et cela manifeste bien la nature profonde de cette République laïque, qui est en réalité – comme toute son histoire le prouve – simplement anticatholique. Et antifrançaise. Dans le Tarn, « les forces de l’ordre ont reçu pour consigne, de la part de la préfecture, de ne pas verbaliser les musulmans circulant entre 19 heures et 22 heures, et à partir de 5 heures, alors que la France est actuellement sous couvre-feu pour cause de Covid. »

Une pensée pour tous les Français qui auront reçu une amende de 135 euros parfois très abusivement.


Voyez la suite

Ma biographie

Votre Catalogue

Abonnez-vous à votre newsletter

GRATUITEMENT recevez
CLUB DEFI tous les Jours

Tendance